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13 juillet 2018 5 13 /07 /juillet /2018 14:24

Bon anniversaire à Alain Demouzon, né le 13 juillet 1945.

Alain DEMOUZON : La petite sauteuse.

Parmi les nouvellistes Français de talent, Demouzon avec ce recueil s’est hissé au niveau des plus grands, Siniac et Daeninckx par exemple, damnant le pion aux Anglo-saxons, spécialistes de ce genre littéraire si difficile.

Demouzon possède ce talent qui prouve si besoin en était qu’il maîtrise parfaitement ce besoin et cette joie d’écrire qui font de lui un écrivain authentique et non superficiel.

Il faut dire que Demouzon a placé la barre très haut et que du temps où il écrivait des romans policiers, il a toujours su se renouveler dans le choix de ses intrigues, passant allègrement du roman noir au suspense tout en soignant son style. Un style élaboré, travaillé, fouillé, et pourtant limpide, agréable à lire. C’est ainsi qu’après une quinzaine de romans relevant du domaine du policier, il nous a offert un très beau Lune rousse, sur lequel je reviendrai.

Mais si nous revenions à notre Petite sauteuse, élément indispensable de l’art culinaire et gastronomique ?

Tout d’abord, vous vous assurez que votre batterie de cuisine est au complet, que tous les ustensiles sont à portée de main, que votre piano, en jargon de cuisine votre fourneau, est bien allumé et dégage une odeur propice à une cuisson douve, et préparons nos ingrédients.

Principalement de la viande, tendre, goûteuse, savoureuse, fondante sous la langue, persillée, grasse mais pas trop. 15% maximum. Faisons revenir doucement, laissons mijoter et relevons le goût avec un zeste de nostalgie, une grosse poignée d’humour noir, très noir, un filet de vinaigre, et rectifions l’assaisonnement d’une pincée de satire bien piquante, et servez chaud.

Humez ce fumet délicat et laissez-vous aller à déguster en connaisseur ces quelques nouvelles, en laissant fondre sur la langue ces phrases poétiques et ironiques.

Si, comme moi, vous vous montrez goinfres et dévorez en trois fourchetées cette subtile préparation, mijotée avec amour la Belle, vous serez agréablement surpris : pas d’indigestion occasionnant des effets nocifs sur votre organisme. Pas de lourdeur, pas de tendance à l’assoupissement, mais peut-être un léger regret, une déception en vous apercevant que ce que vous venez de déguster vous était proposé dans une assiette à dessert.

Alors, vous demandez timidement au maître queux s’il n’y a pas du rab ! Un plat qui allie la légèreté de la cuisine nouvelle au parfum, à la saveur, à l’onctuosité d’un plat rustique et familial longuement mitonné.

 

Sommaire :
La petite sauteuse

Le gril
Une fine fourchette
L’économe
Cocotte Minute
Le cul de poule
La passoire
Le faitout
Le hachoir
Moule à Charlotte, moule à madeleine.

 

Bon appétit, bien sûr !

Réédition revue et augmentée : Fayard. 24 nouvelles. Parution le 13 novembre 2003. 264 pages. 20,00€.

Réédition revue et augmentée : Fayard. 24 nouvelles. Parution le 13 novembre 2003. 264 pages. 20,00€.

Alain DEMOUZON : La petite sauteuse. Première édition : collection Mots. Seghers. Parution mai 1989. 150 pages.

ISBN : 9782232102547

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11 juillet 2018 3 11 /07 /juillet /2018 08:57

A ne pas confondre avec Les Vamps !

Jean ROLLIN : Les deux orphelines vampires.

Comme elles sont charmantes, Louisette et Henriette, les deux orphelines aveugles de la pension des Glycines. Si mignonnes que le bon docteur Dennery les prend en charge, les emmène chez lui à Paris et les adopte.

Seulement ce qu'il ne sait pas le brave homme, c'est que les deux gamines ne sont privées de vue que le jour. La nuit c'est tout autre chose. La nuit, fini l'handicap de la cécité diurne. Elles sont nées comme ça, elles n'y peuvent rien.

Aussi, lorsque tout le monde est couché, à elles la découverte du monde et de ses mystères. Il faut qu'elles goûtent à tout, même au chien errant qui se promène confiant dans le cimetière dans lequel elles s'amusent. Savourer le liquide fade et chaud bu avec délectation de la gorge du canin leur procure de si intenses émotions qu'elles aspirent à d'autres mets plus délicats, comme de déchiqueter le tendre chair de jeunes enfants, par exemple.

Commence alors un jeu qui s'avère mortel pour quelques innocentes victimes.

Ce roman de Jean Rollin reprend le thème si cher aux Fantastiqueurs, le vampirisme, assaisonné à la sauce Comtesse de Ségur. Sans oublier Adolphe D’Ennery, auteur de Les Deux orphelines, et il n’est donc pas étonnant que le personnage du bon docteur soit ainsi nommé.

Il ne règne pas dans ce roman l'angoisse étouffante à laquelle on pourrait s'attendre dans ce genre de roman, de par la nature même des protagonistes. Elles nous sont montrées sous un jour si aimable, si gracieux, que leurs victimes en fin de compte n'ont que ce qu'elles méritent.

Le nom de Jean Rollin réveillera sûrement la mémoire des amateurs de films fantastiques puisqu'on lui doit entre autres, La Rose de fer en 1972, Lèvres de sang en 1974, Les raisins de la mort en 1978 et Fascination en 1979. A déguster sans modération, une serviette autour du cou pour éviter les éclaboussures d'hémoglobine.

 

Ce roman a fait l’objet d’une adaptation au cinéma en 1997, film réalisé par Jean Rollin, avec dans les rôles principaux :

Alexandra Pic : Louise

Isabelle Teboul : Henriette

Bernard Charnacé : le docteur Dennery

Anne Duguël : la mère supérieure

Natalie Perrey : Sœur Marthe

Catherine Day

Brigitte Lahaie : la femme au fouet

Nathalie Karsenti : la femme-louve

Jean ROLLIN : Les deux orphelines vampires. Collection Angoisses N°6. Editions Fleuve Noir. Parution 2 novembre 1993. 192 pages.

ISBN : 978-2265001114

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10 juillet 2018 2 10 /07 /juillet /2018 09:04

Non, non, rien n’a changé

Tout, tout a continué…

P.-J. HERAULT : Régression.

Dans ce roman, le lecteur passe par diverses étapes le renvoyant à des images issues de ses lectures antérieures ou de la vision de séries télévisées plus ou moins proches.

Ainsi, au départ, le lecteur pourrait se croire transporté dans un western, avec des chevauchées épiques et à l’horizon sur une proéminence des hommes à cheval surveillant le fuyard ; puis dans un roman de cape et d’épée au temps des mousquetaires, avec ses combats héroïques à l’arme blanche et l’amitié naissante entre quatre hommes et le fuyard, ou encore dans un épisode de La Porte des étoiles (Stargate en français) car la civilisation qui règne sur la planète Sirta est médiévale, comme ces planètes sur lesquelles débarquent via une porte passage vers d’autres mondes, le colonel O’Neill (alias Richard Dean Anderson) et ses compagnons, la capitaine Samantha Carter (Amanda Tapping) et Teal'c, un jaffa rebelle (Christopher Judge). Mais ces images ne sont là que pour donner une idée de l’ambiance et de l’atmosphère qui règnent dans ce roman, car le propos est autrement plus subtil, incluant racisme et la régression enregistrée d’une civilisation à cause de diverses conjonctions, religieuses et accidentelles.

 

La population du comtat libre de Darik vient d’être pratiquement exterminée par le seigneur Joss de Falk, du comtat du même nom, et ses hommes. Seul Roderick Pellan, issu d’une vieille famille de Darik parvient à s’enfuir avec ses quatre juments et Pers son étalon. Roderick est un Basané, mais ceux-ci vivaient en bonne intelligence avec les Livides dans le Comtat de Darik car l’esclavage y avait été aboli, pas comme dans les autres parties de Sirta. Des Pisteurs, des mercenaires, sont à sa poursuite, et il repère également des Hors Castes. Il parvient à les semer et à se réfugier dans les Territoires Damnés. Mais il est blessé.

Fourbu, il s’endort et est réveillé par une voix qui semble sortir de terre. Il s’agit de l’Ordi d’un vaisseau spatial qui avait amené quinze siècles auparavant des Terriens puis des Centauriens, mais le vaisseau spatial s’était enfoncé sous terre et les rescapés survivent comme au temps du Moyen-âge. Leurs armes sont des arcs et ils se vêtent de peaux de bêtes tannées. Quant à la flore et la faune, elles ont prospérés grâce aux animaux transportés dans le vaisseau ainsi que des graines qui se sont développées par la suite.

Roderick est soigné et l’Ordi lui propose de l’aider dans sa quête, car le jeune homme désire venger sa famille et ceux qui sont morts sous les attaques de Falk. D’abord l’Ordi, et ses robots toujours en état de marche, lui façonnent une arbalète avec le matériel adéquat, des traits en acier, ainsi qu’une épée magnétique capable de repousser les coups de ses adversaires éventuels. Roderick sera également aidé et surveillé par une sorte de drone, gros comme une abeille, qui enverra des images jusqu’à l’Ordi central, et un équipement miniature avec lequel la machine et l’homme pourront converser, échanger des informations, répondre aux questions diverses qui ne manqueront pas de surgir lors des déplacements de Roderick.

Roderick retrouve sur son chemin les quatre Hors Castes, deux Livides et deux Basanés, dont il se fait des amis, avec lesquels il s’introduira dans le château de Joss de Falk, tuant son ennemi, et s’emparant, tel un nouveau Robin des Bois, de son trésor, des pièces d’or qui lui permettront d’acheter divers objets et aider la population. Puis il trouvera un jeune homme grièvement blessé qu’il emmènera à l’Ordi lequel le soignera. Les Hors Castes dont le chef, celui qui est considéré comme le Chef, Kosta qui fait un peu penser à Athos, se posent bien des questions mais à chaque fois Roderick parvient à donner le change, possédant toujours une réponse logique à leurs questions, posées ou non. Seul Roderick connait la présence de l’Ordi, sa localisation, et il parvient toujours à communiquer ou à se rendre à proximité, sans que ses nouveaux amis s’en rendent compte.

Roderick s’est imposé une mission qu’il veut mener à bon terme et il va rechercher des érudits, se confronter à des prêtres dont il est convaincu que c’est un peu à cause d’eux que la civilisation de Sirta a régressé et il embauchera des artisans capables de lui confectionner ce dont il a besoin, des armes notamment mais d’autres objets vitaux pour son entreprise.

 

Après une période de régression, la civilisation de Sirta, sous l’impulsion de Roderick aidé de ses compagnons et de l’Ordi, va-t-elle évoluer et connaître à nouveau une embellie, c’est tout le propos de P.-J. Hérault dans ce roman épique et flamboyant. C’est également la dénonciation du racisme qui anime les Livides envers les Basanés. Mais racisme et régression sont-ils liés ? C’est-ce que pense l’Ordi :

Je vois que les sociologues avaient raison, il faut peu de chose pour que les vieilles habitudes reviennent. Avec la régression, le racisme est réapparu.

Mais bien d’autres faits de société sont abordés par P.-J. Hérault dans ce roman foisonnant. Par exemple les vieux grimoires détenus par quelques érudits, et les connaissances soigneusement cachées par les Prêtres afin de mieux assujettir ou laisser dans l’ignorance la plupart des habitants de Sirta. Des épisodes qui peuvent être mis en parallèle avec l’époque médiévale, mais pas que.

Serions-nous en période de régression ? Ne sommes-nous pas arrivés, alors que les technologies, surtout informatiques, se développent de plus en plus rapidement et inexorablement, en pré-période de régression ?

En effet, avec les voitures qui se conduisent toutes seules mais que l’on ne peut réparer sans une aide technologique, avec la possibilité de tout savoir ou presque depuis son ordinateur, de déléguer ce qui demandait un minimum de recherches à des applications spécifiques, de ne plus penser par soi-même grâce ou à cause de l’intelligence dite artificielle, ne sommes nous pas à l’aube d’une régression mentale, intellectuelle, manuelle ? Ne devenons-nous pas dépendant des machines et des nouvelles technologies ? D’autant qu’avec les logiciels de reconnaissance vocale, il n’est plus besoin de savoir lire, écrire, mais simplement de commander. Appuyez sur un bouton et l’ordinateur fera le reste !

Un roman d’aventures épiques mais également sociologique qui donne la possibilité aux lecteurs, s’ils le souhaitent, de se poser les bonnes questions !

 

P.-J. HERAULT : Régression. Collection Blanche N°2025. Editions Rivière Blanche. Parution août 2006. 372 pages. 20,00€.

ISBN : 978-1932983821

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9 juillet 2018 1 09 /07 /juillet /2018 08:43

Faut avoir la frite !

Isidore LELONZ : Soirée moules.

Avec son look de petit cadre bancaire, son cartable qui s’ouvre par le dessous comme ceux que possédaient les toubibs quand ils se déplaçaient, Romuald a tout pour plaire et surtout ne pas effrayer les consommateurs de ce restaurant populaire.

Zut, il avait oublié que c’était soirée moules, pas ce qu’il préfère, et ses chemises et ses cravates en gardent encore des souvenirs tachés. Tant pis, il peut à loisir détailler les consommateurs et repère rapidement un couple avec enfants. L’homme, genre malabar tatoué, ne l’intéresse guère. Ses yeux se portent sur la femme, belle comme c’est pas permis, mariée avec un beauf comme c’est pas permis. Mais des égouts et des odeurs, on ne discute pas.

Il aborde avec le sourire le couple, laissons les enfants de côté, ils ne comptent pas, et demande à l’homme qui se goinfre de moules avec une fourchette (pourquoi pas ? Et le petit doigt en l’air aussi ?) s’il peut emprunter sa femme, juste pour la soirée. L’homme n’est pas contre, la femme non plus d’ailleurs puisqu’elle sourit de plaisir, mais il préférerait un échange.

On ne prête pas sa femme comme ça sans une petite compensation. Romuald avait tout prévu. Il ouvre son cartable médical, et en extrait un pochon plastique contenant de l’eau et un… poisson rouge.

Affaire conclue, et Romuald peut repartir avec la dame, qui se prénomme Béatrice, et ce qui suit ne nous regarde pas. Disons que la dame va lui faire du bien.

Dans la nouvelle suivante, Business plan, nous retrouvons Romuald et surtout ses deux sœurs. Albumina et Cellophane. Vous êtes étonnés par ces curieux prénoms ? Moi aussi, mais il existe une explication pour tout. C’est grâce à la toute nouvelle loi Liberté intégrale que les parents peuvent prénommer leurs comme bon leur semble, mais cette loi ne s’arrête pas là.

 

Définis comme Libertinérotique, ces deux textes charmants qui peuvent être lus par tout adulte consentant, sont joie, humour et anticipatifs dans une société en pleine mutation. Des situations que l’on connaîtra peut-être un jour, enfin vous car pour moi ce sera sûrement trop tard, et qui ne seront pas pires moralement que ce qui existe déjà.

Par exemple, prêter sa femme contre un poisson rouge ne relève pas de la prostitution mais d’un échange librement consenti et non tarifé. Et le poisson rouge évoluant dans un bocal, cela amusera sans aucun doute les gamins qui oublieront pendant un certain temps de s’abrutir devant des jeux vidéo violents. Toutefois les vieilles pratiques machistes perdurent toujours, puisque c’est l’homme qui accepte ou non de procéder à un échange, sans véritablement demander son avis à sa femme.

Mais qui se cache sous le pseudonyme d’Isidore Lelonz ? Vous le saurez en cliquant sur les liens ci-dessous :

 

Isidore LELONZ : Soirée moules. Nouvelle numérique. Collection Cullissime. Editions Ska. Parution le 1er juin 2018. 21 pages. 1,99€.

ISBN : 9791023407181

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7 juillet 2018 6 07 /07 /juillet /2018 06:15

Les petites collections populaires sont de retour !

Serge PENGER : Les Fleurs fanées.

Ne vous fiez surtout pas au titre de cette nouvelle collection éditée par Les Saturnales. En effet, impossible de ne pas songer à Brigade Mondaine, Police des Mœurs et autres séries érotico-policières. Et bien non, c’est tout à fait différent.

Pourtant, si les deux enquêteurs qui évoluent dans cette nouvelle série sont rattachés à la brigade de mœurs de Bruxelles, le texte ne tombe pas dans cette orgie de descriptions charnelles qui foisonnaient dans les collections précitées. Il aborde des sujets de société et dénonce certaines pratiques ici et ailleurs. Surtout ailleurs.

Alexandre Janssens et Sophie Vermuyten sont deux policiers belges de la section Mœurs de Bruxelles. Et c’est dans le cadre de leurs activités que leur patron les envoie au Vietnam pour assister à un symposium à Hanoï. Un grand coup de balai doit être donné dans la fourmilière de trafic humain, et pas seulement le tourisme sexuel. Ces pays du Sud-est asiatique entendent lutter contre la prostitution locale et l’esclave sexuel. Et si les deux agents spéciaux de la brigade des Mœurs ont été désignés, c’est parce qu’ils ont déjà passé des vacances au Vietnam quelques années auparavant et donc qu’ils sont sensés connaitre le pays.

A Kuala Lumpur, la première escale, les deux policiers sont réceptionnés par le commissionnaire Haji, qui dirige la division d’enquêtes criminelles de la police malaisienne, et son assistante le commandant Sharifah. Il est considéré comme un homme intègre et incorruptible. Mais il peut également se montrer odieux.

Puis direction Hô chi Minh-Ville où Janssens et Vermuyten où sont accueillis par le Lieutenant-colonel Nghia puis ensuite arrivée à Hanoï, le but de leur voyage, lieu où doit se dérouler le symposium. Seulement, des meurtres sont perpétrés en la personne de notables, des empoisonnements pudiquement appelés troubles gastriques ou autres par les autorités locales. Il ne faut pas que les médias et la population locale soit informés de la vérité.

Parallèlement, le lecteur suit le parcours de Sokhem, un gamin de neuf ans, qui sert depuis quelques années, de jouet sexuel. Alors qu’il doit satisfaire les exigences d’un général, une femme nommée Senshi se rend dans le bordel dirigé par Mamasan. Elle lui enduit le corps d’une huile essentielle, spéciale, car le général décède après avoir léché le corps du garçonnet. Et pour signer son crime elle dépose une fleur de lotus fanée sur le corps. Des fleurs que l’on retrouvera sur d’autres corps. Puis elle emmène le gamin lui promettant qu’il ne sera plus importuné.

Les policiers belges sont mis au courant pour les fleurs et les meurtres perpétrés aussi bien à Phnom Penh qu’en d’autres endroits comme Hô Chi Minh-Ville, l’ancienne Saïgon. Seulement ils sentent que tout autant Nghia que son jeune adjoint Huan, un policier à l’avenir prometteur, que Haji et Shafirah, jouent un jeu dangereux. Tout n’est pas dit, et ils se posent des questions concernant la sincérité des policiers asiatiques. Et ceux qui déposent des fleurs de lotus fanées sur les corps paraissent suppléer aux défaillances policières, tuant sans vergogne de hauts dignitaires qui sans cela auraient pu bénéficier de l’impunité. Mais nos policiers belges ne sont pas à l’abri de coups tordus, de tacles malvenus, donnant de leur corps pour une enquête qui déborde de leur présence principale ou officielle.

 

A part un léger interlude érotique, ce qui maintenant est un passage quasi obligé dans tous les romans, les auteurs et les éditeurs pensant ainsi appâter les lecteurs, tout est narré avec pudeur et sobriété.

Ceux qui s’attendaient à des flots de sang et de sperme seront déçus. Pas de violence, pas de stupre, pas de scènes voyeuristes dans ce roman signé par un auteur qui est déjà un romancier confirmé.

Car mon petit doigt, qui est toujours à l’écoute des informations, m’a susurré dans le conduit auditif, que Serge Penger a reçu sous un autre nom le Grand prix de littérature policière et le Prix des maisons de la presse. Je connais justement un auteur, dont je ne vous dévoile pas le nom de peur de me tromper, qui a obtenu ces deux distinctions, et qui de plus a vécu au Viêt-Nam de mars 2006 à mai 2010. Ce n’est donc pas étonnant que ce roman soit aussi bien documenté géographiquement mais pas que, et qui se positionne loin des clichés souvent lus dans ce type d’ouvrages.

A mon humble avis une série à suivre d’autant que le couple formé par Sophie Vermuyten et Alexandre Janssens est assez atypique. Ils vivent ensemble dans le même appartement mais leur relation reste platonique. Assez rare pour être signalé.

Serge PENGER : Les Fleurs fanées. Série Section mœurs. Editions Les Saturnales. Parution 15 mars 2018. 256 pages. 7,95€.

ISBN : 978-2364010703

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6 juillet 2018 5 06 /07 /juillet /2018 07:54

Ce n’est pas parce qu’on n’a pas aimé un roman qu’il est mauvais. C’est tout simplement parce qu’on n’a pas pris de plaisir en le lisant.

Stéphane GRANGIER : Fioul.

Si je chronique quand même ce roman, c’est parce qu’il peut intéresser de nombreux lecteurs, plus conciliants et peut-être plus jeunes que moi, et qui n’ont pas la même vision de l’aspect rédactionnel et des comportements de certains des protagonistes.

A côté de pages frôlant presque la perfection, s’immiscent des passages franchement lourds, indigestes. Pourtant au début, je me sentis attiré par un épisode maritime qui n’est pas sans en rappeler d’autres. Un cargo pétrolier qui part de Dunkerque vers la Sicile avec à bord 30 000 tonnes de pétrole. Du côté de Saint-Nazaire, la houle de plus en plus forte casse le rafiot en deux, et c’est l’inévitable marée noire. Près de Donges. Cela nous ramène à des épisodes précédents de sinistre mémoire.

Ecrivain, pas vraiment raté mais qui cherche à s’imposer, Marc Riplé galère. Il a fait la connaissance de Sandrine, hôtesse d’accueil dans un bar, terme pudique pour qualifier son état de prostituée, mais celle-ci est abattue par des malfrats. Gladys, sa copine, téléphone à Marc, lui demandant asile. Il accepte et tandis qu’elle dort, il ouvre, sans être gêné le moins du monde, son sac à main. Un contenu féminin normal ou presque, puisqu’à l’intérieur il répertorie des liasses de billets de cinq cents Euros ainsi que deux pochons de farine. Ou du sucre en poudre. Ou de la came. Il y en a près d’un kilo et demi, que Sandrine aurait barboté à ses tourmenteurs.

Le parcours de Gladys, tout comme celui de Sandrine est celui d’une jeune fille appâtée par de belles paroles mais qui tournent en eau de boudin. Elle était promise à ce que l’on appelait l’abattage après avoir servi d’exutoire sexuel consentant. Marc décide alors de quitter Rennes et de s’envoler ver l’Afrique du Sud ou vit sa sœur. Mais, après avoir procédé aux démarches nécessaires, alors qu’il est sur le point de prendre le train en gare de Rennes direction Paris en compagnie de Gladys, ils se font repérer par l’un des malfrats. Gladys est tuée et Marc parvient à s’échapper in extremis du piège tendu et c’est le début d’une cavale en compagnie d’une auto-stoppeuse. Avec absorption de nombreux produits illicites, de joints et d’alcools.

D’autres personnages en col blanc évoluent dans ce roman, dont Karl de Polignac, qui a réussi à s’imposer dans la finance, devenant un acteur incontournable dans le blanchiment d’argent et les pratiques bancaires douteuses. Autre col blanc qui a pignon sur rue, Marest, le président directeur général de la société pétrolière Optal, mais dont les agissements, les comportements ne sont pas toujours conformes à un statut d’homme intègre en vue. Enfin Serge Mancin et ses deux sbires, qui avaient sous leur coupe Sandrine et Gladys.

Naturellement le meurtre de Gladys sur le quai de la gare de Rennes ne laisse pas indifférent le commissaire Lalanne qui charge l’inspecteur Rouvière de l’enquête. Normalement Rouvière devait partir en vacances et sa femme est sur le point d’accoucher. Tant pis pour lui, il peut faire un trait sur son départ et surtout sa présence réconfortante à la maternité.

 

En principe, tout était en place pour m’intéresser sauf que… Trop long, trop détaillé, trop de pages consacrée à Karl de Polignac, par exemple, et surtout, les attitudes négatives de Marc Riplé (à ne pas confondre avec Monsieur Ripley) et du trio de bras cassés qui naviguent à vue. En effet la drogue, les cigarettes fumées les unes à la suite des autres, peut-être même plusieurs à la fois, qui sait (et pourtant moi-même je suis fervent de l’herbe à Nicot), et l’alcool qui coule abondamment sur les lèvres, le menton et les fringues de Marc, et surtout les propos scatologiques qui émaillent par trop le récit, font que j’ai rapidement été hors course.

Pourtant mettre en parallèle des malfrats et des notables magouilleurs n’était pas pour me déplaire, mais… Non, je n’ai pas réussi à ressentir une once d’empathie, voire de sympathie, envers cet écrivain moyen qui accumule les bourdes. Qu’il s’empare d’argent et de drogue, il ne serait pas le premier en littérature policière, et dans la vie courante, à le faire. Mais c’est sa façon de faire, de s’exprimer, puisque le récit est à la première personne quand il est mis en scène, qui m’ont gêné. De même Serge Mancin et ses acolytes m’ont fait penser à des personnages de Pierre Siniac, Luj Inferman et La Cloducque, deux « héros » auxquels je n’ai jamais pu accrocher, et pourtant cette série était encensée par Robert Soulat, alors directeur de la Série Noire.

 

Pour contrebalancer mes propos négatifs, je vous conseille de diriger le pointeur de votre souris sur le lien ci-dessous, dans lequel l’auteur de la chronique se montre nettement moins dubitatif que moi, et même au contraire, en a goûté toute la saveur.

Comme quoi il ne faut jamais s’arrêter à un seul avis, et surtout se forger le sien en connaissance de cause, en lisant le roman par exemple.

 

Stéphane GRANGIER : Fioul. Collection Goater Noir N°23. Editions Goater. Parution le 26 avril 2018. 516 pages. 20,00€.

ISBN : 978-2918647331

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5 juillet 2018 4 05 /07 /juillet /2018 07:53

Et d’abord, on ne m’appelle pas Emmanuel, mais monsieur le détective en herbe !

Jean-Luc BIZIEN & Bruno DAVID : Le paquebot aux 100 suspects.

Le héros de cette aventure se prénomme Emmanuel. Je n’y peux rien, c’est ainsi. D’ailleurs le maître du jeu interpelle ainsi le lecteur, dès la première phrase du texte :

Vous êtes Emmanuel, un jeune garçon qui s’apprête à vivre une fabuleuse aventure…

Et en effet, en ce mois d’avril 1912, le jeune Emmanuel s’embarque avec ses parents sur le Titan, un paquebot dont c’est la première traversée vers les Amériques. D’après son constructeur, le navire est insubmersible. Donc, en théorie, tout devrait bien se passer.

Seulement Emmanuel entend les bribes d’une conversation échangée entre quatre individus cachés et dont il ne perçoit que quelques mots : Au large…. Avant l’aube… Chance d’en réchapper… explosifs…

Bref de quoi donner le tournis au gamin qui se voit confier la redoutable et difficile mission d’agir seul ou de convaincre les adultes, capitaine du navire ou ses parents de ce qu’il se trame.

 

Naturellement, Emmanuel, enfin vous, décide d’enquêter, plusieurs propositions étant à sa disposition. Et vous partez investiguer en divers endroit du paquebot à la recherche des malfrats, des explosifs qu’ils ont disséminé et d’annihiler ceux-ci afin d’éviter un drame.

Mais plusieurs pistes sont à suivre et vous devez choisir quelle sera la bonne, quitte à revenir à votre point de départ.

 

Il aura fallu que j’atteigne mes soixante-dix balais et plus pour dépoussiérer mes lectures et m’immerger dans un livre-jeu destiné aux enfants. Je peux vous affirmer que ce n’est pas une partie de plaisir, enfin si mais cela demande de la concentration, un sens certain et affûté de l’observation, de déduction, de logique. Bref, tout ce que possède un enfant, mais plus forcément un adulte qui trouve des pièges où il n’y en a pas et vice-versa.

Les solutions de jeux figurent en fin de volume, ce qui personnellement m’a bien aidé, car je l’avoue sans vergogne ne pas avoir tout trouvé. Quant à l’histoire, le pourquoi du comment, elle figure elle aussi en fin de volume mais pour la lire il faut s’aider d’un miroir, petite gymnastique intellectuelle et manuelle supplémentaire.

L’image est à l’appui du texte, et il faut regarder attentivement les moindres détails pour découvrir les solutions. Toutefois parfois cela semble flou, avec des contours mal définis et c’est lorsque l’on possède la résolution, que l’on s’aperçoit que l’œil s’était arrêté dessus sans en percevoir la signification.

Jean-Luc BIZIEN & Bruno DAVID : Le paquebot aux 100 suspects. Collection Vivez l’aventure. Livre jeu. Editions Gründ. Parution le 15 mars 2004. 48 pages.

ISBN : 978-2700037654

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4 juillet 2018 3 04 /07 /juillet /2018 08:45

N’ayons pas peur des mots : ce livre, c’est le Pérou !

Michel AMELIN : La colère du Puma Inca.

Ayant perdu ses parents trois ans auparavant dans un accident d’avion, Nina Santamaria se retrouve orpheline, n’ayant plus que son grand-père pour seule famille.

Depuis elle est trimballé de pension en pension, accompagnée d’une gouvernante qui assure sa protection et son éducation, son riche aïeul, qui vit dans un palais à Cuzco au Pérou, n’hésitant pas à débourser une petite partie de sa fortune pour son bien-être.

Elle n’a que quatorze ans, mais aller dans un parc d’attractions à Miami, elle juge que ce n’est plus de son âge. Pourtant, Janet Paxton, sa nouvelle gouvernante depuis un an environ, tient à l’emmener dans cette usine à plaisirs préfabriqués. Et les voilà toutes deux à bord d’une Cadillac, Janet surveillant ses rétroviseurs tout en conduisant. Elle est persuadée qu’elles sont suivies, prémonition qui se vérifie lorsqu’un véhicule les talonne puis les percute. Coincée par l’airbag et sa ceinture, Janet ne peut rien faire et lorsqu’elle parvient à s’emparer de son arme à feu, c’est trop tard. Un homme leur projette des giclées de gaz paralysant.

Nina est enlevée sans ménagement et enfermée dans une minuscule pièce aux murs bétonnés. Elle perçoit de l’autre côté de la porte des bruits de voix, le mot Puma revenant à plusieurs reprises. Alors qu’elle se pose la question de savoir si une rançon a été demandée à son grand-mère qui vit à Cuzco, trois individus entrent dans la pièce dont un affublé d’un masque de…Puma.

Le problème réside dans le fait qu’elle a vu le visage de deux de ses kidnappeurs. Le troisième, masqué, abat froidement ses deux compagnons, puis la délivre, annonçant qu’elle ne lui sert plus à rien dorénavant. Nina peut sortir de ce piège et se retrouve en plein désert. Elle était prisonnière dans une station-essence abandonnée. A ce moment Janet Paxton arrive en compagnie d’agents du FBI. Elle apprend alors que son grand-père vient d’être assassiné à Cuzco, un poignard inca planté dans le cœur.

Raimondo Loza, le secrétaire, est maintenant le seul à gérer la demeure familiale et les affaires de l’aïeul. Alors direction Cuzco, la capitale des Incas, une ville en tout point remarquable pour ses vestiges archéologiques et ses musées. Le grand-père Santamaria et la municipalité s’opposaient à l’agrandissement de certains édifices, dont l’hôtel Atahualpa, dont les propriétaires souhaitaient noyer les environs sous une chape de béton, détruisant par là-même de nombreuses ruines ancestrales.

C’est dans une atmosphère enfiévrée que Nina arrive sur les lieux, car la population fête le solstice d’hiver, la fin de l’été et l’entrée dans l’hiver. Les rues pavoisent, les habitants revêtent les vêtements traditionnels, des orchestres jouent dans les artères et sur les places, des acteurs sont déguisés et l’un d’eux est affublé d’un masque grimaçant, ses compagnons déclarant que le Puma va dévorer le soleil.

Ce qui plonge Nina dans l’anxiété, d’autant que par téléphone Loza lui a intimé de se méfier de tous, même de sa gouvernante.

 

Dans une région propice aux légendes, chargée d’histoire, dont les traditions Quechua se mélangent aux rites imposés par les envahisseurs catholiques Espagnols, l’angoisse rôde. La mort aussi. Nina devra se garder à gauche, à droite, se défier de tous, car nul doute que sa présence dérange, étant la seule héritière de Santamaria.

Elle devra affronter de nombreux dangers, ne sachant pas si ceux qui veulent la protéger ne sont pas en réalité ses ennemis. Et au dessus de sa tête plane l’ombre du Puma, ombre qui va l’accompagner jusque dans des tunnels à la découverte d’une statuette. Mais, est-ce que tout ce qui brille est or ?

 

Un roman plaisant, bourré de rebondissements, avec un épilogue cataclysmique, destiné aux jeunes à partir de dix ans. Mais comme chantait Alain Souchon, J’ai dix ans, Je sais que c'est pas vrai Mais j'ai dix ans Laissez-moi rêver Que j'ai dix ans…

Action, suspense, angoisse sont indéniablement les maîtres mots de ce court roman, pourtant il est également empreint d’une réflexion sur l’antagonisme entre modernisme et traditions, sans oublier le côté historique et légendaire du Pérou.

 

Ce roman a bénéficié d'une réédition en version numérique sous le titre Dans les griffes de mon ennemi.

Pour le commander, voir le lien ci-dessous :

Michel AMELIN : La colère du Puma Inca. Collection Polar gothique N°407. Editions Bayar Poche. Parution le 12 février 1998. 144 pages.

ISBN : 978-2227738126

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3 juillet 2018 2 03 /07 /juillet /2018 07:28

Souvent, les vieilles demeures possèdent plus

d’esprit que leurs habitants…

Pierre BRULHET : Le manoir aux esprits.

Hériter d’un manoir en Normandie est bien la dernière chose à laquelle pouvait s’attendre Armand Lombre, architecte d’état.

Il vivote et est resté célibataire. Pourtant il possède une amie, Elisabeth, bibliothécaire dans la ville voisine. Une femme à la page.

Sa vie bascule le jour où un individu toque à sa porte, se présentant comme un notaire londonien. Maître Mac Gothum lui signifie que lui, Armand, hérite d’un manoir. Un vrai manoir, et non pas un mas noir. Il a eu du mal à retrouver sa trace, d’Armand pas du manoir, mais enfin au bout de deux ans, ça y est il peut lui annoncer la bonne nouvelle.

Au vu de la photo Armand est quelque peu déconfit. Il s’agit d’une ruine, mais un héritage ne se refuse pas. En principe, sauf s’il s’agit de dettes. De plus l’ancien propriétaire, le donateur, se nomme Don Gurt. Inconnu dans la famille d’Armand. Pas grave déclare Mac Gothum, il s’agit d’un parent très éloigné, un aventurier, un explorateur, un commerçant, dont le dernier lieu de résidence fut la Côte d’Ivoire. Le notaire lui remet un dossier qu’il compulse sans tarder.

Alors Armand aménage dans sa nouvelle demeure, mais des événements étranges se produisent. De nombreux portraits ornent l’entrée et les pièces, une profusion de tableaux qui donnent l’impression au nouveau propriétaire de ne pas être seul. Dans une penderie, il découvre d’anciens vêtements. Il enfile une redingote et deux personnages, un homme et une femme, entrent et se mettent à danser. Une illusion d’optique probablement.

Le problème, lorsqu’il pleut, est qu’il reçoit sur le visage des gouttes d’eau. La toiture est en piteux état et il va falloir penser à la réparer. Le lendemain matin, une paire de chaussures l’attend sur le seuil de sa chambre. Il enfile ces souliers qui l’emmènent dans une pièce dont la toiture est effondrée, ayant laissé passer la pluie malgré la bâche qui était disposée. Les lattes du plancher sont à moitié pourries et Armand découvre dans un trou de vieux albums photos, du charbon et surtout un coffret contenant des pièces d’or, des émeraudes, des rubis, des diamants. Un trésor inestimable qui va l’aider, en premier lieu, à payer les réparations urgentes.

Comme c’est dimanche et que d’habitude il rend visite à sa mère, il décide de lui écrire, seulement sa main tenant une plume n’en fait qu’à sa tête. C’est une image. Mais Armand ne revient pas de ce que sa main écrit. Ce n’est pas son écriture, il est bien placé pour la connaître quand même, et de plus, il s’agit d’une bafouille qui lui est adressée !

D’après cette missive qui lui signifie quelques recommandations et dispositions à prendre, il doit se lancer sur la trace de ses ancêtres, six exactement, et ramener six reliques. Et pour cela il devra voyager ! Nonobstant son incompréhension de certaines demandes, il va donc partir à l’aventure. Mais il ne sera pas seul, car Elisabeth va l’accompagner. Se pourrait-il qu’il y ait anguille sous roche ?

 

Tout autant destiné aux juniors qu’aux seniors, sans oublier les vétérans dont je fais partie, ce roman est un petit régal qui vous permettra de voyager durant quelques heures sans vous fatiguer et en ramenant de votre périple en compagnie d’Armand et d’Elisabeth des images fortes.

Des catacombes de la capitale, jusqu’en Côte d’Ivoire, en passant par les 8 000 momies de Palerme, ou encore Istanbul, le lecteur n’aura pas le temps de souffler jusqu’à l’épilogue assez surprenant.

Alors roman fantastique, oui, mais pas que car Le manoir aux esprits comporte de multiples intrigues qui le rattachent à une histoire policière, avec en incrustation les propos, confessions ou narrations des six ancêtres supposés ou réels d’Armand. Un roman dans lequel Pierre Brulhet s’investit puisqu’il a vécu en Afrique et en Normandie, dans la région de Coutances. Au moins, il peut décrire ce qu’il connait.

Une lecture agréable suivie par une nouvelle intitulée Mac Gothum, le notaire de l’étrange, dans laquelle on retrouve le personnage du notaire du roman.

 

Les rêves, c’est comme les nuages, si on ne les saisit pas lorsqu’ils passent au-dessus de notre tête, ils s’éloignent et peu à peu nous perdons leur image.

Pierre BRULHET : Le manoir aux esprits. Editions Juste Pour Lire. Parution 25 janvier 2012. 232 pages. Existe en version numérique : 5,99€.

ISBN : 978-2361510305

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2 juillet 2018 1 02 /07 /juillet /2018 13:53

Liste des articles publiés sur le blog.

 

Un sommaire toujours aussi copieux et éclectique.

Une rétrospective : Table des matières du premier semestre 2018.

 

Classement par ordre alphabétique des auteurs et de leurs textes traités du 1er janvier 2018 jusqu'au 30 juin 2018.

Vous y trouverez de l'inédit, des rééditions et des perles rares.

Pour lire une chronique cliquez sur la ligne afférente.

Bon voyage littéraire et bonnes lectures.

 

A

 

ABEL Barbara : Je t’aime.

ALFU : Léon Sazie, Zigomar et Cie.

AMELIN Michel : Le secret de Jessica.

ANGLEDROIT Cicéron : Y’a toujours un même qui braille quelque part.

ASIMOV Isaac : Les poisons de Mars.

AUBENQUE ALEXIS : La fille de la plage.

AVISSE François : L’arracheur d’ombres.

 

B

 

BEATON M.C. : La quiche fatale.

BLOCK Lawrence : Balade entre les tombes.

BONNEAU Renée : Nature morte à Giverny.

BONNEAU Renée : Meurtres chez Sir Alfred.

BONNEAU Renée : Mortel Caravage.

BOUQUIN Jérémy : Nickel.

BRON Alain : Toutes ces nuits d’absence.

BROWN Fredric : La vie sexuelle sur Mars.

BRULHET Pierre : DarKrün.

BRULHET Pierre : Les corps tombés du ciel.

BRUNET Mehdy : Le fruit de ma colère.

BUAN Hugo : Requiem pour l’Ankou.

BUCKERIDGE Anthony : Bennett et la roue folle.

BUCKRIDGE Anthony : Bennett et son piano.

BUSSI Michel : Sang famille.

 

 

C

 

CALDWELL Erskine : Le petit arpent du Bon Dieu.

CALVEZ Hélène : Le Prince des Ténèbres.

CARIO Daniel : Ne reposez pas en paix.

CARR John Dickson : La main de marbre.

CAUJOLLE Patrick : Beau temps pour les couleuvres.

CHEVALIER Gérard : Carnage… en coloriage !

CHEVRON Michel : Mother Feeling.

CHRISTIE Agatha : Le crime de l’Orient-Express.

CHRISTOPHE : La famille Fenouillard.

COHEN Sylvie : La splendeur des égarés.

COHEN SOLAL Jean-Michel : La passion du nègre.

COLLAS Philippe : L’amour et la folie.

COLLECTIF : Sous les pavés la rage.

COLOMBEY Charles : Meurtre au RPR.

COMTESSE DE SEGUR : Pauvre Blaise.

CONTRUCCI Jean : Le vol du gerfaut.

COULON David : Un jeu d’enfant.

COULON David : Je serai le dernier homme…

CREASEY John : Football pour l’inspecteur West.

CROSET Jean-Pierre : 1557.

 

 

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Présentation

  • : Lectures de l'Oncle Paul
  • : Bienvenue dans la petite revue de la littérature populaire d'avant-hier et d'hier. Chroniques de livres, portraits et entretiens, descriptions de personnages et de collections, de quoi ravir tout amateur curieux de cette forme littéraire parfois délaissée, à tort. Ce tableau a été réalisé par mon ami Roland Sadaune, artiste peintre, romancier, nouvelliste et cinéphile averti. Un grand merci à lui !
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