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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 15:35

Toute jeune, telle une gamine timide sortant à peine sa tête de sous les draps dans lesquels ses géniteurs l'ont déposée, elle n'ose se montrer. Pourtant ce ne sont pas les curieux qui manquent et veulent découvrir sa frimousse.

 

polarama.jpg


Ayant reçu un carton d'invitation via un réseau dit social, pour l'admirer et éventuellement l'acheter chez mon plus proche libraire ou point presse, j'ai peiné. Je suis passé par ici, je suis passé par là. Mais elle n'y était pas. Quoi t'est-ce ? m'ont demandé les libraires et kiosquiers auxquels j'ai rendu visite (6 en tout) pas plus intéressés que cela de vendre un nouveau produit. Ils ne l'avaient pas en devanture et aucun ne m'a proposé de la commander ! Personne sauf...

Et oui, vous vous demandez bien comment je me la suis procurée cette arlésienne. Fallait oser, car souvent on dit du mal de ce genre de commerce qui est plus attiré par le chiffre d'affaires que par une véritable politique culturelle. Et bien ce n'est pas vrai pour tout le monde.

En effet, prenant mon courage à deux mains, le jour même où j'avais décidé de franchir le Rubicon, en un seul mot, étant prêt à affronter un énième refus, j'ai abordé la responsable du service culture d'un hypermarché, avec mon plus beau sourire, mes yeux de velours cachés derrière mes lunettes, et ma voix longuement travaillée au miel de Normandie et d'abeilles réunies, et lui ai demandé si par hasard, un exemplaire de Polarama ne serait pas enfoui dans un rayon sous d'autres publications. Non, cette publication lui était inconnue mais... Elle m'a proposé de le commander au dépôt et quelques jours plus tard, m'attendaient impatiemment : la responsable du service magazine et mon exemplaire de Polarama. Et je n'ai pas eu besoin de lui quémander et réitérer ma question : elle m'avait mis de côté mon numéro 1 de Polarama et me l'a tendu alors que j'approchais de son bureau.

Mais qui c'est montrée aussi commerçante ? Une des employée de mon Hyper marché E. Leclerc ! Je ne fais pas de pub, mais je sais reconnaître les bonnes volontés !

Alors maintenant, confortablement installé devant mon magazine, je sens que je vais le déguster, page après page. Et je n'aurai plus de souci d'approvisionnement car elle va me le mettre de côté lors de chaque sortie de Polarama. Elle est pas belle la vie ?

Ayant maintenant l'objet de mes désirs, je suis obligé de débuter par une note négative concernant le format. Celui-ci ne me convient pas du tout. J'ai l'impression d'avoir entre les mains un tabloïd que l'on parcourt à défaut d'autre lecture dans le métro et l'envie de le jeter arrivé à place dans la première poubelle venue. Vous remarquerez toutefois mon sens du civisme puisque je ne le jette pas à terre comme le font des personnages manquant de courtoisie qui propulsent négligemment sur le bitume les prospectus qui fleurissent au bout des bras d'individus recommandant un restaurant ou autre. Mais je me demande bien comment je vais pouvoir ranger mon exemplaire dans ma bibliothèque alors qu'un format plus adéquat eut été de bon aloi. Ce n'est qu'un premier numéro, un galop d'essai, des perfections sont envisageables.

Maintenant passons au contenu.

En couverture Serials killers au cinéma, Vernon Sullivan, Venantino Venantini, et l'annonce d'un concours de nouvelles noires. Bon le cinéma,Gordon_Zola.jpg n'en déplaise aux cinéphiles, ce n'est pas mon truc. Je préfère "perdre" mon temps à lire. Les trois pages qui suivent, outre l'éditorial, sont consacrées à des chroniques de romans que, pour la plupart j'ai lu. Donc je ne m'étendrai pas dessus sauf à souligner l'éclectisme des ouvrages puisque, par exemple Philippe Georget voisine ou presque avec Maxime Chattam. Le temps d'une page un interlude est consacré à Gordon Zola, l'auteur-éditeur-libraire étonnant et détonant. Puis nous revenons aux chroniques avec en tête de gondole Gilda Piersanti, quelques auteurs italiens et Pascal Thiriet, qui ne laisse pas de glace. Ensuite deux pages Livres-Sullivan-copie-1.jpgconsacrées au sulfureux Vernon Sullivan puis nous nous reposons durant une page dans l'antre de la librairie Terminus Polar. Et comme il ne faut pas oublier nos chers bambins, j'évite l'image surannée des "Chères Têtes Blondes", quatre ouvrages leurs sont décortiqués histoire de les amener à prendre conscience venantino.jpgque la lecture n'est pas forcément un pensum et qu'il est aussi facile, sinon plus, de lire et de tourner des pages que de s'escrimer sur une manette de jeu. Nous entrons ensuite dans l'univers du cinéma puis arrivons chez le dernier Tonton, Venantino Venantini. Enfin pour clôturer ce passage en revue une nouvelle signée Simon Dahm.

Et des feuillets éparpillés partout car l'imprimeur a omis de relier le tout avec une agrafe.

Il ne me reste plus qu'à attendre la parution du numéro 2 pour me faire une opinion positive ou non et définitive sur cette nouvelle publication.

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commentaires

Y
Salut Paul, la ténacité paye, et puisque nous sommes entre nous, je peux te le dire ici, avant que la librairie n'ouvre dans ma petite ville, j'allais au même fournisseur que celui que tu
mentionnes... Mais maintenant, j'ai les mêmes services en indépendant.
Pour Polarama, j'attends ton avis sur le N° 2 !
Amicalement,
Répondre
O


Bonjour Yv,


La politique culturelle de mon hyper est plus attractive que le libraire de ma ville, et le rayon roman populaire est conséquent. Quant aux vendeurs ou vendeuses, elles sont plus disponibles et
accueillantes... Un comble non ?


Amicalement



P
Salut Paul, finalement, tu l'as trouvée ? Bon, pour rajouter quelques plus à ton avis, le prix de lancement est à moins de 3 euros et les avis sur les livres sont argumentés. Enfin, proposer une
nouvelle est, à mon avis, une bonne idée. Bref, j'ai bien aimé et j'attends le N°2. Amitiés
Répondre
O


Bonjour Pierre


La nouvelle permet aux jeunes auteurs de pouvoir s'exprimer, quant au contenu en lui-même, cela ne se limite pas à quelques lignes, comme dans certains journaux et magazines, reprenant une partie
de la quatrième de couverture ou le prière d'insérer.


A voir le prochain numéro, 2,95 étant le prix de lancement.


Amitiés



Présentation

  • : Lectures de l'Oncle Paul
  • : Bienvenue dans la petite revue de la littérature populaire d'avant-hier et d'hier. Chroniques de livres, portraits et entretiens, descriptions de personnages et de collections, de quoi ravir tout amateur curieux de cette forme littéraire parfois délaissée, à tort. Ce tableau a été réalisé par mon ami Roland Sadaune, artiste peintre, romancier, nouvelliste et cinéphile averti. Un grand merci à lui !
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