Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 11:54

Le pendant de Jeux de mains...

 

jeux-de-vilains.jpg


Malgré son nom, Chance Brandt n’en a pas vraiment. Pris sur le fait de tricher lors d’un devoir sur table, il écope d’une punition de trente soirées de travaux d’intérêt général.

Il doit remplacer durant quelques heures Duboff, le bénévole qui s’occupe du marais aux oiseaux de Playa, à Los Angeles, un endroit préservé des méfaits de la civilisation. Lorsque peu avant sa fin de service Chance reçoit un appel téléphonique anonyme lui annonçant qu’un cadavre vient d’être déposé près d’une pièce d’eau, il pense que quelqu’un lui fait une farce.

Seulement le cadavre existe bel et bien, avec toutefois une main tranchée. L’endroit est apparemment fort prisé car les policiers découvrent trois autres corps, qui gisent dans la boue depuis quelques mois, et possédant en commun le fait d’avoir une main tranchée. L’identité du premier cadavre est rapidement établie. Il s’agit de Selena, jeune femme pianiste qui aurait pu connaitre le succès mais se contentait de servir de professeur à un jeune prodige, Kelvin Vander, dont les parents peuvent se permettre de lui offrir des cours particuliers quel que soit le domaine éducatif.

Mais les Vander sont en voyage en Asie et le régisseur, Travis Huck, d’un abord antipathique, reçoit avec réticence les enquêteur, c'est-à-dire Milo bombardé lieutenant en charge des enquêtes spéciales, Moses Reed, un jeune inspecteur, et Alex Delaware, psychologue consultant. Selena avait quitté sa famille cinq ans auparavant ne donnant que rarement des nouvelles à sa mère et ses deux frères. Toutefois la belle Selena n’était peut-être pas si sage qu’il y paraissait car en remontant son passé proche, il s’avère que celle-ci jouait du piano dans des clubs échangistes et des soirées privées. Participait-elle à ces jeux amoureux tout comme le couple Vander ?

Simon Vander s’était remarié et avait eu une fille de sa précédente épouse. Une piste à ne pas négliger, d’autant qu’Aaron Fox le frère utérin de Moses Reed, ancien policier reconverti comme détective, s’invite dans l’enquête. Il représente Simone Vander la fille de Vander, et celle-ci semble professer à l’égard de Kelvin une véritable affection. L’identité des trois autres corps est plus difficile à établir mais les policiers parviennent à découvrir qu’il s’agissait de prostituées. Duboff est lui-même assassiné de nuit dans le parc alors qu’il souhaitait vérifier quelque chose, du moins c’est qu’il avait prétendu auprès de son amie Alma Reynolds qui l’accompagnait en voiture. Quant à Chance, qui se conduit comme un adolescent prétentieux et je-m’en-foutiste, il se rappelle avoir vu un inconnu chauve remettre une enveloppe à Duboff, un généreux donateur semble-t-il.

Bob Hernandez est un personnage continuellement en manque d’argent et pour essayer de se refaire, il participe souvent à des ventes aux enchères, espérant dégoter l’objet rare qui lui permettrait enfin de régler ses dettes et repartir sur un bon pied. Mais cette fois il semble bien que les dollars qu’il a consacrés à acheter, on ne sait ce qui lui a passé par la tête, le contenu d’un box dont le locataire a oublié de régler les deux derniers mois de location, comprenant un vieux vélo et deux sacs poubelles. Et les sacs ne contiennent que de vieux journaux invendables et une boite en bois d’une essence rare, espère-t-il.

Mais ce coffret recèle des os, propres, et dont la reconstitution pourrait former trois mains. Bizarre ! Il se résout à remettre sa trouvaille aux policiers qui devraient en faire un bon usage.

 

Outre Milo Sturgis et Alex Delaware, l’intérêt se porte sur quelques personnages dont ceux des frères Moses Reed, un Blanc, et Aaron Fox, un Noir, qui ne s’apprécient guère. Leurs rencontres s’effectuent souvent dans des restaurants, ce qui permet de percer un peu leur profil psychologique via leur façon de manger.

Le lecteur est un peu comme le passager d’un véhicule conduit par l’auteur. Au départ, le temps passe vite, comme dans les sorties de ville où l’œil est attiré par de multiples attraits qui se profilent de chaque côté. Puis peu à peu la voiture, le roman, prend son rythme de croisière sur une autoroute balisée et le moteur ronronne, la somnolence s’installe perturbée par de petits écarts qui empêchent de véritablement s’endormir. Le conducteur, le romancier, est bavard, et le voyage s’étire en longueur et en langueur.

Puis la fin de la promenade littéraire se profile, l’intérêt est à nouveau sollicité et à la fin du parcours, le voyageur peut se faire la réflexion qu’il a passé un bon moment, pas toujours exaltant, mais agréable quand même. Quant au titre français, il est particulièrement en adéquation car selon l’adage populaire, jeu de main…


Jonathan KELLERMAN : Jeux de vilains (Bones – 2008. Tarduction de William Olivier Desmond. Réédition de Seuil policiers, éditions du Seuil). Editions Le Point Policier. 01/03/2012. 504 pages. 8,00€.

Repost 0
16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 08:35

rameau-brise.jpg

Alex Delaware, psychologue pour enfants, après une affaire qui a laissé des traces dans son mental, et des années passées dans la turbulence de sa vocation, a raccroché. Un pédophile s’était suicidé dans son cabinet, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

Depuis il vit une retraite anticipée et pense-t-il agréable dans une maison nichée dans les collines de Bel Air, avec vue sur l’océan Pacifique. Jusqu’au jour où son ami l’inspecteur Milo Sturgis lui demande de reprendre du service. Alex se fait tirer un peu par les oreilles mais par amitié et peut-être aussi parce que l’aventure le tente, il s’engage dans la brèche.

Morton Handler, un psychiatre, a été assassiné ainsi que sa compagne, Elena, une institutrice d’origine hispanique. Melody, sept ans, serait le seul témoin du meurtre. Elle aurait vu, ou cru voir, deux ou trois ombres dans la nuit. Seulement elle s’enferme dans un mutisme qui révèle un profond désarroi. La gamine est profondément perturbée, et Alex s’attache à découvrir à quoi cela est dû. Il pense que l’hypnose peut aider à résoudre certains des problèmes et obtenir de Melody des révélations. Elle est sous tranquillisants et le professeur qui les prescrit est un pontife pontifiant, imbu de sa personnalité. Sous le vernis Alex ne voit en lui qu’un charlatan.

Ce roman de Jonathan Kellerman, qui date précisons-le de 1985, met en évidence bon nombre de pratiques peu avouables. D’abord l’utilisation abusive de médicaments préconisés dans le but de calmer les enfants. Sur l’irresponsabilité de médecins peu scrupuleux qui pensent avant tout à leur carrière, usant d’une influence acquise par des procédés quelque peu en marge de la déontologie. Sur l'ascendant exercé par des directeurs de Centre de rééducation, sans que ceux-ci soient véritablement contrôlés et la provenance de fonds, d’aides financières publiques ou privées, sans vérifications poussées de la part des organismes compétents.

Un roman fort et dur, dont l’intrigue va crescendo.

 

Jonathan KELLERMAN : Le rameau brisé. Traduction de Frédéric Grellier. Editions Le Point Policiers. 15/09/2004. 464 pages. 7,80€.

Repost 0
15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 06:04

Aujourd’hui, jour de relâche sur le Tour de France. Je vous propose une petite sortie à vélo.

 

roue-du-tueur.jpg


Lors de l’ultime entraînement du vélo club de Montfeurgny, le gendarme Alexandre, qui fait équipe en tandem avec Yves, un jeune aveugle, assiste à un accident provoqué délibérément par un véhicule immatriculé à l’étranger.

L’entraîneur Gelbe est mortellement percuté et le chauffard prend la fuite. Alexandre établit son rapport auprès de son supérieur, le lieutenant Lenormant, en poste depuis près de deux ans. L’adjudant-chef Vallat qui assiste à l’entretien précise que Mangeat, le maire, sacrifie financièrement les autres clubs sportifs au profit du vélo club ; que Guillard, le directeur du supermarché, est le sponsor officiel ; que Eric Dupuis le maître nageur est devenu adjoint aux sports. Quant au docteur Dapeune, dont la femme Laurence possède la réputation d’avoir la cuisse légère, il semble qu’il avait un contentieux avec le défunt.

Balbout, le journaliste localier, lui montre un article paru dans un quotidien de l’Isère. Deux coureurs amateurs ont été surpris en flagrant délit d’usage et de trafic de produits illicites. Lenormant charge Alexandre de programmer une sortie avec Igor, le champion local, en compagnie d’Yves puis d’assister aux funérailles de Gelbe. Alexandre ne rentre pas bredouille des deux missions. D’abord, il remarque qu’Ygor s’est arrêté en plein champ afin de prendre une pilule. Ensuite il a appris que le père d’Yves est dans la région mais a refusé de voir Pascal, le fils cadet atteint d’hépatite. Les funérailles terminées, auxquelles assistaient le docteur ainsi qu’Alligre, le pharmacien dont la réputation est entachée, Yves s’en est pris vertement à Dapeune.

Ce roman, dont l’action se déroule dans une grosse bourgade de la Loire, ne s’inscrit pas dans la littérature de terroir telle qu’elle est représentée en général. Les affaires de dopage sont monnaie courante et l’intrigue aurait tout aussi bien pu être placée en banlieue. De même les inimitiés entre notables, membres d’une même confrérie ou d’associations ne sont pas l’apanage du monde rural.

Enfin, J.-F. Fournel décrit avec causticité mais humour, les affres et doutes d’un lieutenant de gendarmerie divorcé et dont les relations avec sa fille sont distendues, la vie d’une brigade de gendarmerie dont chaque membre possède son jardin secret plus ou moins avouable. Dans la roue du tueur complète deux précédentes affaires relatées dans Médecine dure et Mortels enfantillages parus chez le même éditeur. Un bon roman, agréable à lire, mais hélas l’image de la gendarmerie et des forces de l’ordre en général véhiculée par le lieutenant Lenormant ne correspond pas exactement à celle qui prévaut actuellement où le mot “ d’ordre ” est culture du résultat.


Jean-François FOURNEL : Dans la roue du tueur. Le Masque jaune n° 2512.

 

challenge régions

Repost 0
14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 15:15

En garde !

 

maitre-escrime.jpg


En ce début d’été de 1868, l’Espagne monarchiste traverse une grave crise politique et des troubles nombreux secouent Madrid et la campagne. La reine Isabelle II tremble sur son trône. La rue commence à manifester mais le maître d’armes Don Jaime Astarloa vit dans son monde feutré, résolument tourné vers sa jeunesse. Il enseigne l’art du fleuret à Luis de Ayala, marquis des Alumbres, et à quelques fils de nobles afin d’assurer sa subsistance. Depuis des années il travaille à écrire un Traité sur l’art de l’escrime, car ce noble art est toute sa vie.

Il se remémore les années passées à Paris, élève de Lucien de Montespan, puis ses recherches afin d’affiner sa technique et trouver une botte imparable qui le propulserait vers la gloire. Au bout de quelques années il est revenu à Madrid et depuis végète, portant toujours de vieux habits, propres mais un peu élimés, à l’ancienne mode. Il se rend souvent au café Progeso, retrouvant ses amis, discutant et s’enflammant parfois, mais malgré les anicroches, le modeste cercle reste réuni.

Autour de la table sont assis Agapito Cárceles, journaliste et prêtre séculier, prônant avec force la révolution et auteur de pamphlets radicaux. Don Lucas Rosieco est un gentilhomme de bonne famille mais désargenté. Marcelino Romero est professeur de piano dans un collège de jeunes filles et Antonio Carreño fonctionnaire du ministère du Ravitaillement. Tout ce petit monde n’est pas d’accord, surtout Cárceles qui vitupère mais si ces cinq amis partent fâchés, ils se retrouvent néanmoins le lendemain.

La vie de Don Jaime Astarloa bascule le jour où, entendant frapper à sa porte, il ouvre et découvre une jeune femme qui lui demande ingénument de lui donner des cours d’escrime et lui enseigner plus particulièrement la botte à deux cents écus. Don Jaime Astarloa est un homme pétri de préjugés. Par exemple il n’accepte pas qu’un duel puisse être réglé avec une arme à feu. Alors enseigner le noble art de l’escrime à une femme, il n’en est pas question. Toutefois Adela de Otero est une jeune femme qui sait ce qu’elle veut et elle propose de double de la somme qu’en général le maître d’escrime demande pour enseigner cette botte qu’il ne professe pas à n’importe qui.

Au bout d’un certain il se laisse fléchir demandant à mesurer les capacités de fleurettiste d’Adela et il est surpris par la maîtrise de la jeune femme. Alors il met ses préjugés dans sa poche comme on met une mouche à un fleuret, et entreprend de lui enseigner la fameuse botte. Adela de Otero ne se dévoile pas beaucoup, ne livrant que quelques indications sur son passé. Et c’est peut-être à cause de cette réserve qu’il sent poindre une attirance envers cette jeune combattante. Il est attiré par une petite cicatrice placée au bord des lèvres d’Adela, cicatrice qui lui donne l’air de sourire même lorsqu’elle se met en colère. Car c’est une femme entière de trente ans sa cadette et la différence d’âge ni fait rien. Elle sait se montrer aguichante et irritable tout à la fois.

L’amour n’est pas loin de s’installer dans le cœur de Don Jaime qui se montre jaloux lorsqu’il l’aperçoit dans la rue en train de discuter avec un inconnu. Et lorsqu’elle se rend compte qu’il l’observe, elle se défile immédiatement. Le nombre de leçons ayant été atteint, et la botte des deux cents écus ayant été parfaitement assimilée, Adela de Otero déserte la salle d’escrime. Un soir Don Luis de Ayala arrive précipitamment chez Jaime Astarloa et lui remet des documents confidentiels. Quelques temps plus tard le marquis est retrouvé mort, tué en duel par la fameuse botte secrète. Le meurtrier ne peut être qu’Adela mais elle a disparu.

Ce roman est tout à la fois un conte philosophique et psychologique, tout en empruntant la verve et la fougue d’un Alexandre Dumas. Les événements historiques décrits se sont réellement déroulés, les personnages secondaires qui figurent comme des fantômes dans l’intrigue ont réellement existés, seule la trame et les personnages principaux sont une invention d’Arturo Perez-Reverte.

Une intrigue basée sur la vengeance sur fond de conspiration et de conjuration, de soulèvement, et le portrait d’un homme qui vit en dehors de son temps, nostalgique d’une époque révolue. Les mœurs ont changé mais Don Jaime de Astarloa garde les principes qui lui ont été inculqués. Il professe l’amour du beau duel, il porte des habits démodés depuis longtemps, et voue à l’encontre de monarchie un respect désuet. Un mode de vie et des opinions qui sont le contraire de certains de ses compagnons, ce qui les amène à échanger de vifs propos tout en gardant l’estime de leurs contradicteurs.


Arturo PEREZ-REVERTE : Le maître d’escrime. (El maestro de esgrima – 1994. Traduction de Floriane Vidal). Présentation par Carlo Varrachi. Editions Points, collection Grands Romans. 284 pages. 7,20€.

Repost 0
13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 07:49

mascarades.jpg


Composé de plusieurs tendances, l’ETA, ou Euskadi Ta Azkatazuna ce qui signifie Pays Basque et liberté, oscille entre guerre contre l’Espagne avec actes de terrorisme et désir de paix en privilégiant toutefois l’indépendance. Mikel, libraire de profession, penche pour la seconde position. Mais si le GAL, groupe antiterroriste de libération, officiellement dissolu en 1987 et composé de truands à la solde de la police espagnole, est toujours actif, les assassinats perpétrés envers des membres influents de l’ETA ne lui sont pas forcément imputables.

Alors des Rapaces qui veulent éliminer les colombes de la Paix ? L’hypothèse est séduisante, mais dans ce cas il y aurait lieu de supposer des trahisons au sein même du groupe. Seulement ces meurtres, parfois exécutés en public, ne sont pas perpétrés par des hommes cagoulés, comme on pourrait le penser, mais par des mascarades, des personnages masqués issus du folklore basque. Le Zako Zahara, sorte de sac empli de paille ; le Momotxorro, déguisement réputé, exhibé lors des fêtes basques de février et sensé représenter un animal revêtu d’une peau de mouton un panier d’osier surmonté de cornes de taureau servant de couvre-chef ; l’Ehiztarbeltz, ou chasseur noir se déplaçant à cheval, ou encore le Zegen, un taureau noir particulièrement agressif. Seulement ces effigies emblématiques n’abritent pas des êtres humains.

Ces représentations sont vides et en même temps meurtrières, comme animées par des maléfices. Des assassinats perpétrés de façon atroce, inhumaine si l’on peut dire, comme si des zombies commettaient ces barbaries sans état d’âme. A l’origine de ces événements tragiques, l’arrestation de Indiar, l’un des dirigeants de l’ETA le plus recherché et présumé terroriste.

Pour Mikel, qui recherche sur de vieux incunables les origines des mascarades, la surprise va grandissante, tandis que ses amis ou supposés tels, servent de cible. Et que représentent ces personnages qui s’immiscent dans le décor : Bergara l’impulsif et trublion lors de réunions publiques appelant à une guerre sans merci ou encore cette jeune femme, inconnue au bataillon, qui connait son nom de code au sein de l’ETA. Et planent sur cette histoire l’ombre de Charlemagne, de Roland et du défilé de Roncevaux, page héroïque de l’histoire de France et surtout du Pays Basque, un épisode gagnant attribué à tort, selon l’auteur, aux Sarrazins.

 

Avec ce roman Philippe Ward nous propose une autre vision du Pays Basque et de sa recherche d’identité. L’ETA n’est pas uniquement le groupement d’activistes réactionnaires que veulent bien nous présenter les médias, journaux, radios et télévisions, de terroristes assoiffés de sang. La branche décidée à entamer des négociations de paix est occultée, ce n’est pas assez sensationnel, tandis que les arrestations de soi-disant chefs font les gros titres. Il est vrai que cela alimente la popularité de ministres calfeutrés dans leurs bureaux loin de la réalité du terrain, et conforte dans leurs idées préconçues les lecteurs. Et comme le fait si bien remarquer Philippe Ward via la réflexion d’un des protagonistes : « Mikel qui était épris de justice, s’était toujours demandé pourquoi on ne séparait pas les Corses les uns des autres par exemple. Eux qui tenaient les prisons en constituant de véritables gangs. D’autant que le nombre d’homicides sur l’île était sans aucune commune mesure supérieur à ceux commis pour la cause basque sur le sol français… Et qu’ils défiaient ouvertement la République, jusqu’à tuer un préfet, ce que ne faisaient pas les Basques du côté français. Et comment se faisait-il aussi que la police, même aidée de l’armée, ne trouvait jamais les Corses qui n’avaient qu’une île pour se cacher, quand on trouvait les Basques où qu’ils soient dans l’hexagone ? Il doit y avoir davantage de Corses que de Basques dans la police et dans la politique, concluait cyniquement Mikel, en trouvant la force d’en sourire ». Je suis tout à fait d’accord avec Philippe Ward, en émettant toutefois une réserve : il n’a jamais été prouvé formellement que le préfet ait été assassiné par un Corse, alors que l’incendie des paillotes était apparemment le fait de certains policiers, mais ceci est une autre histoire.


Philippe WARD : Mascarades. Aïtamatxi Editions. Novembre 2009. 320 pages. 17€.

Repost 0
12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 11:24

Hommage à Donald Westlake né le 12 juillet 1933 !

 

westlake.jpg

 

Donald Westlake faisait partie à la fin des années 1980, avec Bill Pronzini, Stuart Kaminsky et Lawrence Block, des valeurs sûres de la Série Noire. Ceux que l’on pourrait qualifier de la troisième génération du roman policier ou noir américain.

Et lire un Westlake, c’est assurément le meilleur moyen de chasser la mélancolie et la morosité que peut-être vous ressentez durant les longs mois d’hiver ; mélancolie et morosité entretenues par le vent et la pluie qui continuellement déferlent, surtout à l’approche de la nuit.

Voilà pour la note poétique et passons maintenant à la note humoristique. En effet Westlake, c’est l’humour, souvent de situation, mais aussi d’écriture et je pense, quoi que étant ignare en langue anglo-saxonne, qu’il faut rendre hommage à la traductrice Rosine Fitzgerald, pour le travail effectué afin d’en rendre toute la subtilité qui se dégage dans cette adaptation.

Westlake nous propose dans Le ciel t’aidera ? une nouvelle aventure de Dortmunder, un voleur ma foi bien sympathique. Une aventure qui commence bien mal puisqu’étant poursuivi par la police new-yorkaise pour un coup raté, Dortmunder n’a d’autres ressources que de se réfugier dans un couvent de religieuses. Un étrange marché est conclu entre la mère supérieure et son invité surprise : Dortmunder est chargé d’aller délivrer une des religieuses, Sœur Marie de la Grâce, détenue contre son gré par son père au soixante-seizième étage d’une tour.

Plus facile à dire qu’à faire mais faisons confiance à Dortmunder et laissons-nous entraîner dans cette histoire distrayante à la limite du loufoque.

 

westlake1Une petite citation ?

Dortmunder s’assit dans le lave-vaisselle, se cogna la tête, fit entrer sa jambe gauche, se cogna la tête, s’enfonça en se tortillant, donnant à son dos une courbe intéressante et jusqu’alors inconnue, et se retrouva la tête baissée pour voir son ventre, les jambes enlacées en nœud de vache et d’une façon générale, en train de se convertir en contorsionniste.

 

 

Donald WESTLAKE : Le ciel t’aidera ? (Good behavior – 1985. Traduction de Rosine Fitzgerald). Série Noire N° 2120. 14/01/1988. 312 pages. Nouvelle traduction de Patricia Christian.

Editions Rivages Noir N°727, sous le titre Bonne conduite. 368 pages. 9,15€.

 

Repost 0
11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 16:53

cagoules.jpg


Cela fait un an que Bill Caldwell a reçu des mains du Président la Médaille d’Honneur en récompense de son dévouement inaltérable à la cause des droits civiques et de son courage exemplaire…. Un événement auquel le jeune Jim, son petit-fils, a assisté ému. Quelques jours plus tard, en Louisiane où est installé Grand-père Bill, Jim a appris en quelles circonstances ce dévouement a débuté, et la lutte engagée par son aïeul contre ses concitoyens racistes et ségrégationnistes des états du sud.

Ses parents, membres d’une association qui milite pour la levée du blocus économique contre Cuba, devant se rendre sur l’île à l’invitation du ministère de la Santé cubain, Jim préfère être hébergé par son grand-père plutôt que chez un oncle et une tante. Il ne le voit que trop peu souvent à son goût et donc c’est une bonne occasion que de lui rendre visite et d’écouter les histoires que ne manque pas de lui narrer Bill.

DexterAvenueBaptistChurch.jpgBill est invité à prononcer une conférence à Birmingham, comme cela lui arrive souvent, mais il prend le chemin des écoliers à bord de sa vieille Chevrolet, désirant passer un moment à Montgomery afin de montrer quelque chose à Jim. Montgomery, capitale de l’état de l’Alabama, est une ville emblématique dans la lutte des Noirs contre la ségrégation, jouant un rôle durant la Guerre de Sécession mais également dans le Mouvement des droits civiques dans les années 50/60. Rosa Parks s’y distingua en décembre 1955, refusant de s’asseoir sur siège réservé aux personnes de couleur et s’installant là où bon lui semblait.

La ville de Montgomery possède de nombreux souvenirs matériels de la lutte contre la ségrégation mais aussi en hommage aux Confédérés. Le King Memorial Baptist Church par exemple dont le pasteur le plus célèbre fut Martin Luther King, l’Alabama State Capitol où trône la statue de Jefferson Davis, le premier président de la Confédération, et le Civil Rights Memorial, érigé en mémoire de quarante victimes. Et alors que Bill se recueille devant le monument, il est abordé joyeusement par une femme et un homme âgés. Rita Schwerner et Ben Chaney, venus eux aussi rendre hommage à des membres de leurs familles assassinés le 21 juin 1964 par le Ku Klux Klan.

Bill, Rita et Ben égrènent alors leurs souvenirs, narrant à Jim comment ils se sont rencontrés à Washington puis ont participé au combat pour les droits civiques dès 1963. Ils ont fait partie des volontaires en partance pour le Mississipi dans le but d’aider les Noirs à s’inscrire sur les listes électorales. Ils étaient jeunes, fougueux, plein d’allant, enthousiastes, confiants en l’avenir. Ils ne ménageaient pas leurs efforts, apprenant comment résister aux coups assénés par des sudistes belliqueux en adoptant la position de la tortue et aux insultes racistes proférées par les Rednecks, ces paysans blancs incultes ( !) et emplis de préjugés qui n’étaient pas mieux lotis financièrement que les Noirs qu’ils tabassaient. Comment les forces de police et les membres du Ku Klux Klan, parfois les mêmes, les ont traqués et tentés d’anéantir leurs efforts dans l’alphabétisation de leurs compatriotes de couleur. Comment James Earl Chaney (le frère aîné de Ben), Andrew Goodman et Michael Henry Schwerner (le mari de Rita), de confessions religieuses différentes ainsi que de couleur, furent assassinés. Les procès tronqués qui s’en sont ensuivis, les espoirs longtemps déçus et les victoires aussi.

Suite logique de Des ombres dans la nuit, ce roman nous dévoile la face honteuse de ces racistes sudistes qui tuaient impunément les Noirs, assistants en souriant à leurs procès qui n’étaient que des farces, avant que peu à peu l’opinion publique s’émeuvent et que d’autres procès, des décennies plus tard, prennent en compte la réalité des faits et les châtient. Un roman qui s’inspire d’un triste épisode réel, est complété par un dossier Le Sud à feu et à sang (1954 – 1966) explicite, passionné et passionnant, avec une riche iconographie.

Conseillé à partir de onze ans, ce livre peut être (je pourrais même écrire devrait) être lu par tous, car ces événements dépassent l’entendement. Ils se sont déroulés il y a cinquante ans, mais la bataille de l’égalité entre hommes n’est pas gagnée même s’il y a eu des progrès.


Roger MARTIN : Les cagoules de la terreur. Collection Histoire et Société. Editions OSKAR. 176 pages. 9,95€.

Repost 0
9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 15:24

Je dirai même mieux : Mélodie en sous-sol majeur pour mineurs...

 

melodie-copie-2.jpg


De mon temps… J’aurais pu commencer ma chronique ainsi, car, soyons sérieux, de mon temps, on ne parlait pas en classe, ou si peu. Ceux du premier rang écoutaient béatement leur professeur. Au fond, certains lisaient des romans policiers, ce qui les changeait des œuvres classiques, tandis que d’autres, à deux, jouaient au Morpion. Maintenant, il est bien difficile de se faire entendre. Martine Maupas peut en témoigner par exemple, elle qui a bien du mal à gérer ses élèves de cinquième.

Il y a Thomas, le plus âgé de ses collégiens, il a redoublé deux classes, dont la vie privée est une énigme pour tous. Il se plaint que le proviseur veut le coller. Une punition qu’il n’a pas méritée, selon lui et peut-être avec raison. Il s’adresse à tous, et sa plaidoirie perturbe le bon déroulement du cours. Il y a aussi Corinne, qui au contraire essaie de se faire oublier, atteinte d’une timidité maladive préjudiciable mais comment surmonter ce handicap ?

Tout à coup Madame Maupas aperçoit une place vide. Jeannette est absente, et ce n’est pas son habitude. Aussitôt elle prévient la mère, le père est décédé quelques années auparavant d’un accident de moto. Corinne est véritablement inquiète, car avec Jeannette elles sont copines depuis le CP. Jeannette a douze ans, et elle est l’emblème de la joie de vivre, chantonnant tout le temps. Et puis l’excuse de la maladie ne tient pas, sa mère si elle n’avait pu la décider à aller à l’école aurait au moins prévenu quelqu’un du collège.

Béatrice Beauval est effondrée. Sa fille est partie normalement à l’école le matin, sans aucune difficulté, sans rechigner, d’ailleurs c’eut été contraire à son caractère. Et entre la maison et l’école il n’y a que dix minutes de marche à pied, donc il est évident que quelque chose ou quelqu’un s’est interposé sur son chemin. Béatrice a déposé plainte au commissariat après avoir envisagé toutes les possibilités, une fugue par exemple, mais elle a été reçue comme un chien dans un jeu de quilles.

D’abord il a fallu répondre à des questions débiles, genre pourquoi allait-elle à l’école à pied ? Franchement à douze ans, elle est en âge d’y aller seule, à pied, et de rentrer seule aussi, sans chaperon et sans GPS. M’enfin !

Alors que les policiers tergiversent, Thomas et Corinne décident de mener leur propre enquête. Evidemment la solution ne va pas leur tomber toute cuite dans la bouche, mais c’est bien pendant un cours, et grâce à un devoir rendu par un élève, le cerveau de la classe, que Thomas va entrevoir la clé de l’énigme. Ce drame va permettre également à Corinne de vaincre sa timidité et de s’affirmer.

 

Ce roman conseillé aux jeunes de 10 à 110 ans est naturellement plus destiné à la tranche d’âge la plus basse, mais les adultes ne bouderont pas leur plaisir à sa lecture. Les histoires d’enlèvement et de séquestration ne manquent pas ni en lecture juvénile, ni en lecture adulte. Mais on peut retenir au moins un message : les mises en garde des parents sont parfois inefficaces car le danger se niche là où on ne l’attend pas. Mais également que dans les épreuves, le caractère peut évoluer, dans le bon sens. Et mettre le doigt là où ça fâche, l’inertie des forces de police qui préfèrent parfois attendre de posséder une preuve probante d’un enlèvement, privilégiant souvent la piste de la fugue.


Sophie BENASTRE : Mélodie en sous-sol. Collection Polar. Editions Oskar. 152 pages. 10,95€.

Repost 0
8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 13:25

Une énigme patronymique...

 

cherienoire.jpg

Un premier roman, une autobiographie plutôt, vendue à trois cent-cinquante mille exemplaires, pour un coup de maître, c’est un coup de maître !

Seulement L’enfance rouge de Miléna Kadoch n’est qu’une fiction sortie de l’imagination de l’auteure. Son enfance tragique en Roumanie, son père violent, alcoolique, son instituteur, le Camarade Directeur de l’école, qui tous deux lui faisaient subir les pires avanies, n’ont soit jamais existés, soit ne se sont jamais comportés de la façon décrite. Jamais l’humble ferme dans laquelle elle a vécu, n’a été rasée par des bulldozers afin de construire des étables modernes, jamais ils n’ont été expulsés vers des mines de charbon.

Mais l’éditeur, les lecteurs, les critiques littéraires, tous ont cru sur parole et sur papier ce que Miléna avait écrit. Et le succès étant au rendez-vous, elle est invitée à participer à un salon littéraire particulier.

Philippe Ayraud, magnat de la presse, du sport et de la communication, a la rafraîchissante idée d’organiser une course autour du Pôle Nord, à la voile, sans assistance et les participants doivent revenir avant être pris dans la glace. Le départ aura lieu de la rade de Brest. En ouverture à ce défi, il invite huit auteurs de romans noirs de la planète en résidence, chargés de faire frissonner durant trois jours le public. Ces huit pointures du roman noir, six Français et deux étrangers se nomment : Jean-Pierre Corsa, Fred Caillas, David Battham, Franck Martinet, Stewart Granger, les maîtres des ventes de l’hexagone, ainsi que l’Islandais Erikdür Analson et l’Américain Michael Sidony. Il n’y a que sept auteurs, me direz-vous avec juste raison. En effet la huitième merveille du monde littéraire n’est autre que Miléna.

Caryl Ferey s’amuse dans ce court roman à mettre en scène, à leur insu ou avec leur aval, nous le saurons peut-être un jour, huit auteurs renommés. Mais saurez-vous reconnaître qui se cache derrière ces figures ?

Une parodie loufoque et joyeuse, irrévérencieuse et salutaire, un regard distancié et amical (si, si !) sur ses confrères et l’organisation de salons littéraires et manifestations organisées par des personnages qui n’y connaissent rien matière de littérature, quel que soit le genre, mais veulent frapper un grand coup et édifier le public.

A noter que Chérie noire est également le titre d’une pièce de théâtre de François Campeaux adaptée au cinéma sous le même titre et dont les interprètes principaux étaient Marpessa Dawn, Jean-Jacques et Marthe Mercadier.


Caryl FEREY : Chérie noire. Illustrations de Charles BERBERIAN. Les Petits Polars du Monde 2013 N°4. 2,00€.

Repost 0
8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 07:43

Bon anniversaire à Jean-Paul Nozière né le 7 juillet 1943 !

 

Assassins2.jpg


Ils ont quinze ans, ou presque, ils sont inséparables depuis leur toute jeune enfance et même avant, ils partagent le même banc à l’école, et par effet de mimétisme, ils se ressemblent jusque dans leur façon de s’habiller. Ils, ce sont Charlotte et Simon.

Ne sachant trop quoi faire en cet après-midi du début des vacances de la Toussaint, ils décident d’assister à une vente aux enchères assez particulières. Le mobilier d’un homme, Gert Fröbe, qui a été assassiné peu de temps auparavant, doit être dispersé et c’est l’occasion rêvée pour les deux gamins de visiter la maison du meurtre. Charlotte et Simon s’introduisent dans la demeure. Une vitrine recèle une véritable collection de décorations, d’insignes, de fanions, d’origine allemande, remontant à la période nazie.

Etrange vente aux enchères qui se déroule à l’extérieur. L’huissier propose un meuble et l’un des acheteurs éventuels parmi la quinzaine de participants n’offre qu’un montant dérisoire. Personne ne surenchérit, à la grande surprise de l’huissier et des jeunes adolescents. Et ainsi de suite pour les autres objets qui trouvent preneurs sans que la foire d’empoigne habituelle à ce genre de liquidation mercantile se déchaîne. Tandis que Silmon reste afin d’assister à cette mascarade, se proposant de s’amuser en s’invitant dans les débats lors de la vente des décorations, Charlotte retourne dans la maison.

Sur le mur d’une des pièces du sous-sol elle lit une inscription pour le moins énigmatique.

Faites sortir les rats des villes.

Patiente, demain est à toi.

Ogonok

Mais surtout elle est interloquée lorsqu’elle se trouve nez à nez avec un inconnu qui tente de la rassurer et lui confie une pochette noire qu’il a extraite du foyer d’une des chaudières. Il récupérera l’objet plus tard lui affirme-t il. Mais lorsque Charlotte rejoint Simon dans la cour, un cri jaillit de la maison. L’homme vient d’être assassiné.

Si Simon désire confier l’enveloppe, qui est scellée, à la police, Charlotte préfère s’intéresser d’abord au contenu. Celui-ci contient un carnet et des feuillets, traduits en anglais, en russe et en français. Le carnet et les traductions portent le sceau du Berlin Document Center. Mais surtout, et ça Charlotte l’a compris tandis que Simon pataugeait, c’est qu’il y est question d’or. D’or enfoui quelque part, non loin de chez eux dans la forêt. Alors, au lieu d’informer la police, nos intrépides futurs et jeunes aventuriers décident d’envoyer une partie des documents à la presse. Et tout contents ils se rendent à la salle de jeux où, stupeur, Charlotte est abordée par l’un des acheteurs présents lors de la vente aux enchères. Un dénommé Chico qui souffle à Charlotte : Ogonok s’intéresse à ton joli minois, ma belle. Tu as toutes les raisons de trembler.

Effectivement Charlotte et Simon se sont mis dans un drôle de pétrin. Ils ignorent que des membres du réseau Ogonok, originaire du Paraguay et d’obédience nazie, sont également à la recherche d’un trésor allemand. Ils ont aménagé une partie de la forêt comme terrain de survie, loué à des amateurs d’airsoft le week-end, et que le précieux carnet et les renseignements qu’ils contiennent leur étaient indispensables afin de découvrir l’emplacement de la cachette. Et pour cela, ils sont prêts à tout.

 

J.-P.-Noziere.JPGThéoriquement destiné aux enfants de plus de neuf ans, ce court roman peut-être lu avec plaisir par les adolescents et les adultes qui retrouveront les ingrédients d’une chasse au trésor implacable. La résurgence d’un fanatisme nazi n’est pas un leurre, une chimère, mais une réalité bien concrète qui se confirme de jour en jour, comme nous le prouvent certaines scènes récentes. Et les Assassins du Cercle rouge ne sont, hélas, pas une véritable invention de l’auteur, du moins certains faits et événements appartenant à l’Histoire ou issus de notre quotidien sont là pour en témoigner.

Clin d’œil ou réminiscences littéraires et cinématographiques inconscientes, les patronymes de certains personnages renvoient à des personnes célèbres. Par exemple Charles Palance, grand, très maigre, la figure tout en os, nous fait penser à Jack Palance, le célèbre acteur de cinéma, Christian Fletchère, le plus renommé des mutins du Bounty, et quelques autres.

Ce roman a paru en 1990 sous le titre Le Ventre du Bouddha aux éditions Hachette.


Jean-Paul NOZIERE : Les assassins du Cercle rouge. Flammarion Jeunesse.

Repost 0

Présentation

  • : Les Lectures de l'Oncle Paul
  • Les Lectures de l'Oncle Paul
  • : Bienvenue dans la petite encyclopédie de la littérature populaire. Chroniques de livres, portraits et entretiens, descriptions de personnages et de collections, de quoi ravir tout amateur curieux de cette forme littéraire parfois délaissée, à tort. Ce tableau a été réalisé par mon ami Roland Sadaune, artiste peintre, romancier, nouvelliste et cinéphile averti. Un grand merci à lui !
  • Contact

Recherche

Sites et bons coins remarquables