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6 novembre 2020 5 06 /11 /novembre /2020 05:17

Et si Fredric Brown avait anticipé avec un envahisseur qui se nomme Covid19 ?

Fredric BROWN : L’esprit de la chose

Condamné pour un crime quelconque, L’Esprit de la chose est expulsé de sa planète originelle et envoyé dans l’espace grâce à un rayon tracteur sur une planète tirée au sort.

Le hasard désigne notre bonne vieille Terre et L’Esprit de la chose n’a qu’une hâte, bien légitime : retourner chez lui. Seulement, il est atteint d’un handicap.

S’il possède un corps, une carcasse, il ne peut le mouvoir. Toute sa force réside en sa faculté de perception et pour se déplacer il doit s’investir dans un corps étranger. Animal ou humain. Et son esprit fait le reste.

Pour passer d’un corps à un autre, un unique moyen : tuer le premier afin de s’annexer le second.

Pour retourner auprès des siens, il lui faut comme véhicule un cerveau d’électronicien capable de créer un appareil semblable à celui qui l’a projeté sur Terre. Commence alors un terrible parcours, terrible pour ses hôtes involontaires, et c’est bientôt une cascade de morts inexpliquée pour le commun des mortels.

Une fois de plus, Fredric Brown fait preuve de tout son talent de conteur en proposant à son lecteur une histoire totalement originale, farfelue, humoristique, mais en même temps inquiétante, pathétique, émouvante. L’habileté de jongler avec les émotions tout en dosant avec un art consommé la fantaisie rationnelle et le sérieux irrationnel, et vice-versa.

Ce roman date de 1961 dans la publication originelle. Si un auteur de nos jours avait écrit ce roman, nul doute que L’Esprit de la chose serait comparé à un certain virus qui défraye la chronique, se propage, et n’en est pas moins mortel.

Comme le définit si bien Denis Guiot dans « L’Encyclopédie de poche de la Science-fiction », Le monde de Fredric Brown, l’humoriste de la SF, est un monde délirant régi par la logique absurde du cauchemar où l’humour noir se mêle à la critique sociale.

Première édition : Collection Futurama 2e série N°14. Presses de la Cité. Parution 1er trimestre 1978.

Première édition : Collection Futurama 2e série N°14. Presses de la Cité. Parution 1er trimestre 1978.

Réédition : Collection Le Cabinet Noir N°44. Editions Les Belles Lettres. Parution mars 2000.

Réédition : Collection Le Cabinet Noir N°44. Editions Les Belles Lettres. Parution mars 2000.

Fredric BROWN : L’esprit de la chose (The Mind Thing – 1961. Traduction de Chantal Jayat). Couverture Jean-Michel Nicollet. Collection SF/Fantastique/Aventures N°211. Nouvelles éditions Oswald. Parution juillet 1988. 190 pages.

ISBN : 2-7304-0503-8

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5 novembre 2020 4 05 /11 /novembre /2020 04:52

Le Père Noël sera-t-il confiné ?

GUDULE : Géronima Hopkins attend le père Noël.

A soixante-trois ans, Henriette Lemartyr, plus connue sous le pseudonyme de Géronima Hopkins, est une romancière en vue, et ses ouvrages, des bluettes à l’eau de rose, s’arrachent comme des bouquets de fleurs, ou des petits pains, selon l’appétit des lectrices.

Au moment où nous la découvrons, elle est dans un lit, couchée avec le Père Noël. Un fantasme qui remonte à son enfance. Le Père Noël n’est plus en état de marche, dégoulinant de sang partout. Mais au moins, il a auparavant satisfait Géronima, sa libido et ses désirs. Elle aussi a été éclaboussée, un dommage collatéral qui ne prête guère à conséquence.

Alors elle se remémore, entre deux corrections de ses romans en cours, des améliorations concernant surtout Futur Père qu’elle signera peut-être pour une fois de son véritable patronyme, car dans le fond et la forme il est totalement différent de sa production habituelle.

Géronima a toujours cru au Père Noël et à l’aube de ses douze ans, le 24 décembre 1949, elle avait décidé de le surprendre en s’installant dans le salon familial, devant la cheminée. Et effectivement, tout à coup, descendant du conduit, le Père Noël est devant elle. Comment il se fait qu’elle se blottisse dans ses bras, et qu’il commence à lui retrousser sa chemise de nuit, l’appelant fillette, comme son père ?

Les Noëls suivants, elle n’aura pas le plaisir de le surprendre, mais cet épisode restera marqué à jamais dans sa mémoire. Et depuis cinquante ans, elle attend toujours le Père Noël, n’ayant jamais connu d’autres caresses.

Elle est installée près de Plonovez, tout au bout de la Bretagne, dans une demeure rustique, n’ayant à son service qu’une vieille femme qui ne vient qu’une fois par semaine. Elle reçoit la lettre d’une admiratrice qui signe Baby Golgotha. Comme la jeune femme réside dans la région, elle lui donne rendez-vous Aux bons amis, un bar de la petite commune. Elle est tout étonnée de découvrir une jeune fille au crâne rasé, la bouille maladive, affublée d’un gros coquard. Un accident de drap explique Bab, mais il ne faut pas en vouloir à Nono, son compagnon qui la fait grimper aux rideaux si bien qu’elle pardonne tout.

Et, intriguée, Géronima va découvrir le fameux amateur de coups et de douleurs (des coups et des douleurs, on ne discute !), une espèce de brute qui va même lui faire la cour. Elle n’apprécie pas ses manières de rustre, mais pour autant elle ressent dans son corps des fourmillements, à l’instar de ceux qu’elle a ressenti ce fameux soir de Noël alors que la main du Père Noël ( ?) la pelotait et tentait de s’insinuer en elle.

 

Ce qui pourrait être un conte de Noël, Géronima Hopkins attend le Père Noël est bien entendu un court roman destiné aux adultes, alimentant une certaine nostalgie. Celle de l’attente du distributeur de cadeaux, car à cette époque, la découverte des jouets, quand il y en avait, des friandises, et du sapin illuminé, s’effectuait le matin de Noël. La veille, pour certaines familles, c’était messe de minuit obligatoire, ou mini-réveillon, et au lit.

Gudule, alias Anne Duguël, ne se contente pas de délivrer un roman qui touchera peut-être certains lecteurs, ou plutôt lectrices, mais elle va plus loin, en expliquant l’origine de bien des romans. Une origine puisée auprès de proches, de voisins, de personnes rencontrées par hasard, et qui servent de support pour ses descriptions.

Et d’ailleurs certaines de ses rencontres, fortuites ou pas, sont sollicitées. Ainsi Baby Golgotha, dit Bab, écrit : Mon plus grand rêve serait d’être un jour l’héroïne d’un de vos romans, mais je sais que c’est impossible.

Et Géronima, qui s’exprime à la première personne, étant la narratrice, déclare :

Je dois à ce Je une bonne partie de mon succès, j’en ai la conviction. Mais ce n’est pas son seul intérêt.

Dans un texte à la première personne, l’auteur, lui aussi, s’implique différemment. Il ne raconte pas, il se raconte. Vraie ou fausse, l’histoire n’est plus une histoire, mais son histoire. Le livre devient aveu, confession. Véritable confession. Aveu authentique. Ainsi truque-t-on sa propre mémoire.

GUDULE : Géronima Hopkins attend le père Noël. Editions Albin Michel. Parution novembre 2001. 192 pages.

ISBN : 978-2226127396

Réédition Collection Piment. France Loisirs. Parution août 2002. 148 pages.

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4 novembre 2020 3 04 /11 /novembre /2020 04:47

Un roman épistolaire et polyphonique

Frédéric LENORMAND : Un beau captif.

Le 7 prairial an VI, soit en langage universel le 26 mai 1798, un jeune garçon, âgé probablement de treize à quatorze ans, surgi de nulle part, vêtu tel un petit seigneur mais chaussé de sabots, est conduit à la maison d’arrêt de Châlons-sur-Marne par le garde-champêtre de Mairy. Il refuse de révéler sa véritable identité auprès de Nicolas-Joseph Lecacheur, directeur du jury ou commissaire de police, et est incarcéré dans la prison dont la concierge, Rosalie Delaunay n’est autre que l’épouse Lecacheur. Etait, car depuis 1792, une loi permet le divorce.

Si Lecacheur reste sur la réserve concernant ce gamin qui affirme être de noble naissance, sans apporter de véritables preuves, Rosalie Delaunay s’entiche de ce vagabond, lui aménageant des appartements luxueux. Elle le cajole et bientôt elle est persuadée qu’il s’agit de Louis XVII, le Dauphin qui officiellement est décédé en la prison du Temple en 1795 à l’âge de dix ans.

Bientôt Rosalie est rejointe dans sa conviction par d’autres personnalités issues de tous bords, tandis que des voix contraires s’élèvent, traitant ce gamin d’imposteur. Des nobles, des émigrés la plupart du temps, revenus en France, se rendent auprès de l’adolescent, notamment une marquise, ancienne dame d’atour de Marie-Antoinette qui reconnait formellement le Dauphin. A la voix, car elle est atteinte de cécité. Mais aux questions qu’elle lui pose, il répond avec assurance, fournissant les bonnes réponses, du moins celles qu’elle attendait.

Il explique qu’il a été aidé dans son évasion par un inconnu qui aurait déposé sur sa paillasse au Temple un garçonnet et que lui se serait caché dans un panier de linge emporté par la blanchisseuse. Et d’autres détails complètent son récit et ses allégations.

 

Plus qu’un roman, Un beau captif est un exercice de style, composé d’échanges épistolaires, de rapports, de témoignages, d’extraits de journaux intimes, de documents qui parfois se complètent, parfois se contredisent.

Ceci n’est pas pour rebuter Lecacheur, par son goût de l’enquête et en même temps par son désir de contrer, contrarier, son ex-femme. Une enquête à rebondissements, située dans une période trouble, le Directoire, durant laquelle fleurissent de nombreux complots, aussi bien du côté des Royalistes que des Jacobins, et qui se terminera par le coup d’état du 18 brumaire An VIII et la période du Consulat qui verra la montée en puissance de Napoléon Bonaparte. Mais ceci est une autre histoire comme l’écrivit Rudyard Kipling.

Les différentes pièces qui constituent ce roman, surtout celles qui s’avèrent contradictoires mais sont nécessaires, ralentissent un peu l’intrigue, mais apportent un goût de véracité à l’histoire.

Car cet épisode est véridique et si tout ceci est englobé comme une fiction, il n’en est pas moins réel. D’ailleurs les sceptiques peuvent cliquer sur le lien ci-dessous afin de connaître les tenants et les aboutissants de cet épisode légèrement abracadabrant, pour ne pas écrire rocambolesque puisque ce terme n’existait pas alors.

 

Frédéric LENORMAND : Un beau captif. Editions Fayard. Parution 3 mai 2001. 306 pages.

ISBN : 978-2213609461

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2 novembre 2020 1 02 /11 /novembre /2020 05:27

A consommer avec modération !

Christopher NICOLE : Un petit blanc

En ce mois d’aout 1936, la Guyane britannique est en effervescence. Les travailleurs des plantations se soulèvent, des autochtones et des coolies originaires des Indes orientales principalement. Ils sont menaçants, brandissant coutelas, se dirigeant vers la demeure de leur maître.

Rupert, un jeune garçon âgé de six ans, joue aux soldats de plomb, et est bientôt rejoint par son copain Johnnie Sikram. Le garçon est un peu plus vieux et c’est le fils du maître d’hôtel de la plantation Longdene. Jouer avec Rupert est un rite qu’il apprécie. Tous les après-midi, après l’école, il va s’amuser à cache-cache avec Rupert. Mais ce jour-là, la déferlante des ouvriers en colère gâche sa joie.

Le jeune Rupert ne se démonte pas et aussitôt il s’engouffre dans la demeure et ressort avec deux pistolets. Deux colts qu’il décharge sans coup férir sur les ouvriers en colère. Pour le principe, car ce sont des pistolets factices et ses munitions, des amorces. Mais cela produit son petit effet, tout autant auprès des ouvriers de la plantation que des domestiques. Bientôt les policiers arrivent en renfort afin de mettre bon ordre à ce soulèvement.

Ce petit blanc, blond et frêle, qui accumule tous les ans des maladies, est considéré comme un petit héros. Puéril mais quand même, il a de l’avenir. Du moins c’est ce que pense sa famille, son père évidemment, son oncle Simon, qui lui offre même un verre de whisky pour récompenser son courage, sa mère et les autres femmes de la maison ainsi que la domesticité.

Mais cet éclat spontané le marquera à jamais. Il ne se sentira plus jamais en phase dans cette ambiance dans laquelle évoluent Noirs et Blancs. Malgré quelques unions entre races, le mariage de certains des habitants en provenance de la Grande-Bretagne avec des autochtones, ce soulèvement laissera des traces. Aussi bien chez les Noirs dont la prépondérance se fait de plus en plus prégnante que chez les Blancs qui ne sont après tout que des colonisateurs.

 

Né en Guyane Britannique, Christopher Nicole, né le 7 décembre 1930 à Georgetown au Guyana, a probablement vécu de l’intérieur les incidents qu’il décrit. Et peut-être connu ce petit garçon qui va devenir un adolescent séduisant, pathétique, partagé, déchiré, par ses passions, ses désirs, ses remords, et ses peurs.

La reconstitution d’une époque trouble qui se décline quelques années avant le grand conflit mondial, mais entraînera d’autres soulèvements, le rôle des Blancs se montrant parfois délétère envers les populations locales.

Si l’histoire semblait intéressante, j’avoue m’être ennuyé à la lecture du roman. Il y manque un peu de mouvement, d’humour, même si l’intrigue ne s’y prête guère, d’un petit quelque chose d’indéfinissable qui fait, qu’une fois la dernière page tournée, on reste dubitatif. Mais comme ce n’est pas le seul que je possède, une nouvelle tentative s’impose.

Pour en savoir un peu plus sur cet auteur prolifique, plus de deux cents romans, mais peu traduit en France, une quinzaine au Fleuve Noir, chez Buchet-Chastel, à la Série Noire, aux Presses de la Cité… je vous invite à cliquer sur le lien ci-dessous.

 

Christopher NICOLE : Un petit blanc (White Boy – 1966. Traduction de Lily Jumel). Collection Grands Romans. Editions Fleuve Noir. Parution 1er trimestre 1970. 316 pages.

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1 novembre 2020 7 01 /11 /novembre /2020 08:39

Un roman, deux couvertures.

Serge LAFOREST : L’ange infernal.
Serge LAFOREST : L’ange infernal.

Les rééditions sont souvent les bienvenues quelques décennies après la première parution d’un ouvrage.

Seulement, il ne faut pas pour autant berner le lecteur.

Pour preuve cet Ange infernal de Serge Laforest qui, édité au cours du deuxième trimestre 1955 sous le numéro 74 de la collection Spécial Police du Fleuve Noir, bénéficia d’une réimpression-réédition dans la même collection sous le numéro 1149 au cours du quatrième trimestre 1974 avec une nouvelle couverture signée Gourdon, lequel Gourdon était à l’origine de celle de la première édition.

Traitée légèrement différemment, cette couverture comporte néanmoins deux éléments essentiels : la jeune femme et les ampoules.

A priori, pas de quoi fouetter un chat, penserez-vous.

Seulement, là où le bât blesse, réside dans le fait que la réédition de 1974 ne précise en aucun cas qu’il s’agit d’un roman précédemment publié. Pas de date de copyright, pas de mention de réédition. Le lecteur qui à l’époque achetait les ouvrages du Fleuve Noir un peu au hasard, sans tenir de fiches, de recensement de collection, y a vu peut-être du feu. Il faut avouer que la production était abondante.

Par la suite le Fleuve Noir réédita au début des années 1980, d’autres romans de la collection Spécial Police dans une nouvelle présentation, mais en précisant bien cette fois la provenance de l’ouvrage.

La pratique de rééditer un livre, parfois en changeant le titre, sans préciser la provenance ou le copyright, n’est pas nouvelle. Cela dure depuis des décennies, et il n’y a pas de raison que cela change. Pour les éditeurs naturellement. Mais pour les lecteurs avertis, cela ressemble à une tromperie mesquine.

Serge LAFOREST : L’ange infernal. Collection Spécial Police N°74 et 1149. Editions Fleuve Noir.

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31 octobre 2020 6 31 /10 /octobre /2020 04:45

Il faut savoir lire une carte aux trésors…

René POUPON : L’assassinat de M. Magre.

Le cadavre qui gît dans le hall, devant la porte d’entrée d’un petit immeuble, n’intéresse guère l’inspecteur Lebreton. Il s’agit d’un dommage collatéral, car un autre corps l’attend au premier étage, celui de monsieur Magre, un diamantaire.

Un petit homme replet, M. Paillot, courtier en pierres précieuses, ami et client de Magre, a découvert le cadavre. L’inspecteur effectue les premières constatations et ramasse un petit étui de cuivre blond, une douille. Le coffre-fort n’a pas été fracturé, et un trousseau de petites clés pend encore à la serrure. L’intérieur est examiné et le courtier sort d’une pochette quelques pierres finement taillées. Tout y est, rien n’a été dérobé.

Survient alors Raoul, le fils du diamantaire, qui possède un alibi en béton, armé naturellement, puisqu’il était en bonne compagnie à Montmartre dans un bar et un cabaret. Pour preuve, il possède encore les tickets de réservation. Raoul est un noctambule qui dépense son argent, et celui de son père, en fêtes et beuveries.

Il précise immédiatement la provenance de la douille ramassée par l’inspecteur, un 7,63 tiré par un pistolet Mauser légalement introuvable en France. Devant l’étonnement de l’inspecteur, il explique que non seulement il est adepte de la Saint-Hubert, qu’il est champion de tir et qu’à la guerre il n’a jamais loupé sa cible.

Raoul est écarté provisoirement de la liste des suspects, il faut donc aller voir ailleurs. Puis le jeune homme se rend chez Paillot, rencontrer Lily, la fille du courtier. Ils se connaissent bien, étant presque fiancés. Mais Lily se plaint que le jeune homme la délaisse. Pour l’heure il a d’autres chats à fouetter, car il veut lui aussi enquêter sur ce meurtre.

Il sait que son père avait engagé des tractations pour acquérir un terrain en Afrique qui recèle un gisement important de gemmes précieuses. Mais d’autres personnes, des diamantaires étrangers, sont eux aussi intéressés. La carte de l’emplacement de ce terrain a été dérobée. Mais une carte factice, ne comportant aucun nom, un calque.

C’est grâce à un planisphère collé sur un mur de l’appartement que sera dévoilé l’endroit du gisement. Une carte aux trésors, en quelque sorte.

 

Agréable à lire, ce court roman est simple dans sa conception, et l’intrigue est rondement menée. Toutefois, l’épilogue réserve quelques surprises, qu’il m’est difficile de préciser, sinon tout le charme du roman serait évaporé. Disons que l’histoire ne se termine pas dans la joie et la bonne humeur.

René Poupon fut l’un des plus importants prosateurs des éditions Ferenczi, livrant de nombreux fascicules et petits romans sous divers pseudonymes : Pierre Chatel, R. Pol Dry, René Paul Noêl, René Paul Poupon, R. René Poupon, Léopold Remon, Louis Remon, Eric Ruthless.

Voir ci-dessous un portrait de l’auteur.

René POUPON : L’assassinat de M. Magre. Collection Mon Roman Policier illustré N°80. Editions J. Ferenczi et fils. Parution 3e trimestre 1948. 32 pages.

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29 octobre 2020 4 29 /10 /octobre /2020 05:37

Hommage à Daniel Piret décédé le 22 octobre 2020.

Daniel PIRET : Projet espoir suivi de Le crépuscule des idoles.

Ecrits au début des années 80 pour les éditions Fleuve Noir et la collection Anticipation, ces deux romans ne furent pas publiés car Daniel Piret fit partie de la charrette qui propulsa bon nombre d’auteurs, lesquels pourtant firent la renommée de la maison d’édition, vers la sortie par le bon vouloir d’un nouveau directeur.

Heureusement les manuscrits étaient bien rangés et ils n’ont pas pris une ride, même si l’action du Crépuscule des idoles se déroule en 2008, soit un avenir très proche au moment de l’écriture. Il est amusant d’ailleurs de comparer notre époque à celle décrite par Daniel Piret dans ce roman. Et comme déclare l’un des protagonistes : “ La morale n’a rien à voir avec la finance et le désintéressement n’est qu’une utopie ”.

Quant à Projet espoir, dont l’action se situe dans quelques millénaires, Daniel Piret nous propose la vision pessimiste mais réaliste d’une humanité déchirée. Comme toujours une majorité de pauvres hères est asservie par une minorité méprisante et arrogante. Seulement, les plus faibles, au lieu de s’unir, ne pensent qu’à s’entredéchirer, creusant un peu plus le fossé. Seul un humaniste, un utopiste penseront certains, qui fasse preuve d’abnégation, allié à un être doté de facultés dont il n’a pas conscience, peut faire pencher la balance et retourner la situation. Mais pour combien de temps ?

 

Projet espoir : A la suite d’une “ dernière ” guerre mondiale qui se révèle être un véritable cataclysme, la Terre est scindée en deux entités. D’un côté les Tours et les Maîtres des Tours, personnages puissants mais que personne ne connaît, imposant l’ordre avec une armée de Brigade de sécurité composée de soldats appelés les Noirs, de l’autre la Cité, un territoire peuplé de mutants, tels les hommes-courtilières, les hommes-poissons, les harpies, les Marqués, et les Normaux, en nombre restreint.

L’air est vicié, une brume acide plane sur les décombres, des nuées urticantes flottent au ras du sol, la nourriture est rare. Ces survivants traqués par les Tours et les Noirs, sont dirigés par le Sacrificateur qui selon les renseignements obtenus préparerait une subversion.

Cham et ses amis Lusi et la jeune Maud sont envoyés en mission afin de tuer le Sacrificateur. Ils s’efforcent de passer inaperçus, et sont pris en charge par deux Normaux mais sont démasqués. Lusi reste sur le carreau tandis que Cham et Maud parviennent à s’échapper. De retour aux Tours, ils se ressourcent dans un endroit paradisiaque, rare privilège. Il leur faut retourner accomplir leur mission, supprimer le Sacrificateur, avant que celui-ci parvienne à fédérer les différents habitants de la Cité. Et de la façon dont ceux-ci se comportent, cela ne risque pas d’être pour demain. Ils parviennent bravant moult dangers auprès de cet homme qui se montre affable et conciliant. Cham va alors découvrir que sa mission est peut-être un piège mais surtout qu’il peut changer le cours du destin de la Terre, hypothétiquement pour des jours meilleurs.

 

Le crépuscule des idoles : Suite à une déception amoureuse, Samuel, jeune adolescent de dix-sept ans considéré comme utopiste, certains le qualifieraient d’anar, a tenté de se suicider en entrant dans un transformateur électrique. Le professeur Joly constate que si Samuel est mort cliniquement, son cerveau continue à travailler, et que son activité a même augmentée, dépassant nettement plus que la moyenne. Son activité cardiaque a également repris.

Relié à un ordinateur afin d’évaluer son encéphalogramme, et au grand étonnement du professeur Joly et d’un informaticien spécialiste de cybernétique, le docteur Sunday, Samuel semble correspondre avec la machine. Cette conversation mentale dépasse même l’entendement puisqu’il communique avec le Grand Coordinateur, l’ordinateur central qui régit les Etats-Unis d’Europe, lequel est aussi en liaison avec les autres appareils des grandes nations. En guise d’ultimatum, le Grand Coordinateur organise une panne immense qui perturbe le pays pendant quelques minutes.

Samuel est alors mis au secret, sous la garde d’androïdes, près de l’appareil devenu pour tous l’Idole, et ni sa famille ni son amie Lydia ne peuvent le voir. Seul Sunday s’autorise le droit de visite. Bientôt le Grand Coordinateur prend des initiatives inattendues, telles que parler, émettre des avis, et pis (ou pire pour certains), donner des ordres. Ainsi les dettes des pays pauvres sont effacées, des livraisons de provisions alimentaires sont distribuées, au grand dam des spéculateurs qui ne peuvent que constater les résultats. Tout semble en règle, personne, chefs d’états, informaticiens, banquiers, profiteurs, personne ne peut contester les décisions prises. Le système des vases communicants est engagé.

Vous pouvez commander cet ouvrage directement aux éditions Rivière Blanche en dirigeant le pointeur de votre souris sur le lien ci-dessous :

Pour en savoir un peu plus sur l’auteur, je vous propose un portrait de Daniel Piret :

Deux chroniques concernant d’autres ouvrages parus chez Rivière Blanche :

Daniel PIRET : Projet espoir suivi de Le crépuscule des idoles. Préface de Rémy Lechevalier. Collection Rivière Blanche 2049. 248 pages. 17,00€.

ISBN : 978-1-934543-36-8

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27 octobre 2020 2 27 /10 /octobre /2020 04:55

Hommage à P.-J. Hérault, décédé le 26 octobre 2020.

P.-J. HERAULT : Les bâtisseurs du monde

Lorsqu’il sort de sa nouvelle hibernation, qui a duré près de six cents ans, Cal est surpris d’apercevoir à ses côtés Louro. L’ordinateur H1 de la base des Loys dans laquelle il s’était enfermé, a construit une réplique de son ami vahussi, un robot recouvert d’une peau dont la ressemblance humaine est à s’y méprendre. Lou, c’est son nom, parle et agit comme un être humain. Il suffit de lui donner les bonnes instructions, qu’il suit fidèlement. Il est même capable d’anticiper, comme s’il possédait une intelligence non artificielle.

Décidé à visiter à nouveau la planète Vaha et se rendre compte des améliorations apportées grâce à ses conseils, Cal demande à H1 de lui fabriquer trois autres robots, mais exige qu’ils soient différents afin de ne pas ressembler à des clones. Puis il part à la découverte, espérant que ses conseils prodigués quelques siècles auparavant ont été appliqués.

Après avoir trouvé où son fils a été enterré et repris la bague dont il était muni, Cal se dirige vers le port de Semoul à bord d’un char à voiles rudimentaire. En chemin il rencontre un chasseur solitaire et agressif. Cal parvient à l’apaiser en discutant aimablement avec Sistaz, c’est ainsi que se nomme le chasseur. L’homme se méfie des prêtres, malgré tout il accepte de monter à bord du char.

En cours de route, ils rencontrent une chaîne humaine, des prisonniers attachés par le cou les uns derrière les autres. Ils sont encadrés par des soldats en armes, arc et épée. Deux autres personnages les accompagnent, plus petits que les Vahussis. Ce sont des Hommes-de-Frahal. Cal refuse de se plier aux injonctions de l’un des prêtres et la bagarre est déclenchée, laissant sur le carreau les soldats et les Hommes-de-Frahal. Ensuite Cal s’enquiert de quel forfait ont été reconnus coupables les prisonniers. L’un d’eux, Divo, se fait le porte-parole de ce petit groupe d’hommes libérés et explique dans quelle situation se trouve le pays Vahussi.

Le territoire des Vahussis est dirigé par un Seigneur et les prêtres. Les habitants doivent obéissance à Frahal, un dieu fabriqué de toutes pièces et la moindre incartade est violemment réprimée. Cal est révolté par cette nouvelle civilisation imposée alors que son but était de pousser les Vahussis sur la voie de la civilisation et de l’indépendance.

Alors il va s’élever contre cette forme d’esclavage religieux et bâtir un port sur une langue de terre, et dans lequel les Vahussis désireux de s’affranchir de ce diktat pourront se réfugier. Pour cela, il demande à l’ordinateur de la base de lui fabriquer quelques centaines de robots qui devront bâtir cette nouvelle ville et construire des navires. Pour communiquer avec H1, il possède un micro émetteur-récepteur implanté dans une dent. Et il offre à ses amis de la première heure, Sistaz et Divo, des postes clés, des responsabilités dont ils s’acquittent avec reconnaissance.

 

Alors que dans Rescapé de la Terre, Cal prônait la tolérance et le pacifisme, deux vertus qu’il exhorte encore, nous assistons dans ce deuxième volet à de multiples combats entre Vahussis et Hommes-de-Frahal. Mais Cal est soutenu dans son entreprise par l’ordinateur qui lui fournit des hommes-robots, des technologies dont il se garde bien de révéler l’origine auprès de ceux qu’il veut aider à sortir des griffes de la religion et surtout de ceux qui s’en servent à des fins personnelles et politiques.

Il fabrique une imprimerie rudimentaire, des armes plus perfectionnées que les arcs, des arbalètes, et il va même jusqu’à enseigner comment distiller de l’alcool. Ce qui va à l’encontre des préceptes qu’il défendait dans Rescapé de la Terre.

Un roman sociologique entrecoupé de très nombreuses scènes de batailles. La science-fiction et l’aventure font bon ménage, et l’on se demande ce qui prime de l’un sur l’autre.

C’est également un roman qui se veut un vibrant hommage à la liberté, refusant des contraintes imposées par des hommes se réclamant d’un Dieu inaccessible et invisible, ou d’une morale ressemblant à celle qui était en vigueur sur Terre, lorsque Cal l’a quittée. Par exemple, autrefois les femmes se mettaient en couple et pouvait quitter leur compagnon, à n’importe quel moment, sans que cela entraîne une quelconque forme de jalousie. Mais depuis la main mise des prêtres sur la vie des Vahussis, il n’en va plus de même. Un couple n’a plus le droit de se séparer, au nom de la morale. Sinon, la femme est condamnée à être brûlée par les prêtres, au Temple, quant à l’homme il est condamné aux bricks (voir image) pour dix ans.

Et voilà, songe Cal, la bonne vieille morale terrienne se retrouve ici. Il est probable qu’elle y fait autant de ravages.

 

P.-J. HERAULT : Les bâtisseurs du monde
Réédition collection Anticipation N°1722. Editions Fleuve Noir. Parution novembre 1989.

Réédition collection Anticipation N°1722. Editions Fleuve Noir. Parution novembre 1989.

Réédition Milady Poche dans Cal de Ter 1. Parution avril 2013.

Réédition Milady Poche dans Cal de Ter 1. Parution avril 2013.

P.-J. HERAULT : Les bâtisseurs du monde (Cal de Ter 2). Collection Anticipation N°714. Editions Fleuve Noir. Parution février 1976. 224 pages.

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23 octobre 2020 5 23 /10 /octobre /2020 16:06

Allo ? Ne coupez pas !

Gérard GUEGAN : Eurydice ne répond plus.

Journaliste, Christian Lassalle s'intéresse à ce qui se passe dans un centre de réveil réservé aux personnes atteintes d'un coma profond.

Observateur en situation irrégulière, c'est pratiquement le seul homme au milieu d'un aréopage de personnel soignant féminin. Le cas d'Eurydice, prénom qu'il a attribué spontanément à une jeune fille victime d'un accident, l'intéresse particulièrement. Il veut s'identifier à Orphée et l'aider à remonter des Enfers où elle se trouve.

Il se heurte au personnel soignant, notamment à Isabelle Robert, médecin phoniatre, une blonde wagnérienne qui traîne une réputation d'incendiaire. Mais à travers cette patiente dont il s'est entiché, et dont il perçoit une solitude comme un rejet de la société, il se penche sur son propre passé. Un traumatisme le taraude. Celui de son amour pour Jérôme. Une blessure qu'il a tenté de cicatriser avec Mathieu. Sont intacts toutefois ses révoltes contre l'injustice, son besoin de marginalisation.

Un libraire bossu lui met le doigt dans la plaie en lui déclarant: A une bonne question, il n'existe jamais de bonne réponse.

Pourtant c'est une bonne réponse qu'il voudrait entendre de la part d'Eurydice qui progressivement renaît à la vie. Une vie totalement déphasée par rapport à ses antécédents familiaux. Un décalage s'est produit et Eurydice se noie dans ses souvenirs telle une sirène à qui l'on aurait coupé son appendice ichtyologique.

 

Eurydice ne répond plus est un roman parabole qui s'inscrit dans l'œuvre déjà imposante de Gérard Guégan. Le héros, journaliste, se lance dans une quête, un peu à la recherche du Graal de l'identité.

Il se déplace comme un chevalier romanesque et combat l'injustice créée par ses semblables et les avatars de la vie.

 

 

Gérard GUEGAN : Eurydice ne répond plus. Editions de l'Olivier. Parution janvier 1995. 160 pages.

ISBN : 9782879290676

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23 octobre 2020 5 23 /10 /octobre /2020 03:24

Il ne faut pas oublier que pour anticiper certains événements, il faut savoir prendre du recul.

Emmanuelle et Benoît de SAINT CHAMAS : La 37e prophétie.

En ce mois de décembre, la Commanderie du Louvre est en effervescence. Les séides sont regroupés, venant du monde entier, ainsi que les stromillons de la Commanderie Europe. Il ne s’agit pas d’un rassemblement ordinaire et festif car l’heure est venue pour la trente-septième et dernière horloge de délivrer son secret. Le moment est grave. Les Chevaliers de l’Insolite vont découvrir la 37e et dernière prophétie de Michel de Nostredame, plus connu sous le nom de Nostradamus. Des prophéties inconnues du commun des mortels et qui n’ont pas été répertoriées. Une fois sortie du coffre-fort dans lequel elle était soigneusement mise à l’abri, cette prophétie cryptée n’augure rien de bon. En général ce sont des séides qui sont chargés de contrecarrer la prédiction et ils sont désignés par des Furolins, sorte de feu-follets. Or ces langues de feu après avoir voleter dans la salle se positionnent au dessus des têtes de Raphaël et Raphaëlle. Une première dans l’histoire de l’Organisation, car les jumeaux ne sont que stromillons, apprentis chevaliers, et théoriquement ne peuvent participer à des opérations de grande envergure qu’en compagnie et sous les ordres de séides. Mais il n’est pas question de mettre en cause la décision des Furolins, sauf si Raphaël et sa sœur refusent de réaliser la mission qui leur a été confiée, ne se sentant pas sûrs et prêts pour affronter un danger qui peut être fatal au monde.

Intrépides, les jumeaux acceptent cette responsabilité et ils s’entourent d’aides précieux tels leur parrain Tristan, leur ami Arthur et quelques autres. Le message est peu à peu déchiffré par un Alchimiste et il en appert qu’une sorte d’Apocalypse est en préparation. La date est fixée à la prochaine éclipse de lune soit dans une quinzaine de jours. Le temps tourne et pas forcément en leur faveur. Ils doivent annihiler le Margilin, un démon particulièrement vindicatif, connu depuis la nuit des temps sous les appellations de Prince Noir, voyageur des ténèbres, malestre aux mille visages, dont le but est de semer le chaos dans l’humanité, de dresser les hommes les uns contre les autres. Il existerait bien une solution, ou plutôt une arme pour le combattre et l’anéantir. Ce serait de posséder Ascalon, la lance dont s’était servi Saint-Georges pour se débarrasser du dragon, un démon. Cette lance est depuis longtemps perdue et l’idéal serait de remonter le temps pour la récupérer. L’idée est donc d’utiliser les portails d’outre-temps qui ont été découverts dans l’épisode précédent justement nommé Les Portails d’Outre-temps. Mais un nouvel inconvénient se dresse devant eux : il faut absolument arriver à la date adéquate.

Peut-être est-ce pour cela que Tristan emmène les jumeaux dans les entrailles de la Commanderie et leur montre enfin leur mère plongée dans un coma profond. Une révélation pour Raphaël et sa sœur qui croyaient depuis leur plus tendre enfance que leurs parents étaient morts dans un accident. Mais en ce qui concerne leur père, il n’y a pas eu de miracle selon Tristan. Mais un autre fait étonne nos jeunes stromillons qui accumulent des points afin d’être proclamés chevaliers. Aymeric, ami d’enfance de Raphaël a un comportement étrange. Il est devenu renfermé, inabordable, et possède une montre dont il refuse de dire la provenance.

Appartenir à l’Organisation ne délie pas les jumeaux des obligations scolaires et cela offre quelques scènes qui n’empruntent pas au fantastique. L’affectation de jeunes filles refusant tout contact avec des garçons jugés inférieurs à leur rang, de petites jalousies, ou au contraire l’intérêt porté par des groupies à quelqu’un qui a su trouver la parade. Et l’école des stromillons réserve elle aussi son lot de surprises, avec des professeurs apparemment revêches, acerbes, mais qui cachent sous des dehors austères un cœur d’or. Ou encore des recherches d’applications qui au premier abord n’offrent aucun intérêt mais se révèlent par la suite indispensables dans la réalisation de projets aventureux.

 

Ce troisième volet de Strom clôt les aventures des jumeaux et des Chevaliers de l’Insolite. Mais il est peut-être envisageable de supposer que d’autres péripéties les attendent et seront dévoilées aux lecteurs, car comme le déclare le Maëstrom, le grand-maître de l’organisation qui n’apparait qu’en hologramme et dissimulé dans un brouillard, Je ne crois pas aux fins définitives, car ce que l’on appelle fin n’est souvent que le début d’autre chose.

Comme dans les épisodes précédents de petits énigmes sont proposées aux apprentis chevaliers et donc à la sagacité des lecteurs, énigmes qui paraissent évidentes lorsque la solution est dévoilée. Et des aphorismes dignes de Lao Tseu s’adressent tout autant aux adolescents qu’aux adultes : Il faut deux ans pour apprendre à parler et toute une vie pour apprendre à se taire.

 

Emmanuelle et Benoît de SAINT CHAMAS : La 37e prophétie. Collection Strom N°3. Réédition Pocket Jeunesse. Parution 7 mai 2015. 336 pages. 6,95€.

ISBN : 978-2266258111

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