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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 12:41

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Les scènes de meurtres perpétrées avec violence, Alex Cross, l’inspecteur et psychologue du FBI y est habitué. Pourtant lorsqu’il découvre l’horreur dans une maison de Georgetown près de Washington, il ne peut refréner ses sentiments. Une famille a été décimée, le père, la mère, les enfants, mais ce qui bouleverse le plus Alex Cross, c’est qu’il reconnait en l’une des victimes une ancienne petite amie, lorsqu’ils fréquentaient ensemble les bancs de l’Université de Georgetown. Son premier amour. Les premières constatations sur les lieux du drame démontrent que plusieurs personnes ont participé au massacre, principalement des enfants.

D’autres meurtres similaires se produisent peu après et Cross décide de s’investir personnellement dans cette affaire. Bree, sa compagne, inspectrice elle aussi, participe aux enquêtes et aux premières constatations sur le terrain. Grâce à un ami, il apprend que le responsable de ces tueries serait un personnage surnommé le Tigre. Mais Eric Dana, l’un des patrons de la CIA lui interdit de participer à l’enquête qui est du ressort de la célèbre agence.

Le fils d’un ambassadeur nigérian est abattu dans une discothèque. Il recueille quelques renseignements primordiaux auprès des témoins qui ont assistés au meurtre. Malgré les instructions aussitôt transmises afin de les avertir, ses parents qui assistent à une réunion à Abuja, la capitale fédérale du Nigéria, sont eux aussi tués. Cross participe à une opération montée par le FBI dans l’état de Virginie, près d’une station service. Malgré la souricière, les tueurs repérés parviennent à s’enfuir. Laissant sur le carreau quelques policiers. Cross a le temps d’apercevoir le meneur, un homme imposant commandant à des gamins.

Bravant les interdits émanant de Bree et de sa grand-mère Mama Nana qui élève chez lui les trois enfants d’Alex nés d’un précédent mariage, malgré les représentants de la CIA, Alex Cross décide de s’impliquer davantage. Selon certaines sources, le Tigre serait reparti au Nigeria et Cross, sur ces deniers personnels, prend un avion pour Lagos.

Dans l’avion qui le mène à Lagos, il est contacté par un prêtre, le père Bombata, qui lui signifie que parvenu sur place il risque d’avoir besoin de son aide. Mais tout d’abord Cross doit contacter Flaherty, le représentant local de la CIA. Dès son arrivée à l’aéroport il est en butte aux tracasseries douanières et policières. Les pots-de-vin et le graissage de pattes est monnaie courante. Cela ne suffit pas. Il est arrêté et conduit dans une prison où il végète près de trois jours. Il est molesté, a le nez cassé, recueille auprès d’autres prisonniers quelques informations puis il est libéré en piteux état.

Ses démarches, d’abord en compagnie d’un homme amputé d’un bras et dont il fait la connaissance dans une mine de diamants, puis d’Adanne, une journaliste qui traque elle aussi le Tigre, le conduisent en différents points du Nigéria, de la Sierra Leone, du Libéria et jusqu’au Darfour, dans un camp de réfugiés. Il risque sa vie à plusieurs reprises, assiste impuissant à de nombreuses exactions, à des massacres, et se voit investi d’une mission : en tant qu’Américain, il doit raconter ce qu’il a vu afin d’en informer le monde entier. Avec l’espoir que les meurtres, les massacres, les génocides ethniques soient connus de tous afin qu’une éventuelle prise de conscience puisse remédier à tous ces homicides.

Si certains des romans de James Patterson sont faciles à lire, simples dans les intrigues parfois convenues mais toujours distillées avec un métier certain, ici l’auteur nous entraîne dans une suite d’aventures poignantes, terribles, difficiles à supporter tant l’horreur décrite est prégnante, et il démontre un esprit humaniste. Il dénonce les horreurs qui se perpétuent dans cette partie du continent africain, où les membres des ONG, les soldats de l’ONU et autres pacificateurs ont du mal à assumer leurs missions. La prévarication balaie les bons sentiments, quant ils existent, les brutalités commises tout autant par des bandes organisées que par les policiers font froid dans le dos, et le lecteur ressort meurtri, affligé, ému, indigné, révolté devant l’étalage des sauvageries, des atrocités, du barbarisme qui suintent de ces pages. Sont également dénoncés la corruption, les trafics en tous genres, diamants et pétrole, les magouilles financières internationales et le double jeu de la CIA.

Un roman noir dans lequel l’auteur est tout autant impliqué que son héros, et si cela pouvait avoir un minimum d’impact dans les consciences, on pourra se dire que James Patterson a réussi dans son entreprise. Mais combien n’y verront là qu’un roman de fiction, d’aventures, dans un contexte où personne ou presque se sent concerné, puisque tout dépend du ressort des états et de leur implication, de leur bon vouloir à régler les problèmes en faisant abstraction des enjeux financiers ?

James PATTERSON : La piste du Tigre (Crosscountry – 2011. Traduction de l’anglais/Etats-Unis par Philippe Hupp). Editions Jean-Claude Lattès. 350 pages. 20€.

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commentaires

J
Bonjour,<br /> <br /> Tout à fait d'accord avec vous. L'univers de P. Carrese est totalement différent de celui de J.C. Izzo. Quand l'un me fait penser à l'autre, c'est surtout en ce qui concerne l'excellence de leur<br /> qualité littéraire. Et oui encore, pour moi aussi, "Les marins perdus" est le livre que je préfère de cet auteur. Je peux même dire qu'il m'a bouleversée, émue, chamboulée.<br /> Quant à la poésie, j'avoue presque honteusement y être réfractaire. Non pas à cette forme d'écriture, mais tout simplement parce que je n'y comprends rien. Si un chat ne s'appelle plus un chat, je<br /> suis perdue ! Probablement suis-je affreusement pragmatique, alors que la poésie fait appelle à la souplesse de l'imaginaire. Pour autant je perçois, tout de même, la "musique" de la poésie. En la<br /> lisant comme je viens de le faire avec un extrait de "Loin de tous rivages" sur internet, je me sens bercer dans la fluidité harmonieuse des mots. C'est beau, magique comme les érables du Québec en<br /> automne. Mais je serais bien incapable de parler du sujet de ladite poésie. De la vie, de la mort, de l'amour ? Peut-être que, comme une peinture, il n'est pas nécessaire de comprendre ce que le<br /> poète veut dire ? Peut-être faut-il savoir juste lire les mots et se laisser aller comme un bateau qui dérive ? Ce que je ne saurais faire tant j'ai besoin de savoir où il se dirige, quel est son<br /> but et pourquoi.<br /> Seuls quelques poèmes scolaires et ceux de Verlaine, Appolinaire,<br /> Aragon, Beaudelaire et Prévert (bien évidemment) sont à la portée de ma compréhension très limitée de la poésie, et encore pas tous !<br /> Désolée de ne pouvoir partager cela avec vous.<br /> Amicalement, bien à vous,<br /> Jane - jane.julie@ymail.com
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O
<br /> <br /> Bonjour Jane<br /> <br /> <br /> Le seul point commun entre Carrèse et Izzo, c'est Marseille.<br /> <br /> <br /> Quant au recueil de poésies de J.C. Izzo, je ne m'y serais peut-être pas intéressé s'il n'avait pas justement été signé Izzo. Quant à la poésie en général, je ne m'y interesse guère sauf<br /> peut-être à celle de Prévert.<br /> <br /> <br /> Amitiés<br /> <br /> <br /> <br />
J
J'ai lu douze livres de Philippe Carrese, y compris celui dont vous me parlez et que j'ai particulièrement apprécié.<br /> Et que dire de Jean-Claude Izzo ! Là encore quelques petits bijoux dont l'excellent "Les marins perdus".<br /> Non, ne me parlez pas des films tirés de ses livres comme celui ci-dessus ou la trilogie marseillaise. Je ne connais pas un seul film m'ayant donné le même ressenti que la lecture du roman. Dans le<br /> meilleur des cas, le film est bon, voire excellent, mais les sensations sont complètement différentes, un peu comme si c'était une autre histoire. C'est notamment le cas de "Soie" d'Alessandro<br /> Baricco dont j'ai lu le sublime roman à sa sortie, mais vu le film, pourtant superbe, tout récemment.<br /> La lecture nous transmet des images. On se fait tout un "film" au fil des pages. Et chaque lecteur s'en fait un propre, complètement personnel. Je dirais presque qu'il y a autant d'interprétations<br /> que de lecteurs pour un seul et même livre. Par conséquent, quand un metteur en scène en réalise un film, c'est selon sa propre perception du livre et forcément plus ou moins différente de celle de<br /> chaque lecteur.<br /> Il y a très longtemps, j'ai lu "Le sourire au pied de l'échelle" d'Henri Miller, et j'ai souvent rêvé à une pièce de théâtre voire un film tant j'avais envie de partager ce qui est, pour moi, une<br /> de mes plus belles lectures. Depuis mes expériences<br /> livres/films, aujourd'hui je me dis qu'il est aussi bien de n'en rien faire.<br /> Bonne journée à vous,<br /> Jane
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O
<br /> <br /> Bonjour Jane<br /> <br /> <br /> J'ai lu également bon nombre de romans de Carrèse, le premier c'était Pet de mouche... et je n'ai jamais été déçu. L'univers d'Izzo est totalement différent. Et j'ai plus aimé Les Marins perdus<br /> que sa trilogie. Mais celui que je préfère est Loin de tous rivages, recueil de poésie publié aux éditions du Ricochet et illustré par Jacques Ferrandez.<br /> <br /> <br /> N'étant pas cinéphile, ni téléphile d'ailleurs, je ne peux apporter d'avis. Les rares films adaptés de romans déjà lus ne m'ont pas emballé, car je préfère me forger mes petites images<br /> personnelles, et donner un visage aux personnages. Et souvent dans les films je ne reconnais pas ce que j'avais imaginé. D'autant que les films ne respectent pas les romans pour la plupart du<br /> temps.<br /> <br /> <br /> Amitiés<br /> <br /> <br /> <br />
J
Même avec des guillemets, au terme "déjanté" dont la connotation principale reste perdre les pédales ou devenir un peu fou, je lui préfère celle d'anti-conformiste. P. Carrese est même très loin du<br /> délire, il est plutôt d'une lucidité douloureuse et amère. Ce qui n'en fait pas un déjanté pour autant puisqu'il ne perd aucunement conscience de son environnement. Justement, son texte "j'ai plus<br /> envie" est aussi le reflet exact de bien d'autres banlieues parisiennes, notamment Bagnolet où je viens de faire un séjour d'un mois. Mais en plus, la mer en moins !<br /> Quant à sa participation au feuilleton populaire "Plus belle la vie" et que je regarde de temps en temps sur TV5 au Québec, j'ai pu lire dans le générique, en effet, son nom. Bien que surprise par<br /> cette participation, j'ai fini par me dire qu'elle est, probablement, une des raisons pour lesquelles je m'amuse beaucoup à regarder ce feuilleton. Les dialogues sont souvent percutants et plein<br /> d'humour, avec de belles vues sur la ville et le bord de mer et des acteurs (trices) de qualité, parfois bien meilleurs que certaines stars du cinéma.<br /> Sauf erreur de ma part - notez-le bien - je sens comme une pointe légère de condescendance à l'égard de P. Carrese pour sa participation à cette saga populaire, ainsi qu'à celle-ci. Si c'est le<br /> cas, c'est votre droit le plus strict. Cependant pour ma part, je préfère rire et sourire en regardant un feuilleton - même aux inégales qualités d'épisodes - que périr d'ennui et de platitude avec<br /> le livre d'un auteur à succès - donc populaire aussi - et satisfaisant au seul quota de publication de son éditeur, quitte à pondre une histoire à dormir debout !<br /> Cordialement, n'en doutez pas !<br /> Jane
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O
<br /> <br /> Merci Jane pour votre éclairage<br /> <br /> <br /> mais je ne veux en aucun cas exprimer une pointe de condescendance envers Philippe Carrèse et sa participation à Plus belle la vie. Je voulais signaler qu'il était le réalisteur studio, c'est à<br /> dire qu'il ne participe pas à l'écriture et aux vues de bord de mer ou du parc Borelli.<br /> <br /> <br /> Quant à son côté déjanté, qui veut dire au comportement incohérent (ce qui n'est pas son cas heureusement) mais aussi hors norme, certains de ses romans se situent dans cet état d'esprit.<br /> Peut-être aurais-je dû écrire décalé. Lire par exemple son roman Une petite bière pour la route.<br /> <br /> <br /> Bien à vous<br /> <br /> <br /> <br />
J
Si j'ai évoqué les particularités narratives de James Lee Burke, c'était tout simplement pour dire que ses livres - en dehors de l'histoire policière - s'enrichissaient de moult autres informations<br /> qui réussissent à transporter le lecteur dans son univers géographique et les caractéristiques politico-économico-sociales qui vont avec. A cela s'ajoute l'anti-conformisme de son personnage<br /> principal, Dave Robicheaux, et qui n'est pas, personnellement, pour me déplaire !<br /> Je connais Maud Tabachnik et Brigitte Aubert, effectivement, deux excellentes écrivains, sans oublier dans ce cas, Philippe Carrese, Laurence Biberfeld et Michel Embareck, par exemple !<br /> Bonne journée,<br /> Jane
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O
<br /> <br /> Ah Philippe Carrese et son univers parfois déjanté ! Saviez-vous qu'il est également caricaturiste, scénariste et réalisteur et qu'il participe en tant que réalisateur studio du feuilleton Plus<br /> belle la vie ? Tout un programmme, non ?<br /> <br /> <br /> <br />
J
Cher monsieur, sur la forme, vous prêchez une convaincue. Mieux vaut lire J. Patterson que pas du tout !<br /> Aïe aïe, là, vous touchez à un point très sensible en me parlant d'auteurs de polars féminins. J'avoue que j'en lis vraiment très peu. Et je sens bien que c'est arbitraire. Disons qu'étant femme<br /> moi-même, je connais bien la "psychologie" et les mécanismes de pensée féminins. Par conséquent, je ne suis pas tentée par ce que je sais déjà, par ce qui ne peut me surprendre au fond de mes<br /> tripes. D'autres part, elles manquent bien souvent d'humour et surtout du sens de la dérision. A cela j'ajouterai aussi le manque d'espace, "j'étouffe" très vite dans ces univers à huis-clos qui ne<br /> me font ni "voyager" ni apprendre sur le monde extérieur comme peut le faire James Lee Burque avec la pêche à la mouche dans le Montana ou les spécialités culinaires de la Louisiane. Cependant, je<br /> reconnais apprécier Patricia McDonald pour la qualité de ses énigmes, mais il me manque toujours ce petit quelque chose en plus qu'ont les auteurs masculins. Serait-ce, logiquement, une pointe de<br /> virilité ? Je ne connais qu'un seul écrivain femme qui ose cette dose "d'épice" si je puis dire, elle est française, et vous l'aurez deviné sans aucun doute, je pense à Fred Vargas. Je ne serais<br /> pas surprise d'apprendre que les hommes apprécient particulièrement les auteurs féminins pour y trouver, justement, la psychologie féminine qu'ils ne trouvent, légitimement, pas chez les écrivains<br /> masculins.<br /> J'espère que mes propos ne sont pas trop abscons, ce n'était pas aisé à expliquer, mais au moins aurais-je essayé.<br /> Amicalement,<br /> Jane
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O
<br /> <br /> Tiens, bizarre ! J'avais justement envie de vous proposer Fred Vargas, aux intrigues insolites, pointilleuses sur les petits détails, éthérées , frisant parfois le fantastique, déroutantes ...<br /> <br /> <br /> Mais je pourrais ajouter dans des registres divers Maud Tabachnick qui hérisse parfois par ses prises de positions, Viviane Moore, Dominique Sylvain, Barbara Abel la Belge, ou Brigitte Aubert qui<br /> se renouvelle à chaque roman.<br /> <br /> <br /> Lorsque quelqu'un évoque James Lee Burke, c'est toujours par rapport à la pêche à la mouche. Mais Hervé Jaouen en parle très bien aussi dans ses ouvrages sur l'Irlande.<br /> <br /> <br /> Amicalement<br /> <br /> <br /> <br />
J
Probablement me taquinez-vous, mais passer des auteurs que je vous ai listés à James Patterson, il ne me semble pas que ce soit le chemin le plus instructif, le plus enrichissant à faire !!!<br /> Seriez-vous un tantinet provocateur ?<br /> Si personnellement j'ai lu J. Patterson, c'est à défaut d'abord et par curiosité ensuite, essayant d'éviter d'être trop sectaire vis à vis des auteurs aussi connus que ce dernier. Je me méfie de la<br /> notoriété, elle est trop peu souvent - je n'ai pas dit jamais - signe de vrai talent ! Chut ! à provocateur, provocatrice et demie !<br /> Dans ma liste, j'avais oublié Christopher Moore et William McIlvanney dont je vous livre, ci-dessous, un tout petit extrait de son livre "Etranges loyautés" :<br /> "Ceux qui aiment la vie prennent des risques, ceux qui ne l'aiment pas prennent une assurance. La vie récompense ses amoureux fervents en les laissant se dépenser à son content. Ceux qui échouent à<br /> l'aimer, elle les autorise astucieusement à accroître leur propre petit magot de vide. Dans l'acte de vivre, on gagne en perdant gros, on perd en gagnant petit"<br /> Bon week-end à vous aussi,<br /> Jane
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O
<br /> <br /> Mais oui Jane, je vous taquine un peu, mais pas trop quand même.<br /> <br /> <br /> Il vaut mieux lire Patterson que pas du tout; et si en lisant Patterson on peut accéder à des œuvres plus confidentielles, mais plus enrichissantes, pourquoi pas ?<br /> <br /> <br /> Donc mon propos n'était pas de passer aux auteurs que vous aviez listés à Patterson, mais effectuer la démarche inverse. Et bizarrement vous ne citez aucun auteur féminin. Je ne par le pas de<br /> Mary Higgins Clark (quoique La nuit du Renard était très bon) mais des romancières comme Lisa Gardner par exemple ? Elisabeth Haynes, Patricia MacDonald....<br /> <br /> <br /> J'omets sciemment les auteurs français masculins et féminins...<br /> <br /> <br /> Et bonnes lectures<br /> <br /> <br /> <br />
J
Dans ma liste d'auteurs, non exhaustive, je ne voulais pas dire qu'ils étaient, tous, précisément américains. Je citais quelques noms qui me venaient spontanément à l'esprit. Et effectivement, j'ai<br /> commis l'erreur de nommer Caryl Ferey comme auteur étranger,<br /> alors qu'il est français, ce que je n'ignorais pas. Justement, à propos du dernier livre de ce dernier et que vous citez, Mapuche,<br /> ce roman est certainement le plus "commercial" de tous ses livres. Les ayant tous lus, je l'ai d'ailleurs beaucoup moins apprécié. Pour autant, la différence entre J. Patterson et C. Ferey réside,<br /> pour ce dernier, dans la richesse d'une documentation basée sur des faits réels, ainsi que dans la construction élaborée d'une intrigue. Je maintiens que J. Patterson a bâclé son roman au point de<br /> le rendre grotesque. Cet auteur à énormément de succès si j'en crois les consoles des librairies qui ne manquent jamais de mettre ses livres en évidence. L'assurance de vendre à peu près n'importe<br /> quoi, sur son nom, lui permet, du moins semble t-il le croire, de prendre le lecteur pour un imbécile. Mais il semble oublier que la société évolue et donc le lecteur aussi. Grâce ou à cause - le<br /> débat serait trop long ici - de l'évolution technique, notamment, des médias (internet par exemple) le lecteur n'est plus aussi ignorant qu'il y a vingt ans. Il est mieux informé, et donc plus<br /> capable d'analyses et de critiques.<br /> Tout comme vous, je déplore fortement que le talent incontestable<br /> de certains auteurs reste quasi méconnu pour des raisons financières, entre autres. J'en veux pour preuve - un exemple parmi tant d'autres - le merveilleux petit livre de Warwick Collins intitulé<br /> "la pissotière" et qui est un petit bijou d'humour.<br /> De mon côté, j'ai pris bonne note des auteurs dont vous me parlez et que je ne connais pas du tout. Je vais donc m'empresser, lors d'un prochain passage à la bibliothèque de ma ville, d'en faire<br /> l'emprunt.<br /> Je vous souhaite une excellente journée.
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O
<br /> <br /> Oui, je me suis montré un peu taquin en faisant remarquer que ces auteurs n'étaient pas Américains, et il est bon de noter que justement les USA ne possèdent pas l’hégémonie des excellents<br /> romans. Ron Rash est réédité au Livre de Poche ( Un pied au Paradis et Séréna), Ernest J. Gaines (dont je vais remettre bientôt mes chroniques qui avaient paru sur mon ancien blog) chez Liana<br /> Levi dans la collection poche Piccolo.<br /> <br /> <br /> Effectivement le dernier Caryl Ferey est commercial, mais si un auteur veut vivre de sa plume, il faut bien parfois accepter certaines concessions. Je pense à pas mal de romanciers dont Cecil<br /> Saint-Laurent, auteur de romans populaires et qui fut consacré sous son patronyme de Jacques Laurent, accédant même à l'Académie Française.<br /> <br /> <br /> Mais ceci est un vaste débat. Et si le roman noir en général pouvait gagner des lecteurs grâce au succès de Patterson, après tout pourquoi pas. J'en connais qui aimant cet auteur, ou Coben <br /> se sont dirigés vers les auteurs que vous citez parce que justement ils ont aimé ce qu'ils ont lu et ont désiré élargir leur palette. Mais peut-être me fourvoyé-je ?<br /> <br /> <br /> Quant à Internet, il y a boire et à manger, il m'est arrivé de relever des erreurs sur des sites comme Wiki.<br /> <br /> <br /> Bien à vous et bon week-end<br /> <br /> <br /> <br />
J
Tout à fait d'accord avec vous, les américains peuvent bien rire des auteurs français. D'autant plus que la plupart sont atteints de nombrilisme exacerbé ou font des thérapies en racontant leurs<br /> malheurs familiaux ou leurs vie sexuelles. J'en lis très très rarement. Parlez-moi plutôt de vrais écrivains comme James Lee Burke, Caryl Ferey, Jim Harrison, Deon Meyer, Don Winslow, Raymond<br /> Carver, John Harvey, Toni Hillerman, Elmore Leonard, Leonardo Padura, Arthur Upfield, John Fante, Warwick Collins et tant d'autres encore. A la lecture des noms de ces auteurs, vous comprendrez<br /> aisément l'effet de platitude, de vide énorme ressenti en lisant James Patterson.<br /> Bonne journée à vous,<br /> Jane
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O
<br /> <br /> Très belle liste que vous avez établie, mais qui ne comporte pas que des Américains. Vous auriez pu ajouter Ron Rash, Ernest J. Gaines et quelques autres. Quant à Caryl Ferey, il est Français,<br /> originaire de Caen. Et son roman, Mapuche, est proche par certains points à du Patterson dans des scénes qui sont peu crédibles comme je l'ai souligné dans mon article consacré à ce roman.<br /> <br /> <br /> Patterson, Coben et d'autres, dont les Français Lévy, Musso, Chattam, Grangé, il voguent sur une attente des lecteurs et on ne peut pas leur reprocher de vendre. Il en faut pour tous les goûts et<br /> on peut toujours se désoler que ceux que je viens de citer vendent plus que certains auteurs qui mériteraient mieux, mais tout le monde ne peut se retrouver dans l'élite. C'est comme en peinture,<br /> certains seront sacrés lorsqu'ils seront morts.<br /> <br /> <br /> Bien à vous<br /> <br /> <br /> <br />
J
Une nouvelle fois, j'ai dérogé à ma règle personnelle de ne jamais lire une auteur trop encensé. Mal m'en a pris, ce livre est une fumisterie, tellement peu crédible qu'il en devient risible ! Peu<br /> crédible, non pas dans la description des pays africains où la dictature règne en maître, mais dans le scénario même. Le héros est d'une stupidité crasse, se fait tabasser mortellement à moult<br /> reprises et en réchappe à chaque fois par miracle. Sans compter ses indignations sur les femmes qui accouchent sans anesthésie ! Comme si en Europe, la péridurale était systématique ! On croit<br /> rêver !
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O
<br /> <br /> Bonjour Jane July<br /> <br /> <br /> Ce livre est un roman d'aventures, et comme dans tous les romans d'aventures, la crédibilité des héros est négligée. Mais il en va de même au cinéma, dont les scénes d'actions ne sont guère<br /> voire, pas du tout crédibles. Ce n'est pas un document. Et l'auteur n'est pas Français, ni même Européen, il est Américain et il possède sa propre vision du monde. Une vision américaine bien<br /> entendu, donc ses indignations, légitimes, proviennent d'un sentiment personnel propre. Et je pense que les Américains doivent bien rire, s'ils en ont l'occasion, en lisant des romans écrit par<br /> des Français dont l'action se déroule aux USA. <br /> <br /> <br /> Bien à vous<br /> <br /> <br /> <br />
L
C'est aussi comme ça que m'appellent mes petits-enfants et que j'appelais le mien qui était d'origine grec.<br /> <br /> le Papou
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O
<br /> <br /> Donc nous avons des choses en commun et pas que littéraires !<br /> <br /> <br /> <br />

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