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27 mars 2019 3 27 /03 /mars /2019 05:53

Un tigre de papier !

Joël DICKER : Le tigre.

Le mois d’août 1903 est torride et théoriquement tout Saint-Pétersbourg devrait être plongé dans la torpeur.

Mais une nouvelle effrayante est commentée aussi bien dans les salons aristocratiques et bourgeois, que dans les faubourgs populaires. Même le Tsar s’en émeut, pourtant les semaines passent, apportant son lot d’informations toutes plus gravissimes les unes que les autres.

Un tigre a ravagé tout un village là-bas, loin, à l’autre bout du pays, en Sibérie, mais ce n’est pas son seul méfait. La population est terrorisée. Et s’il venait jusque dans la capitale ?

Le Tsar décide alors de prendre les choses en main, et donc de la mettre à la poche, offrant le poids du tigre en or à celui qui lui ramènera la dépouille du fauve. De nombreux prétendants, des chasseurs, expérimentés ou non, mais souvent impécunieux, partent à la conquête de cette toison d’or.

Parmi ceux-ci le jeune Yvan s’en va seul, dépensant presque toutes ses économies en l’achat d’une solide monture. Et il s’en va par monts et par vaux, affrontant les éléments météorologiques, froid, vent, neige, avec pugnacité. Arrivé près de Tibié, où a eu lieu un massacre sans précédent, il ne peut que constater que les rumeurs n’étaient pas infondées. Des cadavres humains, d’animaux jonchent le sol.

Et pour traquer l’animal qui ne daigne pas paraître, il use d’un stratagème. Celui-ci fonctionnera-t-il ?

 

N’ayant lu aucun ouvrage de Joël Dicker, je me suis plongé dans ce conte pour enfant écrit à l’âge de dix-neuf dans le cadre d’un concours littéraire, sans à-priori, sans préjugé, l’esprit neuf, vierge.

A cet âge, de nombreux romanciers et écrivains se sont révélés, le plus connu étant, peut-être, Raymond Radiguet, décédé alors qu’il n’avait que vingt ans. Mais ses deux œuvres principales, Le Diable au corps et Le Bal du comte d’Orgel furent de grands succès de son vivant.

Alors, mon avis sur Le tigre ? Bof. Un conte d’inspiration russe mais plat, froid, sans âme. Banal. Du moins l’ai-je ressenti ainsi, et heureusement que l’épilogue, moral, sauve le texte, car on pourrait penser à une rédaction bien ficelée, mais sans plus, d’un lycéen. Et les illustrations sont à l’avenant. Toujours à mon avis.

La couverture cartonnée et la jaquette ne justifient pas ce prix de 13,90€, mais l’éditeur a peut-être misé sur le nom et la réputation de Joël Dicker pour allécher le chaland. Certains auteurs, qui ne possèdent pas sa notoriété, proposent des textes nettement plus engageants, vifs, incisifs, aboutis.

Je dois préciser que je n’ai pas acheté cet ouvrage, qu’on ne me l’a pas offert, mais que je l’ai trouvé dans une bibliothèque de rue, quinze jours avant sa parution officielle et sa mise en vente chez les libraires !

Joël DICKER : Le tigre. Illustrations de David de las Heras. Editions de Fallois. Parution le 20 mars 2019. 64 pages. 13,90€.

ISBN : 979-1032102176

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commentaires

A
Tu aurais dû passer ton chemin ?
Répondre
O
Oui, mais je suis un lecteur compulsif et comme c'était un très court roman, je me suis dit que je n'avais rien à perdre à découvrir l'auteur

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  • : Lectures de l'Oncle Paul
  • : Bienvenue dans la petite revue de la littérature populaire d'avant-hier et d'hier. Chroniques de livres, portraits et entretiens, descriptions de personnages et de collections, de quoi ravir tout amateur curieux de cette forme littéraire parfois délaissée, à tort. Ce tableau a été réalisé par mon ami Roland Sadaune, artiste peintre, romancier, nouvelliste et cinéphile averti. Un grand merci à lui !
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