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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 09:57

Vous en connaissez vous des hommes exaspérants ?

 

hommeexasperant.jpg


Depuis des mois Albert Castelucci traque le commissaire Mario Balzic.

Son fils Joey a été abattu par Collier, l'amant de sa femme. Légitime défense a plaidé le meurtrier qui s'est rendu spontanément aux flics. Joey n'était qu'une petite frappe et sa mort n'a pas été regrettée. Sauf par son père qui depuis tanne Balzic, lui demandant de rouvrir le dossier qui selon fui a été bâclé. Balzic d'abord refuse, arguant le fait que le drame s'est déroulé en dehors de sa circonscription, puis accepte officieusement, se rendant aux arguments du père en quête de justice. 

Il convoque Helfrick, le flic ayant procédé à l'arrestation et aux premières constatations. Celui-ci, borné, brouillon, incapable, médiocre, étourdi, maladroit, ne doit son grade de brigadier qu'à l'ancienneté. Relevant quelques maladresses, omissions et bévues dans le rapport du dit Helfrick, Balzic décide de poursuivre ses investigations auprès des principaux témoins: La femme de Joey, qui était sa seconde épouse tout en étant sa première. Une complexité qui révèle le caractère ambigu de Joey: marié à Rose, il a divorcé pour se remarier avec peu de temps après puis entamait une nouvelle procédure de divorce. Blazic interroge également les habitants de la grande maison divisée en appartements : le frère de Rose et sa femme, Gioia ancien condisciple de Joey sur les bancs de l'école, Miss Cooper prof rébarbative qui a une liaison avec John Itri, présent ce soir là. Itri, marié jure n'avoir rien vu de la scène, mais Balzic sent que l'amant de Miss Cooper lui cache quelques éléments importants. D'ailleurs le commissaire peut déjà se faire une opinion.

Sept coups de feu ont été tiré, seulement entre le premier et les autres une vingtaine de seconde s'est écoulée. Balzic s'entretient avec l'adjoint du district attorney juste avant le passage en jugement de Collier et lui confie ses doutes. Mais cette enquête mai  n'est qu'officieuse et Balzic doit s'occuper entre temps des affaires courantes. Notamment de cette femme qui héberge toute une ribambelle de chiens et dont se plaignent les voisins.

Les hôtes canins de cette vieille un peu dérangée hurlent à la mort, crèvent de faim et vivent dans leurs déjections qui atteignent une couche impressionnante.

La vieille dame placée à l'asile, le fils importune le commissaire, l'insulte ne pensant qu'à récupérer l'argenterie, les bijoux et un clébard de race dont il tire profit des saillies. Enervé, exaspéré, Balzic qui de plus est confronté à des problèmes familiaux et métaboliques, menace l'énergumène de son arme puis lors d'une nouvelle séance au cours de laquelle le fils rapace s'est montré particulièrement odieux, le policier en colère empoigne l'homme et l'étrangle à moitié. Un geste qui le fait réfléchir et trouver la solution de son enquête sur l'homicide de Joey.  

Le ressort de ce roman joue plus sur la connaissance par un inculpé de la loi et des moyens de la détourner que sur l'enquête policière proprement dite. C'est également le roman de l'obsession, car en chacun des personnages, Balzic le premier, se nichent des rêves inexaucés, des secrets, des peurs, des hantises, des phobies, issus de l'enfance, de la rigueur éducative ou de défiences provoquées par l'âge. Balzic déserte la maison conjugale, évite sa femme et sa mère, rentre à des heures indues, découche même, allant finir sa nuit dans une cellule du commissariat. il est traumatisé par une impuissance latente, par un manque de communication avec Ruth,sa femme, par tout un ensemble de faits mineurs qui réunis empoisonnent son existence. Roman de l'homme mis à nu englué dans une enquête, Un homme exaspérant permet à Balzic de faire le point sur lui-même et sur sa vie de couple.


Du même auteur voir également  :  Meurtre au soleil et La page blanche.

 

K C CONSTANTINE : Un homme exaspérant (Joeyrs case - 1990) Traduit de l'américain par Fabienne Poloni. Coll. Fenêtres sur Noir. Editions du Rocher. Parution 3 mai 1991. 326 pages.

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commentaires

L
Exaspéré plutôt qu'exaspérant, l'homme.
Le Papou
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O


Tu es un homme réaliste Papou !



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  • : Lectures de l'Oncle Paul
  • : Bienvenue dans la petite revue de la littérature populaire d'avant-hier et d'hier. Chroniques de livres, portraits et entretiens, descriptions de personnages et de collections, de quoi ravir tout amateur curieux de cette forme littéraire parfois délaissée, à tort. Ce tableau a été réalisé par mon ami Roland Sadaune, artiste peintre, romancier, nouvelliste et cinéphile averti. Un grand merci à lui !
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