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18 août 2018 6 18 /08 /août /2018 09:48

Je serai pendu demain matin

Ma vie n'était pas faite

Pour les châteaux…

Christian JACQ : L’énigme du pendu.

Depuis qu’il est en retraite, l’ex inspecteur-chef Higgins apprécie la vie au grand air, la culture de ses roses, les balades à pied dans la campagne et la forêt environnantes.

Mais découvrir à la nuit naissante un pendu accroché à un vénérable chêne surnommé Le Juge éternel, n’est guère réjouissant. D’autant que les indices abondent et lorsqu’on sait qu’abondance de biens nuit…

Dans la poche droite du mort, une bible reliée cuir sur laquelle sont gravées des initiales, une lame du jeu de tarot représentant le Pendu, les bottes du mort astiquées et reluisant de façon presqu’indécente, un bouquet de bruyère séchée dépassant de sa pochette. Enfin, au pied du chêne, une chaise aux trois pieds torsadés et dont le dossier est constitué de deux énormes cornes pointues le long desquelles grimpent des diables à la queue fourchue.

Sacrée mise en scène pour un suicide, à moins qu’il s’agisse d’un meurtre rituel, le plus difficile à élucider.

Scott Marlow, superintendant à Scotland Yard, qui venait tout bonnement et ingénument d’inviter Higgins à Londres pour une remise de décorations se verra ipso facto embauché. Donnant-donnant.

Scott Marlow aide Higgins dans son enquête et le couvre auprès des autorités locales, et Higgins, malgré sa répugnance, accepte de se déplacer à Londres et faire acte de présence à la cérémonie des médailles.

 

Dans cette enquête qui fleure bon le terroir, l’humidité et le pudding à la graisse de bœuf, le fantastique frôle le quotidien. Higgins et Marlow sont amenés à interroger des personnages inquiétants, obtus, bornés, ou en complète opposition avec la vie quelque peu rétrograde du village.

Thomas Lingham, le forgeron irritable, Agatha Herald, l’institutrice-infirmière, Roger Wood, le pasteur de la commune, Mitchell Grant, le sonneur de cloches, Geffrey Le Mauvais, c’est son nom, ouvrier agricole, sans oublier les châtelains du village, désargentés mais infatués, et la belle Bettina Laxter, veuve du pendu. Une belle brochette de coupables présumés.

D’après une étrange légende, les maîtres du domaine d’Evillodge, un domaine voué à l’humidité, succombent tous avant l’heure comme frappés par une malédiction tenace. Alors, cette malédiction aurait-elle agi une fois de plus envers le nouveau propriétaire, Jason Laxter, un réformateur et un étranger mal vu, mal accepté par les villageois ?

L’énigme du pendu marie avec bonheur humour, enquête criminelle et soupçon de fantastique. Sans oublier l’ambiance et l’atmosphère qui confèrent une aura trouble dans une intrigue tout aussi troublante.

 

Première édition : Higgins mène l’enquête. Signé J.B. Livingstone. Collection Dossiers de Scotland Yard. Editions du Rocher. Parution mars 1990. 254 pages.

Première édition : Higgins mène l’enquête. Signé J.B. Livingstone. Collection Dossiers de Scotland Yard. Editions du Rocher. Parution mars 1990. 254 pages.

Réédition Les Dossiers de Scotland Yard. Editions Gérard de Villiers. Parution mars 2001. 254 pages.

Réédition Les Dossiers de Scotland Yard. Editions Gérard de Villiers. Parution mars 2001. 254 pages.

Christian JACQ : L’énigme du pendu. Collection Les enquêtes de l’inspecteur Higgins. Coédition XO et J. Editions. Parution 16 août 2016. 234 pages. 13,90€.

ISBN : 978-2845638983

 

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17 août 2018 5 17 /08 /août /2018 08:23

C’est un jardin extraordinaire…

Michel AMELIN : Dans les jardins du casino.

Goldhead est une charmante petite station balnéaire sise près de Brighton. Jusque là, tout va bien. Sauf que cette charmante petite station balnéaire se morfond et aimerait bien retrouver un peu d’entrain, un peu de vie, se rappeler au souvenir des touristes.

La découverte des cadavres de deux jeunes filles, deux sœurs, qui participaient au Bal des Débutantes va certes allumer les projecteurs sur cette aimable cité mais d’une façon plutôt incongrue.

En guise de touristes, ce sont deux policiers qui sont dépêchés par Scotland Yard. L’inspecteur Croft et le sergent Connington. E.W.J.H. Simpson-Flax, journaliste de son état, a eu le triste privilège d’effectuer cette macabre découverte, et ce n’est pas tout car les cadavres s’accumulent à plaisir pour compliquer l’enquête.

 

Michel Amelin qui s’est fait connaître des lecteurs de magazines tels que L’Evénement du Jeudi, Ça m’intéresse, ou encore Femme d’aujourd’hui et d’autres, grâce aux courtes énigmes qu’il leur propose, s’est décidé à chausser la pointure au dessus, et nous offre un roman qui ne manque pas d’humour tout en étant un hommage à la littérature policière britannique, genre qu’il préfère au roman noir.

Ayant pour maître F.W. Croft et Henrry Wade, ainsi qu’Agatha Christie, c’est tout naturellement qu’il nous propose une enquête d’énigme classique, fort bien construite et bien écrite.

Nul doute que cet instituteur de classes enfantines, aux talents éclectiques, car outre les énigmes déjà citées il a fournit de nombreux articles à des revues spécialisées et possède un bon coup de crayon comme caricaturiste, nul doute donc que Michel Amelin récidive pour la plus grande joie des lecteurs nostalgiques de ce genre littéraire méprisé de nos jours par les tenants, de plus en plus nombreux, du roman noir. Mais il a préféré par la suite s’adonner à l’écriture de romans juvéniles intéressants dans la tradition gothique.

 

Ce roman, la réédition d’un ouvrage paru au Masque en 1989, est réédité uniquement en version Kindle. Dommage que les possesseurs d’Ebook ne puissent pas le trouver dans d’autres boutiques. Ceux qui le désirent peuvent se rendre à l’adresse ci-dessous :

 

Michel AMELIN : Dans les jardins du casino.

Michel AMELIN : Dans les jardins du casino. Version numérique. Michelamelinbestsellers. Parution 12 avril 2016. 2,99€.

Première édition : Collection Le Masque Jaune N°1952. Librairie des Champs Elysées. Parution 6 avril 1989. 156 pages.

ISBN : 978-2702418796

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16 août 2018 4 16 /08 /août /2018 09:49

Mais pas Game over !

Michel HONAKER : Evil Game.

Pour Ebenezer Graymes, dit le Commandeur, aussitôt une mission terminée, une autre commence.

Il lui faut combattre sans relâche les forces du Mal, ce qui n’est pas toujours de tout repos.

Une fois de plus nous le retrouvons au cœur du Bronx, ce quartier mal famé de New-York. Banshee Aviathan est de retour. Magicien dévoyé, voué aux cultes sombres, c’est le Mal personnifié. Et un redoutable ennemi pour le Commandeur.

Attiré par Myrrha et pas assez méfiant envers cette sorcière, cette Gorgone moderne, le Commandeur perd la première bataille. Mais il ne renonce pas à bouter Banshee Aviathan hors de limites du monde réel.

Comme jokers, les Veilleurs des Six fenêtres, se joignent à la bagarre, un combat rude, âpre, où tous les coups sont permis. Surtout les coups bas. Combats de Titans, aussi bien physiques que psychiques.

 

Cette nouvelle aventure est conçue comme un jeu. Jeu de rôle mortel dans lequel tous les moyens sont employés, armes de destruction, incantations magiques, et séduction. Comme ces jeux sur ordinateur dans lesquels le petit bonhomme doit affronter des dangers multiples.

Mais entre Graymes et Aviathan, entre le Commandeur Blanc et le Commandeur Noir, il n’y aura pas de parties supplémentaires comme sur les consoles de jeux.

Michel Honaker une fois de plus réussit à nous étonner et l’on commence à se demander jusqu’où il nous entraînera. Dans quels dédales il conduira son héros lors de la prochaine histoire au titre évocateur de Troll. Et longue vie à Ebenezer Graymes afin qu’il nous régale encore longtemps avec ses aventures magiques, maléfiques et démoniaques.

 

Première édition : Collection Anticipation N°1783. Le Commandeur N°6. Editions Fleuve Noir. Parution novembre 1990. 192 pages.

Première édition : Collection Anticipation N°1783. Le Commandeur N°6. Editions Fleuve Noir. Parution novembre 1990. 192 pages.

Michel HONAKER : Evil Game. Le Commandeur 5. Editions L’Ivre Book. Edition numérique. Parution le 11 août 2018. 2,99€.

ISBN : 978-2-36892-620-8
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15 août 2018 3 15 /08 /août /2018 13:08

Attention aux éclaboussures !

Roland SADAUNE : Fatal plongeon.

Canal Saint-Martin, Quai de Valmy, Rue de la Grange-aux-Belles… Un quartier qui rappelle certaines scènes aux cinéphiles. Mais également un quartier qui accueillit, il y a guère, les tentes des SDF sous la houlette des Enfants de Don Quichotte, une association caritative.

Des SDF qui sont devenus des êtres solitaires, parfois solidaires à cause du chômage. Car il existe un engrenage infernal dans la descente aux Enfers de la vie communautaire.

Un SDF sur trois est divorcé ou veuf, disent les statistiques, mais combien se sont fait larguer en accédant au chômedu

Le narrateur, Philippe Fargus, quinquagénaire qui dans une autre vie fut un commercial dans une boîte située dans une tour de la Défense, a été prié de quitter son emploi, compression de personnel afin de réduire les dépenses et augmenter les dividendes des actionnaires. Il est logé temporairement par sa sœur, qui élève seule ses enfants. Et il passe sa journée à traîner, à boire des caouas arrosés, à rencontrer des collègues de la mouise.

C’est ainsi qu’il apprend par l’un des poteaux de la rue que celui-ci possède un colocataire au square des Récollets. Quand l’un est absent, l’autre surveille son soupirail. Des bouches de chaleur jalousement gardées. Il n’y a pas de loyer à payer, aussi les places sont prisées. Et ce colocataire se prénomme Benoît. Benoît comme… Les souvenirs remontent à la surface, comme autant de bulles d’aigreur, dans l’esprit de Phil.

 

Une histoire simple, banale, pourrait-on croire, mais Roland Sadaune sait faire monter et passer l’émotion des exclus de la vie. Ceux que l’on regarde parfois avec mépris, ne sachant pas ce qui se cache derrière leur déshérence, pourquoi et comment ils en sont arrivés à vivre, survivre dans la rue. La faute à l’alcool, un jugement décliné avec assurance mais souvent sans fondement.

La violence est intérieure, elle s’exprime avec retenue, avec pudeur, avec honte aussi.

Roland Sadaune n’est jamais aussi bon que dans ses textes courts, des peintures exécutées sur le vif, en bleu-nuit et traînées de rouge.

 

Et pour commander cette nouvelle, une seule adresse :

 

Roland SADAUNE : Fatal plongeon. Nouvelle numérique. Collection Noire sœur. Editions SKA. Parution le 30 octobre 2015. 12 pages. 1,49€.

ISBN : 9791023402568

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14 août 2018 2 14 /08 /août /2018 10:15

Prenez votre billet pour voyager à bord de

l’Enterprise !

James BLISH : La dernière créature

D’après des scenarii de la célèbre série télévisée Star Trek, dus à l’imagination d’auteurs dont la liste est détaillée en fin d’article, James Blish, bien connu des amateurs de science-fiction pour ses romans tels que Les Quinconces du temps, Aux hommes, les étoiles ou encore Villes nomades, James Blish a écrit à la fin des années 1960 de courtes histoires, novellisations des épisodes mettant en scène l’Enterprise, fameux vaisseau intergalactique avec à ses commandes le capitaine Kirk, Mr Spock, le docteur McCoy ou le lieutenant Uhura.

C’est ainsi qu’au cours de leurs pérégrinations, Kirk et ses compagnons vont se trouver confrontés à des situations souvent périlleuses et angoissantes.

Par exemple Charlie, un jeune orphelin qui a vécu en solitaire pendant quatorze ans sur une planète désertique, recueilli par les membres de l’Enterprise, va semer la perturbation à bord. Doué de certains pouvoirs mais ingénu, colérique et susceptible, il n’accepte qu’avec réticence les conseils et refuse de se plier aux règles en vigueur sur le vaisseau.

Dans un autre épisode, le docteur McCoy retrouve sur une planète une femme, Nancy, avec qui il a eu une relation dix ans auparavant. Mais depuis, Nancy s’est mariée avec un archéologue, Bierce, et celui-ci se montre extrêmement désagréable avec Kirk et ses compagnons.

L’un des membres de l’équipage est découvert mort dans une crevasse, et son décès s’apparente plus à un assassinat qu’à un accident.

Sur l’Entreprise, quatre cents personnes vivent en communauté et dans ce village mobile, certains événements heureux sont célébrés, ainsi un mariage. Mais un incident vient troubler la cérémonie et Kirk est obligé de quitter son habit de prêtre pour réendosser celui de capitaine.

Un vaisseau spatial les attaque et en aucun cas il faut perdre son esprit de décision et sa lucidité.

Une planète lance un SOS et l’Enterprise dévie de sa route pour secourir les éventuels rescapés. Trop tard pensent Kirk et ses compagnons en se posant sur une ville désertique, désolée, abandonnée, enfouie sous les mauvaises herbes. Mais des gamins s’échappent des bâtiments en piteux état, des gamins qui ne veulent pas vieillir.

En tout sept histoires dont la plus étonnante est peut-être celle mettant en scène un acteur de théâtre shakespearien.

Sept histoires qui se lisent avec plaisir et dont les textes sont rehaussés par des gravures dues à Patrick Sanahujas.

 

Sommaire :

Introduction trad. Paul COUTURIAU

James BLISH & George Clayton JOHNSON : La Dernière créature (The Man Trap)

James BLISH & Paul SCHNEIDER : L'Équilibre de la terreur (Balance of Terror)

S. BAR-DAVID & James BLISH : Un esprit tranchant (Dagger of the Mind)

James BLISH & Adrian SPIES : Miri (Miri)

James BLISH & D. C. FONTANA & Gene RODDENBERRY : La Loi de Charlie (Charlie's Law)

James BLISH & Barry TRIVERS : La Conscience du roi (The Conscience of the King),

John D. F. BLACK & James BLISH : Un vent de folie (The Naked Time)

James BLISH : La dernière créature (Star Trek 1 – 1967. Traduction de Paul Couturiau). Collection d’Aventures N°3. Editions Lefrancq. Parution avril 1991.

ISBN : 2-87153-055-6

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13 août 2018 1 13 /08 /août /2018 09:20

Soixante ans d’éditions populaires !

Les publications Ferenczi. Revue Le Rocambole N°82.

Les jeunes n’ont pas connu cette maison d’édition qui inonda le marché de fascicules en tous genres, policiers, fantastiques, aventures, amour, pour un petit prix jusqu’au début des années 1960.

De petits livres dont la pagination variait en fonction des collections, ainsi que des aléas éditoriaux, qui pouvaient osciller entre 16 jusqu’à 128 pages, et dont la parution était hebdomadaire. On peut encore dénicher dans les vide-greniers ces petits ouvrages, parfois bien endommagés, et que recherchent les collectionneurs et amateurs de littérature populaire ancienne. De nos jours il n’existe plus de collections populaires, à des prix abordables. Mais comme à toute règle il existe des exceptions, me faut-il signaler toutefois Les Editions du Carnoplaste, sous la sainte bénédiction de Robert Darvel, qui proposent des fascicules de 32 pages au prix gastronomique (seuls les gourmands de littérature populaire apprécieront) de 3€. Mais ceci est une autre histoire et un autre débat.

Ce nouveau numéro de la revue le Rocambole retrace cette épopée littéraire qui œuvra pour le plus grand plaisir des lecteurs prolétaires, mais posséda sa collection dite de prestige.

De l’origine de cette maison d’édition créée en 1896 par Jozsef Fischer, né en Hongrie en 1855, arrivé en France en 1879, changeant ses prénom et nom vers 1886 en Joseph Ferenczy, puis vers 1916/1947 en Ferenczi, jusqu’en 1964 avec la disparition d’Henri Ferenczi, l’un des deux fils de Joseph, les différents contributeurs proposent une étude quasi complète.

Les débuts difficiles, les maisons d’éditions concurrentes, les années de la Première Guerre Mondiale, les remous, les diverses collections, une tentative de listage des fascicules, la Seconde Guerre Mondiale, la main mise par Jean de La Hire, la transformation en Editions du Livre Moderne, puis le retour à la dénomination originelle des éditions Ferenczi et les dernières publications avec les collections Le Verrou et Feux Rouges.

Le mieux est peut-être de vous détailler le sommaire de ce dossier intéressant en tout point, comportant de très nombreuses illustrations, avec ce sentiment de frustration car on aurait aimé en savoir encore beaucoup plus :

 

Les publications Ferenczi, par Daniel Compère & Jean-François Le Deist.

Les débuts des éditions Ferenczy, par Daniel Compère.

La maison d’édition J. Ferenczi & fils, par Myriam Quéré.

Ferenczi éditeurs. Repères chronologiques, par Jean-François Le Deist.

Ferenczi et le roman policier, par Jacques Baudou.

Ferenczi, de Maurice Level à Colette, par Jean-Luc Buard.

L’aryanisation des éditions Ferenczi (1940-1942), par Marie Puren.

Henri Armangol, par François Ducos.

La gouache du rêve, par Guy Costes.

Les débuts de Ferenczy révélés, par l’assassin de Sadi Carnot, par Marcel Hutin.

Le bluff des tirages, par Pierre Lagarde.

 

Comme on peut s’en rendre compte, un dossier copieux et pourtant incomplet, car la recension des diverses collections, fascicules ou grands formats, mériterait à elle seul un volume épais de plusieurs centaines de pages. Jacques Baudou s’attache à recenser quelques-unes de ces collections. Le Roman policier, créée en 1916 perdurant jusqu’en 1923 avec un total de 206 titres, passant de 48 pages à l’origine puis à 32 pages. Sont ainsi déclinés, avec l’historique et les principaux auteurs marquants, Police & Mystère, Crime & Police et Police, Le Petit Roman Policier, Mon Roman Policier, Le Verrou et Le Fantôme, Police & Mystère nouvelle série, et enfin Feux Rouges.

Mais comme les éditions Ferenczi ont œuvré dans tous les domaines du roman populaire, fantastique, policier, science-fiction, aventure, sentimental, jeunesse, romans-cinéma, le travail à effectuer est colossal, car décliner les titres des collections sans établir un listage du contenu n’offre guère d’intérêt. En effet, parmi les très nombreux auteurs qui ont publié chez Ferenczi, certains auteurs, célèbres à leur époque comme Georges Spitzmuller, Michel Nour, Félix Léonnec, Marcel Idiers, René Poupon, rédigeant dans tous les domaines de la littérature populaire ; d’autres qui possèdent encore une petite aura auprès des anciens lecteurs, Marcel Allain, Jean de La Hire, Marcel Priollet, Albert Bonneau, H.J. Magog, tous utilisant de nombreux pseudonymes, et ceux dont on parle encore, Léon Sazie avec les rééditions de Zigomar, Maurice Limat, Ange Arbos plus connu sous le nom de Marc Agapit et surtout Georges Simenon, qui signa Jean du Perry et Christian Brulls.

Liste non exhaustive bien évidemment.

Mais les éditions Ferenczi, ne pouvaient se contenter des publications populaires et, tout comme le fit plus tard les éditions Fleuve Noir avec la collection Grands Romans, elle se lança dans une collection de romans dits littéraires, avec la collection Le Livre Moderne Illustré qui accueillit en son sein des auteurs prestigieux tels que Georges Duhamel, Francis Carco, les deux frères Rosny pour des romans individuels, Céline, François Mauriac, Gabriel Chevalier, Rachilde… Là encore, liste non exhaustive.

On ne peut passer sous silence les divers illustrateurs des couvertures des fascicules, qui furent également à l’origine du succès de cette maison d’édition, tels que Henry Armengol, Georges Vallée, Raymond Houy ou encore Georges Sogny.

 

En forme de digestif, après ce repas copieux, ce dossier est suivi de l’analyse de Les enfants de la Louve d’André Beucher par Jérôme Sorme et Le coin des pseudonymes par Patrick Ramseyer. Mais dans le dossier des éditions Ferenczi, d’autres pseudonymes sont dévoilés, ce qui est toujours intéressant pour les chercheurs de lectures anciennes. Bonne lecture !

 

 

Pour commander cet ouvrage ou pour tout simplement vous abonner, ce qui serait encore mieux :

Vous pouvez également pointer le curseur de votre souris sur le lien suivant qui offre une synthèse et quelques liens sur différentes collections des éditions Ferenczi :

Les publications Ferenczi. Revue Le Rocambole N°82. Editions AARP. Parution Avril 2018. 176 pages. 18,00€.

ISBN : 9782912349705

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12 août 2018 7 12 /08 /août /2018 08:08

Le Label Hitchcock pour une histoire écrite par William Arden et Robert Arthur.

Alfred HITCHCOCK : L’ombre qui éclairait tout

Le célèbre cinéaste ne s’est pas contenté de produire et de réaliser de nombreux films d’atmosphère, de suspense et d’angoisse, il s’est également intéressé à la littérature de genre en publiant sous son label un magazine, des recueils de nouvelles policières ainsi que des ouvrages pour enfants écrites par de grandes signatures du roman policier et noir américains.

Ainsi William Arden, pseudonyme de Dennis Lynds, est plus connu en France sous les noms de Michael Collins, le créateur de Dan Fortune le détective manchot, de Mark Sadler ou encore John Crowe pour des romans pour la plupart édités en Série Noire.

La série des Trois détectives crée par Robert Arthur, ne déroge pas à la règle de l’immixtion de l’ami Alfred Hitchcock dans les produits qui portent son label, puisque non seulement il est l’un des personnages évanescent du récit, mais que son profil apparaît dans l’image de couverture.

 

Les trois détectives ce sont trois copains adolescents qui se complètent admirablement pour résoudre les énigmes qui leurs sont proposées, souvent par hasard. Hannibal Jones, dit Babal, est considéré comme le chef. Il est un rien grassouillet mais plein de dynamisme et doté d’une intelligence subtile. Il vit chez son oncle et sa tante qui tiennent une brocante, un véritable bric-à-brac indescriptible. Peter Crench, c’est l’athlète du groupe, il en faut bien un, de haute taille et fervent de sports. Enfin, Bob Andy, c’est monsieur Archives et Recherches, le préposé à la documentation et aux recherches fastidieuses. Tous trois se retrouvent dans une vieille caravane dans laquelle ils ont aménagé leur bureau, avec téléphone et issues diverses indétectables leur permettant de s’immiscer dans leur antre, ou d’en sortir en toute impunité. Ils habitent à Rocky, petite ville de la Californie du sud, à quelques kilomètres d’Hollywood.

Alors qu’ils rentrent d’une promenade en vélo dans la région, alors que la nuit tombe, Peter et Bob entendent une voix crier un Au secours. Ils s’arrêtent près d’un haut mur d’une propriété et ils récupèrent un objet qui vient d’être balancé. Une minuscule statuette en métal brillant comportant un anneau au dessus de la tête. Un individu franchit le portail tandis qu’une ombre noire, grande, légèrement bossue, à la tête bizarre se profile. Les deux garçons se cachant dans les fourrés tandis qu’un rire indéfinissable retentit.

Enfin, Peter et Bob peuvent rejoindre leurs pénates et ils informent Hannibal de leur découverte. En manipulant la statuette qui paraît être en or, ils mettent au jour un tiroir secret contenant un papier sur lequel est inscrit un message dans une langue inconnue, écrit avec ce qui pourrait être du sang.

Le lendemain, notre trio se rend au bureau de leur ami Alfred Hitchcock, lui montrant leur trouvaille, avec explications à l’appui, et le producteur lui indique qu’il pourrait s’agir d’un objet provenant d’un trésor des Indiens Chumash, une tribu qui vivait dans le temps dans cette partie de la Californie et obligée de descendre au Mexique. Il leur conseille d’aller voir un professeur qui pourra décrypter ce message. Arrivant au domicile de l’éminent spécialiste, deux hommes bruns habillés de blanc leur subtilisent la statuette avant de s’éclipser à bord d’une voiture. Heureusement il leur reste le message que le professeur peut déchiffrer mais la teneur en est absconse.

Un nommé Ted Sandow, s’adresse à eux, enfin surtout à Hannibal car sa tante, une demoiselle prolongée, la propriétaire de la demeure et de l’immense propriété Sandow qui s’étend sur les collines environnantes, désire se débarrasser d’objets anciens et encombrants. Tout un lot qui pourrait intéresser l’oncle Titus. Les trois amis se rendent chez la vieille dame, laquelle leur annonce que la veille au soir elle s’est fait dérober une statuette. Selon l’homme qui se tient dans le salon, un certain monsieur Harris, le voleur serait un jeune garçon. Il est le président de la Ligue Végétarienne, et accepte volontiers que les trois garçons enquêtent lorsqu’Hannibal lui remet la carte de visite des Trois détectives. Seulement une remarque anodine de Ted, qui participe à l’entretien, alerte Hannibal qui se promet bien de mettre les choses au clair.

 

Une aventure mouvementée pour nos trois camarades que deux hommes bruns poursuivent, mais ce ne sont pas les seuls à être sur la piste de la statuette et du trésor Chumash. Des statuettes, car en réalité il existe deux objets semblables. Une nouvelle fois ils s’infiltrent dans le parc du domaine Sandow et aperçoivent avec stupeur la fameuse ombre et des nains sans tête. Les dangers sont multiples, mais heureusement Hannibal et ses ceux compagnons ne manquent pas de ressources, ni d’esprit d’initiative, même lorsqu’ils sont enlevés, ou lorsque des individus se lancent à leur trousses dans la nature hostile.

C’est gentillet, intriguant à souhait, mais écrit par un auteur qui maîtrise son sujet, avec de nombreux retournements de situations à la clé. Un roman idéal, qui n’est pas gnangnan, pour les adolescents mais qui, plus élaboré, aurait pu devenir un intéressant livre pour adultes, avec quelques scènes d’action supplémentaires et une analyse plus complète, plus affinée des personnages quadragénaires dans les rôles principaux. Une agence de détectives par exemple ou tout simplement des aventuriers.

Alfred HITCHCOCK : L’ombre qui éclairait tout (The mystery of the lughing shadow – 1969. Traduction de Claude Voilier). Illustrations de Paul et Gaétan Brizzi. Collection Bibliothèque Verte. Editions Hachette. Parution avril 1983. 190 pages.

ISBN : 978-2010088278

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11 août 2018 6 11 /08 /août /2018 08:35

Ou les mémoires d’une fine lame !

Alain SEYFRIED : Lame sœur.

Notre héros narrateur est né dans un atelier du quinzième arrondissement parisien, sous la main experte et délicate d’un artisan. Un artisan, qui tel Geppetto fabriquant amoureusement Pinocchio d’après un morceau de bois, vient de réaliser une véritable œuvre d’art.

L’artisan artiste en fait la réclame auprès de Christelle Demanges qui n’a guère besoin d’autant d’explications élogieuses pour l’acquérir. Mais cet objet, avec lame rétractable stabilisée et amovible ce qui confère à l’instrument une précision et un équilibre inégalable. Sans parler du manche qui confine à une perfection que seul peut réaliser un véritable amoureux de son travail.

Mais cet objet est destiné comme cadeau à son patron et amant, le Professeur Michel Pinon-Valières, responsable à la Pitié-Salpêtrière de l’Institut de cardiologie. Un mandarin reconnu professionnellement auprès de ses collègues et de ses patients comme une véritable artiste, lui-aussi, du scalpel.

Mais quel est l’avenir de cet ustensile dans les mains expertes d’un chirurgien qui exerce entre Paris et le Sud de la France ?

 

Une nouvelle charmante qui, selon l’éditeur, est un petit bijou d’humour saignant. Une nouvelle noire dans la tradition du genre pour le plus grand plaisir des lecteurs.

Si la narration par un objet n’est pas courante, on peut toutefois comparer ce texte à celui de Pascale Fonteneau dans Etats de lame, toutes proportions gardées bien évidemment.

Seul texte de l’auteur, que vous pouvez retrouver sur son site, suivez le lien ci-dessous si vous le désirez, et on aimerait qu’il en fournisse d’autres du même acabit, car on reste un peu sur sa faim. Toutefois dégustons cette nouvelle écrite au scalpel.

 

Et pour vous procurez ce texte, rendez-vous ci-dessous :

Alain SEYFRIED : Lame sœur. Novella numérique. Collection Noir de suiTe. Editions Ska. Parution 2 novembre 2015. 46 pages. 2,99€.

ISBN : 9791023403176

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9 août 2018 4 09 /08 /août /2018 10:22

Hommage à Thierry Jonquet décédé le 9 août 2009.

Thierry JONQUET : La bombe humaine.

J'habite Lantigny et mon papa n'a plus d'emploi. Alors c'est dur, surtout pendant les vacances scolaires. Le magnétoscope est en panne aussi j'ai pas pu regarder mes cassettes alors que mes copains sont partis au ski.

Aujourd'hui c'est la rentrée et la maîtresse, une remplaçante, nous a demandé de raconter nos vacances de Pâques. C'est alors qu'un homme tout en noir avec une cagoule est entré dans la classe.

Il avait des explosifs qu'il a déposé sur le bureau de la maîtresse. Au début on a cru qu'il s'agissait d'une alerte à la bombe. Mais ce qu'il voulait c'était négocier avec le ministre de l'Intérieur, c'est pourquoi nous nous sommes retrouvés en otage. Nous, on ne savait pas très bien ce qu'il voulait.

En tout cas, Cécile, notre maîtresse, n'en menait pas large au début. Il a relâché quelques-uns des élèves, et nous on est resté. Même Brouillet, que j'aime pas beaucoup mais qui s'est montré très courageux avec son bras dans le plâtre. La journée a été très longue et on va coucher dans la classe.

Moi je n'ai pas trop peur, surtout que je dois réconforter Lydia. Lydia, je l'aime bien, et peut-être qu'elle va devenir mon amoureuse. Tout de même je me demande comment tout ça va finir, d'autant que l'homme en noir est assez nerveux.

Les maîtres et les policiers eux aussi ont peur de lui. C'est normal avec tous les explosifs qu'il a apporté. Mais comme dit Lydia, c'est pas un fou. Tout est préparé.

 

Malgré l'avertissement "toute ressemblance avec une personne existante ou ayant existé est pure coïncidence", on ne peut s'empêcher de penser à la prise d'otage d'une école de Neuilly. Pourquoi se voiler la face.

Thierry Jonquet nous livre sa vision des événements et surtout sa conception de l'épilogue de ce drame qui aurait pu dégénérer. Narré par un enfant, cette histoire possède malgré tout une certaine fraîcheur, et les soucis des enfants diffèrent parfois de ceux des adultes. Ils n'appréhendent pas le danger de la même façon et c'est aussi bien. Ils ne paniquent pas, ou moins.

 

Thierry JONQUET : La bombe humaine. Collection Souris Noire N°4. Editions Syros. Parution 25 octobre 1994. 88 pages.

ISBN : 978-2841460410

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8 août 2018 3 08 /08 /août /2018 09:46

A Honolulu, seuls, tous les deux sur la plage …

Steven BELLY : Le réveil du Kilauea.

Dans l’archipel des îles Hawaii, les vagues ne manquent pas pour pratiquer le surf, occupation favorite de Kira.

Ce qui n’était pas prévu au programme, c’est que Kira découvre près d’une plage le cadavre d’une jeune adolescente. Bon, si encore il avait été entier, mais non, il a été découpé, proprement qui plus est. Les vacances commencent bien !

Aussitôt alerté par Kira, le lieutenant William Keala, le policier attaché au département criminel d’Honlulu mais passant quelques jours de vacances sur son île natale de Kauai, débute son enquête. Kira lui fournit une identité, Sofia Stern de nationalité canadienne, vrai faux passeport à l’appui. Keala est dubitatif, mais hospitalité oblige, il propose à Kira d’être hébergée dans l’hôtel que tient sa femme. Funeste proposition puisque le lendemain, alors que Kira est au dehors, le bâtiment est la proie d’un incendie. Keala qui s’était absenté est abattu moralement, mais le travail avant tout.

Parti chercher du poisson pour le manger, en revenant il a aperçu une voiture dans laquelle étaient assis deux individus ne possédant pas le profil du touriste de base. Or, le cadavre disparait et il en conclu que Kira était peut-être visée à cause de sa découverte. Kira, qui maîtrise l’informatique en véritable hackeuse, contacte des amis, vérifie les images qu’elle a prises grâce à sa caméra dite d’action, effectue des recherches sur divers sites. De son côté Keala tente de déterminer, avec la police scientifique, l’identité du cadavre envolé. Et la procédure employée pour démembrer cette jeune fille porte la signature d’un professionnel, russe de nationalité ou d’origine.

Keala et Kira, la protégée de Mack Bolan plus connu sous le surnom de L’Exécuteur, vont unir leurs efforts afin de découvrir qui est ce tueur mais ils vont rapidement s’apercevoir que d’autres éléments nagent dans ce qui semble être un marigot nauséeux. Car outre le Russe, dont ils parviennent à déterminer l’identité en visionnant des images vidéos tournées dans un centre commercial, d’autres personnages, et pas des moindres sont sur leurs traces. Des hommes émargeant à des organismes occultes ou non, tels que le NSA, et d’autres beaucoup plus confidentiels.

 

Au début de ce roman, n’ayant pas lu les précédentes aventures de Kira et précédemment celles de l’Exécuteur alias Mack Bolan, personnage créé par Don Pendleton et dont les aventures se comptent environ à 600 volumes grâce à la participation d’une pléiade d’auteurs, Français et Américains, publiées en France chez Vauvenargues, donc n’ayant pas lu les précédentes aventures de notre héroïne, je me suis senti un peu perdu.

Mais au fur et à mesure de la lecture de l’intrigue j’ai réussi à me remettre les rouages de l’esprit à l’endroit et mieux discerner la psychologie de cette guerrière informaticienne.

L’informatique, là aussi j’ai coincé, car trop de détails, de technologies, de marques également sont mentionnées, ont perturbé quelque peu ma lecture, au début. N’étant pas un spécialiste ni un forcené des nouvelles technologies informatiques, je dois avouer que j’ai passé quelques passages, passages qui raviront surement les amateurs mais qui pour moi se concrétisent par des impressions de remplissage. Mais tout le monde n’est pas comme moi, heureusement, et ceux s’y connaissent râleraient avec juste raison si les explications étaient omises.

Outre les aventures trépidantes vécues par Kira et son allié de circonstance, et les diverses péripéties qui se greffent avec les membres de diverses organisations secrètes américaines, ce sont les explications sur les agissements des diverses entreprises informatiques puisant les informations dans des réseaux sociaux, et les connivences du nouveau président américain profitant des aides informatiques fournies par le NSA et autres pour berner les Américains qui se révèlent intéressantes et pas innocentes.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, si les scènes d’action ne manquent pas, celles de violence et de torture sont quasi inexistantes, de même que les scènes de sexe qui s’étalent sur deux pages tout au plus, peut-être pour respecter le cahier des charges imposé par l’éditeur.

 

Si seulement ces crétins savaient qu’à partir d’un minimum de 68 likes d’un internaute, il est possible de prédire sa couleur de peau, son orientation sexuelle ou ses convictions politiques.

 

Désormais, les algorithmes savent ce que nous faisons et ce que nous pensons. Ils nous connaissent mieux que nos propres amis, pour ne pas dire notre famille.

 

Des gens éduqués, informés, partagent aujourd’hui sans ciller des vidéos ou des news qui sont de vulgaires hoax sans s’interroger sur leur véracité.

 

La vérité est un iceberg qui flotte sur un océan de mensonges. Ce qui veut dire que 90% de son volume est sous la surface de l’eau.

 

Effarant, non ?

Peu d’informations concernant l’auteur Steven Belly ont filtré, sachons toutefois qu’il s'agit du pseudonyme d’une équipe d’auteurs de polar rompus à l’exercice de la série littéraire et télévisuelle.

Steven BELLY : Le réveil du Kilauea. Série Kira. Editions Les Saturnales. Parution le 22 février 2018. 256 pages. 7,95€.

ISBN : 978-2364010680

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