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10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 13:03
MARIE & JOSEPH : La mine d'or de Taphalescha.

C'est ce qu'on appelle avoir une bonne mine !

MARIE & JOSEPH : La mine d'or de Taphalescha.

Il était une fois... un paisible village au nom poétique et exotique de Taphalescha.

Sauf que ce village n'est pas si paisible et que l'exotisme ne tient que dans son appellation puisque cette bourgade est nichée au cœur du Plateau de Millevaches, quelque part dans la France profonde.

C'est là-bas que Marc est allé trouver refuge, soi-disant l'inspiration et matière à un nouveau roman, et qu'il a trouvé la mort. Accidentellement paraît-il.

Simon Rouverin, son frère jumeau, convoqué par le notaire, s'entiche du coin et décide de vivre quelques temps dans la maison du frère. Les surprises ne manquent pas dans ce trou perdu. D'abord son jumeau apparemment aurait fait amende honorable, devenant aimable et serviable avec les habitants, ce qui n'était guère dans ses habitudes.

Ensuite rôde une légende qui s'avère être une réalité : l'existence d'une mine d'or. Enfin certains bruits courent, colportés par des personnes légèrement dérangées mentalement, déniées par d'autres, supposées saines d'esprit.

Marc ne serait pas mort accidentellement mais bel et bien assassiné, sous l'influence d'un étrange personnage nommé Shénandoah. Une espèce de fantôme, de revenante. Des supputations étayées par celle qui était la compagne de Marc.

Simon, poussé par celle-ci, décide de démêler le vrai du faux, non sans difficulté. A signaler l'étrange comportement du facteur, pardon, du préposé à la distribution du courrier, un homme au rôle ambigu, serviable tout en étant tenace, angoissant, violent.

 

Dans ce nouveau roman de Marie et Joseph, le blues y est pratiquement inexistant, à l'inverse de leur production habituelle. Leurs personnages évoluent dans une ambiance quasi fantastique et le lecteur lui-même est envoûté, aussi bien par la façon qu'ils ont de développer l'intrigue que dans leur manière d'écrire.

Un tournant peut-être pour ces écrivains qui étonnent et proposent leur propre style.

Une nouvelle réussite à l'actif de Marie et Joseph, des auteurs extrêmement fascinants et gentils avec lesquels j'avais eu l'occasion de converser lors d'un salon du livre au Mans en 1988.

 

Curiosité :

Pierre Mezinski, alias Joseph du couple Marie et Joseph a écrit en solo un roman intitulé : Simon Rouverin, le forçat du canal, homonyme du personnage principal La mine d'or de Taphalescha. Ce roman a été publié chez Calmann-Lévy en 1994, un ouvrage historique mettant en scène deux cents forçats lors de la construction du canal du Berry.

 

MARIE & JOSEPH : La mine d'or de Taphalescha. Série Noire N°2178. Parution avril 1989. 192 pages. 6,05€.

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 11:08
Bill PRONZINI : Le carcan

Le Nameless n'est pas Houdini !

Bill PRONZINI : Le carcan

Inévitablement dans la profession de détective privé, on s'attire bien des inimitiés.

Pour quelles raisons et par qui le Nameless, qui songeait sérieusement à prendre sa retraite, s'est-il fait enlever et mettre aux fers dans une cabane abandonnée, loin de toute habitation ?

Des questions qu'il va pouvoir cogiter en toute tranquillité, enchaîné qu'il est et n'ayant d'autres activités que le recours à la gymnastique pour se réchauffer.

Faut dire qu'en pleine forêt, à quelques jours de Noël; il n'a guère d'occupations. Heureusement, il possède des vivres, mais il faut savoir rester raisonnable et économiser les provisions.

En réalité, le seul point important dans cette affaire, c'est comment arriver à ôter cette chaîne qui le retient prisonnier, après il avisera. Suffit d'avoir la volonté, le moral, et cette espèce d'exaltation qui ferait renverser des montagnes par un manchot.

 

Un excellent, roman, peut-être le meilleur que Bill Pronzini ait écrit depuis quelques années, dans lequel l'horreur, l'angoisse, le suspense, la quête se trouvent intimement mêlés.

Plus que l'enquête et les motivations de celui qui séquestre le Nameless, ce sont les différents stades par lesquels passent celui-ci qui font l'intérêt du roman. Perplexité, colère, angoisse, découragement, peur, fébrilité, accablement, espoir, attente, joie, habitent tour à tour le Nameless.

Conseillé à tous ceux qui ne connaissent pas encore Bill Pronzini. Quant aux autres, nul doute qu'ils n'auront pas attendu mon avis pour se le procurer. Cerise sur le clafoutis, ce livre est toujours disponible sur le site de la Série Noire.

 

Bill PRONZINI : Le carcan (Shackles - 1988. Traduction de Noël Chassériau). Série Noire N°2181. Parution avril 1989. 288 pages. 7,10€.

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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 09:55
Stuart KAMINSKY : Le poids des morts

Pèse plus lourd que celui des vivants ?

Stuart KAMINSKY : Le poids des morts

Los Angeles, septembre 1942. Toby Peters, malgré toutes les enquêtes effectuées pour le compte d'éminentes personnalités américaines, gravitant aussi bien dans le monde cinématographique que politique, Toby Peters tire toujours le diable par la queue.

Mais si sur le plan financier ce n'est pas la joie, le bouche à oreille marche bien, et Peters se retrouve rarement au chômage. La nouvelle mission confiée à notre détective privé est simple. Il doit retrouver un porte-documents contenant des documents confidentiels, de l'argent et quelques lettres compromettantes. Simple à comprendre, mais plus difficile à réaliser.

Surtout lorsque c'est le général Douglas MacArthur qui vous la confie, alors qu'il passe quelques jours incognito sur la côte californienne tandis que la bataille fait rage dans le Pacifique. Une mission secrète, comme tout ce qui est confié à un détective je suis d'accord, mais de plus l'avenir des Etats-Unis en dépend.

Et l'avenir des Etats-Unis, le général MacArthur n'est pas le seul à vouloir s'en préoccuper. Un richissime illuminé possède lui aussi ses idées sur la question, totalement différentes bien entendu de celles du général, et elles ne sont pas tristes.

Enfin je me comprends, car si ce trublion à qui il ne manque que la camisole parvenait à ses fins, tout ne serait pas rose et tout n'irait pas pour le mieux dans le meilleur des mondes. Mais j'extrapole.

Toby Peters se trouve un fameux partenaire en la personne de Dashiell Hammett lui-même, qui, se souvenant de certains trucs utilisés lorsqu'il travaillait à la Pinkerton, sauve souvent la mise à Peters et l'aide dans ses démarches.

Savoureuse également la participation involontaire d'un chat qui adopte définitivement semble-t-il notre détective.

 

La tendance actuelle (lors de la sortie du roman, je précise) dans bon nombre de romans policiers américains, est à l'introspection, au délayage, aux digressions plus ou moins soporifiques. Dans Le poids des morts, c'est tout le contraire.

Mené à un train d'enfer, avec une touche humoristique même lorsque le héros est dans de sales draps, voici un roman qui décoiffe et l'on se demande parfois où commence la fiction et où se termine le réel, le vécu.

Avec Stuart Kaminsky vous oubliez la grisaille du temps.

 

Stuart KAMINSKY : Le poids des morts (Buried Caesars - 1989. Traduction Paul Kinnet). Série Noire N°2223. Parution mars 1990. 256 pages. 7,80€.

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 08:06
Elmore LEONARD : Monsieur Majestyk

Les melons de la colère !

Elmore LEONARD : Monsieur Majestyk

Faire pousser des melons, c'est bien, encore faut-il les récolter lorsqu'ils sont mûrs.

Et pour les cueillir, il faut embaucher des extras, des saisonniers, et ce ne sont pas les prétendants qui manquent.

Pensez donc, on est en Californie et là comme ailleurs, les chômeurs, les immigrés, Mexicains pour la plupart, rappliquent en masse à l'idée de pouvoir gagner un peu d'argent.

Mais Majestyk, cultivateur et ancien du Vietnam n'aime pas qu'on lui force la main. Ses employés, c'est lui qui les choisit, et ce n'est pas une espèce de petit loubard à la manque qui va lui imposer ses traîne-savates.

Evidemment les choses s'enveniment et Majestyk se retrouve à l'ombre à cause de quelques coups échangés.

Majestyk en prison, qui va faire son travail ? Qui va surveiller ses ouvriers agricoles ?

Emmené en fourgon cellulaire en compagnie d'un dangereux récidiviste, Franck Renda, il profite d'une attaque du dit fourgon par les amis du bandit pour s'évader, tout en jouant un mauvais tour à Renda.

Du coup tout le monde ou presque lui en veut et sa récolte de melons est fort compromise. Après les raisins voici les melons de la colère !

 

Monsieur Majestyk est l'adaptation du scénario qu'écrivit Elmore Leonard pour le film éponyme réalisé par Richard Fleisher en 1973 avec Charles Bronson dans le rôle principal.

Mi policier, mi western, Monsieur Majestyk est un très bon roman, solide, et si l'histoire d'un homme seul pris entre deux feux, les gangsters et la police, n'est pas nouvelle, on se pique toutefois au jeu.

Beaucoup d'action, un peu de bons sentiments, une idylle, il faut peu de choses parfois pour construire une bonne intrigue, surtout si l'auteur a du talent et du métier.

Elmore LEONARD : Monsieur Majestyk (Mr. Majestyk - 1974. Traduction de Rosine Firzgerald). Série Noire N°2189. Parution juin 1989. 224 pages. 6,65€.

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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 09:46
Thomas H. COOK : Qu’est-ce que tu t’imagines ?

Pas grand chose, et vous ?

Thomas H. COOK : Qu’est-ce que tu t’imagines ?

La découverte du corps d’une jeune fille dans un terrain vague d’Atlanta redonne du sens à la vie de Franck Clemons, un bon flic devenu alcoolique depuis le suicide de sa fille.

Et cette jeune morte, trop belle, trop jeune et trop riche semble s’être suicidée. Un meurtre déguisé selon les premières constatations, les observations de Franck. Lequel va s’atteler à la tâche et conduire cette enquête comme une affaire personnelle.

C’est lui, et son coéquipier Caleb, un vieux de la vieille, qui doivent découvrir l'identité du malfaisant, du coupable, du meurtrier. Lui et personne d’autre !

 

Une enquête qui va conduire Franck Clemons dans les milieux de la peinture (un milieu très prisé depuis quelques temps par les romanciers de romans noirs et de suspense) et l’amener à côtoyer des directeurs de galeries dédiées à l’art pictural pour le moins bizarres.

Une enquête dans laquelle il patauge, le passé de la jeune fille se révélant trouble. Une adolescente en butte à la dualité du blanc et du noir, du bien et du mal.

 

Thomas H. COOK : Qu’est-ce que tu t’imagines ? (Sacrificial Ground – 1988. traduction de Daniel Lemoine). Série Noire 2188. Parution juin 1989. 320 pages. 7,10€.

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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 08:54
Marc VILLARD : La dame est une traînée.

The lady is a tramp ?

Marc VILLARD : La dame est une traînée.

L'inspecteur Alex Pradal est devenu un paria aux yeux de certains de ses collègues.

Pensez-donc, un policier qui dénonce les malversations effectuées par d'autres policiers, cela ne se fait pas. Alors il est mis en quarantaine mais ce n'est pas pour cela qu'il va manquer de travail.

Un mystérieux personnage lui donne quatre dossiers à traiter et son attention est attirée par l'un d'eux. Il s'agit du décès d'un dénommé Ray Thompson. Accident, suicide, meurtre ?

Il existait bien un Noir Américain du même nom qui jouait du saxophone, mais s'agit-il du même personnage?

Alex Pradal, potier à ses heures perdues et fervent amateur de jazz, se penche sur ce dossier et s'aperçoit qu'il s'agit effectivement de celui auquel il pensait.

Cela l'amène à côtoyer des jazzmen, des admirateurs, des dealers également.

 

Ce court roman de Marc Villard, trop court à mon avis pour une fois, est peut-être le meilleur de sa production qui pourtant en compte déjà d'excellents. Je pense notamment à Rebelles dans la nuit.

Marc Villard s'attache dans ses romans à décrire les faits et gestes de marginaux, mais des marginaux somme toute sympathiques.

Un roman qui marie avec bonheur Jazz et Polar, et ce n'est pas pour rien que les festivals traitant de ces deux thèmes prolifèrent actuellement.

Chronique radiophonique rédigée en février 1989.

 

Marc VILLARD : La dame est une traînée. Série Noire N°2171. Parution février 1989. 192 pages. 6,05€.

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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 08:58
Mickey FRIEDMAN : Le miroir du Sphinx

Miroir, mon beau miroir...

Mickey FRIEDMAN : Le miroir du Sphinx

Spécialiste dans les potins mondains, style les Potins de la Commère, Georgia Lee Maxwell quitte le journal où elle assure une chronique, la Floride où elle vit entourée de trois soupirants, et ce à cause d'un coup de tête et d'un antagonisme flagrant avec l'une des pimbêches de la haute société.

Afin de changer d'air elle décide de s'installer à Paris, et de devenir correspondante d'un journal féminin. Son premier contact avec la capitale n'est guère folichon, mais volontaire elle veut s'incruster et parvenir à ses fins, c'est à dire être reconnue comme une correspondante hors pair.

Plutôt spécialisée dans des sujets aussi intéressants que les essais comparatifs entre les différentes friandises d'un chocolatier ou dans les soirées mondaines que dans les faits-divers, et à la recherche d'un papier rémunérateur, elle s'accroche aux basques d'un restaurateur de meubles anciens afin de visiter en sa compagnie le Musée Bellefroide.

Mal lui en prend car sitôt dans la place elle assiste à un cambriolage et à la mort sans sommations d'un gardien. Motif de ce vol avec mort d'homme : un miroir assez spécial qui aurait appartenu à Michel de Notre-Dame, plus connu sous le nom de Nostradamus, et dont il se serait servi pour établir ses prédictions, les fameuses Centuries.

Ayant un doigt dans l'engrenage, notre brave journaliste va se dépêtrer dans une enquête particulièrement complexe. Ce miroir dérobé intéresse beaucoup trop de monde.

 

Mickey Friedman à qui l'on doit La grande Roue de Brahma, un excellent roman policier exotique, pêche un peu par une abondance de détails parfois superflus.

Pourtant son livre, que je qualifierai d'essentiellement féminin si je n'avais pas peur de me faire agresser par des représentantes du MLF, se lit d'une traite. Allez comprendre cette contradiction ! J'ai essayé moi-même et n'ai pas réussi.

 

Mickey FRIEDMAN : Le miroir du Sphinx (Magic Mirror - 1988. Traduction de Paul Kinnet). Série Noire N°2170. Parution février 1989. 320 pages. 7,10€.

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 10:14
Patrick MOSCONI : Nuit Apache.

Un fidèle destrier nommé Scooter...

Patrick MOSCONI : Nuit Apache.

Un cri dans la nuit, un bruit de lutte, des silhouettes qui s'affrontent, ou qui sait, qui s'enlacent.

De sa fenêtre Henri Davezac, ex-enseignant reconverti dans l'écriture, tente de percer le mystère des ombres nocturnes, indécis et curieux.

Sur le trottoir, un corps allongé qu'Henri voudrait pouvoir aider. Mais il essuie un refus de la part de cette femme aux yeux clairs qui rampe vers une cabine téléphonique. Blessée, elle veut se débrouiller seule. Henri Davezac rentre chez lui, désemparé, gardant au fond du cœur cette image qui s'inscrit comme une marque au fer rouge.

Il lui faut percer le mystère de cette jeune femme, connaître le pourquoi de cette agression, l'aider si possible. Un fantôme qui devient réalité lorsqu'il découvre dans un journal le portrait de l'inconnue.

Henri se lance sur le sentier de la guerre, tel un Apache chevauchant son fougueux et ardent destrier, en l'occurrence un scooter. Sur le sentier de la guerre !

Henri ne pensait pas être si près de la réalité puisque la jeune femme s'appelle Salina Kader et que le nom de son père évoque de sulfureux souvenirs de la guerre d'Algérie et du FLN. Les années ont passé mais le souvenir demeure toujours aussi vivace dans l'esprit de certaines personnes. Et il y a de quoi devenir fou.

Les jeux de l'amour et de la folie pour Henri qui s'incruste dans la vie de Salina, malgré le refus, le rejet de celle-ci.

 

Patrick Mosconi trimbale la désespérance de son héros - héros est un bien grand mot - à la recherche d'une identité et d'un but dans la vie.

Un homme qui vit en solitaire, effaçant ses souvenirs à l'aide de tequila et de mezcal. L'intrusion de la jeune femme pourrait se transformer en détonateur, proposer comme une régénération, une seconde naissance à un homme qui a tendance à se conduire en zombi.

Sous une écriture bourrue, Patrick Mosconi recèle des trésors de sensibilité. Malheureusement pour nous lecteurs, il se fait rare.

 

Réédition FOLIO N° 2837. Parution mai 1996. 240 pages. 6,40€.

Réédition FOLIO N° 2837. Parution mai 1996. 240 pages. 6,40€.

Patrick MOSCONI : Nuit Apache. Série Noire n°2241. Parution août 1990. 192 pages. Réédition FOLIO N° 2837. Parution mai 1996. 240 pages. 6,40€.

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 06:22
Charles WILLIAMS : Je t'attends au tournant

Et ne dérape pas dans le virage !

Charles WILLIAMS : Je t'attends au tournant

Les éditeurs usent parfois de pratiques douteuses qui m'énervent. L'impression qu'ils prennent le lecteur pour un gogo. Prenons pour exemple le roman de Charles Williams Je t'attends au tournant.

Ce roman publié en 1955 sous le numéro 246 a bénéficié de rééditions dans les collections annexes de la Série Noire que furent Poche Noire et Carré Noir. Jusque là, rien de répréhensible. Mais, car il y a un mais, ce roman a bénéficié de ce qui aurait dû n'être qu'une réimpression lors de la sortie de l'adaptation cinématographique de Dennis Hopper en 1990 avec dans les rôles principaux Don Johnson, Virginia Madsen et Jennifer Connely. Pour les amateurs il s'agissait de Hot Spot.

Donc ce roman a été réédité en 1991 sous le numéro 2262, ce qui a pu induire des lecteurs en erreur, pensant qu'il s'agissait d'un inédit mais qui bénéficiait uniquement de la sortie en salle du film.

 

Intéressons-nous à l'histoire :

Harry Madox, un homme au passé mystérieux, arrive dans la petite ville de Taylor. Il se fait embaucher comme vendeur de voitures par George Harshaw, un homme qui vieillit dans le calme et la tranquillité.

Madox se sent immédiatement attiré par le charme de la belle Gloria Harper qui dirige un service de prêt non loin du garage où il travaille.

Il fait également une étonnante constatation : la chaleur provoque de nombreux incendies et tous les employés de la banque locale sont des pompiers volontaires.

Dolly, la femme du patron, jette son dévolu sur Madox et lorsque celui-ci dévalise la banque à la faveur d'un incendie, elle lui fournit un alibi.

Mais voilà, Madox tombe amoureux de la belle Gloria, ce qui ne plait pas du tout à Dolly. Et celle-ci n'aura de cesse, et par tous les moyens, de conquérir notre Madox bien empoisonné.

 

Charles Williams, qui s'est suicidé à bord de son bateau en avril 1975, est l'auteur des célèbres Fantasia chez les ploucs, Aux urnes les ploucs, et de bien d'autres ouvrages à redécouvrir comme La fille des collines, La mare aux diams ou encore De sang sur mer d'huile.

Réédition sous le numéro 2262 le 24 janvier 1991. 224 pages. 6,05€.

Réédition sous le numéro 2262 le 24 janvier 1991. 224 pages. 6,05€.

Réédition Poche Noire N°74. Parution janvier 1969. 192 pages.

Réédition Poche Noire N°74. Parution janvier 1969. 192 pages.

Réédition Carré Noir N°303. Parution mars 1979. 224 pages. 3,80€.

Réédition Carré Noir N°303. Parution mars 1979. 224 pages. 3,80€.

Charles WILLIAMS : Je t'attends au tournant (Hell Hath no Fury - 1953. Traduction de Bruno Martin). Série Noire n°246. Première parution 1955.

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 07:44
Stuart KAMINSKY : Le Nazi récalcitrant.

Pour tout Lorre du monde...

Stuart KAMINSKY : Le Nazi récalcitrant.

En cette nuit du 12 juin 1942, que fait donc Toby Peters, détective privé, surtout d'argent, dans la vitrine de la Victoire du magasin I. Magnin à Hollywood ?

Il se demande bien comment il va pouvoir se sortir d'une situation fort compromise. Il ne possède aucune échappatoire et deux terribles bergers allemands n'attendent qu'un faiblesse de sa part pour faire une dégustation gratuite de détective légèrement décati.

Cette situation inconfortable, il la doit en partie à Sheldon Minck, son copain dentiste qui lui sous-loue un placard à balais en guise de bureau. Ou plutôt à cause de la femme de celui-ci, Mildred, qui s'est fait la malle en compagnie de Peter Lorre, le célèbre acteur d'origine germanique.

En réalité il s'agit d'un faux Peter Lorre, un sosie qui joue dans un film de série Z. Mais ne voilà-t-il pas que ce faux Lorre se fait trucider en plein tournage. Toby Peters apprend même que d'autres imitateurs de Lorre subissent également des attentats, plus ou moins graves.

Ces faux Lorre ne sont-ils que des leurres face au vrai Lorre ?

Quoiqu'il en soit, le vrai Lorre embauche Peters pour le protéger et, si possible, découvrir le malfaisant. Peters, éternel fauché ne peut refuser quelques dollars de la part de Lorre même si ce n'est pas de l'or.

Mildred revenue au foyer conjugal, c'est Minck qui disparait, pris en otage, victime d'un chantage. Ou Peters arrête les frais ou Minck y passe. Cruel dilemme, n'est-ce pas ?

 

Le Nazi récalcitrant met en scène des personnages particulièrement savoureux, et c'est avec plaisir que l'on retrouve Toby Peters qui n'arrive pas à faire fortune, ni même à vivre décemment malgré les travaux qui lui sont proposés.

Dans cet épisode c'est à Peter Lorre qu'il rend service, mais auparavant il a réussi à sortir d'embarras les Marx Brothers, Errol Flynn, Judy Garland et quelques autres personnalités du monde cinématographique ainsi que Franklin Delanoë Roosevelt ou Einstein....

Quelque chose me dit d'ailleurs que dans le prochain épisode Peters sera embauché par le général Mac Arthur.

 

La malédiction du travailleur indépendant, soupira Higby; tu t'imposes des heures qui te feraient donner ta démission dans un boulot normal.

Stuart KAMINSKY : Le Nazi récalcitrant. (Think fast, Mr Peters - 1987. Traduction de Simone Hilling). Série Noire N°2174. Parution mars 1989. 288 pages.

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  • : Lectures de l'Oncle Paul
  • : Bienvenue dans la petite revue de la littérature populaire d'avant-hier et d'hier. Chroniques de livres, portraits et entretiens, descriptions de personnages et de collections, de quoi ravir tout amateur curieux de cette forme littéraire parfois délaissée, à tort. Ce tableau a été réalisé par mon ami Roland Sadaune, artiste peintre, romancier, nouvelliste et cinéphile averti. Un grand merci à lui !
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