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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 06:40

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Ce roman est la réédition d’un ouvrage paru aux éditions Canaille, collection Coupe sombre, en 1992. Je vous propose l’article que j’avais rédigé à l’époque, alors que Jean-Jacques Reboux après bien des pérégrinations, se décidait à créer sa propre maison d’édition.

Le loto, cet enjeu mythique que tout un chacun rêve de gagner un jour afin de palper une brassée de gros billets, sourit aux audacieux. C’est-à-dire ceux qui osent miser, même s’ils ressentent un léger pincement au cœur. Et il ne faut pas croire que parce qu’un boulanger issu du Maine et Loire, installé dans le Var pour des raisons personnelles, touche le gros lot, que l’auteur de l’histoire tire sur la ficelle. Tous les hasards sont permis, même les plus imprévus.

Aussi lorsqu’Aimé Leproudhon se trouve à la tête d’un joli pactole de près d’un milliard de centimes, il décide de récompenser à leur juste valeur ceux qui lui sont restés fidèles parmi sa parentèle, d’aider son mitron et sa vendeuse, et d’assouvir quelques fantasmes sexuels. Mais surtout de revenir dans la petite ville de Villemoche, cité médiévale, capitale de la chaussure, bourgade angevine célèbre pour sa douceur et son nom à coucher dehors. Comme par un fait exprès, Villemoche se met en tête de vouloir faire la une des journaux. Ne voilà-t-il pas qu’un de ses enfants réputés, l’industriel Martial Poitrenaud, le député-maire, est découvert étranglé dans sa villa.

Ce ne serait qu’une banale histoire de faits divers, réservés aux localiers de troisième zone, si le mystère ne venait y mettre son grain de sel. Ou plutôt des miettes de pain dans les poches de la victime. Dauthuile, le journaliste et ami du commissaire Coltraz chargé de l’affaire, est spécialement envoyé pour justifier sa paye et remonter les tirages de son canard. Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si un farfelu ne s’était avisé de jeter la perturbation chez les autochtones en les privant de pain et si Poitrenaud, le bienfaiteur de la commune, n’était que la seule victime recensée. Poitrenaud n’est que le premier nom d’une liste de trépassés, édiles ou personnages influents de la cité, dont le patronyme a fait couler l’encre quelques années auparavant.

Et tous ces braves morts sont découverts avec des reliquats de croutons au fond de leur poche. Quel désordre et quel gâchis !

Jean-Jacques RebPain perdu chez les vilains 1992oux, dont la plume alerte et sarcastique semble indisposer les éditeurs parisiens puisque, après avoir été reconnu comme nouvelliste de talent par l’obtention de prix à l’occasion de festivals et concours divers, s’est résigné à créer sa propre maison d’édition. Une initiative en forme de pied de nez iconoclaste et vengeur qui lui réussit puisqu’une fois de plus il a failli obtenir le gros lot en étant finaliste au Grand Prix de Littérature Policière et sélectionné pour le Prix Galeries Lafayette du Mans (ce prix a été remplacé depuis par le prix Michel Lebrun, prix remis à l’occasion des anciennes 24 heures du livre du Mans). Un jeune auteur qui ne manque ni de talent, ni d’ambition, et mérite le détour, telle la petite chapelle nichée dans la verdoyante campagne, plus sobre et plus authentique que la cathédrale ravalée, rénovée, rafistolée, factice, qui draine des touristes indifférents. Une bouffée de fraîcheur qu’il se promet de renouveler pour notre plus grand plaisir et pour notre santé de lecteur confiné dans un carcan imposé par les grosses machines éditoriales.

Voilà ce que j’écrivais en 1992, et je n’ai rien changé à ma prose afin de garder l’authenticité de ce que j’avais ressenti. Depuis Jean-Jacques Reboux a connu des hauts et des bas, plus de bas que de hauts, et pourtant il a gardé la foi.

Pour la réédition de ce roman, Jean-Jacques Reboux a changé quelques noms de personnages et a réécrit l'histoire. Peut-être afin d'enlever quelques scories et le mettre au goût du jour. Quoi qu'il en soit, même si ce n'est plus tout à fait le même livre, l'esprit et le fond n'ont pas changé.

Alors si vous êtes convaincus vous pouvez commander ce roman via la SOUSCRIPTION de "Pain perdu chez les Vilains".

Pour recevoir Pain perdu chez les Vilains avant sa sortie en librairie, envoyez un chèque de 12 € aux Editions Après la Lune 14 rue Emile-Dubois 75014 Paris.

Pain perdu chez les Vilains (n°22) + Le blues de l’équarrisseur de Serge Vacher (n°21) : 22 € + un 3e titre offert, à choisir parmi les titres de la collection (à l'exception de Sansalina qui est épuisé).

Chèques à l'ordre de Après la Lune.

Voir la liste ICI

Jean-Jacques REBOUX : Pain perdu chez les Vilains. Editions Après la lune, collection Lune blafarde N°22. 12€.

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commentaires

L
mais non, mais non !
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O
<br /> <br /> Merci pour ton indulgence !<br /> <br /> <br /> <br />
L
évidemment !
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O
<br /> <br /> Oui, et d'un seul coup je me sens plus vieux<br /> <br /> <br /> <br />
P
Salut Paul Commandé la version 22€. Forcément à ce prix là !<br /> Amitiés
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O
<br /> <br /> J'en suis heureux pour l'ami Reboux, en espérant que tu ne seras pas déçu<br /> <br /> <br /> Amitiés<br /> <br /> <br /> <br />
L
waouh, je suis impressionnée !
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O
<br /> <br /> Favorablement j'espère ?<br /> <br /> <br /> <br />
L
tu écrivais déjà des billets en 1992 ?
Répondre
O
<br /> <br /> Oui et même avant ! J'animai une émission littéraire sur une radio dite libre (jai commencé en 1985), un roman par jour du lundi au vendredi, et j'écrivais des chroniques de livres pour des<br /> fanzines comme la Tête en noir qui existe toujours, des articles pour des revues et collaboré à des ouvrages comme l'Année de la fiction durant plus de dix ans (Encrage) ou les années Série Noire<br /> de Claude Mesplède (Encrage)... Ce qui ne me rajeunit pas... Mais à l’époque nous étions moins nombreux à nous intéresser à ce genre littéraire, tandis qu'aujourd'hui avec tous les blogs qui<br /> fleurissent...<br /> <br /> <br /> Et voilà<br /> <br /> <br /> Amitiés<br /> <br /> <br /> <br />

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