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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 08:53

Alain-page.jpg

 

 

 L’écume des nuits  est sous-titré Roman. Ne serait-ce plutôt une autobiographie romanesque ?

écumeIl s’agit effectivement d’une autobiographie mais d’une autobiographie particulière. Toute autobiographie a deux filtres : celui qu’impose le temps qui passe (la mémoire plus ou moins fidèle) et celui du choix inévitable à faire (si l’on a bonne mémoire) entre l’essentiel et l’accessoire. Dès l’instant où l’on doit faire un tri, l’objectivité s’éloigne et l’on se retrouve à mettre en forme un certain nombre d’éléments qui disent la vérité sans dire toute la vérité. Au fil des ans, mon écriture a été essentiellement romanesque, aussi certain choix et certaine sublimation du réel m’ont fait penser qu’il était plus honnête de sous-titrer, Roman, ce texte qui n’a gardé qu’un peu plus de la moitié de ce qui avait été écrit à l’origine sur ces quatre années. Mais même sublimés, les événements vécus, les rencontres effectuées, sont bien le reflet de certaine réalité.

Avez-vous côtoyé tous les artistes qui évoluent dans L’écume et quel souvenir en gardez-vous ?

Oui. Il y avait aussi bien d’autres personnalités : Camus, Vaillant, Queneau, Astruc, Gélin, Corbassière, notamment. Marlène Dietrich et Charlton Heston y sont même passés. Mais j’ai tenu à ne mettre en situation que ceux avec lesquels j’avais eu des d’échanges. Ado de seize-dix-sept ans, ma timidité de provincial m’empêchait, à l’inverse d’un Radiguet (le neveu de Raymond) d’aller facilement vers les autres. Néanmoins, j’ai eu la chance d’être pris en sympathie par Boris Vian qu’il m’arrivait d’accompagner dans des soirées ou chez lui. Avec Jean Marais, la relation était différente. J’aimais le regard qu’il posait sur la faune du Tabou, cette distance ironique de celui auquel le milieu en a fait baver. On était au bar, comme deux voyeurs et on commentait… Et puis, il y eu cette inoubliable visite chez madame Colette… Cette époque de la Libération s’est traduite, durant ces quatre années si particulières, par une… liberté retrouvée, sans vraies limites, sans hiérarchie, sans souci du lendemain. On dit qu’on ne vit pas de l’air du temps, je crois que durant ces années-là, on a vraiment vécu de l’air du temps de cette liberté reconquise au quotidien… L’heure était à la fête, à la fiesta, comme disait Sartre, peu présent au Tabou mais assez amateur de ces soirées où la fiesta précisément était de rigueur… Au Tabou nous étions au coude à coude, dans une familiarité de copains et chacun pouvait parler à chacun, quel que soit l’âge, quelle que soit la notoriété… Cocteau, habitué à surfer sur les générations, n’avait-il pas dit : une génération, ce sont des gens qui s’aiment et qui n’ont pas le même âge. Les filles se voulaient nos égales, l’amour aussi se voulait libre… Il y avait beaucoup d’insouciance, de la folie et une espèce de créativité latente pas toujours bien canalisée. Il fallait absolument effacer cinq années de peur, cinq années de silence… Revivre, quoi. Nous nous y sommes appliqués.

N’êtes vous pas agacé par le fait que, à chaque fois que l’on cite le nom d’Alain Page, références sont faites à La Piscine et à Tchao Pantin, ou est-ce un argumentaire de vente ?

C’est très, très, très énervant. Gonflant même. La France quialainpage2.jpg adore se subdiviser en provinces, régions, départements, communes, va jusqu’au bout de sa logique et enferme aussi les individus dans un tas de petites boîtes étiquetées dont il leur est interdit de sortir sous peine de subir la haine des autres étiquetés. Je n’ai pas écrit de polar depuis près de trente ans, à l’exception de Tchao Pantin et de Sang d’Enfer, que je considère plutôt comme des romans assez noirs. Il n’en reste pas moins que lorsque je sors un livre, Je suis rien ou L’Ecume des nuits, on me pose l’éternelle question : c’est un polar ? Très agaçant. Alors, je ne veux surtout pas que l’on s’en serve comme argumentaire de vente. Il y aurait d’ailleurs tromperie dans la mesure où L’Écume n’est pas un polar. J’assume tout ce que j’ai écrit mais je ne veux surtout pas en être prisonnier. J’ai d’ailleurs refusé une bande qui le mentionnerait.

Ces deux romans, scénarisés et ayant eu un énorme succès au cinéma tendent à occulter toute votre production au Fleuve Noir. Des regrets, un passé qui n’est plus que souvenir ?

Je ne suis pas un nostalgique et l’Ecume des nuits a été écrit sans nostalgie car, comme je m’en explique dans ce roman, j’ai découvert très tôt l’importance du moment, de l’instant. Survivre à des bombardements donne une autre notion du temps. Une bombe est toujours susceptible de vous rattraper. Alors vivons pleinement l’instant qui précède sa chute éventuelle. Je m’y emploie depuis cette époque. Je n’ai donc pas non plus de nostalgie par rapport à mon passé Fleuve Noir. Quelques pages dans un album photo. C’est bien un album photo, c’est une mémoire mais je ne vois pas l’utilité de l’ouvrir régulièrement. En tant qu’ancien photographe, seule m’intéresse la photo que je vais prendre… J’ai aussi fait beaucoup d’autres choses, radio, café-théâtre, scénarios de cinéma ou de télé, mise en scène. C’est bien de savoir remettre les compteurs à zéro, non ?

Selon Espionnage Magazine (N° 7 daté de 1960), il est précisé qu’à trente ans vous aviez déjà trente livres à votre actif. L’imagination est inépuisable ?

alainpage1.jpgSi je tiens compte des quatre romans que j’ai écrits à l’Arabesque sous le nom d’Alain Ray, ajoutés à ceux du Fleuve, j’arrive, en 1960, à 37 titres publiés. Plus deux ou trois autres, non publiés. Cela depuis la rentrée de 1956. Cela donne environ un roman par mois sur un peu moins de quatre ans. Après, je me suis calmé en passant à un rythme de 6 par an, trois Spécial-Police, trois Espionnage. Il faut dire, que depuis 1958, j’écrivais aussi, entre deux romans, des dramatiques pour la radio, Europe 1 ou France-Inter. Alors, l’imagination, elle, a intérêt à répondre : présent. Heureusement, il n’y a pas que l’imagination, il y a aussi la vie, sous toutes ses formes. Elle est inépuisable, la vie, elle offre le spectacle, sans cesse renouvelé, de la matière humaine qui s’agite, gesticule, se démène. Les différents métiers que j’ai faits avant d’être publié et de vivre de ma plume, m’ont emmené dans des milieux très divers et amené à faire des rencontres utiles sinon essentielles. La lecture est la base, le socle indispensable mais les universités d’un écrivain, c’est aussi la rue. La vie est une bizarre alchimie qui vous fait parfois cadeau, au petit matin, d’une belle histoire dont vous vous emparez, vous, l’éponge.

Vous avez collaboré dans les diverses collections du Fleuve Noir. Spécial Police, L’Aventurier et Espionnage. Espionnage est fort prisée à l’époque, et Calone un agent qui ne ressemblait pas vraiment à ceux décrits par vos confrères. Par volonté de vous démarquer, par volonté de casser un moule ?

Dans l’idéal, il faudrait, pour écrire des romans d’espionnage, alainpage4.jpgêtre un technicien apolitique. Le problème du roman d’espionnage est qu’il doit impérativement suivre l’actualité. Si votre héros est français, il est donc tributaire de la politique de son pays. Dans ces années-là, les auteurs de romans d’espionnage étaient plutôt à droite, ce qui ne leur posait pas de problème puisque les gouvernements de l’époque étaient de droite. Mais si on ne l’était pas, de droite ? Il fallait prendre des tangentes. J’ai voulu que mon héros, Nicolas Calone, soit quelque peu atypique, contestataire quelque part, ce qui l’amenait à prendre des initiatives pas toujours bien comprises de la hiérarchie. Heureusement, il appartenait à un service imaginaire (SDGE. Service de Documentation Géographique et Economique) dirigé par Georges-Henri Costes, Raminagrobis pervers qui avait mal accepté (comme l’auteur) que les différents services de renseignements soit rattachés, après 58, sous l’impulsion de Michel Debré, aux services du Premier Ministre. Je fais de la prospective active, je me projette, je travaille pour l’avenir (de la France) disait Costes. Il essayait de ne pas trop chausser les godillots d’un pouvoir dont il ne cautionnait pas forcément toutes les options. D’où des agents atypiques comme Calone, indépendant et séducteur, aux initiatives parfois limite. Il y avait donc bien pour moi une volonté de me démarquer de mes confrères et d’échapper à toute robotisation, toute complaisance.

Pour la collection Spécial Police vous aviez créé les personnages de Cordier, qui ont été repris pour une série de téléfilms avec notamment Pierre Mondy. Avez-vous collaboré à l’écriture des scénarios, y avait-il des aventures inédites ?

Cordier et sa famille ne sortent pas de la collection policière du alainpage3Fleuve mais sont une création purement télévisuelle à la suite de la demande d’une chaîne, en l’occurrence TF1, qui cherchait une nouvelle idée de série de polar. J’ai écrit ce qu’on appelle une bible, proposant les personnages que l’on connaît, défini la “ philosophie ” de la série, ses caractéristiques principales et donné de brefs aperçus de quelques thèmes. Mon propos, à l’origine, était d’opposer à travers leurs fonctions, un père et un fils, le père, commissaire de police, ayant le pouvoir d’un père sur un fils et le fils, jeune juge d’instruction, le pouvoir d’un juge sur un flic. Opposer l’expérience parfois limite du flic de terrain à celle, psychorigide, d’un jeune juge, frais émoulu de l’Ecole de la Magistrature. J’ai lu, à cette occasion, tout le code de Procédure pénale pour étayer techniquement les éventuels affrontements père-fils. Mais TF1 est une chaîne consensuelle qui aime la famille… J’ai écrit les trois premiers épisodes pour mettre la série sur les rails. J’ai signé l’un d’entre eux, Alain Ray, car j’avais trouvé la réalisation nulle… J’avais, par contrat, la possibilité d’écrire tous les épisodes, je m’en suis tenu à trois après des affrontements musclés avec TF1 à propos de la fameuse “ philosophie ” de la série. Il y a eu près de 70 épisodes, écrits par différents auteurs. Cette série, bien consensuelle, a eu un succès incroyable avec, certains soirs, plus de 10 millions de téléspectateurs et des parts de marché qui dépassaient les 40%. La famille Cordier était très appréciée. Comment renier des enfants qui vous ont permis d’écrire les romans que vous vouliez en toute quiétude financière…

Vous avez également réalisé des films dont Taxi Boy ? Un travail totalement différent de celui d’écrivain. Est-ce toujours compatible ?

alainpage6.jpgMes rapports à l’image, c’est une vieille histoire d’amour et de haine. Je suis d’une génération qui est née sous le cinéma parlant et sous le signe de la BD. Il était donc normal que les deux me fascinent. Malheureusement, à l’inverse de Jacques Demy, Nantais comme moi, je n’ai pas eu la chance de posséder, enfant, la moindre caméra, 8 ou 9,5 et je n’ai pu faire des courts-métrages que plus tard. J’ai donc commencé par dessiner. Croquis pris sur le vif, essais de BD, tentatives hasardeuses de la maîtrise de l’espace et de la couleur (maudite aquarelle) il m’a fallu finir par convenir que mon avenir se trouvait ailleurs. La photo est venue pour combler en partie ma frustration mais le cinéma restait ma cible. Malheureusement, les producteurs n’aiment pas que les gens qui écrivent s’emparent d’une caméra. Je préfère, a même dit l’un d’eux, très connu, un mauvais metteur en scène à un metteur en scène que je ne connais pas. C’est un choix. Avec le mauvais metteur en scène, il est certain d’avoir un mauvais film, avec l’autre il avait une chance sur deux d’en avoir un bon… La Piscine, malgré son succès phénoménal, ne m’a pas permis de passer à l’acte. Il a fallu un autre succès phénoménal, Tchao Pantin, pour que puisse me retrouver dans la galère du tournage d’un film. Et encore galère est un mot aimable, l’expression d’une pensée très édulcorée. Je ne revendique pas ce film, je ne m’y suis pas reconnu. Ont suivi quelques années de forcing pour monter un autre film mais les producteurs avaient le pouce pointé vers le bas. De toute manière, le pouvoir réel était dans les chaînes de télévision qui, avec leur logique télévisuelle, privilégient les scénars consensuels pour ménagères de moins de cinquante ans, version France profonde, de préférence rurale. Aussi est-ce avec une joie sans nom que je suis revenu à l’écriture romanesque en écrivant d’abord Je suis rien avant d’en arriver à L’écume des Nuits. L’écriture d’un scénario peut se révéler frustrante dans la mesure où elle n’est qu’un stade intermédiaire avant l’écriture définitive que sont la mise en scène et le montage (important, le montage) D’où le désir, voire le besoin, d’aller parfois jusqu’au bout de cette forme d’écriture. Le roman est une écriture aboutie où, en outre, l’auteur peut maîtriser les différentes composantes, même si parfois les personnages se rebellent. C’est d’ailleurs à ça qu’on reconnaît qu’ils existent vraiment. Et si l’on cesse d’être le deus ex machina, on n’en reste pas moins maître de son œuvre, sans souci des contingences financières et du regard de médiocres décideurs, émasculateurs de projets. Il n’en reste pas moins qu’un auteur qui adapte son roman doit savoir le violer (dans le sens ouvrir, pénétrer pour l’aménager) s’il veut en faire une belle œuvre. Mais tous les écrivains ne savent pas se faire mal pour faire bien…

Votre premier ouvrage publié était un recueil de poèmes : Fumées. Besoin d’adolescent ?

Besoin d’écrire, de s’exprimer, besoin de se tester, de savoir aussi si ce qu’on a écrit est tarte voire débile. Alors on cherche d’abord à se rassurer en montrant la chose à son entourage, copines, potes, avant de se lancer dans le vide en faisant lire l’œuvre par un pro. Le plus dur ? Faire la part de la gentillesse, de la complaisance, de l’hypocrisie dans l’encens de la critique. Après ? Il faut cesser de se prendre pour un poète. Ça vient le jour où on cesse de s’écouter écrire. Mais il ne faut pas jeter l’ado avec l’eau des rimes afin de garder le même plaisir d’écrire, de chercher une saveur nouvelle aux mots, une musique différente au phrases, cesser, quoi, de se faire plaisir avec la phrase qu’on trouve géniale chaque fois qu’on la relit : c’est justement celle-là qu’il faut couper.

Vos premiers romans ont été publié chez L’Arabesque collection Espionnage sous le nom d’Alain Ray. Certains avancent que vous avez utilisé le pseudonyme d’Henri Dalbret. Qu’en est-il exactement ?

Je n’ai jamais signé Henri Dalbret. En dehors d’Henri d’Albret, roi de Navarre au XVIe siècle, j’ignore tout d’Henri Dalbret. Le seul autre pseudonyme que j’ai utilisé est bien celui d’Alain Ray. Un premier roman d’espionnage, Punch au Pétrole, m’avait été refusé par le Fleuve car être publié dans la collection Espionnage du Fleuve, aux tirages déjà conséquents, exigeait une certaine ancienneté chez l’éditeur, ancienneté que je n’avais pas. Aussi ai-je fait publier ce roman à l’Arabesque à laquelle j’ai fourni, dans la foulée, trois autres romans. Les autres titres à l’Arabesque, sous le même pseudo, ne sont pas de moi mais de Michel CARNAL, un vieil ami auquel j’ai “ prêté ” ce pseudo à l’époque. Pour la petite histoire, j’ai écrit la série de l’Ombre, collection l’Aventurier, à la suite d’un deal avec mon éditeur. Je lui écrivais cette série et, en échange, il me prenait des romans d’espionnage. D’où les 37, écrits en moins de quatre ans…

Pensez-vous écrire une suite à L’écume des nuits ?

La chose est prévue. Il s’agirait de couvrir les années 50 jusqu’en alainpage5.jpg1958. Années charnière qui voient la fin d’une civilisation rurale en France bien que la civilisation industrielle ait commencé dès le XIXe siècle. En fait, ce qui commence à apparaître peu à peu dans ces années-là, c’est cette société de consommation qui, dans le cadre des Trente Glorieuses, débouchera 10 ans plus tard sur sa contestation en mai 68. Ces années cinquante où la consommation était encore timide, où les Français profitaient de l’expansion économique sans en subir la pression, étaient encore des années aimables. On pouvait trouver du travail sans aucune difficulté, je l’ai expérimenté à travers les différents métiers que j’ai pu faire alors. Un confort nécessaire se développait. On pouvait l’espérer suffisant. C’était compter sans les industriels qui surent, à travers la pub, transformer le désir en besoin. On en subit encore les conséquences en vendant des mots, des slogans, en lieu et place de produits dont certains ne sauraient d’ailleurs se vendre autrement tant ils sont superflus voire inutiles. Et ne pas oublier que ces années ont été aussi celles de la guerre d’Indochine et de la guerre d’Algérie, celles de la fin de la IVe République (séquelle de la civilisation rurale) celles du début de l’émancipation des femmes, de la banalisation du divorce et de bien d’autres choses encore. Vieilleries pour les générations d’aujourd’hui dont la mémoire se refuse à intégrer ce qui a fait ce qu’ils sont.

 

Lire également mon article sur la collection L'Aventurier.

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commentaires

Milan 14/01/2018 01:20

P.S. J' aimerais beaucoup connaître les circonstances et la teneur de son "inoubliable visite chez Madame Colette"!....Pourriez-vous, passionnant Oncle Paul,transmettre à l'intéressé?......

Oncle Paul 14/01/2018 15:28

Oui, j'ai omis de préciser, il s'agit bien du 4e arrondissement parisien.
Bien à vous

Milan 14/01/2018 14:46

Merci Oncle Paul pour votre obligeante célérité à me répondre! Je vais suivre votre conseil;j'imagine qu'il s'agit du 4è arrt. de Paris.
Bien cordialement et encore toutes mes félicitations pour votre blog fort nourri et documenté en source directe.

Oncle Paul 14/01/2018 12:13

Bonjour
Je pense que le plus simple serait que vous vous mettiez en relation avec l'auteur, puisque vous possédez son ouvrage. Vous trouverez son adresse et numéro de téléphone dans les Pages Blanches, au nom de Jean Emmanuel Conil dans le 4e arrondissement.
Bien à vous

Milan 14/01/2018 01:06

Merci pour avoir mis en ligne cet entretien donnant à connaître,de source directe,les nombreuses facettes de cet auteur et qui corrige quelque fausse assertion encore énoncée ,hélas,sur sa fiche Wikipédia. Par ailleurs,je note que l'écrivain reconnu et quasi blanchi sous le harnois cite "Madame Colette",avec une parfaite déférence,alors que le débutant adressait son recueil "Fumées" par un envoi "à Colette..." (j'ai cet exemplaire) d'une familiarité d'égal à égal qui ne manque pas de piquant ni de panache!

gridou 15/11/2013 12:29

Intéressant…Je ne savais pas que Tchao pantin était un bouquin au départ...

Oncle Paul 15/11/2013 15:19



Mais l'on connait surtout le film par la prestation de Coluche



Serge 31 15/11/2013 00:11

Bonjour Paul.
Toujours autant intéressantes ces confessions d'anciens auteurs du Fleuve Noir. La tentaculaire pieuvre télévisuelle (TF1 en néfaste ligne de mire) évoquée par Alain Page est juste. Entre autres,
Eric Kristy et Errer/Mazarin pourraient aussi en témoigner.
Amitiés.

Oncle Paul 15/11/2013 09:55



Bonjour Serge


Oui d'ailleurs Christian Rauth et Jean Mazarin l'ont déjà évoqué. Les scénaristes n'ont pas toute latitude et est-ce pour cela que beaucoup pensent que les séries françaises sont moins bonnes que
les séries américaines. Vaste débat...


Et ALain Page apporte une info sur le prétendu pseudo Henri Dalbret qui lui est attribué à tort et j'espère que es blogs et dictionnaires qui colportent cette affirmation mettront àjour leurs
articles.


Amitiés



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