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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 12:47

Oh mon bateau o o o …

 

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Qu’il est beau sur les flots et quelle belle croisière en perspective. Surtout quand on a gagné le billet d’embarquement en participant à un concours. C’est ce que pense Jeanne, qui a quitté Nice pour les fjords norvégiens. Seul problème, Jeanne souffre d’obsessions phobiques.

Par exemple elle a peur de tomber à l’eau, de sombrer dans les eaux glaciales arctiques, de côtoyer également les autres passagers, bref une vie de solitaire, elle qui s’est mariée quatre fois, et quatre fois veuve. Thomas, un jeune célibataire, est atteint lui aussi de phobie : il ne peut se regarder dans les miroirs. Il est affilié à un site de recherches sur le web et correspond avec Mathias ou Charlène, qu’il n’a jamais vus. Site particulier puisqu’il s’agit de retrouver des personnages célèbres soi-disant morts mais qui se seraient fondus dans la nature.

Ainsi il est persuadé retrouver en Jeanne, une Marilyn vieillie certes, mais Marilyn quand même. Il ne lui dévoile pas tout de suite sa conviction intime et visuelle, mais parvient à sympathiser avec la vieille dame, ce qui n’est pas une mince affaire. Bientôt le duo grossit et devient petit groupe. Raymond et sa femme Suzanne, qui a peur des araignées, Joost et Rosa, les Néerlandais, lui signant des romans policiers à succès sous le nom de Scott Vernon, ou encore Sandra la jeune, pétulante et fofolle actrice mariée à l’octogénaire Lewis, producteur de cinéma. Lequel producteur est atteint de crise cardiaque lorsqu’il aperçoit Jeanne allongée dans un transat. Pour Thomas, cela ne fait aucun doute : Lewis a reconnu lui aussi Marilyn.

Un couple, qu’ils surnomment les Jumeaux, les intrigue fortement : l’homme et la femme passent leur temps à photographier, tout et n’importe quoi. Cerise sur le gâteau, un homme semble les épier, réplique en plus épais du docteur Hill qui soigne Jeanne et Thomas dans une clinique de Nice. Coïncidence ou manipulation. Un petit bonhomme vêtu d’une veste à carreaux, surnommé dans le temps Le Magicien, célèbre pour ses interventions chirurgicales esthétiques, passe par dessus bord et se noie. La croisière vogue sous de mauvais auspices ou hospices, comme on voudra.

 

Un navire effectuant une croisière voilà le lieu idéal, et la situation idoine du lieu clos, pour mettre en scène une série de meurtres ou d’accidents avec des personnages atypiques, telle est la trame choisie par Brigitte Aubert pour explorer le thème de la phobie. Phobie dont semblent atteints les passagers, une dizaine sélectionnés parmi les quelques quatre cent cinquante qui voyagent, qui se retrouvent manipulés comme des marionnettes sous la férule de l’auteur. Au départ on marche dans la combine de l’auteur, ensuite on pense être plongé dans une grosse farce, surtout lorsque l’histoire se dégrossit, que les meurtres s’accumulent, que les coïncidences abondent, jusqu’à la chute qui devient un vrai délire. Sauf qu’il s’agit d’une fausse chute et qu’un épilogue revient tout mettre à plat.

On se dit alors… Bon, je ne veux pas aller plus loin sous peine de par trop déflorer le sujet et surtout le dénouement qui s’avère plutôt machiavélique.

Brigitte Aubert joue sur le registre du roman à effets multiples, comme si elle s’ingéniait à déjouer les genres, à les bafouer et pourtant elle écrit un roman, une fois de plus complètement différent de sa production précédente, contrairement aux auteurs qui trouvant un filon, l’exploite de plusieurs manières et à fond.

Elle y assène quelques petites phrases assassines que je vous livre en vrac : La science n’est exacte que lorsqu’elle doute ou encore Les seuls êtres malfaisants que je connaissance sont les humains et il en existe bien d’autres. Enfin pour terminer j’ajouterai que le roman est une construction à deux voix, jubilatoire, le mot est à la mode mais non point usurpé.

Voir du même auteur :  Les quatre fils du docteur March et  La mort des bois.


Brigitte AUBERT : Eloge de la phobie. Editions Points. Collection Point Policiers. 320 pages. 6,50€.

 

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 08:13

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Jack London, l’auteur de Croc Blanc, de Jerry dans l’île, de Mickaël chien de cirque, livres qui ont fait les délices de notre enfance, Jack London, l’auteur des Vagabonds du rail, du Vagabond des étoiles, de l’Amour de la vie et surtout de Martin Eden, Jack London, rationaliste, humaniste, protestataire, révolté, poète, fut aussi un visionnaire, sans pour autant entrer dans l’extravagance des romans dus à la plume de Herbert George Wells ou de Jules Verne.

Il n’extrapole pas sur des inventions, il se contente de jeter un regard critique sur la société et d’anticiper le comportement du genre humain après une catastrophe. Cette catastrophe n’est qu’une maladie contagieuse, mortelle, aux effets spectaculaires et rapides. Michel Tournier, dans sa postface la compare au Sida, mais rien n’empêche de penser qu’il ne puisse s’agir d’une émanation nucléaire déclenchée et propagée accidentellement ou d’une arme biologique utilisée dans des conditions indéterminées et malencontreuses.

Cette maladie, appelée la Peste écarlate, frappe toutes les parties du globe, toutes les couches de la société, et rien ni personne n’est épargné. C’était en 2013 et seuls quelques survivants, réfractaires aux gènes mortels, réussissent à préserver un semblant de civilisation dans ce retour inexorable à la préhistoire.

Soixante ans plus tard, sur une plage californienne, grand-père raconte à ses petits-enfants l’arrivée de ce fléau, ses ravages, le comportement lâche ou héroïque de ses concitoyens face à ce mal inconnu. Il tente de transmettre son savoir, ses connaissances, mais les gamins ne comprennent pas tout ce que ce vieux professeur d’université essaye de leur enseigner et chahutent volontiers le vieillard. Ce qui ne les empêchent, ni les uns ni les autres, d’échafauder des projets pour l’avenir proche ou lointain. Et tandis que Grand-père aimerait que les jeunes tirent une morale pacifique de cette apocalypse, ceux-ci retombent dans les travers de l’humanité et se partagent déjà le monde en une trilogie dominatrice.

Récit d’anticipation, La peste écarlate est une parabole sur la fin du monde, mais ce n’est qu’un roman et une fois le livre lu et refermé, combien en ont tiré ou en tireront les enseignements, combien en déchiffreront les clés. Ce n’est pas lorsque le mal est fait qu’on en calcule les conséquences mais les vieux démons ne sont pas morts pour autant. La roue tourne inexorablement toujours dans le même sens. Sa révolution l’amène à son apogée pour mieux l’entraîner dans l’ornière.

Tous les jours, nous sommes confrontés à de telles distorsions scientifiques : médicaments exploités à des fins qui ne sont celles pour lesquelles ils étaient conçus, problème avec les ondes radioélectriques jugées sans risque mais dont la nuisance n’a pas été analysée, désherbants, pesticides et autres produits phytosanitaires utilisés sans réelless études objectives et impartiales, la liste est longue, je vous laisse le soin de la compléter.


Jack LONDON : La peste écarlate. Collection Babel poche N° 42. Editions Actes Sud. Postface de Michel Tournier. Traduction de Louis Postif. 128 pages. 6,60€.

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 08:45

Il faut se méfier des journaux intimes !

 

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En effectuant quelques travaux de rangement dans la penderie de sa maîtresse, Jeanie, la jeune bonne de la famille March, découvre dans la doublure d'un manteau un journal intime. La teneur de ce cahier l'horrifie. L'un des quatre enfants, des quadruplés âgés de bientôt de dix-huit ans, avoue sadiquement avoir brûlé vive une fillette et y avoir pris du plaisir. Un forfait qu'il renouvelle à l'occasion en changeant de manière de procéder à l'élaboration de chacun de ses meurtres. S'il se met en scène dans ses mémoires, il a garde de se nommer. Est-il Jack, Starck, Clark ou Mark ?

Au fur et à mesure de sa lecture, Jeanie apprend qu'à l'origine les quatre garçons étaient des quintuplés, Zack ayant été noyé par son assassin de frère.

Le jeu du chat et de la souris s'engage entre Jeanie et le meurtrier inconnu, car celui-ci s'est rendu compte que quelqu'un lisait sa triste prose et qu'il s'agissait de Jeanie. Le seul recours de la pauvre fille est de démasquer le coupable, sachant pertinemment que personne ne voudra la croire sans preuve.

La famille March jouit d'une réputation d'honorabilité même si le docteur succombe parfois aux appâts faminins et si sa femme se cloître chez elle. Quant à Jeanie, elle sort de prison et possède la fâcheuse tendance à ingurgiter les alcools de son employeur.

Jeanie écrit elle aussi son journal afin de mettre au clair ses idées car dans son angoisse naissante elle est bien près de penser qu'elle est victime d'un dédoublement de la personnalité, se demandant si ce n'est point elle le tueur. L'assassin se met à la persécuter moralement et Jeanie pourtant en permanence sur le qui-vive ne peut percer son identité.

 

Brigitte Aubert, au travers de ces deux manuscrits qui s'imbriquent à la perfection, en complément l'un de l'autre, distille le suspense avec un art consommé, se révélant une digne émule de ses consœurs britanniques. L'angoisse et l'horreur montent progressivement en un crescendo haletant et la chute est fort bien amenée.

Publié pour la première fois en juin 1992, dans la collection Seuil Policiers, j’écrivais à l’époque : C’est le livre de l'été par une jeune femme qui pourrait devenir l'une des Reines du crime françaises. Cette prédiction ne s’est pas démentie et depuis Brigitte Aubert a toujours écrits des romans intéressants, jouant dans tous les registres, ou presque de la littérature policière.


Brigitte AUBERT : Les quatre fils du Docteur March. Editions Points, collection Thriller. 6,60€.

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 13:18

Hommage à Jean-Claude Izzo qui a décidé de nous quitter le 26 janvier 2000. C’était son droit.

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Heureusement la collection Folio Policier nous permet de le retrouver dans sa célèbre trilogie marseillaise, avec son personnage de flic intègre et désabusé, parcourant les rues de la cité d’un regard affectueux et critique, comme un père surveillant sa progéniture sans l’oppresser. Dans Total Khéops, son premier opus, Jean-Claude Izzo nous présente son ami, son frère, son enfant :

Au départ, ils étaient trois amis. D'enfance. Qui se sont connus brutalement, à cause d'une fille. A l'arrivée il ne reste plus que Fabio, le flic. Et malgré le chemin différent qu'ils ont pris, l'un du côté de la loi, les deux autres vers les eaux fangeuses de la truanderie, reste l'amitié, même ci celle-ci est restée sous l'éteignoir durant quelques années. Le catalyseur s'appelle Lole, qui l'égérie de nos trois compères. Et c'est pour elle et pour Manu et Ugo que Fabio va s'atteler à une charge pour laquelle il n'est pas réellement conditionné.

Il ne fait pas partie de la gloriole des flics de la Crim. Ce n'est qu'un policier parmi tant d'autres, affecté à la Surveillance de Secteurs, et dont la mission est de faire régner l'ordre dans les banlieues. Et s'il est devenu fonctionnaire de police, c'est un peu à la suite d'un pari avec lui-même, d'une profession de foi. Avec Manu et Ugo, dans son adolescence, il pillait les tiroirs caisses des pharmaciens, une façon comme une autre de se faire de l'argent de poche, pour eux qui étaient démunis. A la suite d'une bavure, il s'était promis que si la victime s'en sortait, il se faisait curé, dans le cas contraire il devenait flic. Le potard s'en était sorti, paralysé. C'est comme ça que l'avenir s'impose à vous.

Parallèlement aux meurtres de ses copains d'enfance, à trois mois d'intervalle, la fille d'un ressortissant algérien, pour qui il entretient un estime certaine, disparaît. Elle est retrouvée assassinée, violée. Ce n'est plus une affaire de flic mais une vengeance personnelle qui le conduit.

Dans la cité phocéenne, qui n'est pas celle décrite par Pagnol, loin de là, même si les relents de pastis et les odeurs du port traquent toujours les touristes, un homme va s'ériger contre les enquêteurs officiels et les truands qui mènent la danse. La Canebière n'est plus ce qu'elle était et c'est du côté des banlieues, de la zone, du béton, de la mixité des races qu'il faut s'investir.

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Jean Claude Izzo nous offre des romans à l'atmosphère goodisienne. Un livre dans lequel l'enquête compte moins que la description des personnages qui y gravitent. Un témoignage sur l'évolution d'une cité qui n'est plus confinée à son port et à la sardine qui en a bouché l'entrée, mais à l'écoute de ceux qui au cours de leur migration espéraient y trouver un foyer et des jeunes veulent se faire entendre et reconnaître en tant qu'êtres humains.

Mon point faible étant la citation qui fait mouche, en voici une à se mettre sous la dent: “ Les claques, c'est les carambars du pauvre ”.

Ces romans ont été adaptés pour la télévision avec Delon dans le rôle de Montale.


Jean-Claude IZZO : Total Khéops, Chourmo et Soléa. La trilogie marseillaise. Folio Policier 420. Juin 2006. 11,50€.

 

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 14:05

Pas de Lupin mais un roman coquin !

 

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Les deux jeunes femmes nues dansaient toujours, harmonieuses, gracieuses, impudiques. Les pointes de leurs gorges se frôlaient. Souples, elles se renversaient en arrière ; les bras à la taille, unissant leurs ventres, et sur leurs visages, il y avait le même sourire de volupté vague qui, entre les paupières à demi closes, laissaient à peine voir les prunelles noyées, entre les lèvres entr’ouvertes laissait à peine luire l’éclat blanc des dents…

Qui eut pu imaginer que celui qui a écrit ce paragraphe gentiment sensuel et vaguement érotique se nomme Maurice Leblanc, le créateur d’Arsène Lupin ? Et ce n’est pas son seul ouvrage où il aborde l’amour d’une façon concrète. Mais ces romans sont tombés dans l’oubli, ce qui est quelque peu dommage car c’est tout un pan de l’œuvre de Maurice Leblanc qui passe à la trappe. Mais espérons qu’en 2013 quelques éditeurs combleront cette lacune.

 

A trente-quatre ans, Patrice Martyl est le plus célèbre des jeunes avocats d’assisses de Paris. Il est marié depuis quatre ans avec Dominique qui appartient à une vieille famille de la noblesse bretonne. Elle n’avait que vingt ans lorsqu’ils se sont vus pour la première, et tout de suite ce fut le coup de foudre. Cette vierge de corps et d’âme est pieuse, se conforme à des princes sévères par goûts et par éducation. Afin de fêter leur quatrième anniversaire de mariage, Patrice et Dominique dinent au restaurant du Bois, en proche région parisienne. Patrice incite Dominique à boire un verre de Kummel, malgré les réticences de la jeune femme qui sait qu’elle ne supporte pas l’alcool. Le patron du restaurant leur offre, en tant que bons clients, une caisse d’un champagne prestigieux qui doit être mis peu après sur le marché. Ensuite ils retrouvent leurs amis Antoine et Richard, lequel est secrètement amoureux de Dominique, et se promènent en voiture dans la forêt de Saint-Germain en Laye. Ils s’enfoncent dans un petit chemin qui les conduit jusqu’à une clairière. Ils rencontrent un automobiliste en panne, puis dans la clairière illuminée de lumières bleues, assistent à un étrange spectacle. Deux jeunes femmes nues dansent entre elles bientôt rejointes par une troisième. Patrice sort quelques bouteilles de champagne et tout le monde déguste le breuvage. Bientôt tous sont plus ou moins pompettes cela se termine en caresses, baisers gloutons et plus. Les corps s’enchevêtrent. Dominique est caressée puis subit les assauts d’un homme, avec un plaisir certain aiguisé par l’alcool. Elle est persuadé qu’il s’agit de Patrice. Soudain un cri s’élève. Tout ce petit monde est rapidement dégrisé. La Pierreuse, la troisième femme qui avait rejoint les danseuses, gît étranglée.

Vite branle-bas de combat. Tout le monde récupère ses affaires dans le noir et Patrice accompagné de sa femme et ses deux amis s’enfuient sans demander leur reste. Direction Paris où Patrice dépose les deux amis qui prennent un taxi afin de rentrer chez eux. Seulement l’un d’entre eux a récupéré une bouteille de champagne qu’il laisse après dans le véhicule.

Rentrés dans leur luxueux appartement, Patrice se rend compte qu’il possède une écharpe jaune qui appartenait à la Pierreuse tandis que Dominique déplore la perte de son collier de perles. Patrice est en colère, accusant sa femme de l’avoir trompé, alors qu’elle se défend comme elle peut, assurant avoir copulé avec lui. Les doutes la rongent, mais il faut faire bonne figure vis-à-vis de leurs relations. A-t-elle réellement couché avec Patrice ou a-t-elle succombé aux assauts de Richard, d’Antoine ou encore de Julot, l’automobiliste qu’ils ont dépanné ? Le corps de la Pierreuse est retrouvé et le brigadier Delbot, un policier accrocheur, tenace, est chargé de l’enquête. Les indices relevés le conduisent rapidement chez l’avocat mais il manque de preuves et Patrice est trop habitué à défendre des clients ayant enfreint la loi pour se laisser démonter.

Entre Patrice et Dominique les relations sont tendues. Les soupçons tenaillent Patrice tandis que Dominique se persuade de n’avoir cédé qu’aux avances de son mari.

Ce roman s’apparente au genre policier puisqu’il y a meurtre, puis enquête. Mais c’est également une étude de mœurs, d’abord au sein d’un couple déchiré, en proie au doute, mais aussi sur les actes de l’amour au féminin. Maurice Leblanc magnifie les évolutions, les rapprochements, les embrassades des danseuses qui se produisent sur une autre scène fort prisée et en plein air. Les spectateurs, sur leurs sièges, suivaient avec une attention frémissante le spectacle gracieux d’un érotisme léger où ils puisaient une exaltation sensuelle, trouble et pourtant esthétique à cause de la beauté et du tact des danseuses.

Patrice jette l’opprobre sur Dominique, ne se posant pas de questions, ne se rendant pas compte que c’est lui qui a obligé sa femme à boire, celle-ci obéissant à son mari par amour. Il pratique une totale mauvaise foi, ne se demandant pas, si Dominique a couché avec l’un des participants males lors de cette concupiscente réunion des corps, avec qui lui-même forniquait. La jalousie, la colère, le dégoût revenaient, le torturaient, le poussaient à la méchanceté, à l’injustice, à l’insulte. Dominique, la plus sage des deux, qui femme amoureuse même si ses sens exacerbés lui ont joué un mauvais tour, reste plus calme, plus réfléchie que Patrice : L’évidence n’est pas toujours la vérité. Et puis, rien, quand même, ne te donne le droit de me faire souffrir ainsi.

Si les jours passent, si l’orage qui stagnait sur leurs têtes semble s’éloigner, la maladie du doute est au fond de nous, sournoise, épuisante, et ne peut pas guérir.

Le scandale du Gazon bleu est donc un roman à découvrir pour son charme rétro et qui s’inscrit dans la lignée de quelques auteurs qui publièrent dans la même collection ou non, à commencer par Pierre Louÿs, mais aussi de Henri de Régnier, d’Octave Mirbeau ou encore de Marcel Prévost. Un roman qui met en situation des scènes qui pour l’époque pouvaient être considérées comme scabreuses avec les ingrédients qui ont pour nom : échangisme, partouse, voyeurisme et lesbianisme.


A lire égalment mon article sur la revue Rocambole N° 61 consacrée à

Maurice Leblanc sans Lupin.

 


Maurice LEBLANC : Le scandale du Gazon bleu. Collection L’Amour. Editions Flammarion. Octobre 1936. 144 pages.

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 07:29

Odieux Noël !

 

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Noël, c'est pas son truc à Corinne. La grande bouffe, le sapin, les cadeaux, elle n'en a rien à faire. Ce qu'elle veut, s'est s'éclater, aller voir ailleurs si c'est mieux que chez ses parents, dans sa petite vie étriquée.

La veille de Noël, elle décide de se faire elle même son petit cadeau en volant une montre de prix dans un grand magasin. Après, il ne lui reste plus qu'à fuir, prendre le bus pour une destination inconnue, se perdre en pleine campagne, être hébergée par un couple de vieux, accepter la proposition de se faire raccompagner chez elle par un bonhomme dont la libido se réveille à la proximité de cette jeunette de quinze ans, se retrouver seule sur un parking d'autoroute, se faire aborder par un camionneur et fuir à nouveau parce que le routier possède des revues pornos et qu'elle ne tient pas à laisser sa vertu entre des mains qu'elle ne connaît pas.

Jean Noël, c'est un imaginatif, obligé de suivre ses parents à la messe de Noël, de subir les sarcasmes d'un de ses condisciples lycéens. Il se crée son petit monde à lui, peuplé d'une certaine Corinne, une jeune fille rousse. De quoi en rester sur le cul lorsqu'il rencontre celle qui alimente son imaginaire. Le contact charnel entre ces deux adolescents ne leur suffisant pas, ils décident de partir, à Paris, de se payer du bon temps.

Jérôme, jeune flic qui passe seul son réveillon au commissariat, est persuadé de ses compétences et lorsque les parents de Corinne signalent sa disparition, il se voit déjà tout auréolé de gloire dans l'accomplissement d'une enquête rondement menée. Mais entre les désirs et la réalité il existe une marge, un fossé, un canyon même.

Cette road-story moderne allie humour et noirceur, campant des personnages caricaturés avec férocité. Le côté désabusé, blasé de Corinne, la mythomanie de Jean Noël, la mégalomanie du flic, en font des êtres déphasés avec le quotidien, en décalage constant avec la réalité, gravitant dans un univers parallèle. Constat et satire du monde moderne, le roman noir constitue la relève du drame et mélodrame qui servaient de support descriptif d'un monde décadent, de l'antiquité jusqu'à nos jours.


Jean-Luc TAFFOREAU : Corinne n'aimait pas Noël. Collection Fleuve Noir Crime. Editions Fleuve Noir. (Novembre 1996). 190 pages. 6,40€.

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 13:41

Ce manuscrit a connu un parcours étonnant que Joseph Bialot m’a dévoilé au Mans en novembre 1994, lors des 24 heures du Livre.

 

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Voici donc l’anecdote. Alors qu’il était régulièrement publié à la Série Noire, je lui avais demandé comment il se faisait que ce livre soit publié au Fleuve Noir. Il m’a répondu : J’avais envoyé mon manuscrit au Fleuve Noir et chez Rivages. Le Fleuve Noir m’a répondu le premier et j’ai signé aussitôt le contrat. Le lendemain, j’ai reçu une réponse positive de Rivages, mais c’était trop pour revenir en arrière. Pas courant, non ?

 

Balade dans un Paris promis à la démolition, aux promoteurs, et qui ne livre ses secrets qu'à ceux qui savent apprécier ses charmes séculaires, cet unique roman de Joseph Bialot, La main courante a donc été édité aux éditions Fleuve Noir en mars 1994.

Un incendie qui ravage un hôtel dans le faubourg Saint Antoine, ce ne pourrait être qu'un banal fait divers. Seulement la présence d'un truand égorgé retrouvé parmi les victimes fait tiquer le responsable des îlotiers du quartier. D'autant que le propriétaire de cet immeuble dortoir pour immigrés, décédé lui aussi tel une Jeanne d'Arc auvergnate, aurait revendu le bien à un promoteur.

Mais les deux îlotiers, compléments indispensables du commissariat et de la Crim, les Starsky et Hutch de Reuilly, un néo Français issu de Portugais et un Martiniquais fils de sorcier manipulateur de fonds et de paysanne beauceronne, sont aux premières loges de cette enquête et ne pensent qu'à alpaguer le coupable pour l'embastiller.

Les cadavres se reproduisent incongrument, les faux billets de cinq cents francs fleurissent sur le bitume, la petite amie de l'îlotier franco-portugais est retrouvée dans le coma et une petite vieille, tout en déplorant le manque d'ardeur de son défunt mari, vitupère contre un fantôme bruyant squattant son pavillon. Les tours de passe-passe entre immeubles mènent nos enquêteurs dans des impasses tandis qu'un loufiat jongle avec les faux papiers et un vrai bulletin de décès: le sien. Un ébéniste historien se contente d'étaler sa culture et l'on se demande lequel de ces personnages est le plus vernis.

Joseph Bialot raconte une de ces histoires dont il a le secret, puisant dans la nostalgie des vieux quartiers parisiens, imprégnant son récit d'une forte dose d'humour. Un livre à trois voix, les deux îlotiers prenant tour à tour la parole et s'immisçant dans ce duo, Diogène, un septuagénaire qui vit dans des containers à ordures, non par nécessité mais parce qu'il y retrouve la liberté et la solitude dont il est privé chez lui, et qui recherche désespérément Rommel, son chien mystérieusement disparu.

Cet ouvrage est une ode à la capitale, mais surtout à ces quartiers, petits villages dans la mégapole, dont les habitants se trouvent déboussolés lorsqu'ils en franchissent les frontières définies par des arrondissements arbitraires. On ne peut s'empêcher de penser à Léo Malet, chantre de ce Paris méconnu et qui désabusé ne mena pas jusqu'au bout son incursion parmi les mystères de Lutèce.

Joseph Bialot est décédé le 25 novembre dernier, et les éditions Rivages peuvent-elles rééditer ce roman qui le mérite ? La question est posée.

 

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De gauche à droite : Joseph Bialot, Jacques Mondoloni, Alain Demouzon et Emmanuel Errer/Jean Mazarin.


Joseph BIALOT : La main courante. Collection Crime Fleuve Noir N°47. Editions Fleuve Noir. 1994. 192 pages.

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 14:56

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Les blondes, quelles blondes ? Les femmes, les cigarettes, les bières ?

 

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Michel Audiard, plus connu comme scénariste, dialoguiste et réalisateur de films, a écrit au début des années 1950 trois romans parus dans la collection Spécial Police du Fleuve Noir : Priez pour elles (N°5), Méfiez-vous des blondes (N° 7) et Massacre en dentelle (N° 26). Puis le cinéma l’a accaparé et peut-être que l’écriture de romans ne l’intéressait plus guère. Il récidivera près de quinze ans plus tard avec Ne nous fâchons pas puis Le Terminus des prétentieux chez Plon. Serait-il souhaitable que ces romans soient réédités, comme le souhaitent certains nostalgiques ? Pourquoi pas, dans un volume Omnibus par exemple !

 

Journaliste dans un quotidien marseillais, Georges Masse l’est parfois, à la masse. Il fait honneur à tout liquide qui racle la gorge et décape les papilles. Ce qui l’amène à bousculer ses collègues dont Donald (un surnom) qui a tendance à le mettre de mauvaise humeur. Mais l’important n’est pas là car Georges Masse, s’il utilise volontiers sa langue pour lancer des piques, sait se servir de ses mains pour flatter les sténos callipyges qui prennent en note ses articles.

Ce jour là, alors que la canicule assèche encore plus son gosier, il attend avec impatience la belle Jeanine Lambert. Celle-ci doit revenir d’un reportage à Saïgon, une enquête sur le trafic de drogue. Un homme se présente au journal et remet une serviette à Masse de la part de Jeanine. Mais celle-ci a disparu à son arrivée à l’aéroport.

Sans perdre de temps Masse et son fidèle photographe P’tit Louis se rendent chez Jeanine. Elle est chez elle mais dans un piteux état. Elle a été tabassée, ce qui est une injure à son joli petit corps. Toutefois, plongée dans une semi-inconscience elle parvient à susurrer ce qui lui est arrivé.

Elle a été abordée par deux hommes dans le hall de l’aéroport, portant en bandoulière des appareils photos, comme s’ils étaient de nouveaux employés au journal. Une fois assise dans le véhicule qui devait la conduire vers Georges, elle reçoit en guise d’apéritif un coup de poing dans l’estomac et tombe dans les pommes. Elle se réveille face à Costelli qui lui réclame un document important, une pièce d’état-civil, mais elle a eu la prescience de ce qui devait lui arriver puisqu’elle a pris la précaution de remettre son bagage à un inconnu, lequel a tenu sa promesse en remettant la serviette à Georges. Durant un long moment Costelli lui en a fait voir de toutes les couleurs à l’aide de sa ceinture. Elle se souvient seulement qu’il a évoqué un Chinois qu’il a appelé le Barman.

La seule solution pour Georges, accompagné de P’tit Louis, est de rechercher des Chinois dans Marseille, de les photographier et de soumettre les clichés à Jeanine. Soudain, Georges pense au Fleuve Bleu (tiens, tiens, clin d’œil ?), une boîte de style extrême oriental qui propose jazz, jeunes femmes esseulées ou tarifées. Le début des ennuis pour Georges qui est approché par une belle blonde, Olga Schneider, qui se dit proche de Lady Wilson, une richissime inconnue, mais il est repéré également par le barman chinois, quelques gros bras à la solde de Costelli, grossiste en produits illicites. Puis le commissaire Besnard qui va se mettre en travers de sa route pour une histoire de meurtre, car Jeanine est retrouvée défunte peu après. Alors que Masse veut prévenir la police celle-ci débarque, le commissaire Besnanrd en tête, avertie par un appel téléphonique.

blondes.jpgReprésentatif des romans à l’américaine des années cinquante, quoique l’action se déroule à Marseille, Méfiez-vous des blondes lorgne du côté de Peter Cheney auquel ce livre est dédié. Mais ce roman est également dédié à André Hunebelle, le réalisateur en 1950 du film éponyme interprété par Martine Carol, Raymond Rouleau, Bernard Lajarrige, Noël Roquevert et Yves Vincent dans les rôles principaux, scénario, dialogues et adaptation de Michel Audiard.

Dans son avertissement, Michel Audiard établit les différences existant entre le film et le roman et se réfère à Hemingway en énonçant une déclaration du romancier américain : J’écris une nouvelle d’après un film tiré d’un de mes romans. Une spirale sans fin.

Quant à cette réflexion de Georges Masse, elle s’avère dans ce contexte pour le moins étonnante : Moi j’ai le cinéma en abomination, ça me fait danser le cassis et j’en sors avec la migraine. Lorsqu’il décrit le personnage d’Olga Schneider, Michel Audiard est très explicite : Une vrai Vision d’Art. Un conte de fée, blonde comme les blés, balancée comme Martine Carol, claire comme le jour, avec des yeux de myosotis, et un teint… et une bouche… Non, mais alors une bouche ! C’est en trop pour un seul homme. Georges Masse ne dédaigne pas les alcools forts, au contraire, et s’enfile armagnac, whiskies, et pastis, pur apparemment, puisqu’il lui arrive de boire directement à la bouteille le breuvage qui a fait la réputation de la cité phocéenne.

Ce roman est un peu daté, certes, à cause par exemple de l’argot employé, mais pas trop, et il est encore lisible et nous plonge dans une époque qui ne diffère pas vraiment de la notre. S’il s’agissait d’un roman traduit de l’américain, nul doute qu’un éditeur le ferait retraduire, ce qui serait dommage car il en perdrait le charme de la spontanéité.


Michel AUDIARD : Méfiez-vous des blondes. Collection Spécial Police N°7. Editions Fleuve Noir. 1950. 220 pages.

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 07:12

Du Quai de la gare au Quai des Orfèvres...

 

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Le Prix du Quai des Orfèvres 2013 a été décerné à Des clous dans le cœur de Danielle THIERY, publié chez Fayard. L’occasion de revenir sur un de ses romans publié en 1998.

Pour ceux qui ne la connaîtraient pas, Danielle THIERY fut l'une des premières femmes reçues au concours d'inspecteur de police en 1969, puis commissaire en 1976. Mais elle est surtout connue pour son personnage de Marie-Gare qui a donné lieu à une série télévisée titrée Quai n° 1 avec Sophie Duez.

 

Alors qu'elle pratique son sport favori, le jogging, le commissaire Edwige Marion aperçoit un attroupement sur les berges du Rhône. Le cadavre d'une jeune femme vient d'être repêché. Il s'agit de Marie Sola Lorca, une avocate qui devait défendre Manuel Bianco, une ancienne gloire de la tauromachie confondu dans une affaire d'escroquerie et d'association de malfaiteurs.

L'avocate et son client ne s'étaient pas présentés le jour du procès. Une clocharde avait affirmé avoir vu la jeune femme danser sur la rambarde d'un balcon et être tombée. Quant à l'ex toréador, il a été retrouvé dans une chambre d'hôtel, mort, nu et torturé. Seuls indices retrouvés sur les lieux, des graines de pollen de pins des Landes, des cheveux blonds.

THIERY.jpgLe commissaire Marion va remonter à la source en enquêtant dans la forêt landaise, malgré l'hostilité des gendarmes, la cour pressante d'un commissaire trop beau gosse et l'accumulation de cadavres.

Dès le départ le lecteur connaît le nom du coupable, mais l'intérêt de ce roman réside dans les motivations ayant poussé le meurtrier à accomplir sa vengeance afin d'exorciser un traumatisme d'adolescent. Le croisement des chemins entre l'enquêtrice et le coupable ne se feront pas sans heurts et sans dégâts.

Un roman noir sur lequel plane parfois l'ombre de Robin Cook, l'auteur de "J'étais Dora Suarez", avec sang, sexe et obsession, le tout saupoudré de l'ambiance tauromachique.


Danielle THIERY : Mises à mort. Editions Robert Laffont. Réédition Editions Pocket. Collection Pocket Noir 10882.

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 07:52

C’est Maintenon ou jamais !

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Conclure une conversation téléphonique par un Aaargh du plus bel effet bédéphile, pour Patrice Bergof, enseignant en communication à Paris VIII ex Vincennes, ce ne peut être qu’une farce. Qu’à la rigueur il qualifierait de mauvais goût s’il ne se sentait pas attiré par l’aura de mystère qui plane sur le contenu de cette conversation. Ce Aaargh est à n’en point douter le cri d’un agonisant, d’un suicidé, d’un assassiné qui sait.

Mais l’ire du meurtrier présumé serait-elle due à la teneur même du dialogue téléphonique ? Un crime hypothétique qu’aucune thèse vient étayer. Pourtant l’intérêt de Patrice Bergof est éveillé, peut-être parce que le sujet de cet appel était Paul Scarron, l’auteur du Roman Comique, mari de la belle Françoise d’Aubigné, petite-fille du poète Agrippa d’Aubigné et future maîtresse du roi Louis XIV sous le nom de Madame de Maintenon.

Un mystère qui s’épaissit lorsque Patrice Bergof lors d’une enquête en dilettante et sur trame historique apprend le décès subit de spécialistes de Scarron, d’amateurs éclairés et de membres de la Société des Amis de Scarron.

Humour, histoire, enquête, tendresse, sont au programme de ce roman de Christian Poslaniec, auteur de Punch au sang paru à la Série Noire et dont Patrice Bergof était déjà le héros.

Christian Poslaniec, professeur de lettres, mais également directeur de collection pour la jeunesse, auteurs de nombreux romans pour la jeunesse et d’essais sur la littérature pour les jeunes, s’amuse et divertit le lecteur dans ce roman un peu loufoque, qui oscille entre la farce et l’énigme historique.

Un livre extrêmement plaisant qui rompt avec la monotonie qui guette la littérature noire dont la production actuelle s’oriente autour des faits et méfaits de la société moderne et tristounette.

Il ne faut pas oublier que la littérature est aussi et surtout un moyen d’évasion même si elle explore le temps d’une façon détournée. Enfin, à noter une définition du Sida qui vous laisserai pantois mais ne comptez pas sur moi pour vous la révéler.

 

Vous pouvez retrouver un entretien croisé avec Christian Poslaniec sur le site Rick Bass et les nature writers ici :

http://naturewriting.wordpress.com/

site qui vous proposera de découvrir à partir du 5 décembre les premiers chapitres en numérique des Fous de Scarron.

 

Message de Réjane Niogret qui a eu cette heureuse initiative :

J'ai le plaisir de vous adresser les sésames vous permettant d'accéder dès aujourd'hui aux trois premiers épisodes des Fous de Scarron une innovation numérique que les lecteurs pourront apprécier sur le net à partir du mercredi 5 décembre 2012 (accès gratuit).

Pour la découvrir en avant-première, la marche à suivre est la suivante : Cliquer sur l'adresse : http://lesfousdescarronap.wordpress.com/
Saisir l'identifiant : lesfousdescarronap@gmail.com

Saisir le code : entrezchezlesfous

 

Je vous souhaite une belle exploration de cette publication que j'ai eu plaisir, en tant que co-auteure créatrice des "surprises", à réaliser. Pour en savoir plus : Interview croisée, Les dessous des fous : http://naturewriting.wordpress.com/

 


Christian POSLANIEC : Les fous de Scarron. Collection Le Masque N° 1998. Prix du roman policier au festival de Cognac 1990.

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