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Bienvenue dans la petite revue de la littérature populaire d'avant-hier et d'hier. Chroniques de livres, portraits et entretiens, descriptions de personnages et de collections, de quoi ravir tout amateur curieux de cette forme littéraire parfois délaissée, à tort. Ce tableau a été réalisé par mon ami Roland Sadaune, artiste peintre, romancier, nouvelliste et cinéphile averti. Un grand merci à lui !

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GRAND PRIX DE LITTERATURE POLICIERE 2012.

Depuis 1948 et sauf en 1961, le Grand Prix de littérature policière, créé par Maurice-Bernard Endèbe, est décerné à deux ouvrages. L’un écrit par un auteur français. L’autre à un auteur étranger. De grands romanciers ont été récompensés, souvent à l’aube de leur carrière. Parmi les derniers heureux récipiendaires français de ce prix qui reste une référence figurent :


2011 : L’Honorable société de Manotti & Doa 

2010 : Adieu Jérusalem par Alexandra Schwartzbrod
2009 : Les Cœurs déchiquetés par Hervé Le Corre
2008 : Zulu par Caryl Férey
2007 : Citoyens clandestins par DOA
2006 : La Colère des enfants déchus par Catherine Fradier
2005 : Le Dernier Testament par Philip Le Roy
2004 : Double Peine par Virginie Brac et Les Silences de Dieu par Gilbert Sinoué (ex æquo)
2003 : L'Ivresse des dieux par Laurent Martin
2002 : Les Brouillards de la butte par Patrick Pécherot
2001 : Chasseurs de têtes par Michel Crespy
2000 : Du bruit sous le silence par Pascal Dessaint.


On pourrait citer parmi les récipiendaires précédents : Léo Malet, Frédéric Dard, René Réouven, Jean-Patrick Manchette, Pierre Siniac, Jean-Paul Demure, Tonino Benacquista, Philippe Huet, Jean-Hugues Oppel…

 

Chez les étrangers :

2011 : Le poète de Gaza par Yishai SARID

2010 : La Mort au crépuscule (Twilight) par William Gay
2009 : La Main droite du diable (Priest) par Ken Bruen
2008 : La Princesse des glaces (Isprinsessan) par Camilla Läckberg
2007 : La Voix (Röddin) par Arnaldur Indriðason
2006 : Le Bibliothécaire (Librarian) par Larry Beinhart
2005 : La Mort dans l'âme (Dead Souls) par Ian Rankin
2004 : L'Analyste (The Analyst) par John Katzenbach
2003 : Les Soldats de l'aube (Dead Before Dying) par Deon Meyer
2002 : Retour chez les vivants (One Foot in the Grave) par Peter Dickinson
2001 : Saison sèche (In a Dry Season) par Peter Robinson
2000 : Un fleuve de ténèbres (River of Darkness) par Rennie Airth.


Sans oublier les années précédentes : Patrick Quentin, Cornell Woolrich (plus connu sous le pseudonyme de William Irish), Charles Williams, Patricia Highsmith, Chester Himes, John Dickson Carr, Ellery Queen, Mary Higgins Clark…

 

Cette année les lauréats sont

Domaine Français :

Arab jazz de Karim Miské, publié chez Viviane Hamy, collection Chemins nocturnese. 350 pages. 18€.

Présentation de l’éditeur :

arabjazz-copie-1.jpgDans le 19e arrondissement de Paris toutes les communautés, religieuses et ethniques, se côtoient au quotidien. Sushis casher, kebabs, restaurant turc – point de ralliement de tous les jeunes du coin –, la librairie d’occasion farcie de romans policiers jusqu’au plafond, coiffeur juif…

Seul Ahmed Taroudant – qui a l’horrible privilège de découvrir le corps sanguinolent de sa voisine et amie, Laura Vignola, suspendu au-dessus de son balcon – se tient à distance de cette population cosmopolite : prisonnier d’une histoire personnelle traumatisante, rêveur, lecteur fou de polars… Il constitue le coupable idéal de ce crime abominable.

Sa découverte l’oblige à sortir de sa torpeur et à collaborer avec le duo de la Crim’ désigné par le commissaire Mercator pour mener l’enquête sur le meurtre : le flamboyant lieutenant Rachel Kupferstein et le torturé lieutenant Jean Hamelot, fils d’un Breton communiste rationaliste, quelque peu égaré dans la capitale. Ensemble, ils ont toutes les cartes pour décrypter les signes et symboles de cette mort ignoble. S’agit-il d’un meurtre symbolique exécuté par un fou de Dieu issu des communautés loubavitch ou salafiste ? Qu’en est-il de l’étrange famille de Laura, originaire de Niort, qui étend son influence jusqu’à New York ? Et de l’apparition dans le quartier du « Godzwill » une nouvelle drogue redoutable ?

La collaboration des meilleures amies de la victime, Bintou et Aïcha (les sœurs des caïds du quartier), Rebecca – partie à Brooklyn dans l’intention d’épouser un Juif orthodoxe –, avec les lieutenants Kupferstein et Hamelot se révèlera indispensable pour reconstituer la toile d’araignée gigantesque qui, de Paris à New York, tire ses fils entre réseaux de trafics de drogue et communautés religieuses… Arab Jazz, foisonnant, pétri de sons, de musiques et de parfums, est le premier roman de l’auteur : il en a fait un coup de maître.

 

Domaine étranger :

Le diable, tout le temps de Donald Ray Pollock, chez Albin Michel, collection Terres d'Amérique. 384 pages. 22€.

Présentation de l’éditeur :

pollock.jpgDès les premières lignes, Donald Ray Pollock nous entraîne dans une odyssée inoubliable, dont on ne sort pas indemne.
De l'Ohio à la Virginie Occidentale, de la fin de la Seconde Guerre mondiale aux années 60, les destins de plusieurs personnages se mêlent et s'entrechoquent. Williard Russell, rescapé de l'enfer du Pacifique, revient au pays hanté par des visions d'horreur. Lorsque sa femme Charlotte tombe gravement malade, il est prêt à tout pour la sauver, même s'il ne doit rien épargner à son fils Arvin. Carl et Sandy Henderson forment un couple étrange qui écume les routes et enlève de jeunes auto-stoppeurs qui connaîtront un sort funeste. Roy, un prédicateur convaincu qu'il a le pouvoir de réveiller les morts, et son acolyte Théodore, un musicien en fauteuil roulant, vont de ville en ville, fuyant la loi et leur passé.
Toute d'ombre et de lumière, la prose somptueuse de Pollock contraste avec les actes terribles de ses personnages à la fois terrifiants et malgré tout attachants. Le diable tout le temps n'est pas sans rappeler l'univers d'écrivains tels que Flannery O'Connor, Jim Thompson ou Cormac Mc Carthy.
 

 

Bonnes lectures.

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P
A ton choix
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O
<br /> <br /> J'en reste coi !<br /> <br /> <br /> <br />
P
continue à digresser.............j'adore.
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O
<br /> <br /> Un autre jour ?<br /> <br /> <br /> <br />
P
cher Paul tu fais là encore un distingo bouquiniste/libraire mais je ne peux te suivre puisque je n'ai jamais eu l'occasion de discuter avec un bouquiniste.
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O
<br /> <br /> J'ai longtemps fréquenté en tout bien tout honneur des bouquinistes qui connaissient leur fond, les auteurs, les collections, et c'était un réel bonheur d'échanger avec eux. Et j'ai connu à Paris<br /> les bouquinistes qui vendaient par exemple trois livres d'occasion puis les reprenaient et en échange on pouvait repartir avec deux ouvrages, puis rebelote. Le nombre de bouquins que j'ai lu...<br /> Mais depuis le catalogue Castéra puis l'argus Bisceglia, les prix se sont envolés devenant pour certains astronomiques. J'ai même vu au Square Brassens à Paris des Alix Karol passer du jour au<br /> lendemain de 0,50 à 10€ tout ça parce que l'info venait de passer qu'Alix Karol était Patrice Dard, le fils de Frédéric Dard, info que les spécialistes connaissaient. Et j'ai plein d'exemples<br /> comme ç a à te proposer.<br /> <br /> <br /> Mais je digresse, je digresse....<br /> <br /> <br /> <br />
P
je vais aller lire l'article proposé mais je pensais en disant "marchand de culture" très précisément à la Fnac et Cie.Certainement pas aux librairies indépendantes qui se débattent pour survivre.
Répondre
O
<br /> <br /> Que ceci est bien dit ... Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier, et j'ai plus de plaisir à discuter avec les bouquinistes qu'avec certains libraires. Mais c'est autre chose, car<br /> les bouquinistes connaissent aussi les valeurs (intellectuelles) des romans édités depuis longtemps et même avant.<br /> <br /> <br /> <br />
L
Désolée Paul, d'avoir lancé un débat hors-sujet mais je réponds qd même à Pyrauska : voir mon article (en tant que libraire) sur la TVA si ça t'intéresse :<br /> http://www.librairiesoleilvert.com/article-hausse-de-la-tva-sur-le-livre-2-103556606.html .<br /> Quant au qq centimes ça n'empêche pas de lire... c'est vrai pour le fait que les médiathèques ne se sont jamais aussi bien portées, c'est faux !!! pour les ventes. J'ai de plus en plus de clients<br /> qui tombent dans la précarité et pour qui qq centimes cumulés à qq centimes pour la bouffe et qq centimes pour l'essence etc... font que le pouvoir d'achat baisse inexorablement.
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O
<br /> <br /> Bonjour chère amie<br /> <br /> <br /> Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a confirmé aujourd'hui que la TVA sur le livre et le spectacle vivant, passée à 7% sur décision du précédent gouvernement, allait repasser à<br /> 5,5%.<br /> <br /> Il a aussi confirmé l'annulation du choix du précédent exécutif de faire passer le 1er octobre de 19,6% à 21,2% le taux de TVA "normal". "Les classes populaires et les classes moyennes seront<br /> épargnées, puisque sera abrogée la hausse de la TVA programmée pour octobre par le précédent gouvernement", a-t-il déclaré lors de son discours de politique générale. "La TVA sur le livre et le<br /> spectacle vivant repassera à 5,5%", a-t-il ajouté. <br /> <br /> <br /> Ceci était une déclaration d'intention le 3 juillet. Qu'en est -l aujourd'hui? Une promesse non tenue ?<br /> <br /> <br /> Amitiés<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
C
Salut Paul<br /> J'avais zappé "Arab Jazz" de Karim Miské, à tort. Deux romans que je chroniquerai un de ces prochains jours.<br /> Amitiés.
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O
<br /> <br /> Bonjour Claude<br /> <br /> <br /> Mais on ne peut pas tout lire... Et j'ai remarqué que souvent les Prix attribués ne correspondaient pas forcément à mes choix<br /> <br /> <br /> Amitiés<br /> <br /> <br /> <br />
P
Respecter le prix initial...tu reves?? Et les marges de ces marchands de culture , qu'en fais tu??
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O
<br /> <br /> Certaines maisons d'édition proposent de vendre via leur petit panier, du producteur au consommateur . C'est bien puisqu'elles ne passent pas dans ce cas par un diffuseur distributeur. Mais elles<br /> vendent le prix affiché sans la réduction des 5% et il faut payer le transport.... Aberrant non ?<br /> <br /> <br /> <br />
P
zut! Oublié de parler etiquetage...je bannirais les etiquettes surtout quand elles sont collées avec le check point au mauvais endroit!!!! mais toi tu parles d'un autre débat....Precise, s'il te<br /> plait.
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O
<br /> <br /> Non je parlais de la valse des étiquettes décidée au gré des décisions d'individus qui n'y connaissent rien, qui méprisent la culture et les livres, ne pensent qu'en terme de rentabilité.<br /> <br /> <br /> Petit a) Mettre par exemple la TVA à 7%, cela augmente le prix du livre et détourne quelques lecteurs, donc moins de ventes.<br /> <br /> <br /> Petit b) abaisser le taux de tva à 3% par exemple, livre moins cher, plus attrayant donc plus de ventes.<br /> <br /> <br /> Il ne reste plus qu'à faire la balance et calculer ce qui rapporte le plus ! Utopique non ?<br /> <br /> <br /> <br />
P
je ne sais pas si je le verrai car le samedi je serai à Paris et le dimanche à un spectacle... mais si je peux oui je ferai des photos, oui j'essaierai d'avoir un autographe , oui j'en parlerai sur<br /> mon blog et oui je vais lire le livre car suite à ton article je suis allée l'acheter...Mais ...non pas d'interview.. Déjà, si je parviens à l'approcher....<br /> Il y aura aussi Dominique Sylvain...<br /> Et toi????? Tu pourrais te déplacer?????????? Comme ça tu pourrais faire tes interviews.....des rencontres...
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O
<br /> <br /> Hélas non, je ne pourrai pas me déplacer... Mais bon voyage parisien <br /> <br /> <br /> <br />
P
Est ce vraiment incitatif à l'achat ou au non achat cette nouvelle baisse de la TVA? Si on aime lire ce ne sont pas quelques centimes ou même 1 euro en plus ou en moins qui changent la donne...Je<br /> plains les libraires, les employés voulais je dire!! Car le travail d’étiquetage , c'est eux qui se le collent!!
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O
<br /> <br /> Incitatif oui et non, plutôt psychologique. Un livre qui passaait de 19,90 à 20,20 par exemple, l'impact est différent. Quant au problème d'étiquetage, c'est un problème qui ne devrait pas<br /> exister, sauf lorsqu'il y a soldes. Il faudrait respecter le prix initial et augmenter le prix de vente, éventuellement, lors de réimpressions, si cela est necessaire. Vaste débat...<br /> <br /> <br /> Amitiés<br /> <br /> <br /> <br />