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10 juin 2018 7 10 /06 /juin /2018 07:51

Un Alexandre Dumas éclectique !

Alexandre DUMAS : Blanche de Beaulieu et autres nouvelles.

Alexandre Dumas a beaucoup écrit et pas uniquement des romans ou des pièces de théâtre, je ne vous l’apprendrais pas. Des nouvelles également et des contes, éparpillés un peu partout dans divers supports.

Grâce à la Bibliothèque électronique du Québec, merci les cousins, nous pouvons découvrir certains de ces textes dans un recueil, dans une version Ebook, mais ne nous plaignons pas, nous lecteurs compulsifs, même si nous préférons les éditions papiers.

Au sommaire de ce recueil des nouvelles, ou contes, d’inspiration diverse :

 

Blanche de Beaulieu ou La Vendéenne :

Dans la soirée du 15 décembre 1793, non loin de Clisson, les Blancs et les Bleus se confrontent. Les Républicains, ayant à leur tête le très jeune général Marceau se battent contre les Blancs, les Royalistes. Ses hommes font prisonnier un paysan à l’air stupide et apparemment alcoolisé. Il est enfermé dans une chaumière, mais sans que Marceau et ses hommes y prennent garde, il peut compulser des documents en provenance du Général Westerman, le général en chef des armées républicaines. L’homme essaie de s’enfuit mais il est rapidement repris par l’ami de Marceau, qui n’est autre que le général Alexandre Dumas, le père du narrateur.

Le prisonnier servira de guide. Les troupes s’avancent dans la nuit, une bataille s’engage entre les deux partis, scènes de désordres et de carnages se confondent, un jeune Vendéen désarmé est blessé et demande grâce. Marceau le recueille et bientôt s’aperçoit qu’il est face à une jeune femme, Blanche de Beaulieu, qu’il vêtira d’habits républicains.

Un épisode de la guerre fratricide entre Vendéens et Républicains qui permet à Alexandre Dumas de mettre en scène et en filigrane une aventure de son père, le général Dumas, lequel ne sera jamais reconnu à sa juste valeur, à cause de son origine.

Cette nouvelle est le premier texte publié, en 1826, entre deux pièces de théâtre, et marquait les débuts de l’auteur dans le domaine du roman historique tout en étant un hommage à son père, décédé vingt-ans auparavant, alors que le futur romancier n’avait que quatre ans.

Chasseurs d’ours :

 

Chasseurs d’ours :

Un propriétaire terrien est mécontent, car un ours vient se sustenter nuitamment des poires qu’il cultive dans son verger. Il décide seul d’aller lui faire sa peau, refusant l’aide d’un voisin.

Ce conte nous ramène à la morale de la fable de la Fontaine : il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.

 

Les enfants de la madone :

Deux gamins dans la forêt près de Naples, des orphelins qui se sont élevés tout seuls comme il est courant de le signaler, des bergers, tuent un jour un malfrat dont la tête est mise à prix. Et cette tête justement, ils la monnaient auprès des autorités locales, recevant une somme d’argent mirifique à leurs yeux et qu’ils s’empressent de dépenser dans les cabarets et maisons de jeux.

 

La main droite du sire de Giac :

En cette année 1425, entre Avranches et Pontorson, non loin de Saint James, le pays des tricots, le connétable Richemont combat les Anglais. Seulement la guerre, surtout celle de Cent ans, coûte cher et l’argent promis par le roi Charles VI ne parvient pas. Il lui faut payer ses troupes et il tente bien de les raisonner. Peine perdue, le siège qu’il avait minutieusement préparé capote. Peu après il se rend auprès du roi afin de lui demander des comptes.

 

Le cocher de cabriolet :

Alors qu’il travaille sur sa pièce de théâtre Antony, Dumas décide en ce 1er janvier 1830 de rendre visite à quelques connaissances afin de leur souhaiter la nouvelle année. Il hèle un cabriolet et en cours de route le cocher, devenu indépendant, lui narre une des aventures qu’il a vécues en compagnie de son ancien patron, prénommé Eugène, écrivain lui aussi. Une histoire qui se rapporte à une mise en Seine.

 

Aventures de Lyderic :

A la fin de l’an 628, Salwart, prince de Dijon, et sa femme Ermengarde reviennent de faire baptiser leur jeune fils Lyderic et traversent la forêt de Sans-Merci accompagnés d’une petite troupe. Ils sont poursuivis par des brigands ayant à leur tête Phinard, le prince de Buck. Ermengarde a juste le temps de déposer le poupon dans un buisson avant d’être capturée. Lyderic n’a que quelques mois et il est nourri par une biche qui lui offre son lait. Ensuite le gamin sera recueilli par un anachorète qui devient son précepteur. L’enfant grandit en force et en sagesse, jusqu’à ses dix-huit ans où il s’émancipe et part à la découverte du monde.

Dumas joue dans ce conte pour enfants et pour adultes aussi, ne boudons pas notre plaisir, avec des faits historiques mais surtout en incorporant des légendes mythologiques et des histoires de ses prédécesseurs. Ainsi la biche nourrissant Lydéric enfant, ou encore lorsque Lydéric devenu un adolescent plein de fougue combat un dragon, puis se baigne dans le sang de l’animal blessé à mort. Seulement, une feuille de tilleul se dépose sur son dos, offrant une partie vulnérable, et l’on pense immédiatement à la mère d’Achille trempant son gamin et le tenant par le talon.

 

Des contes et des nouvelles d’inspiration diverses, historique, romantique, familiale, des textes plus ou moins longs, parfois sous forme de pastiche, éparpillés lors de leur parution dans divers supports et qu’il est bon de découvrir ou redécouvrir, même s’il s’agit d’une version numérique.

A découvrir et télécharger gratuitement en suivant le lien ci-dessous :

D’autres lectures dumasiennes proposées :

Alexandre DUMAS : Blanche de Beaulieu et autres nouvelles. Bibliothèque électronique du Québec. Parution le 2 novembre 2009. 220 pages. Ebook gratuit.

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9 juin 2018 6 09 /06 /juin /2018 10:55

Le désir, un cas rosse ?

Frédéric LENORMAND : Un carrosse nommé désir

Dès le titre, le ton est donné. De nombreuses références littéraires sont nichées dans le texte, un peu comme ces images-devinettes qui nous invitaient à découvrir où était caché le lapin, l’écureuil ou tout simplement le petit garçon dessiné sur une branche.

Ainsi, Voltaire s’interpose dans une querelle s’écriant : A moi, comte, deux mots. Ce qui clôt immédiatement, ou presque, l’algarade.

Et alors qu’il se promène sur l’Ile Saint-Louis, il ne peut s’empêcher de s’exclamer :

C’est un pic ! C’est un cap ! Que dis-je, c’est un cap ? C’est une péninsule !

Mais ce ne sont pas les seuls exemples disséminés dans ce roman et vous pourrez vous amuser à en découvrir d’autres, tous de bon aloi, évidemment.

Si Voltaire tombe amoureux de la vue plongeante sur la Seine, c’est surtout par l’hôtel Lambert qu’il est attiré. Une demeure un peu délabrée mais qui lui conviendrait parfaitement et il en fait part à son amie Emilie, marquise du Châtelet. Elle lui promet de le lui acheter et pour cela elle doit emprunter auprès de son banquier Charles Michel, sieur de Roissy, en attendant de toucher un héritage providentiel. L’homme est un financier qui a gagné sa fortune dans diverses affaires, notamment dans la traite de ce que l’on appelait pudiquement Bois d’ébène comme armateur de bateaux servant à la traite des Nègres.

Seulement ce brave homme a disparu, alors qu’il se rendait en fiacre de chez lui jusqu’à sa garçonnière. S’il est bien monté dans le véhicule, à l’arrivée le cocher n’a pu que constater qu’il n’y avait plus personne ! Comme à son habitude le financier Michel était imbibé mais quand même cela n’explique pas tout. D’autant qu’il est (était ?) volage et rencontrait très souvent des femmes de petite vertu. Alors disparition, fugue ou enlèvement ?

Emilie doit se rendre auprès de Madame de Richelieu qui vit une grossesse difficile. Mais Voltaire ne restera pas seul puisqu’il hérite comme compagnon la nouvelle coqueluche de la marquise, le mathématicien Samuel König qui a remplacé Leibnitz. Car Voltaire est bien décidé de retrouver le financier, le palais Lambert lui tenant à cœur.

Il se rend donc chez le financier Michel où il est accueilli par sa femme qui n’est guère affligée par la disparition de son dépravé de mari. Il fait la connaissance également de sa fille Justine qui n’est toujours pas mariée malgré son âge avancé (pour l’époque). Il y a également un secrétaire qui fait partie de la famille, Béranger, et pour la bonne bouche Apariciỏn, la cuisinière. Il découvre que madame Michel est une fervente d’astrologie et qu’elle possède une lunette lui permettant d’examiner les étoiles, et éventuellement son mari lorsqu’il sort d’une maison close ou d’un cabaret sis sur le quai qui fait face à leur hôtel particulier.

Voltaire entame donc son enquête, entraînant avec lui, malgré ses réticences, son rival König, et va se rendre en toute bonne foi et ingénuité dans des endroits mal famés dont il ignorait l’existence, le cabaret La Sphynge par exemple, un lupanar régulièrement fermé mais rouvert tout aussitôt ou presque. Ses multiples avatars le conduiront à fréquenter, en tout bien tout honneur quand même, la plantureuse comtesse Virginia de Cougourdan, une jolie pastelliste nommée Rosalba, de belles femmes légères, des énergumènes vindicatifs, le tout épicé et assaisonné d’horions. Mais il n’oublie de se protéger par la présence de König. Il se rendra même dans la résidence de Michel à Roissy, dans des conditions peu avantageuses pour sa personne à laquelle il tient fort.

Et pendant ce temps-là, Paris s’amuse. Le mariage de Louise-Elisabeth, douze ans, la fille de Louis XV, avec l’Infant d’Espagne, donne lieu à des fêtes et joutes nautiques, ce qui ne manquera pas d’éclabousser notre philosophe qui n’hésite pas à se mouiller.

 

Au-delà de l’enquête voltairienne dans laquelle, au cours des nombreuses discussions qu’il peut entretenir avec les divers protagonistes de cette histoire, c’est l’humour qui prédomine et imprègne avec saveur l’intrigue. Il se réfère souvent à ses ouvrages, notamment Les éléments de la philosophie de Newton, récemment paru, et à ceux qu’il envisage de rédiger dont Micromégas. Un peu imbu de lui-même, il n’hésite pas à déclarer :

Mes livres ont le défaut de la perfection.

Voltaire n’est pas toujours décrit à son avantage, mais il est vrai que les représentations picturales ou écrites, ne plaident pas toujours en sa faveur :

Voltaire se tortillait façon « parade nuptiale du ver à soie », un invertébré doté de longs poils sur le crâne.

Une petite réflexion en passant qui peut s’adresser à tout auteur, d’hier et d’aujourd’hui, pourquoi pas de demain :

Les grands livres ne sont pas faits pour plaire à tout le monde. Seuls les petits le sont.

Un roman qui incite à la bonne humeur et se révèle une introduction amusante à la philosophie.

 

Frédéric LENORMAND : Un carrosse nommé désir. Voltaire mène l’enquête. Editions Jean-Claude Lattès. Parution le 9 mai 2018. 334 pages. 19,00€.

ISBN : 978-2709661720

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8 juin 2018 5 08 /06 /juin /2018 08:11

Bon anniversaire à Sara Paretsky née le 8 juin 1947.

Sara PARETSKY : Angle mort.

L'emploi du temps de Vic Warsharwski, détective privée à Chicago, est particulièrement chargé.

Elle est menacée d'être expulsée de son bureau par ses propriétaires qui veulent abattre l'immeuble. Elle doit finir sa comptabilité pour envoyer sa feuille d'impôt. Elle doit découvrir pourquoi Lamia, une entreprise publique composée exclusivement de femmes qui devait construire un immeuble pour les sans-abris, se voit refuser les crédits bancaires dont la société a besoin. Elle doit trouver un emploi à un jeune homme, Ken, condamné à deux cents heures de travail au service de la communauté, pour avoir piraté les ordinateurs du ministre de la Défense.

Une femme accompagnée de ses trois enfants s'est réfugiée dans la cave de son immeuble. Elle tente de la raisonner mais en vain. La femme disparaît avec ses mômes. Vic contacte un employé de la municipalité afin qu'il se renseigne sur le refus de la banque. L'homme, soumis à des pressions, décline le travail. Vic participe à une soirée organisée par un professeur de droit, Fabian Messenger, en l'honneur de l'un de leurs anciens professeurs. Au cours du repas, Deirdre, femme de Fabian et membre avec Vic d'une association caritative, est particulièrement éméchée. Elle lâche quelques phrases perfides à l'encontre de certains des invités dont Alec Gantner, fils du sénateur, Blakely, président de la Gateway Bank.

Emily, la fille des hôtes, est considérée comme la bonne d'enfants, s'occupant de ses deux frères. Vic assiste à des scènes violentes au cours desquelles Fabian bat sa femme. Elle soupçonne aussi Fabian d'exercer un droit de cuissage sur sa fille. Fabian fort en colère lui conseille de s'adresser à Heccomb, responsable de Home Free, une œuvre de charité.

Le cadavre de Deirdre est retrouvé dans le bureau de Vic qui est soupçonnée du meurtre. Le disque dur de son micro-ordinateur est totalement effacé. Emily disparaît avec ses frères et Fabian accuse Vic de les cacher. Vic ne trouve aucun appui auprès des policiers dont Conrad son amant. La batte de base-ball appartenant à Fabian est retrouvée dans la chambre d'Emily, tâchée de sang. La jeune fille est accusée du meurtre de sa mère mais Vic est persuadée que le meurtrier est Fabian.

De l'eau s'infiltre dans les caves du quartier du Loop. Vic aidée de son voisin s'infiltre dans les tunnels souterrains et parvient à sauver Emily, ses frères et la jeune femme toujours accompagnée de ses enfants dont l'un décèdera peu après. Ken se fait entreprenant auprès de Vic et celle-ci lui demande de réinitialiser son ordinateur. Il récupère les fichiers de comptabilité et un message sibyllin de Deirdre. Vic est éconduite par Heccomb de Home Free mais elle s'obstine et s'introduit nuitamment dans les locaux. Elle découvre dans un classeur cinq millions de dollars. En compagnie d'un journaliste elle visite un chantier de Home Free et s'aperçoit que les ouvriers sont des Roumains en situation irrégulière. Peu après elle se sent suivi dans ses déplacements. Son bureau est visité, elle est assommée ce qui lui vaut un stage à l'hôpital.

 

Pas de temps morts dans cet ouvrage de près de quatre cent cinquante pages. Les scènes d'action défilent, Sara Paretsky ne lésinant pas sur les moyens. Elle dénonce la collusion entre les hommes d'affaires et les hommes politiques, la protection dont ils jouissent.

La police ferme l'œil, préférant accuser des innocents ne possédant pas de relations. Vic se bat contre les machos battant leurs femmes, violant leurs enfants.

Une sorte de Don Quichotte moderne face à des moulins qui ne sont pas en voie d'extinction d'après ce roman où les personnages féminins subissant les mauvais traitements leur conjoint sont légion.

Réédition Collection Points. Editions Le Seuil. Parution 15 janvier 2003. 496 pages.

Réédition Collection Points. Editions Le Seuil. Parution 15 janvier 2003. 496 pages.

Sara PARETSKY : Angle mort. (Tunnel vision – 1994. Traduction de l'anglais par Annie Hamel). Le Masque grand format. Parution 18 octobre 1995. 442 pages.

ISBN : 978-2702426043

Réédition Collection Points. Editions Le Seuil. Parution 15 janvier 2003. 496 pages.

ISBN : 978-2020542364

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7 juin 2018 4 07 /06 /juin /2018 09:54

Une bonne résolution ?

Franck MORRISSET: La Résolution Andromède.

La Terre fait partie de la Confédération et ses habitants vivent en compagnie des Hittites, des Chivas et des Echidnédésius surnommés les Ratons, venus d'autres planètes.

Seulement les Terriens supportent mal cette cohabitation et des collectifs dont notamment La Terre est à vous prônent par tous les moyens le retrait de ces envahisseurs.

En cette année 2342, le lieutenant Alex Green se remet doucement de ses blessures contractées lors de l'arrestation d'un voyou, sauvant la vie de sa coéquipière Nalïn. Il pense à Chadwick, un de ses hommes aliénophobe tué peu avant, à son amie Sarah et à Cindy, une Ratonne qu'il aime bien quoiqu'il n'apprécie guère en général les extraterrestres.

Alex se plonge dans le dossier Chadwick et découvre que le policier, un être brutal, était aussi un amoureux de poésie et avait écrit un essai La résolution Andromède. Lorsqu'il veut se renseigner sur l’agresseur de Sarah, incident qui s’est déroulé quelques mois auparavant, il apprend que l'homme, David Orlovsky, serait mort en prison mais son fichier est inaccessible.

Pendant ce temps, le même Orlovsky est conditionné par Stadler et son adjoint Lamarre pour devenir un commando et combattre les envahisseurs. Orlovsky est un refoulé, un psychopathe, se prenant pour un Surhomme. Il doit mener à bien le programme Lune morte, contre projet de la Résolution Andromède qui prévoit une manifestation de sympathie envers les envahisseurs. Il tue une infirmière intérimaire puis d'autres individus, clochards, marginaux, qu'il croit être des Hittites. Nalïn annonce la disparition de l'infirmière laissant Jerry, un petit garçon atteint d'une maladie grave. Alex n'y prête pas attention. Une agression est perpétrée envers un Hittite.

Orlovsky, quoique son instructeur ne le juge pas prêt mentalement et physiquement, est convoyé sur Moon XVIII, plaque tournante de l’immigration, où il est réceptionné par Laetitia, la nièce du Consul. Laetitia, sous des dehors de fofolle, joue le jeu des extrémistes.

 

Ce roman à la trame simple mais qui est écrit d’une façon assez distordue pour mieux la compliquer, est une parabole sur un futur qui ressemble à notre monde.

Le racisme y est dénoncé, mais expliqué également. Les motivations des Terriens à rejeter les extraterrestres, soit par la manière forte, soit en les méprisant, rappellent le racisme exacerbé ou ordinaire d’aujourd’hui.

La technique narrative de Franck Morrisset est spéciale. Il utilise à profusion les italiques, interpose des personnages pour leur donner un développement plus ou moins important au fil de l’histoire, et surtout joue avec les à-côtés.

Intéressant à plus d’un titre, ce roman mi polar, mi S.F. joue avec les genres.

 

Franck MORRISSET: La Résolution Andromède. Collection SF Polar N°27. Editions Fleuve Noir. Parution décembre 1997. 256 pages.

ISBN : 2-265-06098-4

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6 juin 2018 3 06 /06 /juin /2018 08:42

Monet, monnaie…

Renée BONNEAU : Nature Morte à Giverny.

En août 1908, le célèbre jardin de Monet est le théâtre d’un drame.

Dans le bassin aux célèbres nymphéas est retrouvé le cadavre d’une jeune fille.

Elle séjournait en compagnie de son père, acheteur japonais qui essayait de fléchir le peintre dans sa décision de ne plus produire de toiles et désirait acheter quelques tableaux afin de les exporter au Pays du Soleil Levant. Ophélia, tel se prénommait la jeune morte, s’était liée d’amitié avec quelques rapins américains et leurs amies venus demander conseils au maître de Giverny.

A la même auberge tenue par une accorte tenancière, logent un vieil acteur et sa compagne, modèle dans sa prime jeunesse. Un apprenti jardinier est même renvoyé à cause de la dévotion jugée trop arrogante qu’il professe envers Ophélia. Elle n’avait réussi qu’à attiser rivalités, jalousie et inimitiés. Qui a pu engranger tant de haine envers la jeune fille au point de la noyer ?

 

Au delà de cette enquête classique qui nous offre toutefois le bon goût de ne pas étaler sur plusieurs pages les ratiocinations du policier chargé de résoudre ce meurtre lors de l’épilogue, c’est la reconstitution d’une époque du début du siècle qui prime : Monet reclus à Giverny alors que perdant peu à peu la vue il ne souhaite plus toucher à ses pinceaux ; les jeunes peintres Américains désirant ardemment obtenir des conseils du maître ; l’acteur déclamant lors de soirées spéciales des tirades empruntées au répertoire classique ou de sulfureux poèmes.

Et bien entendu le jardin, décor somptueux et personnage à part entière de cette histoire, et les nymphéas qui feront le tour du monde.

Première édition : Collection Pol’Art. Editions Alain Bargain. Parution 1999.

Première édition : Collection Pol’Art. Editions Alain Bargain. Parution 1999.

Renée BONNEAU : Nature Morte à Giverny. Editions Nouveau Monde. Parution le 17 avril 2015. 218 pages. 17,00€.

ISBN : 978-2369421832

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5 juin 2018 2 05 /06 /juin /2018 10:16

En ce temps-là j'avais vingt ans

Sur la télé en noir et blanc…

Et puis y avait le mois d'mai

Qui préparait ses pavés

C'est là qu'on s'est rencontrés

Mouchoir sur le nez…

Sous les pavés la rage. Recueil collectif.

Beaucoup en parle, peu l’ont vécu, ce temps de l’insurrection populaire qui aura marqué une époque et que l’on ne reverra plus malgré certaines tentatives, certains sursauts. La solidarité n’est plus ce qu’elle était et de nos jours, c’est chacun pour soi, et à bas les statuts et les privilèges… des autres.

Que reste-t-il de mai 68 ? Des espoirs déçus, des souvenirs, mais également des libertés acquises qu’il sera difficile, malgré les efforts d’hommes politiques et des factions intégristes de nier et de raboter. Quoi que, dans certains pays, c’est la régression qui prédomine.

Mai 68, ce fut un mouvement de générosité, pas toujours compris comme tel, et pas uniquement à Paris. Car la province elle aussi participa à ce vaste mouvement de rejet d’une forme esclavagiste gouvernementale et patronale qui étendait ses tentacules insidieusement, et l’on en parle un peu plus de nos jours, avec le recul. Sans se rendre compte que cette pieuvre, tel un crabe, recommence à bouffer les ouvriers et les étudiants. Et la répression est plus insidieuse. Personne n’aurait eu à l’époque l’idée de traîner en justice des ouvriers placés en situation de chômage pour une chemise déchirée.

Il y a eu les participants actifs à Mai 68, les étudiants qui ont été une sorte de catalyseur, les témoins passifs qui récupèrent aujourd’hui ce mouvement affirmant y avoir joué un rôle, se forgeant un passé revanchard grâce aux images diffusées par la télévision, ceux qui ne connaissent Mai 68 que par des souvenirs, émus ou non, de la part de leurs parents et de leurs amis, via les journaux, les écrits divers, les reportages et les ouvrages rédigés bien après, les archives qui sont de nos jours proposés à tous.

Mais Mai 68 ne se résume pas à Paris, bien avant la capitale, des villes ont subi des soubresauts, Caen par exemple qui dès le mois de janvier, le 26 exactement, connaissait les prémices de cette révolte avec la grève des ouvriers de la Saviem. Marion Chemin par exemple écrit un texte homage aux ouvriers du Joint français à Saint-Brieuc, entreprise qui l’une des dernières usines à reprendre le travail le 19 juin 1968.

De tous les textes rédigés pour ce recueil commémoratif, certains mettent en scène des actions prises isolément comme Alain Bellet qui raconte un épisode au cours duquel la Sorbonne est transformé en hôpital et voit s’affronter un général des pompier, tenant à la main une clé à molette, et un brigadier de CRS armé d’un bâton désirant entrer dans l’édifice à la tête de ses troupes.

Maïté Bernard nous propose de suivre Mario, un péruvien qui a écrit quelques années auparavant son premier livre, La ville et les chiens. Il assiste en spectateur à ces événements. Paris au mois de mai vécu par le Prix Nobel Mario Vargas Llosa.

Notre-Dame-des-Landes en janvier 2018. Pour Laurence Biberfeld c’est l’occasion de mettre en parallèle des événements qui se sont déroulés cinquante ans auparavant, à Nantes et ses environs, par les souvenirs d’une vieille femme qui a connu ces évènements et qui l’ont délivrée d’un environnement marital malsain. Un regard porté sur un syndicat agricole qui a profité des paysans qui lui ont tiré les marrons du feu pour assoir sa prépondérance.

Mai 68, ce n’est uniquement Paris, comme je l’ai déjà écrit, car d’autres événements secouaient la planète, étant plus ou moins occultés par les projecteurs placés sur la Capitale. Au Viêt-Nam, d’autres combats se déroulaient, comme le rappelle Martine Huet.

Roger Martin nous invite à retrouver ces anciens trublions, des fils de bonne famille, qui une fois la paix revenue et avoir bien éructé contre l’ordre établi sont devenus à leur tour des notables. Ils se réunissent dans une salle versaillaise afin de déjeuner grassement tout en ressassant quelques souvenirs, alors que le louffiat lui n’a pas oublié ses engagements.

Jeanne Desaubry met en scène Dany, Alain et quelques autres qui veulent investir un bâtiment réservé aux filles, elles qui n’attendent que ça, mais le gardien, un facho, leur en interdit l’entrée. Parmi ces jeunes filles Violette et Danette, qui vient du Sénégal, et qui lorsqu’elle ne porte pas de jeans s’attife en costume local de son pays. Danette qui plus tard connaîtra la consécration.

Maurice Gouiran, dans une sorte d’uchronie, revient sur cette défection du Général de Gaulle le 29 mai 1968, se rendant en Allemagne au lieu de Colombey comme annoncé.

Jean-Hugues Oppel, avec son ironie mordante habituelle nous offre une déclinaison des différents Mai 68 de l’Histoire, quant à Sylvie Rouch, elle place son histoire dans une petite ville provinciale, et préfectorale, qui ayant vécu les bombardements de la Seconde Guerre Mondiale, ne se préoccupait pas des bombardements de pavés parisiens. Elle revit un épisode douloureux, qui à défaut d’être compris, a été imputé à Mai 68 en compensation d’une véritable remise en cause familiale des motivations du drame.

Et comme nous le rappelle François Joly : Cinquante ans… Déjà !

Le plaisir de retrouver des auteurs qui se font discrets et se retrouvent avec plaisir dans les grandes occasions, adoubant aussi les petits nouveaux prometteurs, en l’occurrence Cloé Mehdi qui n’a pas fini de nous surprendre.

J’aurais pu (dû ?) vous disséquer tous ces textes dans lesquels beaucoup se sont investis personnellement, puisant dans leurs souvenirs de soixante-huitards, mais cela aurait été par trop déflorer ce qui est pour beaucoup d’entre nous une commémoration.

Frisson, friction, fiction, qu’importe le texte, ce qui compte c’est le souvenir que nous en gardons, et qui reste aujourd’hui comme des ressassements d’anciens combattants.

 

Je vous parle d'un temps,

Que les moins de cinquante ans,

Ne peuvent pas connaître,

Paname en ce temps là,

Balançait ses pavés…

 

Sommaire :

ARRABAL Diego : La lutte des classes tue en mai

BELLET Alain : Réglisse et la clé de huit

BERNARD Maïté : Viva Paris !

BIBERFELD Laurence : Et toc !

BLOCIER Antoine : Frédéric est réaliste : il exige l'impossible

BONNOT Xavier-Marie : L'année du singe

CHEMIN Marion : Quand les chiots deviennent des chiens

CONSEIL Odile : Comme au cinéma

DELAHAYE Dominique : Le goût du café

HUET Martine : La fin de la guerre du Vietnam

JOLY François : Cinquante ans... Déjà !

KRIVINE Alain : La grande obsession

MARTIN Roger : Dîner de gala

DEL PAPPAS Gilles : CRS Love

DAENINCKX Didier : Magasins réunis

FRADIER Catherine : Le temps des aurélies

DESAUBRY Jeanne : Viens là que j'te croque

GAUYAT Pierre : Je me souviens... de 1968

GOUIRAN Maurice : Le coup de Massu

MEHDI Cloé : M'appelle pas Camarade

MONDOLONI : Jacques        La colonie s'ennuie

MONTELLIER Chantal : Jouissons sans entrave !

OBIONE Max : Bunker

OPPEL Jean Hugues : Mais, 68

ROUCH Sylvie : L'herbe des morts

SAINT-DO de Valérie : Le golem de l'atelier

STREIFF Gérard : Le commissaire

VIEU Marie-Pierre : Vertige

VIVAS Maxime : De mai 68 à la maladie sénile du macronisme

WALKER Lalie : Affaire inclassable

Sous les pavés la rage. Recueil collectif. Editions Arcanes 17. Parution le 19 mai 2018. 296 pages. 20,00€.

ISBN : 978-2918721710

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4 juin 2018 1 04 /06 /juin /2018 06:45

Aucune corrélation avec des turbulences aériennes ou ferroviaires…

Paul FEVAL : La fée des grèves.

Le 8 juin 1450, une délégation en provenance d’Avranches se rend en la basilique du Mont-Saint-Michel afin de célébrer une messe en l‘honneur du duc Gilles de Bretagne, décédé d’inanition depuis peu. Il est mort de faim sur l’ordre de son frère, François de Bretagne qui assiste à cette cérémonie en compagnie de quelques chevaliers, hommes d’arme et de jeunes femmes, ou filles, portant le deuil.

Un chevalier manque à l’appel, Hue de Maurever. Sa fille, la belle Reine de Maurever, qui fait partie de la délégation, s’entretient avec Aubry de Kergariou, lui annonçant que celui qui défendra son père sera son chevalier. Aubry n’a pas encore vingt-ans et est amoureux de la belle Reine, pas même dix-huit ans, mais se dresse entre eux son cousin Méloir, âgé d’une bonne trentaine d’années, et qui lui aussi lorgne sur Reine.

Soudain au beau milieu de la cérémonie, un moine encapuchonné jette la perturbation, citant le duc François à comparaître dans un délai de quarante jours devant le tribunal de Dieu. Chacun peut reconnaître Hue de Maurever, fidèle de Gilles, qui disparaît en jetant la confusion. Une récompense de cinquante écus nantais est promise à qui le fera prisonnier. Méloir est également fort intéressé par l’annonce que celui qui l’attrapera sera sacré chevalier, une opportunité pour barrer le chemin à Aubry dans le cœur de Reine de Maurever.

 

A Saint-Jean des grèves, dans une ferme tenue par Maître Simon Le Priol, les conversations tournent sur une probable apparition de la Fée des grèves, une légende qui semble prendre corps car la maîtresse de maison dépose le soir un bol de nourriture qui le lendemain est vide. L’annonce des cinquante écus nantais n’est pas tombée dans les oreilles d’un sourd. Le jeune valet Jeannin aimerait pouvoir les toucher afin de gagner la main de Simonnette, la fille de Simon Le Priol qui a promis sa fille à qui posséderait cette somme. Mais Jeannin, s’il rêve des cinquante écus, ne se résigne pas à dénoncer la cache de Maurever.

Méloir se fait chiper la bourse contenant la somme promise dans son sommeil par une jeune fille. Dans la nuit et la brume qui stagne sur la grève, Jeannin aperçoit une silhouette qu’il prend pour la Fée des grèves. Ce n’est autre que Reine de Maurever. Mais un autre personnage entre alors en scène, Maître Gueffès, un individu peu scrupuleux, mi-aventurier, mi-mendiant, qui lorgne sur la belle Simonette à cause de sa dot.

 

Commence alors tout autour de Dol, de Saint-Jean-des-Grèves, du Mont-Saint-Michel et du rocher de Tombelène une sorte de cache-cache dans le brouillard entre les soudards du duc François, de Méloir, d’un côté, de Jeannin, de Simonnette, d’Aubry de Kergariou et de Reine de Maurever, qui n’est autre que la Fée des grèves, de l’autre. Et au milieu Maître Gueffès qui joue les électrons libres pour son seul profit.

 

Cet épisode de la guerre des Bretons et des Normands alliés aux Français contre les Anglais qui tiennent une grande partie du Cotentin, permet à Paul Féval de déployer tout son talent de conteur et d’amoureux de sa Bretagne, ainsi que ses convictions monarchistes et catholiques, convictions qui évolueront au fil des ans.

Il s’inspire de légendes et de faits réels, de personnages ayant existés tout en enjolivant ou effaçant certains traits et actes dont ils sont les héros. Parmi les personnages secondaires, on retiendra celui du moine Bruno, un ancien soldat, qui est intarissable et aime conter moult anecdotes, mais est souvent interrompu dans ses narrations, ce qui fait que le lecteur parfois reste sur sa faim.

 

Mais c’est surtout pour Paul Féval le moyen idéal de magnifier le Mont-Saint-Michel, le rocher de Tombelène, aujourd’hui Tombelaine, et les environs. Il décrit les lieux avec précision, et s’attarde sur la grève qui s’étend à partir de l’embouchure du Couesnon entre Cancale et Genêts.

Mais à notre époque le Mont-Saint-Michel a beaucoup évolué, des travaux de restauration ayant été entrepris dès 1874, et si les bâtiments n’ont guère changé, quoique des recherches plus ou moins récentes aient mis à jours des salles qui avaient été murées, comme la salle Robert de Thorigny, redécouvertes dans les sous-sols de l’abbaye, ce sont surtout les marchands du temple qui se sont installés nombreux offrant aux touristes bon nombre d’objets ayant un rapport direct ou non avec la Merveille. Les hôtels-restaurants et les échoppes prolifèrent ainsi que des musées, dont la demeure de Bertrand Du Guesclin qui fut capitaine de Pontorson et du Mont-Saint-Michel. Cette demeure fut construite, lorsque les Anglais furent boutés du Mont, pour sa femme Tiphaine. Mais ceci est une autre histoire.

La Fée des Grèves est tout autant un roman historique qu’un roman d’aventures et d’amour dans lequel Paul Féval appose un humour particulier, caustique et ironique, celui que l’on retrouve dans La fabrique de crimes.

 

Ce roman est actuellement disponible aux éditions Astoure :

Et pour ceux qui préfèrent les liseuses, il est également disponible en version numérique téléchargeable gratuitement sur le site Ebooks libres et gratuits :

Paul FEVAL : La fée des grèves. Collection du Blason. Editions Club 35. Parution 1er semestre 1998. 310 pages.

ISBN : 2906775800

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3 juin 2018 7 03 /06 /juin /2018 09:52

Hommage à René Poupon né le 3 juin 1902.

POUPON René : Un portrait.

Né le 3 Juin 1902 à Dijon (21), René Poupon est décédé le 23 mai 1994 à Lourches (59). Il a également écrit sous les pseudonymes de Pierre Chatel, R. Pol Dry, René Paul Noêl, René Paul Poupon, R. René Poupon, Léopold Remon, Louis Remon, Eric Ruthless.

Fils d’ouvriers, René Poupon obtient à 15 ans le Brevet d’Enseignement Primaire Supérieur. A 17 ans, ses premiers contes et nouvelles commencent à paraître régulièrement dans deux hebdomadaires régionaux. En 1921 il soumet son premier récit policier L’épingle qui tue aux éditions Ferenczi. Le manuscrit est accepté en quelques jours et paraît en juin 1922, un mois après son incorporation militaire. Ce récit fut suivi d’un 2e puis d’un 3e agréés et payés par retour du courrier. Dès lors pendant et après son service militaire René Poupon fournit au même éditeur un ouvrage tous les deux mois.

En 1925 il monte pour la première fois à Paris, prend contact avec son éditeur qui lui propose un contrat comportant un roman sentimental par mois. Vu le succès de ces petits fascicules à grand tirage, sa production déborde largement cette cadence. En 1927 il signe un contrat d’exclusivité lui imposant une production annuelle de 27 romans, tous genres confondus (amour, police, aventure). La parution de ses récits étant fréquente, il utilise plusieurs pseudonymes.

Dans le même temps certains de ses romans furent reproduits en feuilleton dans des hebdomadaires régionaux tandis que les Messageries Hachette diffusaient les fascicules dans tous les pays francophones, Belgique, Suisse, Canada et même au Vietnam, alors Indochine. Certains furent traduits en italien, en espagnol et en flamand avant guerre.

Il fournit un nombre important de textes jusqu’en 1957. De nature prudente et anxieuse, René Poupon travailla avant et après son service militaire dans une imprimerie lithographique de Dijon. En 1927 il se consacra entièrement l’écriture afin de tenir ses engagements auprès de Férenczi. Au bout de trois ans d’écriture forcenée, il ressentit fatigue, insomnies, nervosisme, inspiration capricieuse. En 1930 il demanda à son éditeur d’alléger sa production. La même année il entra dans l’administration SNCF jusqu’en 1962.

Il cessa d’écrire en même temps que disparaissait la maison Ferenczi, ne lui étant infidèle qu’une seule fois.

Certains ouvrages encyclopédiques, tel que Le Guide du Polar de Michel Lebrun et Jean-Paul Schweighaeuser, éditions Syros 1987, confondent René Poupon avec son homonyme Henri Poupon qui était un acteur de cinéma.

 

POUPON René : Un portrait.
POUPON René : Un portrait.
POUPON René : Un portrait.
Publication aux éditions Ferenczi. Bibliographie non exhaustive

 

Sous le nom de René POUPON :

Le Roman policier : La malle vide, 14 (1927) ; X. l'infernal, 27 (1927)

 

Le livre de l'aventure : Prisonniers des démons noirs, 4 (1929) ; Le fils de la mort,13 (1929) ; Le sous-marin fantôme, 39 (1931)

Le Petit Livre : Le lien du sang, 590; L'Envolée d'amour, 634; Le martyr des yeux clos, 647; La princesse saltimbanque, 721; Le décor de l'amour, 729; L'amour ne meurt pas, 735; Vous qui m'avez aimé, 740; Le roman d'une abandonnée, 749; Pour l'amour de Nadia, 763; Le cœur de Marinette, 771; Mourir d'amour, 782; La chanson de jadis, 790; Une pauvre fille, 802; Pour effacer la faute, 807; Tendresse flétrie, 816; J'ai cru t'aimer, 823; Cœurs révoltés, 841; Je n'aimerai jamais, 853; Laquelle aimer ?, 894; Sœur maudite, 926; La femme que j'ai tuée..., 939; La belle aventurière, 965; Amour de prisonnier, 978; Amours et haines secrètes, 1020; Une femme a menti, 1044; La chanson de jadis, 1359; Une pauvre fille, 1367; Le bonheur est un songe, 1405; Pour son fils, 1563; Pour la sauver, 1571; Deux cœurs s'affrontent, 1585; Le chemin du bonheur, 1592; Chantage d'amour, 1603; Mystérieuse amante, 1611; Vingt cinq ans après; 1618; Chez toi ce soir, 1627; Je suis coupable, 1634; L'aile du malheur, 1641; L'orpheline, 1662; Détective par amour, 1690; Mourir avec toi, 1723; Tous les serments du monde, 1757;

 

Police & Mystère : X. l'infernal, 3 (1932) rééd. de RP 27 ; Z. l'invisible, Sous le ciel andalou, 1753; 24 (1932) ; Le spectre justicier, 30 (1932) ; La maison d'épouvante, 37 (1933) ; L'épingle qui tue, 44 (1933) ; Une ombre dans la nuit, 51 (1933) ; Le meurtre étrange du bd Carnot, 87 (1934)

 

Crime & Police : M. Worbe mourra ce soir, 2 (1932) ; L'assassin assassiné, 22 (1933)

 

Police : Les lettres de sang, 102 (1935) ; Le justicier invisible, 151 (1936) rééd. de P&M 30 ; Les gants du meurtrier, 295 (1938) ; Le whisky mortel, 344 (1939) ; K.L.I.P. le singulier, 352 (1940)

 

Voyages & Aventures : L'homme du tombeau, 46 (1934) ; Un duel sous les mers, 51 (1934) ; Les assiégés de la brousse, 56 (1934) ; Zorbano, le destructeur, 63 (1934) ; L'or qui tue, 87 (1934)

 

Mon Roman Policier : X. l'infernal, 5 (1943) rééd. de LRP 27 ; L'assassinat de M. Magre, 80 (1948) ; Drame au music-hall, 95 (1949) ; Le cadavre d'un inconnu, 116 (1949) ; Recherché pour meurtre, 172 (1951) ; Un mort à chaque pas, 205 (1952) ; Une seconde trop tard, 228 (1952) ; Viens te faire tuer !, 251 (1953) ; Un mort en sursis, 261 (1953) ; Prenez garde à la peinture, 275 (1953) ; Le quatrième larron, 282 (1953) ; Une balle dans la tête, 296 (1953) ; Eva joue du revolver, 309 (1954) ; Le vert va bien aux blondes, 317 (1954) ; Mort deux fois, 333 (1954) ; Tante Irma fume des blondes, 389 (1955) ; Pourquoi j'ai tué, 422 (1956)

 

Mon Roman d'Aventures : Le corsaire des mers du Sud, 115 (1950) ; Perles de sang, 203 (1952) ; La piste du désespoir, 231 (1953) ; Les hors-la-loi, 238 (1953) ; La chevauchée sans espoir, 245 (1953) ; La patrouille des neiges, 258 (1953) ; Le cri des guerres, 272 (1953) ; Vaincu d'avance, 364 (1955)

 

Le Verrou : La dernière rafale, 47 (1952) ; Signé de mon sang..., 55 (1952) ; Les morts ne parlent pas, 67 (1953) ; Danse macabre, 75 (1953) ; Prends garde, la môme !, 78 (1953) ; Une corde au cou, 82 (1953) ; Je n'ai pas tué Katie !, 88 (1954) ; L'autre que j'ai tué, 96 (1954) ; Les funérailles du procureur Fleg, 97 (1954) ; Un fantôme se promène, 104 (1954) ; Un mort te tuera, 111 (1955) ; Il faut toujours payer, 125 (1955) ; Elina ne sait pas mourir, 130 (1955)

 

Police & Mystère : Et que ça saute, 61 (1953) ; La chanson qui tue..., 68 (1954) ; Un poignard dans la gorge, 74 (1954)

 

Sous le nom de René-Paul POUPON :

Le Petit Livre : Erreur cruelle, 599;

Police & Mystère : Vol et crime, 90 (1934)

 

Mon roman policier : A feu et à sang, 195 (1952)

 

Sous le nom de R & R. POUPON

 

Le Roman Policier : On a abattu Perrin, 179 (1951) ; Les tueurs en alerte, 219 (1952).

 

Mon roman d'aventures : Pour vous la dernière balle, 413 (1956)

 

Le Verrou : Les morts vont vite, 34

 

Sous le nom de Leopold REMON

 

Police & Mystère : Le labyrinthe de la mort, 38 (1933)

 

Mon Roman Policier : Je t'aurais au tournant, 257 (1953)

 

Sous le pseudo de R. Pol DRY

 

Le Petit Livre : Au bord du désespoir, 1767;

 

Mon Roman Policier : Drôle de fusillade, 314 (1954) ; Sous la menace du gang, 338 (1954)

 

Sous le nom de Eric RUTHLESS

 

Mon Roman Policier : Navré vieux frère, 318 (1954) ; Le petit gars au revolver, 329 (1954)

 

Police & Mystère : Pas de quartier, 79 (1955)

 

Sous le nom de Pierre CHATEL

 

Police & Mystère : Le cargo des sept cadavres, 85 (1955) ; Le venin de Bala Busu, 90 (1956)

 

Editions Le Livre National (Talladier) :

Le Livre de Poche Nouvelle Série :

La Mieux Aimée, 176 (1939).

POUPON René : Un portrait.
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2 juin 2018 6 02 /06 /juin /2018 10:10

On ne possède que peu d’éléments biographiques de Roger Ménanteau, d’ailleurs il est la plupart du temps oublié des différents ouvrages et dictionnaires consacrés au roman policier, sauf le DILIPO, mais il faut avouer qu’il se retranche (retranchait ?) volontiers dans sa bulle.

Roger FALLER : un portrait.

Roger Ménanteau écrivait dans un article de Mystère Magazine (voir ci-dessous) Je veux fuir systématiquement tout ce qui est extérieur au fait d’écrire déclarant qu’il a passé sept ans de sa vie en commun et n’en tirer aucun optimisme, mais seulement un besoin de rester dans mon trou. C’est sous le nom de plume de Roger Faller que Roger Ménanteau est le plus connu, un alias qui fut adopté pour ses premiers romans dans la collection Jean Bruce des Presses de la Cité, entre 1960 et 1962, puis lors de son entrée au Fleuve Noir en 1963, maison d’édition qu’il ne quittera plus jusqu’à sa retraite d’écrivain (ou de son éviction comme bien d’autres ?), en 1985.

Mais auparavant Roger Faller avait utilisé d’autres nombreux pseudos dont Roger Valière pour ses premiers romans édités chez La Bonne Presse, collection La Frégate, et celui de Roger Vaneyre chez Ferenczi, collection Mon Roman Policier. Il utilisa une seule fois celui d’Henri Grival pour les éditions Lutèce dans la collection Noire & Rose en 1956, un livre intitulé Et ces dollars… Victor ! Les éditions Ferenczi publiaient de très nombreux petits fascicules de 16, 32 ou 64 pages et c’est ainsi qu’il écrivit pour les collections Mon Roman policier, Police & Mystère, puis pour le Verrou et enfin Feux Rouges sous les alias de R.H. Nova, F.A. Wheeler, F.A. Whaler, Roger Nova, R. Henri Nova, Roger-Henri Nova et Henri Nova. Suite à la menace de procès d’un médecin Lyonnais, il fut obligé d’abandonner très vite ce dernier pseudo pour celui de Roger Nova.

Né le 18 février 1918 à La Flotte en Ré (Charente Maritime) Roger Ménanteau fait carrière dans l’enseignement et le journalisme politique. En juin 1950 il publie dans La dépêche du Midi un article sur L’intellectualisation du roman policier. Ensuite, entre 1956 et 1958, il collabore à différents quotidiens régionaux dont La Voix du Nord et La Dépêche du Midi, rédigeant une cinquantaine d’articles et de reportages notamment sur les pays de l’Est. Selon un article publié dans Télé 7jours du 3 septembre 1965, concernant l’adaptation en téléfilm de Plainte contre X, la signataire déclare qu’elle a rencontré l’auteur au Ministère des Affaires Etrangères, Quai d’Orsay. Etait-il là pour ses activités journalistiques. Etait-il attaché à ce ministère et non pas dans l’Enseignement ? Un changement de parcours professionnel ?

 

Roger FALLER : un portrait.

En 1950 paraît également sa première nouvelle policière dans Mystère Magazine n°34 : Méfiance ! Il en publiera cinq autres pour M.M. et Le Saint Magazine entre 1951 et 1963.

Sa production pour les différentes collections de chez Ferenczi s’élève à plus de soixante titres oscillant entre le roman policier et le roman d’espionnage. C’est en 1958 sous le pseudo de Roger Henri-Nova et Roger Nova que Ménanteau se fait remarquer avec quatre romans : Témoin Capital, Deux trous dans le cuir, qui manque de peu le Grand Prix de Littérature Policière en 1959, Valise pour Prague et Pour cause d’inventaire dans la collection Feux Rouges chez Ferenczi.

Roger FALLER : un portrait.

Dans son article Roger Henri-Nova alias Roger Faller, le pessimiste, explorateur de l’univers de la solitude, (Mystère Magazine n° 205, février 1965) Jacques Siry revient longuement sur Pour cause d’inventaire, qu’il juge son meilleur ouvrage à ce jour mais que l’auteur a raté de peu le chef d’œuvre.

Il compare Roger Henri-Nova à travers son analyse à divers auteurs et non des moindres. Une fois remis de la lecture de cet ouvrage suffocant, lorsqu’on s’efforce de l’analyser, on s’aperçoit que les comparaisons et les réminiscences se présentent en nombre à la mémoire : Frédéric Dard, pour le ton ; le Simenon des jours sombres pour l’atmosphère générale ; Hervé Bazin et Julien Green pour le personnage d’Albertine Hamel, sèche et glaciale, mais regorgeante de fiel et de venin, débordante de haine et de mépris ; Boileau-Narcejac, pour cet isolement d’un mâle démuni face à trois femelles complices (Albertine, Geneviève et Marie-Thérèse, la boniche) ; enfin et surtout Jean-Paul Sartre et Albert Camus pour la signification générale de l’œuvre et pour le caractère d’Armand Tillion.

Plus loin Jacques Siry complète son exposé en écrivant que tout cela fait penser à L’Etranger d’Albert Camus. Dans son épilogue Jacques Siry écrit : Comme on l’aura compris, le monde de Roger Ménanteau est un monde poisseux et étouffant, un monde morbide et désespéré, qui a des relents de rigoles et d’égouts, un monde amer et même atroce, où les coupables triomphent et où les innocents paient pour des fautes qu’ils n’ont pas commises. Les héros en sont des êtres cruels, hypocrites, cyniques et repoussants ; ou veules, mornes, lâches, médiocres, velléitaires, diminués physiquement ou moralement, accablés par une fatalité interne autant que par le poids d’une destinée qui n’a pas de sens, qui ne peut pas en avoir… Là gît l’origine première du pessimisme d’Henri Nova Faller, parce que là gît la base de sa conception de l’existence. Toute son œuvre se résume en effet en une double qui effet à une double démarche d’affranchissement de la société et de recherche de la solitude double démarche qui échoue. Roger Ménanteau complète par cette phrase : L’important n’est pas d’être libre (illusion), mais d’être seul et de savoir l’être.

 

Dans le bulletin du Fleuve Noir n°28 d’avril 1967, il répond à la question Qui êtes-vous Roger Faller par ces réponses laconiques qui parfois dénotent un certain humour.

Nom : Faller.

Prénom : Roger.

Adresse : Puteaux.

Signe Zodiacal : Poissons.

Age : 47 ans.

Lieu de naissance : La Flotte-en-Ré.

Nombre de livres édités : 34.

Héros favori : Se méfie des héros.

Loisirs : Voyages.

Sports pratiqués : Ceux de son âge.

Défauts : Ne fait pas étalage de ses qualités.

Qualités : Ne fait pas étalage de ses défauts.

Ce qu’il aime : N’a pas d’idées préconçues.

Ce qu’il déteste : N’a pas d’idées préconçues.

Pays visités : Toute l’Europe jusqu’à l’Union Soviétique.

Projets : Avoir beaucoup de projets.

Artistes préférés pour incarner son héros (s’il y a lieu) : Les bons.

Devise favorite : Le franc suisse.

Son plus beau vers : Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage.

 

S’il a utilisé comme protagoniste des détectives privés, d’anciens flics, des quidams, il a aussi mis en scène des écrivains et des journalistes. Ainsi dans Quatre heures au poste, il utilise le personnage réel de Ralph Messac, (1924-1999) ancien journaliste à Europe N°1 puis avocat, dont le père Régis Messac écrivit un ouvrage qui fait encore aujourd’hui référence : Le « Detective Novel » et l'influence de la pensée scientifique en 1929.

Roger FALLER : un portrait.

Au Fleuve Noir

Collection Espionnage :

 

358 : Ondes de choc

396 : Double top

439 : Chèque en rouge

451 : Quai 5

483 : Contact!

499 : Alerte au sol...

540 : Exportation interdite

570 : Point d'orgue

602 : Muntplatz, 39

636 : Jeu nul

667 : Dossier Sini

702 : Retour paye...

753 : Pleins risques

820 : Passage protégé

912 : Ultime recours

933 : Cartes sous table

1034 : Sous-sol majeur

1052 : L'Arme du diable

1191 : De plein fouet

1212 : Post mortem

 

Collection Spécial Police :

 

362 : Dernière solution

379 : Plainte contre X

398 : Dolce vita

407 : Quatre heures au poste

452 : Témoignage

487 : Un Si léger sommeil...

526 : Intérêts composés

545 : La Vérité pour finir

580 : La Place du mort

610 : Complaisances

647 : Par comble d'infortune

693 : Le Pavé de l'ours

750 : Les Mauvais cas

765 : La Gueule du loup

806 : Incident de parcours

840 : Le Mauvais bain

865 : Le Passage du bac

896 : Comme mars en carême

1028 : Pourquoi, Nathalie?

1075 : Eternelle reconnaissance

1104 : La Chose jugée

1119 : La Main lourde

1185 : Le Vent du boulet

1256 : L'Ordre des choses

1267 : Les Pires conséquences

1281 : Le Ciel m'est témoin

1301 : La Triste figure

1338 : Le Bon droit

1352 : S'il n'en reste qu'une...

1364 : En fin de comptes

137 : Le Ringard

1419 : Le Marché en main

1433 : Un Signalé service

1445 : La Berlure

1453 : La Bonne parole

1472 : De prime abord

1510 : Le Peu qui reste...

1543 : Le Droit de suite

1559 : La Mort du pêcheur

1602 : Le Linge sale

1637 : Le Coup de pied de l'âne

1658 : Le Champ libre

1664 : Feux verts

1704 : Le Gout du pain

1726 : La Vie de palaces

1748 : Le Petit grain

1779 : La Démarche

1812 : La Dérive

1846 : L'Or en branches

 

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31 mai 2018 4 31 /05 /mai /2018 08:44

Une bande dessinée sans bulle mais qui pétille !

CHRISTOPHE : La famille Fenouillard.

Tout le monde connait La Famille Fenouillard, Le Sapeur Camenber, Le Savant Cosinus, mais qui a lu ces histoires illustrées, signées Christophe, parues en feuilletons à la fin du XIXe siècle ?

La Famille Fenouillard, qui à l’origine s’intitulait la famille Cornouillet, figure pour la première fois dans le Journal de la jeunesse, le 12 février 1889 puis dans Le Petit Français illustré. Elle est même considérée comme la première bande dessinée française, sans bulle mais avec le texte sous les vignettes.

Cette série était destinée aux jeunes, mais les adultes pourront se replonger, s’ils trouvent ce livre dans les différentes versions qui lui ont succédé, en se délectant des aventures et mésaventures pédagogiques et farfelues d’Agénor Fenouillard, bonnetier à Saint-Rémy-sur-Deule (Somme inférieure), de sa femme Léocadie, coincée aux entournures mais qui mène son mari par le bout du nez, et ses deux filles, niaises, Artémise et Cunégonde.

Un soir, madame Fenouillard décide de sortir du train-train quotidien et propose que dès le lendemain ils partent tous en voyage. A la gare, M. Fenouillard s’enquiert de l’heure de départ du premier train pour Bruxelles, ce qui nous amène à constater que l’amabilité des cheminots à cette époque n’était pas usurpée, comme l’on peut se rendre compte sur la vignette ci-dessous qui nous offre un aperçu du talent de dessinateur et de rédacteur de Christophe :

CHRISTOPHE : La famille Fenouillard.

Une attitude qui a bien évolué depuis, mais ce n’est qu’un aparté.

Nous suivons donc la Famille Fenouillard dans des pérégrinations mouvementées, aventureuses, périlleuses, burlesques, qui vont les mener à Paris, le Mont-Saint-Michel, au Havre. Dans la ville portuaire, désirant visiter un navire, ils se retrouveront malgré eux en Amérique et comme madame Fenouillard ne veut pas renouveler l’expérience maritime, ils traverseront le continent pour passer en Asie via le détroit de Béring, sur une plaque de glace, et subiront bien d’autres avanies avant de regagner leur foyer.

En cours de route ils feront la connaissance du docteur Guy Mauve, qu’ils retrouveront sur leur chemin à plusieurs reprises.

 

Jeux de mots, calembours, antiphrases, situations burlesques se suivent en un rythme effréné dans cet ouvrage à tendance plus ou moins pédagogique, mais véritablement écrit dans un but de distraire les lecteurs.

Cela pourrait sembler un peu désuet de nos jours, quelque peu suranné, tant la bande dessinée a évolué, tant au point de vue graphisme que rédactionnel, mais cela apporte un témoignage, une vision sur une époque, sur les mœurs et le comportement des différents protagonistes, sur les vêtements et les technologies.

L’étonnement de la Famille Fenouillard pourrait être comparé au nôtre dans certaines circonstances et leur approche d’un monde qu’elle découvre. Ainsi lorsqu’ils sont au Japon, ils sont interloqués, un peu par manque de culture, par la synthèse entre traditions et modernisme, un mélange culturel et une adaptation à un mode de vie qui allient le folklore, les coutumes et l’intégration à une époque moderne.

 

Le pseudonyme de Christophe n’a pas été choisi au hasard puisque de son véritable patronyme l’auteur s’appelait Georges Collomb !

CHRISTOPHE : La famille Fenouillard. Bibliothèque du Petit Français. Librairie Armand Colin. Parution 1927. 272 pages.

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Présentation

  • : Lectures de l'Oncle Paul
  • : Bienvenue dans la petite revue de la littérature populaire d'avant-hier et d'hier. Chroniques de livres, portraits et entretiens, descriptions de personnages et de collections, de quoi ravir tout amateur curieux de cette forme littéraire parfois délaissée, à tort. Ce tableau a été réalisé par mon ami Roland Sadaune, artiste peintre, romancier, nouvelliste et cinéphile averti. Un grand merci à lui !
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