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Bienvenue dans la petite revue de la littérature populaire d'avant-hier et d'hier. Chroniques de livres, portraits et entretiens, descriptions de personnages et de collections, de quoi ravir tout amateur curieux de cette forme littéraire parfois délaissée, à tort. Ce tableau a été réalisé par mon ami Roland Sadaune, artiste peintre, romancier, nouvelliste et cinéphile averti. Un grand merci à lui !

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Olivier THIEBAUT : Les pieds de la dame aux clebs.

Une dame qui a du chien...

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Olivier THIEBAUT : Les pieds de la dame aux clebs.

Quoi de plus facile que d'accuser un clodo de la mort d'un enfant ?

C'est ce que font les policiers lorsqu'un ado est retrouvé mort dans la cour d'un immeuble à la porte duquel ronfle un clochard imbibé et inconscient. Mais pour Gabriel Lecouvreur, alias Le Poulpe, le présumé coupable ne peut avoir commis ce crime, d'abord parce que le SDF cuvait l'alcool qu'il s'était enfilé, ensuite, parce que s'il avait véritablement tué le môme, il ne serait pas resté sur les lieux du crime, et, dernière raison, il n'avait aucune raison valable pour se conduire ainsi.

Le Poulpe, lui aussi orphelin - ses parents sont morts dans un accident de voiture alors qu'il n'avait que cinq ans, et qu'il a eut la chance d'avoir été élevé par son oncle et sa tante qui tenaient une quincaillerie - Le Poulpe considère qu'il est de son devoir de retrouver le véritable meurtrier.

Le gamin vivait dans un foyer de la DASS, lieu dans lequel Lecouvreur se rend, rencontrant le directeur et une jeune fille, qui fut l'amie du défunt. Selon elle, l'adolescent aurait eu une conversation peu avant sa mort avec un journaliste. Au bout de quelques recherches, le Poulpe retrouve la trace du reporter, mais celui-ci est mort lui aussi. Etrange coïncidence. Un suicide pas très catholique.

 

L'enfance est le thème de prédilection d'Olivier Thiébaut qui dans ses romans impose à chaque fois un gamin comme le héros malheureux de ses livres.

Pourtant il réussit le tour de force de se renouveler à chacun de ses romans.

Dans cette aventure, malgré le sujet grave qu'il traite, Olivier Thiébaut insère un humour, noir évidemment, sans pour autant traiter l'histoire à la légère.

 

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Olivier THIEBAUT : Les pieds de la dame aux clebs. Le Poulpe N°15. Editions Baleine. Parution le 15 octobre 1996. 156 pages. 8,00€.

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