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25 janvier 2021 1 25 /01 /janvier /2021 05:22

Quand Barbara Cartland dénonçait la politique discriminatoire des races appliquée par ses compatriotes !

Barbara CARTLAND : Les roses de Lahore

Devenue orpheline à seize ans dans des conditions tragiques, Azalée Osmund a été recueillie par son oncle, un militaire intransigeant, rigide et obtus à la fin des années 1880.

Elle fille d’un militaire britannique et d’une mère d’origine russe, a quitté son pays natal, l’Inde, et s’est trouvée mise au service de son oncle et de sa famille. Sa tante, qui ne vaut guère mieux que son mari, et leurs deux filles. Elle est devenue la Cendrillon du foyer, occupée à des tâches ménagères, qu’elle subit sans broncher car elle sait qu’elle ne peut se rebeller. Le passé de ses parents ne plaide guère pour elle, selon son oncle. Elle cache un secret honteux, du moins c’est ce qu’il affirme, et elle doit vivre avec sans en parler. Sans pouvoir s’épancher auprès d’une oreille amie.

Lors d’une réception, elle est surprise, dans une salle retirée, par Lord Sheldon, un militaire impérieux et séduisant. Il était en discussion avec un ami, se plaignant de la politique britannique envers les peuples placés sous la domination de la Couronne royale. Il pense être en présence d’une domestique, à cause de sa vêture, et qu’elle l’espionnait mais elle dément toute intention de lui nuire.

Son oncle doit se rendre à Hong-Kong afin de remettre de l’ordre, le gouverneur actuel professant des idées qui ne sont pas à l’ordre du jour. Azalée est toute contente. Elle va retrouver une ambiance et une atmosphère qui lui manquent. Le froid, l’humidité, la grisaille britannique lui pèsent et au moins elle va se sentir presque chez elle. Le voyage s’effectue à bord d’un navire et si la famille Osmund bénéficie d’une cabine de première classe, la pauvre Azalée se verra confinée dans une sorte de débarras.

Mais elle ne reste pas recluse longtemps. Azalée s’occupe, avec l’accord d’une stewardesse, d’enfants des 2e et 3e classes. Au moins pendant qu’elle leur chantera des chansons et racontera des histoires, ils ne seront pas à courir dans les couloirs. Elle se lie avec une Chinoise de Hong-Kong qui doit rejoindre son mari. Et un jour, alors qu’elle se promène sur le pont, elle rencontre incidemment Lord Sheldon. Elle lui apprend son statut d’orpheline mais garde pour elle son secret. Ils tombent amoureux, ça arrive, pourtant durant leur séjour à Hong-Kong, elle continuera à rester évasive sur ce qui la tracasse et l’empêche d’être heureuse.

A Hong-Kong, elle sera reçue par son amie chinoise, et vivra des aventures mouvementées, étant même la proie de pirates qui pillent les navires malgré la flotte britannique qui maraude autour de l’île.

 

Roman sentimental, Les roses de Lahore est aussi un roman d’aventures historiques qui s’immisce dans la sociologie et la géopolitique de l’époque. Barbara Cartland écrit en prologue :

Sir John Pope-Kennedy fut le premier gouverneur de Hong-Kong à traiter les Chinois en égaux. Il fut aussi le premier à mettre en pratique le principe de non-discrimination des races, principe énoncé dans les instructions du gouverneur en 1886 seulement, mais bien antérieurement dans les lois concernant les colonies britanniques.

Et c’est bien ce principe de non-discrimination qui porte l’intrigue de ce roman, Barbara Cartland le mettra souvent en avant, dénonçant la morgue de ses compatriotes vis-à-vis des pays colonisés dont les habitants sont traités comme des êtres inférieurs. Azalée se hausse comme porte-parole de cette révolte morale. Elle n’hésite pas à déclarer à Lord Sheldon, lors de leur première rencontre située sous le signe d’un malentendu :

Les remarques que vous avez faites au sujet des femmes me font croire que vous êtes un homme insupportable, suffisant et vaniteux ; celles émises à propos de Hong-Kong correspondent exactement à ce que j’attendais d’un Anglais buté qui croit que la seule façon de prouver sa suprématie est d’écraser ceux qu’il a conquis par la force des armes.

N’avez-vous jamais pensé que tout irait mieux si notre nation traitait ces peuples étrangers avec davantage de générosité, de clémence et de considération ?

Et elle continue sa diatribe en enfonçant le clou. Mais ces propos ne sont pas uniquement à mettre au déficit moral de l’Angleterre. Bien des pays pourraient être la cible de ces vindictes, de nos jours encore.

Ce qui prouve que les romans de Barbara Cartland ne sont pas si anodins que certains veulent le croire en les dénigrant. Encore faut-il les lire pour porter un jugement de valeur.

Barbara CARTLAND : Les roses de Lahore (Fragrant Flower – 1976. Traduction de Roger Foehrle). Editions J’Ai Lu N°1069. Parution 15 avril 1980. 224 pages.

ISBN : 2277210692

Première édition : Editions de Trévise. 1978.

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19 janvier 2021 2 19 /01 /janvier /2021 05:15

La peur de l’étranger jusque dans

les petits villages…

Barbara SYDNEY : Amoureuse de l’étranger.

Les habitants du petit village de Rosbourg, en Picardie, ne comprennent pas pourquoi Arnaud Benaerts, supposé écrivain spécialisé dans les romans d’aventures pour enfants, s’est installé seul dans une vieille masure dénuée de tout confort louée au fermier Fabry.

Les filles du fermier étaient présentes lorsque cet inconnu a proposé d’habiter cette masure. Marieké, seize ans, est sous le charme. Ses deux sœurs, Wilfride, vingt-deux ans et Célia, l’aîné de vingt-quatre ans, sont plus réservées. D’ailleurs Célia est fiancée à Benoît, le jeune instituteur du village. Marieké, afin de rencontrer le plus souvent possible le romancier, lui apporte des œufs, du beurre, des produits de la ferme. Mais l’homme ne se confie guère. Il n’est pas vraiment mutique mais cache jalousement sa vie privée, familiale.

Les villageois eux-aussi se posent de nombreuses questions et toutes les suppositions sont avancées. Arnaud est-il en fuite ? Certains affirment qu’il serait un repris de justice. Célia va jusqu’à affirmer qu’il est un espion.

Pendant ce temps, à Paris, dans le quartier chic jouxtant le Bois de Boulogne, Lucrèce d’Aigremont et son mari Xavier parlent de lui à demi-mots, sans le nommer. C’est toujours Il ou Lui. Xavier se montre plus conciliant tandis que Lucrèce voue une haine inextinguible envers l’écrivain. Quant aux enfants, Patrick qui va au lycée, et Catherine, quatorze ans, ils n’ont pas leur mot à dire.

Un jour, Arnaud Benaerts quitte le village et rejoint la capitale. Les habitants de Rosbourg, non prévenus, se posent des questions, lancent des rumeurs, alimentées par Célia. Marieké est déçue et Wilfride se rend compte qu’elle est tombée amoureuse d’Arnaud et le défend auprès de tous. Un gamin, qui s’avérera n’être autre que Patrick s’installe dans la masure, attendant Arnaud.

 

Ce roman d’amour et de haine psychologique procède par ellipses, les personnages apparaissant peu à peu mais leur rôle et leur rapport avec Arnaud se précisent par petites touches au fur et à mesure qu’avance le récit.

A la fin le lecteur saura quels liens attachent Arnaud et la famille d’Aigremont, et chacun des personnages dévoile sa véritable personnalité. La tension est alors à son comble.

Barbara Sydney n’est autre que Viviane Sirmen, épouse successivement Cambon puis Pernet, mais elle était surtout connue sous le pseudonyme de Liane Méry pour de très nombreux romans érotiques notamment chez Eurédif dans les années 1970.

Malheureusement, si elle a beaucoup produit, c’était souvent chez des éditeurs qui payaient mal, mettant parfois la clé sous la porte en oubliant de régler leurs dettes. Ce genre de mésaventure est arrivé à de très nombreux romanciers dits populaires, dont André Jammet qui signait Paul Berg ou encore Colonel Céruse. Des témoignages écrits le confirment.

 

Un seul geste. Un seul acte. Celui qu’espèrent toutes les femmes à un instant de leur vie : un baiser.

Mais ceux qui partent ne reviennent jamais tels qu’ils sont partis.

Première édition collection Nous Deux N° 231. Parution janvier 1965.

Première édition collection Nous Deux N° 231. Parution janvier 1965.

Barbara SYDNEY : Amoureuse de l’étranger. Collection Romance au coin du feu N°39. Editions Presses Sélect Ltée. Canada. Parution 4eme trimestre 1976. 176 pages.

Réédition de Cet inconnu dans la plaine. Collection Rose rouge N°8. France Sud Publication. 1976.

Première édition collection Nous Deux N° 231. Parution janvier 1965.

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12 janvier 2021 2 12 /01 /janvier /2021 05:06

Tout a une fin !

Agnès LAURENT : L’ultime rendez-vous.

Lorsqu’elle a aperçu l’automobile de luxe se garer dans la cour de la ferme familiale, Rose-Hélène, dix-huit ans, est fascinée par l’un des deux hommes qui se trouvaient dans le véhicule.

Alors que l’un est grand et fort, élégant, l’autre est chétif, assez laid, tenant contre lui un porte-documents de cuir noir. L’homme élégant n’est autre qu’Alban de Civray, le grand romancier, accompagné de son secrétaire et collaborateur Karl Spencer.

Alban de Civray, qui se montrera par la suite Alban si faux, est en manque d’inspiration, du moins c’est ce qu’il prétend, et lorsqu’il a aperçu l’habitation et surtout la jeune fille qui était derrière la fenêtre, il a senti qu’il venait de rencontrer son destin. Il lui demande se sortir et de s’allonger sur l’herbe, et de se raconter. Rose-Hélène parle de tout et de rien et il semble subjugué. Il la rencontre à nouveau par trois fois, les parents sont fiers qu’un si bel homme s’intéresse à leur fille qui vient tout juste de fêter son anniversaire. Et peu après c’est la marche nuptiale. Mais attention à la marche !

Car Alban de Civray se révèle despotique, et Rose-Hélène, toujours sous le charme, devient sa chose, son esclave, sa poupée, son automate qu’il débranche selon son bon vouloir.

Un jour Pierre demande à être reçu par le romancier. Il est dessinateur et désirerait illustrer les romans d’Alban de Civray. Rose-Hélène et Pierre se reconnaissent. Ils étaient amis lorsqu’ils étaient plus jeunes. Leurs chemins ont divergé et c’est par hasard qu’ils se retrouvent. Mais entre Pierre et Rose-Hélène, se noue un début de passion. Alban se montre agréable auprès du dessinateur, mais il ne manque d’envoyer des piques à sa jeune femme.

Alors qu’elle n’a que vingt-et-un ans, Rose-Hélène devient veuve. Albin de Civray décède dans un accident de chemin de fer. Son secrétaire qui l’accompagnait a la vie sauve, mais il subit une sorte de perte de mémoire. La dépouille de l’écrivain, surtout son visage, sont en tellement mal en point, qu’il est difficile de l’identifier. Un linge blanc entoure sa tête et elle n’a pas le droit de le soulever. Seule la bague qui orne un de ses mains atteste qu’il s’agit de son époux.

Seulement, des phénomènes étranges se produisent lorsque Rose-Hélène s’introduit dans le bureau de travail. Bureau dans lequel elle n’avait jamais mis les pieds. Un disque se met à jouer l’air musical préféré d’Alban et elle croit apercevoir un fantôme. D’autres manifestations induisent la jeune veuve à croire que son mari n’est pas décédé et qu’il se joue d’elle. Elle décide de se terrer dans la maison de campagne qu’il possédait en Normandie, mais là aussi, des faits angoissants alertent Rose-Hélène qui pense devenir folle. Heureusement elle a en Pierre un ami fiable.

 

Ce roman, écrit à la première personne, repose sur l’angoisse latente qui monte en puissance, complétée par ces étranges manifestations qui induisent une présence fantômatique, et confinent à provoquer une ambiance, une atmosphère fantastique.

L’intrigue est habilement menée et le lecteur, tout comme l’héroïne malheureuse du roman, est mené par le bout du nez, ou des yeux, jusqu’à la conclusion finale. Il ressent les affres de Rose-Hélène, les partage, voudrait prendre la jeune femme sous son aile, l’aider dans ses recherches. Son ami Pierre est là pour lui remonter le moral, l’aider dans ses démarches, dans son enquête, dans ses montées d’angoisse. Mais Pierre est-il vraiment l’ami passionné qu’il prétend être ou ne joue-t-il pas un double jeu ? A moins que ce soit le secrétaire, remis de ses émotions, qui se montrerait comme la doublure de l’écrivain. Alban, qui ne serait peut-être pas décédé dans des circonstances dramatiques, jouerait-il les fantômes dans l’unique but de perturber mentalement Rose-Hélène ?

Sous le pseudonyme d’Agnès Laurent se cachait Hélène (demi-prénom de l’héroïne !) Simart, qui écrivit de très nombreux romans sentimentaux. Selon la fiche Wiki qui lui est consacrée, Hélène Simart est née le 15 octobre 1918 et serait décédée en 1984. Mais d’après le site Décès en France, elle serait décédée le 1er mai 2013 :

Voir également la fiche concernant Agnès Laurent ici :

Agnès LAURENT : L’ultime rendez-vous. Collection Angoisse N°188. Editions Fleuve Noir. Parution 4ème trimestre 1970. 240 pages.

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7 janvier 2021 4 07 /01 /janvier /2021 05:07

Un bunker, l’idéal pour se confiner ?

Georges-Jean ARNAUD : Bunker-parano.

Trente ans, divorcée, au chômage depuis quelques années, Alice s’est réfugiée dans l’alcool, principalement le cognac.

Pour survivre et payer son liquide favori elle se prostitue à l’occasion. Un employé de la mairie lui offre de reprendre son ancien métier, assistante sociale, et de s’installer dans un immeuble promis à la démolition dans le cadre de la rénovation du quartier.

Peu de temps auparavant un couple s’est suicidé par peur de l’expulsion et un journaliste qui a couvert l’affaire a été licencié. Elle doit se renseigner sur les locataires, armés, qui amassent les provisions comme s’ils devaient tenir un long siège. A aucun moment la maison est vide.

Arbas, un cadre au chômage, fixe les règles de vie, les sorties des autres locataires. Alice, aidée par le journaliste qui va s’installer chez elle, enquête, perquisitionne, intriguée par le comportement de ses voisins et découvre des anomalies comme le logement vide dont les pièces ont été redistribuées.

 

Outre le problème immobilier, ce sont les difficultés d’intégration et le racisme qui sont évoqués dans ce roman qui baigne dans une atmosphère d’angoisse permanente et feutrée.

Et l’on retrouve dans ce roman l’un des thèmes chers à G.-J. Arnaud, celui de l’immeuble, où vivent des habitants solitaires ou en délicatesse avec leur entourage, dont l’un des plus représentatif est Le coucou.

Cet ouvrage a été réédité dans la collection Crime N°7 au Fleuve Noir en 1991

Cet ouvrage a été réédité dans la collection Crime N°7 au Fleuve Noir en 1991

Réédité chez Zulma en 1998.

Réédité chez Zulma en 1998.

Nous n’oublierons pas Georges-Jean Arnaud, décédé le 20 avril 2020, quelques semaines après l’hommage à lui et à ses romans dans la revue Rocambole 88/89.

Georges-Jean ARNAUD : Bunker-parano. Collection Spécial Police N°1743. Editions Fleuve Noir. Parution septembre 1982. 192 pages.

ISBN : 2265020427.

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10 décembre 2020 4 10 /12 /décembre /2020 05:18

Doit-on s’en plaindre ?

Jacques MONDOLONI : C’est pas tous les jours revanche.

Jules, qui accepte son prénom depuis qu’il a découvert les livres écrits par Jules Verne, est en foyer. Sa mère, Odile, est emprisonnée pour une vague affaire de recel de drogue. Son père ne peut le garder car des individus le traquent au pied de leur immeuble.

Toutefois, lors des permissions du week-end, Jules et son père se retrouvent dans une cabane, dans les jardins familiaux encore épargnés, mais plus pour très longtemps, par les constructions neuves.

Jules, s’il apprécie ces moments de détente, n’aime guère retourner au Centre. Il s’isole, se plongeant avec délectation dans la lecture, et ses relations avec ses autres condisciples ou le Docteur Piquouze, le directeur du Centre, et la mère Casse-Dure, l’infirmière en chef, se réduisent à leur plus simple expression.

Tout ce qu’il attend, et l’assistante sociale le lui a promis pour peut-être bientôt et sous certaines conditions, c’est la libération de sa mère.

Mais c’est long, malgré ses sorties avec son père, au cours duquel il apprend à tirer avec un Smith et Wesson Spécial 38, et à le démonter et remonter (pas le père mais l’arme !).

 

Jacques Mondoloni nous livre un conte charmant, aussi bien destiné aux grands comme aux petits. Sans être moralisateur, avec un épilogue enlevé, il peut nous enseigner à se montrer patient mais pas résigné.

Jacques MONDOLONI : C’est pas tous les jours revanche. Collection Eden Fictions. Editions Eden Production. Parution septembre 2003. 72 pages.

ISBN : 9782913245907

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3 décembre 2020 4 03 /12 /décembre /2020 05:19

Dors, mon petit bébé
Ferme tes yeux, il est grand temps
Tu as endormi ta maman
Pense à ton père…

Les Charlots.

SILVIO : Autour d’un berceau.

Le bébé qui repose dans le petit berceau, n’embêtera plus son père. Il est mort, étouffé. Et la nourrice qui s’en occupait gît sur le carreau, étranglée. Pauvre Guillaumette à qui l’enfançon avait été confié quelques jours auparavant.

Le commissaire Vorgan, assisté du brigadier Pointillon, viennent exprès dans ce village reculé de Seine-et-Marne pour enquêter. Les interrogatoires menés auprès des plus proches voisins ne mènent à rien. Guillaumette possédait un amant, une sorte de gorille, mais celui-ci a été découvert cuvant son vin dans une botte de paille. Les soupçons pesant sur lui sont rapidement écartés. Le chien de l’un des voisins a aboyé, puis hurlé à la mort. Ce qu’il n’aurait pas fait si le visiteur nocturne était un familier.

Après avoir examiné les traces d’étranglement et d’autres petits détails, Vorgan et Poitillon regagnent Paris. Mais Vorgan est frustré car il n’a pas trouvé le carnet remis à la nourrice en même temps que l’enfant. L’argent n’a pas été volé et il semblerait qu’il y a eu lutte entre la morte et son agresseur. Donc c’est bien l’enfant qui était visé.

Mais une autre affaire attend la police judiciaire, et plus principalement Vorgan. Un riche industriel vient d’être assassiné chez lui, et le couteau qui a servi à l’occire a disparu. Le maître d’hôtel est soupçonné mais il a n’est plus là. La femme de ce riche industriel l’a renvoyé, arguant qu’il lui tournait autour.

Ce n’est pas une raison pour l’accuser. Il n’y avait personne dans l’hôtel particulier, les employés ayant eu permission de sortie et la femme s’étant rendue chez une amie.

Bientôt Vorgan est persuadé qu’il existe une corrélation entre ce meurtre et celui de la nourrice. Sans oublier l’enfant. Le secrétaire particulier de l’industriel explique qu’il s’est rendu à Sens la veille puis à Avallon, et qu’il a envoyé un mandat. Un talon de chèque à la somme conséquente n’indique pas le destinataire. Une rapide enquête effectuée au bureau de Poste le renseigne.

Grâce à ces quelques éléments, Vorgan établit une filiation entre l’enfant et la maîtresse de Vorgan. Encore faut-il la retrouver, de même que le meurtrier et le commanditaire.

 

Le commissaire Vorgan semble un clone de Maigret, par son côté paterne, réfléchi, déductif, à l’écoute des différents protagonistes. Il ne s’emballe pas, et écoute volontiers les avis et conseils de son adjoint.

Sinon, l’intrigue est assez subtile, d’autant que, sans vraiment le sortir de sa poche le véritable meurtrier n’est réellement découvert qu’à la fin. Mais ce qui amène le commissaire à le confondre est progressivement amené via les protagonistes, dont une tireuse de cartes qui s’appuie sur les tarots.

Silvio est le pseudonyme d’un auteur dont on a pu lire récemment Devant le coffre-fort, c’est-à-dire Gustave Gailhard.

 

SILVIO : Autour d’un berceau. Collection Les récits policiers. Editions La Technique du Livre. Parution 26 février 1948. 32 pages.

Première édition collection P.J. N°17. La technique du Livre (1939).

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28 novembre 2020 6 28 /11 /novembre /2020 05:11

J’ai la mémoire qui flanche,

J'me souviens plus très bien…

 

Franck MEMBRIBE : Reflux.

Allongé sur le sable, les cheveux dans les yeux, un inconnu sort de son évanouissement peu à peu, avec au-dessus de lui un hélicoptère en vol stationnaire.

Aussitôt surgit un marin-pompier, qui une fois son casque ôté, se révèle être une femme. Enza est docteur urgentiste et s’inquiète de l’intégrité physique de ce survivant, nu, d’un mini-tsunami qui a déferlé sur les côtes de l’île de Malu Entu, au large de la Sardaigne. Hospitalisé à Cagliari cet inconnu ne se souvient de rien, ni de son nom, ni dans quelles conditions il a échoué sur cette plage. Tout ce que peut lui dire Enza, qui s’occupe de lui comme une mère poule, elle l’a appris dans un journal français.

Il serait le seul survivant d’un groupe de ressortissants français qui s’étaient installés sur l’îlot et ont été emportés par un mini tsunami.

Information qui n’apporte pas grand-chose à notre inconnu qui l’est aussi pour lui-même.

Enza lui propose de l’héberger dans un appartement attenant à la maison de sa mère à Torre Del Pozzo dans la province d’Oristano. Elle pense qu’il se reconstruira mieux qu’en restant confiné à l’hôpital. Suggestion qu’il accepte sans barguigner.

Sa photo est publiée dans les médias ce qui déclenche quelques résultats contradictoires. D’après le directeur des relations humaines (qui souvent sont inhumaines) d’une banque suisse, il serait l’un de leurs employés du nom d’Edwin Salmantin, basé dans le Sud de la France. Une nouvelle qu’elle s’empresse de lui signifier tout en lui apportant une caisse étanche qui sert aux marins pour conserver au sec quelques objets et qui a été retrouvée. Il se souvient immédiatement de la combinaison permettant d’ouvrir le caisson et en sort des carnets noirs et une clé USB.

Se promenant dans les environs, il est abordé par un petit homme qui affirme savoir qui il est l’appelant monsieur Wantmins et lui tendant un livre qu’il veut se faire dédicacer. Edwin serait donc écrivain. Peu à peu ses neurones reconstituent sa mémoire, tel un puzzle dont certaines pièces seraient manquantes. Il serait également le promoteur d’une sorte de jeu, calqué sur jeu de téléréalité, ayant recruté des participants pour cette île à tente à si on

Enza lui narre que cette île est revendiquée par un illuminé qui a proclamé l’indépendance de Malu Entu, désirant bouter hors de la Sardaigne les Italiens qu’il abhorre.

Mais Enza, tout en aidant Edwin, nous nous en tiendrons à ce prénom car les divers alias de son patient sont trop nombreux pour être déclinés, découvre qu’elle aussi vit depuis des années dans une sorte de brouillard familial.

Edwin est réellement un romancier ayant connu le succès auprès d’une certaine catégorie de lecteurs, mais il a été atteint de ce que l’on nomme syndrome d’épuisement, et tout ce qu’il a fait, vécu, réalisé, comploté depuis, découle de ce que des snobs en martyrisant la langue française appelle burn out.

 

Dans ce roman à deux voix, celles d’Enza et d’Edwin, qui narre le long chemin de reconstruction de la mémoire, puis lorsque celle-ci est à peu près reconstituée, décrit les événements qui ont amené cet effacement, le lecteur ne manquera pas de s’intéresser à l’un des aspects majeurs qui a fait basculé, peu ou prou, Edwin dans ce syndrome.

L’auteur, Franck Membribe, par la voix de son héros, jette une pierre dans le système de l’écriture de scénarios télévisés français, par des scénaristes patentés du milieu parisien en manque d’imagination et de créativité. Notamment au travers de ces séries qui durent des années sur les petites lucarnes et dont les épisodes sont rédigés par une véritable usine de scénaristes.

Mais également sont évoqués les éditeurs qui mettent la clé sous la porte après la parution d’un livre, laissant l’auteur se débrouiller avec le stock qu’il rachète afin que cela ne soit pas broyé par le pilon. Et les plateformes numériques soi-disant spécialisées qui s’accaparent les ouvrages pour rien, ou presque, et qui se soldent par Autant de téléchargements en une année que de doigts sur une main !

Des digressions, certes, mais qui sont importantes afin de comprendre ce qui a motivé Edwin dans ce qu’il a entrepris. L’histoire d’Edwin et celle d’Enza se rejoignent, et les deux amis deviennent solidaires après avoir été solitaires, même si Edwin a eu femme et enfant. Et l’on peut mettre en parallèle le parcours d’Edwin et de Franck par quelques similitudes professionnels.

On s’arrête là car je finirai par réécrire ce roman remarquable, trop peut-être, ce qui a sûrement rebuté les fameux éditeurs germanopratins qui auraient pu (dû ?) l’inscrire à leur catalogue.

 

Edité également en version numérique chez Ska, collection Noire sœur, au prix de 4,99€.

Edité également en version numérique chez Ska, collection Noire sœur, au prix de 4,99€.

Franck MEMBRIBE : Reflux. Editions du Horsain. Parution 3 juin 2020. 280 pages. 10,00€.

ISBN : 978-2369070788

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25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 05:24

Le cadre se rebiffe…

Pierre LEMAITRE : Cadres noirs.

Au chômage depuis quatre années, Alain Delambre, un ancien cadre de cinquante-sept ans, ancien DRH, s’est résolu à travailler comme manutentionnaire aux Messageries Pharmaceutiques quelques heures par jours. Seulement depuis que Mehmet, un Turc qui se prend pour le calife à la place du calife, est devenu superviseur, il encaisse les rebuffades. Et puis un jour, il a fallu que cela dégénère.

Pour collègues, Delambre n’a que Charly, un SDF qui n’en est pas vraiment un puisqu’il couche dans sa voiture et qui s’imbibe copieusement dès le matin, et Romain, un jeunot qui a raté sa vocation de comédien, qui vit de petits boulots mais est doué en informatique.

Un coup de pied vicieux asséné par Mehmet, et Delambre se rebiffe. Ancien cadre au chômage, d’accord, mais pas mouton. Un coup de boule bien placé, Mehmet est à terre le nez cassé. Delambre ne fera pas de vieux os dans la boîte, il est radié non des cadres puisqu’il l’est déjà, mais du personnel. Seulement l’affaire ne s’arrête pas là. Il doit indemniser Mehmet et son employeur lui fait un procès. Comment faire quand on n’a pas d’argent. D’autant que ses deux anciens collègues de travail ne peuvent ou ne veulent pas l’aider en effectuant une déposition en sa faveur.

Naturellement, il ne se confie ni à sa femme, ni à ses deux filles. Il recherche dans les petites annonces et écrit à une agence qui lui fait passer des tests. Il doit faire ses preuves, en compagnie de trois autres candidats, alors qu’il pensait avoir échoué, en supervisant une mise en scène abracadabrante organisée par une entreprise qui cherche à mettre sur le carreau quelques centaines d’ouvriers en fermant l’un de ses sites.

Des cadres internes seront mis face à une tentative de prise d’otages, et Delambre ainsi que les autres candidats doivent analyser leurs réactions.

Il se rend compte qu’il s’agit d’une vaste manipulation et que théoriquement il ne sera pas sélectionné, l’emploi ayant déjà été promis à la seule candidate présente. Alors de manipulé, il devient manipulateur lui-même.

 

Scindé en trois parties, Avant, Pendant et Après, Cadres noirs montre la galère de quelqu’un privé d’emploi, qu’il soit cadre ou simple manœuvre. Et de quelle façon il essaie de s’en sortir.

Si la première partie est très convaincante, les deux suivantes le sont un peu moins, car peu à peu, Delambre devient un peu le vengeur masqué, se mettant dans des positions impossibles, face aux entreprises qui licencient uniquement pour des raisons financières non justifiées, et la société capitaliste en général. Le pot de terre contre le pot de fer. Mais le pot de terre est plus solide que l’on pourrait le penser et le pot de fer se retrouve cabossé.

A travers le personnage de Delambre, beaucoup se reconnaîtront, mais je suppose que les actions décrites, la violence qui se dégage et les mises en scènes très cinématographiques proposées, peu se résoudront à en venir à de telles extrémités. Seul contre tous, Delambre devient un cerveau actif et réactif, quitte à se brûler les ailes.

Il ne se ménage pas n’ayant pas peur de se mettre en danger pour arriver à ses fins et contrarier les plans de ses ex-futurs employeurs. Il va se muer en maître-chanteur, et malgré les périls encourus par sa famille, il continue, quitte à se retrouver en prison. Et il n’agit pas d’une geôle réservée à ceux que l’on appelle les VIP, comme certains financiers et hommes politiques en ont connu à cause de leurs malversations. Il est considéré comme un détenu de droit commun, avec toutes les vicissitudes internes que cela entraîne.

Si je n’adhère pas aux actions de Delambre, je me dois d’avouer que j’ai lu d’une traite ce roman social, qui débute comme un banal roman policier mais se transforme peu à peu en suspense psychologique puis en ce qu’il est d’usage d’appeler Thriller, quoique ce vocable ne corresponde pas à sa définition première.

L’émotion est présente tout au loin de ce récit même si l’on pense que Delambre va trop loin. La colère est mauvaise conseillère, comme chacun sait et l’on ne peut présumer des réactions que l’on pourrait avoir si l’on était placé dans son cas.

S’il s’agit d’une fiction, ce roman est toutefois inspiré d’un véritable fait-divers, celui de France Télévision Publicité, en 2005. Et il a donné lieu à une adaptation télévisée, Dérapages, déclinée en six épisodes.

 

Les candidats à un poste sélectionnent les candidats à un autre poste : je me dis que décidément, le système entrepreneurial est drôlement au point. Il n’a même plus besoin d’exercer l’autorité, les salariés s’en chargent eux-mêmes. Ici, le coup est assez puissant : avant même d’être embauchés, nous pourrons quasiment licencier les cadres en place les moins performants.
Les entrants créent les sortants. Le capitalisme vient d’inventer le mouvement perpétuel.

Première édition : Calmann-Lévy. Parution 3 février 2010.

Première édition : Calmann-Lévy. Parution 3 février 2010.

Pierre LEMAITRE : Cadres noirs. Le Livre de Poche Thriller N°32253. Parution 2 mars 2011. 448 pages.

ISBN : 978-2253157212

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24 novembre 2020 2 24 /11 /novembre /2020 05:27

Des erreurs, on en fait tous, que l’on soit jeune ou pas.

Evane HANSKA: Erreur de Jeunesse.

Assistant au vol de la voiture d'une jeune femme, Paul, livreur de pizzas et spécialiste des petits boulots, poursuit l'indélicat et récupère le véhicule à l'insu de sa propriétaire.

Tombé amoureux de la belle Lucie, il ne va pas s'embarrasser de principes, volant à son tour une automobile et tel un détective privé, la filer sur l'autoroute qui les mène il ne sait pas trop où. Prétextant une panne, il demande à Lucie de prendre place à bord et il continue son périple en sa compagnie jusqu'à l'océan. Il est hébergé par la jeune femme dans un bungalow près de la maison qu'elle loue et peu à peu ils s'habituent l'un à l'autre.

Au Blue Lagon, boite de nuit délaissée par les touristes en cette morte saison, Paul joue du piano, pour son plaisir et celui de Patrice le propriétaire. Au cours de ses moments libres, et ils sont nombreux, il écrit un roman, quasi autobiographique. Lucie boit, fume et semble habitée par un problème insoluble. Elle se laisse draguer par un bellâtre et attise la jalousie de Paul envers qui, tour à tour elle se fait câline ou le rejette, jouant avec ses sentiments.

La torture sentimentale s'intensifie lorsque le voleur de voiture s'impose auprès du couple. Hoffmann, un receleur, se vante d'être un peu le grand frère de Lucie et la couvre de cadeaux.

 

Entre roman noir et roman d'amour, Erreur de jeunesse conte la longue dérive d'un jeune homme qui tombé amoureux s'enfonce dans un cloaque, sciemment, tout en tentant de sauver son amour malgré l'élue.

Il est obnubilé par un état latent d'homosexualité, ainsi que par la perte de son frère passionné par l'œuvre d'une poétesse trop tôt disparue. Un roman qui se lit comme on écoute un Blues : des images plein la tête, avec cette espèce de communion qui lie l'auteur au lecteur, sans prédestination.

(Chronique rédigée en septembre 1993).

Evane HANSKA: Erreur de Jeunesse. Collection Vermillon. Editions de La Table Ronde. Septembre 1993. 182 pages.

ISBN : 978-2710305729

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23 novembre 2020 1 23 /11 /novembre /2020 05:37

A cause du Corona virus ?

James MELVILLE: Mortelle cérémonie

Au cours de la cérémonie rituelle du thé, le commissaire Otani, invité avec Hanaé sa femme, assiste à un meurtre : le Grand Maître qui officie est abattu d’une balle de fusil. Parmi les autres personnages figurent le gouverneur de la province de Kyoto, les ambassadeurs de Grande-Bretagne et du Ghana et leurs épouses, ainsi que Takayama, un riche industriel. Otani s’élance à la poursuite du tueur. Pour lui, ce n’est pas le Grand Maître qui était visé, mais Hurtling, l’ambassadeur britannique. Le diplomate a eu la vie sauve parce qu’il s’inclinait au moment du coup de feu.

Au grand dépit de Fujiwara, le responsable de la police de Kyoto, c’est 0tani, principal témoin, qui est chargé de l’enquête avec ses fidèles Noguchi et Kimura. Sakamoto, autre subordonné d’Otani, est frustré d’être écarté. La piste de l’IRA est évoquée, à cause de la présence de Patrick Casey, un Irlandais étudiant la cérémonie du thé et disciple du Grand Maître. D’ailleurs, l’ambassadeur affirme, preuves à l’appui, recevoir des lettres anonymes de menaces. Kimura et Noguchi rivalisent pour dénicher l’information la plus précieuse.

Noguchi présente à Otani une ancienne servante enceinte du Grand Maître ; ce dernier ne dédaignait pas les bonnes fortunes, ayant même séduit sa belle-sœur, la femme du gouverneur. Otani apprend qu’avant son mariage, la femme du Grand Maître a eu pour amant Fujiwara et que de leur liaison est né un fils, neuf mois environ après la cérémonie nuptiale. C’est l’actuel successeur du Grand Maître. Les présomptions contre Casey s’effondrent, malgré une mise en scène orchestrée par Sakamoto qui crée de toutes pièces des preuves prétendument accablantes. Casey est arrêté et Otani enquête sur les liens entre Sakamoto et Fujiwara : le premier a été sous les ordres du second pendant la guerre.

 

Outre l’enquête proprement dite, le lecteur prendra plaisir à cette histoire dans laquelle deux cultures s’affrontent : l’orientale, courtoise, aimable et ancrée dans la tradition ; l’occidentale, brouillonne, vive et encline à imposer ses propres goûts.

Cet antagonisme est représenté par l’affrontement moral douloureux ressenti par Otani au contact de Rosie Winchmore qui bouscule, sans vraiment s’en rendre compte, son mode de vie. Il a fait la connaissance de Rosie à Londres chez sa fille, un voyage programmé en épilogue du Neuvième Netsuké (1991) ; la jeune fille étant venue étudier au Japon, il l’a invitée à passer quelques jours chez lui.

Mais la Britannique débarque avec ses aliments biologiques, elle préconise le riz brun au lieu de riz blanc : une hérésie ! Elle choque Otani par son impudeur, elle sort presque nue de la salle de bains, elle met à sécher ses petites culottes dans la pièce réservée aux ablutions et couche avec Casey oubliant son petit ami resté à Londres.

Cependant l’Occident et l’Orient se rejoignent lorsque la chair est titillée : les amours ancillaires et adultérines ne sont l’apanage d’aucune époque ni d’aucun continent.

James MELVILLE: Mortelle cérémonie (Death Ceremony - 1985 Traduction de l'anglais par Gilles Berton). Première publication Editions Philippe Picquier. 1992. Réédition Collection Grands Détectives N°2370. Editions 10/18. 1993.

ISBN : 9782264017840

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Présentation

  • : Lectures de l'Oncle Paul
  • : Bienvenue dans la petite revue de la littérature populaire d'avant-hier et d'hier. Chroniques de livres, portraits et entretiens, descriptions de personnages et de collections, de quoi ravir tout amateur curieux de cette forme littéraire parfois délaissée, à tort. Ce tableau a été réalisé par mon ami Roland Sadaune, artiste peintre, romancier, nouvelliste et cinéphile averti. Un grand merci à lui !
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