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7 avril 2020 2 07 /04 /avril /2020 04:34

J'étais sur la route
Toute la sainte journée
J'n'ai pas vu le doute en toi s'immiscer…

Pierre PELOT : Observation du virus en temps de paix.

Après cinq ans passés loin de chez elle, Cathy revient enceinte de sept mois et peu de bagages. Elle avait quitté Sainte-Agnès-de-Tambour, un petit village proche de Houma, en Louisiane, pour une raison propre à elle mais elle revient au pays.

Elle pratique le covoiturage avant l’heure, et arrivée sur un parking elle entre délibérément dans la cabine d’un vieux van, un vieil homme au volant. Snoop, ainsi se présente-t-il, accepte Cathy comme passagère, mais peut-il faire autrement vu son état.

Ils devisent sans se confier, sans vraiment étaler leur passé. Surtout Snoop qui en réalité se nomme Burden, un monstre solitaire, et qui surveille dans son rétroviseur s’ils ne sont pas suivis.

Ils n’ont guère de provisions. Snoop se sustentant de bricoles glanées dans les distributeurs, et Cathy possédant un vieil hamburger dont la date limite de péremption est probablement dépassée.

Enfin, ils arrivent à Sainte-Agnès de Tambour, à la maison familiale de Cathy. Rien n’a changé, sauf que son père n’est plus là. La poussière si. Les alligators non, et la cage de congélateur où étaient entreposés les poulets à destination des sauriens est vide. Avant, elle explique à Snoop, ils élevaient des alligators. Mais le père n’est plus là. Elle demande à Nancy Reagan, enfin c’est pas son vrai prénom mais son patronyme si.

Alors départ pour Houma où le père serait hospitalisé.

 

Si le décor de ce roman intimiste n’était la Louisiane, on pourrait penser à un roman vosgien de Pierre Pelot. Il ne se passe rien, ou presque. Tout est axé sur les descriptions de paysages, sur les réflexions intérieures des personnages, sur leurs non-dits, sur de vagues discussions.

Observation du virus en temps de paix repose sur deux personnages, même si d’autres font une rapide apparition surtout vers la fin. Beaucoup de digressions dans ce roman parfois répétitives. Des faits, des pensées, des impressions qui languissent sans que l’intrigue avance. Il faut attendre le troisième tiers du roman pour enfin connaître l’histoire de Burden et savoir comment il est devenu un monstre recherché par bon nombre d’individus, des chasseurs, le FBI et consorts.

Pas besoin de développer le processus qui a déclenché cette fuite, car déjà raconté dans le roman qui clôt la série des ballades ( !) de Burden dans Offensive du virus sous un champ de bataille. Mais c’est véritablement dans le dernier tiers du roman que l’intrigue prend toute son ampleur.

Les cinq romans qui composent cette saga peuvent se lire indépendamment les une des autres, même s’il est préférable de les découvrir dans leur ordre de parution. J’en profite pour remercier Jean-Michel A. qui m’a gentiment transmis cet ouvrage afin que je puisse le lire et en établir une chronique en cette période où le virus est roi. Roi des médias, bien évidemment.

 

Pierre PELOT : Observation du virus en temps de paix. Collection Anticipation N°1495. Editions Fleuve Noir. Parution novembre 1986. 192 pages.

ISBN : 2-265-03419-3

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  • : Lectures de l'Oncle Paul
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