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10 mai 2018 4 10 /05 /mai /2018 09:32

Fermeté, fidélité, vérité…

Emeth-ez vous bien ça dans la tête !

Michel HONAKER : Return of Emeth.

Dans une rue vide et tortueuse de Jérusalem, Charly Silowsky tient un magasin de brocante.

Un jour un étrange client fait irruption dans cette échoppe, accompagné de trois enfants turbulents. Ce sera le dernier client de Silowsky et une affreuse gargouille en bois disparait de tout ce fatras.

Le lendemain, le Grand Rabbin Assi Lehmann, en provenance de New-York, trouve la mort dans un hôtel de Jérusalem dans d’affreuses circonstances. Le fragment de pierre, le Verbe de vie, qu’il était chargé de convoyer et remettre aux autorités religieuses de la ville a disparu.

Le Verbe de vie qui avec ses mystérieuses inscriptions permet de donner la vie à des êtres d’argile et de sang.

Encore du travail sur la planche pour Ebenezer Graymes, alias le Commandeur, qui pensait à tort s’être à tout jamais débarrassé de Emeth lors d’un combat homérique sur le pont de Brooklyn.

Plus nous avançons dans cette série, plus les romans écrits par Michel Honaker sont consistants, intéressants, dépouillés de ces faux attraits scatologiques, violents ou érotiques qui imprégnaient le premier volume de la série.

L’aura de mystère y est plus épaisse également avec des descriptions en images fortes qui font un peu penser à ces bandes dessinées où le fantastique, l’enquête, la démonologie se côtoient, s’interfèrent en un heureux mariage. Des bandes dessinées des années cinquante de l’école belge au graphisme pur, simple, dans une ambiance urbaine nocturne, récréant le rêve, la magie, le fantastique dans des histoires simples, bon enfant, mais attrayantes.

 

Précédente édition : Collection Anticipation N°1748. Editions Fleuve Noir. Parution avril 1990. 192 pages.

Précédente édition : Collection Anticipation N°1748. Editions Fleuve Noir. Parution avril 1990. 192 pages.

Michel HONAKER : Return of Emeth. Le Commandeur N°2. Collection e.Anticipations. Editions L’Ivre Book. Parution novembre 2014. 2,99€.

ISBN : 9782368921005

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9 mai 2018 3 09 /05 /mai /2018 06:59

Ange ou démon ?

Sylvie HUGUET : La noirceur du cristal.

Jeune, on n’a qu’une hâte : vieillir afin de profiter de la vie à pleines dents, de se sentir libre, ne plus dépendre des parents. Un leurre car l’on dépend toujours de quelqu’un ou de quelque chose.

Arrivé à l’âge des vétérans de la vie (j’ai horreur du mot senior qui n’est qu’une hypocrisie, senior étant réservé dans le monde du travail ou médical à des quadragénaires et des quinquagénaires), on se retourne sans cesse, quitte à attraper un torticolis, sur son passé avec nostalgie. En général.

C’est ainsi qu’en octobre 2028, Olivier, le narrateur, se souvient d’un épisode de sa vie durant l’été 1994 alors qu’il était en vacances avec son ami le commissaire Gilles Verneuil, décédé depuis peu, dans un petit village des Pyrénées.

Aude et son frère Tristan, ainsi que leurs parents, possèdent un centre équestre, et Gilles est attiré par les chevaux, lui qui est un cavalier accompli. Mais Olivier rechigne, ayant eu dans son enfance des problèmes avec ces animaux au caractère parfois ombrageux. Selon ceux qui les élèvent et les montent. Cette phobie, Olivier la doit en particulier à sa mère, pourtant Gilles parvient à lui faire surmonter sa répulsion. Gilles mais également Aude et Tristan qui lui promettent un cheval doux, facile à manier.

Aude est fiancée à Marc, un propriétaire voisin dont les terres seraient propices à agrandir le centre équestre. Malgré tout Gilles et Olivier sont parfois déroutés par l’attitude de la jeune fille qui se comporte en coquette. Quant à Tristan, marié avec Thérèse, il veille jalousement sur sa sœur.

Gilles et Olivier ne sont pas les seuls à fréquenter le centre et à effectuer des randonnées en compagnie d’Aude laquelle sait quel cheval réserver aux participants. Certains de ces touristes se montrent entreprenants auprès d’Aude. Des goujats qui se font remettre à leur place vertement, ou qui sont plus ou moins encouragés dans leurs démarches de Don Juan qui ne doutent de rien.

Gilles et Olivier observent ces tentatives, ce marivaudage avec amusement, d’autant qu’Aude et Tristan deviennent leurs amis. Mais le batifolage, plus ou moins encouragé au départ, se transforme souvent en propos acerbes et acrimonieux. Parfois ils se sentent gênés, comme des témoins qui ne seraient pas à leur place. Et un soir un drame survient. L’un des touristes indélicats est retrouvé blessé à mort sous les sabots du cheval que conduit habituellement Tristan, un animal qui ne connait que son maître.

Un autre accident se produit un peu plus tard, dans des conditions similaires et sans le témoignage de Marc, notamment, l’animal aurait été abattu. Mais Gilles et Olivier sont circonspects.

 

Les rapports entre Aude, qui parait nettement plus jeune qu’elle l’est réellement, et Tristan son frère, sont équivoques. Comme s’ils étaient des jumeaux siamois, de cœur et d’esprit. De même les relations maritales entre Tristan et Thérèse sont constituées de hauts et de bas. Cela dépend s’ils sont au lit ou non.

Gilles et Olivier, quant à eux, s’ils sont amis depuis quelques décennies suite à une affaire menée par l’ancien commissaire de police et concernant Olivier, ils se vouvoient toujours, par respect et courtoisie l’un envers l’autre. Des relations amicales qui ne sont entachées d’aucunes arrière-pensées.

 

Le lecteur découvre cette histoire par deux biais. La narration d’Olivier, qui est professeur et romancier, est entrecoupée par des passages extraits du journal de Tristan. Un journal qui révèle peu à peu le caractère du frère et de la sœur, dont les relations sont fusionnelles et ambigües. Mais également celles de Marc envers Aude et Tristan.

Un roman bucolique, animalier dans lequel on retrouve une passion pour la campagne secrète et les chevaux. Sans oublier les chiens. Et l’être humain qui n’est qu’un animal un peu plus évolué, parait-il, mais dont les sentiments se révèlent plus complexes.

Le style plaisant de Sylvie Huguet m’a fait penser parfois à celui d’anciens auteurs du début du XXe siècle, Anatole France, Hector Malot qui écrivit d’admirables romans d’étude sociale dont Les Millions honteux, ou encore Rosny Aîné, par exemple. Ils savaient camper des personnages, étudier leurs comportements, décrire les paysages et les actes des protagonistes, sans pour autant se montrer agressifs, vulgaires, dédaigneux de la langue française comme chez bien des écrivains de nos jours. Leur style était peut-être parfois un peu pompeux, voire précieux, de nos jours désuets, mais quel plaisir on ressent en les relisant, car au moins ils ne se moquaient pas de leurs lecteurs en peaufinant leurs phrases, leurs dialogues.

Sylvie Huguet fait partie de ces amoureux des lettres et de la belle phrase. Un véritable rafraîchissement pour l’esprit. Et pour autant, l’intrigue n’est pas dédaignée, au contraire.

 

Sylvie HUGUET : La noirceur du cristal. Collection Signé Polar. Editions La Main multiple. Parution 15 mars 2018. 122 pages. 15,00€.

ISBN : 978-2356960597

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8 mai 2018 2 08 /05 /mai /2018 09:52

Un secret d’histoire enfin dévoilé !

Stanislas PETROSKY : Le mariage du siècle.

N’avez-vous jamais été tenté d’acquérir le don d’invisibilité afin de participer en toute impunité à certaines conversations, à certaines actions, à certains épisodes de la vie, qui vous touchent, ou non, de près ?

C’est ce qui arrive à notre narrateur qui s’aperçoit un matin qu’il ne se voit plus dans la glace. Et par une sorte de télétransportation, il se retrouve dans un endroit où est célébré un mariage. Ce ne pourrait être qu’un épisode banal, car des mariages il y en a tous les jours, et même plusieurs fois par jour.

Seulement le narrateur est quelque peu interloqué car les participants, tout autant les futurs mariés que les rares participants arborent des tronches d’enterrement. Tout de noir vêtus, sauf la promise qui porte une robe bleue, ils ne sourient pas. La future épouse affiche même une sorte de résignation.

Et le narrateur devine que les chansons paillardes, les blagues salaces, l’entrain et la joie qui devraient présider à cet événement, n’auront pas court.

Il a tout loisir à détailler les quelques personnes qui composent cette assemblée, à déambuler, à assister aux signatures. Bizarrement l’époux en devenir n’apprécie pas ce que sa femme, l’édile vient de lire les textes législatifs, appose son nom de jeune fille sur le registre. Seule la camériste de la jeune femme retient une envie de rire irrépressible.

Puis ce sont les toasts et comme il est plus de minuit, c’est l’heure d’aller se coucher.

Naturellement le narrateur va assister à la nuit de noce…

 

L’épilogue m’a procuré un énorme éclat de rire, enfin presque, car il s’agit bien d’une histoire dramatique à laquelle nous venons d’assister, un épisode historique qui garde encore de nos jours une grande part d’inconnu, une énigme enfin révélée.

Stanislas Petrosky m’étonne de plus en plus et j’aime ça. D’autant que dans d’autres nouvelles que je vous présenterai bientôt, dont La Voyageuse sans retour, il nous propose des textes émouvants avec cependant une constante : l’Histoire proche.

 

Et pour vous procurer cet ouvrage c’est par ici :

 

Pour consulter le catalogue des éditions SKA, c’est par là :

 

Stanislas PETROSKY : Le mariage du siècle. Nouvelle numérique. Collection Noire sœur. Editions Ska. Parution le 5 janvier 2016. 20 pages. 1,49€.

ISBN : 9791023404739

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7 mai 2018 1 07 /05 /mai /2018 08:14

Une chouette petite fissure !

Denis JULIN : La lézarde du hibou.

La vengeance est un plat qui se mange froid ! Le narrateur, qui tient à garder l’anonymat, après s’être montrer gentil toute sa vie, soit un peu plus de soixante ans, devient sous le coup d’une émotion que l’on va découvrir peu à peu, un loup. Fini le petit mouton taiseux, il va se débarrasser de quelques personnages qui lui ont pourri la vie depuis des décennies.

Pas la peine de couper les cheveux en quatre, sa première victime sera Marie-Ange, installée comme coiffeuse à Machecoul, petite commune de la Loire Atlantique. Il arrive en fin de soirée dans son échoppe après avoir pris un rendez-vous sous un faux nom. Elle a bien changé physiquement Marie-Ange qui toute jeune était démoniaque. Et elle est toujours aussi dévergondée, enfin, attirée par les mâles car elle devient toute frétillante lorsqu’il lui annonce qu’il est seul pour la soirée. C’est toi parvient-elle à prononcer lorsqu’elle le reconnait enfin aidée en cela par son visiteur du soir. Et oui, c’est lui, et il va lui laisser un gage de reconnaissance en plaçant une pièce de 1 franc de 1971 dans la coupelle destinée aux pourboires, après l’avoir trucidée en douceur par étouffement.

Il rentre chez lui à Nexon, petit village sis en Haute-Vienne, et retrouve avec plaisir sa femme Caroline, ce qui est réciproque même s’il elle ne s’exprime pas. Le seul problème, ce sont ses douleurs qu’il combat à coups de cachets et gélules.

Le lendemain, il reprend la route, à bord d’un autre véhicule. Il en possède plusieurs d’occasion mais il a la place pour les entreposer. Direction Vendôme où il rend visite, pas du tout amicale à Jérôme, celui qui le narguait naguère avec Marie-Ange. Et cette fois le meurtre qu’il perpétue est différent puisque l’homme se noie dans un véhicule destiné à la vente dans sa piscine. Aidé par quelques coups de feu dans le corps. Son geste accompli, le meurtrier rentre à nouveau chez lui, où l’attend la fidèle Caroline. Et il va ainsi continuer l’élimination de tous ceux qui à un moment ou un autre de sa vie l’ont pris pour un imbécile.

L’enquête vendômoise est confiée à Brunie, un jeune capitaine de la police judiciaire d’Orléans, qui découvre sur la margelle de la piscine une pièce de un franc, datée de 1971. Il est persuadé avoir à faire à un assassin qui signe ses forfaits mais il lui faut trouver la relation entre tous ces meurtres. Car évidemment, après avoir recherché parmi les affaires courantes des meurtres similaires, il se retrouve en charge d’une enquête qui le conduit de Machecoul à d’autres petites villes de la région, Nexon se révélant l’œil du cyclone, et même jusqu’à Arcachon.

A Aixe-sur-Vienne, où s’est produit le troisième meurtre, dans une maison de retraite, Brunie fait la connaissance de la charmante réceptionniste, Laetitia de son prénom. Tandis que Brunie ne se prénomme pas Carla mais Romain. Ce qui n’interfère pas dans l’histoire, mais il est bon parfois d’être précis.

Peu à peu Brunie, aidé par Laetitia, va remonter une piste toujours signée grâce à des pièces disposées auprès des cadavres mais dont les dates diffèrent.

 

Une enquête qui peut s’apparenter à un jeu de piste macabre, avec en toile de fond une histoire d’amour qui se profile, et une autre qui perdure depuis des décennies.

Ce jeu de piste, constitué de meurtres et de pièces de monnaie avec des dates différentes, le lecteur le suit en compagnie du meurtrier qui s’exprime à la première personne. Si l’on sait quelles sont les motivations de tueur qui ne s’attaque qu’à des individus qui lui ont pourri la vie à des moments donnés, il existe toutefois des trous dans ses explications. Notamment quel a été l’élément déclencheur qui de gentil mouton l’a transformé en prédateur.

Quant à Brunie, qui a de l’avenir, son histoire d’amour naissante ne le perturbe pas, au contraire car parfois Laetitia se montre intuitive. Peut-être trop.

Bref une intrigue machiavélique distillée par un auteur prometteur, qui scinde son récit entre deux personnages, dont seul le meurtrier s’exprime à la première personne. L’on sait que le meurtrier, s’il laisse ses pièces de monnaie sous forme d’indices, se fera prendre à la fin, lui-même l’avoue. Mais il s’est donné une mission qu’il compte bien mener jusqu’à son terme. Une histoire émouvante avec suspense et angoisse garantis.

Denis JULIN : La lézarde du hibou. Editions Pavillon noir. Parution le 11 avril 2018. 288 pages. 14,00€.

ISBN : 978-2367990316

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5 mai 2018 6 05 /05 /mai /2018 13:48

Retour sur le 5 mai 1988.

Gilbert PICARD : L’affaire d’Ouvéa.

Fin avril, début mai 1988, l’opinion publique est alertée.

Tout d’abord sous le choc, elle sera bientôt irritée par les relations d’une affaire qui mettra aux prises les ténors de la vie politique, le tout savamment entretenu par des médias en quête de sensationnel et qui se délectent de controverses. Quelle joie pour les journalistes d’en rajouter en mettant de l’huile sur le feu.

Entre deux tours de scrutin, en pleine campagne présidentielle, quel plaisir d’étaler au grand jour un scandale et de le nourrir. Cette triste affaire fait les choux gras des hommes politiques, enfin pas tous ! Alors que pendant ce temps des hommes, des femmes pleurent leurs morts.

Il s’agit de la prise d’otages et de la délivrance par ceux-ci par les hommes du GIGN, dans cette île perdue, loin de la métropole, et qui a pour nom Ouvéa, nom de la Nouvelle-Calédonie.

Gilbert Picard est un écrivain, un romancier mais aussi un journaliste intègre, comme devraient l’être les journalistes. Du moins je le suppose. Il ne cherche point à tirer profit d’un scandale, d’une bavure, mais bien de remettre les choses à leur place et de rendre hommage à ceux qui ont été en première ligne, dans tous les sens du terme.

Après avoir été exposés aux coups des machettes et des fusils d’indépendantistes surexcités, ils sont pris en ligne de mire de ceux qui sont restés bien peinards dans leurs bureaux, les charentaises aux pieds, mais qui n’hésitaient pas à alerter l’opinion publique afin de bénéficier d’un racolage payant traduit en bulletins de vote.

Gilbert Picard analyse, commente, dissèque les tenants et aboutissants de cette affaire avec un esprit critique lucide en tentant d’appréhender la vérité au plus près.

Bizarrement, la presse dans son ensemble n’a pas parlé de ce récit documentaire. Aurait-il été dérangeant ? La déontologie journalistique n’était-elle plus ce qu’elle aurait dû être, ce qu’elle devrait toujours être ? Il est vrai que signaler la parution d’un ouvrage, surtout s’il dérange un peu et fait le point sur une vérité bafouée, fait moins vendre d’exemplaires de journaux que dénoncer des bavures, même si les dites bavures sont grossies ou déformées.

Or Gilbert Picard fait revivre, heure par heure, le déroulement exact de l’Opération Victor, en posant quelques (bonnes ?) questions. Pourquoi la prise d’otages a-t-elle été montée pendant la campagne présidentielle ? Que s’est-il réellement passé dans la cuvette de Gossanah quand les forces spéciales ont donné l’assaut ? Quel a été le rôle du capitaine Legorgu promu commandant dès son retour en métropole ? Pourquoi son rapport a-t-il été communiqué à la presse alors qu’il était classé Secret-défense ? Mais il cet ouvrage livre bien d’autres faits passés inaperçus à l’époque par la grande majorité de l’opinion publique.

Gilbert PICARD : L’affaire d’Ouvéa. Document. Editions du Rocher. Parution septembre 1988. 154 pages.

ISBN : 9782268007045.

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5 mai 2018 6 05 /05 /mai /2018 08:31

Et s’il n’en reste qu’un, je serai celui-là…

David COULON : Je serai le dernier homme…

Afin d’éviter de se faire contrôler par la maréchaussée qui trouve toujours une bonne occasion pour défourailler leurs éthylotests, le narrateur emprunte ce qu’avec sa femme Mathilde il a surnommé l’autoroute des alcooliques. Un itinéraire qui lui évite les grandes nationales et rentrer chez lui dans un petit village situé entre Rouen et Le Havre, sans se faire importuner.

Or ce soir là, alors qu’il revient, alibi auprès de son épouse, d’un entretien d’embauche mais qui en réalité était une relation de débauche en compagnie de sa maîtresse, il entend comme un coup de pétard. Ce n’est pas un pneu qui vient d’éclater, il est rassuré, mais cela ressemble fort à des coups de feu.

Il sort de sa voiture et à ce moment là une jeune femme débouche d’un champ de blé et s’engouffre dans sa voiture, coté conducteur. Il l’en extrait violemment, la jeune femme tombe sur un caillou et c’est l’accident mortel. Le narrateur est bien embêté. Il tergiverse mais n’appelle pas la police ou les secours. Une erreur qui va l’entraîner dans des pérégrinations dramatiques.

Il met le cadavre dans son coffre, en attendant de trouver une solution, et au lieu de rentrer chez lui, il prend une chambre dans un hôtel franchisé. L’anonymat parfait.

Il était ouvrier dans une usine pétrochimique mais tous les employés ont reçu leur feuille de licenciement quelque temps auparavant. Sa femme est institutrice et pour l’heure c’est elle qui assure la pitance de leur gamine Emma. Il recherche bien un emploi, mais il se retrouve toujours avec des réponses négatives.

Avec ses indemnités, un chèque qu’il vient juste de recevoir, il met une option sur une vieille grange afin de pouvoir y cacher le corps, et il se met en tête de découvrir par qui et pourquoi cette femme nue avait été enlevée. Car d’autres disparitions sont à signaler dans la région, dont celle d’un adolescent qui a eu la main tranchée.

Commence alors un périple qui le rapproche peu à peu des ravisseurs, mais si Mathilde lui envoie des Je t’aime sur son téléphone lorsqu’il est absent, théoriquement pour la recherche d’un emploi alors qu’il copule avec Anna, ou se baguenaude sur les routes, il sent que son environnement familial se délite.

 

C’est l’histoire d’un mec, comme disait Coluche, qui accumule les fautes et les erreurs, car lui-même est fautif. Il se comporte comme un coupable alors qu’en réalité il est une victime. Mais il est vrai que se retrouver avec un cadavre sur les bras n’est pas une situation que l’on rencontre tous les jours.

David Coulon a choisi une voie et il la développe avec un machiavélisme diabolique. On ne voudrait vraiment pas être à la place du narrateur, et pourtant on voyage dans son esprit et on assiste à son enquête, à ses errements, à ses déceptions, à ses peurs, à son effroi. On a envie parfois de le morigéner comme un gamin, de lui dire d’arrêter de se comporter tel qu’il le fait, de s’ériger en adulte responsable, mais que pouvez-vous exiger d’un narrateur qui n’en fait qu’à sa tête !

Mais peut-être pourrait-on avancer au moins une explication, sinon plusieurs, à ce comportement. Si, une hypothèse, le narrateur n’avait pas été licencié comme ses autres collègues, aurait-il eu du temps pour aller batifoler avec Anne, et prétendre qu’il se rend à des entretiens d’embauches ? Et rentrer tard le soir, l’obligeant à un détour ? Ce n’est qu’une théorie et elle vaut ce qu’elle vaut, mais on peut toujours se poser les questions.

David Coulon assène ses phrases comme un boxeur ses coups sur un punching-ball et pourtant certains passages se révèlent poétiques, des vers libres. Des vers de poésie et non des vers, animaux invertébrés qui parait-il se nourrissent de cadavres. On navigue entre deux eaux, et peut-être est-ce du masochisme, on en redemande.

 

David COULON : Je serai le dernier homme… Roman policier mais pas que… Editions Lajouanie. Parution le 9 mars 2018. 300 pages. 18,00€.

ISBN : 978-2370470911

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4 mai 2018 5 04 /05 /mai /2018 08:16

Mais moi je suis seul…

G. ELTON RANNE : Double jeu.

Alors que Dan Campbell et Spencer Goren, deux détectives en un, ont une fois de plus des problèmes de trésorerie, Mary Blackenship leur propose d'enquêter sur une probable filature dont elle serait la victime.

Or Mary n'est autre que la fille unique du directeur général de la Cryogenic Inc., une société chargée de cryogéniser des personnes désirant ressusciter quelques années, voire quelques siècles plus tard.

A dix neuf ans Mary se conduit comme une révoltée, délaissant ses études, s'habillant en punkette, et nos deux héros ne sont pas loin de la considérer comme une gamine trop choyée par la vie, prenant ses désirs pour des réalités, un peu paranoïaque sur les bords. D'ailleurs c'est ce que pense sa psychologue puisque Mary est assaillie parfois par des souvenirs d'enfance qu'elle ne peut avoir vécu.

Toutefois toute rentrée d'argent n'étant pas à négliger, les deux détectives lui implantent une micro caméra afin de repérer d'éventuels poursuivants. Rien de bien positif jusqu'au jour où la gamine se fait enlever en pleine rue. Spencer et Dan résoudront cette affaire dont les motivations s'inscrivent dans une banalité mercantile avec l'aide de leur ami l'inspecteur Franck Dye qui ne s'embarrasse guère de préjugés lorsqu'il désire arriver à ses fins.

 

Le côté SF n'est qu'un alibi, l'action se passe en 2148, et une actualité récente dont l'héroïne était une brebis, n'est que les prémices de ce que pourraient subir d'autres personnes telles que Mary, si la déontologie médicale et scientifique n'y mettait bon ordre.

Au delà de l'enquête, qui se déroule comme tout bon polar qui se respecte, ce sont les dérives scientifiques qui sont mises en cause et la façon de procéder de la part d'individus attirés par l'appât du gain.

Quant au syndrome de Janus, dont sont affublés nos deux complices en détection, cela pourrait expliquer les agissements de quidams qui se transforment de Docteur Jekill en mister Hyde et ne peuvent donner d'explications à leurs méfaits. A noter que Spencer Goren et Dan Campbell ont déjà vécu une aventure dans Alice qui dormait sous la plume de Franck Morisset.

 

G. ELTON RANNE : Double jeu. Collection SF Polar N°3. Editions Fleuve Noir. Parution mars 1997. 256 pages.

ISBN : 2-265-05889-0

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3 mai 2018 4 03 /05 /mai /2018 11:03

Et le lecteur aussi ?

Franck MORRISSET : Alice qui dormait.

Malgré les progrès constants, et bien que l'on soit en l'an 2148, les erreurs existent toujours, et sont lourdes de conséquences pour celui qui les commet.

Ainsi le docteur Jack Smith, directeur du Centre Cryogénic de Toronto, s'est trompé de patient. Il a réveillé Alice Douglas au lieu de Howard Melvyn. Une bévue due à un petit verre de trop. Il s'est emmêlé les pédales en composant le numéro du patient et le voilà mis à la porte par le tout-puissant Jason Mérédith, son patron.

Faut dire qu'il y a des millions de dollars à la clé, car lorsque Alice Douglas est décédée en 2002, l'acte de Renonciation n'existait pas. Alors elle va réclamer son héritage, augmenté des intérêts. Pas de quoi faire couler la baraque, mais c'est pour le principe.

Jack Smith n'a plus qu'à devenir clochard et suivre les conseils de Georges le philosophe pour assurer sa pitance. Alice est toute contente d'avoir retrouvé la vie, elle qui était morte à 28 ans d'une leucémie. Seulement elle n'est pas confiante en l'avenir.

Aussi elle requiert les services d'une petite agence de détectives composée de Dan Campbell et Spencer Goren. Dan et Spencer se complètent. Lorsque Dan ne peut ou ne veut faire quelque chose, Spencer le réalise à sa place. Commence la bataille en le puissant Goliath et les deux petits David. Avec la belle Alice et quelques autres protagonistes entre eux.

 

L'amalgame entre la SF et le polar n'en est pas à sa première expérience, voir l'article de Jean Claude Alizet dans L'Année du Crime 1984 de Michel Lebrun.

Mais ce mélange, cette interpénétration de deux genres populaires n'est pas forcément le gage d'une réussite.

Malgré de petites longueurs, le roman de Franck Morrisset, au titre inspiré de l'œuvre de Sir Henri Rider Haggard, tient la route grâce à une habile connexion. Le départ démarre en fanfare, avec un certain humour, mais la suite devient assez soporifique jusqu'au dénouement final. Toutefois le "Duo" Campbell/Goren n'est pas inintéressant, au contraire, et c'est avec plaisir que nous les retrouverons dans de nouvelles aventures.

Franck MORRISSET : Alice qui dormait. Coll. Anticipation Polar SF N°1990. Editions Fleuve Noir. Parution septembre 1996. 224 pages.

ISBN : 2-265-05592-1

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2 mai 2018 3 02 /05 /mai /2018 08:32

Sort de l’ombre…

Hélène CALVEZ : Le Prince des Ténèbres.

Comme l’affirmait Régine Pernoud dans son étude Pour en finir avec le Moyen-âge (Le Seuil – 1977), cette période de l’histoire de l’humanité ne fut pas aussi obscurantiste que l’ont prétendu bon nombre de manuels d’histoire, et d’historiens.

Et si les technologies numériques n’avaient pas encore été inventées, les sciences philosophiques, médicinales, chirurgicales et autres enregistraient de très gros progrès, surtout avec l’apport des études des Anciens dont Aristote. Et c’est bien en référence à ce philosophe qui aborda tous les genres que le narrateur de ce roman historique, natif de Tolède et ayant suivi des études à Séville auprès d’Avenzoar, médecin, chirurgien et découvreur, nous conte un épisode de sa vie.

Avendeuth ainsi dénommé par son père Jean de Séville, médecin, traducteur et astrologue, à l’âge de sept ans mais aussi connu sous les noms de Jean de Tolède ou Jean David, est mandé par le rabbin philosophe Maïmonide à Fustât, ville incorporée depuis peu au du Caire, à enquêter sur une mort suspecte en la personne de Saad al Dawla al Misri, riche négociant en tissu et tisseur lui-même, soutien de l’Egypte et ami de Saladin alors dirigeant de ce pays qui subit les croisades des Francs.

Or, à cette époque, dans les années 1170, en Espagne et particulièrement à Tolède, Juifs, Musulmans et Chrétiens vivent en bonne intelligence, même si la mosquée a été transformée en cathédrale.

Avendeuth a donc suivi des études de médecine, est devenu traducteur comme son père, mais surtout s’est spécialisé dans la flore médicinale et aux poisons. Il est devenu un Empoisonneur, et non un tueur, car c’est à la demande des familles qu’il pratique son art. Il s’est d’ailleurs surnommé le Prince des Ténèbres, mandaté par Dieu pour empêcher la résurrection des viles personnes. Et il visite dans son laboratoire l’Autre-Monde grâce aux substances qu’il prépare. Mais c’est pour ses connaissances et plus qu’encouragé par son père et l’archidiacre, Dominique Gundissalvi, qu’il s’est rendu à Fustât afin d’enquêter sur cette affaire. Seulement, une autre obsession l’habite, celle de découvrir la matérialité de l’âme, de la voir, d’en démontrer l’existence ou non. L’âme ou psyché en grec.

Il rencontre Khadi, la veuve de Saad, ainsi qu’un des portiers de la mosquée Ibn Tûlûn dans laquelle vivait le défunt depuis vingt jours. Il apparaissait montant le minaret appelant les fidèles à la prière, puis procédait à ses ablutions, observant un jeûne rigoureux.

Or en conversant avec ses différents interlocuteurs, Avendeuth se rend compte d’une dichotomie entre les actes et les paroles de Saad. Malgré ses connaissances déjà poussées, il découvre d’autres plantes qui peuvent aussi bien être médicinales que mortifères, selon leur dosage.

 

Au-delà de l’enquête, celle concernant un meurtre dit en chambre close, et du personnage trouble d’Avendeuth, Hélène Calvez nous décrit cette période médiévale, bien loin de nous et nébuleuse pour certains, aussi bien en Espagne qu’en Egypte, avec rigueur et érudition. Ce qui au départ pouvait sembler ardu et pédagogique s’est rapidement transformé en roman historique passionnant et foisonnant. Et l’auteur s’attache plus sur le pourquoi que sur le comment, même si le comment est indissociable du pourquoi.

Il existe de très nombreuses divergences entre la représentation que l’on peut se faire de la France médiévale, marquée par la peste, la lèpre, les Croisades et l’érection de très nombreuses cathédrales, édifices qui ont su traverser les siècles et résister aux ravages des guerres et des dégradations de toutes sortes tandis que les bâtiments actuels sont déjà vieux à peine sortis de terre, et les pays du sud de l’Europe et surtout du Moyen-Orient. On se croirait dans une nouvelle version des Mille et une nuits mais en plus savant.

Hélène Calvez nous offre une vision plus approfondie de cette période, des us et coutumes et des mœurs de ces pays, avec une approche des religions qui exclue le prosélytisme. Les connaissances intellectuelles et médicales étaient mises en commun et élevaient la pensée. Mais il ne faut pas croire pour autant que des personnages, tels que Saad ou d’autres, ne se consacraient qu’à la générosité. Souvent elle n’était que de façade, pour des raisons matérielles. Mais est-ce que cela a vraiment changé de nos jours ?

Une image que je retiens, qui n’est pas le fait plus marquant mais éclaire un peu mieux sur cette époque, celle de l’ophtalmologiste opérant l’œil d’un patient atteint de la cataracte à l’aide d’une aiguille à piston.

Une plongée historique, ésotérique, philosophique, métaphysique en tout point remarquable ! A signaler que les plupart des personnages évoqués ou jouant un rôle prépondérant dans ce récit, ont réellement existés.

 

S’il est une chose qu’apprécient les gens de pouvoir, c’est la flatterie. Ils seront d’autant plus sensible aux louanges s’ils sont cajolés par celui qui n’est pas réputé en faire.

L’on sait que raison et foi ne font pas bon ménage. L’une et l’autre ne se comprennent pas, donc s’ignorent. Comment faire entendre raison à qui en est totalement dépourvu ?

Lorsqu’un médecin ne veut pas te dire la vérité, il t’envoie vers un confrère.

Sache que s’il y a une chose dont je ne me suis jamais préoccupé, c’est la politique. Mais ce n’est pas parce que je ne suis pas versé dans cet art que je ne connais pas les politiciens. Ce sont des individus qui n’admettent pas qu’on leur rappelle leurs erreurs.

Hélène CALVEZ : Le Prince des Ténèbres. Collection Encre d’Orient. Editions Erick Bonnier. Parution le 12 avril 2018. 264 pages. 20,00€.

ISBN : 978-2367601175

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1 mai 2018 2 01 /05 /mai /2018 09:25

Mais cet ouvrage est bien réel, lui !

Jean RAY : Le livre des fantômes.

Après une érudite préface modestement signée Les éditeurs, et dont la paternité est révélée dans la postface, préface qui se veut l’historique du Roman noir, lequel n’a rien à voir à cette appellation qui est une forme moderne du roman policier social, et est dénommé de nos jours roman gothique, peut-être à cause d’une origine germanique, nous entrons dans le vif du sujet

Publié en 1947 par une petite maison d’éditions belge qui fit faillite, cet ouvrage, qui ne comportait que des textes originaux, tentait de redorer un blason littéraire mis à mal après les années de guerre. Ce n’est pas tant qu’il s’occupa de politique durant l’Occupation, mais le fait qu’il collabora à des revues, dont Cassandre, qui étaient d’obédience germanique.

Or, et même si Arnaud Huftier fournit une explication selon laquelle Jean Ray pratiquait l’antisémitisme à travers ses personnages pour fournir un aspect scientifique, il est dommage que juste après guerre l’on puisse lire dans M. Wohlmut et Franz Benschneider, ce genre de phrases :

M. Wohlmut ne s’en étonna pas : les juifs polonais qui fréquentaient les marchés d’Holzmüde, affreux bonshommes gluants de crasse et de plique, offraient souvent en vente les plus étonnants objets.

Plus loin M. Benschneider affirme :

Ces juifs polonais, que Dieu confonde pour leur rapacité et leur malhonnêteté, ont parfois de bonnes choses.

C’est peu et c’est beaucoup dans un contexte qui se relevait difficilement des années nazies, et que les Juifs, Français et Polonais, avaient particulièrement soufferts de leurs exactions. Bien sûr on peut prétendre que Jean Ray ne se faisait que le porte-parole d’une partie de la population, et qu’il s’agit de fictions, mais quand même cela gêne aux entournures. De nos jours cet aspect est ressenti de manière plus prégnante, voire outrageante qu’il y a trente ou quarante ans. Les temps changent, les mentalités aussi.

Ce petit malaise évacué, malaise que ne ressentiront pas forcément tous les lecteurs, visitons quelques-unes de ces nouvelles, ou contes, dans lesquelles les fantômes font leur apparition de manière plus ou moins évanescente, des impressions dues à diverses circonstances.

Qui de nous, en effet, n’a jamais aperçu un individu que personne d’autre dans notre entourage distinguait. C’est ce qui produit dans Mon fantôme à moi, conte dans lequel Jean Ray se met personnellement en scène, revenant sur des épisodes marquants de son enfance ou de son adolescence, au cours desquels il voit, ou croit voir, un homme au foulard rouge. Les personnes à qui il en parle refusent de le croire ou au contraire sont apeurées, or peu après un incident dramatique se produit.

Maison à vendre est une histoire qui lui aurait été rapportée par un démonographe éclairé. Un fieffé voleur sauve un jour de la noyade le vieux chien d’un juge intègre et intraitable pour qui les circonstances atténuantes n’avaient pas cours dans les procès qu’il instruisait. Or lors du procès qui oppose ce détrousseur au juge, celui-ci ne pratique pas le reconnaissance, et il punit le sauveteur d’une peine de prison. Le juge habitait une vieille maison et lors de son décès, de nombreuses années plus tard, Merrick, le condamné, sorti de prison et qui s’est enrichi, achète cette demeure puis la met en location. Mais c’est un homme rancunier qui a mûri sa vengeance et l’histoire se perpétue après le décès du juge.

Les fantômes peuvent également revenir et hanter, sinon plus, les prisons et le bourreau qui officie à Pentonville ne se plaint pas car il arrive à sa centième victime. Une histoire narrée dans La nuit de Pentonville.

Dans La choucroute, Jean Ray nous offre deux interprétations de la Bible. Celle du Buisson ardent avec cette choucroute que veut déguster le narrateur qui se retrouve dans une taverne située dans une petite ville déserte, aux volets qui s’ouvrent sur des murailles, et dont il est l’unique client. Or cette choucroute flambée par les soins du serveur qui ensuite s’éclipse, devient brûlante et le narrateur n’a d’autre recours que la fuite, tentant toutefois de boire. Il casse une bouteille mais dépité se rend compte qu’elle est constituée de verre plein. Un éclat atterrit dans ses vêtements. L’épilogue pourrait être une parodie de cette parabole entre Jacob et Esaü, le droit d’aînesse vendu contre un plat de lentilles.

Complétant le recueil initial du Livre des fantômes, titré également Gost book, des contes éparpillés et des poèmes sont proposés au lecteur qui découvrira une autre facette de Jean Ray. Mise à part ma petite réserve initiale, voici un nouvel opus digne de figurer dans la bibliothèque de tout amateur d’étrange et de mystérieux.

 

 

Sommaire :

Notice

En matière de préface par Jean Ray.

Mon fantôme à moi.

Maison à vendre.

La Choucroute.

M. Wohlmut et Franz Benschneider.

La Nuit de Pentonville.

L'Histoire de Marshall Grove.

La Vérité sur l'oncle Thimotheus.

Ronde de nuit à Koenigstein.

Le Cousin Passeroux.

Rues.

Après...

 

Autres publications :

J'ai tué Alfred Heavenrock.

Monsieur Sarrigue et le diable.

Dents d'or (Gouden tanden).

Nicolas Abdoon et feu son père.

L'Ombre casquée.

La Hantise des carrefours.

London News. Poésie

Sonnet au passant de minuit. Poésie

Transmutation. Poésie

Le Sonnet du beau crime. Poésie

Arnaud HUFTIER : Postface et Bibliographie.

 

Cet ouvrage a connu plusieurs rééditions qui sont présentées sur le site de NooSFère :

De Jean Ray, le lecteur curieux pourra également lire :

Jean RAY : Le livre des fantômes. Nouvelles. Postface et bibliographie établies par Arnaud Huftier. Alma éditeur. Parution 22 mars 2018.

ISBN : 978-2362792595

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