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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 14:36

Quelques mois dans la vie d'un étudiant.

 

ledun.jpg


La résidence Condillac, édifiée à la fin des années soixante, n'est plus vingt-cinq ans plus tard qu'un ensemble de trois bâtiments cubiques de béton en décrépitude. Trois clapiers à étudiants, trois cent-quatre-dix cases de neuf mètres carrés chacune, transformés en dortoirs pour universitaires étrangers et grenoblois fauchés.

C'est dans ce contexte propice à étudier le droit que Vincent Coste débarque, sans réelle ambition. Propice ? Oui, car son voisin de banc, El Kebir, lui propose une association. Pas pour bosser ensemble, enfin si mais dans un autre domaine nettement plus lucratif. Et c'est ainsi que la case de Vincent devient un lieu privilégié de bureau de revente d'herbe avec dégustation de bières.

Peu à peu Vincent délaisse l'amphithéâtre pour la terrasse d'un café, recrutant les chalands qui le rejoindront le soir des billets à la main. Mais il est bien évident que cela ne peut durer qu'un certain temps.

 

La nouvelle mode littéraire consiste à placer en prologue un chapitre qui théoriquement devrait se trouver en fin de récit. Intéressant pour les lecteurs pressés qui en deux ou trois chapitres connaissent la fin de l'histoire sans passer par les étapes intermédiaires. Frustrant pour le lecteur exigeant qui n'a pas envie de savoir comment cela va se terminer avant même de commencer à entrer dans l'intrigue.

Je me réjouissais de découvrir un nouveau texte de Marin Ledun, n'ayant lu de cet auteur encensé par les chroniqueurs de romans noirs que deux ouvrages destinés à la jeunesse : Luz et Un cri dans la forêt.

Je suis ressorti de cette lecture déprimé, désabusé, mal dans ma peau et dans ma tête, avec cette impression tenace d'avoir déjà lu moult fois ce genre d'histoire. Les thème des paumés et de la drogue ne me font pas rêver, ne me transportent pas, ne m'offrent pas une ouverture sur des aventure débridées hautes en couleurs et en panache. Donc une déception qui ne m'incite pas à me plonger dans l'un de ses romans, car pour le moment je n'ai pas du tout envie de recommencer l'expérience, malgré tous les éloges que je peux lire ici ou là. Comme un crabe, de côté est presque comme la relation d'un souvenir d'école, le témoignage d'une histoire vécue.


Marin LEDUN & Charles BERBERIAN : Comme un crabe, de côté. Les Petits Polars du Monde. Saison 3, N°5. Parution le 29 mai 2014. 64 pages. 2,50€.

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commentaires

G
C'est rare de te lire si sévère avec un auteur.
Moi j'ai adoré "les visages écrasés" mais pas aimé "le ventre des mères" (pas détesté non plus...).
Répondre
O


Bonjour Gridou


C'est vrai, mais j'attendais tant de cette nouvelle que j'ai été profondément déçu, d'autant que tout le monde s'accorde à dire ou à écrire des éloges concernant cet auteur.


Ce sera peut-être pour une prochaine fois...


Amitiés



P
Ben oui , j'avais pas bien lu...Non pas de problème ...;)
Répondre
O


Ce sera pour une autre fois...



P
Bonjour
Sérieux ?
Comme refuser un roman ......:)
Oui c'est ok , c'est sympa..
Je te mettrai mon adresse sur face, en mp...
Amitiés...
Répondre
O


Bonjour Patrick


Je crois que c'était à moi qu'Alex s'adressait mais vous pouvez vous arranger tous les deux


Amitiés



A
Veux-tu que je te fasse parvenir son dernier roman pour adulte afin de te réconcilier avec l'auteur ?
Répondre
O


Merci Alex, mais j'ai tellement de romans en attente que je ne sais pas quand j'aurai le temps de le lire. Quand je serai à la retraite peut-être, celle des chroniqueurs blogueurs bien
entendu.
Amitiés



P
Bonjour
Il n'était pas arrivé ce matin , pour demain...
Amitiés.
Répondre
O


Bonjour Patrick


J'espère qu'il te procurera plus de plaisir qu'à moi


Bonne lecture


Amitiés



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  • : Lectures de l'Oncle Paul
  • : Bienvenue dans la petite revue de la littérature populaire d'avant-hier et d'hier. Chroniques de livres, portraits et entretiens, descriptions de personnages et de collections, de quoi ravir tout amateur curieux de cette forme littéraire parfois délaissée, à tort. Ce tableau a été réalisé par mon ami Roland Sadaune, artiste peintre, romancier, nouvelliste et cinéphile averti. Un grand merci à lui !
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