Bienvenue dans la petite revue de la littérature populaire d'avant-hier et d'hier. Chroniques de livres, portraits et entretiens, descriptions de personnages et de collections, de quoi ravir tout amateur curieux de cette forme littéraire parfois délaissée, à tort. Ce tableau a été réalisé par mon ami Roland Sadaune, artiste peintre, romancier, nouvelliste et cinéphile averti. Un grand merci à lui !
La nouvelle revue portable et mobile…
Moshi, moshi, est la traduction japonaise de notre banal Allo, allo mais c’est également une nouvelle petite revue éclectique lancée par Nelly Bridenne, jeune et impétueuse rédactrice qui n’hésite pas à réveiller ses valeureux collaborateurs en pleine nuit afin de leur soumettre ses projets et leur extorquer des articles dont elle a besoin tout de suite et immédiatement. Lesquels collaborateurs, émerveillés par sa fougue se laissent volontiers à écrire des articles alors qu’ils ne pensaient même pas posséder un minimum de talent susceptible d’intéresser quiconque.
Les papivores qui conservent précieusement les vieux magazines, les revues anciennes, se remémorent surement avec attendrissement des titres tels que Je sais tout et autres périodiques similaires paraissant à la fin du XIXème et début XXème siècle. Nelly Bridenne reprend le principe éclectique de ces publications en proposant des articles divers et variés, qui vont du feuilleton à la recette de cuisine, du poème à des coups de gueule, de mini-portraits de littérateurs ou d’artistes plasticiens, des créations littéraires via des ateliers d’écriture, des dossiers, le tout dans un joyeux méli-mélo où la bonne humeur et l’humour règnent.
Le dossier de ce premier numéro est consacré à un thème cher à nos bambins, dont la chevelure chanvre et gominée ressemble à un peignage effectué avec du beurre frais, Noël. Mais comme tout le monde a le droit, le devoir de s’exprimer, certains osent affirmer qu’ils n’aiment pas Noël. Et ils n’ont peut-être pas tout à fait tort, sachant que le lendemain il va falloir se ruiner en comprimés facilitant la transition intestinale ou colmater les brèches dans la poupe ou la proue d’un cerveau atteint de mal de mer.
Zoom sur Gérard Forche, qui illustre la couverture, des dessins caricatures de Simon, plein de petites bricoles, avec même un bulletin d’abonnement ce qui n’est pas si idiot, un enthousiasme à tout épreuve, une furieuse envie de continuer l’aventure, que dire de plus, l’essayer c’est l’adopter !
Que reprocher à cette nouvelle gazette gazouillante ? Des articles de fond pas assez traités en profondeur ? Des billets d’humeur pas assez caustiques (pourtant ça soude) ? Non, simplement l’oubli de ces petites rubriques qui font le charme des magazines télé que les gens achètent, non pas pour les programmes, mais pour les compléments : la rubrique livres avec une reproduction de couverture, le titre, le nom de l’auteur et l’éditeur et l’avis laconique et lapidaire indispensable : Bien, à lire impérativement, bof, à éviter… les conseils du vétérinaire ou du sexologue, le jardin sur votre balcon, et pourquoi pas la citation de la semaine, les mots fléchés (pas croisés car plus personne s’intéresse aux définitions à double sens), l’astre au logis… Pas grand-chose en fait. Non, il vaut mieux rester comme ça, simple et attrayant !
Et si vous n’êtes pas encore convaincu, sachez (de levure en poudre) que vous connaissez quelques uns des signataires des rubriques précitées et dont vous lisez régulièrement les chroniques littéraires sur la toile, pas loin de chez vous.
Renseignements pratiques : 10€ pour 3 numéros par an (frais de port compris). 32 pages.
N’hésitez pas à contacter notre merveilleuse rédactrice à nellybridenne@yahoo.fr
Moshi, Moshi, la petite gazette qui monte, qui monte…