Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
22 juillet 2020 3 22 /07 /juillet /2020 04:04

Urbanisme contre vestiges !

Jerry WEST : Les Jolivet et l’or des pionniers.

L’arrivée d’engins de chantier à Shoreham signifie le début d’une nouvelle aventure et d’une épopée dangereuse pour les cinq enfants Jolivet.

Bob, 12 ans, et Ricky, 7 ans, et leurs sœurs, Patty, 10 ans, Jenny, 6 ans, et Susie, la petite dernière de 4 ans mais qui ne donnerait pour rien au monde sa place dans les tribulations de cette fratrie, composent cette famille dont le père est un homme aimable, toujours souriant, pour ne pas dire rieur, et d’une mère jolie, mince et toujours prête à confectionner des gâteaux. Bref une famille américaine comme l’on aimerait en voir plus souvent.

Ce jour-là, alors que débutent les vacances de Pâques, les enfants sont abordés par l’un des conducteurs qui leur demande son chemin, pensant s’être perdu. Il conduit un énorme tracteur remorquant un plateau sur lequel est placé un énorme engin de terrassement, une pelle mécanique. Il se nomme Buster et est accompagné de Stan, et invite les enfants à monter dans la cabine ou sur la remorque afin qu’ils leur montrent le chemin jusqu’à l’entrée du chantier de la nouvelle route.

Ce chantier avait été retardé à cause de l’emplacement d’un vieux fort historique, le fort de la Liberté, mais la décision vient d’être prise. Et si durant les travaux les ruines de ce vieux fort sont mises au jour, le tracé de la nouvelle route sera dévié afin de les contourner. En cours de route, l’engin manque écraser un jeune cycliste. Il s’agit de Jo Brill, le mauvais garnement, la teigne, le tourmenteur des Jolivet. Plus de peur que de mal, heureusement.

Rentrés chez eux, les enfants Jolivet trouvent leur mère en train de lire Le phare de Shoreham, la gazette locale. Un article retient son attention : la municipalité offre 10 000$ au propriétaire du terrain sur lequel se trouvent les vestiges du Fort de la Liberté, et 500$ à la personne qui découvrira le fort.

Il n’en faut pas plus pour que les Jolivet construisent des châteaux en Espagne, même s’ils vivent aux Etats-Unis, probablement dans l’état du Vermont. Patty et Jenny décident de se rendre au musée municipal, la bibliothèque regorgeant de vieux papiers, vieux livres et journaux d’autrefois tandis que les garçons retournent sur le chantier.

Dans un ancien magazine, mis aimablement à leur disposition par le bibliothécaire, Patty et Jenny lisent un article dans lequel il est question d’un vieux monsieur de quatre-vingt-quinze ans. Il avait écrit au conseil municipal et dans sa missive il avait joint un parchemin indiquant l’emplacement du fort de la Liberté. Or cette lettre n’était jamais parvenue à destination. Un individu au long nez, appendice pratique pour fouiller dans les affaires des autres, s’intéresse à leur lecture. Elles ne le connaissent pas et s’en méfient.

Les travaux de démolition avancent et les ouvriers s’attaquent à l’ancienne gare, où justement était placée la boîte aux lettres. Les enfants Jolivet parviennent à découvrir le fameux pli avant la démolition complète. Il ne leur reste plus qu’à continuer leurs recherches, recherches qui sont entravées par le fouineur et la teigne toujours placée dans leurs jambes au mauvais moment.

Mais un autre fait se dresse sur leur chemin. La maison d’une famille est située non loin et doit être rasée. Ils vont tout faire pour empêcher un drame familial et social avec cette nouvelle démolition programmée. Mais ils n’ont guère de temps pour réaliser leur projet. Le relogement ou plutôt le transport de cette maison sur un nouveau terrain, lequel est à définir.

 

Une charmante histoire avec les bons éléments, les enfants Jolivet, leurs parents et la famille qui doit être expulsée, et les mauvais éléments, Jo Brill et l’homme au long nez. Avec pour conclusion la découverte de l’emplacement de cet ancien fort, et de ses ruines, ainsi que d’un trésor signalé dans le titre fort explicite.

Le point intéressant dans cette intrigue réside dans le fait du transport d’une maison à l’aide d’un plateau avec des madriers et des poutres de soutènement. Une technique hasardeuse qui demande un savoir-faire sans précédent, mais qui date de plus d’un siècle. A ce propos voir l’intéressant article paru dans Sciences et Voyages N°272 du 13 novembre 1924 ici.

Une raison de plus pour les adultes de se pencher sur les romans publiés à l’attention des juvéniles et qui se révèlent être source d’informations tout en restant un plaisir de lecture.

L’auteur, qui se cache sous le pseudonyme de Jerry West, se nomme en réalité Andrew E. Svenson, et a également écrit sous l’alias d’Alan Stone. Il est l’auteur de plus de soixante-dix romans pour enfants, sous divers pseudonymes dont certains sont partagés avec d’autres romanciers.

Sur les trente-trois romans consacrés à la série Les Joyeux Jolivet, seuls dix-huit titres ont été traduits en France. Quant aux personnages, l’auteur n’a pas eu besoin de chercher loin puisqu’il s’est inspiré de ses propres enfants, et de son entourage. Même celui de Jo Brill évoluait près de chez eux. Ainsi que le chien Zip et le chat Nez-blanc de la famille Jolivet ne sont que des projections des propres animaux de Jerry West.

Toutefois on peut se demander par quelle aberration le patronyme de cette famille américaine a été modifié dans la version française en Joyeux Jolivet. Mais ce n’était pas une première car d’autres séries traduites ont subies le même sort dont Alice de Caroline Quine, ou encore Le Club des Cinq d’Enid Blyton. Bizarre et inconvenant, pour ma part.

Jerry WEST : Les Jolivet et l’or des pionniers. Série Les Joyeux Jolivet (The Happy Hollisters and The Secret Fort – 1955. Texte français de Suzanne Pairault). Illustrations de Maurice Paulin. Nouvelle Bibliothèque Rose N°340. Editions Hachette. Parution 30 janvier 1970. 190 pages.

Partager cet article

Repost0
20 juillet 2020 1 20 /07 /juillet /2020 04:23

Elle m'a dit d'aller siffler là-haut sur la colline
De l'attendre avec un petit bouquet d'églantines...

 

Maurice PERISSET : Les collines nues.

Stéphane est mort. Les policiers ont retrouvés son corps dans la rivière tandis que sa voiture était sagement stationnée près du pont, comme si elle attendait l’improbable retour de son propriétaire et maître.

Stéphane constituait l’unique famille de Marc Duperry, célèbre metteur en scène, depuis qu’il avait perdu sa femme dix ans auparavant, décédée de maladie.

Marc Duperry ne réalise pas. Stéphane, son fils, s’est suicidé, cela ne fait aucun doute. Mais pourquoi ? Manque de compréhension, d’affection, de chaleur humaine, de présence paternelle ? Un peu de tout cela peut-être.

Marc, déboussolé, se réfugie dans sa propriété de la Courentille dans le Haut-Var. Une grande maison négligée depuis la disparition de sa femme. Un bien triste retour dans ce qui aurait pu, dû, être un havre de paix.

Tout autour les collines, les bois, la garigue ont été dévastés par les flammes. L’incendie s’est arrêté aux portes de la bastide, comme repoussé par d’invisibles barrières.

En visitant quelques pièces, il sent comme une présence. D’ailleurs, les gendarmes le préviennent, ils recherchent un jeune homme.

Un matin, il découvre Cyrille endormi, mais il ne le dénonce pas. Pourtant le jeune homme est soupçonné d’être l’auteur des incendies. Mais ce n’est pas le seul reproche qui lui est imputé.

Marc va reporter sur Cyrille l’affection qu’il n’avait pas su offrir à son fils Stéphane tandis qu’autour d’eux se tisse comme une toile d’araignée venimeuse.

Quels rapports existent entre Cyrille et la cadavérique Sophie, une jeune fille élevée par un oncle autoritaire, quels liens quels secrets ? Et Cyrille est-il l’auteur des incendies qui ont ravagé la région ?

 

Avec sensibilité, avec émotion, avec simplicité, Maurice Périsset nous entraîne une fois de plus dans une histoire où le suspense est toujours présent.

Mais plus que le suspense, ce sont les relations entre les différents personnages qui importent, qui priment.

Une histoire inattendue peut-on lire en quatrième de couverture. Pas tout à fait lorsqu’on connait l’art de conter de Maurice Périsset, de ses qualités dans la mise en scène des personnages aux réactions parfois surprenantes.

Un roman tout de pudeur et de tact dans lequel on retrouve les thèmes chers, pour ne pas dire obsessionnels de Maurice Périsset : le cinéma, la désagrégation de la cellule familiale, l’incendie. Mais d’une manière furtive, fluide, tout en étant omniprésente.

Maurice PERISSET : Les collines nues. Editions de L’Orbe. Parution février 1991. 190 pages.

ISBN : 9782740900031

Partager cet article

Repost0
16 juillet 2020 4 16 /07 /juillet /2020 03:05

Roman historique à consonance politique ?

Barbara CARTLAND : Contrebandier de l’amour

Considérée comme la grande prêtresse des romans d’amour, Barbara Cartland, victime de son succès auprès de pseudo-intellectuels probablement jaloux, ne possède pas à son actif que des romances, des livres à l’eau de rose pour Fleurs bleues. En effet sous des dehors très politiquement corrects, mettant en scène des jeunes filles issues de la très haute bourgeoisie et de l’aristocratie, souvent victorienne, ses romans sont nettement plus riches historiquement que présumés et moins sirupeux qu’il y paraît.

Dans Contrebandier de l’amour, l’action se déroule en 1809, alors que règne sur l’Europe Napoléon 1er, encensé par la plupart des Français qui voient en lui un conquérant. Mais pour les Britanniques, il n’est que Bonaparte, un dictateur étendant son emprise sur une grande partie de l’Europe. Ce qui amène à se poser la question sur bien des dictateurs, des hommes politiques influents, vénérés dans leur pays et haïs dans les royaumes ou républiques bordant leurs frontières. Et pour beaucoup le personnage honoré n’est qu’un vil usurpateur, selon du côté de la frontière où l’on se place.

Barbara Cartland ne va pas si loin dans son analyse de la situation politique à l’époque de George III, souverain britannique dont la démence était reconnue et qui fut supplée par son fils Georges IV, qui devint Prince-régent à partir de 1811. Il est donc normal, voire logique, que Barbara Cartland mette l’accent sur la royauté britannique au détriment de l’Impérialisme napoléonien.

 

Nouveau duc de Westcrate, grâce à un héritage inespéré et inattendu, Trydon Raven fuit son château un soir alors qu’il envisageait de se coucher. Une femme est déjà dans son lit, et il sait pertinemment que s’il avait le malheur de succomber, c’en est fait de son célibat et de sa liberté. Dans les coulisses, on veut à tout prix caser une fille afin de lorgner sur sa nouvelle richesse.

Raven ne l’entend pas de cette oreille, ni des deux d’ailleurs, et le voilà chevauchant son fier destrier dans la campagne du Sussex. Le brouillard règne et Raven se perd, se retrouvant près de la mer. Entendant des voix, il se rapproche et il est pris pour un autre par une douzaine de pêcheurs. Ne voulant pas de se dévoiler, il se retrouve à décharger des barils et autres objets de contrebande dans une grotte, sous la houlette d’une jeune femme énergique.

Raven n’est pas trop habitué aux travaux manuels, et inévitablement, il se blesse à une main. Cette femme chef de bande l’emmène dans une riche demeure, et le cache dans une petite pièce meublée avec goût. Il est soigné par une vieille dame qui maugrée, n’appréciant visiblement pas cette intrusion. Mais peu à peu, Nounou se déride et Georgia, la contrebandière, se dévoile un peu. Elle lui confie qu’elle est mariée, son époux étant en mer et dont elle n’a pas de nouvelles depuis leur mariage, mais elle se fait surtout du souci pour son frère Charles. Raven est intrigué par Georgia et son rôle de contrebandière.

Des invités arrivent à l’instigation de sa belle-mère, qui est devenue veuve, et aussitôt Georgia entraîne Raven dans une petite pièce, dite la pièce du prêtre, sous les combles. Il ne doit pas se faire voir, mais il est curieux. Il entend des voix, la marâtre de Georgia qui lui intime de passer une fois de plus la Manche et d’aller chercher un Français sur le Continent. Georgia est obligée de se conformer aux ordres. Une claque est assénée fortement en guise de conclusion. En descendant l’escalier, il aperçoit une petite trappe, et celle-ci poussée, il distingue une dizaine de personnages, des bambocheurs de la haute société et quelques femmes amenées là pour leur plaisir.

Il reconnait en la maîtresse de maison Caroline Standish, une de ses anciennes maîtresses justement, une femme à hommes et surtout une croqueuse de diamants, devenue Lady Grazebrook. Elle l’a mis sur la paille en exigeant des cadeaux couteux, mais depuis il est vacciné. Heureusement pour lui que cet héritage imprévu l’ait remis à flot. Il reconnait également un certain Ravenscroft, bien connu pour ses excès de débauche. Et il se demande, qui peut être cet homme en gris debout dans un coin de la pièce. Un personnage qui l’intrigue.

Georgia lui demande d’effectuer une nouvelle traversée du Channel, afin d’aller récupérer un homme et l’amener en Angleterre. Raven comprend qu’il s’agit d’un espion de l’Empereur qu’il doit convoyer. Il est bien décidé d’en comprendre les finalités et il accepte d’aider Georgia, toujours en dissimulant son identité. En réalité, il n’avoue pas qu’il est le duc de Westcrate, reprenant pour tous son ancien nom de Trydon Raven.

L’opération se déroule sans trop de dégâts, malgré les douaniers et les garde-côtes. Raven emmène Georgia à Londres afin de démêler cette affaire avec l’aide de son ami Pereguine Carrington, auquel il passe la consigne de se taire sur son statut de duc.

 

De nombreuses aventures attendent donc Trydon Raven, duc de Westcrate, devenu un peu le chaperon de Georgia, aussi bien au domaine des Quatre-vents, qu’à Londres et même en France sous les remparts de Calais.

Georgia est une jeune femme forte, énergique, et en même temps une femme fragile, obligée de se conduire en contrebandière pour aider son frère. Elle est dominée par sa belle-mère, une marâtre selon la dénomination de l’époque et qui n’avait pas le sens péjoratif d’aujourd’hui, qui exerce à son encontre, et surtout à celui de son frère, un chantage.

Naturellement, une histoire d’amour se greffe sur cette intrigue romanesque, mi-roman d’aventures, mi-roman historique.

Le Prince de Galles, qui ne régnera que peu de temps après, son père étant reconnu comme fou, étant la cible privilégiée de cet espion qui doit le tuer, sur les ordres de Bonaparte car il n’est jamais question de le nommer Napoléon. Le point de vue des Français et des Européens dans leur ensemble divergeant profondément. Considéré comme un héros national dans notre pays, encore par bon nombre d’historiens, il n’est qu’un dictateur aux yeux des étrangers.

 

Bon Dieu ! s’exclama le duc (s’adressant à Georgia), pour qui donc croyez-vous lutter maintenant ? Vous vous battez pour votre frère et le pays qu’il sert. Vous vous battez pour tous les hommes, les femmes et les enfants de cette île. Ne comprenez-vous pas ce que signifierait pour nous d’être vaincus par Bonaparte ? N’avez-vous donc aucune idée des souffrances, des privations, de la faim qui sont le lot des pays d’Europe actuellement sous la coupe du dictateur ? J’ai vu les paysans chassés de chez eux par l’ennemi, entassés au bord des routes, affamés, assoiffés, ne possédant plus que ce qu’ils portent sur le dos.

 

Evidemment, ce point de vue britannique est dur à encaisser, à propos de celui qui est pour certains une idole. Tout au moins un grand homme. Il faut savoir relativiser, et admettre qu’il a commis des exactions, possédant à son actif des millions de morts.

Alors, évidemment, ce genre de déclaration ne passe pas auprès de tout le monde, certains pouvant se sentir bafoués dans leur orgueil national.

Barbara CARTLAND : Contrebandier de l’amour (Love is contraband). Traduction d’Arlette Rosenblum. Editions J’Ai Lu N°783. Parution le 4 novembre 1977. 256 pages.

ISBN : 2277117838

Première édition : Editions de Trévise. 1970.

Partager cet article

Repost0
15 juillet 2020 3 15 /07 /juillet /2020 04:19

L’Histoire n’est constituée que de drames !

Valérie DAYRE : L’éventreur de Berlin.

Depuis le 24 septembre 1924, Harry Whitecliffe, jeune auteur dramatique anglais dont la pièce de théâtre est jouée avec succès dans quatre-vingts salles allemandes et autrichiennes, a disparu sans un mot d’explication de la ville de Dresde où il s’était établi.

Sa fiancée Wally von Hammerstein est désemparée et Werner, son ami ex-amoureux de la jeune femme, n’en est pas moins troublé. Pour faire plaisir à Wally, Werner enquête dans la bonne ville de Dresde mais Harry s’est bel et bien volatilisé.

Werner impute cette disparition sur un coup de tête, une foucade du jeune dramaturge aux réactions parfois imprévisibles.

Pendant ce temps, à Berlin, un jeune homme du nom de Lovach Blume, d’origine australienne, est interrogé sur l’assassinat d’un prostituée. Le brigadier Wedekind et l’inspecteur Laher l’ont interpellé pratiquement en flagrant délit alors qu’ils enquêtaient sur un trafiquant de cocaïne.

Véritablement un coup heureux du hasard qui leur permet d’appréhender celui qui depuis des mois défraye la chronique sous le nom d’Eventreur de Berlin et possède à son actif une trentaine de meurtres de prostitués, masculins et féminins.

 

Valérie Dayre relate avec sobriété et efficacité ce fait divers allemand alors que la République de Weimar chancelle sur ses bases et que se profile à l’horizon le spectre de Hitler.

Dès les premières pages, le lecteur se doute de l’issue de ce livre, mais ce qui importe le plus aux yeux de Valérie Dayre, enfin c’est ce que j’ai ressenti, ce sont les relations tissées entre ce trio de jeunes gens qui relèvent plus du drame antique que du vaudeville faubourien.

Un récit simple et émouvant, surtout si l’on se met dans la peau de Werner, due à une romancière qui s’est distinguée par ses traductions et ses romans pour enfants.

 

Quant à la collection, elle n’aura duré que le temps de dix publications.

Valérie DAYRE : L’éventreur de Berlin. Collection Les Drames de l’histoire N°5. Editions Fleuve Noir. Parution mars 1992. 184 pages.

ISBN : 9782265046856

Partager cet article

Repost0
14 juillet 2020 2 14 /07 /juillet /2020 06:39

Pratique en cette saison et indispensable pour respecter la distanciation physique !

Alain BERNIER et Roger MARIDAT : Sous les ombrelles de la Riviera.

Spécialisés dans la réédition d’œuvres classiques, les éditions La Longue vue ont publié également des inédits, dont ce roman du duo Alain Bernier et Roger Maridat, Sous les ombrelles de la Riviera.

L’action, ou plutôt les actions se déroulent à Monte-Carlo, dans les années 1870.

Bérengère de Puligny est une jeune fille avenante, intrépide mais sans argent. Elle trouve une place de dame de compagnie auprès de madame Solaro, charmante vieille dame qui s’intéresse aux petits scandales qui secouent de temps à autres la principauté. Et les voici associées pour résoudre des énigmes, se substituant aux policiers et enquêtant dans des affaires de vol de bijoux, mettant fin aux agissements d’escrocs et d’aigrefins attirés par le casino et le jeu.

 

Un petit livre charmant, une bouffée de fraîcheur dans un monde de brutes, avec de petits clins d’œil par ci par là. Alain Bernier et Roger Maridat ne sont sûrement pas des inconnus pour bon nombre de lecteurs puisqu’ils ont signé au Fleuve Noir dans les collections Spécial Police, Angoisse et Gore des romans bourrés d’humour, dont les titres étaient des jeux de mots, gendre L’affaire du collier d’Irène, Liliane et son odyssée ou encore Le drame au Camélia, j’ai cité Eric Verteuil.

Mais ce roman lorgne plus du côté d’Agatha Christie et autres représentants de la littérature policière classique d’énigmes que du côté de Shaun Hutson, par exemple.

Un tournant dans la carrière littéraire de ces auteurs qui abandonnent le gore, le temps de quelques livres. Mais peut-être en ont-ils assez des tortures et des bains de sang qu’ils infligeaient à leurs personnages.

 

Eric Verteuil est un auteur bicéphale composé d’Alain Bernier, né le 15 mai 1922 à Angers, décédé le 3 février 2019 à Paris 16ème, et de Roger Maridat né le 20 novembre 1930 à Paris 9ème, décédé le 3 septembre 2016 à Neuilly sur Seine.

Voir le portrait d’Eric Verteuil ici :

Alain BERNIER et Roger MARIDAT : Sous les ombrelles de la Riviera. Editions de la Longue vue. Parution août 2002. 120 pages.

ISBN : 9782846190138

Partager cet article

Repost0
13 juillet 2020 1 13 /07 /juillet /2020 03:01

Une vue imprenable ?

Maurice PERISSET : Avec vue sur la mort.

Après avoir visité l’appartement témoin dans un immeuble en construction, Clémentine et Sébastien, son fiancé, se séparent, se donnant rendez-vous pour le soir même.

Clémentine est intriguée par le manège de deux jeunes hommes en voiture qui semblent noter leurs faits et gestes. Mais elle préfère oublier cet incident, comme les deux autres qui se sont déjà produits dans la journée, pour se consacrer à cette soirée prometteuse.

Chez Ludovic, son ancien amant à qui elle devait annoncer la rupture nette et définitive, n’ayant pas vu celui-ci depuis au moins un an, elle avait senti comme une présence. Rien de bien tangible, juste une impression, qui produit un malaise dont on se débarrasse difficilement. Elle tente de tout effacer, de ne penser qu’à son avenir.

Mais Sébastien est abattu sur la route du Sel, en rejoignant Hyères, petite ville touristique sur la Côte d’Azur.

Ce fait est-il lié à ce qu’elle a déjà subi, et Ludovic en est-il l’auteur ? Apparemment non, car une femme a entendu les coups de feu et si son témoignage comporte de nombreux blancs, il permet toutefois de reconstituer le crime.

Pourtant Sébastien était un garçon calme, tranquille, sans passé trouble, employé comme sous directeur dans une agence immobilière (Notez au passage la finesse du titre !).

Le commissaire Jardet, une vieille connaissance, est chargé de l’enquête, et son fils Raphaël, s’il ne s’implique pas directement dans cette histoire comme dans les précédents romans où il apparaît, fournit toutefois à son père des pistes intéressantes.

Le commissaire Jardet est dubitatif. Tout concourt à penser qu’il s’agit d’un crime gratuit, à moins qu’il y ait eu erreur sur la personne. D’autres crimes antérieurs se greffent à cette affaire qui le laisse pour le moins perplexe.

 

Une fois de plus, Maurice Périsset entretien le suspense jusqu’à la dernière ligne. Il tisse son intrigue comme une araignée sa toile, et le lecteur happé dès les premiers mots ne peut s’échapper de ce roman.

Il construit son histoire comme un puzzle et parfois l’on ressent l’impression de tenir en main des pièces de trop, comme égarées dans la trame. Et pourtant tout s’imbrique à la perfection, sans faute note, sans déchet.

Avec un art consommé, Maurice Périsset construit une œuvre dense, un peu en marge de ses précédents romans. Ni intimiste comme dans La montée aux Enfers, ou Le ciel s’est habillé de deuil, et bien d’autres, ni jeu de piste comme dans Les tambours du Vendredi saint, dans lequel certaines scènes particulièrement spectaculaires, Avec vus sur la mort possède toutefois le cachet, la griffe de celui que j’avais qualifié comme l’un des meilleurs représentants français dans le suspense psychologique avec en prime l’émotion.

Les personnages qui gravitent dans ce roman nous touchent, nous émeuvent, au plus profond de nous, même lorsqu’ils se conduisent en être ignobles, car eux-mêmes réagissent au nom de l’amour, de l’amitié.

Un sentiment que l’on ressent plus profondément que dans les précédents ouvrages de Maurice Périsset.

Maurice PERISSET : Avec vue sur la mort. Collection Hermé Suspense. Editions Hermé. Parution septembre 1991. 276 pages.

ISBN : 9782866651428

Partager cet article

Repost0
12 juillet 2020 7 12 /07 /juillet /2020 04:17

Dans la lignée de Fantômas, de Zigomar et de Fu-Manchu…

Anonyme : Le professeur Flax, monstre humain.

Si le personnage de Harry Dickson est surtout connu grâce aux traductions du néerlandais par Jean Ray qui a décidé par la suite d’imaginer de nouvelles aventures au célèbre détective surnommé le Sherlock Holmes américain en s’appuyant sur des illustrations de couvertures, il ne faut pas oublier non plus qu’il fut d’abord édité en France grâce à des traductions, non signées, de Gustave Le Rouge en autres.

En effet, cet auteur prolifique a traduit les six aventures au cours desquelles Harry Dickson et son fidèle ami et élève Tom Wills vont être confrontés à l’ennemi public numéro 1, le professeur Flax, qui est un peu une émanation de personnages malfaisants dont le plus représentatif est peut-être Fantômas. Sans oublier, mais il n’est pas Français, l’horrible Fu Manchu du britannique Sax Rohmer, un malfaisant incarnant le péril jaune souvent utilisé pour l’édification des jeunes et moins jeunes lecteurs.

Ces aventures totalement débridées (de nombreuses poursuites à dos de cheval ont lieu), paraissent invraisemblables dans leur démesure, tout comme le furent les épisodes consacrés à un autre héros le célèbre Furax. Et pourtant, malgré les débordements parfois outranciers des épisodes qui se succèdent sans répit ni relâche, ces textes possèdent encore de nos jours un parfum de nouveauté loin des aventures policées qui étaient publiées à cette époque.

Dans La prisonnière du clocher, nous retrouvons Harry Dickson dans la région de l’Epire, chevauchant seul en compagnie d’un léopard et arrivant près d’une auberge. Muni de documents officiels, il est pris pour un ministre. Les habitants sont effrayés à la vue du léopard mais cela ne les empêche pas de se presser auprès de l’étranger. Le maire annonce que le prêtre du village a été assassiné une heure auparavant, probablement par un des brigands qui infestent la région. La bonne du curé, qui voudrait bien en peut point, lui apprend que quelques jours auparavant une jeune fille, apparemment de bonne famille, s’était entretenue avec le prêtre puis était repartie à cheval dans la nuit.

En compagnie de son léopard qui lui sert de chien, cherchant des traces et des empreintes dans la cave, Harry Dickson découvre le corps emmuré d’une femme en costume macédonien. La servante reconnait en cette dépouille l’inconnu qui s’était entretenue avec le prêtre. Une lettre est découverte signée Flax, qui se fait désormais appeler Mustapha Bey. Aussitôt il se décide à se rendre à Jannuia où Flax s’est probablement rendu pour se diriger ensuite vers Constantinople.

Harry Dickson prend le train, placé dans un compartiment où est déjà installé un voyageur endormi. Mais le léopard, de par ses mouvements, déclenche une machine infernale reliée à un revolver. L’animal décède. Un piège qui était destiné à Harry Dickson. Le contrôleur du train n’était autre que Flax et le combat qui devait s’engager entre les deux hommes est perturbé par l’attaque d’Albanais.

Le train est arrêté et l’un des jeunes Albanais se fraie un chemin entre les agresseurs. Il parvient à monter sur le marchepied du wagon : il s’agit de Tom Wills, l’élève et apprenti de Dickson.

L’aventure continue pour les deux amis jusqu’en Chine où Flax les a précédé, continuant ses méfaits. Et dans la capitale chinoise, Dickson et Tom Wills vont affronter leur ennemi jusqu’à un clocher où est attachée une jeune femme dont la vie ne tient qu’à un battant de cloche. Ce qui justifie le titre de cet épisode.

Suivent deux autres épisodes tout aussi échevelés, hauts en couleurs et en péripéties improbables, Flax et Dickson possédant l’art du grimage et du déguisement.

 

 

Sommaire :

La prisonnière du clocher

Le rajah rouge

Le bourreau de Londres

Postfaces de Jacques Bisceglia et Gérard Dôle.

Anonyme : Le professeur Flax, monstre humain. Collection Harry Dickson. Volume 2. Corps 9 éditions. Parution janvier 1984. 288 pages.

ISBN : 2-904846-01-8

Partager cet article

Repost0
9 juillet 2020 4 09 /07 /juillet /2020 04:25

Des cérémonies privées au cours desquelles on ne se prive pas…

Michel HONAKER : Bronx cérémonial.

A New-York, le Bronx c’est comme la tavelure qui dépare un beau fruit.

Ce n’est pas un quartier, c’est un cancer, une gangrène qui ronge la ville. Au milieu des immeubles abandonnés, délabrés, en ruine, vivent les miséreux, les clochards, la pègre, le rebut de la société plus quelques spécimens indéfinissables, mi-êtres, mi-démons.

Certains jeunes gens de la bourgeoisie aiment venir s’encanailler, accompagnés de jeunes filles que les sensations fortes excitent. Mais parfois ils mettent le pied là où il ne faudrait pas et assistent à des scènes qu’il aurait mieux valu ne pas voir.

Ces immeubles recèlent d’étranges pratiques, genre vaudou, et malheur à ceux qui y assistent sans être invités.

Le Commandeur qui avait pris sa retraite se sent obligé de reprendre du service.

 

A mi-chemin du fantastique, ce roman de Michel Honaker pêche par un début quelque peu scatologique.

Mais l’ambiance cauchemardesque prend vite le pas sur ce faux pas et le final tient ses promesses.

Ceci est le premier volet des aventures du Commandeur (à ne pas confondre avec le héros de la série d’espionnage de Georges-Jean Arnaud) une espèce de justicier mythique et huit autres aventures suivront dans cette collection.

Cette série, expurgée, sera rééditée dans une collection Jeunesse chez Rageot.

Première édition : Le démon du Bronx. Le Commandeur 1. Editions Média 1000. Mars 1988.

Première édition : Le démon du Bronx. Le Commandeur 1. Editions Média 1000. Mars 1988.

Michel HONAKER : Bronx cérémonial. Le Commandeur 1. Collection Anticipation N° 1723. Editions Fleuve Noir. Parution décembre 1989. 192 pages.

ISBN : 2-265-04230-7

Partager cet article

Repost0
6 juillet 2020 1 06 /07 /juillet /2020 04:00

Lorsque le chantre des Cévennes se penche sur quelques épisodes de son existence…

Jean-Pierre CHABROL : La rencontre de Clotilde.

Incontestablement, ces contes s’inspirent, librement ou non, de quelques péripéties qui ont marqué son enfance mais pas que. Des historiettes placées dans le temps mais qui pourraient se dérouler de nos jours, le thème étant intemporel.

Emouvants, touchants, cyniques parfois, humoristiques quelque fois, ces contes sont le reflet d’un mode de vie puisé dans les années d’entre-deux guerres, dans un petit village qui pourrait être Chamborigaud, dans le Gard, puis à Alès. Des communes qui possédaient encore des commerces vivants, de bouche ou d’autre, et qui offraient de l’animation dans le bourg.

Le boucher comme Bartavel, un personnage haut en couleur, mais la main sur le cœur dans La punition du boucher. Presse-bouton, comme lui-même se définit, le photographe qui débarque un jour, s’approvisionnant sans régler ses achats, promettant beaucoup mais donnant peu, dans Le chèque sans provision. Toujours aimable et souriant. Comment lui résister !

Il s’en dégage comme une certaine nostalgie, pourtant Jean-Pierre Chabrol décrit les scènes, les lieux, sans établir de comparaison entre hier et aujourd’hui, mais avec chaleur et une tendresse qui parfois confinent à l’empathie. Normal puisque, sans se mettre réellement ou explicitement en scène, il est l’un des personnages de ces contes.

Narrateur, témoin, ou se cachant derrière l’un des protagonistes, il est présent sans se mettre en avant. Sauf, s’il est impliqué personnellement et intimement, alors il s’exprime à la troisième personne, pudeur oblige. C’est ce qui arrive dans La rencontre de Clotilde, les noms des personnages étant légèrement modifiés mais le contexte relevant de la réalité.

 

Ces nouvelles ne manquent pas d’humour, parfois féroce et cynique, comme dans Cyprien et la femme, ou de ces petites touches émotionnelles et humanistes comme dans La caissière du buffet ou L’enfant du tribunal. Des épilogues qui laissent augurer qu’il existe encore des personnages qui privilégient l’affectif, la sensibilité, l’humanisme, à l’aspect financier et répressif aveugle. Mais pas toutes, car dans Cyprien et la femme, la dernière phrase est terrible dans le mépris affiché par le personnage de Cyprien, un ancien compagnon du narrateur, retrouvé par hasard dans une rue de Paris.

Le maire du dimanche pourrait être une histoire se déroulant de nos jours, tant le contexte n’a pas changé, peut-être même amplifié avec les parachutages effectués par les partis politiques pour placer leurs protégés à des postes de responsabilités dans un but uniquement électoral et comptable. Un maire, avocat marseillais, possédant une résidence secondaire dans la petite ville du Gard, élu parce qu’il possède les oreilles du préfet et d’autres notabilités, ce qui fait la fierté des villageois, mais délègue ses responsabilité auprès du secrétaire de mairie, entre autre, se contentant de signer les papiers dans sa voiture lorsqu’il repart à la fin du week-end, lorsqu’il est venu. Car il n’est pas souvent présent dans la commune qui l’a élu.

Des nouvelles qui sont comme un souvenir, un reportage, une documentation, une histoire de la France dite profonde, des images d’Epinal, même si cela se passe dans les Cévennes, des touches de couleurs, des petits riens qui se perpétuent dans les mémoires, un ensemble qui forge toute une existence.

 

Sommaire :

Le chèque sans provision

La punition du boucher

Le sanglot du mec

La caissière du buffet

Le bistrot survivant

Camargue blues

Le maire du dimanche

Le petit notable

Le bleu-charrette

L'enfant-singe

Le métis au pantalon

L'enfant du tribunal

L'apprenti comédien

Les comédiens à l'hôpital

Cyprien et la femme

On s'aimera quelques jours

Violente

Fanchon

La rencontre de Clotilde

Le temps passe par la fenêtre

Jean-Pierre CHABROL : La rencontre de Clotilde. Contes à mi-voix 2. Collection Librio N°63. Editions E.J.L. Parution avril 1995. 98 pages.

ISBN : 9782277300632

Première édition : Grasset et Fasquelle. 1985.

Partager cet article

Repost0
5 juillet 2020 7 05 /07 /juillet /2020 04:40

Douze nouvelles anciennes

mais non rassises à déguster…

Robert E. HOWARD : Le Tertre maudit.

Comme bien des romanciers populaires, le nom de Robert E. Howard a été éclipsé par celui de l’un de ses personnages principaux, Conan le Barbare, et dans un moindre rayonnement par Solomon Kane.

Pour autant, malgré son décès prématuré à l’âge de trente ans suite à un suicide, Robert E. Howard reste l’un des nouvellistes de talent constamment réédité.

Son univers est entièrement tourné vers le fantastique surnaturel, et il lorgne vers d’autres grands maîtres de cette discipline dont il fut le contemporain et dont il put lire les œuvres et peut-être parfois s’en inspirer tout en gardant sa propre personnalité.

Ainsi dans La malédiction de la mer, voire Du fond des abîmes, on le sent proche littérairement parlant de William Hope Hodgson, mais l’on perçoit également une parenté avec Howard Phillips Lovecraft toujours dans Du fond des abîmes plus que dans Le monolithe noir qui a été publié sous le titre La pierre noire dans le recueil Légendes du mythe de Cthulhu, une anthologie d’August Derleth connu pour ses relations avec H.P.L.

Douze nouvelles d’inspiration diverse qui parfois sont liées entre elles par le décor, un personnage apparaissant ou évoqué à deux ou trois reprises, par l’emplacement géographique.

Ainsi dans … En replis tortueux et Le cœur de Jim Garfield, les deux histoires débutent de la même façon. Le narrateur, accompagné, se repose le soir installé sur sa véranda. Mais l’histoire est totalement différente.

De même La malédiction de la mer et Du fond des abîmes se passent au même endroit, à Faring, petit port au bord de la mer.

On retrouve le docteur Blaine à deux reprises dans des épisodes qui n’ont rien à voir entre eux, et le Texas et états proches, servent souvent de décor, d’aujourd’hui ou prenant leur genèse au moment de la guerre entre Fédérés et Confédérés, la fameuse guerre de Sécession, qui a cessé c’est sûr, mais dont les traces persistent encore dans les mémoires.

Une sonnerie de trompettes évoque le personnage de Jim Garfield, déjà mis en scène dans Le cœur de Jim Garfield.

Ainsi de nombreuses convergences lient plus ou moins ces nouvelles entre elles, et seule Lance et crocs, son premier texte publié à l’âge de dix neuf ans dans la revue Weird Tales, qui publie également Lovecraft et Clark Ashton Smith, se démarque de par sa teneur qui n’est pas sans rappeler les romans dits préhistoriques ou romans des Âges farouches de J.H. Rosny Aîné, dont principalement La guerre du feu ou Helgvor du Fleuve bleu.

 

Robert E. Howard possédait une imagination débordante, malgré les quelques similitudes évoquées, et l’on se demande quelle serait l’importance bibliographique de ses œuvres s’il ne s’était pas suicidé à l’âge de trente ans. C’est en 1928, alors qu’il a vingt-deux ans, que sa carrière débute réellement avec des récits de boxe publiés dans divers Pulps, et que Weird Tales publie les premières aventures de Solomon Kane.

 

Sommaire :

Lance et crocs (Spear and Fang - 1925)

La malédiction de la mer (Sea Curse - 1928)

Du fond des abîmes (Out of the Deep - 1967)

... en replis tortueux (The Dream Snake - 1928)

Coup double (The Man on the Ground - 1933)

Le cœur de Jim Garfield (Old Garfield's Heart - 1933)

Pour l'amour de Barbara Allen (For the Love of Barbara Allen - 1966)

Le Tertre Maudit (The Horror from the Mound - 1932)

Le Monolithe Noir (The Black Stone - 1931)

Une sonnerie de trompettes (A Thunder of Trumpets - 1938)

Le Cavalier-Tonnerre (The Thunder-Rider - 1972)

La Vallée Perdue (The Valley of the Lost - 1966)

Première édition : Collection Fantastique/SF/Aventures N°154. Editions NEO. Parution 1985.

Première édition : Collection Fantastique/SF/Aventures N°154. Editions NEO. Parution 1985.

Robert E. HOWARD : Le Tertre maudit. Recueil de nouvelles. Collection Howard. Editions Fleuve Noir. Parution octobre 1991. 224 pages.

ISBN : 9782265045538

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Les Lectures de l'Oncle Paul
  • : Bienvenue dans la petite revue de la littérature populaire d'avant-hier et d'hier. Chroniques de livres, portraits et entretiens, descriptions de personnages et de collections, de quoi ravir tout amateur curieux de cette forme littéraire parfois délaissée, à tort. Ce tableau a été réalisé par mon ami Roland Sadaune, artiste peintre, romancier, nouvelliste et cinéphile averti. Un grand merci à lui !
  • Contact

Recherche

Sites et bons coins remarquables