Bienvenue dans la petite revue de la littérature populaire d'avant-hier et d'hier. Chroniques de livres, portraits et entretiens, descriptions de personnages et de collections, de quoi ravir tout amateur curieux de cette forme littéraire parfois délaissée, à tort. Ce tableau a été réalisé par mon ami Roland Sadaune, artiste peintre, romancier, nouvelliste et cinéphile averti. Un grand merci à lui !
Bon anniversaire à Maxime CHATTAM, né Maxime Drouot, qui a publié son premier roman sous le nom de Maxime WILLIAMS.
Edgecombe, une petite ville de la Nouvelle-Angleterre, serait une cité sans histoire si un gamin n’avait pas été découvert assassiné. Cela n’empêche pas Sean, un ado de quinze ans, de s’amuser en compagnie de ses amis dans une sorte de terrain vague, non loin d’une usine abandonnée, en jouant au paint-ball. Malgré deux voyous dont la préoccupation principale est de semer la perturbation dans la petite bande.
C’est ainsi qu’un jour Warren pense retrouver ses camarades dans les caves de l’usine, et qu’il y découvre la mort sous la forme d’un étrange personnage. Sean aime aussi rendre visite à son grand-père, depuis peu installé dans une maison de retraite. Il visite le grenier et découvre un grimoire qu’il confie à Eveana pour le décrypter. Au dehors la pluie et le vent font rage et trois gros chiens hurlent. Trois chiens qui ressemblent fort à ceux que possédait le grand-père et qui s’évanouissent dans la nature. Ce vieux livre relié recèle des secrets, notamment sur la présence de l’esprit des morts sur Terre.
Sean organise une séance de spiritisme et tous sont convaincus d’un résultat probant. Seulement ils ignorent qu’ils viennent de déclencher les forces du Mal, et Edgecombe sera le tombeau d’autres cadavres. Lorsqu’ils s’en aperçoivent, il est trop tard, ils sont entraînés dans une spirale infernale.
En 2003 je concluais mon article ainsi : Le 5ème règne est le premier roman d’un jeune auteur prometteur qui oscille (le roman, pas l’auteur !) entre fantastique et suspense. On retrouve les ingrédients qui font le charme des ouvrages de Serge Brussolo, de Stephen King, avec une pointe de Club des Cinq et d’Harry Potter. Mais si King se révèle parfois ennuyeux, du moins dans la première partie de certains de ses romans, si Brussolo délaisse le style pour l’efficacité (et une production abondante), Maxime Williams a su déjouer les pièges en déroulant une histoire qui va crescendo.
Les temps morts sont rares, et même si l’on pense que l’auteur se disperse, les éléments servent au moment où l’on si attend le moins. Certaines scènes sont spectaculaires, quant à l’épilogue il recèle certaines surprises. A signaler que ce roman a reçu le prix du roman fantastique du Festival de Gérardmer. Pourquoi cette conclusion ? Parce que tout simplement ce roman était signé Maxime Williams, et ce roman a coonu de nombreuses rééditions. Mais ne boudons pas notre plaisir et ne soyons pas tatillon. Et depuis Maxime Chattam a enchaîné les succès.
Maxime WILLIAMS : Le 5ème Règne. (Editions du Masque. 2003. Réédition Masque Poche 2004). Pocket sous le nom de Maxime Chattam ; juin 2006. 528 pages. 7,60€