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27 octobre 2019 7 27 /10 /octobre /2019 05:29

Araignée du matin, chagrin.

Araignée du soir, espoir ?

Sophie SCHALLINGHER : L’amour venin.

Amélie, une petite fille de cinq ans, aimerait posséder un animal, un chien par exemple. Mais elle se heurte au refus de sa mère, un refus qu’elle ne comprend pas. Tant pis.

Puisque c’est ainsi, elle va recueillir une pauvre araignée blessée et en fera son animal de compagnie. Une araignée toute noire, douce et velue, avec une tache rouge en forme de cœur, qu’elle baptise Nellie.

Ce que ne sait pas Amélie, et comment pourrait-elle le savoir à son âge ? c’est que sa nouvelle compagne de jeux s’est échappée d’un laboratoire et qu’elle est dangereuse. Sa morsure est mortelle. Une mort sûre.

Entre Amélie et Nellie s’établit comme une sorte de complicité.

Amélie nourrit l’araignée, en échange celle-ci la protège des agressions extérieures.

 

L’Amour venin est un roman dans lequel le suspense est savamment entretenu et la montée de l’angoisse se fait progressivement.

Un roman qui n’est pas sans rappeler Stephen King mais dans lequel l’horreur est décrite d’une façon plus émotive.

Entre Amélie et sa mère règne un antagonisme larvé qui peu à peu se développe, se renforce, surtout du côté de la fillette, et qui déclenche toute une série de drames.

Amélie, petite fille excessive, obstinée, coléreuse, délurée, trop mûre pour son âge, caractérielle presque. Une petite fille à la personnalité affirmée, trop affirmée, au caractère entier.

Ses élans de tendresse sont rares et accueillis par sa mère comme des bouées de sauvetage sur une mer déchaînée.

Un roman dense, extrêmement bouleversant, poignant, les confrontations entre Amélie et sa mère prenant souvent le dessus sur le rôle tenu par Nellie l’araignée.

Nellie qui devient le catalyseur et le prétexte de l’opposition de plus en plus déclarée, de plus en plus forte, de plus en plus exacerbée entre l’enfant et l’adulte.

Un suspense empreint d’émotion pour un premier roman particulièrement réussi. Et qui a obtenu, ce qui n’est que justice, le Prix du Suspense français 1989.

Réédition 26 mai 1998.

Réédition 26 mai 1998.

Sophie SCHALLINGHER : L’amour venin.

Sophie SCHALLINGHER : L’amour venin. Editions du Rocher. Parution 1er novembre 1989. 380 pages.

ISBN : 978-2268007861

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24 octobre 2019 4 24 /10 /octobre /2019 04:24

Un voyage sans billet de retour ?

Histoires d’Outre-monde. Sélection de textes choisis, présentés et traduits par Jacques Papy.

Dans le domaine du roman, ou de la nouvelle fantastique, l’un des thèmes prédominants est bien celui du fantôme. Pour autant, il ne faut pas croire que tous les textes se ressemblent.

En effet, si l’horreur en est le ressort principal, l’épouvante et la frayeur sont également de mise, ainsi que l’insolite, la magie et parfois un brin d’humour saupoudre le tout.

Dans ce recueil composé et traduit par Jacques Papy, nous retrouvons toutes ces facettes dans des textes rédigés principalement par des Américains. Seul Leslie Pole Hartley est britannique. Ceci n’est pas étonnant sachant que l’esprit anglo-saxon accepte, recherche même, les situations d’origine fantastique tandis que les Français, cartésiens dans l’âme, rejettent cet aspect même si en province principalement les histoires de sorcellerie font florès.

Peu de romanciers ou nouvellistes de l’hexagone ont abordé le fantastique alors qu’Outre-manche et Outre-Atlantique ceci fait partie d’une certaine culture. Rappelons-nous Alice au pays des Merveilles, Peter Pan, et bien d’autres romans devenus cultes, voire classiques. Mais on aurait tort de dénigrer la littérature fantastique française avec des auteurs tels que Maurice Renard, Guy de Maupassant et quelques autres, mais ils ne sont pas légion. Alexandre Dumas et Erckmann-Chatrian ont semé leurs petites graines, qui ont poussé bon an mal an, sans faire de véritables émules. Et encore, Alexandre Dumas s’est surtout inspiré de contes, légendes et récits germaniques comme dans le volume Contes et légendes de grands chemins.

Ce recueil date de 1966, depuis la résurgence d’intérêt envers notamment Jean Ray ou encore Claude Seignolle a permis aux auteurs français de s’immiscer dans ce domaine littéraire, tel Brice Tarvel ou Pierre Pevel. Mais pour les auteurs émergeant, il s’agit surtout d’explorer l’Heroïc-Fantasy avec dragons à la clé que de véritables histoires de fantômes.

 

Donc, dans le recueil Histoires d’outre-monde, nous retrouvons sans surprise des maîtres de l’horreur et du fantastique mais également des auteurs moins connus dont la seule production réside la plupart du temps en quelques nouvelles. Il n’est donc pas étonnant de retrouver en tête d’affiche par le nombre de nouvelles le nom de H.P. Lovecraft et de son continuateur attitré, dépositaire des manuscrits inachevés et quelque peu fondé de pouvoir, August Derleth. D’ailleurs les textes cosignés Lovecraft et Derleth sont à créditer du seul Derleth.

Mais l’on retrouvera avec plaisir les noms de Robert Bloch, spécialiste du roman d’horreur dont le plus connu est bien évidemment Psychose, David H. Keller, un auteur peu prolifique mais intéressant comme le confirme le succès de son ouvrage Le désert des spectres publié au Fleuve Noir dans la collection Angoisse. Mais il ne faut pas confondre David H. Keller avec Dominique H. Keller, un pseudonyme de François Richard qui fut directeur de collection aux mêmes éditions Fleuve Noir.

Si une petite part est affectée aux grands anciens, des précurseurs, comme Nathaniel Hawthorne et Ambrose Bierce, nombreux sont ceux qui ne sont connus que des amateurs pour quelques nouvelles publiées dans des revues ou des anthologies.

Le décor de ces nouvelles, c’est le monde rural des Etats-Unis, mais parfois le lecteur est invité à se rendre dans des régions propices au retour des fantômes. La Prusse et ses forêts noires, ses châteaux médiévaux comme dans Le Camée de Carl Jacobi. Ce qui n’est guère étonnant puisque l’auteur est lui-même d’origine allemande. Tout comme son personnage principal qui se présente comme américain de naissance mais de descendance allemande. Désirant se rendre à Schlossberg, lors d’un voyage d’agrément, il prend une chambre dans une auberge isolée. Un homme est assis seul à une table et il est intrigué par sa vêture, un habit qui était à la mode dans cette région deux cents ans auparavant. Les deux hommes commencent à converser, l’homme narre une aventure qui s’est déroulée deux siècles auparavant et qui a un rapport avec la bague du voyageur.

Mais les décors exotiques ne sont pas exclus et naturellement l’Orient mystérieux s’invite dans ces nouvelles. Par un chemin détourné comme dans Le coffre des Indes de Joseph Payne Brennan mais aussi dans Scarabées de Robert Bloch dont la genèse de l’histoire se déroule en Egypte. Pour Dîner de têtes, August Derleth place le décor de sa nouvelle dans une possession britannique, probablement en Afrique, avec un sorcier qui collectionne les têtes séchées qui sont suspendues à des poteaux. Ni homme ni bête de Henry S. Whitehead, référence est faite entre autres au livres des Mille et une nuits.

Un petit tour d’horizon rapidement effectué qui se conclue par une citation :

Fort heureusement, l’inspecteur chargé de l’affaire était d’une intelligence au dessus de la moyenne : il n’eut pas recours au passage à tabac et n’essaya pas d’obtenir des aveux écrits.

David H. Keller : La Morte

 

Et je terminerai en vous livrant un petit conseil : méfiez-vous des engoulevents !

 

1 - Jacques PAPY : Préface.

2 - Joseph Payne BRENNAN : Le Coffre des Indes (The Calamander chest).

3 - Joseph Payne BRENNAN : L'Herbe du diable (Canavan's back yard).

4 - David H. KELLER : La Morte (The Dead Woman).

5 - August DERLETH : L'Échéance (Wentworth's Day).

6 - August DERLETH : La Chambre secrète (The Peabody Heritage).

7 - August DERLETH : Vignes sauvages (Wild Grapes).

8 - Carl JACOBI : Le Camée (The Coach on the Ring).

9 - August DERLETH : Le Tertre du Gibet (The Shadow on the Sky).

10 - John B. L. GOODWIN : Comme une froide pierre… (Stone still, stone cold).

11 - Leslie Poles HARTLEY : Les pieds devant (Feet Foremost)..

12 - Leslie Poles HARTLEY : Le cotillon (The cotillon).

13 - Robert E. HOWARD : Coup double (The Man on the Ground)

14 - David H. KELLER : La Bride magique (The Bridle).

15 - Henry S. WHITEHEAD : Ni homme ni bête (The Chadbourne Episode).

16 - Carl JACOBI : Celaeno (The Face in the Wind).

17 - Robert BLOCH : "Irma la douce" (Sweets to the Sweet).

18 - August DERLETH : Dîner de têtes (Logoda's Head).

19 - Robert BLOCH : Scarabées (Beetles).

20 - Nathaniel HAWTHORNE : Plumet (Feathertop).

21 - Ambrose BIERCE : Le Fantôme d'Elizabeth Mary (The Widower Turmore).

22 - Ambrose BIERCE : La Cité des disparus (The City of the Gone Away / The Gone Away: A Tale of Medical Science and Commercial Thrift).

 

Histoires d’Outre-monde. Sélection de textes choisis, présentés et traduits par Jacques Papy. Editions Casterman. Parution 1966. 342 pages.

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24 octobre 2019 4 24 /10 /octobre /2019 04:00

Vous mendierez des nouvelles…

Anaïs NIN : Vénus Erotica

A la demande d’un collectionneur, Henry Miller fut sollicité pour écrire des nouvelles érotiques. Cent dollars par mois, un dollar la page. Mais écrire sur commande déplaisait à Henry Miller, le frustrait. Ceci se déroulait en avril 1940.

En décembre de la même année, Henry Miller rencontre à nouveau le collectionneur. Il s’est attelé à la tâche, il faut bien vivre, mais il doit partir en voyage et il demande à son amie Anaïs Nin d’assurer l’intérim. Un remplacement qui n’est pas évident mais qu’elle assume.

Seulement, ce personnage friand de textes érotiques, et qui se dit comme le fournisseur d’un mystérieux client, demande à ce que les écrits soient expurgés de poésie. Du sexe, que du sexe, encore du sexe !

Laissez tomber la poésie et les descriptions autres que celles du sexe. Concentrez-vous sur le sexe.

Une exigence qu’Anaïs Nin accepte et elle passe des jours à la bibliothèque afin d’étudier le Kâma-Sûtra et écoute les aventures les plus extravagantes de ses amis littérateurs ou autres.

Ainsi naissent ces nouvelles empreintes d’exotisme et d’inventivité. Elle se rend compte que peu de femmes avant elle ont abordé la littérature érotique. Et que ce domaine était réservé aux hommes. Ce qui la gênait, c’était la relation écrite par des hommes des émois ressentis par une femme. Et je la comprends car il est difficile de se mettre dans la peau d’une personne du sexe opposé autrement que charnellement.

Et comme ses amis ont besoin d’argent, elle continue pour un dollar la page à rédiger des aventures amoureuses, pour le plus grand plaisir du collectionneur et de son ami. Du moins c’est ce qu’il affirme.

Cette période est décrite par Anaïs Nin dans son journal, tome 3 pour une période allant de 1939 à 1944. En septembre 1976, elle rédige un post-scriptum servant d’introduction, en plus des pages extraites de son fameux Journal tome 3, trois mois avant son décès en janvier 1977.

 

Cet ouvrage recueille donc quinze textes érotiques écrits par Anaïs Nin. Femmes du monde ou prostituées, danseuses ou oies bleues parsèment ces nouvelles auprès d’homme attirés par le sexe. Mais pas que.

En les lisant, je les ai trouvés fades, érotiques certes mais souvent fades, du moins dans la première partie, car depuis la période où ils ont été rédigés, voire l’année de leur publication bien des pages plus explicites ont été écrites et publiées. L’on trouve des scènes dites osées, charnelles, érotiques, gauloises, sensuelles, libertines, charmantes, parfois cliniques sur les rapports entre hommes et femmes, entre femmes et femmes ou à trois, à un ou plusieurs membres de cette confrérie de la jouissance, sans oublier quelques classiques, les exhibitionnistes, un (ou une ?) hermaphrodite, l’amie de la mère. Mais elles n’atteignent pas la puissance d’évocation de certains textes licencieux.

Toutefois l’on ne peut s’empêcher de sourire à la lecture de quelques-unes de ces nouvelles, comme L’Anneau, dans laquelle un homme enfile un anneau dit de mariage sur son pénis. Malheureusement, il n’avait pas anticipé certains développements.

Si l’on exclue les romans ou nouvelles écrites par des hommes, on peut toutefois signaler quelques perles dont Le roman de Violette de la comtesse Manoury d’Ectot publié en 1882, des romans signés sous pseudonymes par Renée Dunan, Pauline Réage et son fameux Histoire d’O et sa suite Retour à Roissy, longtemps considéré comme une œuvre de Jean Paulhan mais qui fut écrit par Dominique Aury pseudonyme de Anne-Cécile Desclos, Maud Sacquard de Belleroche et son roman L’Ordinatrice, et quelques autres.

Donc la voix était ouverte, mais Anaïs Nin ignorait peut-être le nom de ces prédécesseurs féminins dont les ouvrages sont souvent nettement plus explicites dans les descriptions, au moment où elle écrivit ce post-scriptum. J’élimine Emmanuelle Arsan puisqu’il ne s’agissait que d’un prête-nom, Emmanuelle ayant été écrit par son mari ou tout au moins à quatre mains.

 

Mais il fallait du courage pour oser écrire à cette époque de telles pages, une femme ne devait-elle pas se consacrer à son mari, et rester au foyer ? Anaïs Nin était une femme libérée et, inconsciemment peut-être elle a permis à des générations de jeunes filles et femmes de prendre connaissance de leur condition d’égale à l’homme et de jouir de leur corps, ne pas rester passive, voire d’anticiper.

Anaïs NIN : Vénus Erotica (Delta of Venus Erotica – 1969. Traduction de Béatrice Commengé). Editions Stock. Parution Avril 1978. 310 pages.

ISBN : 2234008476

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23 octobre 2019 3 23 /10 /octobre /2019 04:30

Les Mille et une nuits revisitées ?

Laurent GENEFORT : Le château cannibale.

A Karnab la Magnifique vivait dans un grand palais le pacha Bouhad. Tout autour s’étendait le souk où vivaient, en plus ou moins bonne intelligence, homules, trolques et autres.

Mais depuis un certain temps le palais, ou plutôt la forteresse a tendance à s’étendre insidieusement, à cannibaliser le souk. Des esclaves, des travailleurs de force, bâtisseurs, charpentiers, maçons, sont tous les jours vendus au maître des lieux, et personne ne les a jamais revus.

Cela inquiète aussi bien les marchands que les larrons et les voleurs. Alaet est désigné pour sa bravoure par Valec, le chef de la Guilde des larrons afin d’élucider ce mystère. C’est peut-être aussi un bon moyen de se débarrasser à bon compte d’Alaet, de la Confrérie des Assassins, et qui se surnomme volontiers par toute sorte de qualificatifs tous plus élogieux les uns que les autres.

Alaet ne peut refuser, il n’a pas d’autre choix. Alors bon gré, mal gré, il est incorporé au lot d’esclaves et s’introduit sans difficulté dans le palais.

Les ennuis ne lui seront pas épargnés, de même que les surprises désagréables, il lui faudra toutes ses capacités, intellectuelles et physiques ainsi qu’une bonne dose de magie pour venir à bout de ce château cannibale, rongé, gangrené par une maladie inconnue.

 

Dans une ambiance brussolienne, Laurent Genefort, désertant la science-fiction, entreprend de nous conter les Chroniques de Wethrïn avec un héros qui, s’il n’est pas de moralité irréprochable, n’en est pas moins sympathique.

Cette fantasy aux accents du monde des Mille et une Nuits et dans laquelle on retrouve d’autres emprunts au fantastique comme les golems, ou statues d’argile, ou encore la mandragore, est agréable à lire et l’on attend la suite des aventures d’Alaet avec une certaine impatience.

Au fait, Alaet ne serait-il pas une résurgence d’Aladin ?

 

Laurent GENEFORT : Le château cannibale. Chroniques de Wethrïn 1. Collection Abysses N°11. Librairie des Champs Elysées. Parution le 4 novembre 1998. 192 pages.

ISBN : 2-7024-9558-3

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22 octobre 2019 2 22 /10 /octobre /2019 04:49

Le fantastique, c’est chic…

Francis LACASSIN : Mythologie du fantastique. Les rivages de la nuit.

Dès son enfance, le petit d’homme aime se faire peur, frissonner, à l’écoute des histoires de fantômes, de sorcières, de fées, de magie, de sorcellerie.

Il s’invente un monde onirique, ludique, dans lequel le fantastique joue un grand rôle.

Il n’y croit pas, et pourtant, dans le noir, il ressent les effets délicieusement pervers enregistrés dans son esprit. Les contes, les légendes, les histoires de grand méchant loup d’ogres et de chat botté ne sont pas si enfantins qu’ils paraissent de prime abord.

Et, arrivé à l’âge adulte, l’homme continue à vibrer à la lecture de ces histoires largement vampirisées par le cinéma. Il agit, ou plutôt réagit, comme s’il voulait exorciser les vieux démons de ses ancêtres pour qui tout phénomène surnaturel, ou prétendu tel, annonçait la colère des Dieux et de nombreux malheurs.

 

Le fantastique en littérature revêt des formes multiples selon l’inspiration ou l’état d’esprit de ces créateurs de l’imaginaire que Francis Lacassin nous présente parfois sous un jour nouveau ou méconnu.

Si la littérature fantastique obtient aujourd’hui ses lettres de noblesse, pour beaucoup ce n’est que littérature populaire, dénuée d’intérêt, et même franchement méprisable aux yeux de pisse-froids imbus d’eux-mêmes et de leur incompétence ou leur dictature intellectuelle.

Pourtant des « classiques » comme Balzac, Erckmann-Chatrian, George Sand, Henry James, Pouchkine ou Jack London ont contribué à l’édification de ce genre, apportant leurs pierres à côtés de faiseurs d’histoires tels que Lovecraft, Robert-Louis Stevenson, Conan Doyle, Alexandre Dumas et bien d’autres.

Rien n’échappe à la sagacité de Francis Lacassin, et il se vautre avec délices dans cette littérature populaire si décriée. Son éclectisme n’a d’égal que sa compétence et son érudition. Il traite avec bonheur et passion les faces cachées ou bannies de la littérature, s’instaurant le grand-prêtre du fantastique et du roman policier.

C’est un réel bonheur et de le lire et de présenter cet ouvrage.

 

Pour le plaisir de la découverte cet alléchant sommaire :

Introduction : Les itinéraires de la peur.

Quand les statues saignaient du nez.

Frankenstein ou l’hygiène du macabre.

Le vampire ou le sang vainqueur de la mort.

Walter Scott ou le miracle en liberté surveillée.

Charles Nodier ou les portes secrètes du sommeil.

Balzac ou sortie du diable et entrée du fantastique social.

Pouchkine ou le fantastique au service du destin.

Alexandre Dumas ou un courant d’air frais dans les ténèbres.

Gogol ou le diable contre les fées.

George Sand ou la nature contre les fées.

Erckmann-Chatrian ou les liens secrets de l’homme et l’univers.

Lafcadio Hearn ou le grand tourbillonnement fantôme de la naissance et de la mort.

Kipling ou quand les demi-dieux s’en vont, les dieux arrivent.

Guy de Maupassant ou le fantastique à durée limitée.

Henry James ou le surnaturel derrière la porte.

Robert-Louis Stevenson ou le fantastique de l’expiation.

Conan Doyle ou la défaite de la mort.

Jack London ou le rationaliste porte-parole de l’au-delà.

Jean Lorrain ou le bal des fantasmes.

Sax Rohmer ou Aladin et la lampe incendiaire.

Jean-Louis Bouquet ou les ténèbres de l’au-dedans.

Howard Phillips Lovecraft ou les fantômes du cosmos à la reconquête de la Terre.

 

Francis LACASSIN : Mythologie du fantastique. Les rivages de la nuit. Editions du Rocher. Parution novembre 1991. 392 pages.

ISBN : 978-2-268-01231-5

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21 octobre 2019 1 21 /10 /octobre /2019 04:24

Car il y a des lois mineures, votées souvent dans l’indifférence générale…

Don HERIAL : La loi majeure.

Calderon Belfast estime que ce n’est pas parce qu’il habite tout au bout de la galaxie, dans ce que l’on appelle communément les Marches, qu’il n’a pas droit, au chapitre.

Comme tout citoyen de l’Egide, il possède des droits qu’il entend bien faire respecter.

Par exemple celui de siéger à l’Agora, l’Assemblée, et de débattre des questions en cours. Celui de proposer des lois également.

Malgré l’avis défavorable de son oncle, Calderon Belfast embarque pour Majeure la capitale. Arrivé enfin sur place, après quelques tribulations dont la rencontre avec un immense vaisseau spatial et le sauvetage d’un blessé, il peut siéger à l’Agora.

Mais à cause d’une naïveté bien compréhensible et d’une incompatibilité lors d’une séance d’empathie, sorte de transmission de pensée dont usent les délégués, Calderon pense être manipulé.

Les Hiffis, ennemis héréditaires, et les Mondes Morts, que tout le monde suppose être une légende, paraissent se manifester, mettant en péril l’Egide Majeure et toute la galaxie.

 

La loi majeure, premier volet d’une série intitulé La guerre des sept minutes, est un roman crispant et prenant à la fois.

Crispant car comme dans les bons vieux romans de Jules Verne l’explication de certains phénomènes suppose une connaissance technique et scientifique pas toujours abordable au commun des mortels.

De plus le lecteur a l’impression de prendre le train en marche, pardon la navette spatiale en cours de route.

Crispant également car il va falloir attendre quelques mois avant de pouvoir lire le prochain volume de la série, ce qui vous l’avouerez est toujours frustrant. Mais prenant car raconté avec maestria et une force d’évocation qui nous change quelque peu des sempiternelles histoires de guerres des étoiles.

Cette chronique a été rédigée en avril 1990, et le numéro 2 de cette série a paru sous le titre Hydres en juin 1990 avec le numéro 1762. Malheureusement, je n’ai pu acquérir ce volume, pour diverses raisons, et donc je ne connais pas la suite.

Tout ce que je peux préciser, c’est que sous le pseudonyme de Don Hérial, se cachait Pascal Fréjean qui a signé également sous les pseudonymes de Karel Dekk, Robert Wolf pour des nouvelles publiées dans la revue Bifrost, et surtout sous celui, peut-être le plus connu, de Serge Lehman.

Don HERIAL : La loi majeure. Volume 1 de la série La guerre des 7 minutes. Collection Anticipation N°1738. Editions Fleuve Noir. Parution février 1990. 192 pages.

ISBN : 2-265-04282-X

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17 octobre 2019 4 17 /10 /octobre /2019 04:30

Un chat homme de lettres en quelque sorte ?

Lilian Jackson BRAUN : Le chat qui jouait au postier.

Jim Qwilleran, journaliste touche à tout de talent au Daily Fluxion, vient d’hériter d’une fabuleuse fortune. Pour qu’il puisse en disposer librement il doit habiter au minimum cinq ans dans la grande maison léguée par une amie de sa mère, à Pickax dans le comté de Moose. Mais même en n’étant qu’usufruitier, il perçoit une coquette somme provenant de différents placements, immeubles, hôtels et autres investissements.

Qwill s’installe donc dans cette résidence, ce qui le change terriblement de ses habitudes et de l’ambiance du Club de la Presse. Il n’est pas vraiment perdu car quelque temps auparavant il a passé ses vacances non loin de son nouveau port d’attache. Il y a fait la connaissance de nombreux villageois, professeurs, ingénieur, une ravissante receveuse des Postes, mariée hélas, deux notaires, le frère et la sœur, mais surtout une jeune femme médecin, Mélinda, qu’il a commencé à courtiser.

Koko et Yom-Yom, ses deux chats siamois, apprécient leur nouvelle résidence, et Koko, décidément en verve, joue même au piano les premières notes d’une chanson dont l’héroïne est une certaine Daisy. Justement une employée de maison nommée Daisy a vécu dans cette maison, quelques années auparavant, marquant son passage de graffitis, de dessins sur les murs de sa chambre.

Qwill ne croit guère aux coïncidences. Connaissant les dons de son félidé et se fiant à quelques phénomènes sensoriels dont le hérissement de sa moustache, Qwill décide de fouiner un peu plus dans le passé de la jeune fille disparue un jour sans prévenir. Notre journaliste, spécialiste des affaires criminelles, sent que la maison recèle un secret. Il décide de le percer aidé en cela par son ami félin, véritable Sherlock Holmes à quatre pattes.

 

Dans Le chat qui jouait au postier, nous retrouvons bon nombre de protagonistes évoluant dans Le chat qui jouait Brahms, paru dans la même collection. Mais surtout nous suivons et jouons avec Koko à un jeu de piste criminel mettant en valeur les talents de cet étrange chat détective.

Une œuvre plaisante à lire, humoristique, primesautière, à l’intrigue rigoureuse. Cette atmosphère parfois farfelue, bon enfant, agreste, nous permet d’échapper à la noirceur de la description des grandes métropoles, ce qui ne veut pas dire pour autant que ce roman ait été écrit avec une plume trempée dans de l’eau de rose.

 

Lilian Jackson BRAUN : Le chat qui jouait au postier. Collection Grands Détectives N° 2245. Editions 10/18. Parution 18 novembre 1998. 256 pages.

ISBN : 978-2264017000

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16 octobre 2019 3 16 /10 /octobre /2019 04:47

Et aux Innocents les mains pleines ?

Maurice PERISSET : Le bal des Innocents.

Affable, souriant, sympathique, tel se présentait Maurice Périsset lorsque je l’ai vu pour la première fois lors du festival du roman policier de Reims en 1983 ou 1984.

S’il fut l’auteur de nombreuses biographies consacrées aux vedettes du cinéma français, Raimu, Simone Signoret, Jean Gabin ou encore Gérard Philippe, Maurice Périsset était également considéré, à juste titre, comme l’un des maîtres français du suspense psychologique.

On pourrait classer ses œuvres succinctement en deux parties : celles dans lesquelles les artistes jouent un rôle prépondérant et celles qui mettent en scène les petites gens, les humbles. Pourtant ces deux tendances se rejoignent, car sous le vernis, le maquillage des artistes, se cachent des personnes qui souffrent, dans leur âme et dans leur chair, et mises à nues, les personnes du spectacle se confondent avec les héros anonymes de la vie quotidienne.

Dans Le bal des Innocents, Maurice Périsset s’est penché sur un des à-côtés, sur un épisode, sur l’un de ces faits-divers qui n’ont pas défrayé la chronique mais qui pourtant ont empoisonné l’existence de milliers d’êtres humains.

En ces temps troubles (cette chronique a été rédigée en juillet 1990, mais l’on peut se rendre compte que malgré les exhortations diverses d’hommes politiques et d’associations, rien n’a changé) où l’on parle de racisme, d’antiracisme, de ségrégation, d’ostracisme et tutti quanti, comme si ce mal de société était nouveau, l’auteur soulève un voile et ce qui se trouve dessous n’est guère reluisant.

Tout le monde se sent la conscience tranquille. Si beaucoup de nous se souviennent ou ont appris à l’école, à travers des manuels scolaires ou autres, que les Américains débarquèrent en Italie durant la Seconde guerre mondiale, combien savent que ce ne fut pas sans conséquence pour des milliers d’enfants qui naquirent peu après. En effet, parmi ces soldats, bon nombre étaient Noirs et ils marquèrent leur passage chez les autochtones.

Plus de trois mille enfants naquirent des amours éphémères entre Italiennes du Sud et Noirs Américains. Et ces gosses furent méprisés, bannis, bafoués par toute une communauté bien pensante et soi-disant chrétienne.

 

Ferrucio, onze ans, est l’un des ces petits « métis » qui vit à Gênes, en butte aux attaques, aux quolibets, aux brimades des voisins. Il essaie de se confectionner une carcasse mais c’est dur tout seul. Sa mère, oh sa mère ! Elle l’aime bien mais elle fait sa vie, elle fait la vie. Ses ressources : la prostitution dans le port de Gênes. De retour dans son village natal, Gina se verra reprocher sa condition de femme facile, mais c’est sur Ferrucio que se portent tous les regards, tous les reproches, tous les opprobres. Ferrucio pensait s’être fait un ami d’Ermano, le nouvel et jeune amant de sa mère, mais celui-ci bientôt le délaisse provoquant le drame.

Le bal des innocents, dont l’action se situe dans les années 1950, est un roman dense dans lequel Maurice Périsset nous propose un peu d’émotion, de sensibilité, de chaleur humaine, d’amitié, d’humilité envers nos voisins, quelle que soient la couleur de leur peau et leur origine.

 

Première parution Les Presses du Mail. 1964

Première parution Les Presses du Mail. 1964

Maurice PERISSET : Le bal des Innocents. Editions du Rocher. Parution mai 1990. 264 pages.

ISBN : 9782268009667

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15 octobre 2019 2 15 /10 /octobre /2019 08:02

Y’a-t-il un pilote dans l’avion ?

Paul-Jacques BONZON : Les six compagnons et l’avion clandestin.

Les six compagnons sautent de joie lorsque leur amie Mady leur apprend que non seulement elle part en vacances dans le massif du Pelvoux, non loin de Bourg d’Oisans, mais qu’ils sont également invités. En effet l’hôtelier qui héberge Mady et sa mère met à leur disposition un chalet d’alpage inoccupé à cette période de l’année et situé dans la montagne.

Tidou, le narrateur, Corget, le Tondu, Gnafron, la Guille et Bistèque, sans oublier Kafi le chien-loup de Tidou, partent pour la montagne en ce début du mois de juillet. Le nom de Pierroux, le village de destination, rappelle à Gnafron un article de journal lu peu avant.

En effet, en compulsant les vieux journaux, ils retrouvent la relation d’un avion qui s’est écrasé en survolant le Plan des Aiguilles le 23 juin. Il s’agit d’un quadriplace, un X 115, dont le train d’atterrissage a été endommagé dans l’accident. D’après une cordée d’alpinistes, l’appareil volait tous feux éteints. Alertées les équipes de secours se sont immédiatement rendues sur place, mais il n’y avait plus personne à bord de l’avion ou dans les environs.

Il n’en faut pas plus pour attiser la curiosité des six compagnons. Ils arrivent donc au petit village de Pierroux. L’installation au chalet est rapidement organisée, mais pour accéder à l’habitation rudimentaire il ne leur faut pas moins de près de deux heures de marche à pied. Ce n’est pas très loin, à vol d’oiseau, mais la grimpette est ardue. Mais rien ne rebute ces adolescents en bonne santé physique.

Des bruits la nuit, la découverte de l’avion qui apparemment est en bon était, d’un mouchoir taché d’huile puis d’une clé anglaise retrouvée dans la nature, autant de petits faits qui mettent les six compagnons, sans oublier Kafi, sur la piste d’un homme terré dans une grotte. Il s’agit du pilote de l’avion, un Italien qui a accepté de prendre un passager sans passer par la filière habituelle de la douane et autres complications administratives. Il est vrai que la somme proposée pour ce voyage aérien qui devait les conduire à Dijon était assez conséquente pour mettre du beurre dans les spaghettis. Sans oublier la sauce tomate et le parmesan.

Son passager, blessé à la tête, est parti traînant une grosse valise, le laissant sur place, seul, tentant de réparer son appareil afin de repartir chez lui. Surtout il ne faut pas prévenir la police.

Les six compagnons ne mangent pas de ce pain-là et bientôt le décollage est envisagé. Hélas, même s’ils ont préparé la piste d’envol, il reste quelques pierres et l’avion ne peut décoller. Il s’écrase une nouvelle fois, manquant de tomber dans un ravin et le pilote est blessé. Ils fabriquent un brancard de fortune et redescendent l’aviateur à l’hôtel. Ils sont bien obligés de prévenir la police et un médecin logé à l’hôtel pour les vacances s’emploie à soigner le malheureux.

Aidés de Mady, les six compagnons s’intéressent aux pensionnaires de l’hôtel. Notamment à un curieux personnage affublé d’un béret basque qu’il ne quitte jamais. Serait-il le passager clandestin ? Mais il n’est pas le seul pensionnaire et l’un d’eux pourrait être ce passager clandestin revenu sur place afin de récupérer quelque objet. Car des sachets de drogue ont été découverts dans la cabine de pilotage par les policiers venus pour effectuer les premières investigations.

 

Ce roman, narré à la première personne par Tidou, n’a pas pris une ride. Qu’il s’agisse de transporter des produits illicites, ou des passagers clandestins désireux de fuir leur pays pour des raisons qui leurs sont personnelles, souvent politiques, font encore la une des journaux de temps à autre. Et les bonnes âmes ne manquent pas, heureusement, pour aider ceux qui sont en péril.

Un sujet donc qui est toujours d’actualité, et l’on ne manquera pas de relever l’attitude des policiers envers Beppino, l’aviateur. Il est vrai que celui-ci est le seul à pouvoir fournir des explications, et qu’il est de fait présumé coupable puisque justement il ne peut rien dire. Non pas parce qu’il veut cacher quelque chose mais bien parce qu’il est innocent ! Mais il est tellement plus facile d’accuser sans preuves que de chercher celles-ci. Donc de victime il est catalogué comme présumé coupable.

Le rôle des médias, des journalistes, aussi est plus ou moins dénoncé. Ils emboîtent sans vergogne les déclarations des policiers, les faits étant relatés d’une façon partiale. Juste sur la base de renseignements non vérifiés. La présomption d’innocence est bafouée.

Or ce rôle des médias d’amplifier les informations est critiquable. L’on vient d’en avoir une nouvelle preuve avec les déclarations jetées en pâture aux lecteurs, auditeurs et téléspectateurs, avec surenchérissement dans les révélations, sur l’arrestation du présumé principal suspect de l’affaire Dupont de Ligonnès. Mais les audiences télévisées montent en flèche de même que les ventes des journaux.

Un message destiné aux jeunes leur suggérer de se méfier des informations délivrées à chaud par leurs journaux, papiers ou audiovisuels. Certains devraient tourner sept fois leur langue dans leur bouche et ne pas établir de conclusions hâtives.

 

Paul-Jacques BONZON : Les six compagnons et l’avion clandestin. Douzième roman de la série. Bibliothèque Verte. Editions Hachette. Première parution 1967.

Réimpression parution le 20 avril 1976. 190 pages.

ISBN : 2010014146

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11 octobre 2019 5 11 /10 /octobre /2019 04:26

Grand prix de littérature policière 1990.

Hervé JAOUEN : Hôpital Souterrain.

Pierre devenu notaire un peu par accident est un être sensible, rêveur, dont les pensées dérapent à tout propos, souvent dans un sens pessimiste.

C’est un fabulateur introverti, extrapolant les événements, vivant à la limite de la paranoïa, grossissant les petits faits qui peuvent aussi bien survenir à sa famille qu'à lui-même.

Isabelle, sa femme, se révèle quant à elle plus sensée, les pieds sur terre, quoique son caractère de cochon, ses manières et ses paroles agressives, laissent transparaître une vulgarité provocatrice et une acrimonie indisposant son entourage.

D'ailleurs Angeline, leur petite fille de sept ans, se réfugie plus volontiers sous l'aile protectrice paternelle. Elle se sent plus en confiance, plus rassurée, plus écoutée, plus proche de son père que de sa mère qui ne lui ménage pas les rebuffades.

Lors d’une visite guidée du fameux hôpital souterrain de Jersey, un hôpital militaire nazi construit par des prisonniers russes lors de la seconde guerre mondiale, Angeline disparaît. Malgré les recherches entreprises aussit8t, nulle trace de la petite fille. Plusieurs thèses sont avancées: enlèvement, accident, sorcellerie, mais aucun fait saillant ne permet de retenir l'une ou l'autre de ses suppositions.

 

Pour Hervé Jaouen qui, à partir d'un fait divers authentique mais transposé, a construit ce roman, c'est l'occasion de mettre en scène le naufrage de cette famille, de la mésentente chronique entre le père et la mère, du constat d'échec qui couvait depuis des années.

Dans une atmosphère parfois onirique, fantastique ou sordide, ce drame d'un couple qui se déchire s'exacerbe au fil des pages, l'épilogue émouvant dans sa simplicité est grandiose dans l'horreur.

Hervé Jaouen est un spécialiste du roman noir contemporain, rappelez-vous Coup de chaleur, La mariée rouge ou encore La chasse au merle, ses premiers romans.

Mais dans ce roman cette noirceur est parfois tempérée par un petit côté fantastique entretenu par les légendes et la réalité concernant les fameuses sorcières émigrées à Salem en Amérique du Nord.

Un récit admirable analysant la dégradation d'un couple écrit avec sensibilité et parfois férocité, mais sans oublier une touche d'humour pour pimenter le tout.

 

Réédition Folio 3 novembre 1992

Réédition Folio 3 novembre 1992

Réédition Folio 23 juin 2000.

Réédition Folio 23 juin 2000.

Hervé JAOUEN : Hôpital Souterrain. Editions Denoël. Parution 3 avril 1990. 326 pages.

ISBN : 978-2207236918

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