Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 10:11

Hommage à Ursula Curtiss décédée le 10 octobre 1984.

Ursula CURTISS : Le cimetière des innocentes.

Ursula Curtiss est une auteure quelque peu oubliée mais qui fut et demeure l’une des grandes prêtresses du roman de suspense, ouvrant la voie à Ruth Rendell et ses consœurs actuelles.

 

Une vieille dame qui s’est découvert une occupation fort lucrative, alors qu’elle a peiné toute son existence, embauche des gouvernantes aux revenus subséquents puis elle les supprime au bout de quelques semaines, ou quelques mois, les enfouissant dans son jardin, cachant la tombe sous un peuplier.

Seulement la dernière de ses dames de compagnie n’est point aussi naïve qu’elle le supposait et lui donne du fil à retordre, d’autant que des éléments extérieurs, tels que famille, voisins ou chien abandonné, lui compliquent la tâche.

Un roman qui n’a perdu ni de son attrait ni de sa puissance et qui se lit avec plaisir, sans que l’on puisse lui reprocher une datation comme certains romans parus dans la même décennie ou la même collection.

Le genre d’ouvrage qui ne vieillit pas car l’intrigue est intemporelle et il est dommage que cette collection n’ait point rencontré le succès.

 

Américaine née Ursula Reilly le 8 avril 1923 à New-York, décédée le 10 octobre 1984 à Albuquerque (Nouveau Mexique). Elle était la fille d’Helen Reilly, elle aussi auteur de romans policiers. Elle trouve sa voix en dactylographiant quelques manuscrits de sa mère durant sa jeunesse, publiant son premier roman policier en 1948. Elle possède à son actif une vingtaine d’œuvres, et se classe parmi les meilleures auteures américaines de suspense.

Le plus souvent elle met en scène des personnages féminins ordinaires, dont la vie est brutalement mise en danger suite à des incidents mineurs. Si elles recherchent auprès de leur entourage une aide, elles ne devront qu’à leur seule initiative à se sortir du mauvais pas dans lequel elles s’engluent, affrontant leurs peurs dans des histoires angoissantes.

Les romans d’Ursula Curtiss ont été traduits en France au Masque, dans la collection Un Mystère et dans la collection féminine Nous Deux.

 

Première parution collection Un mystère N°667.

Première parution collection Un mystère N°667.

Ouvrages :

 

Dans la collection L’Aventure criminelle dirigée par Pierre Nord :

N°68 : Le pire des crimes (The face of the tiger – Trad. de l’américain par Nicolète et Pierre Darcis). Réédition Le Club des Masques no 271.

N°86 : Une carpette sur une tache de sang (The Stairway (1957)  

N°98 : Une veuve si peu éplorée (Widow's Web - 1956). Réédition Le Club des Masques no 280.

N°110 : Portrait d'un traître (The Noonday Devil - 1951).

N°143 : Une veuve de trop  (Hours to kill - 1961)

 

Collection Le Masque :

N°909 : Les Deux Faucilles (The Second Sickle. 1950). Réédition Le Club des Masques N°350.

N 1329 : La Vieille Lily (Danger Hospital Zone - 1966).

N°1341 : Que désires-tu Célia ? (Letter of Intent - 1971). Réédition Le Club des Masques N°525.

 

Collection Un Mystère :

N°209 : Les Heures noires (The Deadly Climate - 1954). Réédition Presses Pocket no1139. Réédition dans Polars années cinquante, vol. 2, Omnibus.

N°761 : La Guêpe (The Wasp - 1963). Réédition Presses Pocket N°1087. Réédition Le Masque N°1974.

N°736 : Les Heures noires (Out of the Dark ou Child's Play - 1964) Réédition Presses Pocket N°1168. Réédition Éditions du Rocher, Bibliothèque du suspense N°6.

 

Enfin, un pied de nez à ceux qui dénigrent les collections dédiées aux femmes publiant des romans soi-disant à l’eau de rose :

 

Collection Nous Deux :

N°290 : N'ouvrez pas la porte ! (Don't Open the Door - 1968). Éditions Mondiales. 1970

 

Ursula CURTISS : Le cimetière des innocentes. Collection Bibliothèque du Suspense N°4. Editions du Rocher. Parution en 2001.

Partager cet article

Repost0
9 octobre 2017 1 09 /10 /octobre /2017 09:34

La Californie, la Californie... Air connu !

H.R.F. KEATING : L'inspecteur Ghote en Californie

L'inspecteur Ghote de la police judiciaire de Bombay, est un être simple, parfois naïf, réfléchi, de bon sens, intègre, qui voue sa vie à son travail et à sa famille.

Or le voilà confronté à un cruel dilemme. Ayant promis à sa femme Protima de la conduire en pèlerinage à Bénarès, le ministre de la police et des activités culturelles le recommande auprès de Shahani, un magnat, un nabab industriel, homme assez puissant pour que tout le monde, et tout un chacun, exauce ses moindres désirs.

Shahani est malheureux. Sa fille unique est partie aux Etats-Unis, en Californie, poursuivre ses études, et elle se trouve sous l'emprise d'un gourou.

Elle ne désire pas regagner le domicile familial. Pis, elle ne vit, ne pense que par le Shami Sans Nom, et lui a donné, dans un élan de générosité incontrôlé, tout ce qu'elle possédait sur son compte en banque.

Shahani subodore que sa chère fille est victime d'un arnaqueur, d'un gourou sans foi ni loi, sauf celles de dépouiller ses adeptes.

Ghote débarque dans un pays dont la civilisation, les mœurs, la façon de se conduire, heurtent un peu ses conceptions, ses habitudes. Lui, l'être frêle, se voit dès son arrivée, confronté, pris en main par un détective rougeaud, fort en gueule, imbu de sa personne, et fier (le mot est faible) de l'état de Californie.

Véritable caricature du détective américain, Hoskins, succédané de Mike Hammer et de ces brutes au front épais, délices des dessinateurs de bandes dessinées, Hoskins avait été embauché par Shahani mais n'a pu mener son enquête à bien.

Ghote préfère observer, réfléchir, faire travailler sa matière grise, à la différence de Hoskins, adepte des coups de poings et de la manière forte. Deux conceptions opposées au service d'un même but.

Arrivé à l'Ashram où vit de son plein gré la jeune Nirmala, Ghote met peu de temps pour se rendre compte que le gourou n'est qu'un imposteur, et que son prétendu détachement des choses matérielles n'est qu'un leurre.

Ghote décidé à démasquer le mystificateur va tomber sur son cadavre encore frais. Meurtre ou suicide ? Bien malin qui pourrait répondre à cette question. Personne n'est entré dans la chambre du gourou, personne n'en est sorti, l'arme du crime a disparu.

Ghote se trouve mis en présence d'un problème de meurtre en chambre close. Hoskins est d'avis d'arrêter tout de suite l'un des membres de la secte.

Cet affrontement entre deux mondes, de deux civilisations, de deux modes de vie, cette différence dans la façon de penser, d'appréhender une enquête, on les retrouve dans la corpulence des personnages.

Le gros, l'énorme, le sanguin, l'infatué, assisté du frêle, du candide. Un peu la fable de La Fontaine Le lion et la souris, on a toujours besoin d'un plus petit que soi, revue et corrigée façon Laurel et Hardy.

Et si jour vous doutez de la fidélité de votre conjoint, voici une solution pour connaître la vérité. Posez-lui la question dans l'intimité et regardez ses pieds. Vous obtiendrez la vérité toute nue en observant ses orteils, mais pour cela faut-il encore qu'ils soient débarrassés de tout artifice vestimentaire. Une recette peut-être plus efficace que la torture ou le penthotal, tout au moins plus humaine et plus délicate.

 

H.R.F. KEATING : L'inspecteur Ghote en Californie (Go west, inspector Ghote - 1981. Traduction Denise Meunier). Editions Fayard. Parution 1991.

Réédition Le Livre de Poche N°9690. 1993.

Partager cet article

Repost0
4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 13:03

Apparemment, ne serait pas mort d’épectase contrairement au cardinal Daniélou ou à Félix Faure…

Frédéric CHARPIER : Contrat sur un pasteur.

Nombreuses sont les affaires qui finissent par confiner au secret d’état et dont le simple pékin, vous et moi en l’occurrence, ne connaîtra jamais le fin mot occulté par une réserve médiatique, judiciaire ou autre, après avoir été alléché ou tout bonnement avisé par les gros titres des journaux écrits, télévisés ou radiophoniques.

Montées en épingle ces affaires disparaissent de la Une, rapidement remplacées par d’autres affaires, tout aussi publiques et médiatiques, qui enterrent les précédentes pratiquement corps et biens. Et ce qui a défrayé la chronique resterait sans réponse, sauf pour une poignée de personnages directement impliqués mais inconnus du public, du moins leur rôle et leurs interventions.

Certains journalistes ou écrivains ne s’estiment pas satisfaits des résultats d’une enquête avortée, tronquée, passée sous silence, et enfouie dans des dossiers inaccessibles permettant d’exercer des pressions auprès d’individus gravitant dans les arcanes du pouvoir.

Frédéric Charpier est de ceux-là et la triste et lamentable histoire du pasteur Doucé, sa conclusion ou plutôt sa non-résolution, n’ayant pas contenté son sens de la justice, il a décidé d’enquêter et de raconter sous une forme romancée cette histoire abracadabrante.

La réalité et la fiction se rejoignent, se chevauchent, et les imbrications, les implications politiques, sur fonds de chantages, d’affaires de mœurs, de ballets bleus, d’homosexualité, de manipulations sont pléthores. Les hommes de main, les conseillers occultes se cachent, se réfugient derrière de malheureux quidams sur qui rejaillit l’opprobre général.

Les Renseignements généraux n’ont pas le beau rôle et ne jouissent pas dans l’opinion publique de l’estime générale. Tout le monde s’en méfie, à tort ou à raison, et que l’un de ses membres soit directement impliqué dans une magouille ou une bavure ne peut que corroborer, renforcer les sentiments de défiance, l’atmosphère de suspicion dans lesquels il gravite. Il devient le bouc-émissaire et ses protestations n’y changeront rien. Frédéric Charpier a écrit un édifiant roman à tous points de vue, et si la vérité ne sort pas du puits, elle n’en effleure pas moins la margelle.

Cependant le style sec, abrupt, relève plus du rapport, du document que de la fiction. Charpier n’est pas connu du grand public et pourtant il possède à son actif environ quatre-vingt titres. Il a aidé de nombreuses vedettes à rédiger leurs mémoires, et sous divers pseudonymes il a écrit de nombreuses séries populaires.

Frédéric CHARPIER : Contrat sur un pasteur. Editions Vaugirard. Parution mai 1992. 208 pages.

Partager cet article

Repost0
2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 07:30

Allons donc, London…

Pêcher la crevette

Allons donc, London…

Pêcher le petit poisson.

Jason DARK : Peur sur Londres.

Médium amateur mais ne faisant pas commerce de ses dons, Miriam Di Carlo est réveillée brusquement en pleine nuit dans son appartement londonien par un pressentiment.

De sa fenêtre, elle assiste impuissante à un cataclysme qui s’abat sur la capitale britannique. Les bâtiments, les monuments s’effondrent, et dans le ciel s’inscrit l’image d’une jeune femme à la beauté froide, visage surmonté de deux petites cornes.

Il s’agit d’Asmodina, la fille du Diable.

A peu près au même moment, John Sinclair, inspecteur du Yard, spécialiste des affaires criminelles surnaturelles, est lui aussi tiré de son sommeil. Sa montre, arrêtée de même que son réveil, marque cinq heures.

C’est alors que le cauchemar commence.

Sa secrétaire, son patron, ses amis ne le reconnaissent pas. Pourtant il n’a pas changé physiquement. Quant à imaginer un complot, à une farce, ce n’est pas le genre de la maison. Alors ?

Intrigué John Sinclair revient chez lui, bien décidé à tier au clair ces manifestations pour le moins inamicales.

Le cauchemar continue.

L’immeuble où il habite s’effondre, projetant d’énormes blocs de béton sur la chaussée, écrasant les passants. C’est l’affolement général. La catastrophe tourne au chaos, à l’apocalypse. Soho n’est plus que ruines.

 

John Sinclair, chasseur de spectres, n’est pas sans rappeler ces héros qui passent leur vie à combattre les démons, les forces du Mal.

Successeur d’Harry Dickson, qui connut son heure de gloire grâce à Jean Ray mais issu d’une imagination teutonne, John Sinclair pourrait être le cousin de Bob Morane et autres grands pourfendeurs du Mal dans la tradition de la lutte contre les Esprits malfaisants dans une atmosphère de surnaturel.

Priorité est donnée à l’action, au spectaculaire, au divertissement populaire, ce qui n’exclut pas une certaine recherche dans l’intrigue, les rebondissements, et la maîtrise de l’histoire.

Bizarrement cette série a démarré, à quelques jours près, au moment où Léo Campion, chansonnier, homme de théâtre et de cinéma, est décédé. Léo Campion avait interprété pour la télévision une série, La Brigade des maléfices, dans laquelle il incarnait un policier, le commissaire Paumier, spécialisé dans les enquêtes relevant du surnaturel et dont les bureaux étaient situés dans les combles du 36 Quai des Orfèvres. Six épisodes ont été diffusés en 1970.

 

Jason DARK : Peur sur Londres. Une aventure de John Sinclair, chasseur de spectres N°1. (Angst über London – 1981. Traduction de Jean-Paul Schweighauser). Editions Fleuve Noir. Parution mars 1992.

Partager cet article

Repost0
15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 08:02

Non, non, rien n’a changé
Tout, tout a continué…

JEAN-CHARLES : La foire aux cancres.

Dans son préambule, Jean-Charles écrit, attention accrochez-vous aux branches car ceci est tellement d’actualité qu’on oublie que l’ouvrage a paru en 1962 :

Si les lycées avaient des clochers, ils sonneraient sans cesse le tocsin. L’enseignement secondaire français traverse en effet une crise grave qui s’explique par plusieurs raisons.Nous sommes obligés de refuser des élèves, disent les proviseurs.

Les classes sont surchargées, se plaignent les professeurs.

On ne s’occupe que des élèves les plus doués, protestent les parents.

Cela commence bien, vous ne trouvez pas ? Et les cancres là-dedans ? Ils sont furieux. Et pourquoi sont-ils furieux ?

Moins, comme l’imaginent les parents, parce que l’on ne s’occupe pas d’eux que parce qu’ils se rendent compte de l’ineptie des programmes scolaires.

Naturellement la solution est toute trouvée : modifier les programmes scolaires. Plus facile à dire qu’à faire, vous en conviendrez, à moins de laisser ce soin à des technocrates qui n’y connaissent rien mais se font fort de trouver des réponses à ces questions angoissantes.

Le Ministre de l’éducation nationale a annoncé, lors de la dernière rentrée, la création d’une commission chargée de supprimer, dans les programmes scolaires, tout ce qui n’était pas essentiel… Sur quoi, on apprit, qu’en plus du reste, les élèves allaient avoir droit à des cours d’éducation civique.

Il a dû frapper fort sur son clavier de sa machine à écrire, Jean-Charles, en rédigeant cette critique qui ne manque pas de bons sens.

 

A l’école, les cancres rivalisent d’âneries, ceci est un fait avéré. Mais ils ont de qui tenir, car nos romanciers, et non des moindres ne furent pas en reste. L’on connait les célèbres bourdes littéraires de Ponson du Terrail, mais bien moins celles de Balzac :

Un commissaire de police répond silencieusement : Elle n’est point folle.

Ou encore de Prosper Mérimée :

Enfin, mettant la main sur ses yeux comme les oiseaux qui se rassurent…

Les traducteurs n’échappent pas non plus aux erreurs. Florian, dans sa traduction de Don Quichotte affirme :

Ces belles qui, toujours sages, couraient les champs sur leurs palefrois et mourraient à quatre-vingts ans tout aussi vierges que leurs mères…

 

Il ne faut pas croire que ce livre n’est qu’une recension de bons mots, d’à-peu-près, de réponses désopilantes, de perles d’incultures qui auraient fait les délices de Ray Ventura et ses Collégiens qui ont chanté Le Lycée Papillon, une chanson de Georgius, mais il s’agit bien d’un véritable réquisitoire sous forme de diatribe, pour la défense de l’enseignement et des enseignants.

 

Ainsi peut-on lire, page 81 de la présente édition :

Je ne vais pas cependant jusqu’à prétendre qu’il faut remplacer les professeurs par des machines. … Nous savons que rien ne remplace un excellent professeur. Malheureusement il y a de moins en moins d’excellents professeurs. Pourquoi ? Je l’ai déjà dit : parce qu’ils ne sont pas assez payés. Un homme est un homme, disait ma grand-mère. Que l’on essaie donc de rétribuer les médecins de campagne au même tarif que les instituteurs et de payer les cardiologues et autres spécialistes comme les professeurs de faculté, on verra alors si le niveau de la médecine française ne diminue pas.

 

Ceci mérite réflexion, n’est-ce pas ? Mais il semble que le niveau intellectuel des hommes, et femmes, politiques a baissé plus vite et plus profondément que celui des étudiants et du commun des mortels. Et de nos jours, tous les ans on nous informe que des changements vont intervenir à chaque rentrée, que de nouveaux programmes vont être appliqués, avant d’être expérimentés, et qu’il y aura de plus en plus de bacheliers, la France en a besoin.

Comme l’écrit Jean Failler dans Mary Lester et la mystérieuse affaire Bonnadieu :

Les examinateurs ne paraissent plus aussi exigeants qu'autrefois, quand ils éliminaient impitoyablement nos grands-parents pour cinq fautes dans une dictée de certificat d'études. Si vous voyiez les rapports que rédigent certains de ces bacheliers ces dernières couvées !

 

Alors que bon nombre d’animateurs télé ou radio, de comédiens, de romanciers, de chefs d’entreprises, voire d’hommes politiques se vantent, s’enorgueillissent d’avoir été des cancres à l’école, il est désolant de constater que des BAC +3, 4, 5, frappent, sans succès, à la porte de madame Paule Emploi.

Il serait bon que cet ouvrage, dont la dernière édition remonte à 1999, soit réédité, et fourni à nos braves députés et ministres, afin de leur donner un sujet de réflexion, ce qui les occuperait au lieu de pondre des lois qui n’ont aucun sens, et répondre n’importe quoi lors des interviews. N’est-ce pas monsieur Emmanuel Macron, qui déclarait le 26 mars dernier :

Ce qu'il se passe en Guyane depuis plusieurs jours est grave. C'est grave en raison des débordements. Mon premier mot est celui d'un appel au calme parce que, je crois que bloquer les pistes d'aéroport, bloquer les décollages, parfois même bloquer le fonctionnement de l'île ne peut être une réponse apportée à la situation.

JEAN-CHARLES : La foire aux cancres. Editions Calmann-Lévy. Parution 1962. 220 pages.

Partager cet article

Repost0
11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 08:37

Comme on fait son lit, on se couche. Il parait !

Johny SOPPER : Johny Sopper et le lit de l’enfer.

Mais ce n’est pas dans les habitudes du capitaine Johny Sopper, agent du gouvernement, qui en ce mois de novembre se sent perdu dans New-York. Il a plus l’habitude de parcourir les plaines de l’Alabama que parcourir les rues d’une ville dont les habitants résident dans des immeubles de six étages.

Avec le sergent Steve, il doit réceptionner un professeur en provenance de Paris et le conduire à Washington. Seulement il a la désagréable impression, ressentie pareillement par Steve, d’être suivi au cours de ses déambulations sur le port. D’ailleurs il fait sensation auprès des gamins, habillé avec sa veste en pécari, ses culottes de cheval, ses bottes noires et son feutre à larges bords.

Enfin ils récupèrent le voyageur, un nommé Adalbert Durandal, du Musée d’Histoire de Paris. Des chambres d’hôtel sont réservées aux trois hommes en attendant de joindre Washington. Durandal confie qu’il doit remettre des documents, soigneusement gardée dans un portefeuille rouge, concernant des trésors qui auraient été enfouis par les premiers migrants, dont notamment au lac Erié, sur une île. Mais à cet hôtel s’est installée également une jeune femme, une Française selon le directeur, Jeanne Berry.

Alors que Johny Sopper avait prévu une soirée au théâtre, Durandal annonce qu’il se sent quelque peu malade. Il préfère rester dans sa chambre qu’il boucle à double tour. Au retour de leur sortie, Sopper et le sergent Steve s’aperçoivent que la porte n’est plus fermée et que Durandal a disparu. Les événements se précipitent.

Les deux hommes partent à la recherche du professeur, chacun de leur côté, et le lendemain, un cadavre est découvert sur les rails. Il s’agit probablement de Steve car l’inconnu porte ses bottes et sa montre. Jeanne Berry a quitté l’hôtel, direction Saratoga selon le directeur de l’établissement. Mais Sopper apprend qu’en réalité elle a pris le train pour Albany. Le directeur de l’hôtel est assassiné et le portier est trop serviable pour être honnête.

Sopper, après déjà avoir été agressé et assommé, part pour Albany et retrouve inopinément Steve qui n’était pas mort. Ils apprennent que Jeanne Berry voyage en compagnie de son frère et d’un homme qui ressemble fort à Durandal. Puis c’est la suite du voyage vers le lac Erié.

 

Johny Sopper échappe à de multiples dangers dont, dans le désordre, un affrontement homérique avec un grizzli, des agressions avec des individus particulièrement belliqueux, à quelques noyades et un plongeon dans les chutes du Niagara, des bagarres avec des Comanches, puis des coups de feu, des rencontres inopinées avec des gourdins, de quoi démontrer sa force herculéenne mais également qu’il n’est pas à l’abri d’interventions musclées, aidé dans tous ses démêlés par la présence opportune de Comanches, une autre tribu que la précédente, puis de Cheyennes qui pensent le délivrer, les deux peuples ne s’appréciant guère.

Mais si les « Indiens » ne sont pas toujours montrés sous un jour favorable, il existe un code de l’honneur que ne pratiquent pas en général les Blancs. Ils ne peuvent pas tuer un homme qu’ils sont sauvé d’un péril. Celui que nous avons sauvé est des nôtres, affirme ainsi Tête d’Or le chef Cheyenne. D’ailleurs Johny Sopper, s’il ne pratique pas la langue française, comme on le constate au début du récit, s’exprime aisément en langue comanche ou cheyenne, ce qui est quand même un avantage dans certaines situations.

Un roman qui privilégie l’action au détriment des longues narrations descriptives des lieux et des personnages. Pas le temps pour le lecteur de s’ennuyer, de reprendre son souffle, son seul souci étant de tourner les pages afin de connaître la fin de cette intrigue très mouvementée. Johny Sopper encaisse, et donne, de nombreux coups, comme dans les scènes de bagarre au cinéma, au cours desquelles chaque protagoniste se rue contre son adversaire sans jamais ressentir le moindre mal ou presque.

 

Johny SOPPER : Johny Sopper et le lit de l’enfer. Collection Western N°8. Editions Fleuve Noir. Parution 2e trimestre 1953. 192 pages.

Partager cet article

Repost0
21 août 2017 1 21 /08 /août /2017 09:33

L'orgueil, un péché capital que certains prônent par intérêt...

Lawrence SANDERS : Chevaliers d'orgueil

Divorcé, Daniel Blank est invité par ses amis et voisins Morton qui lui présentent une jeune femme, Célia Montfort, avec laquelle il se sent rapidement complice. Ils couchent ensemble et, pour lui prouver son amour, il tue à l’aide de son piolet de montagne un inconnu dans la rue. Puis il assassine une seconde fois.

Le capitaine Edward X. Delaney, responsable du secteur 251, doit théoriquement être chargé de l’enquête. Mais il est déchargé de cette affaire au profit de Broughton, premier commissaire adjoint, un homme fort ambitieux. Ce que n’approuvent pas ses supérieurs qui lui conseillent de prendre une disponibilité et de résoudre cette histoire le plus rapidement possible, afin de couper l’herbe sous les pieds de Broughton.

Delaney accepte mais il lui faut avancer à pas feutrés. Il requiert l’aide de Langley, spécialiste des armes et outils anciens en retraite, puis de Monica Gilbert, la veuve de la deuxième victime, ainsi que de Calvin Case, un alpiniste cloué dans son lit à la suite d’un accident de montagne.

Delaney confie à ses adjoints officieux le soin de répertorier les magasins de sport, d’éplucher leurs factures, d’établir des fiches, d’effectuer des recoupements. Pendant ce temps, Daniel qui se sent investi d’une mission de propreté continue son carnage. Une troisième, puis une quatrième victime trépassent sous ses coups de piolet.

Broughton, présomptueux et incapable d’organiser efficacement la chasse au tueur, s’embourbe et Delaney est officiellement chargé cette fois de mener l’enquête à bien.

Daniel est localisé et le policier s’introduit chez lui sans mandat de perquisition. Il découvre quelques preuves matérielles de ses crimes, malheureusement il ne peut s’en servir, son action étant illégale. Utilisant à bon escient et selon leurs capacités les hommes qui lui sont affectés, Delaney organise une surveillance permanente.

 

Premier roman de Lawrence Sanders consacré à sa série des « Péchés mortels », Chevaliers d’orgueil, comme son titre l’indique, met en scène trois personnages habités par le démon de l’orgueil, mais dont les motivations et les procédés diffèrent.

Aussi bien Delaney, Daniel que Broughton sont orgueilleux de nature. Delaney d’une manière terre à terre, prenant son rôle de policier et de justicier à cœur. Broughton, vaniteux et ambitieux, lorgnant du côté de la Maison Blanche, croyant pouvoir résoudre les problèmes de manière arbitraire et considérant les policiers sous ses ordres comme de la simple valetaille.

Daniel s’imposant dans sa société mais se sentant investi d’une mission quasi divine d’épuration, amalgamant passion et rejet d’une homosexualité sous jacente qui ne demande qu’à s’extérioriser. D’ailleurs, il couchera avec Tony, douze ans, le jeune frère de Célia, recherchant d’autres sensations et un besoin de justification de ses actes.

Malgré les six-cents pages du livre, on ne s’ennuie pas dans cette histoire qui parfois se recoupe, le projecteur étant braqué alternativement sur l’assassin et sur le policier.

 

Réédition : Le Livre de Poche Thriller n°7598. Parution 1993.

Réédition : Le Livre de Poche Thriller n°7598. Parution 1993.

Lawrence SANDERS : Chevaliers d'orgueil (The first deadly sin - 1973. Traduction de Gilles Berton). Hors collection. Editions du Masque. Parution septembre 1991.

Partager cet article

Repost0
17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 13:05

C'est dur de partir, de laisser au pays une femme enceinte et de bonnes terres labourables.

Jean-Claude PONÇON : Le fantassin d'argile.

C'est d'autant plus dur qu'il faut rejoindre le front, du côté de Reims. Et Louis ne comprend pas, et il n'est pas le seul, pourquoi il est mobilisé. Sûr qu'il serait mieux à la ferme en ce mois de juin 1916, alors que Marie est sur le point d'accoucher et qu'il va falloir rentrer les foins puis les blés. Alors, dans les tranchées, Louis se morfond, malgré les orages d'obus allemands.

Il pense à Marie, à son futur bébé. Mais il a peur, peur que Marie le trompe. Avec le notaire ou encore le mitron dont elle l'entretient dans ses lettres. Alors l'idée de déserter s'incruste dans l'esprit de Louis et il prépare des vivres dans une musette qu'il cache dans une grange. Un accident cardiaque le conduit à l'hôpital. Il fait la connaissance d'une infirmière et tous deux sympathisent. Elle va jusqu'à lui procurer des vêtements civils.

Là-bas, dans la Beauce, Marie accouche d'un petit garçon. C'est une femme de la ville et si elle aime la campagne, la vie à la ferme ne l'enchante guère. Mais elle est charnelle et Louis le sait. Alors il s'inquiète. Comment réagit-elle, maintenant qu'elle est mère, délivrée et seule?

Un soir, il saute le pas et déserte. Lorsqu'il arrive à la ferme, après un long périple pédestre, il la surprend dans les bras d'un homme.

 

Chronique intime d'une vie ordinaire durant la Première guerre mondiale, Le fantassin d'argile nous compte les affres d'un homme attaché à sa terre, à sa femme, et qui se retrouve déboussolé‚ loin des ses attaches. Il n'a pas demandé à partir et la jalousie le tenaille. Il n'a pas confiance : sa femme n'est pas issue de son milieu et elle ne s'est pas véritablement intégrée à sa nouvelle famille, aux travaux de la terre qu'elle a toujours dédaignés.

D'ailleurs le ménage ne s'était pas installé dans la ferme familiale. Ils vivaient à la ville et Louis tous les jours partait à vélo pour soigner les bêtes et s'occuper des travaux des champs.

Mais ce roman consacré à un couple durant la Première Guerre Mondiale met en exergue l'antagonisme qui existe entre le monde rural et la Ville. Et l'on s'aperçoit que la guerre engendre des dommages collatéraux à l'encontre d'individus qui sont envoyés sur le front pour des causes belliqueuses auxquelles il ne comprennent ni les tenants ni les aboutissants.

Un roman sobre et qui transpire l'amour de la nature.

 

Réédition Pocket. Parution 15 juin 2006. 188 pages.

Réédition Pocket. Parution 15 juin 2006. 188 pages.

Jean-Claude PONÇON : Le fantassin d'argile. Collection Terra. Le Cherche Midi éditeur. Parution octobre 1994. 188 pages.

Partager cet article

Repost0
7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 08:55

Hommage (tardif) à Michel Durafour, homme

politique et romancier, décédé le 27 juillet 2017.

Pierre JARDIN : Agnès et les vilains messieurs.

Les lectures de l'Oncle Paul étant un blog sérieux, il n'est pas question pour le scripteur de se dévoyer en rédigeant une chronique politique mais de garder la barre sous le vent de la littérature populaire.

Aussi le propos n'est pas de rendre hommage à un politicien qui a œuvré sous différents ministères, qui a été maire de Saint-Etienne lors de l'apogée des Verts (quand même !) mais à un romancier qui a écrit de nombreux romans policiers et d'espionnage. Une carte de visite plus glorieuse que celle d'homme politique, et ceci ne s'adresse pas uniquement à Michel Durafour mais à tous ceux qui magouillent sous les ors de la République.

 

Fille d'un industriel ancien épicier qui a fait son beurre en inventant une crème dessert-minute, Agnès Lorin n'est âgée que de vingt ans mais elle sait déjà ce qu'elle veut. Surtout pas le mari que son père espère qu'elle épouse car elle a des vues sur Marc Bérard, représentant en machines agricoles. Du moins c'est ce qu'il lui a indiqué.

Mais Marc Bérard n'exerce pas du tout ce métier. Il est agent secret et pour l'heure, il est en conversation avec son patron, au sujet de plans du Guyenne, la nouvelle fusée française. L'homme chargé de les transporter a été assassiné et bien entendu, les plans ont été dérobés. Et l'enquête confiée à Blaise Saron, un jeune agent, piétine. Bérard a connu Blaise un an auparavant et le jeune homme se réclamait d'une amitié entre leurs parents, bien des années auparavant. Et c'est ainsi qu'il est devenu agent secret, avec l'appui de Bérard.

Le grand patron des Services secrets montre une lettre anonyme indiquant que les plans seront restitués contre une forte somme et que l'échange pourrait avoir lieu à l'Hôtel Athena à Rhodes. Il est également signifié qu'une place vacante de barman pourrait convenir à un collaborateur des Services Secrets. Comme Blaise est en charge de l'affaire, il sera envoyé sur place, après une rapide formation, mais Bérard n'est pas du tout d'accord. Il le signifie à son patron et va prendre des vacances... à Rhodes.

Il en informe également Agnès lors d'une repas vespéral et en tête à tête, alors que celle-ci lui a réservé une petit surprise. Pour elle, c'était leur repas de fiançailles.

A l'hôtel Athena, ou il est reçu par le directeur italien Pipardi, lequel ne semble guère intéressé par l'arrivée de nouveaux pensionnaires, il a la surprise de retrouver Alexis, un confrère espion russe qui doit se produire dans un club comme chanteur. Au cours du voyage il a fait la connaissance d'une charmante vieille dame, pas indigne mais presque, septuagénaire, et d'un professeur, archéologue syrien. Plus un couple d'amoureux, lui Irlandais, elle Espagnole du doux prénom d'Adoracion.

Sans oublier les employés de l'hôtel, un Turc et un Grec, ce qui naturellement donne de l'ambiance sachant que les deux peuples n'entretiennent guère de relations amicales. Et Blaise qui semble à l'aide dans son rôle de barman, sans oublier Agnès qui arrive inopinément.

 

S'ensuit un chassé-croisé dans une réunion d'espions, déclarés ou non, de contrebandiers sans scrupules, de vrais faux amoureux, un ensemble de quiproquos alimentés par l'humeur versatile d'Agnès. Car la jeune fille, qui croit que son prétendu fiancé et Marc sont à Rhodes pour effectuer un cambriolage de banque, pique ses colères aussitôt éteintes pour redevenir la tendre fiancée, exerçant un chantage auprès de Bérard, devenant sans prévenir une tigresse. Elle fait un peu penser à l'héroïne caractérielle de Charles Exbrayat, Imogène McCarthery, mais sans sa propension à ingurgiter du whisky. Cette boisson est réservée à Mrs Galiday, l'Américaine septuagénaire, au caractère bien trempé.

Les malentendus, les situations équivoques s'enchaînent avec un humour débridé qui n'a rien perdu de sa saveur, même si certains passages paraissent un peu longuets. Malgré son statut d'homme politique en devenir, car à l'époque où parait ce roman, Michel Durafour n'est que maire-adjoint de Saint-Etienne, depuis 1947 toutefois, et fut conseiller général du canton de Saint-Etienne Nord-Est. Parfois, il se permet quelques piques, concernant les communistes notamment, mais celles-ci sont rapidement contrebalancées, comme dans une conversation entre deux personnes honnêtes mais de confession politique différente.

 

Curiosité : Le copyright est attribué à Jean Claude Fiard, lui-même auteur dans la même collection de quelques romans dont Des raisons pour mourir et Quand chante le tambour, auteur dont on ne sait rien, sinon qu'il a également publié Une tombe sous les hévéas, dans la collection Vidocq N°1 aux éditions Cœur de Vey en 1959. D'après l'étude de Jacques Baudou et Jean-Jacques Schleret, Le Vrai visage du Masque paru aux éditions Futuropolis en 1984, Jean-Claude Fiard serait né à Montluçon, sans plus de précision.

Alors erreur de l'éditeur ? Pierre Jardin alias Michel Durafour se cacherait-il sous le pseudonyme de Jean-Claude Fiard ? Ou le contraire ? Toutes les suppositions sont à envisager.

Pierre JARDIN : Agnès et les vilains messieurs. Collection Espionnage Charles Exbrayat N°3. Editions Librairie des Champs Elysées. Parution juin 1963. 192 pages.

Partager cet article

Repost0
4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 10:02

Ne la laissez-pas ouverte, cela risque

de s'évaporer...

Laurent GENEFORT : Une porte sur l’éther.

Lors de la parution de ce roman, Laurent Genefort n'avait que 32 ans, mais il possédait déjà à son actif plus de vingt cinq titres.

Imaginez deux planètes, Favor et Dunaskite reliées par une espèce de tube, l’Axis, un peu comme les haltères soulevés par les athlètes lors des derniers jeux olympiques. Ce tube, long de 126 000 km pour un diamètre de 815 km, est un peu le régulateur des deux planètes puisqu’il sert de conduit navigable et aérien au pollen de l’Ambrozia, une plante qui pousse sur une des deux planètes et sert à la survie commerciale de l’autre.

Jarid Murray, envoyé de la DemeTer est chargé de régler diplomatiquement l’animosité qui règne entre les deux planètes jumelles, voire siamoises, animosité qui pourrait bien conduire à leur destruction commune. L’Axis n’est pas vierge mais est habité par les Kunis et les Ogounistes, divisés en nombreux clans marginaux, pouvant pencher en faveur de l’une ou l’autre planète ou profitant de l’état belliqueux qui les animent pour développer une indépendance et une reconnaissance de leur situation de marginaux.

Comme tout roman de science-fiction, ce livre pourrait être une parabole sur les arrivistes qui privilégient une carrière personnelle au détriment de la communauté, sur le risque d’anéantissement d’un monde lorsque le déséquilibre économique, avec tout ce comporte de disfonctionnements entre deux états, est engendré par les phantasmes dictatoriaux d’un clan politique résolu à devenir le maître du monde au détriment des autres humains, au nom d’un système, d’une religion, d’une idéologie.

Le vecteur de la science fiction est parfois plus souple, plus anonyme, que le roman noir afin de mieux cerner la réalité actuelle et la mettre en évidence, de dénoncer les dangers qui nous guettent devant les prises de positions de certains chefs d’état.

 

Réédition J'ai lu Science-fiction N°6544. Parution 10 avril 2003. 252 pages.

Réédition J'ai lu Science-fiction N°6544. Parution 10 avril 2003. 252 pages.

Laurent GENEFORT : Une porte sur l’éther. Grand format SF, Fleuve Noir. Parution 16 mai 2000. 266 pages.

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Les Lectures de l'Oncle Paul
  • : Bienvenue dans la petite revue de la littérature populaire d'avant-hier et d'hier. Chroniques de livres, portraits et entretiens, descriptions de personnages et de collections, de quoi ravir tout amateur curieux de cette forme littéraire parfois délaissée, à tort. Ce tableau a été réalisé par mon ami Roland Sadaune, artiste peintre, romancier, nouvelliste et cinéphile averti. Un grand merci à lui !
  • Contact

Recherche

Sites et bons coins remarquables