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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 12:38

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Né le 27 octobre 1927 à Dole (Jura), il fait ses études primaires et secondaires à Dole puis ses études supérieures à Paris. Il est successivement journaliste dans l’armée d’occupation puis fonctionnaire. Il abandonne l’administration pour se consacrer définitivement au journalisme, à la littérature et à la télévision. Il débute par la poésie et son premier poème intitulé « Oradour-sur-Glane », est diffusé clandestinement. En mai 1946 c’est sa première publication intitulée « Mon Journal ». A la libération il collabore à La Libre Comté.


Puis il fait son service militaire, il est soldat dans les troupes d’occupationbesson1.jpg en Allemagne. Il poursuit ses études supérieures à Paris. Après un concours, il obtient un poste de fonctionnaire des contributions dans la région de Morez. A la libération il collabore à La Libre Comté. Puis il fait son service militaire, il est soldat dans les troupes d’occupation en Allemagne. Il poursuit ses études supérieures à Paris. Après un concours, il obtient un poste de fonctionnaire des contributions, il est « rat de cave » dans la région de Morez.


Mais l’écriture le tenaille et il devient journaliste au Progrès de 1951 à 1961, collabore aussi pour La Tribune de Genève et Historia. Il rédige des romans d’espionnage pour les éditions Caribou puis Galic sous le pseudonyme d’Alex Barner, sous celui d’André Frambois pour Eurédif, puis des romans d’aventures et policiers pour le Fleuve Noir dans les années 70. Ses deux passions, l’histoire et sa région, l’ont amené à se consacrer à des ouvrages dans la veine des auteurs populistes dont la source d’inspiration réside dans le terroir, son terroir la Franche-Comté, et le domaine historique, et sont publiés aux éditions Mon Village, basées en Suisse, ou encore aux éditions France-Empire, aux Nouvelles éditions Latines, etc. ainsi qu’un roman historique à tendance uchronique : Le fils de Hitler chez Star éditions.


besson9.jpgIl aime également les voyages, la marche à pied, collectionne les marque-pages et se délecte du vin jaune millésimé du Jura. Parmi sa production il ne fait aucune différence et ne peut donner de titre dont il est le plus fier, ayant écrit avec plaisir et par enracinement à son pays natal le Jura, aussi bien des romans historiques que des romans de terroir et de suspense. Quant à ses lectures, ce sont surtout les ouvrages historiques ou les mémoires auxquels vont ses préférences, pour les mêmes raisons. Auteur dramatique il a fait représenter cinq pièces aussi bien en France qu’à l’étranger. Les radios ne sont pas en reste puisqu’elles ont diffusé dix de ses dramatiques.


Le village englouti, son roman le plus connu, a été adapté pour la télévision dans une série de trente épisodes réalisée par Louis Grospierre et diffusée par TF1, TSR, RTB, RAI, BBC, BAVARIA et des télévisions sud-américaines et africaines. André Besson a reçu de nombreux prix littéraires : le Prix Émile Zola pour « Le Village englouti », le Prix Louis Pergaud pour « La Louve du val d’amour », le prix international du terroir pour « La grotte aux loups », le Prix littéraire de la Ville de Dijon pour « Marguerite d’Autriche », le Grand Prix du roman policier pour « Les Randonneurs », le Prix des écrivains de langue française pour « Une fille dans la forêt », le Prix de l’Académie Française pour « Les Trente jours de Berlin »… et le prix Edgar Faure pour l’ensemble de son œuvre. Ses derniers ouvrages parus sont Les Clandestins de la Liberté et Une poignée de braves aux éditions du Belvédère, ainsi que Alexandre le vannier et Le trésor retrouvé des Templiers aux éditions France-Empire.

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Autres publications (extraits):

Sous le pseudo d’Alex Barner aux éditions Caribou : Panique chez les émigrés ( s.d.); aux éditions Galic : Opération Twist (s.d.); Vendu au F.B.I. (id.) Alerte en Arabie (id.); Panique chez les émigrés (id.); Mission secrète à Rio (id.).

Sous le pseudo de André Frambois aux éditions Eurédif, coll. Atmosphère : Diamants au sang n°13, (1970); Un drôle de témoin n°17 (1970); La nuit des passeurs n°19 (1970); La neige était rouge n° 25 (1970); Cinq morts pour une belle n° 32 (1971); La haine en partage n° 41 (1972); Une odeur de pastis n°55 (1973).

besson10.jpgSous le nom d’André Besson au Fleuve Noir

Collection Grands Romans

Aventure à San Miguel et Les Loups du Val d’Amour.

Collection Spécial Police : L’Homme de la Savane (SP 930) ; Les amants de la dune (SP 1108) et Les Randonneurs (SP 1209).

Aux Nouvelles éditions Latines : Marguerite d’Autriche ( ) Prix Littéraire Ville de Dijon 1965; Marie de Bourgogne ( ).

Aux éditions France Empire : Le crépuscule des maudit; Les trente jours de Berlin ; Une fille de la forêt ; Contrebandiers et gabelous ; Malet, l’homme qui fit trembler Napoléon ; La louve du Val d’amour ; Les maquis de Franche-Comté ; Mon pays comtois.

Chez Star éditions : Le fils de Hitler (1976). besson6.jpg

Editions Mon Village : La grotte aux loups ; Le vent des collines; Le village englouti (1970) Prix Emile Zola de la Société des Gens de Lettres 1971; rééd J’ai Lu n° 1001 (1979); Le barrage de la peur ; Folle avoine; Un printemps pour aimer ; La Marie-des-Bois ; Alexandre le vannier ; Le moulin du silence ; L’infirmière des neiges ; Julie la chance ; La dernière neige ; Grand Prix Fraternité Humaine 1976; Les randonneurs (rééd. de Spécial Police) ; L’homme de la savane (rééd. de Spécial Police) ; Les amants de la dune (rééd. de Spécial Police) ; La neige était rouge ; Le dernier des Auvernois ; Dolorès ; Le voyageur de l’oubli ; Pour un amour perdu ; Le Loup-Garou de la Vallée des Anges; Le secret du colporteur

Vous pouvez découvrir un florilège des romans d'André Besson sur Action Suspense, un blog dirigé de main de maître par mon ami Claude.

 

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besson8.jpgAndré Besson a décidé, dans son testament, de faire don

de tous ses documents à la médiathèque de Dole.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour résumer l’œuvre et la vie d’André Besson voici le discours prononcé à l’occasion de la remise des insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur le 29 mars 2006 :

Cher Monsieur Besson,

Je suis heureux de vous accueillir à la Préfecture ce soir, entouré des personnalités, des parents et des amis, dont vous avez souhaité la présence à vos côtés, pour une cérémonie qui marque toujours la vie d’un homme, si modeste soit-il, car elle exprime la gratitude de la Nation envers un de ses enfants et la reconnaissance de ses mérites par le Président de la République. Au-delà de l’hommage officiel que j’ai plaisir à rendre à l’écrivain, à son œuvre, c’est avant tout à l’homme de cœur et de conviction que je souhaite m’adresser.


Vous êtes né le 27 octobre 1927, à Dole. C’est dire que vous avez 12 ans, quand éclate la Seconde Guerre mondiale, que votre entrée dans l’adolescence est marquée par le spectacle d’un pays meurtri, humilié, occupé. Vous avez 16 ans et demi, quand vous apprenez, un soir de juin 1944, l’épouvantable tragédie d’Oradour-sur-Glane. Un de vos premiers écrits est un poème diffusé clandestinement, que vous intitulez très sobrement « Oradour », dans lequel vous rendez hommage aux victimes innocentes et vous vous insurgez contre la barbarie de ce massacre.


La triste expérience de la vie que vous faîtes à l’âge où un individu s’affirme, s’enthousiasme et s’épanouit, laissera en vous des traces indélébiles. J’en veux pour preuve la place qu’occupe dans votre œuvre cette période noire de l’histoire du XXème siècle, de notre histoire. Votre premier livre en 1946, « Mon journal sous l’occupation », lui est consacré. Vous publiez plus tard « Les grandes évasions de la Seconde Guerre mondiale » et surtout « Les maquis de Franche-Comté ».

 

Merci, Monsieur Besson, d’avoir sorti de l’oubli des hommes et des femmes comme Louis Barsu, le « fusillé » qui échappa miraculeusement à la mort, les sœurs Bergerot de Villevieux qui hébergèrent au péril de leurs vies bien des résistants connus ou inconnus en partance pour Londres, Jean Guyot et bien d’autres qui s’engagèrent dans la résistance par idéal ou pour échapper au STO et qui laissèrent bien souvent la vie pour préserver notre liberté. Soyez sûr que, lorsque je parcours le département, certains villages et lieux retiennent plus particulièrement mon attention, car je sais, grâce à votre témoignage, que là, des hommes et des femmes ont combattu et ont souffert en résistants.

 

Ne pouvant les honorer tous, j’ai choisi, sachez-le, de rendre un hommage particulier le 8 mai prochain à ces dames de Villevieux que vous m’avez fait connaître, car elles illustrent parfaitement à mes yeux tous ces héros de l’ombre, qui n’ont jamais cherché à se mettre en avant, mais ont agi à l’époque simplement, avec dignité, en citoyens et citoyennes, au nom de nos valeurs et pour l’honneur de notre pays.


A la Libération, vous vous découvrez une vocation de journaliste, à la faveur de votre séjour sous l’uniforme de 1946 et 1948. Vous servez au sein des Forces françaises d’occupation. L’armée vous a confié non seulement un fusil, mais surtout une plume. Vous sillonnez l’Allemagne défaite et dévastée après la chute du nazisme. Vous enchaînez les reportages. Vous interrogez vainqueurs et vaincus, civils et militaires, pour livrer, soixante ans plus tard, une fresque historique passionnante, « Les 30 jours de Berlin », dans laquelle vous racontez avec beaucoup de réalisme et d’intensité, les ultimes combats qui se sont livrés dans la capitale du IIIème Reich.

 

Ce récit montre combien vous avez le souci chevillé au corps, de la précision et de la vérité. Après avoir été correspondant de presse au Progrès entre 1951 et 1961, vous optez pour une carrière dans l’administration, car il faut bien avoir un minimum de ressources pour vivre et entretenir un foyer. Je note que vos trente années dans les services fiscaux ne semblent pas avoir été une grande source d’inspiration. Du moins, vous garantissent-elles l’indépendance financière nécessaire pour poursuivre sereinement votre œuvre littéraire.

 

En fait, vous n’avez jamais cessé d’écrire. Vous resterez attaché toute votre vie au journalisme, en collaborant à différents organes. Encore maintenant, on retrouve votre signature dans « la Voix du Jura ». Mais vous préférez développer au fil des ans vos talents d’écrivain et d’historien. Vous publierez des livres chez une douzaine d’éditeurs français et étrangers.

 

Vous êtes assurément éclectique. Vous avez abordé tous les genres littéraires : roman psychologique, roman du terroir, roman policier même sous un nom d’emprunt, biographie, histoire, reportage, livre d’art… Vos œuvres (plus de cinquante) sont traduites dans une demi-douzaine de langues, éditées en livre de poche, en B.D., en cassettes audio, dans les journaux et les magazines du monde entier.

 

Elles ont été lues par des millions de lecteurs. Dix-huit films ou documentaires, adaptés de vos romans ou de vos scénarios originaux, ont été diffusés par les grandes chaînes de télévisions françaises et européennes. Je ne peux pas ne pas mentionner ici l’adaptation célèbre du « Village englouti », qui a tenu en haleine, trente épisodes durant, les téléspectateurs qui s’identifiaient aux personnages déracinés. Vous avez été aussi, dans le domaine de l’audiovisuel, présentateur pendant trois ans d’une émission littéraire, « Tribune livres », sur plusieurs stations de FR3, où vous avez reçu une bonne centaine d’écrivains français et étrangers. Au risque de paraître présomptueux car nous nous connaissons peu, je vous avouerai que je me suis attaché à rechercher quelques traits saillants de votre personnalité. J’en ai retenu trois.

 

- La fidélité : je ne parle pas de celle qui vous unit à votre épouse que j’ai plaisir à saluer à vos côtés ce soir, mais plutôt celle que vous vouez à votre région, la Franche-Comté, et bien sûr plus particulièrement au Jura. Vous avez puisé largement votre inspiration dans l’histoire, les contes et les légendes locales. Les lecteurs franc-comtois apprécient tout particulièrement de retrouver au détour d’une page, un lieu, un fait ou même les traits d’un personnage qu’ils croient reconnaître.

 

Très attaché à votre région et plus encore à votre pays dolois natal, vous ne récusez pas le terme d’écrivain régionaliste, dès lors qu’il est associé à populaire, car vous écrivez pour les autres, pour que vos contemporains oublient l’espace d’une lecture les tracas du quotidien et puisent aux racines mêmes de la culture locale. L’écriture est simple, accessible au plus grand nombre par la qualité notamment des dialogues et la force des relations entre les personnages et leur environnement.

 

Vous êtes un ambassadeur du Jura dont l’audience nationale et internationale fait autant pour la renommée de sa région qu’une bonne campagne de communication de l’office du tourisme. Vous avez d’ailleurs contribué personnellement à la rédaction de revues ou de guides touristiques sur la Franche-Comté et mis en valeur son patrimoine culturel, naturel et historique à travers une quinzaine d’ouvrages, dont « une fabuleuse histoire du sel ».


- Deuxième trait saillant de votre caractère, l’humanisme : celui-ci apparaît à travers la place qu’occupe l’homme dans l’ensemble de votre œuvre. Vous témoignez pour lui d’une curiosité d’esprit sans limite. L’homme est au cœur de vos écrits, l’homme authentique. Je pense au vieux berger, Francis Capron, qui refuse obstinément de quitter sa maison qui doit être dynamitée avant d’être engloutie. Je pense aux ouvriers du barrage et à leur contremaître, emmurés à la suite d’un éboulement. Vous explorez leurs âmes, leurs motivations. Vous vous attachez à décrire leurs caractères et faîtes d’eux des héros simples et attachants. Votre humanisme apparaît également dans votre approche de l’histoire. Vous vous efforcez de comprendre les personnages dont vous tracez la biographie, comme « Marie de Bourgogne » ou « Malet, l’homme qui fit trembler Napoléon », et surtout « Victor Hugo ».


- Troisième trait, la simplicité : de nombreux prix littéraires ont jalonné votre carrière. Entre autres, le Prix Émile Zola pour « Le Village englouti », le Prix Louis Pergaud pour « La Louve du Val d’amour », le Prix littéraire de la Ville de Dijon pour « Marguerite d’Autriche », le Grand Prix du roman policier pour « Les Randonneurs », le Prix des écrivains de langue française pour « Une fille dans la forêt », le Prix de l’Académie Française pour « Les Trente jours de Berlin ».

 

Ils ne vous ont pas tourné la tête. Vous êtes resté le même avec vos proches, vos amis, vos lecteurs, toujours accessibles aux uns et aux autres, toujours d’une grande courtoisie, une vertu qui a tendance à se perdre dans le monde stressé où nous vivons, toujours militant en faveur des lettres jurassiennes, toujours disponible pour répondre à toute sollicitation s’il s’agit de promouvoir auprès des jeunes notamment le goût de la lecture ou de l’écriture.

 

Vous m’avez fait non seulement un grand plaisir, mais aussi un grand honneur, en me demandant d’être votre parrain dans la Légion d’Honneur. Je vais vous remettre maintenant les insignes que vous avez mérités. Soyez sûr que les mots que je vais prononcer, le geste que je vais accomplir devant le drapeau de la Société d’entraide des membres de la Légion d’Honneur, ne sont pas seulement ceux du représentant de l’Etat dans le cadre de ses fonctions, mais ceux d’un lecteur reconnaissant et d’un Jurassien de fraîche date pour tout ce que vous lui avez apporté.


« Monsieur André Besson, au nom du Président de la République et en vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, nous vous faisons Chevalier de la Légion d’Honneur ».


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commentaires

J
J'ai sans doute omis de vous dire que j'avais des difficultés de lecture, et par cela même d'écriture;<br /> <br /> Autant la première partie ... autant le seconde, mêmavec mon leCteur et la loupe; je me suis arrêtée très vite. Mon lecteur ne trouvant pas les respirations, il "me le fait" tout de go, que, si je<br /> veux comprendre il me faut réécouter plusieurs fois.<br /> <br /> Désolée, je vous le dis pour la dernière fois, j'ai honte, mais comme j'ai envie ... Ben je me permets.<br /> <br /> Je retententerai demain pour la dernière partie, après j'abandonne. ... Et point de chantage ici, je me suis habituée, force de temps.<br /> <br /> @ suivre (pourmoi)<br /> JAzz
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O
<br /> <br /> Bonjour<br /> <br /> <br /> Désolé, mais parfois il est difficile de changer ses habitudes.<br /> <br /> <br /> Je viens de procéder à quelques respirations et et je vous invite à visiter mon billet concernant Les Affligés dans lequel j'ai changé la police de caractère et inséré des blancs. J'espère que<br /> cela aidera à la lecture.<br /> <br /> <br /> Bien à vous<br /> <br /> <br /> <br />
C
Salut Paul<br /> Je sais depuis longtemps que Cet auteur signa aussi André Frambois et Alex Barner. Pourtant, je n'ai jamais eu la curiosité d'acheter ces titres sous pseudos. Pourtant, j'en ai souvent croisé.<br /> Néanmoins, ça reste un bon auteur, sans nul doute à redécouvrir. Et toujours vivant, actif.<br /> Amitiés.
Répondre
O
<br /> <br /> Bonjour Claude<br /> <br /> <br /> J'achète, lorsque j'en ai l'occasion dans les vide-greniers, ces romans sous pseudos, car souvent il y a de petites perles. Comme dans cette collection des romans de Saint-Gilles. Mais bien<br /> évidemment, il faut avoir assez de place pour entreposer tous ces ouvrages.<br /> <br /> <br /> Amitiés<br /> <br /> <br /> <br />

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  • : Bienvenue dans la petite revue de la littérature populaire d'avant-hier et d'hier. Chroniques de livres, portraits et entretiens, descriptions de personnages et de collections, de quoi ravir tout amateur curieux de cette forme littéraire parfois délaissée, à tort. Ce tableau a été réalisé par mon ami Roland Sadaune, artiste peintre, romancier, nouvelliste et cinéphile averti. Un grand merci à lui !
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