Bienvenue dans la petite revue de la littérature populaire d'avant-hier et d'hier. Chroniques de livres, portraits et entretiens, descriptions de personnages et de collections, de quoi ravir tout amateur curieux de cette forme littéraire parfois délaissée, à tort. Ce tableau a été réalisé par mon ami Roland Sadaune, artiste peintre, romancier, nouvelliste et cinéphile averti. Un grand merci à lui !
Trois rééditions de fort bon aloi.
Avant de vous présenter en temps voulu les nouveautés Jigal, je vous propose de vous pencher sur trois rééditions de fort bon aloi.
Philippe Georget : Le paradoxe du cerf-volant. 416 pages. 9,80€
Vingt-sept ans, toutes ses dents, mais les yeux tuméfiés, les muscles endoloris, le corps meurtri, Pierre Couture vient d’encaisser une flopée de coups et une nouvelle défaite. Un combat de boxe qui a tourné à son désavantage, une leçon donnée par un adversaire, plus jeune il est vrai, mais surtout mieux préparé.
Pourtant Pierre lors de ses débuts pugilistiques était promis à un fort bel avenir, mais les aléas de la vie et du cœur en ont décidé autrement. Son amie, son amour, Sarah est partie, et Pierre est orphelin. Son père diplomate est décédé dans un accident et sa mère s’est suicidée peu après. Du moins c’est ce qu’il affirme, et il en est persuadé. Il a vécu dans des familles d’accueil. Arrivé aux portes de la gloire, il a négligé les entraînements et l’entretien de sa forme physique. Et ce soir-là Emile, son entraîneur, pense que Pierre vient de livrer son dernier combat.
Janis Otsiemi : la vie est un sale boulot. 144 pages. 8,00€.
Après quatre années passées, alors qu’il purgeait une peine de
sept ans, dans la prison de Libreville au Gabon, Chicano est libéré du jour au lendemain, à la faveur d’une grâce présidentielle. Il ne s’y attendait pas et pense que cette bienveillance n’est que le fait d’une homonymie. Il avait participé à un braquage dans une boutique tenue par un Libanais mais ses comparses avaient réussi à se défiler. Donc lorsqu’il se retrouve à l’air libre Chicano n’a qu’une idée en tête revoir Mira puis trouver du boulot, mais pas chez son frère Gaby installé comme garagiste après des déboires avec la police, devenir quelqu’un de bien. Seulement il lui faut compter sur les impondérables. Par exemple Mira qui l’a oublié dans les bras d’un autre dont elle est enceinte. Ou encore se retrouver nez à nez avec ses anciens comparses, Ozone, Lebègue et Petit Papa. Justement ceux-ci préparent un mauvais coup et ils enrôlent Chicano. Le but du jeu, s’emparer de la solde des soldats à la caserne du camp Baraka. Cinquante millions, de quoi assurer leurs vieux jours. Mais Chicano apprendra bien vite, et à ses dépens, que les amis ne sont pas toujours fiables.
Gilles Vincent : Beso de la muerte.264 pages. 9,50€.
Il faut que Claire se manifeste le jour même de son mariage, mais apparemment cela semble sérieux. Pas le genre de blague que pourrait faire une ancienne épouse qui a quitté avec pertes et fracas son mari.
Mais remontons quelque peu le temps.
Thomas Roussel, commissaire de police à Pau, est un dipsomane, addiction qu’il avait réussie plus moins à juguler. Mais lorsqu’il a appris que la petite Marie Langevin, qui allait avoir huit ans, avait été retrouvée au bord d’un gave violée, éventré, étranglé, il n’a pu tenir ses engagements. Un coup dur qui l’a fait replonger dans la bouteille d’alcool, quitte à s’y noyer. Marie était sa fille non officielle. Claire en a marre et après cinq années de vie commune, elle a décidé de partir, de poser ses valises et son cartable d’enseignante ailleurs.
Grâce à Délia, Thomas a refait surface et c’est le jour de ses noces que Claire a décidé de lui lancer un appel au secours. En pleine nuit, son portable sonne et Thomas entend Claire qui l’adjure de venir la délivrer. Elle est à Marseille, enfermée dans une cave, près d’une gare ou d’une voie ferrée. Des hurlements puis plus éloignée sa voix qui crie : El Capitan, El Capitan.
Bonnes lectures et à bientôt pour les nouveautés.