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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 16:19

La parole est d'argent mais le silence est d'or...

Jean-Michel LECOCQ : Les bavardes.

Les vacances à Sainte-Maxime, le commandant Tragos les savoure au comptoir son hôtel restaurant.

Un peu plus loin, à une table, deux femmes dégustent leur thé en papotant. Le serveur très prolixe lui confie que le patron les a surnommées les Bavardes, en référence à un tableau de Noëlle Mauret datant de 1989. Effectivement le loufiat montre la toile à Tragos, mais celui-ci n'en n'a rien à faire. Ce n'est pas parce qu'il n'apprécie pas l'art pictural, mais parce qu'il a connu vingt ans auparavant.

Charlotte Visani était médecin légiste à Marseille alors que Tragos venait d'être affecté à l'Evêché au début des années 1990. Il avait travaillé quelques temps avec elle sur certaines affaires, puis elle était partie à l'étranger. Depuis, il est monté en grade mais est toujours en poste à la police judiciaire marseillaise. La compagne de Charlotte, Mélanie, fut également en poste à la Crim, durant dix ans, partie juste avant sa nomination.

Mais ce n'est pas parce qu'il est en vacances que les affaires sont en suspens. D'abord il y a le cas Pavlidis, un truand qui vient de se faire la belle. Il faisait partie en 1980 à une bande appelée les Beaux Gosses, dirigée par Max Germanos et réalisé le braquage d'un fourgon blindé. Les membres de la bande ont été arrêtés, le cerveau de l'opération braquage est décédé dans sa voiture accidentée, et l'argent n'a pas été retrouvé. Mais peut-être y aurait-il eu un des braqueurs qui n'aurait pas été identifié, c'est ce que tout laisse supposer.

Un cadavre est découvert dans le port azuréen. Particularité, il lui manque un bras et la tête. Aucun doute, le coupable voulait dissimuler une marque pouvant l'identifier.

Normalement cette affaire ressort du domaine de la gendarmerie, mais comme Tragos est déjà sur place, et qu'éventuellement ce crime pourrait être mis sur le compte de Pavlidis, il est chargé par son patron de s'atteler à l'enquête. Il se rend à la morgue en compagnie de la toujours belle et sexagénaire Charlotte Visani, qui peut apporter un œil de spécialiste sur ce crime. Tout comme son collègue officiel qui a procédé à l'autopsie, elle remarque que le membre a été découpé dans les règles de l'art.

Tragos, toujours officiellement en vacances, met ses fidèles adjoints sur la piste du meurtrier qui se conduit en Petit Poucet, semant des cadavres autour de Sainte-Maxime mais également dans l'Ariège. Pivlatis est le premier suspecté, lui sur lequel se focalisent tous les soupçons, mais il ne faut pas négliger d'autres pistes, peu apparentes mais réelles.

 

Pour peu que le lecteur lise attentivement le texte, et ne saute pas des lignes ou des passages, si j'en connais qui le font pour avancer plus vite, il se doutera assez rapidement de la solution finale, ou tout au moins de l'identité du coupable. Ou des coupables.

Mais outre l'intrigue, malgré tout bien menée, ce sont les personnages qui gravitent dans cette histoire qui entretiennent l'intérêt. Comme le jeu des acteurs sans qui une pièce de théâtre ne passionnerait pas.

Tragos, policier qui joue parfois avec les règles et n'hésite pas à les enfreindre afin de parvenir à son but, mouillant par là-même ses adjoints, les plaçant dans des positions délicates vis-à-vis des autorités, gendarmerie, procureurs, voire ministère. Vergne, l'ancien, Venot, le jeune, tout est relatif, se voient confier des missions périlleuses. Mais Vergne jalouse plus ou moins son jeune collègue, croyant celui-ci plus dans les petits papiers du commandant, et par ce fait aspirant plus rapidement à une promotion, un grade qu'il pense lui être dévolu vu ses années de bons et loyaux services.

Les Bavardes également, Charlote Visani, l'ancienne légiste, et Mélanie Le Guen, l'ancienne policière, qui interfèrent plus ou moins dans l'enquête et ont été plus ou moins mêlées dans l'affaire des Beaux Gosses trente ans auparavant.

Maud, la jeune journaliste du quotidien local et se comporte en reporter aguerrie, fouillant et n'hésitant pas à donner de son corps pour faire avancer son article. Elle est ambitieuse, certes, mais pragmatique, reconnaissante, et amoureuse.

Sans compter ceux qui sont réduits aux cailloux du Petit Poucet meurtrier, dont on découvre peu à peu les antécédents, et accessoirement les corps.

Pour ses vacances, Tragos a emporté un roman de Linwood Barclay, auteur dont dit Jean-Michel Lecocq en exergue : Un des meilleurs conteurs que je connaisse...

Linwood Barclay, j'en ai entendu parler, mais je n'ai rien lu de lui. Et ce n'est pas près d'arriver, car si Jean-Michel Lecocq effectue de temps à autre un résumé de ce que Tragos vient de lire, le policier ne semble pas passionné. En effet, du 17 juin 2012, au 6 juillet, de la même année je vous rassure, Tragos n'a pas le temps de lire entièrement ce livre. Une hérésie, même s'il a d'autres occupations, car au début tout du moins, il a du temps libre.

 

Jean-Michel LECOCQ : Les bavardes. Collection Zones noires. Editions Wartberg. Parution le 3 octobre 2016. 276 pages. 12,90€.

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 14:03

Hommage à Maurice Périsset décédé le 12 novembre 1999.

Maurice PERISSET : Les poignards de feu.

Horriblement défigurée, Valentine est irrémédiablement clouée dans un fauteuil roulant depuis l'accident de voiture survenu cinq ans auparavant.

Entre l'infirme et sa sœur Catherine, la fautive, de quinze ans sa cadette, les relations sont assez tendues.

Valentine passe son temps comme elle peut, assistée par Marie une jeune femme du village. Catherine, qui travaille en tant que secrétaire médicale à Toulon, effectue chaque jour quatre-vingts kilomètres et supporte de moins en moins cette charge.

Elles vivent dans une villa de location, à l'abri des regards indiscrets, alors qu'il serait si facile de vendre La Bastide rose, propriété inhabitée de Valentine, et de placer l'infirme dans une maison spécialisée tandis que Catherine s'achèterait un studio.

Bastien, dix-neuf ans, accusé d'avoir voulu étrangler sa jeune belle-mère, s'évade du Centre psychiatrique de Pierrefeu. Un fait-divers qui va précipiter les événements et exacerber la tension entre les deux sœurs. Bastien va trouver l'hospitalité auprès de Valentine mais pour peu de temps. Il est obligé de fuir.

La gendarmerie est sur les dents; le corps d'un clochard est découvert dans la forêt de Dom. Si le meurtre ne fait aucun doute, le lieu du crime est aléatoire. Bastien est soupçonné, d'autant qu'il a été vu en compagnie du vagabond faire la manche.

Catherine, qui rencontre en cachette son ami Sergio, un bellâtre, décide de partir en week-end. Marie s'occupera de Valentine. Le drame qui couvait s'embrase soudain. La forêt prend feu et Valentine qui était resté seule dans la villa a dû périr dans les flammes.

Marie et Catherine sont convoquées à la gendarmerie pour y effectuer leur déposition. C'est le moment que choisit Marie pour tenter un chantage auprès de Catherine. Elle lui donne même rendez-vous à la Bastide rose, cette fameuse bastide dont Valentine ne voulait se séparer sous aucun prétexte, et que Catherine aurait vendu avec joie.

D'ailleurs cet incendie d'origine criminelle n'a-t-il point été allumé afin de se débarrasser de l'infirme et d'un testament défavorable ?

 

L'épilogue de cette histoire est prévisible et hitchcockien.

La montée de la tension est toutefois admirablement décrite et même si lecteur se doute de ce qui doit inévitablement et logiquement se passer, il est pris par l'ambiance.

Une situation standard exploitée avec bonheur par un auteur qui excellait dans l'art du suspense.

Maurice PERISSET : Les poignards de feu. Collection Dossiers du Quai des Orfèvres. Editions du Rocher. Parution le 1ernovembre 1990. 240 pages.

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 06:18

Un roman qui ne laisse pas de glace...

J. J. MURPHY : L'affaire de la belle évaporée

En ce 31 décembre, durant les années 1920, l'effervescence règne dans l'hôtel Alconquin.

Tous les résidents sont invités à participer à fêter cet événement, dans la joie et la bonne humeur. Dorothy Parker, journaliste au New-Yorker, attend avec impatience son ami Robert Benchley dont elle est secrètement amoureuse. Mais son ami tarde à venir et Alexander Woollcott, autre compagnon et journaliste lui aussi la tanne pour organiser une partie d'un jeu de société dit du jeu de l'Assassin entre amis. Cela ne la tente guère et elle se défile.

Si Douglas Fairbanks et sa compagne Mary Pickford, qui organisent une réception dans leur luxueuse suite au dernier étage de l'établissement pavanent parmi les invités qui bientôt vont se bousculer près du buffet, d'autres résidents ne sont pas à la fête. Un cas de varicelle vient d'être détecté. Normalement cela ne devrait pas influer sur le déroulement de la joyeuse manifestation, seulement, le docteur Hurst, qui vient de recevoir un pli télégraphique, déclare soudainement qu'il s'agit d'un cas de variole. Et réclame la mise en quarantaine immédiate de l'établissement. Plus personne ne pourra sortir, plus personne ne pourra entrer.

Dorothy Parker est plus qu'inquiète. Heureusement son ami Benchley s'est infiltré au dernier moment et elle pousse un soupir de soulagement tout en lui adressant un énorme sourire.

Parmi les résidents, un hôte marque se fait discret. Il s'agit de Sir Arthur Conan Doyle qui est tourné vers le spiritisme et il n'apprécie que moyennement que Sherlock Holmes et ses exploits reviennent continuellement sur le tapis au détriment de ses autres œuvres. Dorothy le présente à Woollcott, qui ne réagit pas à cette confrontation amicale, mais l'exhorte à participer à son jeu de l'Assassin. Une demande que Conan Doyle refuse avec diplomatie.

Bientôt tout ce petit monde, quelques dizaines de personnes quand même, peuvent écluser des boissons alcoolisées, malgré les mises en garde de Franck Casey, le directeur de l'hôtel. La prohibition doit être respectée, du moins en public.

Arrive enfin le grand moment. Douglas Fairbanks présente à tous Lydia Trumbull, une actrice et reine de la soirée. Seulement l'aura de celle-ci est complètement éclipsée lorsque se présente Bibi Bibelot, une starlette en devenir, complètement nue mais ayant gardé ses chaussures, et parade parmi les invités. Elle fait sensation. Tous les hommes n'ont d'yeux que pour elle et surtout sa plastique, quelques femmes aussi.

Elle arbore autour du cou un médaillon, un objet que le docteur Hurst possédait et a remis à son ami Doyle, puis qui a changé de main, le bijou ayant été confié à Fairbanks. Bibi Bibelot s'introduit dans la salle de bain, et demande aux participants mâles d'aller chercher des caisses de champagne et de les vider dans la baignoire. Deux religieuses râlent devant cette impudeur affichée avec ingénuité. Le docteur Hurst s'introduit dans la salle de bain, la porte est fermée, des cris s'élèvent, puis il ressort. Il est presque minuit, et tout le monde est convié au rendez-de-chaussée afin de fêter le nouvel an. Peu après Bibi Bibelot sera retrouvée morte dans sa baignoire par Dorothy Parker. La porte est fermée à clef. Nulle trace de ce qui aurait pu provoquer le décès de la starlette. Est-ce un suicide ? Difficile d'y croire. Un meurtre ? oui, mais comment, par qui, car aucune blessure apparente ne laisse supposer que Bibi a été assassinée.

 

Voilà un problème de meurtre en chambre close qui va occuper durant toute la nuit Dorothy Parker, Benchley, Conan Doyle, Franck Casey, Douglas Fairbanks et quelques autres, seul Woollcott ne pensant qu'à son jeu de l'Assassin. Pourtant il ne s'agit plus de jouer mais bien de découvrir ce qu'il s'est réellement passé. D'autant que les policiers, en la personne du capitaine Church prévenu, ne peuvent entrer dans l'hôtel puisque celui-ci est placé en quarantaine.

Si la résolution de savoir comment l'assassin s'est débrouillé pour sortir de la pièce à l'insu de tous est assez simplette, reste le problème de savoir comment c'est déroulé ce meurtre, avec quelle arme et pourquoi. Le mobile pourrait en être le médaillon, mais comme dirait l'autre, que vient-il faire en cette galère ?

Une galère véritablement pour Dorothy Parker et son ami Benchley qui se croisent, se cherchent, se perdent de vue pour mieux se retrouver, à la poursuite d'un cadavre baladeur qui n'est autre que Bibi Bibelot, disparue en chaise roulante.

Quiproquos, courses poursuites, réparties égrillardes, jeux de mots, situations rocambolesques parsèment ce roman jubilatoire mais parfois un peu longuet. L'auteur semble tirer à la ligne, mais il est vrai que la nuit du 31 décembre au 1er janvier est l'une des plus longues de l'année.

Personnages réels, Dorothy Parker, Benchley et Woollcott et quelques autres ont effectivement existé, et personnages de fiction s'entremêlent pour une intrigue classique qui ne manque pas de charme, d'humour et de situations parfois rocambolesques. Si Conan Doyle devient l'assistant de Dorothy Parker dans la résolution de cette intrigue de meurtre en chambre close, un protagoniste du nom de Harpo Marx fait des apparitions épisodiques, dans un rôle de figurant endormi.

J. J. MURPHY : L'affaire de la belle évaporée (A friendly game of murder - 2013. Traduction Yves Sarda). Editions Baker Street. Parution le 3 novembre 2016. 336 pages. 21,00€.

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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 09:54

Aujourd'hui, fête de tous les saints, une pensée particulière pour les bibliothécaires avec Saint Laurent.

L. R. WRIGHT : Le suspect

A Sechelt, comme dans tous les autres villages qui parsèment la Côte du Soleil dans l’île de Vancouver, la police montée canadienne n’a qu’une activité assez restreinte.

Un meurtre sur la personne d’un vieux monsieur solitaire, voilà de quoi rompre la monotonie du commissariat et détourner l’esprit du brigadier Karl Alberg de ses soucis affectifs et domestiques.

Qui a pu tuer Carlyle Burke et pour quels motifs ? Le seul qui pourrait donner les réponses à ces questions et à quelques autres, est George Wilcox, son beau-frère, l’assassin.

A quatre-vingts ans, George, veuf depuis quelques mois, pacifiste convaincu, vient de perdre la tête sous les sarcasmes de Carlyle. Alors, il a tué l’homme envers qui il ressentait depuis des années une profonde aversion, pour ne pas dire une haine féroce.

George ne se dénonce pas aussitôt à la police, car ni le remords, ni la satisfaction d’avoir perpétré son acte ne le taraudent. Et puis qui s’occuperait de son jardin s’il allait en prison ?

Le brigadier, peu à peu, cristallise ses soupçons sur le vieillard qui ne démord pas de ses allégations : il a découvert le corps et appelé la police, un point c’est tout.

Le passé de la victime recoupe celui du suspect, de quoi apporter de l’eau au moulin des convictions de Karl. Mais il faut des preuves pour accuser. Entre les deux hommes jouant au chat et à la souris, s’érige en arbitre Cassandra, bibliothécaire de son état.

Elle a fait la connaissance de Karl grâce à une petite annonce. Quant à George, elle le connaît bien comme assidu de la bibliothèque qu’elle dirige. Or, ce dernier lui confie son envie de quitter Sechelt et lui avoue impunément avoir occis Carlyle. La bibliothécaire se retrouve déchirée, coincée entre les deux hommes.

Karl découvre dans la cabane de jardin de Burke un coffret contenant de vieilles lettres et finit par comprendre que, si George a assassiné son beau-frère, c’est parce que celui-ci l’avait poussé à bout. Mais s’il possède le scénario, il lui manque les motivations.

 

Si, dès le premier chapitre, le lecteur connaît le nom de l’assassin, son attention et l’intérêt de l’histoire ne s’en trouvent pas pour autant dévalorisés.

Car, outre les motifs qui ont amené George à commettre ce meurtre et à ne pas se dénoncer, le long cheminement du policier à la recherche du coupable sont décrits d’une façon subtile.

Sans utilisation de violence inutile, la Canadienne L.R. Wright, qui se place entre Ruth Rendell et Mary Higgins Clark, joue plus sur l’angoisse, l’appréhension, l’oppression qui imprègnent cette enquête. Ce qui n’exclut pas les notes d’humour parsemant ce roman qui renouvelle le système du ménage à trois.

La trinité ici n’a rien d’un marivaudage, pourtant, entre l’assassin et le policier, la femme joue un rôle d’arbitre et de régulateur de tension. Un arbitre, malheureusement pas toujours très objectif, mais entre l’amour et l’affection, il existe un grand fossé à combler.

Karl l’apprend à ses dépens, car l’avenir qu’envisageait la bibliothécaire avec lui, timidement certes, se fissure. Et l’on se réfère plus à l’amitié et à l’affection qu’à l’amour, ce dernier sentiment étant peut-être plus difficile à discerner malgré le coup de foudre trompeur et l’attirance physique.

Réédition Le Point N° 612. 1993

Réédition Le Point N° 612. 1993

L. R. WRIGHT : Le suspect (The suspect - 1985. Traduction de Robert Pépin. Le Seuil Policiers. Editions du Seuil. Parution 30 mai 1991. 252 pages. 15,30€.

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7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 13:25

Comme le précise l'édition Omnibus, Raffles, un

Arsène Lupin anglais... sauf que...

Ernest William HORNUNG : Raffles, un cambrioleur amateur

Tout le monde connait Arsène Lupin, le gentleman cambrioleur, qui apporta à la littérature policière une bouffée de fraîcheur, prenant le contre-pied des enquêtes policières sérieuses ou des romans dans lesquels la pègre avait le beau rôle. Arsène Lupin né en 1905 sous la plume féconde de Maurice Leblanc.

Mais peu de personnes savent qu'Arsène Lupin ne fut pas le premier gentleman-cambrioleur à obtenir les faveurs du public mais qu'il eut un précurseur en la personne de Raffles.

Ernest William Hornung créa en 1899 Raffles, une sorte de Robin des Bois moderne qui fut le chef de file d'une quantité impressionnante d'émules, à commencer par Arsène Lupin, mais aussi Le Saint de Leslie Charteris, Lord Lister dont les auteurs sont apparemment inconnus mais d'origine étrangère probablement batave ou flamande, des fascicules édités chez Eichler dans les années 1920, Le Baron d'Anthony Morton, et bien d'autres, moins célèbres et avouons-le, moins intéressants aussi.

Raffles donc, créé par E.W. Hornung, le beau-frère de Conan Doyle, est l'antihéros du héros, c'est à dire Sherlock Holmes.

Comme le célèbre détective, Raffles possède son confident, son historien, son faire-valoir en la personne de Bunny, un personnage un peu falot. Bunny prodigue maints conseils d'intégrité à son ami mais cela ne l'empêche point de suivre Raffles dans ses sorties nocturnes et délictueuses.

Tout comme Arsène Lupin plus tard, Raffles est un adepte du déguisement et possède des points de chute différents. Mais ce qui devient avec notre héros national une entreprise prospère, reste avec Raffles au stade artisanal. Un situation au coup par coup, lorsque le besoin s'en fait sentir. Pas d'homme de main.

Seul Bunny l'aide dans ses pérégrinations et même parfois risque de faire capoter l'affaire, n'étant pas toujours au courant des agissements de son ami.

 

Cet intéressant personnage qu'est Raffles, sportif accompli spécialiste du cricket, sport alors à la mode, fréquentant les réunions mondaines ce qui li permet de poser des jalons et de repérer les lieux de ses futurs appropriations, connaitra de nombreuses aventures sous la plume de E.W. Hornung, réunies dans trois volumes et un roman, Raffles, cambrioleur pour le bon motif, publié à La Renaissance du livre en 1909. Tout comme Sherlock Holmes, d'autres auteurs se pencheront sur son cas, dont Barrie Perowne, David Fletcher et Peter Tremayne.

Il a été interprété au cinéma, pour au moins huit films, par notamment John Barrymore et David Niven.

Les éditions Rivière blanche ont l'excellente idée d'éditer un recueil de nouvelles de E.W. Hornung, Docteur Crime, dans l'excellente collection Baskerville, dirigée par le non mois excellent Jean-Daniel Brèque, que j'aurai le plaisir de vous présenter bientôt. En attendant voir ci-dessous la bande-annonce de l'ouvrage.

 

Réédition Omnibus. Parution mai 2007.

Réédition Omnibus. Parution mai 2007.

Réédition Petite bibliothèque Ombre. Editions de l'Ombre. Parution novembre 1998.

Réédition Petite bibliothèque Ombre. Editions de l'Ombre. Parution novembre 1998.

Réédition La renaissance du livre. Collection Le Disque Rouge. 1932.

Réédition La renaissance du livre. Collection Le Disque Rouge. 1932.

Ernest William HORNUNG : Raffles, un cambrioleur amateur (The amateur craksman - 18999. Traduction de Henry Evie). Editions Sylvie Messinger. Parution 1988.

Première édition éditions Juven 1905.

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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 13:14

Hommage à Phyllis Dorothy James, née le 3 août 1920.

P.D. JAMES : Par action et par omission

Depuis quelques mois, le Norfolk vit son cauchemar.

Un tueur psychopathe, surnommé le Siffleur, attaque des jeunes femmes qui se promènent solitaires la nuit.

Adam Dalgliesh, qui vient de publier un recueil de poèmes, décide de s'octroyer quelques jours de congés dans cette contrée de l'est de l'Angleterre. Officiellement pour prendre possession de l'héritage que vient de lui léguer une de ses tantes, mais pour ses supérieurs, s'il pouvait en même temps fouiner et aider les enquêteurs locaux, cela leur ôterait une grosse épine du pied.

Il fait la connaissance de ses voisins lors d'une soirée et à nouveau le Siffleur se manifeste.

Adam Dalgliesh va même faire une expérience nouvelle pour lui : buter sur un cadavre la nuit, alors qu'en général les policiers laissent ce soin aux pauvres quidams qui dans ce cas deviennent suspects.

Mais ce nouveau crime ne peut être imputé au Siffleur, le redoutable récidiviste venant d'être arrêté quelques heures auparavant.

La nouvelle victime, Hilary Roberts, une jeune femme travaillant à la centrale nucléaire de Larksoken, ne comptait pas que des amis, loin s'en faut.

Les prétendants à ce meurtre sont légion, de Alex Mair, directeur de la centrale nucléaire et ancien amant de la jeune femme, à Neil Pascoe, écologiste convaincu et passionné qui vit dans une caravane en compagnie d'une jeune mère et de son bébé qu'il a recueillis, en passant par Ryan Blaney, artiste peintre alcoolique et père de quatre enfants élevés par l'aînée et locataire de plus en plus indésirable d'un cottage que possédait Hilary Roberts.

Plus d'autres personnes qui ne manquent pas de motifs pour faire disparaître cet encombrant personnage. Hilary Roberts, une femme de caractère, autoritaire, impitoyable, qui ne faisait rien pour s'attirer la sympathie et l'amitié de ses voisins et collègues.

 

Les auteurs britanniques féminins de romans policiers ont la réputation, non dénuée de fondement, de délayer leurs intrigues à l'extrême et parfois de se perdre dans des digressions souvent longues et monotones.

P. D. James ne faillit pas à cette règle mais ses réflexions, souvent justes et douces-amères qui parsèment son récit, ne manquent pourtant d'humour et de réalisme.

Ainsi sur la condition précaire et pas toujours enviable des poètes ou de la gloire éphémère des littérateurs.

Ou encore sur l'opportunité, le bien-fondé, et peut-être les dangers réels ou supposés des centrales nucléaires, ainsi que des comparatifs entre le moderne et le traditionnel.

Un tournant dans l'œuvre littéraire de P.D. James mais il faut avouer que les précédents romans de cette nouvelle Reine du crime peuvent être considérés comme des œuvres de jeunesse, une façon de parler, ou un apprentissage.

Réédité au Livre de Poche, collection Policier N°9542. Novembre 1992 et 2005.

Réédité au Livre de Poche, collection Policier N°9542. Novembre 1992 et 2005.

P.D. JAMES : Par action et par omission

P.D. JAMES : Par action et par omission (Devices and Desires - 1989. Traduction de Demise Meunier). Editions Fayard. Parution mars 1990.

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2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 11:00

Sans lunettes et sans fusil...

Richard MARSH : La femme dans la voiture

Sortant du Climax Club de Londres, vers les deux heures du matin, le colonel Overton raconte à son compagnon de soirée, John Baird, un épisode dont il a été le témoin un peu plus d'une heure auparavant.

En effet il a vu, alors qu'il passait dans Piccadilly, une femme frappant un homme d'un coup de couteau dans le dos. Un événement passé inaperçu jusqu'à ce qu'elle disparaisse dans la foule.

Mais Baird est intrigué par une automobile stationnée de l'autre côté de la rue. Il l'a déjà remarquée une heure plus tôt. Un homme était au volant, semblant dormir. Tout à coup, une jeune femme s'est levée de l'intérieur, l'a dévisagé comme si elle voyait un spectre, puis s'est précipitée dans une ruelle.

Juste à ce moment, un taxi arrive, s'arrête au niveau du véhicule stationné, une femme en sort, se précipite vers l'auto, ramasse quelque chose puis remonte dans le taxi qui s'éloigne à grande allure.

Le chauffeur dort toujours, mais en réalité, les deux hommes vont bientôt s'en rendre compte, il est mort. Il a été assassiné. Baird est persuadé connaître cette jeune femme mystérieuse. D'autant qu'il ramasse subrepticement un mouchoir qu'il examine plus longuement et minutieusement chez lui. L'initiale E est brodée dans un coin. E comme Eleanor, qu'il a fort bien connue quelques années auparavant. Depuis il a parcouru le monde et au bout de cinq ans il est revenu en Angleterre. Eleanor s'est mariée avec le comte de Ditchling, notablement plus vieux qu'elle.

L'inspecteur Hextall de Scotland Yard, procède aux premières investigations et le docteur Leach donne son verdict : l'homme a bien été assassiné mais le plus étonnant c'est qu'il a reçu deux balles, qu'il a été apparemment égorgé mais que son corps comme ses vêtements sont déchiquetés. un collier d'animal est découvert ainsi que d'autres objets. L'homme se nomme Andrew Tozer et il est à bord d'une Rolls-Royce appartenant au comte de Ditchling.

Débute alors une enquête touffue à laquelle participent chacun de leur côté l'inspecteur Hextall et Baird.

Tout semble mener à la comtesse Ditchling, qui interrogée par son mari revenant de Londres, tergiverse alors qu'elle vient le chercher à la gare d'Exeter. Baird retrouve Pauline, la jeune sœur d'Eleanor, toute gamine lorsqu'il est parti et qui depuis est devenue une fort belle et avenante jeune fille. Et qui est cet Andrew Tozer dont ce n'est pas le véritable patronyme ? Bien d'autres personnages, féminins et masculins, se révèlent être le reflet d'eux-mêmes dans une glace déformante. Et pourquoi Eleanor ingurgite-t-elle un poison qui la laisse sans connaissance, affolant sa sœur Pauline, laquelle en informe Baird ?

 

Touffue, complexe, cette intrigue est pourtant méticuleusement concoctée, et les différents épisodes narrés minutieusement. Ainsi le parcours d'une voiture est décrit avec précision par Lewis Kohn, autre inspecteur de police, mais tout ceci n'apporte rien de probant selon Hextall.

Ce qu'il s'est passé, s'il s'est bien passé quelque chose, nous ne pouvons que le supposer; plus nous avançons dans cette enquête, plus les événements nous apparaissent comme inexplicables.

Et comme Hextall n'est pas un policier borné et imbu de lui-même, il déclare peu après :

Mais si les faits sont bien tels que vous les avez décrits, l'objectif de cette manœuvre nous échappe encore. Il se pourrait bien que j'ai pris cette affaire par le mauvais bout.

Si la narration de cette intrigue est fortement ancrée dans son époque, certains épisodes pouvant prêter à sourire, le fond en lui-même était novateur. Bien entendu l'emploi des technologies modernes auraient pu dénouer cette affaire plus rapidement, mais la voiture, en général, joue un rôle fort important, sinon primordial dans cette enquête.

Un roman dont les dialogues sont habilement construits, comme savaient le faire les romanciers à cette époque, parfois un peu longuets j'en conviens, mais dénués de la boue vulgaire qui englobe souvent la production actuelle.

Un roman qu'apprécieront les amateurs d'histoires complexes, bien construites, à l'énigme toujours présente et au suspense psychologique indéniable.

A lire également de Richard Marsh :

 

Richard MARSH : La femme dans la voiture (The woman in the car - 1915. Traduction de Charles Giraudeau, revue et complétée par Jean-Daniel Brèque). Première parution Le Figaro du 2 septembre 1915 au 29 octobre 1915. Collection Baskerville N°30. Editions Rivière Blanche. Parution avril 2016. 352 pages. 25,00€.

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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 06:00

Un coup j'te vois, un coup j'te vois plus...

Marie DEVOIS : Gauguin mort ou vif.

C'est ce qu'aurait pu dire aux gendarmes Luc Péron qui effectue sa promenade hygiénique matutinale. Et pour mieux se remettre sur pied rien ne vaut la marche à pied. C'est ainsi que Luc Péron, longeant la falaise du Pouldu, sur la commune de Clohars-Carnoët aperçoit un homme allongé sur le sable, inerte. Il descend, s'approche, met un doigt sur la carotide afin de savoir si elle bat toujours. Rien. L'homme est nu, est entièrement tatoué, jusque sur le crâne. Près du corps, des vêtements, des sandales, un sac à dos, et plus étonnant un plateau de jeu.

Il prévient immédiatement la gendarmerie puis remonte tranquillement et péniblement le raidillon jusqu'au haut de la falaise. A son arrivée, il se retourne, plus de cadavre. Envolé le tatoué. Le témoin et les gendarmes sont bien embêtés, car sans corps comment procéder à une enquête. Et il ne s'agit pas d'une farce de la part de Luc Péron, les objets ci-dessus décrits étant encore présents. L'adjoint du procureur de la République ainsi que le maire sont prévenus, car les gendarmes ne lâchent pas prise.

 

Deux jours auparavant, un vol avec effraction a été commis à Tourch, au centre culturel communal, et un tableau, enfin une copie, prêtée par la conservatrice de Pont-Aven, dans le cadre d'une exposition itinérante a disparu. A la place du tableau une inscription a été placée : Contes Barbares.

D'autres faits se produisent, notamment dans la maison de Gauguin, mais un tatoueur de Quimper va faire progresser sensiblement l'enquête. En effet le promeneur à la santé fragile possède une excellente mémoire et il a pu décrire fidèlement les représentations figurant sur le corps. Le tatoueur était en vacances lors des événements qui se sont déroulés sur l'estran du Pouldu, et en compulsant les journaux lors de son retour, il reconnait immédiatement l'un des clients qui lui avait demandé de procéder à ces décalcomanies corporelles.

A la grande frustration des gendarmes qui avaient conduit l'enquête du départ, c'est le commissaire Paul Magnin de Quimper qui hérite du dossier.

 

Paul Gauguin est l'invité vedette de ce roman et les iles Marquises offrent un décor incomparable en sus des paysages bretons. La présence de Gauguin est toujours prégnante dans ces deux endroits qu'il a marqué de son empreinte durablement.

Outre cette intrigue admirablement maîtrisée, intrigue construite comme un jeu puisque justement c'est un jeu de l'Oie, jeu qui fit les délices de notre enfance avant d'être détrôné par les jeux vidéos, qui est l'une des composantes principales.

Mais le personnage de Paul Gauguin nous livre des côtés obscurs de sa personnalité grâce à Marie Devois qui ne le montre pas forcément comme une figure emblématique de la cellule familiale. Si le talent du peintre n'est pas à mettre en doute, sa vie privée elle est assez fluctuante pour attiser l'attrait d'un auteur qui connait bien les arcanes de l'art pictural, comme elle nous l'avait déjà démontré dans ses précédents romans.

Un roman de suspense et d'énigme tout en étant un roman historique, dévoilant le côté clair-obscur d'un artiste au multiples facettes et un roman-jeu.

Quant au pourquoi de la mise en scène sur la plage, elle est à rechercher dans les arcanes des îles Marquise et des escroqueries d'un couple, mise en scène qui n'atteint pas la personne qui devait en faire la découverte.

Marie DEVOIS : Gauguin mort ou vif. Collection ArtNoir. Editions Cohen & Cohen. Parution 19 mai 2016. 258 pages. 20,00€.

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 13:06

Un manuscrit renferme toujours une énigme : la pensée de l'auteur...

Elena ARSENEVA : L’énigme du manuscrit.

Le prince Vladimir, accompagné de son fidèle boyard Artem et du collaborateur de celui-ci le Varlet Mitko, de quelques courtisans et de deux enlumineurs, décide de passer deux ou trois jours en la forteresse de Loub, dirigée par le gouverneur Alexei.

On lui a vanté la richesse de la bibliothèque. Plus particulièrement le psautier dit d’Illarion, nommé ainsi d’après le nom du moine grec qui a orné le manuscrit de magnifiques enluminures. Après avoir admiré cet incunable inestimable, tout ce petit monde festoie gaiement tout en appréciant les prestations d’une troupe de comédiens ambulants. Le soir, se promenant dans la cour au pied du donjon, Artem est le spectateur d’une étrange vision.

Une fenêtre s’ouvre à l’étage et une jeune femme tente de se précipiter dans le vide tandis qu’un homme la rattrape in extremis. Or d’après ses premières constatations, il n’existe aucune ouverture dans le couloir de l’étage permettant d’accéder à cette pièce.

S’agirait-il d’un leurre, d’une apparition provoquée par des fumées dues à l’ingestion d’alcool et à une nourriture abondante ? Le cadavre du jeune enlumineur Iakov, qui avait vertement controversé le point de vue de son confrère quant à la modernité de l’imagerie du psautier, et est retrouvé au bas d’un escalier, ne doit rien à un mirage.

La thèse de l’accident est rapidement avancée mais Artem est sceptique, d’autant que d’autres cadavres s’accumuleront au fil du temps. Le prince Vladimir doit retourner en son palais et Artem est chargé de résoudre rapidement ces énigmes. Des meurtres qui seraient liés, selon lui, à ce célèbre manuscrit qui apparaît et disparaît mystérieusement.

 

Ce nouvel opus des aventures du boyard Artem nous fait découvrir qu’avant l’invention de Gutemberg, le livre, ou plutôt le manuscrit, était non seulement un objet précieux mais également une émanation de la culture qui sans se prévaloir d’être indispensable comptait pour beaucoup dans la mémoire des peuples, le reflet d’une civilisation avancée. Et bien évidemment en corollaire, la jalousie qui peut être vecteur de confrontation entre deux êtres ne partageant pas les mêmes dispositions d’esprit. La dualité entre l’ancien et le moderne.

 

Mais au delà de ces considérations il ne faut pas oublier qu’Elena Arsenova a aussi, ou surtout, écrit un roman dont la plongée dans le passé est une façon originale de découvrir les mœurs d’une époque révolue mais pourtant fort avancée malgré les avis d’historiens obtus qui ne voyaient dans l’ensemble de ce que l’on peut appeler le Moyen âge, une époque qui couvre cependant des siècles de découvertes et souvent de tolérance, une page d’obscurantisme dans l’histoire de l’Humanité.

De plus L’énigme du manuscrit devrait contenter ceux qui recherchent l’approche historique ainsi que tous les nostalgiques du suspense et du whodunit.

Elena ARSENEVA : L’énigme du manuscrit. Collection Grands Détectives N°3484. éditions 10/18. Parution 5 juin 2003. 256 pages.

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 11:18

Ciel, mon mari !

Paul HALTER : La toile de Pénélope.

Paul Halter, dès ses premiers romans, s’est montré l’égal du maître, John Dickson Carr, avec des intrigues ciselées pour des meurtres en local clos.

Dans son dernier opus en date, La toile de Pénélope, il ne déroge pas à cette règle qu’il s’est constituée et dont il joue avec bonheur.

 

Mauvaise nouvelle pour Ruth qui allait se remarier, et par conséquent pour son futur époux, le mari présumé mort en Amazonie réapparaît du jour au lendemain.

Bigre, du pataquès en perspective. D’autant que l’aventurier a sa place au foyer, même si dans ses bagages il ramène quelques gentilles petites bêtes dont une mygale surnommée Pénélope.

Tiens, comme la nièce hébergée depuis quelques temps ! Comme vous l’avez deviné, un crime impossible va se dérouler, avec principal protagoniste, et principale victime cet Ulysse moderne.

 

Le duo Twist et Hirst vont avoir bien du mal à démêler cet imbroglio, et surtout cette toile patiemment tissée.

Mais nous somme persuadés que ce tandem se débrouillera pour se sortir avec les honneurs, d’autant qu’ayant le roman, et l’ayant apprécié à sa juste valeur, nous pouvons vous dévoiler que c’est un enfant qui les aidera grâce à ses déductions.

Le pauvre, il risquera d’y perdre la vie, mais ne dévoilons point trop l’intrigue et laissons au lecteur le plaisir de la découvrir.

Version italienne. Septembre 2002. Collection Il Giallo Mondadori.

Version italienne. Septembre 2002. Collection Il Giallo Mondadori.

Réédité chez Amazone CreateSpace Independent Publishing Platform. Parution 5 novembre 2012. 13,54€

Réédité chez Amazone CreateSpace Independent Publishing Platform. Parution 5 novembre 2012. 13,54€

Paul HALTER : La toile de Pénélope. Collection Le Masque Jaune. N°2460. Editions du Masque. Parution septembre 2001.

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  • : Bienvenue dans la petite encyclopédie de la littérature populaire. Chroniques de livres, portraits et entretiens, descriptions de personnages et de collections, de quoi ravir tout amateur curieux de cette forme littéraire parfois délaissée, à tort. Ce tableau a été réalisé par mon ami Roland Sadaune, artiste peintre, romancier, nouvelliste et cinéphile averti. Un grand merci à lui !
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