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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 09:44

Lorsqu'Adrien Sobra ne s'appelait pas encore Marc Agapit.

Ange ARBOS : La tour du silence.

Ce sont les gens qui disent... rétorque le narrateur à son ami et voisin Julien Delambre qui affirme qu'il vient d'émettre une hypothèse idiote. Et les gens ont vite fait d'échafauder des conjectures non vérifiées.

Il paraitrait qu'un cadavre a été retrouvé dans le parc du pépiniériste, leur voisin, et que ledit pépiniériste aurait tué l'amant de sa femme.

Delambre, afin que son voisin ne s'échappe pas et aille raconter n'importe quoi, l'enferme dans son salon puis entreprend de narrer la genèse de cette découverte macabre. Mais auparavant il lui pose quelques questions concernant cette découverte, notamment si le bahut dans lequel le squelette a été retrouvé était un magnifique meuble sculpté. Si une épée en bois peint reposait à côté du mort et si la tête de celui-ci était ceinte d'une couronne en bois peint également.

Suite aux affirmations de son voisin, il raconte cette histoire édifiante :

Lors d'une réception costumée, alors qu'un diseur accapare l'attention des invités, le majordome informe le maître des lieux qu'il est mandé au téléphone pour une affaire importante. Puis peu après, le majordome revient dans la pièce prévenant le secrétaire du comte que celui-ci l'attendait dans son bureau un quart d'heure plus tard. Le temps imparti étant écoulé, le secrétaire s'éclipse puis revient et parle à voix basse à la comtesse qui sort de la pièce puis réapparait en poussant des cris et s'évanouit.

Dans le bureau situé à l'autre bout du château les invités ne peuvent que constater l'absence du comte, mais relèvent néanmoins quelques indices prouvant qu'un attentat aurait été commis à l'encontre du noble. Des traces de sang, une statuette brisée, des douilles d'arme à feu.

Immédiatement averti le juge d'instruction pose les questions rituelles à la comtesse, une jeune femme d'une vingtaine d'années et mariée depuis peu. Et bien évidemment il s'agit de savoir si le comte possédait des ennemis. Et c'est à partir de ce moment que l'affaire se corse, même si elle se déroule en région parisienne.

Peu avant, Eloi, un vieux serviteur du comte, et sa fille Véronique, avaient été congédiés. Eloi, veuf de bonne heure, avait donné à Véronique une instruction raffinée et celle-ci âgée de dix-huit ans était entrée au service de la nouvelle comtesse comme lectrice. Les deux jeunes femmes n'étaient séparées que de quatre ans, mais, coïncidence troublante, elles se ressemblaient comme deux sœurs. Et Véronique entretint cette ressemblance en prenant la démarche, la coiffure, la voix même de sa maîtresse. Maîtresse qui fut bafouée semble-t-il car Véronique aurait effectué des avances éhontées au comte, d'où son renvoi et celui de son père.

Or Eloi et sa fille Véronique sont partis en Normandie, dans un petit village où le vieil homme possède une demeure. Les enquêteurs interrogent évidemment les voisins, les fonctionnaires dont le chef de gare, et selon tout ce beau monde, Eloi et Véronique ne se seraient pas absentés de leur villa, ou tout au moins du village.

Mais le doute s'installe. La comtesse est-elle celle qu'elle prétend être, ou Véronique aurait-elle pris sa place ? Commence un chassé-croisé qui embrouille les enquêteurs, une sombre histoire de substitution de personnes, et il est difficile de démêler le vrai du faux du faux du vrai. D'autant que selon les circonstances, la comtesse avoue être Véronique, puis se rétracte, revenant sur ses déclarations.

 

Ange Arbos, dont ce roman figure parmi ses premiers écrits, propose un jeu de miroir, proche d'une affaire de gémellité sans en être une puisqu'il s'agit de sosies. Mais le lecteur sait d'avance que les deux femmes se ressemblent, qu'elles peuvent se substituer l'une à l'autre. Ange Arbos ne sort pas un protagoniste de son chapeau en fin d'intrigue mais la présence de ces deux femmes est toujours constante. A moins que l'une d'elle joue deux rôles.

Dans un registre résolument policier classique, le futur Marc Agapit imprègne toutefois son histoire d'une once de fantastique, avec subtilité, la mise en scène du départ y influent pour beaucoup, de même que l'approche du récit par Delambre.

Le narrateur aperçoit quelques photos dont une de groupe représentant des personnages costumées et une autre le portrait de Jeanne la Folle. Or s'il s'agit de la comtesse et des membres participant à la soirée organisée par le comte, ceci n'est pas anodin. Car le comte était déguisé en Philippe le Beau et la comtesse en Jeanne la Folle, deux personnages historiques. Jeanne la Folle ainsi dénommée suite à la douleur ressentie à la mort de son mari.

Sans oublier les quelques allées et venues du domestique de Delambre lors de la narration de cette affaire, qui jette un doute sur les motivations du conteur vis-à-vis de ce voisin-narrateur pressé d'arriver à une conclusion qui au départ est erronée, puisque puisant dans des rumeurs.

Le sens de la narration est déjà présent, mais trouvera son développement par la suite lorsque Ange Arbos alias Marc Agapit se tournera résolument vers le fantastique et l'angoisse pour ses romans édités au Fleuve Noir, et qui restent des ouvrages de référence recherchés par les amateurs et les collectionneurs.

 

Ange ARBOS : La tour du silence. Collection Police N°155. Editions Ferenczi & fils. Parution 4 avril 1936. 64 pages.

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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 13:49

Après Miss France, mystère...

Jean d'ARJANSE : Le mystère de la Villa du Soleil.

Jeannine, la charmante secrétaire et nouvellement promue fiancée de l'avocat Dufrayer, prend quelques jours de congés à Dieppe, afin de se remettre de ses émotions sentimentales.

Son accueil à la pension de famille La Villa du Soleil n'est pas à la hauteur de ses espérances. La bonne lui annonce qu'une erreur est intervenue dans la date d'inscription de son arrivée et qu'on ne l'attendait que la semaine suivante. Toutefois elle lui propose une chambre dans l'annexe, un immeuble situé juste à côté de la Villa.

Alors qu'elle procède à ses ablutions, deux incidents se produisent. Un des brillants de sa bague de fiançailles s'est desserti et alors qu'elle se rend à la salle de bains afin d'effectuer quelques recherches, elle entend des bruits suspects puis découvre un cadavre.

Sa présence est remarquée et des inconnus l'assomment. Peu de temps après, à Paris, le commissaire Lenormand dîne en compagnie de son ami Dufrayer. Il est inquiet car un détective, l'ex-inspecteur Jacques Trente, ne lui a pas donné de nouvelles depuis quelques temps, alors qu'il devait être à Dieppe. Trente devait servir de garde du corps à un millionnaire, Roland Quayne, qui craignait d'être enlevé.

Dufrayer lui fait part de ses préoccupations : Jeannine ne lui a pas donné de signe de vie depuis son arrivée à Dieppe. Il demande à Lenormand de profiter de son séjour pour rechercher sa fiancée.

En compagnie de Le Furet, son jeune secrétaire, le commissaire se rend dans la station balnéaire normande. L'affaire Quayne retient toutefois plus l'attention de Lenormand qui relègue au second plan les inquiétudes sentimentales de son ami l'avocat.

D'après un gardien de la paix qui connait bien Trente, le détective surveillait une villa. Les deux hommes intrigués par des ampoules allumées en plein jour s'introduisent dans la demeure. Ils trouvent le cadavre de Trente, un poignard enfoncé entre les omoplates. Ils relèvent des empreintes de pas sur le sol ainsi que dans la cave où une assemblée s'est tenue récemment. De même une trace de pneu figurant dans le parc de la villa est semblable à une autre trace relevée devant la Villa du Soleil. Lenormand décide de se faire passer pour Dufrayer et de loger à la Villa du Soleil. Il est reçu par la propriétaire, madame Malby, une charmante vieille dame qui le présente aux autres pensionnaires parmi lesquels il reconnait deux malfrats, Le Tombeur et Fleur-des-Pois.

Il reçoit une lettre signée Jeannine, laquelle s'excuse auprès de son prétendu fiancé de l'avoir abandonné, de rompre pour des prétextes futiles. Pour Lenormand, aucun doute, cette missive a été écrite sous la contrainte. Mais grâce à son flair, son bon sens et l'aide de Le Furet, il va bientôt délivrer la jeune femme et mener cette enquête à bien.

 

Cette honnête histoire classique, écrite dans un style non moins classique, emprunte toutefois à ce que l'on pourrait qualifier de poncifs de la littérature policière : substitution d'identité et déguisement, ceci afin de perturber le lecteur et l'égarer sur des chemins de traverse.

On ne s'ennuie pas mais il manque ce petit grain de folie qui a marqué certaines œuvres utilisant les mêmes stratagèmes.

Si Dieppe sert de décor à l'intrigue, ce n'est que de nom, car il manque une description de la côte normande, et l'histoire pourrait se dérouler dans n'importe quel petit port anonyme.

Achevé d'imprimé le 25 juin 1954 pour le compte de la S.E.N., ce livre, d'après le copyright, est la réédition d'un ouvrage paru aux éditions Nicea en 1944.

Jean d'ARJANSE : Le mystère de la Villa du Soleil. Collection Secrets. Editions S.E.N./Nica. Parution juin 1945. 96 pages.

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 11:13

Aucun rapport avec la Pop-star britannique !

Elton JONES : Tu vas payer !

Vous ne savez pas qu'il ne faut jamais rien dire aux journalistes... surtout quand ce sont des femmes ?

L'homme qui rabroue ainsi Bob Jozan n'est autre que son patron, Raymond Lacy, un détective privé qui commence à avoir une certaine notoriété.

Bob Jozan, gamin mi-Irlandais mi-Français, est bavard, gaffeur. Et s'il possède des intuitions étonnantes, il lui arrive de saboter les enquêtes de Lacy, tout en lui fournissant des révélations qui au bout du compte se révèlent payantes.

Lacy doit quitter Nice, après avoir effectué avec réussite la mission qui lui avait été confiée, et regagner Londres, mais Bob interrompt son travail de rangement vestimentaire dans les valises adéquates, lui annonçant qu'il vient de lui prendre un rendez-vous pour une affaire importante. Lacy se méfie, Bob a l'habitude de lui dégoter des affaires qui sont toujours importantes mais se révèlent banales. Pourtant lorsqu'il apprend le nom de son futur client, le détective décide de sursoir à son départ et d'écouter les desiderata de son assistant.

Le beau-père d'Hervé, un des copains de Bob, a reçu des lettres de menace de la part d'un de ses anciens employés. Il n'en sait guère plus aussi le mieux pour Lacy est de se rendre à Grasse rencontrer Marcellini-Diaz, le destinataire des missives, qui dirige une grosse usine de parfumerie. Comme Lacy ne refuse jamais une possible rentrée d'argent, dès le lendemain direction la ville des parfums à bord d'un autocar. Mais auparavant il se renseigne auprès d'un inspecteur de police et d'un rédacteur en chef d'un journal local.

Roger Téry, condamné à quinze ans pour le meurtre de sa femme en 1947, vient d'être libéré. Il était l'inspecteur des ventes de Marcellini-Diaz mais il a toujours nié être le meurtrier.

Bob, insouciant, ne peut s'empêcher de faire la cour à deux jeunes filles qui voyagent en leur compagnie. Sido est reporter aux Nouvelles Niçoises et sa compagne, âgée de seize ou dix-sept ans, est présentée comme photographe. Elles doivent effectuer un reportage sur les vieux moulins à huile. Sido en profite pour leur demander s'il serait possible d'écrire un papier sur l'usine de parfumerie.

Marcellini-Diaz donne toutes les explications possibles, du moins ce qu'il en sait vraiment, sur cette affaire et sur Roger Téry, un homme aimable, leur montre également les lettres de menaces, et surtout avoue qu'il était l'amant de la femme du meurtrier présumé.

 

Une histoire simple, sans chichis, qui tourne autour d'un drame familial, comme souvent, avec des rebondissements et une chute logique mais pas téléphonée. Pourtant l'auteur, outre la déclaration émanant de Lacy, placée au début de cet article, procède avec un humour involontaire.

Ainsi Sido, la jeune journaliste, à la question de Bob leur demandant :

Votre journal ne vous donne pas de voiture ?

Sido répond en toute ingénuité :

Il faut se mettre à genoux devant le rédacteur en chef, l'administrateur et les chauffeurs pour en avoir une. Nous préférons prendre le car.

Une réponse pour le moins ambigüe qui ferait gloser dans les chaumières de nos jours.

 

Mais qui est cet Elton Jones qui ose mettre de telles réparties dans la bouche de jeunes filles ?

Un écrivain qui a produit de nombreux romans policiers et sentimentaux, sous les pseudonymes de Tony Guilde, Patrick Regan ou encore Gilles Grey, et qui s'appelait Gilette Ziegler, décédée en1981.

Archiviste-paléographe et historienne, cette Niçoise qui fit partie de la Résistance, commença à écrire en 1941 pour diverses maisons d'éditions en zone libre puis chez Ferenczi, Jacquier ou encore Julliard. Son dernier roman policier connu, Le bois du silence parait chez EFR en 1963 puis elle revient à la rédaction d'ouvrages historiques dont Les coulisses de Versailles et Les Templiers.

Malgré son prénom, les romans de Gilette Ziegler n'étaient pas rasoir.

Elton JONES : Tu vas payer ! Collection Mon Roman Policier N°519. Editions Ferenczi. Parution 1er trimestre 1958. 32 pages.

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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 13:15

Ce n'est pas un nouveau groupe de Jazz !

Jacques CHAMBON : Les kidnappers de New Orléans.

Alors qu'il songeait sérieusement à finir de préparer ses bagages et prendre son train pour Miami, pour une nouvelle prestation, l'artiste Walt Gobbler est importuné par un visiteur.

Ce n'est autre qu'un vieux camarade de Havard devenu policier, avec quelques affaires délicates résolues avec succès à son actif. Et Den Borson souhaite utiliser les talents de Walt Gobbler pour mener à bien une transaction dans laquelle sont impliquées deux gamines.

En effet Walt Gobbler est un transformiste à l'égal de Fregoli et ses interprétations de personnages célèbres tels que Mussolini, Hitler, Chamberlain, le président Roosevelt, Lindbergh ou encore Maurice Chevalier enchantent les spectateurs partout sur les scènes où il se produit, étant même surnommé l'homme-protée.

Les filles de Morrimer, un gros industriel surnommé le Roi du béton, ont été kidnappées et la rançon exigée s'élève à deux cent mille dollars. Et Walt Gobbler doit endosser le personnage de Morrimer afin de rencontrer les kidnappers afin de leur remettre l'argent de la rançon sous la forme d'un chèque.

Il devient à s'y méprendre Morrimer et parvient à imiter la signature du Roi du béton puis c'est le début de la grande aventure. Il se rend sur le lieu du rendez-vous où il est réceptionné par une jeune femme qui l'emmène au refuge des truands.

Le grimage est parfait, trompant tout le monde, y compris les fillettes, mais il faut compter sur les impondérables. De petites erreurs de comportement qui ne prêtent pas à conséquence, mais les accessoires ne sont toujours... au poil.

 

En soixante-quatre pages, à la typographie petits caractères, ce qui équivaut au double au minimum d'une pagination actuelle, Jacques Chambon nous emmène dans les environs de la Nouvelle-Orléans pour une histoire simple et plaisante. Certes il n'entre pas dans tous les détails, il ne digresse pas, le quota de pages exigé par l'éditeur lui imposant de respecter un cahier des charges.

Pourtant il met en scène de façon presque parodique des truands, une affaire de kidnapping rondement menée, et les transactions qui s'ensuivent sans s'embarrasser de détails inutiles. Avec bien entendu un retournement de situation auquel on s'attend peut-être mais qui est le bienvenu. Pas de violence, pas de trémolos non plus, juste une histoire policière rondement menée.

Donc pas de musique en général ni de jazz en particulier, pas de descriptions touristiques sauf par moments le Mississipi, ses berges et leurs retenues d'eau afin de planter rapidement le décor, rien de ce qui fait le charme de cette ville et de ses environs ou encore l'ambiance des carnavals. L'intrigue pourrait tout aussi bien se dérouler en France, dans une petite ville de province.

Il est amusant de constater qu'en juin 1939, date de parution de ce roman, des personnages célèbres pouvaient être copier sur scène et plus particulièrement Hitler ou Mussolini. Quelques semaines plus tard, il est évident que ceux-ci ne provoquent plus l'amusement.

 

J'allais omettre le principal. Sous la signature de Jacques Chambon, ce cache le créateur de Catamount, Albert Bonneau. Vous pouvez découvrir cet auteur dans un ouvrage lui a été consacré et dont la chronique se trouve ici

Et une chronique des aventures de Catamount ici

Jacques CHAMBON : Les kidnappers de New Orléans. Collection Police N°321. Editions Ferenczi & Fils. Parution 12 juin 1939. 64 pages.

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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 11:03

Ça doit faire un de ces chahuts...

R. M. De NIZEROLLES : La forêt qui parle.

Cet ouvrage est la réédition abrégée d'une série sous-titrée Voyages extraordinaires d'un petit Parisien dans la stratosphère, la Lune et les planètes, publiée entre 1935 et 1937. A l'origine les aventures de Tintin, le petit Parisien, comportait 108 fascicules qui furent reliés en un seul volume en 1938. Le fascicule présenté ici portait le numéro 30.

De 1950 à 1951 seuls 26 fascicules ont été réédités.

 

Le Bolide, l'engin spatial en forme d'obus dans lequel voyagent M. Saint-Marc, un vieux savant, Timmy-Ropp le reporter anglais, le capitaine Rhinoff, agent secret, et Justin, alias Tintin l'intrépide petit Parisien, s'élance gaillardement vers Mercure à la demande d'un passager qu'ils ont accepté à bord en quittant Vénus.

La planète dédiée à la déesse de l'amour et de la séduction a accueilli au fil du temps des Dieux mythologiques et l'un d'eux, se prétendant Mercure, désirait rejoindre la planète qui porte son nom. Et après quelques mises au point et un parachute qui leur permet de se poser en douceur, les voici mettant le pied sur cette terre mystérieuse et inconnu. Il leur semble bien que la vie existe sur Mercure. Seul inconvénient, ils doivent porter un masque lorsqu'ils sortent de leur engin à cause du manque d'oxygène. Et ils commencent leur exploration, s'enfonçant dans la forêt proche.

De cette agglomération de troncs d'espèce inconnue, se dégagent des bruits, comme si des habitants parlaient une langue dont ils ne comprennent pas la signification.

Pendant ce temps sur Terre, Yvonne Blanchard, la jeune sœur de Tintin, est accompagnée d'amis fidèles dont le jeune et impétueux Jean de Requirec. Grâce au richissime Mac Brown ils ont obtenu les fonds nécessaires à la construction d'un autre engin spatial, le Bolide numéro 2, une invention du créateur génial qu'est le Français Germain Landry, astronome de son état.

Seulement dans l'ombre veille leur ennemi, le professeur Schilber, le redoutable chef de l'Etoile Noire, une vaste organisation qui s'étend sur le monde comme une gigantesque toile d'araignée.

Le richissime mécène a disparu depuis quelques jours en même temps que d'autres passagers à bord de la Flèche d'Azur. L'épave avait été retrouvée surnageant sur l'océan. Yvonne et ses compagnons se trouvent à Visby, sur l'île Götland, lorsqu'ils reçoivent un appel téléphonique de Jacques Lambert, un ingénieur qui contribue efficacement aux progrès de la science aéronautique.

 

Chacune de leur côté les deux équipes vont courir des dangers et lorsque le roman se clôt; Tintin est dans une position critique. Bien entendu nous savons qu'il va se dépêtrer de ses ennuis, car la suite comporte de nombreux épisodes tout aussi prenant et mouvementés. Mais c'est un moyen efficace pour fidéliser les lecteurs.

Quant aux explications scientifiques elles peuvent tout à la fois se montrer farfelues tout en étant plausibles.

Sous le nom de R.M. de Nizerolles se cache un prolifique romancier ayant œuvré dans tous les domaines de la littérature populaire : Marcel Priolet qui signé également sous les pseudonymes de Henri ou Henry de Trémières, René Valbreuse, Claude Fleurange, Marcelle-Renée Noll.

R. M. De NIZEROLLES : La forêt qui parle. Série les Aventuriers du ciel. N°14. Editions Ferenczi. Parution 3e trimestre 1950. 32 pages.

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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 13:23

Ce qui veut  dire qu'il n'y en aura pas une troisième...

Gustave Le ROUGE : La seconde femme.

Dans la veine d'Hector Malot et quelques autres romanciers qui se sont penchés sur le sort des enfants orphelins, principalement en province, Gustave Le Rouge a écrit ce que l'on peut considérer comme une bluette tendance misérabiliste mais pas dénuée de charme ni d'enseignement.

Monsieur Lardigeac est un riche agriculteur auvergnat qui a su fructifier le domaine de Lussanes, en Auvergne, hérité de ses ancêtres. Avec sa formation d'agronome mais étant du pays, il est considéré avec respect par ses voisins. Il avait fait un heureux mariage avec une femme belle et intelligente, à la fortune médiocre mais surtout à la santé déficiente. Après huit ans de mariage elle s'est éteinte. Elle a eu toutefois le temps de donner naissance à deux enfants, Paul et Suzanne, dont la santé n'est guère plus florissante.

Monsieur Lardigeac décide d'embaucher une institutrice anglaise, chargée de s'occuper de ses gamins âgés de six et sept ans. Elle est gentille Miss Dora Stepping. Musicienne accomplie, élégante, pratiquant sans effort plusieurs langues, jeune et douce, ce pourrait être la perle rare recommandée par l'un des correspondants du riche propriétaire. Hélas, cette douceur et cette gentillesse ne sont que des ornements de façade. Elle va s'ingénier à se faire épouser, en exerçant un chantage. Et monsieur Lardigeac qui est naïf, malgré les avis défavorables de sa sœur célibataire s'exécute. S'exécute est le bon mot car Dora Stepping mûrit une autre idée. S'en débarrasser.

Elle parviendra à ses fins grâce à un ami, chanteur sur le déclin qui après avoir sillonné l'Europe vient d'échouer à Clermont-Ferrand. Elle empoisonne tout doucement mais sûrement son mari et le toubib de la famille n'y voit que du feu. Bref feu monsieur Lardigeac laisse sous la coupe de Dora ses deux enfants. Elle se montre odieuse avec les deux gamins puis les place dans un pensionnat, chacun le sien.

 

Laissons Dora Stepping vaquer à ses projets, son caractère vindicatif, odieux, arrogant, son attirance pour l'argent, ses démêlés avec les voisins et sa domesticité, sa liaison avec son chanteur qui s'enivre et lui demande toujours plus de cadeaux, et suivons le parcours de Suzanne et Paul.

Suzanne est placée dans une institution de demoiselles, comme il en existe beaucoup à l'époque. Elle apprend tout ce qui peut se révéler utile dans la tenue d'un ménage sans oublier la lecture. Et surtout, elle ne reçoit plus de coups et mange quasiment à sa faim.

Paul lui bénéficie d'un enseignement particulier dans une pension modèle dirigée par monsieur Boursicault, un homme rondouillard et affable. Cet homme rougeaud à la bedaine en forme de poire préconise l'éducation en plein air et les exercices physiques, ainsi qu'un enseignement de culture générale presque à la demande. Les gamins vont dans les bois à la cueillette de champignons, s'occupent du potager ou autres activités selon leurs prédispositions, ce qui ne les empêchent pas d'étudier les matières principales. Ce pensionnat singulier et original vit pratiquement en autarcie.

 

La seconde femme, dont la première publication date de 1916, est la préfiguration de la méthode Freinet, à la pédagogie innovante. Célestin Freinet s'inspire, lors d'un voyage en 1922 à Altona dans la banlieue de Hambourg d'une école sans autorité, sans discipline, où se pratiquent des « promenades scolaires », où existe un matériel scolaire abondant et spécialisé. L'enfant est et doit être enraciné dans le milieu naturel et social (traditions, mentalités, exigences sociales, y compris celles de l'institution scolaire avec ses programmes). Chaque début d'après-midi, les élèves prennent leur crayon et leur ardoise, et partent explorer leur milieu dans des « promenades scolaires ». De retour à l'école, ils écrivent leurs impressions dans de brefs compte-rendu. Ils font des visites chez les artisans. Il applique cette forme d'éducation dès son retour en France, mais elle ne fait pas beaucoup d'émules et aujourd'hui la méthode Freinet n'est appliquée que par 1 à 2% de praticiens. (voir la fiche wikipédia ici et le livre de Jacques Mondoloni : Les enfants de Freinet, éditions Le Temps des cerises. 1996).

 

Un court roman de 64 pages, à la typographie serrée et la taille de police réduite, comme la plupart des fascicules de l'époque, et qui équivaudrait aujourd'hui à environ 180 pages.

 

Nous sommes loin des romans populaires de Gustave Le Rouge qui comportent une forte dose de fantastique, de science-fiction et de merveilleux scientifiques, des œuvres immortelles telles que Le mystérieux docteur Cornélius, Le prisonnier de la planète Mars, La guerre des vampires ou encore La conspiration des Milliardaires et Todd Marvel, détective milliardaire.

 

Gustave Le ROUGE : La seconde femme. Collection Le Livre de Poche. Nouvelle série N°12. Editions Tallandier. Non daté probablement 1941. Imprimé en Belgique. 64 pages.

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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 08:35

L'heure, c'est l'heure !

Maurice LIMAT : Hold-up à midi trente.

Les employés de la succursale Wz du Crédit Expert attendent avec une impatience non feinte l’heure de la fermeture lorsque deux clients, dont une jeune femme Barbara, entrent à la dernière minute. En réalité ce sont deux cambrioleurs.

Le directeur de l’agence et ses subordonnés réagissent et arrivent presque à maîtriser les malfrats. Seulement l’un des employés, Jean-Claude, se range du côté des voleurs et fait pencher la balance en leur faveur. Il prend la fuite en compagnie des malfaiteurs. Dehors un comparse les attend à bord d’une voiture.

Le quatuor va embrouiller les pistes, abandonnant leur véhicule, utilisant l’autobus, changeant à multiples reprises pour enfin se retrouver dans un immeuble insalubre de la rue Mouffetard. Barbara entreprend Jean-Claude pour fausser compagnie à ses complices mais la tuile dégringole sur leurs têtes lorsque l’un d’eux découvrent que les billets sont faux.

Immédiatement Jean-Claude est accusé d’être un mouchard. Il s’enfuit de l’appartement et se réfugie sur les toits. Afin d’attirer l’attention des passants il plonge sa chemise dans un conduit de cheminée et le vêtement bientôt dégage des flammes. Les policiers arrivent et arrêtent la bande.

Effectivement Jean-Claude avait infiltré la bande sous l’impulsion de Farnèse et du président du conseil d’administration du Crédit export. Malgré sa répugnance à jouer les bandits le stratagème a réussi.

L’on se doute dès le début que Jean-Claude joue un double rôle, malgré tout l’histoire est plaisante à lire grâce à un rythme soutenu et des dialogues réalistes. C'était le bon temps des petits fascicules qui se lisaient vite et permettaient de passer le temps agréablement dans les transports parisiens. Et au moins, ils prenaient moins de place que l'étalement des journaux sur la figure des voisins de sièges.

Maurice LIMAT : Hold-up à midi trente. Collection Mon Roman Policier N° 279. Editions Ferenczi. Parution 3ème Trimestre 1953. 32 pages.

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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 13:04

Qu'a fait le fakir ?

 

egyptius.jpg


Depuis quelques mois un fakir nommé Egyptius est la coqueluche de la haute société Parisienne. Seulement Lucien Barral, lui-même spolié, a remarqué que la présence d’Egyptius dans un endroit était suivie d’un vol de bijoux.

Il engage Guy Farnèse, détective privé et les deux hommes se retrouvent dans une soirée organisée par Lord Markson, à Neuilly. Egyptius propose comme numéro clou de la soirée la disparition pendant dix minutes de Sammy, le fils de l’hôte. Farnèse flaire l’entourloupe et il a raison car il s’agit bel et bien d’un enlèvement. Farnèse se lance à la poursuite du véhicule à bord duquel se trouve Sammy mais il est stoppé par des policiers trop zélés.

Egyptius contacte le père de l’enfant pour lui demander une rançon. Son message émane de Saint-Nazaire et Farnèse se rend sans tarder sur le port. Il est attiré par une fête foraine et plus particulièrement la baraque d’une diseuse de bonne aventure. Il pressent avec raison que la cartomancienne n’est autre qu’Egyptius. Il tente de s’infiltrer par l’arrière mais il est repéré et est jeté dans une cage déjà habitée par un lion. Il réussit à s’échapper mais Egyptius s’embarque sur un canot avec le gamin. Farnèse le poursuit avec quelques minutes de retard mais parvient toutefois à monter à bord du cargo sur lequel Egyptius doit rejoindre les Amériques. Il se débarrasse des marins et du kidnappeur, rendant l’enfant sain et saut à ses parents.

 

Rapidement menée cette aventure pêche toutefois par un manque d’information, même si le mage possède des dons particuliers, d’hypnotisme par exemple. Ne sont pas dévoilés les subterfuges d’enlèvements, mais le truc du magicien est rarement diffusé donc le romancier peut se cacher derrière la subtile réserve du professionnel. Plaisant à lire malgré tout.

 

A lire également de Maurice Limat : Mille et une blessures ainsi que Atoxa des Abysses.

Maurice LIMAT : Egyptius. Collection Mon Roman Policier N°178. Editions Ferenczi. 3ème trimestre 1951. 32 pages.

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 08:57

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Par Max-André Dazergues, l'un des mentors de Frédéric Dard avec Marcel E. Grancher.

 

atoll.jpg

 

Le dessin de couverture permet au lecteur potentiel de déjà imaginer le contenu de ce petit livre d'aventures exotiques : une jeune fille apeurée et ligotée face à un homme armé d'un harpon qui la regarde d'un œil mauvais. D'un seul, puisque sur l'autre il porte un bandeau noir. En arrière plan, un Canaque et un palmier s'élançant à l'assaut d'un ciel uniformément bleu... Au premier plan un requin s'ébrouant dans des eaux verdâtres.

Petite erreur du dessinateur puisque l'auteur décrit ainsi le paysage : Il faisait un temps superbe, et le soleil inondait la campagne. Le panorama des îles apparaissait féérique. La mer était couleur d'encre à stylo.

Nonobstant cette entrée en matière, plongeons-nous maintenant dans le texte proprement dit.

Jean Ferrier, riche planteur de canne à sucre dans l'île principale de l'archipel des Marquises, organise une réception. Alors qu'il se repose, seul, dans un salon, sa fille Christine entre en compagnie d'un jeune homme, Maurice Louvois, issu d'une famille modeste mais honnête. Elle désire montrer à son soupirant un harpon de nacre que lui a offert un Canaque qu'elle a sauvé de la noyade quelque temps auparavant. C'est à ce moment qu'un serviteur remet au planteur un message réclamant le précieux objet et signé Les Requins de l'Archipel.

Il s'agit d'une dangereuse bande de malfaiteurs qui a également menacé la société de pêcheries côtières dans laquelle travaille le père de Maurice. Chargé de surveiller le lieu de pêche, Louvois père est enlevé. Jean Ferrier place un leurre à l'endroit indiqué sur le message mais Christine, désobéissant à son père, pense pouvoir surprendre les gredins. Elle est enlevée elle aussi par Gilbert-le-borgne et deux Canaques. Entravée, elle est conduite sur l'Atoll Maudit. Ferrier et Maurice se lancent à la recherche de la jeune fille, délivrent le père du jeune homme, et se rendent à l'Atoll Maudit sur lequel plane une sombre légende, celle du Poisson-Dieu. L'histoire se termine bien, évidemment, dans les embrassades, avec en prime un trésor, grâce aux bons offices du harpon qui, telle l'épée de Durandal fendant les rochers en deux, sert de sésame.

 

atoll1.jpgPetit roman d'aventures exotiques, l'Atoll Maudit ne déparerait pas aujourd'hui dans une bibliothèque... pour enfants, tant il est gentillet et juvénile. André Star, alias Max-André Dazergues, place l'action de son intrigue dans un paysage de carte postale qu'il se contente d'évoquer sans véritablement en décrire les beautés. Les personnages manquent d'épaisseur et l'histoire en elle-même est un peu tirée par les cheveux, certaines situations se dénouant grâce à des concours de circonstances dont la crédibilité peut être mise en doute. Tout du moins c'est ce que peut ressentir le lecteur exigeant d'aujourd'hui pour qui les coïncidences trop téléphonées sont malvenues. Nul doute qu'à l'époque de l'après-guerre, ce genre d'historiette pouvait faire rêver, mais les temps ont changé. La contrainte de respecter la pagination explique peut-être aussi cette retenue dans la description des paysages et des actions. D'ailleurs on sent qu'André Star est parfois brimé, utilisant volontiers les points de suspension en début et fin de phrase, comme s'il avait été obligé de réduire son texte. Toutefois il ne faut pas se fier au nombre de pages, car la police de caractère est menue et bonjour les yeux !


André STAR : L'Atoll Maudit. Editions S.A.E.T.L. Collection Le Risque Tout. Parution 4ème trimestre 1945. 20 pages.

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 13:25

Une aventure de Teddy Verano.

 

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Désœuvré, Teddy Verano se promène nuitamment dans le treizième arrondissement parisien. Il distingue dans le brouillard trois individus avançant avec difficulté. Il suppose que l’homme encadré par ses deux compagnons est sous l’emprise de la boisson. Toutefois le flair du détective le pousse à suivre les trois silhouettes. Ce qui lui permet de prêter l’oreille aux propos tenus par les deux hommes soutenant le troisième, visiblement mal en point, alors qu’ils sont sur le point de l’embarquer à bord d’un véhicule.

Il entend une partie de la conversation où il est question du « baiser de la veuve ». Sa présence est décelée et les malfrats abandonnent ce qui se révèle être un cadavre horriblement transpercé de trous, comme s’il avait été blessé par de multiples coups de poinçons.

Verano averti immédiatement son ami l’inspecteur Farnèse. Peu après la veuve du défunt lui demande d’enquêter sur le décès de son mari. Si elle s’adresse au détective plutôt qu’à la police, c’est pour une double raison. Elle désire faire de révélations pouvant compromettre l’honneur de son ex, ensuite elle pense être suivie. Pourtant elle est sûre que son mari, quoique gravitant dans un milieu quelque peu marginal, n’était ni un voyou, ni un assassin.

Verano intercepte effectivement un homme qui tente de pénétrer chez la malheureuse veuve. Il lui propose un marché : il ne le dénonce pas si le truand lui révèle l’adresse de ses employeurs. Le soir même Verano se rend sur place. Un spectacle digne du grand guignol l’attend. Il découvre le cadavre du malfrat dégoulinant de sang. Un message signifie que Reine Herson, la veuve, subira le même sort s’il ne renonce pas à son enquête. En effet la jeune femme a été enlevée et Verano aura toutes les peines du monde à la sauver des griffes des criminels et à sauvegarder sa propre peau du « baiser de la veuve ».

 

Plus qu’un roman policier, Mille et unes blessures jour dans le registre gore dont les années 80 seront si friandes. Plus que l’enquête, c’est l’effet sanguinolent qui prime, pimentant l’aspect énigmatique. Quel est ce fameux « baiser de la veuve » ?

Le cadavre ruisselait de sang. Le bruit venait d’une hémorragie qui achevait de se produire, goutte à goutte. Sous la chaise, une véritable mare rouge inondait le plancher. Teddy se rua, souleva le corps pour découvrir le visage. L’homme portait les mille et unes blessures. Un des mystérieux poinçons l’avait atteint en plein dans l’œil. Et la paupière avait été crevée du coup, si bien qu’il n’y avait plus qu’un horrible trou dans l’orbite, ruisselant d’un filet de sang.

Ces poinçons proviennent d’une machine infernale digne des supplices hérités du Moyen-âge, plus particulièrement employée par les tortionnaires allemands et connue sous le nom de Vierge de Nuremberg. Une sorte de caisson en forme de cercueil dont les parois étaient tapissées de longues pointes qui s’enfonçaient dans les corps des suppliciés.

 

Le détective de l’étrange Teddy Verano, qui traverse toute l’œuvre de Maurice Limat, semble être apparu pour la première fois dans la collection Le Petit Roman d’Aventures des éditions Ferenczi, avec notamment Le mystère des hommes-volants (1937) et Radio-Infernal (1938) passant ensuite d’une collection à l’autre, de Allo Police à Police Express puis Angoisse du Fleuve Noir.


Maurice LIMAT : Mille et une blessures. Société d’Editions Générales. Collection Police Express N°3. 1er trimestre 1945. 20 pages.

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  • : Bienvenue dans la petite encyclopédie de la littérature populaire. Chroniques de livres, portraits et entretiens, descriptions de personnages et de collections, de quoi ravir tout amateur curieux de cette forme littéraire parfois délaissée, à tort. Ce tableau a été réalisé par mon ami Roland Sadaune, artiste peintre, romancier, nouvelliste et cinéphile averti. Un grand merci à lui !
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