Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 10:00

Quand Jigal se met en trois pour vous être agréable !


Ce mois de septembre paraissent aux éditions Jigal trois nouveautés que j'aurai probablement l'occasion de chroniquer :

African tabloïdde Janis Otsiemi, Loupo de Jacques-Olivier Bosco et Le chat Ponsard d'André Fortin. Mais auparavant penchons-nous sur trois rééditions fort bienvenues en format poche.

 

pauvres.jpg

Maurice Gouiran: Putains de pauvres ! 280 pages. 9,50€.

Retrouver trente après, un amour de jeunesse, n’est pas toujours désagréable, seulement cela dépend des conditions et de l’état physique des protagonistes. Ainsi, alors qu’il stationne au comptoir de son bar habituel, le Beau Bar, Clovis est tout étonné d’être abordé par une clocharde en laquelle il reconnaît Laura, la jolie Laura de son adolescence. Elle lui révèle que des SDF sont les victimes d’hommes circulant en 4X4, les aspergeant d’essence ou les brutalisant à mort. Et qu’une épidémie de grippe, aviaire, chikungunya ou autre, sévirait parmi les quartiers pauvres de la ville.

Bien évidemment les événements ne sont pas relayés par les médias et les autorités dites compétentes, ou si peu. Elle n’en sait guère plus Laura, mais elle peut toutefois orienter Clovis vers un maçon portugais reparti au pays après le décès d’un ami lui aussi Portugais et maçon dans un hôpital marseillais, et que trois pompiers auraient contracté la maladie en l’évacuant d’un squat. Les pompiers vont mieux, grâce à leur jeune âge et leur constitution solide. Mais les pauvres, les sans-abris, qui manquent du minimum vital n’ont pas cette chance. La suite de ma chronique ici

 

violents.jpg

Philipe Georget : Les violents de l'automne. 456 pages. 9,80€.

Les sanglots longs des violents de l'automne blessent mon cœur d'une longueur monotone et résonnent sur les arbres, les terrasses, les toits et la Tramontane s’en donne à cœur joie !  

Je sais, ce n’est que de l’à peu près (je demande pardon à Paul Verlaine), mais ce n’est pas Gilles Sebag, inspecteur au commissariat de Perpignan, qui me jettera le premier vers, lui qui est habitué à détourner les proverbes, maximes et autres aphorismes. Genre, lors d’un repas, la pépie vient en mangeant. Un humour potache qui lui permet de mettre de côté ses petits problèmes familiaux et professionnels. Toujours hanté par une éventuelle infidélité de sa femme Claire, il est sollicité par sa fille Séverine pour s’immiscer dans une enquête non officielle.

En effet Matthieu, le frère d’une de ses amies d’école, a été tué dans un accident alors qu’il roulait en scooter. Il a été percuté par une camionnette mais selon la sœur de Mathieu, tout n’est pas clair dans cet accident et les policiers jugent l’affaire close. D’ailleurs le conducteur de la camionnette, qui est un alcoolique avéré, jure qu’un véhicule blanc a brûlé un stop l’obligeant à dévier de sa trajectoire, engendrant l’accident malheureux et tragique. Sebag promet à sa fille d’étudier le dossier et voir s’il peut dénicher quelque chose qui infirmera les conclusions de ses collègues, durant ses temps libres. Seulement une autre affaire plus délicate requiert pour l’heure toute son attention. La suite ici

 

parjures.jpg

Gilles Vincent : Parjures. 248 pages. 9,50€.

Un dicton affirme : jamais deux sans trois et je viens de le vérifier. Partant d’un même postulat de base, la libération prématurée d’un protagoniste ayant bénéficié d’une réduction de peine alors qu’il avait été condamné pour meurtre ou viol, trois romanciers démontrent qu’un sujet analogue peut-être traité différemment. Après Le fossé d’Hervé Jaouen et Petits meurtres chez ces gens-là de Dulle Griet, voici donc une troisième intrigue ayant un détenu libéré parmi les personnages principaux.

Sortie aux aurores de ses rêves récurrents par un appel téléphonique, la commissaire de police Aïcha Sadia en remercierait presque son correspondant, l’un des hommes de son équipe le lieutenant Camorra. Lorsqu’elle arrive sur place, elle pourrait imaginer qu’elle se trouve sur un tournage de film, sauf que la scène du crime est bien réelle. Un corps dont la tête a été tranchée, le corps reposant sur un billot, posés près du cadavre un petit verre d’alcool et un mégot. Nul doute qu’il s’agit là d’une reconstitution à l’ancienne d’une exécution capitale. D’ailleurs, les papiers d’identité de l’individu sont retrouvés dans son pardessus déposé non loin, l’homme dont la tête a été décollée est un ancien prisonnier libéré depuis peu de temps. Un mois auparavant un autre ancien condamné a subi le même triste sort. La suite ici

 

Et n'oubliez pas, l'important c'est la prose !

Partager cet article
Repost0

commentaires

P
Salut Paul, A part le Maurice Gouiran que je n'ai pas lu, les 2 autres sont de pures perles noires ! Amitiés
Répondre
O


Deux sur trois, Pierre, c'est déjà un score honorable...


AMitiés



Z
Je devrais me penchez un peu plus sur cette maison d'édition. Ce fut une heureuse surprise pour moi, alors, continuons
Répondre
O


Mais ne te penches pas trop, tu risquerais de tomber du haut de ta PAL...



P
Paul , non avant comme le moulin...oupsss blague du soir , pas glop....
Bonne soirée...:)
Répondre
O


J'aime les blagues du soir mais aussi celles du mâtin, comme dirait le chien...



P
Bonsoir Paul

Des romans qui me tentent bien , mais ce mois-ci c'est serré....bon on verra ( Cruz)...

Amitiés...
Répondre
O


Pour Noël Patrick ?


Amitiés


 



Présentation

  • : Lectures de l'Oncle Paul
  • : Bienvenue dans la petite revue de la littérature populaire d'avant-hier et d'hier. Chroniques de livres, portraits et entretiens, descriptions de personnages et de collections, de quoi ravir tout amateur curieux de cette forme littéraire parfois délaissée, à tort. Ce tableau a été réalisé par mon ami Roland Sadaune, artiste peintre, romancier, nouvelliste et cinéphile averti. Un grand merci à lui !
  • Contact

Recherche

Sites et bons coins remarquables