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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 14:50

Suite des aventures de Mickey Bolitar.

 

secondespres.jpg


Si le décès de son père dans un accident de la circulation taraude toujours l'esprit de Mickey Bolitar, d'auprès faits lui vrillent l'esprit. Pas seulement parce que la femme Chauve-souris l'a abordé quelques jours auparavant en sortant de chez elle et en affirmant que son père n'était pas mort, mais aussi parce que la photo du Boucher de Lodz, prise au milieu des années 1940 en Pologne, représente l'ambulancier qui a désincarcéré le corps de son père. Il se souvient très bien des traits de celui-ci, un homme blond aux yeux verts cerclés de jaune. La photo est en noir et blanc, mais il n'y a pas à s'y tromper, c'est le même.

En compagnie de Spoon, le fils du concierge un peu décalé, faussement niais, et d'Ema, la jeune gothique secrète, Mickey fait partie des exclus de l'école de Kasselton. Rachel, la bombe du lycée, est bien avec eux, parfois, mais elle fait aussi partie de la bande de Troy Taylor, le fils du commissaire de la ville. Elle forme avec Mickey un binôme pour les cours d'histoire, et elle les a aidé lors de l'affaire Ashley (voir chronique de A découvert), ce qui attise la jalousie de Troy. Mais pour l'heure ce qui alimente les conversations des étudiants, c'est la venue dans leur ville d'Angelica Wyatt, actrice de cinéma et icône des jeunes. Et des figurants seront engagés. Mickey a beau envoyer des textos à Rachel, celle-ci ne lui répond pas.

Mickey est réveillé au petit matin et emmené à Newark, la ville la plus proche où il est interrogé par une policière. Taylor est présent aussi mais ce n'est pas lui qui mène la danse. C'est alors que Mickey apprend qu'une fusillade a éclaté la veille au soir chez le père de Rachel, que sa mère est morte, qu'elle-même est blessée et a été transportée à l'hôpital.

L'Homme chauve, qu'il a déjà rencontré à plusieurs reprises dans l'épisode précédent, lui demande si Rachel ne lui aurait pas confié un paquet et il est question du Refuge Abeona. Mickey ne comprend pas et passe à autre chose car une sélection de basket pour les équipes scolaires aura lieu le lundi suivant et il espère bien être sélectionné et pouvoir sacrifier à sa passion comme son oncle Myron.

Tisiphone_abeona.jpgMickey veut absolument rendre visite à Rachel et Spoon, toujours aussi débrouillard, se déguise en docteur mais il est un peu jeune pour donner le change. Ema qui les accompagne trouve la solution et Mickey peut s'introduire dans la chambre de Rachel. Toutefois il est surpris d'apercevoir punaisé sur la porte de la chambre un dessin représentant un papillon, un Tisiphone Abeona, un de plus. Dans le couloir il entend Taylor arriver et vite il se cache sous le lit. Or les propos tenus par le commissaire vont à l'encontre de ce qui pourrait faire avancer l'enquête. Et Mickey doit trouver une astuce pour ne pas se faire repérer lorsqu'une infirmière décide d'emmener Rachel dans son lit passer des examens.

La maison de la femme Chauve-souris l'attire toujours et il s'y rend. Il découvre un grand nombre de photographies d'enfants or sur l'une d'elle il lui semble reconnaître quelqu'un. Il y retourne en compagnie d'Ema afin de découvrir le passage conduisant au garage mais un individu est caché dans la bicoque et bientôt le feu ravage la maisonnette.

Le casier de Rachel à l'école est fermé par un nouveau cadenas, et il veut absolument savoir ce qu'il renferme. En compagnie de Spoon et d'Ema il force la serrure et trouve à l'intérieur un sac empli de billets de banque et de poches de poudre blanche. Seulement deux malfrats, qu'il a déjà aperçu près de la maison de Rachel discuter avec son père, les ont suivi et veulent s'emparer du butin.

 

Poursuivant l'histoire entamée dans A découvert, Harlan Coben avance dans son intrigue ou plutôt ses intrigues. Car si à la fin du volume le meurtre de la mère de Rachel est résolu et expliqué, d'autre faits restent dans l'ombre. Bien sûr le lecteur en apprend un peu plus sur Ema et ses tatouages, et des zones d'obscurité s'éclaircissent. Seulement Mickey reste sur sa faim en qui concerne le Boucher de Lodz, l'ambulancier qui en est la copie conforme, et surtout son père. Il en apprend un peu plus sur son oncle Myron, qui n'exerçant pas la profession d'avocat que ses études auraient pu lui faire envisager ni le basket dont une blessure a brisé prématurément la carrière, est agent de stars. Mickey apprend aussi que ses incartades peuvent lui nuire pour la sélection dans l'équipe première de basket de l'école. Et ses relations avec le commissaire Taylor et avec son fils par voie de conséquence, ou l'inverse, sont tendues à l'extrême. scoubidou.jpg

La petite bande qu'il forme avec Spoon et Ema, plus Rachel, qui si elle végète à l'hôpital ne prend pas une part active dans ce scénario, tout en étant un élément clé, ce quatuor me fait un peu penser aux quatre personnages d'une série de dessins animés, deux gars et deux filles, Sammy le dadais, Fred le beau blond et chef incontestable du petit groupe, Daphnée la jolie rousse et Véra la petite brune à lunettes. Mais sans le chien Scooby-Doo.

Si Mickey professe une véritable passion envers le basket, il est néanmoins lucide : Je n'aime pas l'importance qu'on donne aux matchs, en les comparant à des batailles, voire même à des guerres. Les supporters, les commentateurs sportifs devraient s'inspirer de cette petite phrase et ne plus nous bassiner avec ils auraient dû tuer le match ou ils ont réalisé le hold-up parfait, des locutions totalement inutiles pour ne pas dire débiles.

Entre roman pour adolescents et pour adultes, A quelques secondes près est nerveux, sans passages inutiles, sans temps morts, sans digressions oiseuses et d'une lecture agréable, avec toutefois quelques interrogations dont celle sur l'utilité ou non de mentir en certaines occasions.


Harlan COBEN : A quelques secondes près. (Seconds away - 2012. Traduction de Cécile Arnaud). Editions Fleuve Noir. Parution 5 septembre 2013. 336 pages. 18,90€.

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commentaires

M
Il y a malheureusement des fautes à ne pas négliger dans le récit...
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  • : Lectures de l'Oncle Paul
  • : Bienvenue dans la petite revue de la littérature populaire d'avant-hier et d'hier. Chroniques de livres, portraits et entretiens, descriptions de personnages et de collections, de quoi ravir tout amateur curieux de cette forme littéraire parfois délaissée, à tort. Ce tableau a été réalisé par mon ami Roland Sadaune, artiste peintre, romancier, nouvelliste et cinéphile averti. Un grand merci à lui !
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