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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 09:09
Jimmy STARR : Ma tête à couper.

A ne pas prendre au pied de la lettre...

Jimmy STARR : Ma tête à couper.

Organiser une réception au Palais du rire dans le parc d'attraction de Santa Monica, voilà qui n'est pas banal, mais peut se comprendre de la part d'une vedette de cinéma en quête de publicité, en l'occurrence Wilma Castle.

Mais que Joe Medford, le journaliste chargé de rendre compte de cette soirée tombe nez à nez avec un cadavre débouchant d'un toboggan à l'entrée même de la baraque foraine, voilà qui est pour le moins original. Curieux cadavre en effet que celui de la belle Lana Sutton, actrice de second plan, dont la tête décapitée a été rattachée à l'aide d'agrafes.

L'enquête est menée conjointement par Joe Medford et Harry Powell, dit Fer à cheval, agent de la brigade criminelle, malgré quelques dissensions entre les deux amis. Dolly Beal, journaliste au Tribune, Gene Gates, détective féminin de San Francisco, Gran Sutton, la grand-mère de la victime, octogénaire pleine de charme et de vivacité, riche qui plus est, croiseront le chemin parsemé d'embûches de Koe Medford dans cette enquête qui s'avère périlleuse pour le journaliste. Guy Sutton, père de la décapitée, personnage guère sympathique, Ransome, le fiancé, Malcolm Boyd, avoué, Puggy Black propriétaire du Palais du rire, complètent, entre autres, cette galerie de portrait.

Outre quelques bijoux, un saphir est particulièrement convoité par les différents protagonistes auxquels Joe est amené à se mesurer. La découverte dans le port d'une guillotine servant à la prestidigitation lui permet de reconstituer le puzzle.

 

Après un début prometteur et rapide, ce roman sombre quelque peu dans un ronron verbal, et certaines répliques supposées humoristiques et hilarantes tombent à plat. Heureusement le dénouement est rondement mené malgré certaines invraisemblances.

 

Citations :

 

Son expression est aussi neutre que celle d'une pucelle qui n'arrive pas à se décider.

 

Je trouve que les automobilistes mâles devraient se munir de pistolets à eau. Les cinglées du volant craindraient pour leur maquillage et se tiendraient plus tranquille.

 

Jimmy STARR : Ma tête à couper. (Heads you lose - 1950. Traduction de Maurice Tassart). Série Noire N°104. Editions Gallimard. Parution le 1er octobre 1951.

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commentaires

S
Bonjour Paul.<br /> Justement, je commence l’année avec « Terminus nuit » de Patrick Pécherot (SN 2560). Beau challenge que ce parcours jaune et noir que tu nous proposes pour 2015. Nous serons nombreux à te suivre pour les 364 titres suivants, auteur connu ou pas, comme celui-ci… De nouveau, magnifique année pour toi et tes proches.<br /> Amitiés.
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O
Bonjour Serge et merci<br /> Tous mes meilleurs vœux à toi aussi et à tes proches. Un petit hommage à la Série Noire, elle le valait bien, même si maintenant je suis moins sa production. La nostalgie des anciens...<br /> Amitiés

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  • : Lectures de l'Oncle Paul
  • : Bienvenue dans la petite revue de la littérature populaire d'avant-hier et d'hier. Chroniques de livres, portraits et entretiens, descriptions de personnages et de collections, de quoi ravir tout amateur curieux de cette forme littéraire parfois délaissée, à tort. Ce tableau a été réalisé par mon ami Roland Sadaune, artiste peintre, romancier, nouvelliste et cinéphile averti. Un grand merci à lui !
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