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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 08:55

C'est vrai quoi ! Ils sont toujours pressés !

Lee HERRINGTON : Minute, fossoyeurs !

Truand notoire, Malcom Portman a décidé d'acheter une conduite irréprochable.

Il contacte Barney Moffatt, adjoint du district attorney, désirant soulager sa conscience au sujet d'un cambriolage chez un certain Gillson. Il demande quelques heures pour régler ses affaires personnelles et donne rendez-vous à Moffatt au Pilgrim, l'hôtel où il loge. Moffatt s'y rend en compagnie de Sam Kincheloé, un ami policier.

Kincheloé abat Portman qui commet la faute de menacer les deux hommes avec un revolver. Gillson nie avoir été cambriolé mais il est impliqué dans une autre affaire: deux jeunes gens se sont tués au volant de sa voiture. Banal accident de voiture semble-t-il. Quant à Miss Zelma Daley, la fiancée de Portman, elle se plaint du vol d'une boîte à musique. Si Moffatt ne peut guère compter sur Gérard Frontenac, son soulographe de patron et district attorney à ses heures, il obtient une aide efficace en la personne de Patsy Delgado, son amie attachée au bureau de la circulation.

Gillson et Stella, la femme de Frontenac, rentraient d'une boîte de nuit, en voiture, ayant proposé aux jeunes de les raccompagner, l'adolescent conduisant la voiture. Homer Lane, détective privé véreux arrivé peu après sur les lieux de l'accident intervertit la position des corps. Il prend des photos et fait chanter Gillson. Lane engage Portman pour cambrioler le coffre-fort de Gillson et voler 10 000 dollars. Gillson se confie à Dee Knight, capitaine de la police, qui soupçonne immédiatement Portmann. Mais celui-ci et, Zelda décident de restituer l'argent et le petit truand prend rendez-vous avec Moffatt. Auparavant il met au clou la boite à musique contenant l'argent et les photos, sans prévenir son amie, d'où la plainte pour vol de la part de celle-ci. En coulisse cependant un inconnu tire les ficelles, maniant les personnages comme des pantins, dans le seul but de s'approprier la galette.

 

Ce roman, dans lequel plusieurs faits apparemment sans liens, convergent, traite de la guerre sourde des polices, mêlant histoires de chantage, de corruption, de magouilles et autres délits mineurs. Malheureusement si l'intention est bonne le reste ne suit pas. Les dialogues pas assez incisifs la complexité de la trame et un manque chronique d'action alourdissent la narration. Un récit classique dans la forme mais soporifique dans le fond.

 

Curiosité:

Lee Herrington décéda d'une crise cardiaque peu de temps après la publication de Minute, fossoyeurs son unique roman.

 

Lee HERRINGTON : Minute, fossoyeurs ! (Carry my coffin slowly - 1952.  Traduit de l'américain par Alex Grall). Série Noire N°126. Parution mai 1952.

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