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30 décembre 2017 6 30 /12 /décembre /2017 11:12

Hommage à Sue Grafton, décédée le 28 décembre 2017.

Sue GRAFTON: Assurance tout risque

Tout va mal pour Kinsey Millhone, enquêtrice à la compagnie d'assurances California Fidelity. Parnell, l'un des rédacteurs, est abattu au pied de l'immeuble et on pense à remettre son contrat en cause. Pourtant Kinsey assure et s'occupe d'une certaine Bibianna Diaz qui demande une indemnité pour dommages corporels, mais dont l'adresse correspond à un terrain vague.

Flairant une escroquerie à l'assurance, Kinsey endosse l'identité de Hannah Moore, jeune femme affranchie sans peur et peut-être pas sans reproche, et retrouve Bibianna. Dans une boite de nuit, elle est reconnue par le petit ami de Bibianna, Jim Tate, un ex-flic viré des Stupéfiants, qui accepte de ne pas dévoiler sa véritable identité. Ils dînent tous trois dans un restaurant; un incident a lieu avec Chago, le frère de Raymond Maldonado, un être pervers qui considère Bibianna comme sa propriété. Le trio est emmené au poste de police où la détective réussit à se faire une amie de Bibianna.

Le lieutenant Dolan insiste pour que Kinsey infiltre la bande de Maldonado qui dirige un racket à l'assurance impliquant avocats, médecins et chiropracteurs. Elle va refuser, mais elle accepte en apprenant que Parnell travaillait sur le dossier Maldonado. Elle veut trouver les dossiers accablant le gangster et prouver qu'il a tué ou fait tuer Parnell.

Kinsey et Bibianna sont relâchées; Maldonado les attend à la sortie. Dans la planque de Maldonado, Kinsey est mal accueillie par la bande, à commencer par Luis, bras droit du truand.

A son corps défendant, elle est entrainée dans des escroqueries et y prend un malin plaisir. Elle en profite pour fureter chez des casseurs de voitures et obtient un rendez-vous chez un chiropracteur suspect. Maldonado se méfie d'elle et la fait surveiller par Luis.

En conflit perpétuel avec Maldonado, Bibianna finit par s'évader; le gangster se lance à sa poursuite en voiture en emmenant Kinsey. Accidentée, Bibianna est emmenée à l'hôpital en réanimation. Kinsey parvient à alerter Dolan. Maldonado, fou furieux, veut achever la jeune femme. Jim Tate, lui aussi libéré de prison, survient; des coups de feu sont échangés entre les deux hommes. Tate est sérieusement blessé. Luis, en réalité un policier de Los Angeles infiltré dans la bande, sauve la vie de Kinsey et appréhende le bandit.

 

Tout est bien qui finit bien... ou presque: Kinsey, malgré sa réussite, est virée de la compagnie par le nouveau directeur.

Sue Grafton se démarque véritablement de ses consœurs romancières en mettant en scène une détective de chair et de sang, souffrant dans son corps et son cœur et non un ectoplasme à qui tout réussit. Kinsey s'engage à fond, en femme libérée, meurtrie, consciente des conséquences. Elle mène son enquête avec sérieux sans se prendre pour une superwoman et son amitié pour Bibianna n'est pas un vain mot.

Le personnage de Maldonado s'avère plus complexe : atteint du syndrome de Tourette (maladie des tics débouchant sur une dégénérescence mentale avec délires obsessionnels), il aime Bibianna tout en la considérant comme une ennemie. Prosterné à ses pieds, il peut, cinq minutes plus tard, la torturer mentalement et physiquement.

Sue Grafton ne joue pas uniquement dans le registre de la psychologie. Son domaine c'est le roman noir, mais écrit d'une façon plus humaine et moins tarabiscotée que certaines œuvres dues à des confrères machistes et misogynes.

 

Sue GRAFTON: Assurance tout risque (H IS FOR HOMICIDE – 1991. Trad. de l'américain: Michèle Truchan-Saporta). Presses de la Cité. Mars 1993.

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20 décembre 2017 3 20 /12 /décembre /2017 08:48

 

 

Le Noël de la rue

C'est la neige et le vent

Et le vent de la rue

Fait pleurer les enfants

Jason DARK : Noëls de sang

Noël ! Période de fête, de joie, de paix.

Période propice pour offrir des cadeaux, indépendamment de leur valeur, seul le geste comptant.

Dans les rues, dans les maisons, tout le monde s’affaire. Sapins, guirlandes, bougies, papier d’emballage, boîtes mystérieuses envahissent les appartements, si modestes soient-ils.

Martin Adamic, dix ans, malgré ses malheurs, une mère pocharde et un père gueulard qui ne se montre pas avare de taloches, Marin ose espérer. Depuis deux ans, il n’a pas connu de vrais Noëls, et, sentant pour une fois sa mère dans de bonnes dispositions, il rêve d’une soirée relativement calme, semi-familiale, avec, pourquoi pas, un petit cadeau en apothéose.

Il ne demande pas grand-chose, juste une montre, la moins chère possible, mais une montre qui fonctionne et qu’il pourra exhiber devant ses camarades de classe.

Alors que sa mère, qui est décidemment dans un bon jour, lui offre le cadeau tant attendu, l’intrusion de son père déguisé en Père Noël trouble la sérénité complice qui s’était instaurée entre la mère et l’enfant.

Accès de colère du père qui écrase sous son talon rageur la montre-cadeau et, devant la rébellion maternelle, inflige une mortelle raclée à la génitrice du pauvre Martin qui n’en peut mais.

Ensuite, lé père meurtrier emmène le fils, éberlué par cette scène guère digne d’un réveillon, si frugal et si misérable soit-il, dans les docks londoniens. Il a fait un pacte avec le Diable et il entend bien que sa progéniture suive le même chemin.

Emprisonné, le meurtrier s’évade dix ans après et entame un règlement de comptes ayant pour cible les policiers qui l’ont mis sous les verrous.

Première victime, la femme de l’inspecteur Blake qu’il assassine pratiquement sous les yeux de l’inspecteur Sinclair.

Les premiers témoignages font état d’un Père Noël au faciès cadavérique. Et voici John Sinclair entraîné dans de nouvelles aventures.

 

Terreur, angoisse et diableries pour cette sixième traduction française dans cette collection. Sur un rythme enlevé, rapide, débarrassé des scories descriptives et des réflexions métaphysiques, dont sont souvent empreintes les œuvres de Stephen King, Graham Masterton, et autres auteurs américains ou britanniques qui s’amusent parfois à encombrer leurs récits, ce petit roman allègre se lit avec plaisir, même s’il n’atteint pas les sommets du chef-d’œuvre.

Jason DARK : Noëls de sang (Mörderische Weihnachten – 1987. Traduction de Jean-Paul Schweighaeuser). Collection John Sinclair, chasseur de spectres N°6. Editions Fleuve Noir. Parution mai 1992. 192 pages.

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14 décembre 2017 4 14 /12 /décembre /2017 09:13

Et alors, ils ont droit à un logement, eux aussi !

G. S. VIERECK : La Maison du Vampire

Ernest Fielding, qui ambitionne de devenir écrivain, a été pris sous la coupe de Reginald Clarke, auteur célèbre, mécène et homme du monde. Il aime s’entourer de jeunes artistes, ce qui est tout à son honneur.

Seulement au cours d’une soirée, Fielding entend avec stupeur Clarke déclamer son nouveau roman, un texte que Fielding a en tête mais n’a pas encore écrit. Et comble de stupéfaction, Clarke affirme en être l’auteur. Bizarre pense Fielding.

Il fait la connaissance d’Ethel Brandenbourg, ex-maîtresse de Clarke. Celle-ci le met en garde contre son mentor. Mais peut-être est-il trop tard.

 

Cette histoire de vampire, écrite en 1907, nous change des textes sanguinolents qui sont souvent rattachés à ce thème récurrent et toujours passionnant.

Georges Sylvester Viereck, écrivain américain d’origine allemande, nous propulse dans un univers psychique. L’être humain absorbant la pensée de ses concitoyens, mais pas n’importe lesquels, afin de s’approprier l’imaginaire, l’intelligence, la culture d’une personne, de digérer ce qu’il vient d’absorber et de n’en laisser qu’une enveloppe intellectuelle vide.

Parfois un peu long dans les digressions, mais incitant à la réflexion.

G. S. VIERECK : La Maison du Vampire (The House of the Vampire – 1907). Traduction et présentation de Jean Marigny. Editions La Clef d’Argent. Parution décembre 2003. 124 pages.

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11 décembre 2017 1 11 /12 /décembre /2017 15:39

Hommage à Jean-François Coatmeur décédé dans la nuit du 11 décembre 2017 à l’âge de 92 ans.

Jean-François COATMEUR : Des croix sur la mer.

Deux jours de la vie d’un homme. Deux jours, c’est court, cela passe très vite, ou très lentement, selon les circonstances, mais au bout du compte, deux jours ne représentent que quelques gouttes d’eau dans la mare de l’existence.

Deux jours qui marqueront de leur empreinte Palu, l’infirmier. Deux journées ressenties différemment par deux femmes que rien ne rapproche et qui porteront en elle un secret.

Le vendredi 4 août 1944, dans un petit village de pêcheurs du Finistère, les Allemands commencent à se replier. Ils grouillent dans la région, ils tournent, ils s’affolent excités, énervés, se conduisant comme des fourmis dont on vient de raser d’un coup de pied rageur la fourmilière.

Dans le village, tout le monde s’active. Les drapeaux sont sortis des armoires, la photo du Maréchal est décrochée de sous le crucifix, les gamins confectionnent des mitraillettes à l’aide de bouts de bois.

Marie s’inquiète, elle a fricoté avec l’ennemi, uniquement pour assurer la pitance à son père, malade, hargneux, grincheux, et que la reconnaissance n’étouffe pas.

Palu l’infirmier ne veut pas et ne se sent pas concerné par les problèmes de Marie. Il a déjà bien du mal à gérer les siens. Avec sa femme, ce n’est plus le grand amour. D’ailleurs ils font chambre à part. Palu a été atteint dans sa dignité, pourtant Françoise essaie, maladroitement, d’effacer les stigmates qui perdurent au fond de sa pensée en un leitmotiv lancinant.

Le lendemain, samedi 5 août, Palu est mandé par Valentin, un être simple d’esprit, pour soigner sa mère. En cours de route, ils seront faits prisonniers par les Allemands.

En compagnie de cinq autres otages, il va vivre de longues heures de déprime, d’angoisse, de faux espoirs, de réminiscences. Surveillés par des Allemands démoralisés, mais toujours aussi virulents, les prisonniers restent pendant des heures devant un mur, au soleil, attendant une hypothétique délivrance, une volte-face de l’ennemi qui joue son va-tout.

Palu revit certaines scènes, parfois pénibles, parfois grotesques et pathétiques de son existence. Sa jeunesse, son adolescence, sa rencontre avec Françoise, son mariage.

Il rêve aussi, cauchemarde, extrapole, imagine des situations. Mais surtout il est tenaillé par une idée fixe. Et seule Marie, celle qu’il avait repoussé la veille, va pouvoir exaucer, mener à bien une mission délicate, le délivrer d’une vengeance qui depuis des mois le taraude.

Palu, c’est le quidam par excellence. Il exerce son métier avec sincérité, mais ce n’est pas un héros. Bien sûr, il a pensé un moment entrer dans la Résistance. Mais les faits se sont greffés sur ses velléités, et depuis il se conduit en passif. Mais pour autant, il n’a pas trahi. Ni traître, ni héros, Palu est un homme simple.

Et c’est simplement que Jean-François Coatmeur nous fait découvrir son parcours du combattant du cœur.

Jean-François Coatmeur qui pour une fois délaisse le genre dans lequel il s’est brillamment illustré, le roman policier et noir, nous fait partager les affres, les peines, les angoisses, les espoirs également de ceux qu’on appelle les petites gens, confrontés à des situations auxquelles ils ne sont pas préparés.

Tout en finesse, Jean-François Coatmeur nous conte deux jours dans la vie d’un homme. Deux jours qui résument toute une vie, qui marquent un tournant dans la carrière littéraire de l’auteur déjà riche de prix et de succès en librairie.

 

Issu d’un souvenir personnel, quand l’auteur a été aligné, le 5 août 1944, par des soldats allemands à quelques mètres de la maison familiale à Pouldavid.

 

Ce roman a fait l’objet d’une adaptation cinématographique en 2014 par Luc Beraud, avec dans les rôles principaux : Laurent Malet, Isabelle Renault et Marie Guillard.

Jean-François COATMEUR : Des croix sur la mer.

Jean-François COATMEUR : Des croix sur la mer. Editions Albin Michel. Juin 1991. 220 pages.

Réédition Pocket N°4601. 215 pages. Parution 1991.

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7 décembre 2017 4 07 /12 /décembre /2017 10:27

A la recherche de l‘enfant perdu !

Brigitte VAREL : L’enfant du Trièves.

L’éclectique collection Terres de France, une production Jeannine Balland aux Presses de la Cité, propose des romans aussi divers que variés ayant en point commun le régionalisme.

Parmi les titres proposés j’en ai relevé un qui intègre une forte dose de suspense. Brigitte Varel, nous entraîne dans le Trièves, une des composantes du Dauphiné.

Claire, dont le mari dessinateur en devenir est parti au salon de Genève présenter ses œuvres, est kidnappée lors du braquage d’un bureau de poste de son village natal et décède dans un accident de voiture.

Antoine plonge dans l’alcoolisme, et le remord d’avoir abandonné sa jeune femme enceinte le taraude en permanence. Au bout de quelques années il sort du marasme dans lequel il se complait, se remet à travailler et rencontre Catherine qui tente de le comprendre. Incidemment il est confronté à l’un des ravisseurs de Claire, et apprend que la jeune femme aurait accouché avant de mourir.

Il parcourt en compagnie de Catherine le pays du Trièves, en exorcisme de son amour pour la défunte et d’enfin pouvoir goûter à la paix intérieure en retrouvant la chair de sa chair.

 

Suspense et mélodrame pour ce roman qui allie angoisse et tension et se déroule entre le Dauphiné et Paris, dans les années 60.

Un mélange habile qui oscille entre Ruth Rendell et Xavier de Montépin, avec un truand qui pourrait être un émule de Fantômas, une prostituée au cœur de midinette, et d’autres personnages hauts en couleur.

Un roman agréable qui reprend les bonnes vieilles formules des feuilletons, mêlant tendresse et humanisme, violence et ténacité, pugnacité et charisme, et possédant parfois un charme désuet.

Brigitte VAREL : L’enfant du Trièves. Collection Terres de France. Presses de la Cité. Parution 21 février 2002.

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17 novembre 2017 5 17 /11 /novembre /2017 08:06

Hommage en retard à Marcel Priollet, alias Henri de Trémières, Claude Fleurange, René Valbreuse et René-Marcel de Nizerolles, décédé le 10 novembre 1960.

R.M. De NIZEROLLES : L’océan vagabond. Les aventuriers du ciel N°21.

Tandis que Tintin le petit Parisien et ses compagnons se trouvent captifs du monde géant de Jupiter, sans grand espoir de jamais retourner sur leur planète d’origine, sur Terre la vie continue avec quelques aléas pour leurs amis.

Notamment pour Jean de Requirec, fougueux descendant des corsaires malouins et fidèle camarade d’Yvonne, la sœur de Tintin. Cette gentille jeune fille a été enlevée et Jean se lance sur sa trace afin qu’elle puisse participer à l’aventure du Bolide N°2 destiné à partir à la recherche des Aventuriers.

Jean, habillé en boy-scout, a retrouvé la tanière de Ferdinand Lahoulette et de Jack Smith, les kidnappeurs, et il se rend dans leur gîte rue du Moulin Vert. Lahoulette étant parti, il subit les assauts de Jack Smith qui tente de l’étrangler. Mais Jean possède des ressources insoupçonnées. Par exemple de retenir son souffle, feignant d’étouffer, puis lorsque Smith se penche sur sa poitrine, de simuler sa mort en suspendant les battements de son cœur.

Persuadé que Smith le croit mort, Jean quitte la pièce quelques moments plus tard et interrogeant finement la tenancière de l’hôtel il apprend que Lahoulette était revenu en taxi chercher son compère. Si elle est incapable de donner le numéro du véhicule, elle sait toutefois que le taxi a parcouru 14 kilomètres aller-retour, et qu’il s’était arrêté place du Théâtre-Français, son client désirant effectuer une course. Des informations précieuses dont va se servir Jean de Requirec en se rendant chez son ami Gérard Lonvalet, le célèbre explorateur.

Grâce à leurs calculs, Jean situe à peu près le garage, d’où est parti le chauffeur, du côté de la rue Dautancourt. Et c’est sur un coup de chance, comme souvent, et à un chat un peu familier, qu’il repère le bâtiment, miteux. Il converse avec un jeune employé et feint de s’intéresser à un véhicule couvert de boue. En fouillant discrètement il découvre une feuille de papier griffonnée portant ces quelques lignes : Yvonne Blanchard sera embarquée à Boulogne à bord du cargo hollandais Gogh.

C’est peu et c’est beaucoup à la fois. Tandis que Gérard Lonvalet va continuer d’enquêter à Paris, Jean de Requirec et Jacques Lambert, un pilote aérien, s’envolent à bord d’un monoplan. Arrivés à Boulogne, ils se mettent en quête du Gogh qui possède quelques heures d’avance sur eux. Le bâtiment a gagné la haute mer, mais pour quelle destination ?

 

Pendant ce temps, que deviennent Tintin, le petit Parisien, et ses amis, M. Saint-Marc, Timmy-Ropp et Rhinoff ? Ils ont été accueillis avec enthousiasme dans le palais du roi du Douzième Etat, et peuvent à loisir découvrir les nombreuses inventions joviennes.

Ils avaient pu cultiver l’impression d’avoir sous les yeux le spectacle de nos cités futures, lorsque le progrès, sur Terre, aura dit son dernier mot.

Sous la houlette d’un guide jovien, que Tintin surnomme Chrysostome, ce qui veut dire Bouche d’or, ce que tout le monde sait mais que j’ai appris, ils visitent le pays et découvrent le secret de la fameuse Tâche rouge sur Jupiter, voyagent à bord d’une bulle et s’aperçoivent que sur Jupiter, des attentats peuvent aussi être perpétrés.

 

Parmi tous les récits d’expéditions interplanétaires, cette série des Voyages extraordinaires d’un petit Parisien dans la lune et les planètes est peut-être la plus susceptible d’intéresser, voire de passionner les jeunes lecteurs. Du moins c’est que pensait l’éditeur à l’époque et qui déclarait en quatrième de couverture :

Ce merveilleux récit – destiné aux jeunes… mais qui passionnera aussi les grands – constitue une lecture saine et abondante, paraissant en volume illustré.

Et il est vrai qu’on ne s’ennuie pas dans cette suite, parfois farfelue, parfois scientifique, du moins certaines thèses avancées sont plausibles, qui n’a que pour but de divertir.

L’imagination de l’auteur n’était pas centrée que sur un seul genre et Marcel Priollet s’était diversifié dans sa production romanesque, passant aussi bien du roman d’aventures à la science-fiction et au roman policier, mais surtout au roman de mœurs et d’amour, avec des titres tels que : Mère à quinze ans (6 fascicules), Trompée au seuil de la chambre nuptiale (30 fascicules), Pour une heure d’abandon (6 fascicules), tous titres évocateurs qui ne pouvaient qu’attirer l’œil des lecteurs, et lectrices, en mal de sensations émotionnelles.

Au total, plus de 350 titres ont été recensés pour le catalogue de la BNF, ce qui en fait l’un des auteurs les plus prolifiques de la littérature dite de gare mais que l’on nommera tout simplement littérature d’évasion ou littérature populaire.

La série des Aventuriers du ciel est composé dans son édition originale de 1936 comporte 108 fascicules de 16 pages chacun. La deuxième édition ne comporte que 26 fascicules de 32 pages.

 

Première édition Les Aventuriers du ciel n°47. FERENCZI (Joseph Ferenczi et fils éditeurs), Parution juillet 1936. 16 pages. Illustration de Raymond HOUY.

Première édition Les Aventuriers du ciel n°47. FERENCZI (Joseph Ferenczi et fils éditeurs), Parution juillet 1936. 16 pages. Illustration de Raymond HOUY.

R.M. De NIZEROLLES : L’océan vagabond. Les aventuriers du ciel N°21. Editions Ferenczi. Parution janvier 1951. 32 pages.

Voyages extraordinaires d'un petit Parisien dans la Lune et les planètes - 2ème édition.

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10 novembre 2017 5 10 /11 /novembre /2017 08:58

Hommage à André Ruellan, alias Kurt Steiner, décédé le 10 novembre 2016, à l'âge de 94 ans. L'une des figures marquantes des collections Angoisse et Anticipation du Fleuve Noir.

Kurt STEINER : Le prix du suicide.

Agée de vingt-quatre ans, Catherine vient d'enregistrer une désillusion qui la laisse désemparée. Joël, son amant artiste-peintre lui a signifié que leur liaison est terminée. Son emploi de laborantine n'est plus à la hauteur de ses espérances et de son ambition, lui dont l'avenir est prometteur.

Heureusement pour elle, elle avait gardé le petit logement qu'elle habitait avant de s'installer chez Joël. Elle tergiverse, indécise sur son avenir. Elle choisit le suicide, et comme elle travaille dans un laboratoire d'analyse médicale, elle possède sous la main tout ce qu'il lui faut pour quitter la vie. Toutefois, avant de procéder à l'acte ultime elle attend un appel téléphonique de la part de son ancien amant. Résignée, elle s'injecte une dose concentrée de penthotal pur. C'est alors que le téléphone sonne. Elle décroche et entend Joël s'excusant pour son geste. C'est trop tard.

Joël se rend immédiatement chez Catherine, en compagnie d'un médecin et d'un serrurier. Ils ne peuvent que constater le décès.

Rentré dans son atelier à Montparnasse, Joël est perturbé par la présence de portraits de Cathy qu'il a réalisés et accrochés au mur. Il les retourne contre les parois et décide toutefois de peindre un dernier visage de Catherine, celui de son souvenir. Or il a beau faire, y passer des heures, le résultat n'est pas celui qu'il espérait. Alors qu'il voulait la représenter telle qu'elle était au début de leur liaison, il ne parvient qu'à mettre sur toile une Cathy morte. Cela ne lui convient pas et la pose à terre, à l'envers contre le mur.

Alors que d'habitude ses nuits étaient peuplées de cauchemars, cette nuit-là se passe sans anicroche. Sauf qu'au réveil il s'aperçoit que la toile a été retournée et que Catherine le regarde. Il a beau la remettre à l'envers, la toile n'en fait qu'à sa tête et il la retrouve dans des endroits où il est sûr de ne pas l'y avoir entreposée. Il en vient à se demander si ce tableau ne possède pas une vie propre, si le fantôme de Catherine ne joue pas avec ses nerfs.

Il décide d'entreposer la peinture dans un placard mais au cours de la nuit, il entend la voix de Catherine s'échappant du réduit. Il n'en peut plus et fuit avec sa Jaguar vers la Bretagne, pensant ainsi échapper à ses tourments. En cours de route, le visage de Catherine lui apparaît sur le pare-brise. Il s'affole et l'accident est inévitable. Il continue son périple en train puis en car jusqu'à Kerguillou, petit village sis non loin de Quimper.

Sur place, Joël retrouve d'anciennes connaissances qu'il n'avait pas revu depuis trois ans et plus. Le père Le Hermeur, un marin qui vient d'acheter un navire neuf et embaucher un équipage, sa femme, et surtout sa fille Anaïk. Il a du mal reconnaître en cette belle jeune fille de dix-neuf ans, la gamine qu'il avait connu quelques années auparavant.

Il retrouve également Kermadec, un ancien avocat à la réputation sulfureuse. Il fréquente selon les rumeurs les korrigans, ces lutins qui peuvent se montrer bienveillant ou malveillant.

Le problème pour notre peintre, réside en cette faculté délétère de superposer Cathy à AnaïK et bien entendu il tombe amoureux de la jeune fille. Seulement celle-ci disparaît.

 

Ce roman justifie amplement le titre de la collection. L'auteur ne joue pas sur le registre du fantastique, tout au plus en parsème-t-il son texte d'une petite couche légère, mais c'est bien l'angoisse qui prédomine.

Catherine n'apparaît que peu dans le récit, juste au début, mais sa présence est insistante et perturbe le peintre. Il a quasi assisté à sa mort en direct et il tente en vain de l'oublier. D'abord chez lui en conjurant le sort par une nouvelle peinture, puis en essayant de les cacher et enfin en fuyant vers une région qui lui semble-t-il sera propice à l'oubli. Mais c'est l'angoisse qui sournoisement l'étreint.

Catherine s'insinue dans son esprit, le harcèle, le broie, et Joël est obnubilé par cette présence fantomatique qui lui fait perdre le sens des réalités. Et lui qui se jouait des femmes, grâce ou à cause de sa gloire naissante, devient le proie d'une morte et éventuellement d'une vivante.

Un roman qui est plus axé sur le côté psychologique du personnage principal que sur l'action. Et, si ce titre n'avait pas été classé Angoisse, il aurait figurer dans des séries romantiques, comme les collections des années 1950, Nous-Deux, Intimité, Stella et autres, en proposaient, alternant aussi bien roman dit à l'eau de rose, angoisse et policier ou le tout conjugué.

La femme délaissée qui se venge post-mortem par imprégnation dans l'esprit d'un homme égoïste. Le roman du remord.

 

Réédition Super luxe N°108. Editions Fleuve Noir. Parution juillet 1981. 192 pages.

Réédition Super luxe N°108. Editions Fleuve Noir. Parution juillet 1981. 192 pages.

Kurt STEINER : Le prix du suicide. Collection Angoisse N°48. Editions Fleuve Noir. Parution 4e trimestre 1958. 222 pages.

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1 novembre 2017 3 01 /11 /novembre /2017 09:14

Hommage à André Lay décédé le 1er novembre 1997.

André LAY : Le Diable est au fond du sac.

Le Diable est au fond du sac ressemble à l'univers des romanciers noirs américains.

La ville est anonyme, même si l'on sait qu'il s'agit de Paris, et le héros se conduit un peu en imbécile, gardant par-devers lui des informations et des objets, se refusant de les communiquer au policier.

Expert en automobiles, Devers est dépêché par son patron sur les lieux d'un accident mettant en cause deux véhicules. Arrivé sur place il apprend que la conductrice d'une des autos a été transportée à l'hôpital, les occupants de l'autre engin s'étant enfuis.

Judith, la blessée, lui demande de récupérer un sac. Il découvre dans le réticule des diamants qu'il empoche. Coincé entre policiers et truands, il pense pouvoir mener sa barque seul, et lorsqu'il sera aux abois, il se retrouvera avec sur le dos quelques meurtres. Il est emprisonné, malgré ses dénégations, et promis à l'échafaud.

L'épilogue joue avec les nerfs. Au moment où l'on pense qu'il va enfin pouvoir s'en sortir, le couperet est déjà tombé.

 

C'est dans l'écriture de ses romans noirs qu'André Lay s'est montré le plus convaincant. Il n'a pu toutefois échapper à une mode de personnages récurrents, à la limite de la parodie. C'est ainsi qu'il mettra en scène le commissaire Vallespi, dans une série de dix-neuf tribulations loufoques et contera les aventures de Helmet Straders et du shérif Garrett dans vingt et un romans.

Malgré le peu de cas suscité auprès des critiques par son œuvre, André Lay est un “ petit maître ” de la littérature policière, dont les ouvrages tiennent la route, le but principal, faire passer un bon moment au lecteur, étant atteint.

André LAY : Le Diable est au fond du sac. Collection Spécial Police N°88. Editions Fleuve Noir. Parution 1er trimestre 1956. 224 pages.

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17 octobre 2017 2 17 /10 /octobre /2017 09:47

Hommage à Hervé Prudon décédé le week-end du 14 au 15 octobre 2017.

Hervé PRUDON : Il fait plus froid dehors que la nuit.

Né le 27 décembre 1950, à Sannois, il fait des études littéraires à la Sorbonne, obtenant une maîtrise de lettres en 1974. Grand voyageur, il séjourne en Australie, au Népal, dans divers pays européens puis à son retour il effectue divers boulots comme manutentionnaire, accessoiriste, de théâtre, déménageur…

Après quelques succès littéraires dont Mardi Gris à la Série Noire en 1978, Tarzan malade aux Editions des Autres en 1979, Banquise chez Fayard dans la collection Fayard Noir en 1981, quelques titres chez Mazarine, il collabore à divers supports médiatiques, tels que Le Monde, Libération, Le Nouvel Observateur, Cosmopolitan.

Mais en 1987, il devient un paria, vivant une éclipse littéraire, rejeté par les éditeurs bien-pensants germanopratins, brisant une omerta. En effet il avoue avoir été nègre littéraire, notamment celui d’un présentateur télé fort en vogue à l’époque, Patrick Sabatier. Une pratique éditoriale que tout le monde subodorait, en ce qui concernait les biographies et livres de mémoire d’artiste du cinéma et des variétés ou de champions de sport, mais qu’il n’était pas bon de dénoncer. Ces choses là ne se disent pas, monsieur, ne se disent pas. Une attitude qu’il avait dévoilée dans Plume de nègre chez Mazarine en 1987 et largement diffusée par des magazines, dont un article dans le Nouvel Observateur sous la plume de Bernard Gicquel.

Toutefois son roman Sainte Extase paraitra en 1989 aux éditions Le Dernier terrain vague, mais il faudra attendre 1995 pour voir son retour en grâce avec Nadine Moucque publié à la Série Noire, puis La revanche de la colline et Vinyle Rondelle ne fait pas le printemps, tous deux écrits à l’occasion d’une résidence d’auteur à Saint Quentin en Yvelines.

En février 1997, les toutes jeunes éditions La Loupiote dirigées par l’énergique François Braud, publient dans leur collection Zèbre Il Fait plus froid dehors que la nuit, une nouvelle associée à celle d’un auteur débutant, Michel Leydier. D’ailleurs le crédo de cette collection se définissait ainsi :

Collection Zèbres : Deux pavés dans la mare. Un livre, deux textes. Un auteur connu, un auteur à connaître. Deux récits, deux polars.

 

Hervé PRUDON : Il fait plus froid dehors que la nuit.

Voici in extenso l’article que j’ai écrit à la sortie de cet ouvrage dans le fanzine Lignes noires :

Hasard éditorial ou choix délibéré, les deux textes proposés dans la dernière livraison de la Loupiote s'inscrivent dans un contexte identique.

En effet les deux auteurs utilisent le même procédé, la rédaction de leur journal intime, pour expliquer leurs espérances, leurs actions, leur passé, tout du moins une partie, leur vision de l'avenir, leurs ressentiments, leur quotidien, et ce qui les a amené où ils en sont au moment où ils rédigent leur confession.

Dans Il fait plus froid dehors que la nuit, d'Hervé Prudon, le narrateur est interné dans une clinique psychiatrique. Il ne connaît qu'une partie des raisons qui l'ont amené dans cet établissement. L'alcool. Ce qu'il ignore, ce dont il ne se rappelle plus, plus exactement, c'est qu'il a écrasé un gamin, un soir qu'il était bourré. Il est en cure pour un mois, et la meilleure thérapie selon le directeur du lieu est de participer à des ateliers d'écriture, de coucher sur le papier, tous les jours, ce qui lui passe par la tête. De relater les événements de la journée, de noter ses réflexions, ses remarques, de laisser vagabonder son humeur et sa plume. Mais dehors, le père du gamin l'attend, un pic à glace à la main, pour se venger.

Un texte court, dense, une tranche de vie décrite comme si Hervé Prudon lui-même avait vécu ce stage. La confirmation de la résurrection d'un auteur qui avait subi un passage à vide après quelques succès de librairie, dont Tarzan malade ou Mardi-Gris, pour ne citer qu'eux.

Sacrifice de Michel Leydier, utilise le même stratagème littéraire, mais cette fois, le narrateur sait d'où il vient et où il va. Ruiné, exproprié, abandonné par sa femme qui est partie en emmenant leurs deux enfants, il s'est installé sur l'île Fleurie, squattant le squelette d'un pavillon. Il tient son journal, sorte de testament à l'attention des psychiatres et de tous ceux qui seront amenés à prendre connaissance de ses écrits, afin d'expliquer, sinon de justifier, ses actes. Car il s'est imposé une mission : La Réhabilitation de la Parole Divine par le Sacrifice. Il entame un chemin de croix dont chaque jalon sera le symbole de l'Eglise, de l'Etat ou encore de l'Argent-roi, symbole concrétisé à chaque fois par une victime.

Michel Leydier se joue de la religion, ou plutôt d'une forme d'intégrisme, de fanatisme, d'exaltation qui engendrent la conviction de ce nouveau possédé de Dieu à se lancer dans une croisade contre la représentation du Mal personnifiée par des êtres humains à travers des images emblématiques. Une façon comme une autre de dénoncer les méfaits d'une certaine classe politique se voulant le porte-parole d'un ordre moral rétrograde et dangereux lorsqu'il tombe entre les mains d'illuminés.

Michel Leydier se retrouve entre gens de connaissance puisqu'il est le rédacteur en chef avec Francis Mizio de la revue Nouvelle Donne, dont le directeur de publication n'est autre que Christian Congiu. Des noms familiers aux lecteurs de la Loupiote puisqu'ils ont été publiés par cette sympathique maison d'édition dans la même collection, l'un associé à Jean Bernard Pouy, l'autre avec Thierry Jonquet. Des références. Mais gageons que Michel Leydier n'en restera pas là, et qu'il saura s'immiscer dans le creuset des écrivains de talent.

Hervé PRUDON : Il fait plus froid dehors que la nuit. Suivi de Michel LEYDIER : Sacrifice. Collection Zèbres N°5. Editions La Loupiote. Parution février 1997. 96 pages.

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15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 09:28

Hommage à Ed McBain né le 15 octobre 1926.

Ed McBAIN : Isola Blues.

Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, à Isola comme partout ailleurs dans le monde, ce devrait être la nuit de la joie, de la liesse, de la gaieté.

Pourtant, dans un immeuble un couple pleure la perte de son bébé. Et la mort de la jeune baby-sitter qui le gardait. Une jeune fille morte d’un coup de couteau et le bébé étouffé sous un oreiller. L’œuvre d’un cambrioleur dérangé dans son travail ou quelqu’un qui désirait se venger de l’adolescente ? Peut-on imaginer un être humain se débarrasser d’un pauvre petit bout de chou venu au monde quelques mois auparavant ? Un bébé adopté qui plus est. Carella et Meyer entament la nouvelle année avec une affaire plutôt macabre.

Bert Kling qui patrouillait dans les rues de la cité sauve de justesse la vie à un Portoricain que trois Jamaïcains tabassaient de bon cœur à coups de battes de base-ball. Ce n’est pas une raclée ordinaire due à un acte de racisme. Kling sent pointer sous cette bagarre autre chose qu’un simple règlement de comptes. Alors il va s’attacher à suivre, à filer, à protéger le Portoricain impliqué dans une vilaine histoire de drogue.

 

A son habitude Ed McBain ne joue pas dans la facilité. Il lui faut deux, voire trois événements sans lien pour écrire un roman, sachant que la vie d’un commissariat ne s’arrête pas à une seule affaire, mais que chaque jour apporte son lot quotidien d’embêtements, d’enquêtes, et qu’à chaque fois il faut aller jusqu’au bout pour résoudre les problèmes de meurtres, qu’il s’agisse de l’œuvre d’un sadique, d’un déséquilibré, d’une vengeance, ou d’un règlement de comptes entre bandes rivales.

Ed McBain va plus loin encore car ses personnages sont des êtres de chair et de sang. Ils souffrent comme Ellen, la petite amie de Bert Kling, flic elle-même, traumatisée depuis le viol qu’elle a subi en service commandé et qui depuis ternit leurs rapports affectueux et amoureux.

Il faut du temps à Carella et Meyer, Kling et les autres pour débrouiller toutes les affaires qui leur tombent sur les bras. Du temps, de la patience, de la perspicacité et parfois un petit coup de pouce du hasard.

Et une sacrée ingéniosité et du talent à Ed McBain pour écrire des intrigues aussi complexes, ainsi qu’un étonnant sens du dialogue. Ce qui ne l’empêche pas de se faire un petit clin d’œil en passant, quand, sans se nommer, il se met en scène. Par exemple lorsqu’il cite Les Oiseaux, célèbre film d’Hitchcock, adapté d’une nouvelle de Daphné du Maurier, dont il fut le scénariste sous le nom d’Evan Hunter.

 

Ed McBain, alias Evan Hunter, Curt Cannon et Richard Marsten.

Ed McBain, alias Evan Hunter, Curt Cannon et Richard Marsten.

Ed McBAIN : Isola Blues. Presses de la Cité. Parution février 1993. 282 pages.

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