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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 06:53

Fallait oser y penser !

J.-M. LOFFICIER et J.-M. ARCHAIMBAULT : Le quatorzième signe du Zodiaque. Inédit. Précédé de Le treizième signe du Zodiaque de Maurice LIMAT.

Maurice Limat, grand auteur prolifique de romans populaires, fut et reste le symbole même du romancier banni des chroniqueurs et critiques inspirés de la littérature dite de deuxième zone et plus. Trop de déchets dans son écriture bâclée, selon certains, trop d’invraisemblances, pour d’autres. Bref pas de quoi fouetter un chat, car le propre même du littérateur est de justement d’innover, d’inventer, au risque de déplaire les exégètes d’une prose lisse et maniérée.

Maurice Limat avançait sans contrôler son inspiration, dérogeant aux principes primaires scientifiques, dans un style parfois ampoulé, truffé de clichés. Du moins c’étaient les grands reproches qui lui étaient adressés, souvent par des critiques, eux-mêmes romanciers incapables de créativité et attachés à des figures de styles qui ont dérouté des lecteurs qui préféraient le grand souffle de l’aventure au soufflet de la rhétorique absconse.

Mais foin de tous ces prolégomènes, et plongeons-nous dans les deux romans qui composent ce volume.

 

Le treizième signe du Zodiaque de Maurice Limat.

Trois drames se sont déroulés en quelques semaines sur la ligne interstellaire Sol-Persée. Trois drames auxquels Robin Muscat doit apporter une solution. Il pleut sur Paris et il s'attelle distraitement à l'étude des dossiers qui lui ont été confiés par son patron, le directeur de l'Interpol-Interplan, la police multiplanétaire dont il est l'un des lieutenants.

Un crime sur la personne d'un natif de Persée, mort d'une façon peu compréhensible, comme foudroyé. Yum Akatinor était un curieux personnage versé dans la cosmomancie, science ancêtre de l'astrologie. Un autre passager du Spica, l'astronef, était devenu fou subitement. Cladek Halstar, d'origine martienne, était jusqu'alors un financier très prisé dans le Martervénux, et était amené à voyager très souvent, brassant des milliards de devises.

Quant à Giovanna Hi-Ling, Terrienne sino-italienne, elle a tout simplement disparu. Peu de choses sont décrites dans le rapport la concernant, sauf qu'elle venait rarement sur la planète-patrie et qu'elle était férue d'occultisme.

Robin Muscat déplore le manque de photo la représentant nue, non pas par lubricité et voyeurisme, mais parce qu'il a remarqué sur le torse des deux autres individus, une sorte de tatouage à la hauteur du cœur. Robin Muscat s'applique à déchiffrer cette marque qui représente une boucle, deux lancées évoquant des accents circonflexes, six petits traits en dessous. Cela lui rappelle vaguement un oiseau. Peut-être un signe du Zodiaque. C'est à ce moment qu'il est dérangé dans ses réflexions.

Un jeune homme désire le voir se présentant comme le fiancé de Giovanna Hi-Ling. Lorsqu'il demande à Spontini, son visiteur, au cours de la conversation de lui montrer son torse, et tandis que celui-ci accepte à contre-cœur, il aperçoit le signe qui devient tout d'un coup flamboyant. Spontini parait enrobé d'une aura de feu. Il est mort mais Muscat prévient le labo afin que son ami le docteur Stewe, et un jeune toubib d'avenir, Dusaule, puissent procéder à la récupération de l'esprit, ou l'âme de Spontini mort cliniquement. Mais un court laps de temps existe entre les deux phases et il faut se dépêcher.

Ils récupèrent ainsi des images captées dans l'esprit de Spontini, dont celles de Giovanna et d'une surface circulaire divisée en cases, comme pour la représentation des signes du Zodiaque, sauf qu'il n'y a pas douze segments mais treize.

Pendant ce temps, sur le Cygne noir sur lequel voyage Bruno Coqdor, le Chevalier joue avec des enfants en compagnie de Râx, le pstôr, un chiroptère ressemblant à un mélange de bouledogue et de chauve-souris. Il retrouve avec plaisir les scientifiques Monique et Jean Farnel, le frère et la sœur, qui voyagent eux aussi à bord du vaisseau spatial.

Coqdor, qui a reçu les images transmises par Robin, les soumet à l'appréciation de Jean Farnel, lequel examine attentivement les documents à l'aide d'un mini-projecteur. La conclusion est qu'un treizième signe du Zodiaque vient d'être découvert mais personne ne sait à quoi il correspond, ni à quelle constellation il faut le rattacher. Et bientôt Coqdor va se trouver aux prises d'ennemis inconnus, ces gens du Zodiaque, ceux qui jouaient selon un procédé un peu démodé, sentant le vieux roman populaire du XXe siècle, d'un signe ésotérique pour signer leurs abominations, d'un signe mystérieux qu'ils tatouaient sur le cœur de leurs victimes, ces gens - vivant on ne savait sur quelle planète, voire dans quelle dimension - semblaient en permanence épier les faits et gestes de Coqdor

Et ces êtres, Coqdor va rapidement s'en rendre compte, sont doués de métamorphisme, ce qui va entraîner des combats homériques et il ne sera pas au bout de ses surprises. Le lecteur non plus.

 

Maurice Limat, en bon auteur de science-fiction, imagine des méthodes nouvelles, des appareils révolutionnaires, dont il était à l'époque où il rédigeait ce roman - 1969 - impossible de penser qu'un jour proche ils existeraient. En effet, Coqdor et Muscat peuvent converser et communiquer à l'aide d'un objet appelé sidéroradiotélé avec écran miniature, de n'importe quel endroit où ils se trouvent. Ainsi, alors que Coqdor et ses amis se trouvent sur la planète Accora, premier relais du Capricorne, il peut non seulement s'entretenir et mais voir Robin Muscat qui se trouve dans une espèce de caverne dans le Hoggar, site montagneux au sud de l'Algérie.

Première édition Collection Anticipation N°379. Editions Fleuve Noir. Parution 1969.

Première édition Collection Anticipation N°379. Editions Fleuve Noir. Parution 1969.

Réédition collection Super Luxe N°147. Editions Fleuve Noir. Parution janvier 1984.

Réédition collection Super Luxe N°147. Editions Fleuve Noir. Parution janvier 1984.

Le quatorzième signe du Zodiaque, de Jean-Marc Lofficier et Jean-Michel Archaimbault.

Construit comme une suite logique du Treizième signe du Zodiaque, par Jean Michel Archaimbault d'après un scénario très précis de Jean-Marc Lofficier, ce roman permet de retrouver la plupart des protagonistes du précédent, mais également de se remémorer ou de plonger dans l'univers littéraire de Maurice Limat.

Car Maurice Limat laissait une porte entrebâillée à la fin du Treizième signe du Zodiaque, porte que nos deux compères se sont empressés de franchir afin d'apporter des éléments supplémentaires et complémentaires au précédent roman.

Cladek Halstar, l'une des victimes de la mystérieuse secte du Zodiaque, délire dans sa chambre au nouvel hôpital psychiatrique Sainte-Anne à Paris-sur-Terre. Les médecins peuvent s'en rendre compte en l'entendant déclamer une sorte de poème dédié à l'oiseau-foudre. La nuit même, une silhouette entièrement habillée de noir pénètre dans la pièce, sort Cladek Halstar de sa démence et ils s'enfuient tous deux par les toits.

Devenu commissaire, Robin Muscat se voit attribuer un jeune inspecteur débutant, Marc Vérano, lointain descendant du célèbre détective des fantômes Teddy Vérano. Pour l'heure, c'est une organisation criminelle qui occupent leurs pensées, le Cercle Noir. Et Vérano a réussi a localiser l'une des cellules, à Melun-3.

L'offensive est menée contre des individus en combinaison couleur nuit par les hommes de l'Interplan. Quelques policiers restent sur le bitume et la plupart des membres du Cercle Noir sont annihilés. Toutefois la surprise provient de la découverte sur le corps de l'un d'eux d'un tatouage semblable à celui découvert dans le précédent épisode.

Robin Muscat en informe immédiatement son ami Bruno Coqdor, le Chevalier de la Terre, mais leurs analyses de la situation divergent. S'agirait-il d'une recrudescence des méfaits du maître du Zodiaque, malgré sa parole donnée, ou alors se pourrait-il qu'une autre secte issue de la première soit née de ses cendres et qu'une nouvelle guerre soit déclenchée ? Les deux amis se quittent légèrement fâchés, chacun s'accrochant à sa position et ils vont devoir enquêter, d'abord séparément, confortés dans leurs sentiments par des événements divers.

Le premier acte se produit lorsque la sonnette d'entrée de l'appartement de Coqdor retentit. Lorsqu'il ouvre la porte, c'est pour recueillir dans ses bras la belle et ténébreuse Giovanna Hi-Ling, la sino-italienne autre personnage présent dans l'épisode du Treizième signe du Zodiaque.

A nouveau les deux amis vont affronter de terribles dangers et s'apercevoir qu'il vaut mieux s'unir que se faire la tête à cause d'une appréhension différente de la résurgence du Zodiaque.

 

Dans un style un peu plus verbeux et un peu moins nerveux que celui de Maurice Limat, cet épisode offre l'avantage de prolonger le plaisir de lecture et de plus évoquer certains épisodes des aventures de Robin Muscat et surtout Bruno Coqdor.

Ainsi le lecteur est invité à visiter une partie de l'appartement du Chevalier de la Terre, dans les pièces où sont entreposés tous les trophées, objets, babioles et souvenirs récoltés au cours de ses missions. Et les références sont nombreuses, ce qui prouve que les auteurs connaissent l'œuvre de Maurice Limat dans la collection Anticipation et ont pris des notes lors de leurs lectures.

 

Chroniques de lectures Maurice Limat :

Chronique d'un essai de Jean-Michel Archaimbault :

Chronique d'un roman de Jean-Marc Lofficier :

J.-M. LOFFICIER et J.-M. ARCHAIMBAULT : Le quatorzième signe du Zodiaque. Inédit. Précédé de Le treizième signe du Zodiaque de Maurice LIMAT. Postface et étude de Jean-Michel Archaimbault. Collection Blanche N°2028. Editions Rivière Blanche. Parution décembre 2006. 364 pages. 20,00€.

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 11:05

Le bon temps du Fleuve Noir Populaire ! Mais ça, c'était avant...

Daniel RICHE présente : Futurs Antérieurs, 15 récits de littérature steampunk.

Au sommaire de cet ouvrage, une préface signée Daniel Riche, quinze textes soigneusement sélectionnés par le même Daniel Riche (lequel dirigea notamment les collections Gore et Aventures sans Frontière, fut le rédac’ chef de Fiction, d’Orbites et signa des scénarii de cinéma et de télévision), un dictionnaire des auteurs, des illustrations de Fred Blanchard et Fabrice Le Minier.

Parmi les signataires, Daniel Walther, Roland C. Wagner, Michel Pagel, Laurent Genefort, René Réouven, Jean-Marc Ligny, Jean-Claude Dunyach, Christian Vilà, Francis Valéry et de petits nouveaux prometteurs (pour l'époque) tels que Sylvie Denis, Thomas Day, David Calvo, David Prasson, Yves Letort et enfin quelqu’un qui se fait trop rare Michel Demuth. Mais penchons nous un peu plus sur ce beau bébé.

D’abord, que veut dire Steampunk ?

C’est pour l’auteur un exercice dans lequel il doit imaginer jusqu’à quel point le passé aurait pu être différent si le futur était arrivé plus tôt. Il ne s’agit donc pas d’uchronie, qui réécrit le passé dans un monde différent, mais d’allier le futur au passé avec les armes littéraires et scientifiques dont nous disposons à l’heure actuelle.

Tous les auteurs rassemblés dans ce recueil n’ont pas toujours réussi à interpréter cette définition, mais ne boudons pas notre plaisir.

Avec Celui qui bave et qui glougloute, Roland C. Wagner nous entraîne dans un western parodique et farfelu dans lequel évoluent Kit Carson, les Frères Dalton, et quelques autres personnages bien connus, confrontés au mythe de Chtulhu de Lovecraft. Un pur joyau tout comme Âme qui vive de René Réouven qui redonne vie une fois de plus à quelques romanciers du XIXème siècle avec l’érudition et le talent que nous lui connaissons.

Muchamor de Christian Vilà nous emmène dans la Russie alors que le régime tsariste est sur son déclin et que Raspoutine mène la danse. Michel Pagel renoue dans L’étranger, avec une forme littéraire peu souvent usitée, la narration épistolaire dont le contexte spirite permet à l’auteur de confronter dreyfusards et anti dreyfusards.

Le véritable voyage de Barbicane de Laurent Genefort s’inscrit dans les voyages extraordinaires de Jules Verne, le fabuleux De la Terre à la Lune, et Les premiers hommes dans la Lune de Wells. Jean-Claude Dunyach propose une aventure inédite du professeur Challenger, héros créé par Conan Doyle et le fait évoluer à Toulouse alors que Clément Ader s’obstine à démontrer que le plus lourd que l’air peut voler.

Les textes de Sylvie Denis, David Calvo, Thomas Day ou encore David Prasson sont un ton en dessous mais laissons leur le temps de s’affirmer, quand à celui de Daniel Walther, qui reprend le mythe de Mayerling, il m’a quelque peu déçu. Peut-être parce que j’attendais plus d’un auteur confirmé.

Yves Letort nous invite à découvrir Théophile Grandin, un texte servi par les illustrations de Francis Le Minier.

Quant à la préface de Daniel Riche, elle est justement très riche, érudite, et évite l’écueil du pontifiant. En vérité je vous le dis, ce recueil est une véritable bible que doivent se procurer tous les amateurs d’aventures et de lecture populaire.

 

Daniel RICHE présente : Futurs Antérieurs, 15 récits de littérature steampunk. Collection Grands Formats. Editions Fleuve Noir. Parution 21 avril 1999. 624 pages.

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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 10:33

Comme un ouragan...

François RAHIER : L'ouragan des Enfants-Dieux.

Dans le froid, la neige, deux hommes surveillent deux enfants et un chien qui s'ébrouent, s'ébattent en riant.

Ce sont des chasseurs d'une espèce nouvelle. Des chasseurs d'enfants.

Il les traquent et les conduisent à une destination inconnue. Des rumeurs circulent. Il paraitrait que les gosses serviraient à alimenter en chair fraîche des laboratoires. Des rumeurs.

Depuis l'explosion, conséquence funeste d'adultes jouant à la guerre, tout est désorganisé, retour à un monde aride et inhumain. Les pillards quadrillent les vallées, les montagnes.

Entre Hilberto, le chef du convoi, et Jori, le gamin arraché à se tranquillité, la méfiance règne. La méfiance et la haine. Hilberto et ses six compagnons qui se disputent un pouvoir illusoire encadrent une quarantaine d'enfants perdus dans la tourmente d'éléments déchaînés.

C'est l'hiver, saison de la froidure et aube de la création.

Jori veille sur Mogol, le petit débile, et sur Husband le chien. Chez les enfants comme chez les adultes, des clans se forment. Des complots se fomentent, des idées de révolte gagnent les esprits. La caravane avance péniblement, bravant tous les dangers.

La nature et l'homme conjuguent leurs efforts, accumulant les embûches sur leur route. Au bout du voyage, le printemps ou l'enfer.

 

L'ouragan des Enfants-Dieux est construit comme si deux histoires prenaient le relais, s'imbriquant peu à peu l'une dans l'autre.

La première partie, à la narration plus fluide, relate l'intégration de Jori et de ses deux compagnons dans le convoi et le long cheminement dans la nature hostile et déchaînée.

La seconde partie, plus hermétique, se veut un peu la parabole sur les progrès de la science et leurs applications à des fins malveillantes.

Mais c'est surtout l'antagonisme dans les relations entre enfants et adultes qui prévaut, et l'incompréhension entre deux mondes, deux époques de la vie, le tout régit par la méfiance et les mensonges.

 

François RAHIER : L'ouragan des Enfants-Dieux. Collection Anticipation N°1853. Editions Fleuve Noir. Couverture de Florence Magnin. Parution décembre 1991. 192 pages.

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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 16:28

L'inusable Perry Rhodan...

Jean-Michel ARCHAIMBAULT : Perry Rhodan, lecture des textes.

Jean Michel Archaimbault, grand spécialiste de Perry Rhodan devant l’Eternel et les autres, a consacré un ouvrage de référence à cette saga unique dans les annales spatiales, si l’on excepte celle de Georges-Jean Arnaud avec la mémorable Compagnie des Glaces.

La saga Perry Rhodan a débuté le 8 septembre 1961 en Allemagne et dès le départ le succès a été foudroyant. Alors que les auteurs n’escomptaient écrire qu’une cinquantaine d’épisodes, il leur fallut remettre chaque semaine la plume dans l’encrier. Heureux Clark Darlton et K.H. Scheer qui avaient véritablement trouvé le filon d’une série populaire dépassant en audience le fameux Jerry Cotton. Et de s'adjoindre des collaborateurs qui écrivirent les épisodes suivants, tout en gardant l'esprit et la lettre à l'aide d'une bible.

Un fabuleux travail de Jean-Michel Archaimbault, et la réhabilitation d’une série trop souvent décriée par les critiques. Faut avouer que cette saga d’origine allemande, donc ne possédant pas la même aura que la production américaine en général, est connue et méconnue à la fois en France. Cent trente et quelques volumes, soit un peu plus de deux cents épisodes traduits seulement en France depuis 1966 jusqu'en 1999, alors qu’en Allemagne on arrive allègrement à plus de deux mille titres, voilà de quoi faire rêver.

Jean Michel Archaimbault fournit la chronologie, critique et commente, décortique la série cycle par cycle, présente les différents auteurs, et propose mille petits détails capables de réjouir tout un chacun, les fans comme les autres.

Le propos de Jean Michel Archaimbault est de démontrer l’intérêt de ces aventures, d’expliquer leur succès, aussi bien en Germanie que durant un certain temps aux Etats-Unis. Mais il va plus loin car rien qu’à la lecture de son ouvrage on a envie de lire, de s’imprégner de cette saga pas comme les autres. Bravo.

Quant à la collection Référence qui abrite cet ouvrage, elle s’affirme au fil des ouvrages proposés comme une collection indispensable aux amateurs de littérature populaire, quel que soit leur genre de prédilection.

Depuis quelques années, les éditions Pocket ont repris le flambeau des éditions Fleuve Noir qui avaient d'abord publié les premiers romans dans la collection Anticipation, à raison de deux titres par volume, puis avaient créé une collection particulière à ce navigateur de l'espace.

 

Jean-Michel ARCHAIMBAULT : Perry Rhodan, lecture des textes.

Jean-Michel ARCHAIMBAULT : Perry Rhodan, lecture des textes. Collection Références N°10. Editions Encrage. Parution février 1999. 184 pages. 10,20€.

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12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 08:33

A défaut d'une épaule féminine compatissante...

Alain PARIS : Sur l'épaule du Grand Dragon.

Après Svastika et Le Seigneur des Runes, voici la suite des aventures d'Arno von Hagen.

Résumé des épisodes précédents :

Parce qu'il a refusé ses faveurs à Asbod, la maîtresse de son père, Arno von Hagen, de jeune seigneur riche et puissant va devenir esclave et toute sa famille est décimée, périssant sous la hache du bourreau à la suite d'un horrible complot.

C'est l'an 800 du Reich et l'Allemagne étend sa puissance, sa domination sur pratiquement toute l'Europe. Mais une Europe qui est redevenue médiévale, superstitieuse, livrée aux mains de sectes secrètes et jalouses les unes des autres.

Parmi ces sectes avides de pouvoir, la Sainte-Vehme, qui ressemble à s'y méprendre à l'Inquisition espagnole.

Existe également le Vril, société composée de savants et d'astrologues, et la Fraternité Runique, confrérie guerrière.

Arno von Hagen est engagé par la Fraternité Runique et grâce à sa valeur guerrière, sa bravoure, son courge, son esprit d'initiative, il monte aussi bien dans l'estime de ses nouveaux maîtres que dans l'échelle sociale.

Mais le désir de venger sa famille le taraude.

Le Vril et les Runes mettent leurs forces en commun pour lutter contre la Sainte-Vehme.

Envoyé en mission, Arno fera la rencontre en cours de route d'une jeune femme, Adallinde, qui appartient au groupe Stern. Est-elle amie ou ennemie ? Quel est ce mystérieux groupe Stern ?

 

Ce roman plein de fureur, de combats, d'actions, d'épisodes mouvementés fait penser aux bons vieux romans de cape et d'épées, avec justement ses combats, ses traquenards, ses sociétés secrètes, ses héroïnes mystérieuses.

Un roman fort, bien enlevé, rapide, et qui ne laisse qu'un regret : attendre quelques semaines ou mois pour connaître la suite des aventures du jeune Arno et de ses compagnons. Un roman, ou plutôt une série au souffle épique, digne des grands feuilletonistes des siècles derniers.

 

Première édition collection Anticipation N°1640. Editions Fleuve Noir. Parution septembre 1988. 192 pages.

Première édition collection Anticipation N°1640. Editions Fleuve Noir. Parution septembre 1988. 192 pages.

Alain PARIS : Sur l'épaule du Grand Dragon. Le Monde de la Terre Creuse 3. Collection Imaginarium. Editions Livre-Book. Version numérique. Parution 6 août 2016. 2,99€.

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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 13:58

Et l'amas est mon tout... comme dirait Serge.

P.-J. HERAULT : La fédération de l’amas.

Au bout de onze ans de guerre, Procyon et Altaïr ont signé un traité de paix. Les soldats n’ont plus la cote.

Ils sont poursuivis, asservis, tabassés dans la plupart des cas.

Ael Madec, ex capitaine des Brigades d’Assaut d’Altaïr et son compagnon et ami le Sarmaj Michelli en font la douloureuse expérience dans une cafet’ d’une obscure petite planète peuplée de pionniers. Les consommateurs s’en prennent à une jeune militaire de Procyon, Katel qui comme eux porte les costumes défraîchis de l’armée. Malgré la virulence de leurs agresseurs, ils parviennent à prendre la fuite à bord de leur barge, un surplus qu’ils ont acquis grâce à leur pécule, semant leurs poursuivants dans un amas de météorites. Ils atterrissent sur une planète inconnue, composée principalement de sable et de mers.

Lors de leur exploration, Ael trouve des sortes de roses des sables, rouges et vertes, translucides, puis d’autres, plus rares de couleur blanche. Bientôt les trois compagnons s’aperçoivent que ces pierres en forme d’étoile leur confèrent d’étranges pouvoirs.

D’abord c’est la télépathie qui se manifeste, puis la télékinésie, enfin le téléportage. Mais ce n’est pas tout. Ils se mettent en relation avec les auras, les âmes des morts. Ils quittent la planète et se posent sur une autre qui elle est plus habitable et qu’ils nomment Amas II.

Ael pense pouvoir trouver un débouché financier en se servant de leurs trouvailles et les trois compagnons repartent vers des satellites d’Altaïr. Là ils se rendent compte que la traque des anciens soldats est de plus en plus virulente.

Ael décide alors de déclarer sa découverte auprès de l’Organisation des Fédérations Galactiques et d’en demander la protection. Ainsi ils possèderont un statut particulier qui devrait les mettre à l’abri de toutes représailles et de réunir leurs anciens compagnons d’arme, de Procyon ou d’Altaïr afin de constituer une communauté paisible sur Amas II.

 

La Fédération de l’Amas est le genre de livre, qui malgré ses 400 pages, se dévore d’une traite et l’on aimerait qu’il ne se termine jamais.

Beaucoup d’action, de suspense, mais aussi d’humanisme. Ael est parfois, à son grand regret, contraint de déroger à ses engagements moraux. Lui qui se veut pacifiste est obligé d’utiliser la manière forte. Comme quoi tout ne se règle pas toujours par des grandes paroles et des envies.

Il faut se montrer convaincant et belliqueux, malgré soi, d’une façon expéditive quitte à gérer seul ses états d’âme. Et lorsque l’un des protagonistes déclare que l’Etat, afin de se concilier les bonnes grâces de son électorat, de mettre à l’index les combattants qui furent un temps les héros, malgré eux, les sauveurs recrutés, on ne peut s’empêcher de penser à ce que sont devenus les ressortissants Africains et les Harkis lorsque la paix a été signée entre les nations belligérantes.

Mais ceci n’est qu’un aspect du roman qui comporte un message d’espoir.

P.-J. HERAULT : La fédération de l’amas. Collection Blanche. Rivière Blanche N°2005. 392 pages. 20,00€.

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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 08:45

Mais l'aurore d'un nouvel ami ?

François RAHIER : Le crépuscule du compagnon.

Au fin fond de la Galaxie, existe un monde étrange nommé Elettreterre.

Une cité quelque peu médiévale dont le rythme est régi par un soleil au nom d'Aloysius et son satellite Compagnon.

Pendant une certaine durée dans l'année s'installe le crépuscule, sorte d'éclipse qui dure des semaines et pendant lesquelles la liesse populaire s'exprime de façon anarchique.

Un peu comme dans les kermesses de la bière ou le Carnaval de Venise. Tout est permis, même les complots qui agitent la classe dirigeante.

Un jour s'échoue sur la plage d'Elettreterre un étrange naufragé. Il ressemble étonnamment à l'un des meneurs d'une insurrection déroulée quelques vingt-cinq ans auparavant et nommé Sandro Wasani. Il s'appelle Roj Sanders.

Fait prisonnier l'homme est emmené dans les fermes marines d'Anta'ar dirigées par un despote : Damasio.

Il participe à une rébellion et est sauvé par de curieux personnages. Complots, magouilles, dissidences, trahisons se succèdent et personne ne fait plus confiance à quiconque.

Certains redoutent la prise de pouvoir par des morts animés d'une seconde vie. Des morts venus d'ailleurs.

 

Le crépuscule du compagnon est un roman un peu touffu, confus, aux personnages complexes, ambigus, et dont la trame est elle-même complexe et ambigüe. Comme si l'auteur avait été brimé et bridé par la pagination imposée et donc qu'il n'ait pu développer entièrement son propos. Pourtant son style est travaillé et agréable, laissant augurer un avenir prometteur.

François Rahier faisait partie de la nouvelle génération d'auteurs qui firent leur entrée à cette époque dans la collection Anticipation, apportant un souffle de jeunesse et de renouvellement parallèlement aux romanciers déjà bien installés. Cette nouvelle génération avait pour noms : Max Anthony, Laurent Généfort, Bertrand Passegué, Samuel Dharma, Michel Pagel, Roland C. Wagner. Certains ont su tirer leur épingle du jeu, trouvant de nouveaux éditeurs, lorsque le Fleuve Noir abandonna lâchement cette collection mythique, remplacée par une nouvelle collection qui n'obtint pas l'adhésion des lecteurs.

 

François Rahier a également écrit :

L'ouragan des enfants-dieux. Collection Anticipation N°1853. Edtions Fleuve Noir.

Le canevas des dieux. Collection Blanche N°2036. Edition Rivière Blanche.

François RAHIER : Le crépuscule du compagnon. Illustration de couverture Florence Magnin. Collection Anticipation n°1660. Editions Fleuve Noir. Parution décembre 1998. 192 pages.

Disponible en version numérique. 4,49€.

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 13:53

Un recueil en forme de testament...

Boris DARNAUDET : Chroniques cruelles d'hier et de demain.

Il est difficile pour un chroniqueur de présenter un recueil de textes écrits par un romancier et nouvelliste en devenir parti voir si ce qu'il avait imaginé correspondait à la réalité.

Le 30 août 2015, Boris a décidé de rejoindre le paradis des romanciers. C'est son choix que l'on doit respecter. Pourquoi, comment, faut-il vraiment épiloguer sur ce départ ? Il reste ses écrits, et le mieux pour lui rendre hommage, est de les lire.

Personnellement, je ne connaissais pas Boris. J'ai fait sa connaissance en 1997 avec le roman Daguerra cosigné François et Boris Darnaudet. Après quelques autres collaborations plus appuyées, Boris a décidé de voler de ses propres ailes et son premier texte en solo lu est Le projet Obis réédité dans ce recueil. Puis ce fut La colère des Dieux Aztèques chez Amazon. Plus quelques nouvelles dispersées ici ou là dans des revues mais le plus souvent en collaboration avec François son père, figure tutélaire. Sans oublier la saga de Xavi, De Barcelona à Montsegur (volume 2) et Détruire Roma (volume 3 à paraître), une œuvre collective à laquelle ont participé François Darnaudet, Gildas Giraudeau et Philippe Ward et éditée chez Rivière Blanche.

Ce recueil comprend donc trois romans, Chroniques de Don Emilio, Projet Obis et Le cycle du Cube, une novella Nindô qui devait faire l'objet d'un roman mais reste inachevé et sept nouvelles. Trois d'elles relève du domaine de la SF, les quatre autres du domaine fantastique.

Il est à noter que souvent pour ses romans, Boris les construisait à partir de nouvelles qu'il cannibalisait, le tout formant un texte pourtant très compact.

Par exemple la nouvelle Celui qui sème parue précédemment en solo dans le volume Projet Obis a été intégrée dans Chroniques de Don Emilio. Pour mémoire : Celui qui sème nous invite à effectuer un petit voyage en arrière de quelques siècles au moment où les Espagnols tuaient sans état d’âme et avec la bénédiction de la religion les autochtones des nouveaux territoires découverts par les explorateurs intrépides. Mais imposer sa religion par la force, assassiner, exterminer sans vergogne la population locale est sans compter sur les dieux des contrées ainsi conquises. La nouvelle L'argent du voleur, parue dans Lanfeust Mag N° 152 en 2012, constitue le premier chapitre des Chroniques de Don Emilio. Ces chroniques ont été inspirées par la lecture de La conquête du Mexique par Bernal Diaz Del Castillo, et l'univers de cette invasion espagnole au pays des Aztèques lui avait également fourni la trame La colère des dieux aztèques.

Parmi les nouvelles de SF : Le sas qui est une allégorie concernant la surpopulation. Heng est un employé un peu particulier. Il est chargé de procéder à l’élimination par injection des personnes qui désirent se faire euthanasier. La population a été classifiée et ce matin-là se présente un vieil homme, un quinquagénaire, un SDF classé Epsilon. Justement ce sont ceux-là qui doivent mourir en priorité. Mais les candidats à la mort sont nombreux et volontaires. On retrouve peut-être l’influence de Aldous Huxley et de Le meilleur des mondes avec cette classification alphabétique grecque des individus.

Mille Milliards de New-Yorks est à la nouvelle fantaisiste ce que la chanson à texte est à la chanson de variété. Un peu comme La mémoire et la mer de Léo Ferré par rapport à La danse des canards. C'est beau, de la prose poétique qui se veut joyeuse mais m'a semblé légèrement opaque.

 

Le dernier métier est tout aussi dérangeant que Le Sas, et pourtant bien réel car déjà les prémices se font sentir insidieusement. L'univers des jeux vidéos ou plutôt des joueurs qui consacrent leur vie à cette passion qui devient une drogue. X@ndor777 pratique les jeux vidéos, surfe sur la Gameframe comme 99,99% des citoyens. Et il est tout étonné d'apprendre que d'autres individus se réunissent afin de discuter sans être assujettis à cette nouvelle drogue mentale. Il est ami avec Morpheus, un écrivain-scénariste, la dernière profession existante. Tout le reste est effectué par des machines qui fonctionnent de manière autonome. Et l'amour dans tout cela ?

Parmi les nouvelles dites fantastiques, j'ai particulièrement apprécié La nuit du bayou, qui nous plonge quelque peu dans l'atmosphère d'un vieux feuilleton télévisé, et se range dans ce genre quelque peu délaissé, le western fantastique. Tim l'Irlandais et ses amis, le vieux chamane Chactun et le moine guerrier Li, se présentent chez Richmond, le maire de La Nouvelle-Orléans, dont la fille a disparu. Ils se font fort de la retrouver mais d'autres prétendants détectives sont déjà sur place. Notamment Jim South et son acolyte Artemus Goudron. Mais à cette disparition se greffe une autre histoire, celle de documents dont la valeur est jugée inestimable.

Le cinglé est l'un des premiers textes de Boris et tient en trois pages denses. Fred est paranoïaque et schizophrène, qui pense qu'on lui en veut. Il se méfie de tout et de tous, masquant par un bout de scotch la caméra de son ordinateur et suivant des cours de krav maga. Mais qu'en est-il vraiment et sa défiance est-elle justifiée ?

Dans Réflexions sur la vie et la mort, un extrait du journal de Boris est extrêmement significatif des doutes de l'auteur. Et cette phrase ne peut laisser indifférent :

Si notre vie n'est pas due au hasard, la mort permet de connaître la vérité ou tout au moins est le pas suivant vers la découverte de notre vraie nature.

L'on appelle cela de la folie, mais moi, j'appelle cela de la curiosité.

 

Salut Boris ! Je ne te connaissais pas mais j'ai passé d'agréables heures en ta compagnie !

TABLE DES MATIERES:

Préface de Philippe Ward.

 

Chroniques de don Emilio.

 

Nouvelles de sf

-- Le sas

-- Mille milliards de New-Yorks

-- Le dernier métier

 

Projet obis.

 

Le cycle du cube :

-- Gro-mak-gra-che

-- Le dieu venu d'un autre monde

-- Jérusalem

-- La traque sans fin.

 

Nouvelles fantastiques

-- La nuit du bayou

-- Le cinglé

-- Le père Léon

-- Fin de vie

 

Nindô


Réflexions sur la vie et la mort. Extrait de Journal
Biobibliographie
Bibliographie
Postface de Sergueï Dounovetz.

 

Boris DARNAUDET : Chroniques cruelles d'hier et de demain. Hors collection. Editions Rivière Blanche. Parution 1er juin 2016. 312 pages. 18,00€.

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 09:51

La clonerie est humaine...

Gilles BERGAL : Dérive.

Eden, gigantesque île spatiale sur laquelle s'est réfugiée l'humanité, ou ce qu'il en reste, soit une dizaine de millions de personnes, vit des heures troubles.

Un vent de rébellion est en train de souffler qui peut dégénérer en tempête. A l'origine de ces perturbations, une loi inique dont peu à peu ceux qui en subissent les effets, les conséquences, veulent l'abolition.

Il faut dire que la population d'Eden se compose par moitié d'originaux et par moitié de clones. Or selon cette loi, les clones ne peuvent survivre à leurs originaux. S'ils obtiennent un sursis, leur avenir reste malgré tout sombre. Rares sont ceux qui devenus orphelins ont une vie normale. Pourtant, sans leurs clones, que seraient les originaux ? Pour marquer la différence entre originaux et clones, car derniers possèdent des mains noires, ce qui les font repérer immédiatement car seul ce signe diffamant permet de les différencier.

RayD, le clone de Ray Ghurdal, célèbre parolier et écrivain, est obligé de s'enfuir, son original venant d'être assassiné. Sa surie consiste en la fuite. Mais pourtant il ne veut rester passif et prend la tête du mouvement des affranchis, ceux qui refusent cet esclavage moderne. Manuel Rissi, Grand maître et fondateur d'une secte intolérante et fanatique, les Pénitents, n'a qu'un but : poursuivre et exterminer les clones, empêcher leur prolifération.

 

Gilles Bergal, alias de Gilbert Gallerne, et qui signait ces deux romans proposés aujourd'hui en un seul volume sous le pseudonyme de Milan, nous livre une réflexion sur la société actuelle, plus particulièrement exacerbée en cette période électorale, c'est à dire en 1988 lors de la sortie de ces deux titres.

La science-fiction n'est qu'un prétexte et le thème des clones et de leur rejet d'une société lorsqu'ils ne sont plus utiles à cette société, n'est en fait que la transposition d'un problème récurent et toujours à la pointe de l'actualité : le racisme. D'ailleurs les clones sont porteurs de mains noires, image assez explicite en elle-même.

De même, l'histoire débute comme un roman policier noir conventionnel et n'est pas sans rappeler certains ouvrages dénonçant les agissements de sectes fanatiques comme celles qui composent le Ku-Klux-Klan américain et dont les résurgences sporadiques secouent le Sud des Etats-Unis.

A l'époque où je rédigeais cette chronique, j'écrivais que Milan n'était pour moi que le pseudonyme d'un écrivain dont ce n'était pas la première production. Car si tout y est agencé, tout ce qui apparemment est sans lien, se retrouve complémentaire, tout y est habilement porté à un paroxysme au fil des chapitres, il ne s'agit pas d'un premier roman.

Au fait, pourquoi appelle-t-on ceux qui écrivent à la place des romanciers bien en place, des Nègres ? Bonne question n'est-ce pas ? Et qui complète l'analogie et la parabole de Milan, Gilles Bergal, puisque justement Ghurdal est parolier et romancier mais c'est son clone qui tient la plume.

 

Le Clone triste. Anticipation N°1616. Mars 1988.

Le Clone triste. Anticipation N°1616. Mars 1988.

Le rire du Klone. Anticipation N°1618. Avril 1988.

Le rire du Klone. Anticipation N°1618. Avril 1988.

Gilles BERGAL : Dérive. Comprend Le Clone triste et Le rire du Klone. Collection Objectif Noir. Version numérique Kindle. 4,99€.

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 08:07

Bon anniversaire à Yves Frémion né le 14 juin 1947.

Yves FREMION : Ronge.

Roman d'anticipation peut-être, mais plus que de l'anticipation ou de la science-fiction, Yves Frémion a écrit un roman constat.

Ce qui pourrait se passer dans un club de vacances, où tout est centralisé, fonctionnel, pensé en fonction d'un certain type de vacanciers, celui justement du vacancier type.

Tout est programmé, chacun ne peut y trouver que du plaisir.

Le vacancier qui arrive sur Faluce, c'est le nom du village, le vacancier est roi et s'il doit se plier à certaines exigences, c'est pour son bonheur, pour que son séjour soit le plus agréable possible.

Tout lui est fourni, en quantité suffisante, pour ne pas parler de gâchis, donc il ne peut être question de réclamer quoi que ce soit.

Alimentation, amour à discrétion, que peut-on demander de mieux ?

Mais il ne faut pas oublier que plus le fruit est beau, plus il parait sain, plus le ver qui le ronge peut prendre des proportions inquiétantes.

 

Ce roman d'Yves Frémion est un peu la parabole et l'univers de ces clubs de vacances où le tout est proposé, rien n'est imposé fait frémir.

Vive la toile de tente et le camping sauvage.

Construit comme un puzzle où chaque pièce suffit à elle-même ou presque, ce roman culmine dans une seconde partie apocalyptique.

Pouvait-il en être autrement ? Je ne le pense pas.

Je retire quand même un réconfort à la lecture de ce livre ambigu : celui d'être un vacancier indépendant qui n'a besoin de personne pour lui organiser son temps libre.

Extrait de la quatrième de couverture :

Qui sont les vrais acteurs de ce roman ? Qui le raconte ?

 

Les 24 heures du livre. Le Mans, octobre 1988.

Les 24 heures du livre. Le Mans, octobre 1988.

Yves FREMION : Ronge. Collection Anticipation N°1647. Editions Fleuve Noir. Parution octobre 1988. 192 pages.

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  • : Bienvenue dans la petite encyclopédie de la littérature populaire. Chroniques de livres, portraits et entretiens, descriptions de personnages et de collections, de quoi ravir tout amateur curieux de cette forme littéraire parfois délaissée, à tort. Ce tableau a été réalisé par mon ami Roland Sadaune, artiste peintre, romancier, nouvelliste et cinéphile averti. Un grand merci à lui !
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