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20 septembre 2020 7 20 /09 /septembre /2020 04:24

Hommage à Jimi Hendrix décédé le 18 septembre 1970.

Stéphane KOECHLIN : Blues pour Jimi Hendrix.

S’il existe un fan, gardien du temple de la mémoire de Jimi Hendrix, c’est bien Yazid.

Il lance des invitations, pour une soirée destinée à commémorer la disparition du guitariste légendaire, décédé le 18 septembre 1970. Il envoie des cartons à Noël Redding, Eric Burdon, Curtis Knight, Janis Joplin… Janis Joplin qui en apprenant le décès de Jimi, se jura de surveiller ses consommations de drogue et d’alcool, confiant à Mary Friedman, son amie et biographe : Je ne peux tout de même pas partir la même année que lui, vu qu’il est plus célèbre que moi. Elle décèdera le 4 octobre 1970 ! D’une overdose.

Né en 1965, Yazid est un petit gars de la banlieue parisienne et ses parents, originaires du Bénin, se sont séparés alors qu’il avait quinze ans. Il a touché du piano et autres bricoles, mais sans jamais vraiment s’y intéresser. Le déclic de sa passion pour Jimi Hendrix s’effectue en 1977, en regardant à la télévision Point chaud, une émission d’Albert Raisner, l’harmoniciste présentateur de l’émission culte Age tendre et tête de bois. L’annonce de Jimi Hendrix comme le plus grand guitariste du monde le laissa rêveur mais bien vite il fut conquis, et s’enticha de Jimi, se faisant offrir des disques, en parlant à ses amis, devenant peu à peu un inconditionnel. Une quête qu’il effectua comme s’il recherchait un assassin, la drogue.

A la suite d’un documentaire des Enfants du rock, en 1980, il se rend compte que l’entourage de Jimi est plus souvent accroché à l’argent qu’à la musique. Particulièrement Mike Jeffery, le manager escroc controversé de son idole, jusqu’à ce que le père, Al Hendrix, le chasse pour confier l’exploitation de l’héritage Hendrixien à l’avocat noir Leo Branton, lequel s’occupa aussi de Nat King Cole. Personnage sulfureux qui selon certaines personnes serait à l’origine de la mort par overdose de Jimi. Ce n’est pas pour autant que Yazid voue un culte particulier en collectionnant colifichets et autres bricoles témoins du fan obsessionnel, tout au moins au début.

Peu à peu l’âme de Jimi s’infiltre en lui. Il traine au New Morning, se met en relation avec d’autres fans dont Nona, une femme qui habite les Etats-Unis et avec laquelle il correspond longuement, et rêve de réaliser une soirée spéciale Jimi, un hommage gigantesque avec d’anciens musiciens et de nouveaux artistes dilettantes qui jouent du Hendrix pour le plaisir et par passion.

Il va concrétiser son rêve, organiser une soirée spéciale Jimi Hendrix à l’Olympia en septembre 1990, mythique scène parisienne sur laquelle son idole s’est produit par trois reprises. Son jour de gloire lorsqu’enfin il concrétise ce à quoi il aspire avec comme artistes Noel Redding, Eric Burdon, Randy California, Curtis Knight, et dans les coulisses Monika Dannemann, celle qui découvrit Jimi mort dans son lit et que beaucoup accusèrent de ne pas avoir alerté les urgences rapidement, ou même de l’avoir drogué, en lui faisant ingurgiter des somnifères. Bref de l’avoir laissé à son sort, des versions encouragées par sa rivale Kathy Etchingham, laquelle déclarait aimer Jimi mais ne se privait pas de le tromper lorsqu’il était absent et s’était mariée par ailleurs.

En narrant le parcours de Jimi Hendrix via celui plus sage de Yazid Manou, Stéphane Koechlin nous invite à pénétrer l’univers des adorateurs, des idolâtres même, du guitariste décédé à près de 28 ans, mort controversée, mais également à restituer aussi celui des musiciens qui ont gravité dans son sillage (et ses sillons).

Plus qu’une simple biographie, Blues pour Jimi Hendrix est un peu une poupée russe littéraire, colorée, pétillante, additionnée de nombreuses anecdotes et l’on entend presque les riffs de guitare que ceux qui ont assisté à un concert à l’Olympia le 18 octobre 1966 en première partie de Johnny Hallyday puis en vedette en 1967 s’en souviennent encore.

Et ceux qui comme moi n’ont pas eu le privilège de pouvoir s’acheter des places, Europe 1 était là pour suppléer et enregistrer les concerts, et l’émission Musicorama était fort prisée. J’aurais pu évoquer également les relations avec Eric Clapton, Chas Chandler (des Animals tout comme Eric Burdon), Mitch Mitchell, et combien d’autres qui apportèrent leurs pierres à son édifice musical, lui-même n’étant pas en reste de contributions.

J’aurais pu parler de son groupe le Jimi Hendrix Experience (qui ne vécu que quelques semaines) et d’Electric Ladyland, et de bien d’autres choses encore, mais je vous laisse le plaisir de découvrir ce superbe petit ouvrage signé par un connaisseur qui a baigné dans la musique dès sa plus tendre enfance, son père Philippe étant le cofondateur Rock & Folk

Stéphane KOECHLIN : Blues pour Jimi Hendrix. Collection Castor Music. Editions du Castor Astral. Parution avril 2010. 200 pages.

ISBN : 9782859208202.

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29 août 2020 6 29 /08 /août /2020 04:05

Ric Hochet est orphelin : après Tibet en 2010, André-Paul Duchâteau est décédé le 26 août 2020

André-Paul DUCHÂTEAU : Crimes par ricochet.

Si André-Paul Duchâteau est le scénariste de la célèbre bande dessinée ayant pour héros Ric Hochet, il ne faut pas oublier qu’il a écrit quelques romans et nouvelles dont les savoureux Palmarès pour cinq crimes, Mourir à Angoulême, La vieille dame à la poupée, ou encore De cinq à sept avec la mort, maniant le noir et l’humour avec un réel bonheur et un talent incontestable.

Et cette association d’humour et de noirceur on la retrouve dans Crimes par ricochet, titre clin d’œil à son personnage fétiche.

Ceux qui ont apprécié l’exercice de style de Palmarès pour cinq crimes, incursion de nouvelles dans la trame du récit (ce qui n’est pas sans rappeler certaines œuvres de Dickens dont l’inénarrable Monsieur Pickwick) prendront un vif plaisir à découvrir cet ouvrage d’André-Paul Duchâteau.

L’auteur ne se contente pas d’associer dix nouvelles disparates comme le font bon nombre de romanciers, mais il les relie par un fil conducteur, lui-même nouvelle dont la chute, sinon prévisible, est fort bien amenée gardant le suspense jusqu’au bout.

Mais André-Paul Duchâteau s’amuse et se pirate, reprenant deux nouvelles déjà utilisées dans Palmarès pour cinq crimes, Carambolages et Chambre noire, les réécrivant et les améliorant tout en gardant l’intrigue.

 

André-Paul Duchâteau sans Tibet, ce serait un peu comme un festival polar sans auteurs de romans policiers.

Aussi nous retrouvons le dessinateur de Ric Hochet, le complice de toujours, apportant sa touche personnelle pour la présentation, le coup d’envoi de chaque chapitre-nouvelle.

A noter l’amicale préface de François Rivière, lui-même romancier scénariste et critique.

André-Paul DUCHÂTEAU : Crimes par ricochet. Collection Attitudes. Claude Lefrancq éditeur. Couverture Gisèle Simon. Illustrations intérieures de Tibet. Parution 1991. 176 pages.

ISBN : 978-2871530633

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17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 03:59

Hommage à René REOUVEN décédé le 6 mars 2020 à Montmorency (Val d’Oise).

René REOUVEN : La partition de Jéricho.

De René Reouven, le lecteur connaît surtout ses romans policiers, dont certains pastichent, parodient et rendent hommage à Conan Doyle et sa célèbre créature Sherlock Holmes, et tous les autres qui souvent ont pour point commun des références littéraires, le tout enrobé d’humour et d’une culture indéniable dénuée de pédagogie ou d’affèterie, d’infatuation. Le plaisir de communiquer avec le lecteur et de lui faire partager ses goûts en matière de romans policiers.

Il ne faut point oublier cependant que René Reouven est aussi un auteur de Science Fiction, soit sous son nom, sous celui de René Soussan, et les amateurs se souviendront de L’anneau de fumée, de Les insolites, ou encore de Les Survenants.

 

Avec La partition de Jéricho, publié dans la collection Lunes d’encre dirigée par Gilles Dumay aux éditions Denoël, il intègre sa passion de ces deux genres pour proposer un ouvrage qui frise avec les merveilleuses aventures à la Indiana Jones.

Hope est une jeune physicienne obsédée par la recherche et la mise au point d’un ordinater quantique. Depuis quelques temps elle est sujette à des sueurs, des nausées, des bourdonnements d’oreille, de légères déficiences du sens de l’équilibre, sans oublier des visions qui viennent l’assaillir, comme une projection vers l’avenir.

Par exemple l’image d’un flirt perdu de vue depuis vingt ans, et qu’elle retrouve en pensée non pas sous les traits du jeune homme qu’il était, mais celui qu’il devrait être aujourd’hui.

Pendant ce temps Scott Lorne, le petit ami en question est en Irak, dans l’après guerre du Golfe à la recherche pour le compte d’un riche Sud-Africain, d’une des trompettes de Jéricho, et de la partition dont se serait servi Josué pour faire tomber les murs de la forteresse. Invitée à prendre trois mois de repos par son supérieur et ami, Hope retrouve Scott et l’équipe de chercheurs.

Il s’agit pour eux de décrypter un message qui devrait les conduire au but dans une sorte de rallye semé d’embûches, d’incidents, d’accidents.

Une nouvelle fois René Reouven nous propose un vrai régal

 

Pour en savoir un peu plus sur cet auteur qui fit le bonheur de nos nuits blanches, je vous propose de lire un entretien que j’avais réalisé lors de la parution de son roman Le Cercle de Quincey :

 

René REOUVEN : La partition de Jéricho. Collection Lunes d’encre N°4. Editions Denoël. Parution novembre 1999. 256 pages.

ISBN : 2-207-24790-2

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13 juin 2020 6 13 /06 /juin /2020 03:44

Hommage à Benny Goodman décédé le 13 juin 1986.

Jean-Pierre JACKSON : Benny Goodman.

S’il ne fallait garder en mémoire qu’un seul fait marquant dans la carrière de musicien de Benny Goodman, ce serait incontestablement celui-ci : Benny Goodman fut le premier à intégrer des Noirs dans ses formations de Jazz se produisant en public.

Il avait déjà à son actif des enregistrements mixtes puisque le 24 novembre 1933 il participait au dernier enregistrement de la chanteuse Bessie Smith et trois jours plus tard il invitait en studio une jeune interprète de dix-huit ans : c’était la première prestation discographique de Billie Holiday. Le 2 juillet 1935 invité par Teddy Wilson il participe à une séance en compagnie de Ben Webster, Roy Elridge, John Trueheart, John Kirby et Cozy Cole afin d’accompagner à nouveau Billie Holiday pour une séance d’enregistrement de trois titres. Il est le seul blanc de cette formation.

Mais c’est un plus tard qu’il enfreindra, avec la complicité du batteur Gene Krupa et de John Hammond directeur artistique chez Columbia, cette loi raciale pour ne pas dire raciste qui stipulait que Noirs et Blancs ne pouvaient se produire sur scène ensemble. Au premier trimestre 1936 le Rhythm Club de Chicago désire engager les trois musiciens, c’est-à-dire Benny Goodman, Gene Krupa et Ted Wilson. Aussi Ted Wilson se produit d’abord seul sur scène, et bientôt Benny et Gene le rejoignent brisant un tabou et enfonçant un premier coin dans le racisme.

Mais Benny Goodman innove également en étant le premier musicien de jazz à se produire au Carnegie Hall, le temple de la musique classique. Benny Goodman est un musicien éclectique et par ailleurs il enregistrera en 1965 sous la direction d’Igor Stravinsky Ebony Concerto écrit par Woody Herman. Mais ce n’était pas sa première incursion dans le domaine classique puisqu’il enregistra dès 1956 le Concerto pour clarinette de Mozart en compagnie du Boston Symphony Orchestra sous la direction de Charles Munch et quelques autres plages dont le Concerto pour clarinette n°1 de Weber avec l’orchestre symphonique de Chicago sous la direction de Jean Martinon, et bien avant, en 1939, un concert au Carnegie Contrastes pour violon, clarinette et piano, une partition de Bartók, avec au piano Béla Bartók lui-même et au violon Joseph Szigeti.

Né le 30 mai 1909 d’un couple d’exilés hongrois juifs de Varsovie, le jeune Benjamin David bénéficie de leçons de musique gratuites. Son père, tailleur dans une fabrique fréquentait assidument la synagogue de Baltimore qui offrait aux jeunes garçons une formation à l’orchestre de la synagogue, profite de l’occasion pour l’inscrire lui et ses frères Harry et Freddy, d’autant que les instruments sont loués à bas prix. Benny est fasciné par la clarinette et devant les progrès de celui qui sera surnommé plus tard King of Swing, terme qu’il n’apprécie que modérément car il sait combien cette distinction peut-être fugace, il bénéficie de cours payants auprès du vénérable professeur Franz Schoepp, qui avait déjà formé notamment Jimmy Noone.

A douze ans il gagne son premier cachet, cinq dollars, alors que son père en gagne vingt par semaine. En 1923 il gagne quarante-huit dollars en se produisant quatre soirs par semaine au Guyon’s Paradise. Dès son premier cachet le jeune Benny avait décidé que la musique serait son métier et qu’il sortirait ses parents de la misère.

Sa réputation grandit rapidement et il deviendra l’un des grands noms du jazz d’avant-guerre soit en étant à la tête de grands orchestres ou de petites formations, genre quartet ou sextet. Mais ce sera avec les petites formations qu’il sera le plus à l’aise notamment son association avec Gene Krupa à la batterie, Ted Wilson au piano et Lionel Hampton au vibraphone.

Il donna également leur chance à de nombreux musiciens qui graveront leur nom au fronton du Jazz, comme Charlie Christian, Wardell Gray ou encore Stan Hasselgard, lesquels décédèrent tous malheureusement jeunes, le premier de tuberculose, le deuxième d’un accident de voiture et le dernier assassiné. Après guerre Benny Goodman, qui ne s’adapte pas au Be-bop, connait une période de latence mais grâce à sa foi en la musique il rebondit et enchaine les tournées principalement en Europe, malgré des problèmes récurrents de sciatique.

Décrié par quelques pisse-froid, pas toujours reconnu à sa juste valeur par des mélomanes partiaux, Benny Goodman a marqué le jazz durant plus de soixante ans, enchainant les succès. Et Jean-Pierre Jackson fait œuvre pie en proposant ce premier ouvrage français consacré à ce grand instrumentiste, le seul d’ailleurs car si des ouvrages de références ont été écrits et publiés aux Etats-Unis, aucun n’a été traduit à ce jour.

Jean-Pierre Jackson s’attache à la jeunesse et à la carrière musicale du clarinettiste sans entrer dans la vie privée, mettant en avant ses qualités, les artistes qu’il a côtoyé, les concerts, tout ce qui se rapporte au monde musical.

Avec quelques belles pages sur ses relations avec les autres musiciens, pour lesquels il professait souvent admiration. Ainsi avec Ted Wilson dont il déclarait : « Teddy jouait parfaitement les morceaux en trio. C’est ce que nous pensions de lui… Un sacré bon musicien. Nous n’avons juste jamais pensé à lui comme étant un Noir ». Peut-être à cause de son origine juive, car il faut se souvenir que certains hôtels et bars du Sud des Etats-Unis arboraient des écriteaux signalant que ces établissements étaient « Interdits aux Noirs, aux Juifs et aux chiens ».

L’ouvrage est complété d’une chronologie, de repères discographiques et bibliographiques, d’un index des noms et d’un autre des titres cités.

Jean-Pierre JACKSON : Benny Goodman. Editions Actes Sud/Classica. Parution 3 novembre 2010. 152 pages.

ISBN : 978-2742795222

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7 mai 2020 4 07 /05 /mai /2020 04:01

Hommage à Philippe Carrèse décédé le 5 mai 2019.

Philippe CARRESE : Une belle histoire d’amour.

Jean-Dominique, appelé aussi Pindur (un surnom donné par des amis musiciens) aurait pu devenir une gloire dans le milieu artistique. Mais la vie et les aléas familiaux en ont voulu autrement.

Il végète dans un petit café-restaurant-dancing tenu par Max et sa mère Massima. Autre employé, P.H., le cuistot culturiste. Jusqu’au jour où Gisèle déboule dans la vie de Max et va tout changer.

Pindur essaie de narrer une belle histoire d’amour à Lucas, son interlocuteur qui veut que le conteur aille droit au but. Mais Pindur ne peut s’empêcher de digresser car pour bien comprendre ce qui s’est déroulé en un peu plus d’une journée, il lui faut aller retrouver des souvenirs qui s’imbriquent, pas forcément comme un puzzle, mais étagent l’édifice de cette histoire.

Alors cette histoire d’amour dégénère. De ballet romantique elle évolue en carnage et road-story effrénée et mouvementée autour de Marseille.

 

Difficile à raconter comme ça, à brûle-pourpoint, et c’est bien pour cela que le narrateur s’emberlificote souvent et que Lucas a de la peine à suivre cette histoire échevelée.

Ne vous fiez pas non plus à la quatrième de couverture qui ressemble à un poème à la Jacques Prévert.

Disons simplement que ces évènements sont décrits d’une façon totalement loufoque, un peu à la manière de San-Antonio (période des années soixante) et que Philippe Carrèse y déploie une verve, une faconde toute méridionale, et un humour ravageur.

Une histoire d’amour comme on n’aimerait pas en vivre mais à la lecture de laquelle on prend un immense plaisir. Une réussite de plus à mettre à l’actif de Philippe Carrèse, même si personnellement j’avais plus apprécié son précédent roman, Une petite bière pour la route chez le même éditeur.

 

Les lecteurs ne connaissent peut-être pas Philippe Carrèse comme romancier, mais ils ont peut-être suivi la série Plus belle la vie, puisqu’il en était l’un des réalisateurs.

 

Réédition Pocket 10 juin 2004.

Réédition Pocket 10 juin 2004.

Philippe CARRESE : Une belle histoire d’amour. Collection les Noirs, moyen format. Editions Fleuve Noir. Parution le 11 septembre 2003. 250 pages.

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30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 04:45

Le touche-à-tout talentueux de la

littérature populaire est décédé le 26 avril 2020.

Modeste hommage à Georges-Jean ARNAUD

Georges-Jean Arnaud, né le 3 juillet 1928 à Saint-Gilles-du-Gard, laisse derrière lui une œuvre foisonnante et peut-être avez-vous lu au moins l’un de ses romans, sans le savoir. Car Georges-Jean Arnaud, qui a signé entre autres sous les pseudos de Saint-Gilles, de Gilles Darcy, Georges Murrey, Ugo Solenza et combien d’autres, était à l’aise dans le roman policier, le roman d’espionnage, le fantastique, la science-fiction, le roman historique ou encore le roman érotique.

Ses romans policiers étaient surtout des ouvrages de suspense mâtinés d’angoisse, et le lecteur était pris dans un filet dont il ne pouvait s’échapper avant le mot Fin.

Il a écrit à la fin des années 1980, début 1990, trois récits romanesques de mémoires concernant sa famille et son enfance, trois livres remarqués par les critiques littéraires, qui ne s’intéressent pas en général à la littérature populaire. Ils avaient pour titres :

Les moulins à nuages, Les oranges de la mer et Les Patates amères, dont vous pouvez retrouver les chroniques en cliquant dessus. Vous pouvez également découvrir d’autres titres dans ce blog, mais la liste est si longue qu’au lieu de vous les énumérer, le mieux est de vous reporter dans la section rechercher et taper Georges-Jean Arnaud.

 

Je n’ai côtoyé Georges-Jean Arnaud qu’une fois, lors d’un festival consacré à la littérature policière et au cinéma au début des années 1980 à Reims. Aussi je ne veux pas rédiger une élégie à l’encontre d’un grand Monsieur, d’autres le feront sûrement et nettement mieux que moi. Simplement vous signaler qu’en décembre un ouvrage indispensable a été édité par l’Association des Amis du Roman Populaire

 

Modeste hommage à Georges-Jean ARNAUD

Et juste vous remémorer une anecdote qui l’avait longtemps affecté. Début mars 1987, un journaliste de la télévision avait annoncé la mort de Georges Arnaud, l’auteur du Salaire de la peur, qui d’ailleurs s’appelait Henri Girard. Et en toile de fond s’étalait la photographie de Georges-Jean Arnaud.

Les deux hommes avaient débuté en littérature à peu près à la même époque, début 1950. Mais Georges-Jean avait été obligé de prendre un pseudonyme lors de la parution de son premier roman, Ne tirez pas sur l’inspecteur, afin d’éviter une confusion. Et Georges-Jean pourra enfin faire figurer son véritable patronyme lorsqu’il entrera aux éditions du Fleuve Noir en 1959 dans la collection Grands Romans, mais en ajoutant un second prénom. Pourtant la confusion restera longtemps dans les esprits.

Modeste hommage à Georges-Jean ARNAUD

Vous pouvez retrouver mon article sur la revue Le Rocambole ci-dessous, pour laquelle j’avais fourni un article sur la série des Frères Roquebère.

 

L'auteur n'est plus, mais ses livres restent, et resteront longtemps....

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26 mars 2020 4 26 /03 /mars /2020 05:43

Hommage à Albert Uderzo, décédé le 24 mars 2020.

Philippe Cauvin et Alain Duchêne : UDERZO, L’intégrale. Volume 1 1941 – 1951.

Y’a-t-il une vie avant Astérix ?

Uderzo ? Personne ne l'ignore, cet homme est le créateur avec Goscinny du plus célèbre Gaulois de la planète…

Mais saviez-vous qu'Astérix est l'arbre qui cache la forêt ?

 

Avec Uderzo, l'Intégrale, Philippe Cauvin et Alain Duchêne, deux admirateurs de la première heure, nous dévoilent les multiples facettes de ce dessinateur hors pair, un autodidacte incroyablement doué.

Les auteurs ont accompli un travail considérable de recherche et de restauration des planches et illustrations. Avec la complicité du maître… qui préface l'album et leur a donné accès à ses propres archives ! Une mine de merveilles que les auteurs nous font découvrir avec ce premier volume consacré aux œuvres de la décennie 1941-1951.

Flamberge, Clopinard, Clodo et son oie, Prince Rollin, Arys Buck, Belloy, Zidor, ou encore Superatomic « Z » sont autant de personnages qui alimentent les pages des nombreuses parutions de la décennie 1941-1951.

Avant de devenir le père d'Astérix, Albert Uderzo a aussi approché le dessin animé, dessiné des brevets militaires et illustré les «chiens écrasés» de France-Dimanche et les romans noirs à épisodes de France-Soir, quotidien incontournable de l'époque.

 

Uderzo, l'Intégrale révèle une œuvre riche et plurielle, du dessin d’humour au réalisme en noir et blanc en passant par le « comics ». La maîtrise du trait et du mouvement est toujours impressionnante.

 

« LES INSTITUTIONS DANS LA BD, ÇA N’EXISTE PAS. CE SONT LES LECTEURS QUI FONT LE SUCCÈS. C’EST AUSSI SIMPLE QUE ÇA ! »

 

Albert Uderzo (Introduction à l’Intégrale 1941-1951) :

C’est un événement majeur pour le 9e art : L’Intégrale Uderzo, réalisée avec sa participation, réunit enfin toutes les planches introuvables de ce géant de la bande dessinée. Une œuvre immense, extrêmement variée et bien souvent méconnue ! 1941-1951sont celles des débuts :

424 pages de pur bonheur graphique et de trouvailles, qui donnent déjà toute la mesure du génie d’Uderzo.

 

À découvrir en version intégrale, tous les dessins, séries et albums de 1941 à 1951 :

• Dessins d’enfance et de ses débuts pendant la guerre, illustrations au service militaire…

• Les premières séries de presse pour la jeunesse : Flamberge gentilhomme gascon, Clopinard le dernier des grognards, vagabond espiègle et son acolyte Grogui, à l’allure déjà « enveloppée », Les aventures de Clodo et son Oie, strip cocasse à la française publié dans un quotidien, Zidore l’homme-macaque, version burlesque de Tarzan…

• Les séries d’aventure dans le magazine OK : Arys Buck et son épée magique, Le Prince Rollin, Belloy l’invulnérable, des comics signés Al Uderzo pour faire américain, qui regorgent d’action et d’humour, avec scènes de bagarres, duos de héros et jolies princesses à délivrer…

• La série Capitaine Marvel Junior pour le journal Bravo, et Superatomic Z pour 34 aventures…

• Les dessins de presse époustouflants pour France-Dimanche et France-Soir de la grande époque, où Uderzo illustre les faits divers et le Tour de France en bande dessinée. Albert Uderzo est un des dessinateurs vivants les plus connus dans le monde.

À 4 ans, sa maîtresse de maternelle repère son talent pour le dessin.

A 7 ans, il découvre sa vocation avec le Journal de Mickey.

À 14 ans, il publie son premier dessin.

En plus de 70 ans de carrière, Uderzo aura tout dessiné, dans tous les styles, tous les registres, avec un génie que lui reconnaissent des dessinateurs aussi variés que Pétillon, Moebius, Zep ou Gotlib, et le succès planétaire de la série Les aventures d’Astérix avec son complice Goscinny.

Publier l’intégrale d’une œuvre aussi vaste et variée, en partie dispersée, est un défi de taille. Philippe Cauvin et Alain Duchêne, deux spécialistes passionnés, ont parcouru toute l’Europe pour retrouver, rassembler, restaurer toutes les planches originales, les journaux, les albums, et publier les milliers de dessins nés du crayon magique d’Uderzo au fil du temps.

 

Philippe Cauvin et Alain Duchêne : UDERZO, L’intégrale. Volume 1 1941 – 1951. Editions Hors Collection. Parution 11 octobre 2012. 424 pages, format 290 x 290.

ISBN : 978-2258093928

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14 février 2020 5 14 /02 /février /2020 05:26

Parce qu’Alain Paris mérite plus d’un hommage, après Svastika et Le Seigneur des Runes, voici la suite des aventures d'Arno von Hagen.

Alain PARIS : Sur l'épaule du Grand Dragon. Le Monde de la Terre Creuse 3.

Résumé des épisodes précédents :

Parce qu'il a refusé ses faveurs à Asbod, la maîtresse de son père, Arno von Hagen, de jeune seigneur riche et puissant va devenir esclave et toute sa famille est décimée, périssant sous la hache du bourreau à la suite d'un horrible complot.

C'est l'an 800 du Reich et l'Allemagne étend sa puissance, sa domination sur pratiquement toute l'Europe. Mais une Europe qui est redevenue médiévale, superstitieuse, livrée aux mains de sectes secrètes et jalouses les unes des autres.

Parmi ces sectes avides de pouvoir, la Sainte-Vehme, qui ressemble à s'y méprendre à l'Inquisition espagnole.

Existe également le Vril, société composée de savants et d'astrologues, et la Fraternité Runique, confrérie guerrière.

Arno von Hagen est engagé par la Fraternité Runique et grâce à sa valeur guerrière, sa bravoure, son courage, son esprit d'initiative, il monte aussi bien dans l'estime de ses nouveaux maîtres que dans l'échelle sociale.

Mais le désir de venger sa famille le taraude.

Le Vril et les Runes mettent leurs forces en commun pour lutter contre la Sainte-Vehme.

Envoyé en mission, Arno fera la rencontre en cours de route d'une jeune femme, Adallinde, qui appartient au groupe Stern. Est-elle amie ou ennemie ? Quel est ce mystérieux groupe Stern ?

 

Ce roman plein de fureur, de combats, d'actions, d'épisodes mouvementés fait penser aux bons vieux romans de cape et d'épées, avec justement ses combats, ses traquenards, ses sociétés secrètes, ses héroïnes mystérieuses.

Un roman fort, bien enlevé, rapide, et qui ne laisse qu'un regret : attendre quelques semaines ou mois pour connaître la suite des aventures du jeune Arno et de ses compagnons.

Un roman, ou plutôt une série au souffle épique, digne des grands feuilletonistes des siècles derniers, disons du XIXe siècle.

 

Alain PARIS : Sur l'épaule du Grand Dragon. Le Monde de la Terre Creuse 3. Collection Anticipation N°1640. Editions Fleuve Noir. Parution septembre 1988. 192 pages.

ISBN : 2-265-03887-3

Réédition Collection Imaginarium. Editions Livre-Book. Version numérique. Parution 6 août 2016. 2,99€.

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7 novembre 2019 4 07 /11 /novembre /2019 07:55

Hommage à Ernest J. Gaines, décédé le 5 novembre à l’âge de 86 ans.

Ernest J. GAINES : Colère en Louisiane.

A l’époque où l’individualisme, prôné par des hommes politiques, est devenu le maître mot, la valeur de ceux qui réussissent, la solidarité ne sera jamais un vain mot. Je ne parle pas de la solidarité entre nations lors d’événements climatiques dramatiques, lors de catastrophes humanitaires. Ni de la solidarité nationale lorsqu’il s’agit de mettre la main à la poche pour aider de grandes causes médicales, surtout lorsque ce sont les moins riches qui donnent le peu qu’ils possèdent. Ni de la solidarité des musiciens qui enregistrent un disque pour telle ou telle cause, et dont certains participants au nom tombé dans les oubliettes espèrent grappiller une part du succès et un retour en grâce. Non je pense à cette poignée d’hommes qui pour sauver un frère de sang s’accusent d’un crime qu’ils n’ont pas commis comme dans Colère en Louisiane de Ernest J. Gaines.

Se déroulant à la fin des années 1970, ce roman polyphonique a pour décor les environs du bourg de Bayonne, non loin de Bâton-Rouge et plus exactement une plantation où vivent dans des baraquements des Noirs.

Beau Boutan, le contremaître brutal de la plantation Marshall, vient d’être abattu. Tout accuse le vieux Mathu, mais Candy l’héritière ne veut pas qu’il soit emprisonné par Mapes le Sheriff, et encore moins la proie de Fix, le grand frère de Beau. Car elle sait qu’en guise de vengeance celui-ci pendra haut et court un vieux Noir sans défense. Alors elle rameute le ban et l’arrière-ban de tous ceux qui vivent sur la plantation, même ceux qui résident à quelques kilomètres de là.

Lorsque le Sheriff arrive, il est confronté à une vingtaine de vieillards, tous armés d’un fusil calibre 12, comme celui de Mathu, et ayant tous tirés des balles de 5. Candy s’accuse mais les autres aussi, chacun ayant sa propre explication pour justifier son présumé geste meurtrier. Ils entament chacun leurs récriminations, envers Beau et Fix en tête car tous ont eu à subir avanies, humiliations, vexations, mortifications dans leur chair et celle de leurs familles. Mapes sait pertinemment qu’on lui ment, mais il écoute car lui aussi redoute l’arrivée de Fix et peut-être le carnage qui pourrait s’ensuivre. Car tous ces vieux Noirs, s’ils possèdent un fusil, souvent pour aller à la chasse, ne s’en servent que rarement et loupent la plupart du temps leur gibier.

Mais quand d’anciens esclaves, habitués à courber l’échine devant les Blancs, à se laisser battre pour un oui ou pour un non, se révoltent, qu’ils se serrent les coudes, alors ils deviennent des Hommes et non plus du bétail, malgré ceux qui les considèrent toujours comme des moins que rien, ces Blancs qui veulent appliquer la loi de Lynch, à la rigueur les passer à la chaise électrique. Des personnes imbues de leur prétendue supériorité comme Luke Will qui va avec sa petite bande les défier à la place de Fix qui jette l’éponge sous les arguments de son jeune frère Gil qui à l’université s’est lié d’amitié avec Cal. Un Blanc et un Noir amis, jouant tous deux au football et qui s’entendent comme larrons en foire sur le terrain, si bien qu’ils ont été surnommés Poivre et Sel.

Dans Colère en Louisiane, ce sont quinze voix qui s’expriment, qui narrent les faits, de la fin de la matinée où tout se déclenche jusqu’au bout de la soirée qui voit son épilogue. Chacun raconte à sa façon, avec ses mots, avec ses tripes, ses rancunes, ses inimitiés, ses incertitudes, qu’il appartienne à un clan ou à un autre, les événements.

Les passions sont exacerbées, les haines se développent au grand jour, résurgence d’un chancre entretenu par le Klan encore aujourd’hui, ou soubresaut d’un animal en fin de vie. Mais tant qu’il restera un souffle, si minime soit-il, il se trouvera bien un quidam ou un homme politique, pour le réanimer et souffler sur les braises du racisme et de la ségrégation.

Ernest J. GAINES : Colère en Louisiane. Collection Piccolo n° 30. Editions Liana Levi. (A gathering of Old Men – 1983. Traduction de Michelle Herpe-Voslinsky). Réédition 2 mai 2019. 288 pages. 11,00€.

ISBN : 979-1034901562

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15 août 2019 4 15 /08 /août /2019 04:20

Il y a 70 ans, le 15 août 1949, sortait des imprimeries de la S.L.I.M., 37 boulevard de Strasbourg (Paris Xe) le premier titre de la collection Spécial Police du Fleuve Noir.

Jean BRUCE : Tu parles d’une ingénue !....

Tu parles d’une ingénue mettait en scène pour la première fois un héros récurrent qui connaîtra moult aventures, aussi bien au début dans la collection Spécial Police, puis dans la collection Espionnage du Fleuve Noir, enfin aux Presses de la Cité dans la collection Un mystère avant de continuer dans la collection Jean Bruce Espionnage, toujours aux Presses de la cité.

Ce héros a pour nom Hubert Bonisseur de la Bath, plus connu sous son matricule d’agent des services secrets américains de OSS117. Héros de romans, 88 au total sous la plume de Jean Bruce, et à la mort de celui ci dans un accident de voiture le 26 mars 1963, par sa femme Josette Bruce aidée par un collectif de romanciers pour 143 volumes, et enfin sous la signature de François et Martine Bruce pour 24 nouvelles aventures, mais aussi de nombreux films dès les années 1957.

Le premier film a été réalisé par Jean Sacha sous le titre de OSS117 n’est pas mort avec Yvan Desny dans le rôle principal. Puis ce sera tour d’André Hunebelle de prendre la relève de 1963 à 1968 pour cinq titres. OSS117 est alors interprété successivement par Kerwin Matthews, Frédéric Strafford et John Gavin. Enfin Michel Hazanavicius en réalisera 2 en 2006 et 2009 avec Jean Dujardin dans le rôle titre.

Lequel de ces comédiens s’approche le plus physiquement du personnage de fiction ? Le mieux est peut-être de reprendre la description qu’en fait l’auteur dans ce premier roman :

 

Hubert Bonisseur de la Bath était vraiment un phénomène. De nationalité américaine, il était de lointaine descendance française. Héritier de traditions jalousement conservées, il faisait très « vieille France » et n’avait pas du tout le genre américain. Mais sous des apparences d’amabilité et de nonchalance, Hubert dissimulait une terrible personnalité. Son intelligence, très vive, était lucide et froide comme une lame d’acier. Doué d’une facilité d’adaptation véritablement extraordinaire, il était toujours dans le ton quel que soient la situation et le lieu. Son flegme était souvent exaspérant, il le savait et en usait à bon escient. C’était avant tout un homme d’action. Ses nerfs d’acier et une absence totale de scrupules faisaient de lui un adversaire particulièrement redoutable. Il menait toujours le jeu sans ménagement et avec une brutalité désirable. Hubert était un dur, Pierre ne lui connaissait qu’une faiblesse : c’était son penchant immodéré pour les jolies femmes.

En 1943, Hubert Bonisseur de la Bath, qui appartenait aux services de renseignements de l’Armé américaine, avait été parachuté en France pour y remplir une mission extrêmement dangereuse. Sa parfaite connaissance de la langue et des coutumes du pays, qui avait été le berceau de sa famille, le désignait particulièrement pour y opérer. Pierre qui commandait un réseau de résistance, l’avait connu à ce moment là. Il lui avait prêté son appui. Les deux hommes étaient faits pour d’entendre. Les dangers courus ensemble avaient scellé d’une solide estime mutuelle une amitié qui n’avait cessé depuis lors de s’épanouir.

Hubert Bonisseur de la Bath descendit le premier [de l’avion]. Pierre remarqua tout de suite qu’il n’avait pas changé physiquement. Il était grand et svelte. Ses cheveux châtain clair. Il portait toujours une abondante moustache, très R.A.F., qui n’était là, pensait Pierre, que pour détourner l’attention de ses yeux bleu métallique au regard perçant.

Jean BRUCE : Tu parles d’une ingénue !....

Hubert Bonisseur de la Bath est donc le prototype idéal de l’agent secret et il fera de très nombreux émules dans la collection Espionnage du Fleuve Noir et d’ailleurs. Le résumé de ce roman se fera, si j’ai le temps et le courage, ultérieurement.

 

La collection Spécial Police fort prisée des collectionneurs pour les couvertures signées Gourdon terminera sa carrière en 1987 avec le numéro 2075 par un titre prémonitoire de Michel Quint : Bella Ciao !

 

Jean BRUCE : Tu parles d’une ingénue !....

Jean BRUCE : Tu parles d’une ingénue !.... Collection Spécial Police N°1. Editions Fleuve Noir. Parution Août 1949. 224 pages.

Réédité sous le titre de Ici OSS 117 dans la collection Espionnage du Fleuve Noir N°103. Parution 1956.

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