Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 08:37
Jeremiah HEALY : Fugue pour un surdoué

Elle était difficile

Mais on l'aimait quand même

La fugue d'autrefois

Qu'on jouait tous les trois..

Jeremiah HEALY : Fugue pour un surdoué

Dans ce roman de facture classique, faisons la connaissance d'un nouveau détective privé, John Cuddy, au chômage et veuf.

Il doit effectuer une enquête de routine puisqu'il est engagé par une vieille dame afin de retrouver son petit-fils Stephen, un enfant surdoué, qui a disparu.

Kidnapping ? Fugue ? Tout penche en faveur de la seconde solution.

Mais pourquoi le mère de l'enfant, juge d'instruction, et la police municipale du petit village de Meade mettent-ils tout en œuvre pour écarter de leurs jambes ce pauvre détective privé ? Les bâtons dans les roues, les peaux de banane ne manquent pas.

 

Livre alerte et émouvant, sans violence inutile, à l'humour subtil, tel est cette Fugue pour un surdoué. Un bon roman classique mais qui n'aura pas de suite puisque c'est l'unique ouvrage publié en France de cet auteur qui possède à son actif une vingtaine de romans et un grand nombre de nouvelles dont certaines ont été traduites dans divers recueils collectifs dans les années 80.

Né le 15 mai 1948 dans le New-Jersey, Jeremiah Healy est décédé le 14 août 2014 en Floride.

Il s'interrompit pour tirer de façon obscène sur un cigare qui semblait aussi adapté à la morphologie humaine qu'une crotte de Saint-Bernard.

Jeremiah HEALY : Fugue pour un surdoué (Blunt Darts - 1984. Traduction de Michel Deutsch). Série Noire N°2012. Parution juillet 1985. 256 pages. 5,55€.

Partager cet article
Repost0
19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 10:02
Marc VILLARD : Le sentier de la guerre.

Heureusement que ce n'est qu'un sentier ! Si cela avait été une autoroute...

Marc VILLARD : Le sentier de la guerre.

Pourquoi une jeune femme, muette et apparemment amnésique, a-t-elle tenté de braquer un grand magasin, prenant des otages à l'aide d'une arme plastique, et se rend auprès des forces de l'ordre sans effusion de sang et sans remous ?

C'est ce que s'attachera à trouver le jeune journaliste pigiste grouillot et homme à tout faire dans un journal du week-end.

De Paris en province, auprès d'une communauté dont les liens sont assez lâches, en passant par la Gironde, il enquête sur le passé de cette femme qui l'attire, le fascine peu à peu.

Sous le prétexte de lui consacrer un livre, il recherche parmi les différents témoignages, parfois contradictoires, de ses interlocuteurs, à cerner la personnalité de celle dont inconsciemment il s'st pris d'affection.

 

Quête désespérée de l'espoir, ou espoir nimbé de pessimisme, telle est la toile de fond de ce court roman de Marc Villard, qui excelle dans le minimaliste. Mais ne faut-il pas s'en étonner lui dont l'œuvre est surtout composée de nouvelles.

Marc VILLARD : Le sentier de la guerre. Série Noire N°2020. Parution octobre 1985. 160 pages.

Partager cet article
Repost0
18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 09:14
Teri WHITE : Un trio sans espoir

Le tiercé perdant...

Teri WHITE : Un trio sans espoir

Mac a connu Johnny au Vietnam.

Il l'a pris sous son aile, le protégeant des autres et de lui-même. Entre eux s'est instaurée une amitié bourrue.

Johnny est un peu branque, un peu bargeot, les séquelles de la guerre sans aucun doute.

Mac n'a jamais voulu confier Johnny à des psychiatres, ou à un hôpital, cela lui rappelle trop de mauvais souvenirs familiaux. C'est un joueur invétéré et les pertes qu'il subit au jeu, aux cartes, n'entament en rien la confiance que lui voue Johnny. Celui-ci ferait tout pour garder intacte l'amitié de Mac.

Ils forment un drôle de couple qui bientôt aura à sa poursuite Simon, un flic qui abandonne tout, femme, enfants, maison, pour venger le meurtre de son collègue et ami que Johnny a tué dans le cadre d'une mission exigée par l'Organisation. En effet les deux hommes sont devenus, à la suite d'un vol, des encaisseurs et des tueurs à la solde du roi des jeux clandestins new-yorkais.

Mac prenant en charge Johnny, lui prodiguant conseils, ayant parfois envie de le quitter mais n'allant jamais bien loin dans l'exécution de cette séparation.

Un homme veillant sur les faits et gestes de son compagnon quelque peu perturbé, qui tuerai père et mère pour faire plaisir à son protecteur, cela fait irrésistiblement penser à cette très belle histoire de John Steinbeck : Des souris et des hommes.

Une analogie frappante même si au lieu de se dérouler en campagne cette histoire d'amitié virile avec toutefois une consonance homosexuelle, a pour cadre la ville, ses tripots et ses hôtels minables.

Ce roman a été porté au cinéma par Jacques Audiard en 1994 sous le titre Regarde les hommes tomber, avec Jean-Louis Trintignant, Mathieu Kassovitz et Jean Yanne.

Teri WHITE : Un trio sans espoir

Teri WHITE : Un trio sans espoir (Triangle - 1982. Traduction France-Marie Watkins). Série Noire N°2191. Parution juin 1989. 320 pages.

Partager cet article
Repost0
17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 08:22
Jean-Bernard POUY : Suzanne et les ringards.

Elle n'a que l'embarras du choix !

Jean-Bernard POUY : Suzanne et les ringards.

Jean-Bernard Pouy se déchaîne dans la poésie, le plaisir d’écrire supplantant parfois l'histoire.

Pourtant en refermant le livre on s’aperçoit qu'il renferme une histoire et que si divagation il y a, elle est fort bien orchestrée.

Poésie et absurdité se mélangent; poésie de l'imaginaire et absurdité de la réalité. Imbrication d'un mythe et de l'envers d'un décor que peu de personnes connaissent.

 

Le personnage central, chauffeur et garde du corps d’un groupe rock est déjà à lui tout seul un poème, haut en couleur, ne serait-ce que physiquement. Les musiciens de ce groupe, pour s'éclater et s’affirmer ont besoin de drogue et de femmes. Soit l'une soit l’autre, soit les deux, et lorsque le drame éclate, le meurtre d’une groupie, Dumbo, surnom irrévérencieux donné à notre héros, Dumbo aura toutes les peines du monde à comprendre les raisons de cet accident.

Il se trouvera mêlé, à son corps défendant, à une sombre machination cinématographique.

Une histoire en deux temps se recoupant dans les coulisses d'un monde souvent exploité mais jamais d’une façon si humaine.

Jean-Bernard Pouy a écrit un polar certes, mais surtout il s'est ingénié à décrire une tranche de vie et si beaucoup d'amour se dégage de ce roman, cela reste un polar et non une bluette à l'eau de rose.

Réédition Folio Policier N°184. Parution novembre 2000. 192 pages. 5,80€.

Réédition Folio Policier N°184. Parution novembre 2000. 192 pages. 5,80€.

Jean-Bernard POUY : Suzanne et les ringards. Série Noire N°2013. Parution juillet 1985. 192 pages.

Partager cet article
Repost0
16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 12:46
David GOODIS : Tirez sur le pianiste

Et dire qu'il parait que la musique adoucit les mœurs !

David GOODIS : Tirez sur le pianiste

Poursuivi par des truands, Turley se réfugie dans un bar dans lequel son frère Eddie, qu’il n’a pas vu depuis sept ans, joue du piano.

Grâce à la complicité de celui-ci, il arrive à fausser compagnie à ses poursuivants. A la fin de la soirée, Eddie, complètement fauché paye avec ses derniers cents un repas à Léna la serveuse.

Rentré dans sa chambre glacée, il reçoit la visite amicale de Clarisse, une prostituée au grand cœur qui vit dans le même immeuble que lui. Le lendemain il repère la voiture des truands toujours à la recherche de son frère. Deux hommes l’abordent dans la rue et l’obligent à monter dans le véhicule ainsi que Léna qui passait par hasard.

A un carrefour, Léna et Eddie parviennent à fausser compagnie à leurs ravisseurs. La serveuse aimerait connaître les raisons de cet enlèvement et devant les réticences de son compagnon l’appelle par son nom : Edward Webster Lynn. Le pianiste qui croyait avoir su préserver son identité revoit en pensée son enfance et tout ce qui l’a conduit à sa déchéance actuelle.

 

Tirez sur le pianiste est le roman type de l’univers goodisien : la déchéance physique et morale d’un homme qui grâce à une femme essaiera de sortir du cloaque dans lequel il s’enfonce, mais retombe dans la fange à cause de son passé.

Le désespoir est toujours au bout du voyage, même si certaines lueurs laissent supposer un épilogue optimiste.

Ce roman a été adapté au cinéma par François Truffaut en 1960 avec pour interprètes principaux l’étonnant Charles Aznavour, les magnifiques Marie Dubois et Michèle Mercier.

David Goodis, écrivain mythique longtemps méconnu a obtenu une certaine notoriété en France non pas grâce à son talent mais par le biais des adaptations de ses œuvres au cinéma comme La lune dans le caniveau par Jean-Jacques Beneix avec Gérard Depardieu et Nastassja Kinski, Rue Barbare (adapté de son roman éponyme également titré Epaves) par Gilles Béhat avec Bernard Giraudeau et Bernard-Pierre Donadieu ou encore Descente aux enfers de Francis Girod avec Claude Brasseur et Sophie Marceau.

Maintenant, à trente-deux ans, elle était toujours acrobate, mais pas sur scène. ça se passait à l'horizontale, sur un matelas, moyennant la somme de trois dollars la performance.

Collection Carré Noir N°85. Octobre 1972.

Collection Carré Noir N°85. Octobre 1972.

Collection Folio N°2375. Mai 1992.

Collection Folio N°2375. Mai 1992.

Collection Folio Policier N°224. Septembre 2001. 3,00€.

Collection Folio Policier N°224. Septembre 2001. 3,00€.

David GOODIS : Tirez sur le pianiste (Down there - 1956. Traduction de Chantal Wourgaft). Série Noire N°379. Parution juillet 1957. Réimpression mai 1996.

Partager cet article
Repost0
15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 08:28
Hervé LE CORRE : La douleur des morts.

Lorsque le Minitel rose remplaçait les souteneurs...

Hervé LE CORRE : La douleur des morts.

Ce roman date de 1990, et bien évidemment les technologies ont beaucoup évoluées. Mais ce n'est pas pour autant que le roman a vieilli.

Il fallait s'y attendre ! Le minitel, source de renseignements précieux pour utilisateurs sérieux, sait se transformer lorsque le besoin s'en fait sentir en lupanar rose et cercueil noir.

Le frotti-frotta des dancings du samedi soir, le clin d'œil aguicheur, la mèche rebelle et le bouquet de fleurs trempant dans un verre de whisky, démodés tout cela. Maintenant la drague s'effectue par clavier interposé. Fantasmes en tous genres, anonymat garanti.

Un univers que ne soupçonnait pas Louis Lorenzo, employé aux impôts à Bordeaux, et qu'il découvre avec horreur, consternation, colère et révolte lors de la mort assassine de sa fille.

Une enfant de plus de vingt ans qu'il rencontrait épisodiquement, qu'il ne connaissait pas vraiment, et qui n'était plus tout à fait celle qu'il croyait. Une déception et une rogne incontrôlable minent cet homme près de la retraite. Et peut-on se fier vraiment à la police, peut-on dévoiler au grand jour des faits inavouables, des secrets sur la turpitude d'une enfant trop vite grandie et peut-être pas assez aimée.

Non, le tueur, le sadique, c'est lui, Louis Lorenzo, qui va le traquer dans les arcanes d'un 36-15 lubrique. Sa vengeance, elle lui appartient, et les flics, qu'ils aillent chercher ailleurs, mais sans lui.

 

Premier roman d'Hervé Le Corre, La douleur des morts serait une réussite s'il n'y avait pas certains dérapages, certaines petites outrances qui font désordre comme des chiures de diptères sur une glace récemment nettoyée. Mais ce n'est que mon avis que je partage avec moi-même.

Le personnage de Louis Lorenzo est attachant, lui qui se découvre père, plus après la mort de sa fille qu'avant, quand elle était vivante. Réagirions-nous si nous étions à la place de ce brave homme, de la manière qu'il le fait, c'est à dire mener son enquête en solitaire et dissimulant certains faits, certaines preuves matérielles à la police ? Peut-être sachant que chacun de nous en face de la loi est un coupable en puissance, ou se conduit, réagit comme tel. Pourtant il faut une sacrée dose de courage pour ne pas abandonner en cours de route.

Un roman noir digne des maîtres américains, orfèvres en la matière, et qui s'inscrit en tant que tel dans la lignée de la Série Noire, renouvelant le genre tout en en gardant les principes. L'homme solitaire face à un destin en trompe-l'œil, face à l'adversité et à la manipulation, et qui se surpasse, confronté à une situation révoltante qui le met directement en cause.

 

Hervé LE CORRE : La douleur des morts. Série Noire N°2231. Parution mai 1990. 224 pages.

Partager cet article
Repost0
14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 07:49
Mark Richard ZUBRO : Le faubourg du crime

Les centres-villes ne sont pas épargnés non plus !

Mark Richard ZUBRO : Le faubourg du crime

Découvrir au petit matin le cadavre d'un collègue dans une classe qui bientôt sera envahie par les élèves, telle est la mauvaise surprise qui attend Tom Mason, professeur dans une université de la banlieue de Chicago.

Et ce n'est pas parce qu'il n'était pas aimé, aussi bien par les étudiants que par le corps enseignant, qu'il fallait supprimer Jim Evans.

Tom Mason qui, à juste titre, a peur de se voir accusé par la police, décide d'enquêter pour son propre compte en compagnie de son ami Scott Carpenter, célèbre joueur professionnel de base-ball.

Et ce que vont découvrir les deux amis n'est guère ragoutant. Entre masculin, prostitution d'enfants, trafic de films pornos.

Une enquête à mener avec doigté, car Tom Mason ne désire pas que son entourage découvre qu'il est homosexuel et qu'il passe le meilleur de son temps libre avec un sportif adulé des jeunes.

 

Sur l'homosexualité Joseph Hansen avait déjà écrit quelques bons romans, mais également d'autres auteurs. Je ne voudrais pas dire que ce roman est une innovation mais une pierre de plus apportée à l'édifice de la reconnaissance des joutes amoureuses masculines;

Un peu comme un plaidoyer tout en dénonçant les profiteurs, les maquereaux, les introvertis, et tous ceux qui utilisent le sexe et ses prétendues déviations à des fins mercantiles dégradantes.

Dommage que ce roman comptent quelques longueurs qui nuisent à l'intérêt de cet ouvrage, l'action policière se trouvant noyée, presque reléguée comme un prétexte, un alibi.

Mark Richard ZUBRO : Le faubourg du crime (A simple suburban murder - 1989. Traduction de Hugh Vier). Série Noire N°2234. Parution juin 1990. 288 pages. 7,80€.

Partager cet article
Repost0
13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 08:53
Loren D. ESTLEMAN : La soutane en plomb

Attention au saturnisme...

Loren D. ESTLEMAN : La soutane en plomb

Qu'un religieux rende visite à une prostituée, cela peut se concevoir, se comprendre.

Il agit sûrement dans un but humanitaire, afin de permettre à la pécheresse de sortir de la fange dans laquelle elle s'enfonce inexorablement.

Mais que ce religieux décède dans la chambre de la belle de nuit, qui plus est dans les draps de celle-ci, cela prend des tournures sacrilèges. Surtout éviter le scandale.

Les voies du seigneur sont impénétrables, contrairement à celles de la jeune marchande de plaisir.

Ralph Poteet, détective privé, astucieux, rusé, porté sur la bouteille, toujours en manque de fonds, caricature de la profession, est réveillé à deux heures du matin par sa voisine qui vit de ses charmes, un curé ayant rendu le dernier souffle dans son lit. Pour une poignée de dollars Ralph accepte de l'aider à sortir de cette situation plutôt compromettante, aussi bine pour elle que pour l'évêché, et prévient les autorités compétentes en la matière, c'est à dire les représentants de... la religion.

Mais Ralph aurait mieux fait de faire la sourde oreille car l'appât du gain plus quelques indélicatesses, telle prendre en photo le religieux dans le lit de la belle, vont lui occasionner toutes sortes d'ennuis de la part de la police et de bras musclé de l'évêché, ennuis allant même jusqu'à la tentative de meurtre.

Il faudra tout le sens de la débrouillardise et son amour de la vie pour que Ralph Poteet mène à bien cette enquête dans laquelle l'humour et le talent de Loren D. Estleman s'expriment totalement, évitant le graveleux et le blasphématoire.

 

Loren D. ESTLEMAN : La soutane en plomb.(Peeper - 1989. Traduction de Rosine Fitzgerald). Série Noire N°2229. Parution mai 1990. 288 pages. 7,80€.

Partager cet article
Repost0
12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 09:15
Marvin ALBERT : Quel sac d'embrouilles !

Certains disent plus couramment un sac de nœuds !

Marvin ALBERT : Quel sac d'embrouilles !

Dans ce premier roman mettant en scène Pierre-Ange Sawyer, nous faisons la connaissance de ce détective privé mi-américain par son père, tué pendant la Seconde Guerre Mondiale, et mi-français par sa mère ancienne résistante.

Contrairement aux détectives apparus dans les années 1980, Pierre-Ange n'est affligé d'aucune tare physique ou d'aucune diminution.

 

Attablé dans un café de la rue des Rosiers à Paris, notre héros est le témoin d'un attentat alors qu'il surveillait l'appartement d'une jeune fille qui néglige de donner de ses nouvelles à ses parents inquiets.

Lancé aux trousses des terroristes, son enquête le mènera de la Côte d'Azur à Reims, en passant par Paris et lui donnera l'occasion de faire la connaissance d'anciens collabos. De se poser également quelques questions du genre :

Comment peut-on trouver des gauchistes et des néo-nazis dans le même groupe de terroristes ?

 

Quel sac d'embrouilles est un roman sérieux et fort bien documenté sur certains aspects de la France profonde, notamment sa gastronomie, son histoire ou encore en œnologie. Ce qui est normal puisque, à l'époque de la parution du roman, Marvin Albert vivait depuis de très nombreuses années sur la Côte d'Azur avec sa compagne l'artiste peintre Xénia Klar.

 

Marvin Albert, qui a signé sous divers pseudonymes dont Anthony Rome, Al Conroy, Nick Quarry, a également écrit les adaptations de certains de ses romans à l'écran, dont Violence à Jéricho en 1967, film d'Arnold Laven avec Georges Peppard et Dean Martin dans les principaux rôles, ou encore La femme en ciment de Gordon Douglas avec Franck Sinatra et Raquel Welsh en 1968.

Mais il a également romancé les scénarii des films suivants : La Panthère rose, La plus grande course autour du monde, ou encore What's new Pussy' cat.

 

Marvin ALBERT : Quel sac d'embrouilles ! (Stone Angel - 1986. Traduction de Paul Kinnet). Série Noire N°2097. Parution juin 1987. 288 pages. 6,05€.

Partager cet article
Repost0
11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 07:18
Joseph BIALOT : Un violon pour Mozart.

Renaud chantait Dans mon HLM, un titre qui aurait très bien pu convenir à ce roman.

Joseph BIALOT : Un violon pour Mozart.

Sauf que... les personnages n'habitent pas dans une HLM mais un immeuble, une résidence du 16e arrondissement parisien. Passy pour être plus précis.

Et dans cet immeuble vit un microcosme sociologique type qui comprend un cambiste travaillant chez un agent de change, Pierre Buisson, sa femme Solange et leur fils; un statisticien dans une compagnie d'assurances, Fabien Lévident, et sa femme Juliette, ravissante jeune femme dont on aimerait être le Roméo; une célibataire, Jacqueline Maillard, directrice d'une galerie de tableaux. Voici pour le haut de gamme.

Au 6e étage, dans ce que l'on désigne plus communément les chambres de bonne, vivent en plus ou moins bonne harmonie : Neurone, un professeur en congés sans solde; Levrault, contrôleur à la SNCF; Ophélie, étudiante en psycho et qui s'intéresse à tout, surtout au rôle des relations épidermiques dans l'avenir de la société en général et de son portefeuilles en particulier; Ahmed, musulman bon teint buveur de vin et mangeur de cochon; Manolo, le concierge et sa femme dont la reconnaissance envers les exploits matrimoniaux de son homme s'exprime de façon plutôt expansive.

Enfin le narrateur, Didier Valois, comédien dont le théâtre attitré ne manque pas de figurants : l'ANPE, ancien nom de Pôle-Emploi.

Plus quelques autres personnages afin de garnir la galerie.

Fabien Lévident s'il accepte, à contrecœur, de voir son nom figurer sur la pierre tombale de ses parents, n'est plus d'accord lorsqu'il découvre dans le journal son propre avis de décès. Jacqueline Maillard, elle, ne se pose pas ce genre de questions. Pourtant elle aurait dû. Elle est retrouvée assassinée au pied de l'immeuble. Quant à Juliette, elle échappe de peu à la mort par accident de voiture sur l'autoroute du Nord.

Didier Valois enquête et découvre que l'accident était prémédité. Une enquête qui le mènera dans le monde des faussaires en tableaux anciens, à graviter dans la résurgence de l'Extrême-droite et même en Dordogne, où les cochons sont plus nombreux que les truffes.

 

Joseph Bialot, venu tard à la littérature puisqu'il signa son premier roman à cinquante-cinq ans, ce qui ne l'empêcha pas de rafler pour ce coup d'essai, transformé en coup de maître, le Grand Prix de Littérature Policière en 1978 avec Le salon du prêt à saigner, Joseph Bialot est bourré de talent et d'humour, parfois corrosif.

Ne serait-ce que pour la lecture des deux premiers chapitres, je vous conseille de vous procurer ce roman. D'abord la mise en scène des personnages sort de l'ordinaire, ensuite une digression fort jubilatoire qui ne manque pas d'intérêt sur les arcanes de la Bourse, font de ce livre un petit joyau à l'humour décapant.

 

Joseph BIALOT : Un violon pour Mozart. Série Noire 2184. Parution mai 1989. 192 pages.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Lectures de l'Oncle Paul
  • : Bienvenue dans la petite revue de la littérature populaire d'avant-hier et d'hier. Chroniques de livres, portraits et entretiens, descriptions de personnages et de collections, de quoi ravir tout amateur curieux de cette forme littéraire parfois délaissée, à tort. Ce tableau a été réalisé par mon ami Roland Sadaune, artiste peintre, romancier, nouvelliste et cinéphile averti. Un grand merci à lui !
  • Contact

Recherche

Sites et bons coins remarquables