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10 septembre 2019 2 10 /09 /septembre /2019 04:02

La Normandie, terre d’accueil des écrivains…

Gérard POUCHAIN : Balzac en Normandie.

De l'œuvre de Balzac, les scolaires retiennent surtout des extraits d'Eugénie Grandet, Le cousin Pons et quelques autres romans qu'ils durent disséquer, analyser, expliquer. Des romans dont l'action se déroule principalement en Touraine ou à Paris.

Et ce qui prévaut dans l'esprit des lecteurs, c'est cette unité de lieux dans les scènes de l'œuvre qui compose La Comédie Humaine.

C'est oublier un peu vite, ou même ignorer, qu'Honoré de Balzac fut un grand voyageur et qu'il engrangea, surtout dans sa période d'écrivain en devenir, des images qu'il restitua, dans pratiquement tous les romans qu'il écrivit, plaçant ça et là de nombreuses réminiscences géographiques, contextuelles, situationnistes, portraiturant quelques uns des personnages qu'il côtoya.

Ainsi au cours de l'année 1822, alors qu'il a vingt trois ans, Balzac rend visite à sa sœur Laure, mariée à un sieur de Surville, ingénieur des Ponts et Chaussées, et installée à Bayeux. Il y reste deux mois, se rend à Cherbourg, puis rentre à Paris. Arrivé en tant qu'étudiant en droit, comme l'atteste le registre des visas, il repart investi de la profession d'écrivain.

Un changement qui déterminera de façon notable son avenir.

Il avait écrit quelques romans sous pseudonyme, le succès tarde à poindre, n'empêche il a trouvé sa voie. Par la suite il se rendra à Alençon, à Rouen en tant que président de la Société des gens de lettres, au Havre. Un parcours dont il nourrira son œuvre plus qu'il y paraît.

Un ouvrage de référence, attrayant à plus d'un titre, comportant outre une riche iconographie d'époque ou actuelle, d'abondants exemples, qui redonne le goût de redécouvrir Balzac à travers des romans tels que Modeste Mignon, Le cabinet des antiques ou autre César Biroteau.

 

Il existe une version numérique de cet ouvrage à 6,49€.

 

Gérard POUCHAIN : Balzac en Normandie. Editions CORLET. Parution mars 1997. 178 pages.

ISBN : 9782854805505

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9 septembre 2019 1 09 /09 /septembre /2019 04:28

Un polygraphe protéiforme !

Max-André DAZERGUES : L’homme de sa vie.

Les langues tricotent plus vite que les aiguilles assemblent les chapeaux dans l’atelier de la modiste renommée Maryjo.

D’habitude les petites mains s’échangent confessions et rires tout en travaillant, mais ce jour-là, Georgette Merlieux est triste. Elle vient de recevoir un pneu (ah, le bon vieux temps où l’on pouvait recevoir du courrier une heure après son envoi !) émanant de son ami Robert. Le jeune homme, qui pourtant semblait épris de la jeune fille de vingt ans lui signifie qu’il doit partir en voyage et qu’elle doit oublier les quinze jours de rêve qu’ils ont vécu ensemble.

Ses collègues sont tout autant attristées qu’elle. Elles voyaient tous les soirs Robert venir chercher Georgette avec sa voiture verte si reconnaissable. Elle l’avait connu alors qu’il se promenait à bord de son véhicule et qu’il l’avait abordée dans le Bois de Boulogne, revenant de livrer un chapeau. A cette époque, ce Bois n’avait pas la réputation qu’il possède aujourd’hui, mais était un lieu de promenade fort prisé. Et il l’avait raccompagnée jusque chez Maryjo rue de Rivoli. Puis ils avaient bu ensemble un apéritif à la terrasse d’un café et il l’avait conduite chez ses parents, à Georgette, à Courbevoie.

C’est comme ça que se font des rencontres mais hélas celle-ci n’aura pas de suite. Robert Charmeuses, eh oui c’est son nom, qui se prétendait représentant, vient de la plaquer. Sans préavis. Mais cela ne se passera pas comme ça se dit-elle, se confiant à ses camarades d’atelier. Et d’ailleurs, puisque le lendemain c’est samedi et qu’elle ne travaille pas, elle se rendra chez lui à Neuilly. En effet elle avait vu son nom et son adresse sur sa plaque de l’auto en soulevant le médaillon de Saint-Christophe.

Le lendemain donc, elle se rend à Neuilly, mais un domestique lui affirme que Robert n’est pas là. Bientôt cette nouvelle est confirmée par une jeune femme blonde, peu amène. Georgette voit passer une silhouette et elle qu’il s’agit de Robert qui se défile. Elle l’appelle mais en vain. Peu après comme elle déambule dans le quartier des Ternes, elle aperçoit la voiture verte de Robert. Le moteur est allumé et elle s’engouffre dedans en essayant de ne pas se faire remarquer. Le véhicule est stationné près d’une bijouterie qui vient d’ouvrir et est fort illuminée. Un couple en sort et elle reconnait la jeune femme blonde. Mais elle ne peut distinguer les traits de son compagnon qui s’installe au volant. La jeune femme blonde la voyant lui pose sur le nez un mouchoir imbibé de chloroforme.

Bonne nuit Georgette qui se réveille dans la cave d’une maison isolée en pleine forêt. Le lundi matin, ses compagnes d’atelier sont fort étonnées de constater son absence.

 

Un bon petit roman policier et d’amour écrit par un romancier soucieux de plaire à ses lecteurs en leur proposant des histoires simples et attrayantes. Le suspense est fort bien mené et entretenu tout au long du récit.

Naturellement, ce court roman est ancré dans son époque, et de nos jours certaines scènes, certains détails seraient gommés. Mais il est à remarquer que la publicité effectuée par le magasin, un stratagème toujours d’actualité, sera nuisible et favorisera justement le hold-up effectué par le couple. Ou plutôt la manipulation digne d’un prestidigitateur en s’emparant des bijoux que ce couple est venu soi-disant acquérir.

De nos jours, un romancier pourrait fort bien adapter ce roman, l’allonger d’une bonne centaine de pages en y incluant scènes de violence, de sexe, d’objets technologique mais pas trop, avec en prime quelques cadavres et vulgarités, et cela ferait le bonheur de ceux qui cherchent des sensations fortes.

Mais Max-André Dazergues ne mangeait pas de ce pain frelaté et c’est pour cela, justement, que certains trouveraient cette histoire manquant de vécu et de profondeur. Chacun ses goûts, je respecte les miens en relisant Max-André Dazergues !

 

Enfant du peuple, Georgette Merlieux en possédait les qualités innées, parmi lesquelles dominait une foncière honnêteté.

Max-André DAZERGUES : L’homme de sa vie. Illustrations de Roger Roux. Collection Crinoline N°17. Editions du Puits-Pelu. Parution 1946. 96 pages.

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8 septembre 2019 7 08 /09 /septembre /2019 04:13

C’est contraire au principe du covoiturage !

Didier SENECAL : les voitures vides.

En cinq ans, cinq disparitions de jeunes femmes ont été perpétrées dans la plaine de la Beauce, entre Chartres et Orléans. Seules des voitures vides marquent l’emplacement du délit. La gendarmerie patauge, au propre et au figuré, car les crimes ont été commis durant les mois d’hiver, sur de petites routes départementales entourées de champs de betteraves ou de céréales.

Comme souvent l’affaire échoit au commissaire divisionnaire Lediacre qui a déjà étudié le dossier. Il s’est même rendu à l’endroit où s’est produit l’un des derniers enlèvements, avec la capitaine Hélène Vermeulen, son adjointe. Ils s’installent avec un autre collaborateur, Pommerieux qui possède de nombreuses accointances parmi les informateurs, dans une petite brigade de gendarmerie, au grand dam de la maréchaussée locale.

Tous des cruchots comme les surnomme avec mépris Pommerieux. Seul trouvent grâce à leurs yeux le capitaine Treille et la jeune gendarmette Christine Herbin. Hélène se voit confier la mission de sillonner la campagne, à bord d’une voiture banalisée, portant perruque, afin d’attirer le chaland éventuel. Elle participe à une simulation de tentative d’enlèvement et les trois compères déduisent que l’agresseur, appelé par les médias Le Tueur de la Beauce, ne peut réaliser son rapt seul.

De même les enlèvements ayant toujours eut lieu durant l’hiver, il se pourrait que les ravisseurs seraient non seulement des gens du cru, mais des agriculteurs qui du haut de leur tracteur établiraient une sorte de repérage durant l’été.

Hélène va ainsi parcourir les routes départementales, réduisant peu à peu son rayon d’action. Un aller retour par jour, le matin et le soir, de nuit, aux mêmes heures et, entre deux farfouiller, les environs en compagnie de Lediacre et de Pommerieux, rencontrer des maires de petits villages, des autochtones.

Des soupçons se portent sur des communautés de gitans, mais la piste est vite abandonnée. Des gamins issus de l’immigration, d’origine maghrébine, tentent d’envoyer Hélène dans le bas côté de la route, mais ce n’était qu’un jeu de mauvais goût.

C’est au moment où elle s’y attend le moins qu’Hélène est agressée. Elle parvient à mettre ses assaillants en fuite mais ne peut délivrer que peu d’indices à Lediacre. Le soir même, en dormant, un fait surgit dans son esprit et elle est persuadée d’avoir déjà croisé un de ses agresseurs. La façon dont il est descendu du véhicule lui rappelle un débile travaillant avec son père dans une ferme. La même manière de sauter d’un tracteur. Elle fait part de son impression à Lediacre qui organise aussitôt l’arrestation des deux hommes par un peloton de gendarmerie.

 

Le commissaire Lediacre est un policier atypique, sachant qu’un jour les affaires non résolues par les forces officielles, policiers ou gendarmes, viendront échouer sur son bureau. Pour cela il prend les devants avec force repérages afin de ne pas être pris au dépourvu.

C’est un être courtois, calme, posé, pondéré, parfois rêveur, qui sait faire fonctionner ses petites cellules grises, et oblige ses partenaires à en faire autant. Il méprise ceux qui ne réfléchissent pas, qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, et le leur fait sentir par des paroles acerbes tout en restant courtois.

Le narrateur de cette histoire est Hélène Vermeulen, qui peut donc parler de son patron en toute objectivité, même s’il la malmène parfois. Le lecteur se doute de l’identité de l’assassin, mais cette révélation n’est pas vraiment l’épilogue. L’important est de savoir pourquoi le meurtrier a agi ainsi et surtout comment Lediacre et ses collaborateurs vont dénicher les preuves qui leur manquent pour pouvoir l’inculper.

Un livre plaisant, mené rondement, avec un personnage d’enquêteur qui se démarque de ses congénères.

Réédition Pocket le 15 janvier 2009.

Réédition Pocket le 15 janvier 2009.

Didier SENECAL : les voitures vides. Editions Fleuve Noir. Parution le 10 janvier 2008. 216 pages.

Réédition Pocket le 15 janvier 2009.

ISBN : 978-2265086487

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7 septembre 2019 6 07 /09 /septembre /2019 04:37

Il portait des culottes, des bottes de moto,

un blouson de cuir noir…

Stéphane KIRCHACKER : Dragon noir.

Un crime : Juliette a été enlevée. Juliette, l’amour de sa vie. C’est le comte qui vient de l’annoncer à Roro, architecte, La cité des Lilas a mauvaise réputation, et c’est peu de le dire. Un repaire de trafiquants de drogues mais Roro n’habite plus la cité des Lilas depuis belle lurette. Dix ans au moins.

Le comte ne veut pas entendre parler d’une union entre Roro et Juliette. Ne voulait pas, mais si Roro délivre sa princesse, le comte pourrait réviser son jugement. Ce n’est pas l’ordre du comte qui transporte Roro, mais son amour pour cette belle jeune fille. Et le comte lui enfile au doigt sa chevalière ornée d’une tête de licorne. Un porte-bonheur assurément.

Enfourchant Tornado, Roro se fait fort d’aller délivrer Juliette des griffes de Dragon noir, le chef de la bande. Mais pour cela il faut d’abord que Zohra accepte de lui prêter cette monture de métal. Car Tornado est une moto. Et Zohra, c’est la Princesse des Mille et Une Nuits qui vit sur un nuage, et un tapis, non loin de la cité la mal nommée. Ce serait plutôt la cité des soucis, si l’on veut garder les comparaisons horticoles.

A fond la caisse, à l’assaut, Roro fièrement s’élance à l’assaut…

 

Roman policier, roman de fantasy, conte de fées et des mille et une nuits, légende urbaine, Dragon noir c’est tout cela à la fois et même un peu plus.

Un véritable tourbillon, bruit et fureur garantis, avec en prime une chute époustouflante. Non, Tornado, même s’il se cabre ne se ramasse pas une gamelle. Non, la chute réside dans la dernière phrase. Ce serait presque du Shakespeare, si ce n’était du Stéphane Kirchaker dans des envolées lyriques et jubilatoires.

Ce pourrait n’être qu’une banale nouvelle axée sur les problèmes de banlieue, si souvent traités et maltraités, ce pourrait n’être qu’une banale histoire d’amour, genre Chevalier blanc partant sauver sa Princesse coincée en haut du donjon et ravie, non, kidnappée par un Dragon noir. Ce pourrait être ça, mais c’est bien plus. Dix minutes, grosso-modo, je n’ai pas calculé, d’évasion…

 

Stéphane KIRCHACKER : Dragon noir. Nouvelle Numérique. Collection Noire sœur. Editions Ska. Parution le 27 août 2019. 2,99€.

ISBN : 9791023407815

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6 septembre 2019 5 06 /09 /septembre /2019 04:39

Du haut de ces falaises quarante siècles nous contemplent ?

Philippe HUET : L’ivresse des falaises.

Né au Havre, ancien rédacteur en chef du quotidien Paris-Normandie, habitant depuis quelques années près de Cherbourg, Philippe Huet est profondément imprégné de sa province, connaissant parfaitement aussi bien la partie maritime que la campagne profonde.

Terre d’évasion, tournée vers le large, terre de la ruralité agricole dont les produits ne sont plus à vanter, la Normandie se tourne vers l’avenir tout en protégeant son passé.

Le mystère, la superstition, le modernisme, la jalousie, la haine, le passé plus ou moins proche, s’enchevêtrent et Philippe Huet s’érigeant en chantre en traque toutes les composantes dans des nouvelles qui s’intéressent tout autant aux lieux qu’aux personnages.

Le pays cauchois est largement représenté, avec le lieu symbolique d’Etretat et ses falaises, et l’ombre emblématique d’Arsène Lupin. Des meurtres maquillés en suicide, avec un assassin qui joue avec les enquêteurs.

Mais Philippe Huet n’oublie pas qu’il fut d’abord journaliste, alors pourquoi ne pas se faire plaisir en nous entrainant dans le cauchemar d’un collègue qui rentrant chez lui de nuit se voit obliger de prendre à bord de son véhicule un passager dont il se serait bien passé.

Ou encore un écrivain en mal d’inspiration qui se rend à Granville dans une maison qu’un confrère lui prête bien obligeamment, la résidence tournera vite au cauchemar.

Le passé se revisite avec les bains de mer à Trouville à la fin du XIXème siècle, et la petite histoire, du côté de Sainte-Mère la Chapelle (déformation de Sainte Mère l’église, l’un des hauts lieux du débarquement du 6 juin 1944) avec le décès d’un garde champêtre dont le secret pourrait être enfoui à jamais avec lui dans la tombe.

L’ivresse des falaises est une plongée entre terre et mer, avec ce petit goût de terroir qui nous entraîne parfois dans un univers à la Maupassant. Ce n’est pas du à la manière de…, c’est un prolongement que Philippe Huet nous propose et nous convie à lire avec gourmandise.

Philippe HUET : L’ivresse des falaises. Collection Rivages/Noir N°751. Editions Rivages. Parution 7 octobre 2009. 352 pages. 9,15€.

ISBN : 978-2743620196

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5 septembre 2019 4 05 /09 /septembre /2019 04:53

Y’a-t-il un docteur dans la salle ?

R. et R. BOREL-ROSNY : Bonjour, toubib de mon cœur.

Non intéressé par le dossier que Bert lui propose, le docteur Tony Naste renvoie son visiteur sans regret. Il a d’autres projets plus intéressants, comme préparer son voyage aux Etats-Unis en emmenant Mina, sa belle secrétaire et maîtresse, ainsi que Bébéchou, son fils.

Un voyage qui ne se fera pas, car à ce moment Stéphane, son ancienne compagne et mère de Bébéchou se profile sur le seuil de la porte et lui tire dessous deux balles de revolver. Elle n’est pas habituée Stéphane à se servir d’une arme à feu. Résultat elle manque l’homme qui se moque d’elle en lui intimant : Pose ça, imbécile !

Stéphane dépitée repart comme elle est venue, descendant les quatre étages à pied. Naste se retourne et à ce moment un troisième coup de feu retentit. Cette fois Naste ne pourra se moquer. Un joli trou rouge lui fait un troisième œil.

A l’appartement au-dessus, personne n’a fait attention au bruit, sauf Eve qui s’était réfugiée pour quelques instants sur le palier du cinquième, à cause du bruit occasionné par la fête donnée par son amie Luce en son honneur. Elle distingue nettement les deux plops, puis le troisième et aperçoit une silhouette, dont elle ne distingue pas le visage.

Le lendemain matin, Mina arrive au cabinet du docteur Naste pour le découvrir avec ce point rouge entre les deux yeux. Elle n’ira pas aux Etats-Unis en compagnie de son amant, tant pis. Elle ramasse le revolver gisant à terre, le range dans le tiroir, en découvrant un second, puis elle préfère s’en aller sans prévenir la police. En sortant elle se heurte à Eve.

La bignole, qui était absente, ne l’avait pas vue entrer et maintenant elle discute avec la femme de ménage du docteur. Et les deux femmes ont tellement de choses à déblatérer sur le petit docteur comme le docteur Naste était familièrement appelé. La femme de ménage, enfin arrivée au quatrième trouve son employeur définitivement retiré des affaires.

L’enquête est confiée à l’inspecteur Tycord qui découvre de bien curieuses révélations concernant le petit toubib. D’abord, qu’il n’était pas docteur, ne possédant pas de diplômes, ensuite qu’il recevait de nombreuses femmes jeunes et jolies à son cabinet. C’était un coureur de jupons, ce n’était pas un secret, mais il pratiquait des interventions rémunératrices et s’adonnait également au chantage.

 

Ce sont les personnages féminins qui prédominent dans ce roman. D’abord Stéphane qui n’étant pas mariée avec le petit docteur s’est vu retirer la garde de Bébéchou, âgé de quatre ou six ans selon les témoignages. Ensuite Mina, Polonaise mais parlant admirablement le français, mariée durant la guerre à un Allemand fait prisonnier dans un stalag, et surnommée la fridoline. Elle a échappé à l’enfer de Ravensbrück. Eve, considérée comme une détective mais n’étant que secrétaire dans un cabinet de détectives à Londres, qui découvrira la solution, et amie de Luce qui elle aussi avait des relations avec le docteur Naste. Enfin, les deux pipelettes, la bignole et la femme de ménage, qui connaissent certains dessous des affaires pas très catholiques du mort.

Le spectre de la guerre est encore très présent dans les esprits, ce qui influe parfois sur les relations entre certaines personnes. Et les Etats-Unis sont le pays de référence de la liberté.

Il n’y avait que l’Amérique pour faire peau neuve, comme disait le petit toubib. Partout sur le vieux continent la race, la nationalité, vous collent à la peau, quand ce n’est pas des préjugés de caste ou de rang.

 

Pour autant il s’agit d’une enquête classique mais ce n’est pas le policier qui la résoudra.

 

Pour en savoir plus sur le couple Raymonde et Robert Borel-Rosny, vous pouvez sans dommage sur le lien figurant ci-dessous :

 

R. et R. BOREL-ROSNY : Bonjour, toubib de mon cœur. Collection Le Verrou N°77. Editions Ferenczi. Parution 19 octobre 1953. 96 pages.

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4 septembre 2019 3 04 /09 /septembre /2019 04:22

Affaire conclue ?

SAINT ROCH : Couronne à vendre.

Journaliste et photographe de profession, Léon Kaltenbach, en reportage au duché de Montferrat, assiste à l'accident de voiture qui coûte la vie à la duchesse Kathryn Perrucat. Un accident qui en réalité est un meurtre.

Il récupère une serviette bourrée de documents prouvant que Luciano Annichini, le conseiller du Duc, n'est autre qu'un parrain de la Mafia. Il compose un article relatant ce qu'il a vu mais il est cambriolé. Les disquettes narrant son aventure ont disparu de même que les documents.

Son patron lui annonce que les photos sont voilées, sauf celles montrant Sophie, la fille cadette du duc, les seins nus et un autre reportage sur la princesse Justine de Falkenburg. Il est pris à partie dans la rue et ses agresseurs lui intiment l'ordre d'oublier tout ce qu'il a vu.

Ricardo di Marco, le mari d'Aurélia, autre fille du duc, et lui aussi apparenté à la Mafia, est bourré de remords. Il demande à Justine de Falkenburg de retrouver le journaliste lequel rumine sa vengeance. Justine trouve porte close. Léon a déménagé mais il est prévenu par une amie que la princesse le recherche. Léon drague la belle Sophie, nymphomane, et celle-ci non seulement le convie dans son lit mais s'amourache de lui au point de vouloir l'épouser. Ce qui ne plaît pas du tout à Annichini.

Le mafioso lance sur les traces des deux amants ses deux séides à l'origine de l'attentat contre Kathryn Perrucat. Mais Léon Kaltenbach se débarrasse d'eux lors d'une virée sur les bords de Marne et met la princesse à l'abri. Il projette de se rendre dans le duché de Montferrat en compagnie de Sophie et dans le train qui les emmène déjoue à nouveau un piège tendu par Annichini.

Le duc tente de convaincre la jeune fille que la mort de sa femme est due au journaliste, seulement Sophie ne peut rompre sa relation avec son amant : elle est enceinte.

 

On ne peut s'empêcher à la lecture de ce roman de plaquer des visages et des noms connus aux protagonistes qui parcourent ce roman ou d'établir des rapprochements avec certains faits réels qui se sont déroulés dans les années 80.

Il est simplement dommage que les parties chaudes (sic), pour ne pas dire torrides, de ce roman entachent l'intrigue. Les scènes de copulation gonflent inutilement le récit qui épuré de tous ces passages consacrés à la fellation, sodomie et autres gâteries, aurait pu s'inscrire comme un reportage.

Les scènes de sexe attirent une frange de lecteurs qui n'ont pas tellement besoin de ce genre de livres pour assouvir leurs fantasmes, à moins que de camoufler une hypocrisie certaine.

 

SAINT ROCH : Couronne à vendre. Collection Exclusif N°1. Editions Vaugirard. Septembre 1993. 256 pages.

ISBN : 9782285009954

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3 septembre 2019 2 03 /09 /septembre /2019 04:02

Des gamins débrouillards sans téléphone portable, si c’est possible !

Comte Henry de la VAUX et Arnould GALOPIN : Le vapeur mystérieux.

Même si, comme moi, vous n’avez pas lu les épisodes précédents des aventures de Jack Witkins, de Francinet le Parisien, et de leurs compagnons et amis, Bafoulos, le Noir (le nègre dans le texte), d’Atar l’Hindou, de Gonzalès le détective, de Margaret Carpenter, la cousine de Jack et sa gouvernante miss Monkey, ce n’est pas grave, car grâce au prologue vous saurez tout ou presque des précédentes, trépidantes et périlleuses aventures subies par les deux gosses au court de leurs voyages mouvementés.

Pour l’heure ils sont sur l’Oviedor, un navire commandé par le capitaine Pickles, en direction de San Francisco. Or Francinet pense reconnaître, sous la casquette galonnée du second du capitaine, leur ennemi Grégor. L’infâme Grégor qui a assassiné le père de Jack, le millionnaire américain Richard Witkins, enlevé sa mère détenue depuis au Mexique, et tenté de s’emparer de la fortune familiale. Il a tout d’abord emmené en Europe le jeune Jack avec pour but de le supprimer en machinant un accident avec la complicité d’un directeur de cirque.

Mais ses plans ont été contrecarrés par mademoiselle Berthe, la fille du saltimbanque, qui a confié le garçonnet à Francinet, un jeune acrobate d’une quinzaine d’années. Francinet est débrouillard et courageux qui n’a jamais connu ses parents. Depuis, Francinet et Jack parcourent le monde fuyant Grégor et trouvant des alliés en les personnes décrites ci-dessus au cours de leurs pérégrinations. Ces points précisés, et qui éclairent notre lanterne, revenons à Francinet et compagnie.

Donc Francinet pense avoir reconnu sous les habits d’un officier marin Grégor, et il en fait part à Gonzalès. Mais lorsqu’ils revoient le second, celui-ci n’a plus la même allure. Ils soupçonnent alors, avec raison, que le capitaine Pickles le cache dans sa cabine. Gonzalès parvient à s’infiltrer mais Grégor vient de sauter à l’eau, regagnant à la nage la côte californienne toute proche.

Tout ce petit monde s’installe dans un hôtel de San Francisco mais ils attirent le malheur sur leur tête comme la confiture attire les guêpes. S’enchaînent alors les péripéties dont le vol de leur argent et de leurs papiers dans leur chambre d’hôtel. Gonzalès les dépanne, mais cela ne peut qu’être provisoire car le blé ne pousse pas dans ses poches. Et il leur faut se rendre à Vancouver afin de pouvoir se faire remettre auprès de la banque un nouveau chéquier avant de partir pour le Mexique. Quant à Margaret Carpenter, elle doit se rendre à Los Angeles où est actuellement son oncle.

Entre autres aventures dont Francinet est le héros, le sauvetage d’une jeune bouquetière des rues cernée par les flammes dans un immeuble sis face à leur hôtel. Francinet démontre son courage mais également son agilité en tant qu’ancien acrobate.

Enfin, ils échappent, Francinet et Jack à l’effondrement d’une pile de bois alors qu’ils recherchent une place sur un navire se dirigeant vers Vancouver. Et comme ils n’ont guère d’argent pour payer leur place, les solutions sont restreintes. Ils vont quand même trouver un embarquement à bord d’un rafiot qui ne paie guère de mine.

 

Aventures en tout genre, se succédant à un rythme infernal, telle était la clé de l’intrigue qui passionnait les jeunes lecteurs et les moins jeunes, faut bien l’avouer, pour cette histoire feuilletonnesque. Le titre de ce roman est justifié à la fin de l’intrigue qui naturellement attend une suite.

La description de San Francisco de l’époque prête à sourire, mais était peut-être réaliste alors, Henry de la Vaulx étant un aéronaute et explorateur, décédé près de Jersey City aux Etats-Unis en 1930.

Mais ce qui est plus remarquable,c’est la vision des deux auteurs concernant la police de San Francisco. Des incapables surtout attirés par des pots de vin, préférant pénaliser les petits délits, plus faciles à appréhender, que les grosses affaires de crimes.

Par malheur, si la police de San Francisco se montrait indifférente à l’égard des affaires importantes, elle était intraitable, du moins, en ce qui concernait certaines peccadilles.

Plus amusant, quoique, cette comparaison entre la France et les Etats-Unis dans certains domaines. Comparaison qui n’est pas caduque de nos jours, à cause ou grâce aux nouvelles technologies, mais n’est plus à notre avantage.

Ces pays, en effet, ne ressemblent en rien à nos régions. En France, la solitude des campagnes est peuplée d’une foule de hameaux, de bourgs et de communes, que les postes mettent constamment en rapports les uns avec les autres, et où les nouvelles parviennent relativement vite.

Aujourd’hui, l’on parlerait plutôt de la désertification de nos campagnes avec l’abandon de nombreux services publics et le passage du public au privé. Mais ceci est une autre histoire.

Comte Henry de la VAUX et Arnould GALOPIN : Le vapeur mystérieux. Le tour du monde de deux gosses. Volume 10. Collection Grandes aventures et Voyages excentriques. Editions Jules Tallandier. Parution septembre 1931. 128 pages.

Première édition en 44 fascicules chez Tallandier en 1911.

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2 septembre 2019 1 02 /09 /septembre /2019 04:34

Un excellent roman sous un tel emballage, c’est comme verser un vin grand-cru millésimé dans un verre plastique…

Celia FREMLIN : L’heure bleue

Dur dur, d’être un bébé, chantait ( ?) Jordy en 1992. Dur dur d’être une maman pourrait scander Louise Henderson dont toutes les nuits sont perturbées par son fils Michael, sept mois. Elle n’en peut plus, d’autant qu’il faut assurer le ménage, la cuisine, et s’occuper de ses deux filles de huit et sept ans. Car son mari Mark est fort pris par son travail. Elle sait qu’il travaille dans l’aéronautique, mais sans plus.

Mais les plus embêtées par les cris quotidiens, ce sont peut-être les voisines. Car Michael ne se contente pas de pleurer la nuit, la journée aussi. Et quand il s’exprime, c’est comme si un camion de pompier, toutes sirènes hurlantes, passait et repassait dans la rue. En parlant de repasser, il faudrait aussi s’intéresser au linge en attente, au repassage, aux boutons à recoudre des chemises de Mark.

Sans oublier qu’une nouvelle locataire arrive et que la pièce située au second étage doit être débarrassée des livres de sa belle-mère. Justement Véra Brandon arrive. Miss Brandon, environ la quarantaine, habituée à donner des ordres puisqu’elle est enseignante. Et elle affirme qu’elle va s’arranger, pas la peine de s’inquiéter pour elle.

Elle est discrète, ne faisant aucun bruit, ou si peu, lorsqu’elle descend l’escalier ou lorsqu’elle rentre. Sauf quand elle veut que la famille Henderson sache qu’elle est là. Si discrète que lorsque Louise et sa belle-mère, persuadées que Vera Brandon est sortie, viennent récupérer les livres sur les étagères, se trouvent quasiment nez à nez avec la jeune femme. Elle est juste accoudée à sa table nette de tous papiers ou ouvrages.

Seulement un sentiment de déjà vu s’infiltre dans les esprits de Mark et de Louise. Mark est persuadé l’avoir rencontrée quelque part, mais où, impossible de fixer son attention sur un endroit précis. Quant à Louise, se sont les décalcomanies représentant des escales collées sur sa valise. D’autres personnes aussi s’en font la remarque, sans plus. Pourtant Louise n’est pas rassurée. Même si, un soir, Mark et Vera échangent autour du thème de Médée, un dialogue de spécialistes qui laisse Louise indifférente. D’ailleurs elle a Michael à s’occuper. Et elle est si fatiguée.

De petits faits l’importunent, lui titillent l’esprit. Une nuit, Michael étant particulièrement virulent, elle décide promener l’enfançon dans son landau. Elle va jusqu’au parc mais s’endort. Lorsqu’elle reprend ses esprits, plus de landau et bien évidemment, plus de gamin.

 

La tension monte de plus en plus, et il faudra la curiosité d’un gamin chargé de veiller sur Michael, car bien sûr, lorsque Louise a besoin de sortir pour une raison ou pour une autre, aucune de ses amies n’est disponible pour veiller dessus. Pourtant elles n’hésitent pas à requérir à ses services le cas échéant et Louise ne refuse jamais, ou n’ose pas.

Donc c’est ce gamin un peu trop curieux et indiscret, mais dans ce cas la curiosité devient une qualité, qui mettra le doigt sur la faille, ainsi que Margery et Harriet, les deux filles de Louise.

 

Celia Fremlin décrit la vie quotidienne d’une mère débordée par un gamin bruyant, le lot de bien des parents, peu aidée et devant supporter toutes les charges matérielles de la famille. Elle se rend souvent chez Nurse Fordham, afin de trouver une solution, mais il n’y en a pas. Et ses amies, toujours prêtes à en donner, avancent leurs théories souvent contradictoires.

Les préoccupations féminines sont exposées avec simplicité mais également avec force. Dans les années 1950, l’homme ne participait pas aux travaux ménagers et la femme au foyer se coltinait toutes les tâches. L’heure bleue est presque un reportage sur ces années qui suivent la fin de la guerre. Mais c’est surtout un suspense psychologique, dans lequel les différents personnages possèdent leur caractère entier, ou malléable, suivant les circonstances, avec des gamines, des adolescentes qui ne sont en rien intéressées par les événements extérieurs.

Vera Brandon s’impose à l’esprit du lecteur comme le protagoniste qui passe en coup de vent, s’efface à la moindre occasion et qui pourtant prend une place importante dans cette intrigue qui tourne autour d’un gamin et de sa mère somnolente en journée.

L’aspect policier est un prétexte, d’ailleurs seul un policier est présent comme figurant, mais c’est la confrontation intense et évanescente entre Vera Brandon et Louise Henderson qui prédomine. Quant aux autres personnages, on pourrait penser à des caricatures. Des pantins confits dans leurs jugements et leurs préjugés.

 

Depuis quelque temps, Le Masque a perdu son identité et son âme. D’abord cette couverture, horrible à mon humble avis comme on dit, est-elle susceptible d’attirer le lecteur ? Je ne pense pas, même si les libraires consciencieux proposent cet ouvrage dans le rayon polar.

Ensuite, l’affubler d’un bandeau l’annonçant comme Prix du Masque étranger de l’année, alors que ce roman date de 1958 et qu’il a été édité en France, dans la collection Le Masque Jaune justement, en 1996, c’est, il me semble, se moquer du monde. Le Masque se démasque et est tombé bien bas…

Première édition : Le Masque jaune N°2281. Librairie des Champs-Elysées.  Série Les Reines du crime. Parution septembre 1996. 284 pages.

Première édition : Le Masque jaune N°2281. Librairie des Champs-Elysées. Série Les Reines du crime. Parution septembre 1996. 284 pages.

Celia FREMLIN : L’heure bleue (The Hours before dawn – 1958. Traduction de Marie-Thérèse Weal). Collection Le Masque Poche. Editions Le Masque. Parution 5 juin 2019. 300 pages. 8,50€.

ISBN : 978-2702449264

Première édition : Le Masque jaune N°2281. Librairie des Champs-Elysées.  Série Les Reines du crime. Parution septembre 1996. 284 pages.

ISBN : 9782702426180.

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1 septembre 2019 7 01 /09 /septembre /2019 04:33

Et ailleurs…

Gilles VIDAL : A la gorge.

Six ans qu’il n’avait pas revu sa fille Liz, et voilà qu’elle débarque un beau jour chez lui, comme ça, sans crier gare, comme si de rien n’était.

Lorsqu’il l’avait vue pour la dernière fois, elle était en boutons (acné) et maintenant elle est fleur épanouie.

Lorsqu’il rentre chez lui, après être passé à l’hôpital afin de rendre visite à un légume, dommage collatéral suite à un accident dont Fred Boland fut témoin, elle est en train de lire confortablement installée. Lorsqu’il se sert comme à son habitude un whisky bien tassé, elle le regarde avec ce petit dédain qui incommode. Mais il ne va quand même pas changer ses habitudes, quand même.

Alors elle lui signale qu’un colis a été déposé à sa porte. Un paquet grand comme une boîte de chaussures, mais sans chaussures. A l’intérieur, une clé, une adresse, des instructions.

Alors il se rend à l’adresse indiquée, à une quarantaine de kilomètres de chez lui, mais comme il est méfiant, pour ouvrir la porte de l’appartement, il prend moult précautions. Il avait raison, un homme se cachait derrière, qu’il maîtrise facilement.

Mais lorsqu’il revient chez lui, plus de Liz ! Elle a été enlevée, kidnappée, prise en otage, et il n’est pas ravi !

 

De Fred Boland, on ne sait pas grand-chose ou presque. Est-il policier ? Est-il truand ? L’un des deux car il se déplace avec une arme à feu et des menottes plastiques. Et comme entre les deux, souvent la marge est minime, l’intervalle réduit à sa plus simple expression, restons dans le doute. De toute façon cela n’influe en rien sur l’intrigue.

Flic ou voyou comme disait le cinéaste, Fred Boland est un homme comme les autres. Presque. Mais un père assurément. Et il est prêt à tout pour récupérer sa fille. Mais en a-t-il le choix ?

Un texte subtil de la part de Gilles Vidal qui œuvre aussi bien dans les romans que dans l’écriture des nouvelles. Peut-être plus en fin de compte dans la nouvelle qui est un genre littéraire exigeant.

Seulement, et je le regrette, passer de 1,99€ à 2,99€ pour une petite vingtaine de pages, dans une version numérique, je ne sais pas si les lecteurs vont suivre. Le format papier a encore de beaux jours devant lui à ce prix.

 

Gilles VIDAL : A la gorge. Nouvelle numérique. Collection Noire sœur. Editions Ska. Parution le 27 août 2019. 18 pages. 2,99€.

ISBN : 9791023407808

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