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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 10:51
Carter BROWN : La tournée du patron

Si c'est gratuit, autant y aller tous...!

Carter BROWN : La tournée du patron

Au cours d'une soirée organisée par Moyra, l'avocat Marc Whitman fait la connaissance de sa meilleure amie Theresa Van Clune, fille d'un célèbre industriel pétrolier.

Celle-ci l'invite à son anniversaire et au cours de la petite sauterie, ils approfondissent leurs relations plus intimement. Parallèlement Big Joe, un truand, demande à plusieurs reprises à Whitman, qui refuse, de retrouver Waldo Malone libéré de prison depuis peu.

Van Clune reçoit un billet anonyme réclamant 200 000 dollars de rançon en échange de sa fille, billet stipulant que Whitman doit servir d'intermédiaire. L'avocat ne remet aux ravisseurs que le dixième de la somme, exigeant une preuve par laquelle Theresa est en vie et en bonne santé.

Dans la cabane où Theresa est détenue, Whitman reconnait en l'un des kidnappeurs le fameux Waldo. Mais surtout il se rend compte que cet enlèvement n'est qu'une mise en scène permettant à la jeune fille de ponctionner son père. Whitman indique où trouver Waldo, en échange Big Joe doit délivrer Theresa. Content du bon tour qu'il pense avoir joué, l'avocat retourne à la cabane pour n'y découvrir que le corps d'un comparse. La police intervient en la personne du Lieutenant Bryant qui n'est pas au courant de l'enlèvement.

Moyra relance Whitman et lui apprend que Theresa était en relations avec Waldo depuis plusieurs semaines et l'engage pour surveiller l'héritière. Sur ses indications, Whitman se rend au Styx Club, repère de Big Joe et Buno. Big Joe n'a trouvé à la cabane que le cadavre de Fats. Pensant que l'avocat connait la cachette de Waldo et Theresa, il lui fait subir le supplice de l'eau dans une version améliorée, l'alcool remplaçant l'inoffensif liquide.

Lors d'un nouveau rendez-vous, Whitman remet l'argent à Theresa et Waldo mais il est suivi par Big Joe qui s'empare de la rançon, avouant être le meurtrier de Fats. Il kidnappe Theresa et précise que celle-ci ne sera rendue qu'en échange de la concession Sorrienta, terrains pétrolifères dont Van Clune est propriétaire. Aussitôt les soupçons se portent sur Hilton, le rival en affaires de Van Clune.

Whitman découvre chez lui le cadavre de Waldo et nouvelle intervention du Lieutenant Bryant qui se contente de mettre en garde l'avocat sans procéder à une fouille de l'appartement. Après un intermède langoureux avec Moyra et une conversation avec Buno, entretien qui s'avère funeste pour celui-ci, Whitman retourne à la cabane, abat un ravisseur et délivre Theresa.

Nouvelle apparition de Bryant en compagnie de Big Joe. Bryant se démasque avouant être aux ordres d'un caïd. Whitman réussi à leur fausser compagnie et, quoique blessé, récupère Theresa. Il la reconduit chez son père qui s'apprêtait à remettre le dossier Siorrenta au Sénateur Bridges, désireux de servir comme médiateur auprès des ravisseurs.

 

Comme dans la plupart de ses romans, Carter Brown utilise l'humour trop souvent facile pour faire passer une intrigue un peu faible.

Cependant la causticité de Whitman et ses jeux de mots laids (comme disent les coureurs cyclistes) s'étiolent au fil du roman. La seconde partie du roman se lit avec plus de plaisir que la première.

Le whisky et le martini dry coulent à flot et pour ne pas déroger à ses principes, Carter Brown met en scène la Blonde, Theresa, la Rousse, Moyra, et la Brune, Jane, secrétaire de Hilton à qui Whitman ne peu s'empêcher de conter fleurette.

 

Un avocat qui se conduit comme un vulgaire privé de roman populaire, faut le voir pour le croire.

Curiosité :

A l'origine ce roman était signé Peter Carter Brown.

Carter BROWN : La tournée du patron

Carter BROWN : La tournée du patron (Stripper You've sinned - 1957. Traduction de Henri Collard). Série Noire N°615. Parution janvier 1961. 192 pages. Réédition Carré Noir N°101. Parution janvier 1973.

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 10:50
Erle Stanley GARDNER : Le témoin en colère

Trois nouvelles par le créateur de Perry Mason !

Erle Stanley GARDNER : Le témoin en colère

Le témoin en colère ( The case of the irate witness - 1953 ).

La chambre forte de la Jebson Commercial Company a été forcée durant la nuit et la paye bimensuelle des ouvriers, soit 100 000 dollars, a été dérobée. Perry Mason qui se rendait à une partie de pêche est amené à défendre le principal suspect à cause d'un policier qui interprète mal ses réponses à un contrôle routier. Corbin, outre le fait qu'il a un casier judiciaire, possède des billets provenant du vol. Bergal, directeur de la compagnie depuis un an, malgré les conseils et le rapport de Nesbitt le comptable n'a pas changé le coffre jugé désuet. Il a procédé à quelques améliorations, ajoutant une alarme et demandant à la banque livrant l'argent de la paye deux fois par mois de relever les numéros des billets de 20 dollars.

 

Une histoire courte qui met en valeur les talents de Mason sans s'encombrer de fioritures descriptives ou de dialogues oiseux.

 

La chasse au papillon ( The jeweled butterfly - 1952 ).

Secrétaire de direction d'une compagnie d'assurances et responsable des potins et cancans dans le journal de l'entreprise, Peggy Castle reçoit une missive anonyme l'informant que Don Kimberley, l'un des pontes du contentieux, a rendez-vous dans une boîte de nuit avec une employée, Stella Lynn, surnommée Miss Lolo. Stella ne vient pas et Don, inquiet, demande à Peggy de l'accompagner chez la jeune fille. Ils la découvrent morte, empoisonnée au cyanure avec posée sur une de ses jambes une broche représentant un papillon, broche faisant partie d'un lot de bijoux volés et assurés par la compagnie d'assurances. Peggy trouve des morceaux de verre dans le bac à douche et une pellicule photo parmi les affaires de bureau de Stella. Elle demande à Don de la faire développer chez lui. C'est le moment choisi par l'inspecteur Nelson de faire son entrée en compagnie de Fran Bushnell qui déclare avoir connu Stella en même temps que Peter son mari et d'un autre homme Bill Everett. L'un des flacons de son labo contenant du cyanure, Don est arrêté au grand dam de Peggy qui se promet de l'innocenter. Stella était enceinte et grâce au talent de déduction de son oncle Bénédict et aux photos développées, Peggy retrouve la trace de son amant qui n'est autre que Peter Bushnell. Celui-ci avoue même s'être marié avec Stella au Mexique, mais selon Fran le divorce n'aurait pas été prononcé.

 

Une histoire un peu tirée par les cheveux et qui met en scène un personnage assez sympathique malgré ses antécédents. L'oncle Bénédict en effet est un ancien bonimenteur, charlatan, et escroc à ses heures. Il philosophe volontiers sur la femme, et pour lui il n'en existe que deux sortes, incompatibles entre elles: les séductrices et les intelligentes. Peggy démontrera qu'elle est l'une et l'autre en même temps.

 

Une femme, expliqua Peggy, remarque naturellement certains détails qui échapperaient à un homme. (page 130).

Cherchez la dépouille (The vanishing corpse - 1931, revu en 1959).

Au cours de sa tournée de surveillance sur la partie du port qui lui est dévolue, l'agent O'Hara entend un cri et aperçoit la silhouette d'un fuyard. Il s'élance et est aidé dans sa poursuite par Sidney Zoom, dilettante habitant un bateau, et son chien policier qui accule le quidam. La, plutôt, car il s'agit d'une jeune femme en possession d'un revolver dont deux balles ont été tirées. Le sac à main de Mildred, nièce du collectionneur excentrique Stanwood, contient entre autre un diamant. La maisonnée du collectionneur est composée de Wetler, le secrétaire, de Shinahara, le domestique japonais, de Rabb, un assistant et de Buntler, un vieil ami. Le bureau de Stanwood a été dévasté, une mare de sang s'étale sur la table mais le maître des lieux a disparu, laissant un testament léguant la moitié de sa fortune à sa nièce, le reste à la maisonnée, et un message selon lequel on l'aurait drogué et enlevé. Bostwich, un ami de Stanwood, qui revient d'une croisière maritime, prétend l'avoir vu assassiné à l'aide d'une dague, dans sa voiture fermée à clé, sur une jetée. Arrivés sur place les policiers découvrent une voiture vide. Une semaine plus tard le corps est découvert dans une décharge, une balle dans l'épaule, et tué à l'arme blanche. Zoom, qui aime aider son ami le lieutenant Mahoney, ne croit pas en la culpabilité de Mildred mais soupçonne l'un des familiers de Stanwood. Il suppute que le cadavre dans la voiture n'était qu'un mannequin de cire..

 

Une fois de plus Erle Stanley Gardner s'amuse à dévoiler l'identité du coupable comme le prestidigitateur sort le lapin de son chapeau. Les explications sont habiles mais aucune piste ne permet au lecteur de résoudre l'énigme par lui-même.

Erle Stanley GARDNER : Le témoin en colère. Recueil de trois nouvelles traduites par S. Hilling. Série Noire N°1604. Parution juillet 1973. 192 pages.

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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 08:07
Raf VALLET : Adieu poulet.

Mais n'est-ce qu'un au revoir ?

Raf VALLET : Adieu poulet.

Commissaire de police n'ayant pas froid aux yeux, Vergeat dérange les notables du coin et les ex-gauchistes établis en néo-bourgeois.

Sur lui plane une sombre machination de prévarication dont Madame Claude, proxénète, se fait l'écho. Il aurait touché des pots de vin, ce dont il se défend. Il décide de renvoyer la balle à ses détracteurs et avec l'aide, parfois forcée, d'Alget, un truand qui lui doit beaucoup, de Maurat, un de ses inspecteurs, et de Sylvaine, sa maîtresse, il organise la parade.

Il possède des documents qu'il a consciencieusement accumulés au cours de ses enquêtes et de ses passages dans les différents services de police. Mais il lui faut aussi de l'argent. Aussi il propose à Alget d'effectuer un hold-up dans un centre de tri postal et de partager l'argent, et lui suggère également de supprimer quelques indicateurs dont Donnet le garagiste. Ce qui ne l'empêche pas de se consacrer avec bonheur à son métier de flic et d'arrêter des truands en cavale, même si un petit juge lui mène la vie dure.

Les gêneurs ou indicateurs éliminés, Alget recrute pour la deuxième phase, le braquage, Venturi, un malfrat qui ignore que son nouvel employeur est à l'origine du décès de son frère. Vergeat assure ses arrières en s'attaquant aux édiles, ou tout du moins en leur faisant comprendre qu'il possède un moyen de pression à leur encontre. Ainsi il demande à Lardatte, l'adjoint au maire, de lui prêter le cas échéant un avion en échange de quelques papiers compromettants. Il contacte également un syndicaliste CGT et lui fait comprendre qu'il a tout à gagner et rien à perdre à faciliter la tentative de hold-up. Grâce à l'amabilité d'un flic vénézuélien qui lui doit la vie, il est en possession de faux passeports.

Un petit juge l'inculpe et l'incarcère, et Alget en profite pour proposer à Venturi sa part.

 

Vergeat se vengeait de tous ceux qui abîmaient l'image qu'il se faisait jadis de la société. Le complexe du bon shérif (page 195). Vergeat est un flic qui devient pourri par réaction devant les événements et parce que l'on tente de lui faire porter le chapeau. Ecœuré tout autant par les hommes qui se disent honnêtes et que par ceux qui renient leurs convictions, il s'érige en redresseur de tort. "Les voyous sont partout même dans l'Etat."(Page 204). Raf Vallet se révèle prodigue en axiomes de cet acabit et parfois l'on arrive à se demander si le roman n'est pas prétexte à citations quoique sous l'humour on sent la colère sourde d'un homme exaspéré par les turpitudes des hommes politiques. Si un policier décide de semer la pagaille dans une ville, personne n'est mieux armé que lui (page 230).

Dans le genre Je t'aime moi non plus, Raf Vallet propose des romans aux relents anarchistes. Concurrent dans le style néo-polar institué par Manchette et ADG, il prend pour héros un flic et s'amuse à jeter le trouble sur les représentants de cette corporation. Tout en lui donnant les traits d'un vengeur masqué il le dépeint comme un magouilleur maître chanteur.

Il y a maintenant deux sortes de policiers : ceux qui font de la politique et ceux qui n'en font pas.

Raf VALLET : Adieu poulet.

Curiosités :

Ce roman inaugurait la nouvelle collection Super Noire, petite sœur de la Série Noire, et a obtenu le Prix Mystère de la Critique 1975. Il a été porté à l'écran en 1975 par Pierre Granier-Deferre, avec dans les rôles principaux : Lino Ventura, Patrick Dewaere, Victor Lanoux, Julien Guiomar, Françoise Brion...

A noter que Vergeat est également un agent des RG dans la série du Poulpe.

Raf VALLET : Adieu poulet.

Raf VALLET : Adieu poulet. Super Noire N°1 - Parution juillet 1974. 256 pages. Réédition Carré Noir N°219. Février 1976.

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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 15:27

Bon anniversaire à Achille F. Ngoye né le 12 avril 1944.

Achille F. NGOYE : Yaba Terminus.

Yaba Terminus, c’est le nom de la longue nouvelle qui donne son titre à ce recueil de nouvelles. C’est aussi un hôtel minable situé dans un quartier déshérité de Lagos, l’ancienne capitale du Nigéria.

Dans cette “ résidence ” pour réfugiés, pour immigrants congolais. Midy pensait pouvoir, avec l’argent récupéré sur le dos de sa parentèle, un lopin de terre vendu pour quelques dollars, partir en Europe, comme bon nombre de ses voisins.

Mais c’est sans compter sur les mauvaises surprises, meurtres, mensonges, trafics et désirs en tous genres.

Au sommaire 10 nouvelles toutes plus noires les unes que les autres, écrites avec un humour féroce, caustique, par un auteur qui pose aussi bien son décor sans complaisance pour décrire les misères subies par ses compatriotes, ou les Africains en général, que ce soit en Afrique ou en banlieue parisienne.

D’Achille F. Ngoye, on connaissait déjà Agence Black Bafoussa et Sorcellerie à bout portant, parus à la Série Noire. Il démontre ici dans ses nouvelles sa force d’écriture dans la peinture sociale d’une époque charnière, qui n’est plus le colonialisme tout en l’étant encore sous une autre forme.

Achille F. NGOYE : Yaba Terminus. Collection Serpent Noir N°9. Editions Serpent à Plumes. Parution 1999. 182 pages.

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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 11:11
Cleve Franklin ADAMS : L'arme à gauche

et Larme à l'œil ?

Cleve Franklin ADAMS : L'arme à gauche

La débauche, le vice règnent sur la ville. William Rock, à qui Mac Leod le district attorney accorde une confiance sans borne, est chargé par celui-ci d'effectuer une épuration.

Pat Corrigan, journaliste et beau-frère de William, et O'Melveny, directeur du Journal, ne sont pas étrangers à cette incitation à l'épuration.

Rock obtient par papier interposé un rendez-vous avec Laura, l'une des danseuses du Frolic's, boîte de strip-tease et de variétés minables. Hélas Rock arrive trop tard, Laura a été assassinée et il est arrêté par des policiers indisposés envers son patron.

Bill Rock, qui ne veut rien devoir à son patron Mac Leod, s'évade tout en continuant son enquête. Une cavale pour la bonne cause, mais tout s'effrite sous ses pieds. Le meurtre de Mullins, le patron du Frolic's, lui est imputé.

Karen, la secrétaire de Mac Leod, dont la naissance est entourée de mystère, Gerry, sa propre sœur, Pat Corrigan sont tout à tour impliqués dans cette enquête. Comme amis ou ennemis ? Comme partenaires ou adversaires ?

Les imbrications entre le vice et la vertu sont nombreuses, souvent en surface, mais Rock est un impulsif qui réfléchit après avoir agi. Une façon de procéder qui lui vaut non seulement des inimitiés mais également de nombreuses occasions de se fourvoyer, mettant les innocents et les coupables dans le même panier.

 

L'arme à gauche est un roman sans prétention. Il met en avant le problème souvent évoqué de la guerre sourde des polices : entre la Criminelle, les Mœurs, et le district attorney, c'est un peu à qui tirera à soi les couvertures.

Cependant le personnage de Rock est attachant. Il fonce dans le brouillard, il effectue des déductions hâtives, mais il reste fidèle à sa ligne de conduite, à son idéal :l'honnêteté. Des plus les scènes décrites par Cleve F. Adams sont très visuelles, très cinématographiques, bourrées d'humour.

 


... une jambe sans bas, c'est comme du champagne éventé.

Curiosité :

Dernier roman de Cleve F. Adams paru dans la Série Noire, L'arme à gauche a été édité aux Etats-Unis sous le nom de Franklin CHARLES, un pseudonyme sous lequel se cachaient Cleve F. Adams et Robert Leslie Bellen.

Ce roman n'a aucun lien avec le film éponyme de Claude Sautet sorti en 1965, avec Lino Ventura, et qui est l'adaptation d'un roman de Charles Williams.

 

Cleve Franklin ADAMS : L'arme à gauche (The vice czar murder - 1941. Traduction de J. G. Marquet). Sérine Noire N°154. Parution mars 1953. 254 pages.

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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 09:48
Mark SADLER : Je te plumerai...

Alouette, gentille alouette...

Mark SADLER : Je te plumerai...

Joanna Cardle, la fille du trésorier de l'équipe municipale de Derry City (New-Jersey) fait appel à Paul Shaw afin de réhabiliter son père accusé cinq ans auparavant de prévarication.

Le soir de l'arrivée de Shaw, la jeune fille ne se présente pas au rendez-vous convenu, et le détective découvre le cadavre de David Tromp, fils de l'ancien maire et fiancé de Joanna. Tout accuse Joanna d'être la meurtrière. La nouvelle équipe municipale, composée de Byron Cole, homme de paille de Victor Gasset, gros entrepreneur de la région et propriétaire de nombreux night-clubs, et d'Alex Kirov, ne semble guère plus honnête.

Le Professeur Hallberg, désigné comme procureur, a l'intention de se présenter aux prochaines élections afin de faire le ménage, s'érigeant comme un candidat providentiel et probe. Sa secrétaire, Sheila, la fille de Thomas Burke qui faisait partie de l'ancienne municipalité et avait dénoncé ses amis sous la torture, désire que la mort de David Tromp, qui lui faisait la cour, soit élucidée ainsi que le meurtre de son frère survenu lors de l'éclatement de l'affaire de corruption.

Joanna possède un document accablant Cole, mais le document s'avère être un faux. Alex Kirov s'est marié avec la veuve de l'ex-maire et ne pense qu'à se propulser au premier rang. Shaw est enlevé par Minger et Dimitri frère d'Alex, des anciens du Vietnam, mais les deux hommes ne font aucun mal au détective. Engagé pour défendre la mémoire d'un édile, Shaw se retrouve avec deux meurtres sur les bras et il se sent manipulé dans imbroglio politique et familial.

Tout ce petit monde ne pense qu'à trahir afin de prendre les rênes du .pouvoir. Alex mène sa barque contre Cole et Gasset, aidé en cela par Casey Meade, homme de main et confident de l'entrepreneur. Hallberg est soumis à un chantage et Sarkel , un petit truand propose ses services à Shaw en échange de sa protection. Il a caché chez la mère des Kirov un film amateur montrant le procureur au cours d'ébats amoureux. Le film aurait été tourné à l'insu de celui-ci à moins qu'il ne fut contraint d'y participer en compagnie de sa femme, elle-même maîtresse d'Alex.

La mère des Kirov et Sarkel sont abattus en sortant de l'immeuble et Shaw ne doit la vie sauve qu'à sa présence d'esprit.

 

L'intrigue trop complexe, trop alambiquée de ce roman lui ôte l'essence même de son propos et le lecteur perdu au milieu de ce dédale de trahisons politiques ou sentimentales a du mal à suivre le déroulement des évènements.

A se demander si Sadler ne s'est pas mélangé un temps les stylos, se rétablissant sur une pirouette. A tel point que Joanna Cardle n'est plus si catégorique dans ses dénégations concernant le meurtre de son fiancé.

L'idée de départ était bonne mais à trop vouloir jouer la complexité, Sadler s'embrouille et l'épilogue n'est peut-être pas celui auquel il pensait lors de l'élaboration de son roman. Toutefois quelques personnages attachants apparaissent au cours de ce roman pour disparaître peu après. Ainsi Sadie Kirov avec laquelle Shaw aura une aventure éphémère. Quant à Maureen, elle aide un fois de plus son mari de détective, malgré sa répugnance et ses occupations cinématographiques.

 

Au Vietnam, j'ai appris qu'il n'y a pas une seule guerre, il y a plusieurs guerres particulières. Chacun a la sienne. Pour survivre, il faut mener sa propre guerre.

 

Curiosité :

Mark Sadler est l'un des pseudonymes de Dennis Lynd qui signa également Michael Collins, William Arden, John Crow ou encore Maxwell Grant. Ainsi que des ouvrages sous le nom maison de Nick Carter et des romans destinés pour les adolescents publiés en Bibliothèque Verte sous le nom générique d'Alfred Hitchock.

Mark SADLER : Je te plumerai... (Mirror image - 1972. Traduction de Philippe Marnhac). Série Noire N°1592. Parution juin 1973. 256 pages.

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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 10:56
David CRAIG : Alerte à la fraîche

C'est la rosée qui rend les bergères jolies...

David CRAIG : Alerte à la fraîche

Brian Grey, onze ans, est enlevé alors qu'il pratiquait de l'équitation au Pays de Galles. Les policiers locaux passent la main à Scotland Yard et Hugh Boscath, ancien international de rugby, se voit confier l'enquête. Prenant exemple sur la France et les Etats-Unis, il conseille aux parents de payer la rançon en faux billets.

Personne ne se présente au rendez-vous. Un jeune inspecteur aperçoit Norris, un ancien repris de justice, dans la foule. Une deuxième tentative de paiement est effectuée et tout se passe pour le mieux. La mer rejette deux jours plus tard le cadavre de Brian et Boscath décide d'arrêter Norris. Celui-ci avoue avoir organisé le kidnapping, mais il affirme avoir quitté ses complices, Allen et Bennett, avant le paiement de la rançon et donc d'être innocent en ce qui concerne le meurtre.

Gail, la petite amie de Norris, dont il est séparé depuis quelques mois, avertit Boscath que Ian, leur petit garçon, vient lui aussi d'être enlevé. Julian Fortune, ex international de rugby comme Boscath avec qui il eut maille à partir au cours de certains matchs, s'intéresse à l'affaire en tant que journaliste à la télévision. Grâce aux confidences de Norris auprès de Gail, le policier et la jeune femme localisent l'endroit où se cache Bennett, mais le ravisseur parvient à leur fausser compagnie. Pas pour longtemps. Bientôt il est arrêté mais Allen court toujours avec le gosse.

De son côté Julian Fortune ne chôme pas. Il vérifie des tuyaux délaissés par les policiers et retrouve Allen. Tout ce que le ravisseur du petit Ian désire, c'est récupérer la rançon du premier enlèvement, rançon que selon lui Norris aurait gardée ou confiée à Gail. Norris enchaîne Fortune à une table et s'enfuit à nouveau avec le garçonnet dans la voiture du journaliste. Libéré Fortune s'allie à Boscath et ensemble, avec Gail et Norris sorti de prison pour l'occasion, ils tiennent un conseil de guerre, attendant des nouvelles d'Allen. Celles-ci ne se font pas attendre.

Profitant de la cohue, policiers et techniciens de télévision encombrant l'appartement où se tient le PC de Boscath, Norris s'échappe. Allen est bientôt pris en tenaille par les forces de l'ordre près de Liverpool. Malgré le meurtre d'un gardien de la paix, il est cerné dans une cabane. Il blesse mortellement Fortune mais est lui-même abattu. Il s'était débarrassé de Ian au cours de sa cavale, le gamin étant trop facilement identifiable.

 

Ce roman, dont l'originalité tient dans le fait qu'il est divisé en trois parties dont les narrateurs sont successivement Boscath, Fortune et Allen, manque de rythme, par trop délayé dans des dialogues parfois longuets. Si ses deux complices ne pensaient qu'à l'argent, Norris lui croyait retrouver l'amour de sa belle en faisant un coup d'éclat. Gail s'érige comme la pièce maîtresse au cœur de ce drame. Avant d'avoir eu un enfant de Norris, elle avait couché avec Allen pendant quelques semaines, et lorsque Ian est pris en otage, elle se retourne vers Fortune et surtout vers Boscath à qui elle prodigue ses faveurs. Elle ne pense qu'à revoir son enfant sain et sauf, tandis que Boscath veut résoudre cette affaire en conjuguant tous les éléments: ravisseur, otage et rançon.

Le paysan était un témoin remarquable, du genre qu'un policier aspire toujours à rencontrer: ni intelligent, ni cultivé, ayant même du mal à s'exprimer, mais doté d'une bonne vue, capable de se rappeler clairement ses impressions sans les modifier en fonction de ce qu'on souhaitait lui entendre dire.

Curiosité:

Malgré l'action qui se déroule au Pays de Galles, à Londres et dans les environs de Liverpool, la construction de ce roman fait penser à un huis-clos. Quant au titre français, il possède une double signification. La fraîche étant l'argent, mais étant aussi l'heure située entre la nuit et le petit matin, moment qui ponctue le dénouement.

 

David CRAIG : Alerte à la fraîche (Double take - 1972. Traduction de Janine Hérisson). Série Noire N°1577. Parution avril 1973. 192 pages.

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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 08:26

Hommage à Jacques Futrelle né le 9 avril 1875.

Jacques FUTRELLE : Treize enquêtes de la Machine à penser

Célèbre Outre-Atlantique, La Machine à penser, alias du professeur S.F.X. Van Dusen, est injustement méconnu en France malgré de timides tentatives de traduction dans des magazines aujourd'hui disparus et des publication dans des recueils ou des anthologies.

En effet, malgré un nom bien français, Jacques Futrelle était américain et n'était-ce sa disparition prématurée lors du naufrage du Titanic, dans la nuit du 14 au 15 avril 1912, nul doute que cet auteur en qui l'Amérique portait des espoirs bien légitimes, nul doute que Jacques Futrelle se fut imposé comme un auteur de tout premier plan.

Des histoires qui pour certaines paraissent légèrement désuètes de nos jours, mais qui il y a un peu plus de cent ans s'avéraient novatrices, abordant aussi bien les thèmes de la science-fiction que du fantastique, et incorporant ces deux genres en plein balbutiement dans un contexte policier.

Treize histoires dont le propos est plus dans la manière de résoudre les énigmes par le professeur Van Dusen que dans la narration, support de l'enquête elle-même. Scientifique, le professeur l'est, mais ne ressemble en rien aux différents savants qui parcourent la littérature populaire. Il est le contraire d'un distrait. Il use et abuse, pour son époque, des inventions récentes mises à sa disposition. Par exemple le téléphone qui lui permet de vérifier immédiatement ses hypothèses. Rien n'est laissé au hasard.

Pour l'aider dans ses enquêtes, ou lui soumettre des énigmes, pas forcément criminelles, il possède son docteur Watson, Hutchinson Hatch. Celui-ci, de par son métier, est toujours sur la brèche et peut à loisir enquêter, farfouiller, déambuler, se révélant le prototype de plusieurs générations d'enquêteurs, de détectives occasionnels, puisqu'il exerce la noble profession de journaliste.

Cette anthologie, établie avec soin et discernement par Roland Lacourbe, permet de découvrir un personnage fascinant, hors du commun, La Machine à penser, mais apparemment ce personnage n'arrive pas s'imposer en France et n'a pas obtenu dans le domaine de la littérature de détection la place qu'il mérite et qui lui revient de droit, aux côtés de Sherlock Holmes et confrères.

 

 

Jacques FUTRELLE : Treize enquêtes de la Machine à penser

Jacques FUTRELLE : Treize enquêtes de la Machine à penser (Treize nouvelles extraites des recueils : The Thinking Machine (1907) et The Thinking Machine on the Case (1908). Traduction de Carole Gratias et Danièle Grivel). Bibliothèque de l'Insolite. Editions Le Terrain Vague/Losfeld. Parution mai 1989. 332 pages.

 

Réédition Rivages Mystère. Editions Rivages. Parution septembre 1998. 396 pages.

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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 08:13
Gordon COTLER : Derrière la grille

Quel que soit le côté où l'on se place, on est toujours derrière la grille...

Gordon COTLER : Derrière la grille

Le professeur Hoag, spécialiste d'histoire ancienne et d'archéologie, est convié par Beshraavi, l'oncle d'Ehva, un de ses élèves, de décrypter un message.

Pour cela le riche personnage lui propose une somme supérieure à son salaire annuel. Hoag, dont la situation financière est au plus bas et que sa femme vient de quitter en emmenant leur petite fille, accepte. Mais Jane la nièce de Beshraavi le supplie de ne pas déchiffrer le message. Hoag s'enfuit, poursuivi par son commanditaire et ses sbires.

Il se réfugie dans un appartement dans lequel est donnée une représentation théâtrale dont le but est de trouver des fonds. Talonné par son employeur occasionnel il offre l'argent que lui a remis Beshraavi aux promoteurs de la pièce de théâtre et se laisse entrainer par une veuve en mal de compagnie dans un club de jazz.

Un inconnu qu'il a déjà aperçu près de chez lui s'ingénie à le faire photographier tandis qu'un autre le traque et parvient à l'aborder dans les couloirs du métro. L'homme, qui serait à l'origine du meurtre ou du suicide du frère de Beshraavi désire connaître le contenu du message et invite Hoag à ne plus se mêler de cette affaire. Pendant ce temps le capitaine Docherty, responsable de la sécurité, est sur les dents. Il est chargé d'assurer la sécurité du nouveau Premier Ministre d'un pays du Moyen Orient lors de sa venue à New-York. Coïncidence ou hasard, le frère de Beshraavi, compatriote du Premier ministre est décédé peu de jours auparavant et Docherty n'a pu établir s'il s'agissait d'un meurtre ou d'un suicide. De plus un secrétaire d'ambassade vient d'être arrêté à la frontière mexicaine porteur d'un faux passeport.

Jane rejoint Hoag dans son appartement, lui conseillant de décrypter le message, tâche dont s'acquittait le père de Jane avant sa mort. Si le professeur n'obtempère pas, sa femme et sa fille risquent d'en subir les conséquences. Hoag téléphone aussitôt à sa femme qui s'est réfugiée chez Leigh Griffith, un ami qu'ils ont connu lors d'un séjour au Moyen Orient. Puis il décide de contacter Mahzeer, l'ambassadeur qu'il connait fort bien pour lui avoir sauvé la vie lors de fouilles archéologiques à Khev-az-deni, et qui doit accompagner le premier ministre dans son périple. Il réussit à approcher Mahzeer grâce à la présence de Griffith, attaché du Département d'Etat, et aperçoit parmi les personnalités présentes l'inconnu du métro. Mahzeer lui accorde une entrevue au cours de laquelle Hoag lui avoue être en possession du cryptogramme. Considéré par l'ambassadeur comme un espion il se résout à procéder à un léger chantage. Il ne révèlera pas à la police que le meurtrier de Dayim Beshraavi est un employé de l'ambassade à condition que Mahzeer lui fournisse une traduction plausible de la dépêche, par exemple que les Beshraavi étaient soupçonnés de trahison. Mais Beshraavi n'est plus intéressé par la traduction et Hoag apprend par le producteur de la pièce de théâtre que sa vedette féminine a découvert dans le véhicule de Beshraavi un fusil muni d'une lunette de visée. Tandis qu'Ehva fouillant le bureau de son père trouve la clé du cryptogramme et déchiffre le message dont la teneur n'a aucun rapport avec celle de Hoag, le professeur fait part à Mehzeer de ses soupçons concernant le chauffeur de Beshraavi. L'ambassadeur lui indique soi-disant la chambre de l'ambassadeur mais Hoag est assommé en entrant dans la pièce.

 

Ce ne pourrait être qu'un de ces nombreux romans mettant en scène un personnage insignifiant lancé malgré lui dans une série d'aventures mouvementées et pourtant on est entraîné malgré soi à la suite des avatars de ce professeur, héros malgré lui, car, après tout, on n'est pas à l'abri de ce genre de péripéties. Gordon Cotler introduit un mélange d'espionnage et d'humour dans cette intrigue banale dans le fond et la forme, mais plaisante à lire. Les Etats-Unis y sont montrés comme le grand frère de tous les pays, les aidant financièrement, à condition que ceux-ci montrent leur bonne volonté en ayant un gouvernement démocratique.

Quand les ennuis seront là, monsieur, il sera trop tard pour me dire ce que vous savez. Et quand la balle qui vous visera aura été tirée, aucun de mes hommes ne pourra plus rien pour vous.

Curiosité :

Ce roman a été précédemment édité dans la collection Panique, chez Gallimard, en 1963, sous le numéro 15. Il était signé du pseudonyme d'Alex Gordon.

 

Gordon COTLER : Derrière la grille. (The chipper - 1961. Traduction de Irène Dally). Série Noire N°1576. Parution avril 1973. 192 pages.

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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 12:38
Robin ESSER : Rallye-missiles

Un rallye qui n'est pas inscrit au calendrier

du Championnat du Monde !

 

Robin ESSER : Rallye-missiles

Les rumeurs sont les rumeurs, mais lorsqu'elles sont accompagnées de mort, peut-être faut-il les prendre au sérieux. Les Soviétiques auraient l'intention de désintégrer le réseau de sécurité de l'Allemagne de l'Ouest et convoiteraient les plans d'un nouveau missile, le X14.

Les Anglais qui ont élaboré et construit cette petite merveille avec l'aide des Américains sont ennuyés car la perte des plans signifie la rupture d'un marché juteux avec un pays arabe, et concernant une grosse commande d'armes. Platt, un spécialiste semi privé est envoyé à Bonn pour faire le point. Il y retrouve Van Eyck et sa demi-sœur Inez qui enquêtent pour le compte de l'Otan et contacte Wesson l'attaché de presse de l'armée à l'ambassade, dont la secrétaire allemande effectue de nombreux voyages en Allemagne de l'Est.

Des soupçons pèsent sur un photographe, Kramer, dont la femme occupe un emploi dans les services de l'Etat. Le docteur Kosky, un trafiquant, s'approprie dans une base un missile et transporte l'engin à bord d'une VW. Platt et les envoyés de l'Otan apprennent que les Kramer se rendent en RDA, à Leipzig, soi-disant pour enterrer une vieille tante. Platt pense que le missile pourrait se trouver dans le cercueil et il se rend au cimetière en compagnie de Julius et d'Inez, ignorant qu'il est la mire d'un Russe, le capitaine Ogarev, qui suit les ordres de Moscou.

Pendant ce temps Kosky et sa maîtresse continuent leur périple en sens inverse. Howard, un journaliste ami de Platt et correspondant à Bonn, est mis sur la piste de Kosky par l'un de ses informateurs, et pond un article qui alerte Perkins, le supérieur de Platt. Perkins prépare le filet qui doit prendre Kosky à son arrivée à Londres. Celui-ci se débarrasse du missile par trop encombrant à Abbeville et le fait acheminer en Grande Bretagne par des comparses.

Après avoir essuyé des coups de feu au cimetière, Platt et ses amis sont attaqués sur l'autoroute qui les mènent de Leipzig à Bonn. Julius blessé est provisoirement mis sur la touche et Platt et Inez rejoignent Londres sur les traces de Kosky. Inez suit Marie jusqu'à un entrepôt qu'elle visite le soir même avec Platt. Ils sont agressés alors qu'ils tentent de percer le mystère de caisse à destination de Varsovie, par Ogarev. Le Russe ne survit pas au combat.

Platt met les journalistes aux basques de Kosky. Celui ci parvient à échapper à la meute mais pas à son vieil ennemi des services secrets qui le prend en filature.

 

Un roman de contre-espionnage qui serait assez conventionnel si la chute n'était là pour tout remettre en cause. Pour une fois dans ce genre de roman, les vainqueurs ne sont pas ceux que l'on croit même si tout le monde est satisfait du résultat.

Aventure, amour et passion au programme pour une histoire menée tambour battant. Si rapidement que certains renseignements glanés par les services du même nom, le sont dans une sorte de confidentialité comme si le lecteur n'avait pas besoin de savoir la provenance des informations. A moins que l'auteur soit resté délibérément dans le flou afin de ne pas avoir à donner d'explications nébuleuses.

 

Pourquoi faut-il que les Allemands soient si morbides ?

 

Robin ESSER : Rallye-missiles (The raper chase - 1971. Traduction de Marcel Frère). Série Noire 1571. Parution mars 1973. 192 pages.

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