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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 08:45

Il faut toujours ranger ses effets soigneusement !

André DUQUESNE : Une paire d'ailes au vestiaire.

Sorti de prison depuis peu de temps, Victor Lancel monte à Paris . Il laisse la Grosse Lola, sa mère, et ses deux protégées, ses tapineuses, à Toulouse.

Voyou de petite envergure mais aux dents longues, Victor débarque dans la capitale afin de faire "chanter" son père qu'il n'a jamais connu. A son grand étonnement il est reçu par son géniteur, Demaillet, gros industriel, maison cossue dans le 16e, à bras ouverts ainsi que par Germaine, sa demi-sœur qui lui fait des avances plus qu'affectives. Quant aux autres membres de la famille, Jean son demi-frère et Marthe sa belle-mère, leur accueil est pour le moins mitigé.

Un peu déboussolé par les remords et repentirs affichés par son père, Victor découvre que Jean est victime d'un chantage de la part d'un certain Beltramini, un caïd du milieu, et que sa belle-mère est soumise au même problème par un petit vieux miteux dénommé Fournier.

Victor cédant aux instances de Germaine délivre Jean des griffes de trois sbires de Beltramini en leur flanquant une dérouillée. Jean devrait cinq cents sacs au truand et s'adonne à la drogue. Motif un peu mince pour un chantage !

Dans la boîte de nuit dirigée par Beltramini, Victor aperçoit Fournier le maître-chanteur de belle-maman. Y'aurait-il corrélation ? Beltramini propose à Victor de faire équipe afin de s'approprier la fortune et la puissance de Demaillet.

Le lendemain nouveau rendez-vous avec Beltramini et Fournier. Ce dernier serait le patron et dévoile quelques unes de leurs activités. Contrebande et trafics de drogue et d'armes. De retour au domicile avenue Henri-Martin, Victor reçoit un appel téléphonique de sa belle-mère lui demandant de la rejoindre dans une villa de Saint-Cloud. Sur place il se rend compte qu'il vient de tomber dans un piège. Sa belle-mère est morte, assassinée d'un coup de poinçon. Beltramini et Fournier font porter le chapeau à Victor mais celui-ci parvient à prendre la fuite.

Pensant reprendre en main la situation, Victor dévoile à son père les derniers événements. A charge de revanche, Demaillet avoue à son fils que Fournier était, il y a bien longtemps, l'amant de Marthe. Victor décide de se débarrasser des truands et de leurs comparses. Fusillades, cavalcades et révélations au programme : Fournier serait le père de Germaine (ouf, pas d'inceste !) et Demaillet le chef occulte de cette bande de malfrats.

 

Comme à son habitude, André Duquesne mène son histoire tambour battant, ne s'embarrassant pas de descriptions oiseuses et tablant sur des retournements de situations fréquents. Par l'emploi moins systématique de l'argot ce roman a mieux vieilli que Freudaines par exemple, mais le personnage principal se montre toujours aussi cynique envers les femmes. Quant à l'épilogue, les lecteurs assidus de Peter Randa, alias d'André Duquesne au Fleuve Noir, ils sauront tout de suite l'imaginer.

André DUQUESNE : Une paire d'ailes au vestiaire.

Curiosité : Ce roman a été réédité sous le titre Secret de famille sous le pseudonyme de Herbert Ghilen en 1972 aux éditions Transworld Publications, dans la collection International Pocket N°7.

 

Citation :

Les poules, c'est toujours quand elle se déshabillent qu'elles sont les plus dangereuses.

André DUQUESNE : Une paire d'ailes au vestiaire. Série Noire N°278. Parution novembre 1955. 184 pages.

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