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21 août 2017 1 21 /08 /août /2017 09:33

L'orgueil, un péché capital que certains prônent par intérêt...

Lawrence SANDERS : Chevaliers d'orgueil

Divorcé, Daniel Blank est invité par ses amis et voisins Morton qui lui présentent une jeune femme, Célia Montfort, avec laquelle il se sent rapidement complice. Ils couchent ensemble et, pour lui prouver son amour, il tue à l’aide de son piolet de montagne un inconnu dans la rue. Puis il assassine une seconde fois.

Le capitaine Edward X. Delaney, responsable du secteur 251, doit théoriquement être chargé de l’enquête. Mais il est déchargé de cette affaire au profit de Broughton, premier commissaire adjoint, un homme fort ambitieux. Ce que n’approuvent pas ses supérieurs qui lui conseillent de prendre une disponibilité et de résoudre cette histoire le plus rapidement possible, afin de couper l’herbe sous les pieds de Broughton.

Delaney accepte mais il lui faut avancer à pas feutrés. Il requiert l’aide de Langley, spécialiste des armes et outils anciens en retraite, puis de Monica Gilbert, la veuve de la deuxième victime, ainsi que de Calvin Case, un alpiniste cloué dans son lit à la suite d’un accident de montagne.

Delaney confie à ses adjoints officieux le soin de répertorier les magasins de sport, d’éplucher leurs factures, d’établir des fiches, d’effectuer des recoupements. Pendant ce temps, Daniel qui se sent investi d’une mission de propreté continue son carnage. Une troisième, puis une quatrième victime trépassent sous ses coups de piolet.

Broughton, présomptueux et incapable d’organiser efficacement la chasse au tueur, s’embourbe et Delaney est officiellement chargé cette fois de mener l’enquête à bien.

Daniel est localisé et le policier s’introduit chez lui sans mandat de perquisition. Il découvre quelques preuves matérielles de ses crimes, malheureusement il ne peut s’en servir, son action étant illégale. Utilisant à bon escient et selon leurs capacités les hommes qui lui sont affectés, Delaney organise une surveillance permanente.

 

Premier roman de Lawrence Sanders consacré à sa série des « Péchés mortels », Chevaliers d’orgueil, comme son titre l’indique, met en scène trois personnages habités par le démon de l’orgueil, mais dont les motivations et les procédés diffèrent.

Aussi bien Delaney, Daniel que Broughton sont orgueilleux de nature. Delaney d’une manière terre à terre, prenant son rôle de policier et de justicier à cœur. Broughton, vaniteux et ambitieux, lorgnant du côté de la Maison Blanche, croyant pouvoir résoudre les problèmes de manière arbitraire et considérant les policiers sous ses ordres comme de la simple valetaille.

Daniel s’imposant dans sa société mais se sentant investi d’une mission quasi divine d’épuration, amalgamant passion et rejet d’une homosexualité sous jacente qui ne demande qu’à s’extérioriser. D’ailleurs, il couchera avec Tony, douze ans, le jeune frère de Célia, recherchant d’autres sensations et un besoin de justification de ses actes.

Malgré les six-cents pages du livre, on ne s’ennuie pas dans cette histoire qui parfois se recoupe, le projecteur étant braqué alternativement sur l’assassin et sur le policier.

 

Réédition : Le Livre de Poche Thriller n°7598. Parution 1993.

Réédition : Le Livre de Poche Thriller n°7598. Parution 1993.

Lawrence SANDERS : Chevaliers d'orgueil (The first deadly sin - 1973. Traduction de Gilles Berton). Hors collection. Editions du Masque. Parution septembre 1991.

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commentaires

Alex-Mot-à-Mots 22/08/2017 21:21

Une qualité que je n'apprécie pas beaucoup, moi qui en manque tellement.

Oncle Paul 23/08/2017 17:54

Moi non plus je n'apprécie pas beaucoup. En général ceux qui se montrent orgueilleux dédaignent les autres. A mon avis...

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  • : Les Lectures de l'Oncle Paul
  • : Bienvenue dans la petite revue de la littérature populaire d'avant-hier et d'hier. Chroniques de livres, portraits et entretiens, descriptions de personnages et de collections, de quoi ravir tout amateur curieux de cette forme littéraire parfois délaissée, à tort. Ce tableau a été réalisé par mon ami Roland Sadaune, artiste peintre, romancier, nouvelliste et cinéphile averti. Un grand merci à lui !
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