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29 novembre 2020 7 29 /11 /novembre /2020 04:54

Un calendrier de l’Avent concocté par Miss Ska avec 25 papillotes à déguster !

COLLECTIF : L’année en pente raide.

Les nouvelles proposées dans ce nouveau recueil sont à savourer comme ces friandises que l’on dépiaute avec fébrilité et gourmandise, dans un joyeux désordre.

Mais ces petites gourmandises ne possèdent pas toutes le même goût. L’emballage ôté, elles pétillent, picotent sur les papilles, exhalant une perception de douceur ou au contraire d’amertume. La fraîcheur se mêle parfois à une sensation de fabrication déjà ancienne mais à laquelle un enrobage aurait été ajouté, afin de la rendre plus comestible en adéquation avec l’ensemble.

Elles ne possèdent pas la même couleur non plus. Le noir de la réglisse, le rose des marshmallows, le vert des bonbons mentholés, le bleu des dragées, le rouge des fraises tsoin-tsoin, sans oublier les bariolées.

Et comme pour les confiseries en général, si j’ai apprécié et dégusté avec plaisir certains de ces contes, d’autres m’ont laissé totalement indifférent. Mais comme il serait de mauvais goût de citer mes préférences, je m’abstiendrai également de nommer celles qui m’ont laissé sur ma faim. Loin de moi la prétention de dire ceci est bon, ceci est mauvais, chacun de nous possédant nos propres goûts. Donc pas d’avis laudateurs, et encore moins de mise à l’écart. Certains se complaisent à le faire, je laisse ce soin à des personnes qui se haussent du col, pensant que seul leur avis compte et qu’ils sont infaillibles.

Donc, pour une fois, pas de notices sur certaines de ces nouvelles, d’abord pour la simple et bonne raison que la présentation des vingt-cinq textes serait peut-être indigeste, et ensuite parce que je ne veux pas peiner ceux qui ne seraient pas sélectionnés.

Je vous propose donc un sommaire dans lequel vous retrouverez quelques confiseurs et chocolatiers que vous affectionnez, et vous découvrirez certainement de nouveaux talents.

Et puis, à quoi bon gloser plus longtemps, place à la lecture de ce recueil dont le titre m’a fait penser à Pierre Pelot avec son roman L’été en pente douce.

Juste une dernière petite remarque : Miss Ska vous a gâté pour Noël, car si l’on calcule bien, cela ne fait que 4 centimes la friandise. Pourquoi se gêner et se priver !

 

Sommaire :

Avant-propos de Miss Ska

ALFREDO Luis : Saint Sylvestre

BOUCAULT Marie-Claude : Masque en rade

BOUQUIN Jérémy : Sous le sapin

COULOMB Patrick : La légende des Hope People

DEBLAISE Philippe : Lie to me

DEMETZ Jean-Marc : Pères Noël

DESAUBRY Jeanne : Jérôme et Juliette

GUILHOT Brigitte : Histoire de croyance

LACROIX Marie : Après lui le déluge

LHARSOON Linné : Kali a de quoi faire

MADAMOUR Baptiste : Tu es le delta

MEMBRIBE Franck : Le sel de la mère morte

OBIONE Max : La ballade de Pango

PAQUET Régine : Un temps sens dessus dessous

PETROSKY Stanislas : Tu peux pas comprendre

PICQ Claude : Success Story

SADAUNE Roland : La vie en raccourci

SBRAGIA Vincent : Et maintenant ?

Mme SOLANGE : Les mots bleus

STUART Camille : #pas le bon

TOSCA Aline : Adapter sa jouissance selon les circonstances

TRIGODET Frédérique : Marcher, recommencer

VIDAL Gilles : C'est pas ça, la vraie life !

YUNG Eric : Promenade pour un fou

ZAMPONI Francis : Le grand-père Noël

 

COLLECTIF : L’année en pente raide. Nouvelles du bout de l’an 2020. Collection Noire sœur et Culissime. Editions Ska. Parution 24 novembre 2020. 131 pages. 0,99€.

ISBN : 9791023408430

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22 novembre 2020 7 22 /11 /novembre /2020 05:13

On nous cache tout, on nous dit rien
Plus on apprend plus on ne sait rien
On nous informe vraiment sur rien…

Gildas GIRODEAU : Nuclear parano.

En allant à la pêche, occupation fort prisée lorsque le confinement le permet, Jaume Ferrer ne pensait pas trouver un aussi gros poisson. En bas de la falaise de Cap Béar, non loin de Port-Vendres, gît le corps d’une femme. Il descend pour constater les dégâts, et courageux mais pas téméraire, il informe la police d’une cabine téléphonique. En remontant il trouve dans les herbes une gourmette qu’il empoche.

Paul Feder, qui vit sur une goélette amarrée sur les quai de Port-Vendres, désire s’approvisionner en oursins, et pour cela il possède son vendeur attitré, Loïc Lebozec. Malheureusement, ce jour-là, Loïc n’a pu récolter ses hérissons de mer. Il a toutefois découvert une pierre dont Paul aura l’utilisation. Mais ce n’est pas tout. Loïc pêche parfois des moules au large pour le compte d’un laboratoire. Or une scientifique lui avait donné rendez-vous mais elle ne s’est pas présentée. De plus, et Paul assiste de loin à la scène, il est importuné par un petit vieux qui marche avec une canne.

Le soir même Loïc réveille Paul, qui dort doucement balancé par la houle. Il lui demande de l’héberger car rentrant chez lui, il s’est fait attaquer par un individu. Il a pu échapper au coup de matraque qui lui était destiné et à son agresseur, et a eu le temps d’apercevoir un second individu dans une voiture. Il s’est jeté dans les eaux du port et a nagé jusqu’à l’embarcation de son ami.

Le lendemain matin, alors que Loïc dort encore, Paul va prendre son petit jus chez Raoul. Le cafetier lui tend le journal local. D’après le journaliste, Loïc est recherché par la police pour une affaire de drogue et pour ses accointances avec la morte qui a été identifiée. Il s’agit de Laure Blanchet, une scientifique vivant à Perpignan.

Loïc affirme n’avoir jamais vu cette scientifique. Juste des relations téléphoniques et des moules. Des bivalves qu’il pêchait près d’une des bouées cardinales de la réserve marine de Banyuls et qu’il plaçait dans des emballages isothermes qu’un transporteur express venait chercher. Or, d’après le canard local et son concurrent, une histoire de drogue relierait Loïc à cette Laure. Ce qu’il dément formellement.

Paul convainc Loïc de prévenir les forces de l’ordre. Aussitôt dit, aussitôt fait. Ces braves représentants de l’ordre arriveront dans une demi-heure, le temps de venir de Perpignan. Seulement lorsque les pandores arriveront sur place, ce sera pour récolter Loïc qui vient de se farcir quelques pruneaux, expédiés aimablement par deux individus circulant à bord d’un véhicule noir.

Le commissaire principal Fernand Costes est chargé de cette affaire et demande à Paul Feder, qui fédère tout le monde apparemment, de l’aider à retrouver les assassins. Paul accepte, pour la mémoire de son ami, mémoire salie par cette présomption de marchand de drogue, alors qu’il sait pertinemment que jamais Loïc n’y aurait jamais touché ni vendu.

Paul pense que les policiers se trompent de chemin et qu’ils sont mal embarqués. Les événements vont lui donner raison et les morts vont s’accumuler sur son chemin, tels les cailloux du Petit Poucet.

 

Le lecteur avisé aura compris que cette affaire cache une affaire liée au nucléaire, la nouvelle drogue étatique. Et Gildas Girodeau nous propose par ce roman, qui relève tout autant du policier que de l’espionnage, une diatribe contre les agissements de l’Etat français de l’époque, rappelons que ce roman a été édité pour la première fis en 2009, qui veut nous faire croire que ses mains sont blanches alors qu’il amoncelle les mensonges avec effronterie. Mais ceci n’est pas nouveau.

Les Français sont forcément mêlés à ça. Dans la situation actuelle, si un accident nucléaire a eu lieu ils l’étoufferont par tous les moyens. Les enjeux sont trop importants.

Oui, en plus leur nouveau président s’est fit l’apôtre du nucléaire dans le monde. Partout où il se rend, de la Chine à l’inde en passant par la Libye ou les Emirats du Golfe, il promet le soutien de la France pour l’accès au nucléaire civil et propose la vente de leur nouvel E.P.R.

Ça ne m’étonne guère, la France a toujours penché pour le nucléaire. Le consensus est général, gauche et droite confondues. Sous les manipulations répétées du lobby, ils ont fini par croire que c’était le futur, alors que maintenant c’est franchement le passé. Mais comme leur économie va mal, ils exportent leur savoir-faire.

Ce n’est pas le seul exemple proposé.

Petit aparté : L’E.P.R. deuxième génération de Flamanville (Manche) dont la construction a débuté en décembre 2007, et dont la mise en service était prévue pour 2012, accumule retards et vice de forme si bien (ou mal) que cela est reporté à 2023. Si tout va bien, car les incidents n’en finissent pas de se déclarer et on se demande si un jour il sera opérationnel. Nonobstant, des milliards sont engloutis tous les ans pour rien, alors que cet argent pourrait servir ailleurs, dans la recherche médicale par exemple. Voir à ce sujet l’article détaillé dans le lien ci-dessous :

Avec ce roman qui aurait mérité une plus large diffusion, Gildas Girodeau fait œuvre pie, mais comme écrivit Mathias Lübeck Nul n’est prophète en son pays, et dont la citation complète est : Nul n'est prophète en son pays, mais qu'on veuille l'être à l'étranger on se fait appeler métèque.

De son petit coin catalan, Gildas Girodeau s’élève contre les mensonges, les omissions, les propos faussement vertueux, les écrans de fumée, les thèses supposées complotistes et dénoncées comme telles car trop proches d’une vérité dérangeante. Mais un jour, et peut-être ne serons nous plus là, et nos gouvernants non plus qui entre-temps auront engrangés des pots de vin et auront œuvrés pour laisser l’illusoire trace de leur passage politique à la postérité, pour constater et vérifier les méfaits de toute cette technologie prônée comme le modernisme mais qui pourrait bien être l’ouverture de nos cercueils.

Première édition : Editions Cap Béar. Parution 1er avril 2009.

Première édition : Editions Cap Béar. Parution 1er avril 2009.

Gildas GIRODEAU : Nuclear parano. Suite catalane 2. Collection Noire sœur. Editions Ska. Parution 30 septembre 2020. 150 pages. 4,99€.

Version papier éditée chez Horsain. Parution 27 février 2020. 168 pages. 11,00€.

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16 novembre 2020 1 16 /11 /novembre /2020 04:14

Quand on partait de bon matin
Quand on partait sur les chemins
A bicyclette
Nous étions quelques bons copains…

Maurice LEBLANC : Voici des ailes.

Deux couples en promenade s’apprêtent à se restaurer dans un établissement du Bois de Boulogne. Les deux hommes comparent leurs montures, en tout bien tout honneur. En effet ils sont arrivés, ainsi que leurs compagnes, en bicyclette, et ils s’extasient devant l’étroitesse des pédaliers, la rigidité des cadres, et autres détails concernant ce moyen moderne permettant de se déplacer partout.

Il est vrai qu’en cette année 1898, la technologie a beaucoup progressé et les bicyclettes sont devenues plus légères, plus maniables et fort agréables à enfourcher.

Les deux couples sont composés de Guillaume d’Arjols et de sa femme Madeleine ainsi que de Pascal Fauvières et de son épouse Régine. Des éléments si dissemblables que l’on se demande comment ils ont pu se marier ou tout simplement se prendre d’amitié.

Au bout d’une année de mariage, Guillaume a repris son habitude de fréquenter les couloirs de théâtres et les boudoirs d’accès facile, n’ayant pas honte d’afficher ses maîtresses. Madeleine est assiégée par les hommes, et elle accueille favorablement leurs hommages. Pour autant elle reste sage, étant d’une nature équilibrée.

Pascal lui est du genre mutique, voire taiseux, sauf lorsqu’un sujet le passionne et dans ce cas il peut être prolixe. Régine est plus gamine et enjouée, alerte et bavarde.

Les deux hommes se sont connus par leurs femmes qui étaient amies de pension.

Comme ils doivent se rendre à Dieppe quelques jours après, pourquoi ne pas y aller à bicyclette, propose Guillaume. C’est un long voyage, mais ils iraient en train jusqu’à Rouen, puis dans la cité portuaire avec leurs vélos, ce qui ne leur prendrait que deux jours. L’idée est adoptée, et les préparatifs achevés, bon voyage Monsieur du mollet…

Puis, comme il fait beau, pourquoi ne pas continuer et visiter la Normandie par petites étapes. Mais bientôt des affinités se créent entre les différents partenaires des deux couples. C’est ainsi que la pétulante Régine est plus souvent en selle aux côtés de Guillaume, tandis que la réservée Madeleine appuie volontiers sur les pédales en compagnie de Pascal.

Et un jour, à l’embranchement de deux chemins, les deux groupes se séparent, volontairement ou non, peu importe, et qu’ils continuent leur périple en couples séparés.

 

Ce court roman est une ode à la nature normande, traversant les cinq départements, mais également un éloge aux bienfaits de la promenade à bicyclette, et naturellement une charmante histoire d’amour qui se développe peu à peu en cours de route.

L’auteur s’attache plus aux pérégrinations de Pascal et Madeleine, laissant Guillaume et Régine batifoler de leurs côtés. Et cet amour naissant surprend ce nouveau couple de vélocipédistes, mais avec pudeur. On est loin du temps où l’on couche d’abord puis échange les prénoms après. C’est tout doucement que les liens se créent, avec des hésitations de part et d’autre, des rougeurs et des pâleurs lors des discussions, des aveux à moitié émis, des baisers chastes volés, et ainsi de suite.

Parfois il règne comme un nuage de libertinage, comme lorsque Madeleine afin de profiter du soleil pédale buste nu, mais cela ne va pas bien loin. Tout est pudiquement décrit, en retenue, contrairement au très érotique roman que Maurice Leblanc écrira plus tard sous le titre Le scandale du Gazon bleu et publié en 1935.

 

Vous pouvez également télécharger gratuitement, en toute légalité, ce roman sur le site de la Bibliothèque numérique romande :

Maurice LEBLANC : Voici des ailes. Editions Libretto. Parution 2 mai 2016. 128 pages. 7,70€. Première édition 1898.

ISBN : 978-2369142638

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10 novembre 2020 2 10 /11 /novembre /2020 05:59

Le cireur de pompes aura toujours de l’avenir…

Jean-Hugues OPPEL : L’imposition du cireur Touchet.

Publiée dans la Revue des Temps Modernes N°595 en 1997, en hommage à Jean-Patrick Manchette, cette nouvelle au titre en forme de contrepèterie d’un célèbre roman de l’auteur décédé le 3 juin 1995 est un conte satyrique, humoristique et cynique.

En effet Jean-Hugues Oppel joue avec les mots pour le plus grand plaisir du lecteur (que penser des Fourberies de l’escarpin !) mettant en scène un cireur de chaussures aux revenus modestes mais écrasé sous le poids des impôts.

Alors, Jean-Louis Touchet (Tiens, cela me rappelle quelqu’un…), notre héros aux pieds d’argile bien cirés, se voyant au bord du gouffre et en plein cirage, décide de trouver des revenus d’appoint.

D’abord il réfléchit à pomper une banque, mais il peut aller se brosser. Trop d’inconvénients pour des sommes dérisoires. Alors écrire un roman ? Pourquoi pas ? Mais attention à ne pas se prendre les pieds dans les lacets…

 

Pour commander cet ouvrage, une seule adresse :

Jean-Hugues OPPEL : L’imposition du cireur Touchet. Collection Noire Sœur. Editions Ska. 13 pages. 2,99€.

ISBN : 9791023408379

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17 octobre 2020 6 17 /10 /octobre /2020 03:46

Sans rire, il est difficile d’être un bouffon du roi…

Michel ZEVACO : Triboulet.

A cinquante ans, François 1er est las de sa maîtresse Madeleine Ferron, dite la Belle Ferronnière. Il a jeté son dévolu sur une adolescente de dix-sept ans, Gilette. Il annonce à ses courtisans cette décision et Triboulet, le Fou du Roi, un bossu dont les réparties sont sarcastiques, et font souvent rire jaune ceux à qui il s’adresse, l’entend. Même le roi est importuné dans certaines circonstances et ne mâche pas ses mots. Mais rien n’y fait.

Triboulet oyant la déclaration de François 1er est bouleversé, car Gilette est sa fille. Ou du moins, il considère l’orpheline comme sa fille, l’ayant élevée. Et Gilette est persuadée que Triboulet est son géniteur.

Afin de parvenir à ses fins François 1er avertit Jean Ferron, le mari de la Belle Ferronnière de son infortune, et va jusqu’à lui donner la clé de la chambre dans laquelle elle reçoit son royal amant. Cela ne se fait pas, surtout de la part d’un personnage aussi important, et elle médite sa vengeance.

Gilette, lorsqu’elle apprend l’envie du roi, est chagrinée. Elle aime un malandrin du nom de Mandred, qui vit dans la cour des Miracles en compagnie d’un autre jeune homme de son âge, Lanthenay. Tous deux sont orphelins, comme bon nombre de personnages qui gravitent dans ce roman. Orphelins, ou enlevés à leurs parents dans leur plus jeune âge.

Gilette aime Mandred, depuis qu’elle l’a aperçu de sa fenêtre et Mandred aime Gilette depuis qu’en déambulant dans la rue il l’avait vue appuyée à sa fenêtre. Pourtant autant ils ne se sont jamais parlé.

De nuit il rencontre le roi, accompagné de quelques-uns de ses fidèles, importunant Gilette (cela commence à devenir rasoir penserez-vous) et le provoque. Il est arrêté et promis à la pendaison. Il en réchappera grâce à un subterfuge. Il aura à cœur de venger l’honneur de sa belle et aidé de Lanthenay et des membres de la cour des Miracles en s’introduisant dans le palais royal.

Le roi François qui ne deviendra 1er lorsque François II accèdera, pour quelques mois, au trône, apprend que Gilette dont il voulait faire sa maîtresse est sa fille. Pourtant il sera toujours le cul entre deux chaises, ressentant un vague amour paternel mais surtout une grosse envie de la coucher dans son lit.

 

Tout comme Alexandre Dumas, Michel Zévaco s’inspire de l’histoire de France, mettant en scène des personnages célèbres et des épisodes réels. Il les déforme un peu parfois, tout comme le fit son célèbre prédécesseur. Mais ses romans sont parfois plus hauts en couleurs, plus exubérants, plus démesurés, plus épiques, plus théâtraux dans la description des événements et des combats.

Zévaco narre des intrigues d’amour et de haine, dans lesquelles coups fourrés, trahisons, empoisonnements et transmissions de maladies, vengeance, amitiés, combats, foisonnent offrant des heures de lecture passionnantes.

Parmi les personnages réels, outre la Belle Ferronnière, on retrouve Etienne Dolet, écrivain, poète, imprimeur, humaniste et philologue, qui prend une part active dans le cours de l’intrigue, et surtout François 1er et Ignace de Loyola, fondateur et premier supérieur de la Compagnie de Jésus, les Jésuites.

Et il reste fidèle à ses idées anarchistes, pour lesquelles il fût arrêté à plusieurs reprises et purgeât plusieurs mois en prison pour ses déclarations : Les bourgeois nous tuent par la faim ; volons, tuons, dynamitons, tous les moyens sont bons pour nous débarrasser de cette pourriture.

Michel Zevaco n’est pas tendre envers le roi et le jésuite. François 1er est ainsi décrit :

François 1er était un type de reître policé. Sous le vernis brillant de son imagination, sous le faste de ses prétentions à la poésie et aux arts, ce qu’on trouvait en lui, c’était l’homme de la bataille. On en a fait un ténor, c’était un tueur.

 

Quant à Loyola, c’est un religieux prêt à tout pour imposer ses idées.

Savez-vous, leur dit-il, qu’il est permis de mentir dans l’intérêt et pour la gloire de Dieu ?...

Savez-vous qu’aucune action n’est condamnable, si elle tend au bien de l’Eglise et à la gloire de Dieu ? Je dis aucune action : même le vol, même le meurtre…

Il faut qu’on le sache ! Tout est permis, tout est juste, tout est bon qui conduit au triomphe de Jésus et de la Vierge. Si la fin proposée est bonne, tous les moyens sont bons.

 

Et lorsqu’il s’entretient avec Rabelais, il lui déclare, en présence de Manfred et de Calvin :

Ces philosophies, je leur déclare une guerre à mort. Ce sera avant peu l’extermination des hérésies, et de la science. La science est maudite. L’ignorance est sacrée. En Espagne, nous avons commencé à traquer les faiseurs de livres. En France, j’ai obtenu du roi chrétien François de Valois que les mêmes poursuites soient commencées. Malheur ! Trois fois malheur aux hérétiques et aux savants ! Il y a à Paris un homme de perdition : Etienne Dolet… Nous voulons tuer la science. Pour tuer la science, nous tuerons l’imprimerie. Pour tuer l’imprimerie, nous tuerons Dolet.

Un peu plus loin il ajoute :

Il faudra choisir entre la croix et le bûcher. Ou la croix dominera le monde, ou le monde deviendra un véritable bûcher !

 

Une étrange conception de la région qui n’est pas très catholique !

Ce roman possède une suite qui s’intitule La Cour des Miracles. A lire prochainement sur cet écran. En attendant, je vous laisse juge des bienfaits et des méfaits des Jésuites, et de l’influence sur ceux qui en ont reçu l’éducation. Comme un certain président actuel.

 

Vous pouvez lire ce roman en le téléchargeant gratuitement et légalement en pointant votre curseur sur le lien ci-dessous :

Michel ZEVACO : Triboulet. Texte établi d'après l'édition Arthème Fayard, Le Livre populaire 1948. Version numérique gratuite sur Bibliothèque électronique du Québec. 482 pages.

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8 octobre 2020 4 08 /10 /octobre /2020 04:10

Souriez, vous êtes photographié !

Roland SADAUNE : Ma rousse.

La journée était vraiment mal engagée pour que cela ne continue pas !

L’approche dorsale dans le lit callé contre sa femme afin d’essayer de se remémorer comment se pratique la simulation de procréation ne fut pas une réussite.

Après ce fut la corvée des courses à cause d’un chariot indocile au super marché Mammouth. Mammouth écrase les prix disaient-ils. Mamie écrase les prouts, répondit Coluche.

Bref, Roger, le narrateur est en train (mais à pied) de débarrasser la roue récalcitrante du scotch qui l’empêche d’avancer droit, lorsqu’il est interpellé par le gérant d’un magasin de photos. Celui-ci, confus, s’excuse, platement, avouant s’être trompé de pochette et qu’il a mélangé les négatifs. Il les remet à Roger qui se dit que c’est sa femme Monique qui a dû déposer la pellicule.

Tout en rangeant ses victuailles dans son chariot, il examine les négatifs qui sont loin d’être positifs. Il reconnait Monique, sa femme, sa rousse, posant en petite tenue. Aussitôt la jalousie le tarabuste. Qui a pu prendre sa rousse en photo. Probablement l’un de ses voisins. Mais lequel ? Des noms, des visages se bousculent dans sa tête et pour faire le ménage il s’octroie au bistrot du quartier le double de rations de petits blancs au comptoir. Des petits blancs ? Et si c’était son voisin noir qui s’amusait avec sa rousse ?

 

Auteur d’une trentaine de romans policiers noirs, et le double de nouvelles, Roland Sadaune dépeint ses aventures imaginaires avec réalisme. Normal puisqu’il est aussi artiste-peintre.

Et je dois avouer que ce sont dans ses nouvelles qui je me sens le plus en phase avec lui. Il ne tire pas à la ligne mais décrit avec un humour noir des tranches de vie quotidienne, empruntant des chemins de traverse cahoteux, comme des courts-métrages, lui dont l’une des passions est le cinéma.

Ses personnages sont calqués sur l’homme de la rue, l’individu lambda confronté à des épisodes qui le laissent désemparé, des petits faits comme il en existe tant, cachés dans les couloirs des immeubles sociaux, derrière les portes des familles en désagrégation.

Des nouvelles qui laissent dans la bouche un goût d’amertume car ceux qu’il décrit pourraient être vous, ou moi.

 

Roland SADAUNE : Ma rousse. Collection Culissime/Noire sœur. Editions SKA. Parution 30 septembre 1978. 16 pages. 1,99€.

ISBN : 9791023408317

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4 octobre 2020 7 04 /10 /octobre /2020 04:03

Une porte doit être ouverte… ou bleue !

Brigitte GUILHOT : Les portes suivi de Le voyage astral ; dialogue avec mon anesthésiste.

Se retrancher derrière une porte ou, au contraire, l’ouvrir afin de passer de l’ombre à la lumière, ou inversement, c’est ce que l’on fait inconsciemment parfois.

Deux voix s’expriment dans Les Portes, une d’enfant et une d’adulte, mais est-ce la même personne à des âges différents, cela se peut. Car cette nouvelle, tout comme Le voyage astral, est le fruit de réflexions internes, qui s’entremêlent, se poursuivent, vagabondent, mais toujours avec un objectif précis, ou alors il s’agit du regard porté par la narratrice sur les petits faits quotidiens impactant une situation, une façon de procéder, de se mouvoir, de penser sans se raconter à un quelconque interlocuteur pourtant présent et de la part de la gamine ou d’une tierce personne de s’invectiver afin de se motiver.

Alors, s’agit-il de souvenirs de l’auteur, d’introspection, de mélanges de vécus et d’imaginés ? On peut tout envisager, mais il plane sur ces nouvelles comme des instants concrets, des moments d’existence issus du passé.

Et il se dégage de ces nouvelles comme des opportunités d’optimisme, forcées peut-être, mais réelles.

Ainsi dans Le voyage astral, une image se dégage, celle de la narratrice à qui le médecin généraliste prescrit des bas de contention. Elle rêve que ces bas soient améliorés par de la dentelle. Ce n’est pas parce que l’on est malade que l’on ne doit pas se préserver une part de sa féminité.

Derrière les portes, il y a l’amour, les souvenirs, le désir, parfois la rage… Brigitte Guilhot nous livre deux courtes nouvelles qui se complètent dans le même registre, quasi onirique, subtile et poignant en même temps. Avec cette très belle écriture, cette écrivaine possède en plus une voixTelle est la présentation de ces deux textes par l’éditeur et j’aurais pu m’en contenter. Mais il faut toujours que j’ajoute mon grain de sel, au risque de peut-être être confus dans mon propos.

Vous pouvez commander cet ouvrage numérique en vous rendant sur le lien ci-dessous :

Brigitte GUILHOT : Les portes suivi de Le voyage astral ; dialogue avec mon anesthésiste. Collection Mélanges. Editions SKA. Parution 30 septembre 2020. 19 pages. 2,99€.

ISBN : 9791023408331

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3 septembre 2020 4 03 /09 /septembre /2020 03:40

A ne pas confondre avec L’époux vante…

Maurice LEVEL : L’épouvante.

La trentaine, Onésime Coche, journaliste au Monde, désire s’imposer dans la profession. Et il égratigne souvent les représentants de l’ordre en déclarant à la fin de ses billets : La police est mal faite.

Un soir d’hiver, en sortant de chez son ami Ledoux où il a dîné, il entrevoit comme dans un rêve, la Gloire se promettre à lui. Comme si un double s’immisçait dans son esprit. Il est vrai que des vapeurs d’alcool flottent dans sa tête,

Il avait [déjà] éprouvé cette même sensation inattendue et nette d'être quelqu'un, de porter en lui de grandes choses, et de se dire: «En ce moment, si j'avais une plume, de l'encre et du papier, j'écrirais des phrases immortelles...»

Il est minuit et demi et il sait qu’il vient de louper le dernier tramway. Il ne lui reste qu’à remonter le boulevard Lannes, emprunter la rue Henri-Martin et rentrer chez lui à pied. C’est alors qu’il est le témoin d’une scène opposant deux hommes et une femme. Ils viennent de s’introduire dans l’une des demeures de l’avenue, s’emparant d’objets précieux. Mais l’un des hommes est blessé, ensanglanté.

Alors, effectuant des recherches, et grâce à quelques déductions, Onésime retrouve l’endroit du cambriolage. Il s’introduit dans la demeure, découvre un vieil homme décédé depuis peu, assassiné, et la pièce où il gît chamboulée. Comme l’un de ses mantras est de déclarer que la police est mal faite, il décide de ranger le bazar, et de disposer négligemment quelques indices, dont un bouton de manchette et des morceaux épars d’une enveloppe dont la suscription portait son nom mais n’est plus qu’une sorte de message. Il met les policiers au défi de remonter jusqu’à lui, qui est innocent.

Onésime fait parvenir à son journal un papier dans lequel il narre ce meurtre et le vol. Puis, au petit matin, il s’insère parmi les enquêteurs, se mêle aux journalistes présents, recueille auprès du commissaire du quartier quelques renseignements qu’il divulgue à certains de ses confrères. Puis il donne sa démission et décide de quitter son appartement, change deux trois fois de lieu de résidence afin d’effacer ses traces.

Le commissaire du quartier est dans l’embarras, échafaude un raisonnement ni bon, ni mauvais, mais son adjoint s’attelle à la tâche de résoudre cet imbroglio. La chasse est ouverte et Onésime se sent peu à peu traqué. Au départ ce qui n’était dans son esprit qu’un jeu, une bravade, se retourne contre lui. La descente aux enfers débute.

Qui va gagner dans ce bras de fer ?

 

Placé sous le signe de l’angoisse, qui peu à peu va transformer en épouvante comme l’indique le titre de ce roman, ce texte pourrait être considéré comme la fable de l’arroseur arrosé.

Et à force de vouloir jouer avec le feu, Onésime risque de se brûler les ailes et de finir sur l’échafaud. C’est ce combat entre le journaliste orgueilleux et bravache et les policiers déboussolés mais accrocheurs que Maurice Level raconte. Le suspense va grandissant, étant de plus en plus prégnant. La tension monte progressivement mais inéluctablement.

 

Vous pouvez télécharger gratuitement et légalement ce texte en vous rendant à l’adresse ci-dessous :

Maurice LEVEL : L’épouvante. Edition Ebooks libres et gratuits. Date parution mars 2012. 156 pages.

Première édition 1908.

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1 septembre 2020 2 01 /09 /septembre /2020 03:51

Loft story…

Luis ALFREDO : Téléréalité.

Pour le commandant René-Charles de Villemur, cette soirée aurait dû se dérouler comme les autres. Dans le calme et la sérénité, avec ses pensées vagabondes et mortuaires.

A partir de 19h30, la télévision est éteinte, et il préfère choisir un livre au hasard dans sa monumentale bibliothèque, placer un CD dans le lecteur, déguster un verre et un cigarillo. Et ses idées vagabondent, revoyant les morts qui jalonnent son parcours amoureux. Christian, son ami-amant avec lequel il a vécu deux ans, leur séparation et la découverte de son cadavre sur une plage landaise, ou encore Patricia dont il avait fait la connaissance lors de la traque d’un serial-qui-leurre, Patricia qui s’est suicidée. Il pense également à Joan Nadal, le détective parti à Lourdes pour régler une affaire de cocufiage confiée à lui par un mari jaloux.

Le téléphone l’arrache à ses pensées négatives. D’abord Patrick, le journaliste, qui l’informe qu’il se rend immédiatement à Lourdes, un reportage sur un mort tombé du haut de la Basilique et retrouvé parmi les cierges une dizaine de mètres plus bas. Les cierges ont-ils résisté à cette chute, l’histoire ne le dit pas.

Nouvel appel téléphonique, émanant cette fois-ci de son adjoint Octave avec lequel il fait ses gammes depuis dix ans. L’affaire est sérieuse. Une concurrente d’une émission de téléréalité a été découverte morte, un poignard dans le cœur. Dwelling s’appelle cette émission culturelle suivie par des millions de téléspectateurs qui se délectent à regarder les évolutions d’une bande de jeunes au physique hollywoodien confinés dans une demeure aménagée exprès pour cette étude sociale.

Cette demeure (dwelling en français) se situe à une dizaine de kilomètres de Toulouse (pour la candidate, c’est to loose !) aux portes de Muret, dans un ancien restaurant. Géraldine, la concurrente, a été retrouvée morte dans les toilettes, un poignard dans le cœur. Et les cabinets d’aisance n’étaient pas fermés de l’intérieur !

 

Débute pour le commandant Villemur, une enquête en local clos avec tout ce que cela implique d’interrogations et de démarches parfois inutiles.

René-Charles de Villemur se fait d’abord expliquer les règles du jeu auprès de la productrice déléguée, du réalisateur, du psychiatre de service, de quelques concurrents. Géraldine aurait dû depuis longtemps quitter cette résidence, mais le vote des téléspectateurs l’avait à chaque fois repêchée. Et il apprend également que les séquences montrées à la télévision ne reflètent pas forcément la réalité, car il faut du gratiné pour entretenir le suspense et surtout capter l’attention du public, sinon c’est la désaffection, et donc une perte irrémédiable de recettes publicitaires.

Et il hésite entre conclure à un meurtre, certains des candidats n’appréciant guère leur compagne de réclusion, volontaire au départ, ou à un suicide. Mais le suicide n’est guère envisageable car la poignée du couteau a été soigneusement nettoyée. De plus certaines séquences enregistrées ont été effacées, et d’autres caméras, dont celle placée dans les WC, sont factices.

Une enquête résolue en quelques heures par le commandant et son adjoint, mais cette intrigue n’est pas le seul intérêt de cette histoire. Le lecteur découvre les coulisses de ce genre d’émission de téléréalité suivie par des millions de téléspectateurs-voyeurs et se rend compte que le sensationnel prime sur la vérité.

Il est dommage que Luis Alfredo se complaise à cette mode abêtissante de l’utilisation d’un vocabulaire anglo-saxon, le mot dwelling et ses déclinaisons étant assénés à longueur de pages alors qu’il possède ses équivalents en français. D’autant que Villemur se montre quelque peu vieille France avec son nœud papillon, son couvre-chef mitterrandien et ses cigares dont il se délecte dès la nuit tombée, ses vis-à-vis profitant souvent des émanations fumigènes nocives.

Luis ALFREDO : Téléréalité. Itinéraire d’un flic. Saison 2, épisode 1. Collection Noire Sœur. Editions SKA. Parution 24 août 2020. 96 pages. 2,99€.

ISBN : 9791023408256

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4 juillet 2020 6 04 /07 /juillet /2020 03:05

A la mi-Août
On se sent plus dynamique
A la mi-Août
On s'amuse comme des fous…

Ray Ventura

Max OBIONE : Le pont.

Il fait chaud, il fait beau, c’est la canicule. Le narrateur n’est pas serein, d’abord parce que son serin bat de l’aile, ensuite parce qu’il lui faut garder sa mère. C’est moins pénible que garder un gosse turbulent mais quand même.

Sa sœur Mireille lui a confié la gestion de leur génitrice et des appareillages auxquels elle est attachée. Pas de risque qu’elle s’envole la mère. Pas plus que le serin d’ailleurs qui bat de plus en plus de l’aile.

Pour s’occuper, notre narrateur (en fait il n’appartient à personne, c’est une façon de s’exprimer) démonte puis remonte son outil de travail. Il en a soin de son Glock, il ne faut pas qu’il lui fasse défaut à un moment inopportun, ce qui pourrait lui être fatal. Et un revolver, c’est comme un portefeuille, ça ne se prête pas, c’est bien connu. Donc les révisions, l’entretien, c’est pour sa pomme.

Il fait toujours aussi chaud, le serin en a eu marre et il est couché dans sa cage. Dans l’autre pièce, celle où repose sa mère (j’allais écrire gît, mais ce n’est pas encore l’heure) le bip résonne. C’est bien la première fois depuis longtemps que sa mère le réclame. D’ailleurs l’a-t-elle aimé un jour, eu besoin de lui ? Bonne question, mais ce n’est pas l’heure de se la poser et encore moins d’y chercher une réponse.

Il faudrait qu’il appelle l’hôpital, mais en cette période de canicule, un quinze août qui plus est, pas sûr de trouver un palliatif. Débordés comme d’habitude.

 

Sous des dehors bourrus, comme une personne qui cache se pudeur et sa sensibilité en bougonnant, Max Obione nous livre une historiette émouvante et poignante.

Une mère malade et un fils indigne. Des retrouvailles après des années de conflits. Faut avouer qu’il l’avait bien cherché aussi Michel (oui, on apprend que notre narrateur se prénomme Michel au fil du récit) en se laissant enfermé pour cause d’indélicatesse avec la loi et la vie d’autrui.

Mais une petite visite, cela lui aurait fait plaisir, de temps à autre. Et aujourd’hui le voici transformé en garde-malade, en veilleur d’agonisante, en intérimaire de surveillant de moribond.

Michel oscille, et pourtant il n’a pas bu d’alcool, mais il sent monter en lui comme un sentiment qu’il n’avait jamais, ou si peu, ressenti. Et il balance, sachant très bien qu’il ne peut pas la soulager.

Le lecteur est au cœur d’un drame familial, temporisé par cette espèce d’humour noir qui est la caractéristique des auteurs sensibles, humains.

Max OBIONE : Le pont. Collection Noire Sœur. Editions SKA. Parution 25 mai 2020. 11 pages. 1,99€.

ISBN : 9791023408157

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