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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 11:26
Julius A. LION : Les truands du temple.

Pris la main dans le tronc !

Julius A. LION : Les truands du temple.

Les vacances à Lourdes de l'inspecteur Boulle sont perturbées par une série d'actes de vandalisme.

Des magasins d'objets religieux, appartenant l'un à Lefranc, d'origine juive, l'autre à un catholique du nom de Le Garrec, sont pillés, dévastés. Deux routards, installés dans la ville depuis un an, sont retrouvés morts une balle dans la tête. Lefranc et sa famille sont également abattus et un tube plastique empli de cocaïne est retrouvé parmi ses affaires. La fille de Mme Cazes a la désagréable surprise de trouver dans une malle envoyée par sa mère et qui devait contenir ses affaires un cadavre. Lequel n'est autre que François Heidman, un trafiquant de drogue notoire fiché dans de nombreux pays dont les Etats-Unis, mort d'une crise cardiaque.

Soupçonnée, Mme Cazes s'avère une forte femme, adhérente d'une association de joyeux farceurs, les Patatrucs, et tient tête à la juge d'instruction, Sylvaine Sollier, surnommée SOS. Incarcérée, elle simule une tentative de suicide et est emmenée à l'hosto où Boule exerce une surveillance, au cas où.

Bien lui en prend car une femme, déguisée en nonne, essaye de la trucider. Grâce aux empreintes digitales, l'identité de la fausse bonne sœur est établie. Il s'agit d'une terroriste du nom de Faustine, militante du groupe Aurore 17. Brahim Fadil, le logeur des deux routards, après s'être évaporé dans la nature, réapparaît plein aux as. Il est suivi ainsi que son ami Tony Brasencroix, un autre clodo, par Boule aidé de Sélina, secrétaire du commissaire local, et de ses adjointes préférées, Justine, Antonine et Amélie.

C'est ainsi qu'ils repèrent d'autres membres du groupe Aurore 17. Un Allemand du nom de Dieter Schinke et Manfredini, un Italien, bien connus pour leur passé de terroristes. Mme Cazes doit réceptionner des gamins en provenance d'Amérique du Sud et Boule l'accompagne sur le terrain d'aviation. C'est ainsi qu'il apprend que Le Garrec importe de la cire végétale pour la fabrication de ses bougies, produit dont était imprégné les routards trucidés.

Le déplacement de Boule n'était pas fortuit, c'est ce que lui confirme son supérieur hiérarchique, Pougeroux. Mais cela embête pas mal de monde, à commencer par un édile haut placé.

 

Encore une histoire de drogue, mais si bien agencée et tellement bourrée d'humour que l'intérêt ne réside non plus dans le fond mais dans la forme. Les scènes cocasses et les dialogues à l'emporte-pièce produisent toujours un effet de jubilation, même à la relecture. Boulle s'avère un impénitent coureur de jupons et son trio de charme ne lui suffit plus. Il prodigue ses bienfaits à la juge et à Sélina, ce qui permet aux deux femmes de retrouver un équilibre psychique qu'elles avaient perdu suite à des ennuis professionnels ou familiaux . Pourtant physiquement il n'a rien d'un Don Juan, et ressemblerait plus à Maigret qu'à San Antonio. Moralement ce serait plutôt le contraire.

 

Curiosités : Lourdes, ville pieuse, ne devrait pas avoir les faveurs des truands, sauf ceux qui profitent de la crédulité des catholiques.

Pourtant elle sert de toile de fond à quelques romans dont celui-ci et à L'OPA de quatre sous de Michel Lebrun, un roman à redécouvrir.

Boulle est activement aidé par un capitaine de gendarmerie, ce qui prouve que la guerre des polices n'est issue que de l'imagination des auteurs de romans policiers.

 

On lui a expliqué qu'on vise mieux en fermant un œil. Alors elle ferme les deux pour doubler les chances.

Julius A. LION : Les truands du temple. Série Noire N°2094. Parution mai 1987. 288 pages. 6,05€.

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