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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 11:56
Kevin FITZGERALD : Un trône de baïonnettes

Mieux vaut ne pas s'assoir dessus...

Kevin FITZGERALD : Un trône de baïonnettes

Un message important, émanant d'un agent du nom de Bird, a disparu des Services Secrets, le coupable n'étant autre que Roydon employé au déchiffrage.

Jim Harrisson, chargé de retrouver ce document, écrit sur du papier pelure et susceptible de déclencher une nouvelle guerre mondiale, entame son enquête sous des auspices néfastes. Un tireur isolé embusqué sur un toit le rate de peu. Harrisson, plus connu sous l'alias d'Alexander Langton, se renseigne auprès de Joë, son indicateur habituel, au Singe Jaune, espèce de club privé et plaque tournante de la drogue, de recels et autres indélicatesses.

Roydon n'est pas un inconnu et la piste le conduit à un autre club malfamé, le Nid du ramier. Agressé Harrisson tient cependant un bout de piste. Il se rend dans la campagne anglaise sur les traces d'un certain Liffey. A Chenley, personne ne connait cet individu, mais tout porte à croire qu'il se dissimule sous les traits de l'énigmatique Dowson. Entré en fraude dans la propriété de Dawson, Harrisson ne doit son salut qu'à la présence providentielle de Bernard Feston, un ex-militaire, mathématicien, possesseur d'un chat, reconverti dans les enquêtes policières et lui-même sur les traces d'une bande de malfaiteurs, l'Émeraude verte, dirigée par une femme nommée Annie.

Ayant obtenu enfin un entretien du fameux Dowson, qui gravite illégalement dans les boîtes de nuit, Harrisson continue ses recherches dans de nouveaux bars londoniens. Il se fait éjecter, ses adversaires le croyant à la solde d'une bande rivale, Feston s'attachant à ses basques comme son ombre et arrivant toujours au moment propice pour le soutenir. Leurs pérégrinations les conduisent au Pays de Galles, où le papier aurait disparu, perdu par un malfrat lors de l'ascension d'une montagne.

Le document, protégé dans une blague à tabac, est découvert par deux excursionnistes adeptes de la grimpette qui le remettent à Harrisson, toujours accompagné de Feston. Malgré un guet-apens en haut de la montagne, Harrisson s'en sort et est enlevé alors qu'il redescendait tranquillement.

 

L'action, qui se déroule quelques années après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, soulève déjà la possibilité et la probabilité d'une guerre froide entre le bloc de l'Ouest et le bloc de l'Est, sur fond d'intimidation et d'armes nucléaires élaborées.

Oscillant entre le roman d'espionnage et le roman noir, par le biais d'une guerre des gangs, la trame de cet ouvrage est particulièrement alambiquée. Le rôle de Feston est mal défini. Quant à Harrisson, malgré son succès, il se révèle comme un agent un peu timoré, ayant en horreur l'usage des armes à feu, et ne menant à bien sa mission que grâce à l'omniprésence de Feston.

 

Curiosité :

Le narrateur de cette histoire n'est autre que Harrisson lui-même mais incontestablement c'est Feston qui tient la vedette. Feston que l'on retrouve dans les numéros 762 (E pericoloso sorgersi) et 817 (Croisades sur les pointes) de la Série Noire.

 

Citation :

Vous avez pris un mauvais départ pour cette importante mission, Harrisson, me déclara-t-il. Mais je suppose que ce n'était pas votre faute.

 

Kevin FITZGERALD : Un trône de baïonnettes (A throne of bayonets - 1952. Traduction de Noël Chasseriau). Série Noire 787. Parution juin 1963. 256 pages.

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 09:15
Hillary WAUGH : Feu l'épouse de Monsieur

Un titre à la Georges Feydeau !

Hillary WAUGH : Feu l'épouse de Monsieur

Un billet anonyme, adressé à Warner, président du conseil municipal de Stocford, et suggérant que le décès de Célia Donaldson ne serait pas dû à des causes naturelles, incite le commissaire Fellows à enquêter sur cette mort suspecte au moins pour une personne.

Célia était la troisième femme du docteur Donaldson et ses deux précédentes épouses sont elles aussi décédées, de maladie. Lors de l'enquête préliminaire Donaldson réfute les arguments de l'accusation, soutenu par son assistante et infirmière Miss Barnes et sa servante Kathleen Durkin. Les deux femmes toutes dévouées au médecin jurent que les deux époux formaient un couple uni.

Burke, employé d'une compagnie d'assurances, réclame une autopsie que ne peut refuser Donaldson malgré les protestations de son avocat. La première autopsie ne révèle rien pour la simple raison que le cadavre n'est pas le bon. Il y a eu substitution avec le corps d'une autre défunte. Ni le directeur des pompes funèbres, ni aucuns de ceux ayant pu approcher le cadavre ne s'expliquent cette permutation.

Pendant que les spécialistes s'occupent du corps de Célia, retrouvé, Fellows poursuit ses investigations, surtout auprès de Kathleen Durkin et du mari de celle-ci, voyageur de commerce, dont elle vit séparée pour des commodités de travail.

L'autopsie pratiquée sur le cadavre de Célia démontre que la jeune femme n'est pas décédée d'une maladie de rein mais d'un empoisonnement au phosphore et que de plus elle avait avorté peu de semaines auparavant. Tout le monde semble abasourdi, aussi bien son mari que sa famille.

Célia aurait effectué un voyage fin janvier chez ses parents mais rien ne corrobore l'assertion du docteur. De plus lors de la maladie de sa femme, Donaldson aurait refusé aux parents de sa femme et à son frère tout droit de visite, ou alors à condition que ce membre soit accompagné et pour une durée restreinte.

Le pillage d'une chambre meublée chez un particulier louée par un certain Waterhouse permet à Fellows de découvrir des lettres signées Célia mettant en cause une dénommée Doris, jalouse de la liaison entre Célia et Waterhouse. L'enquête qui suit ne permet pas de retrouver ce témoin et seule une valise contenant quelques affaires appartenant à Waterhouse est retrouvée en mer. Des traces de sang laissent supposer que meurtre il y a eu. Fellows subodore un coup fourré, une mise en scène destinée à le lancer sur une fausse piste.

 

Le personnage de Donaldson est le prototype du Don Juan ensorceleur, usant et abusant de ses conquêtes féminines, sorte de gourou manipulant ses proches et s'en débarrassant lorsqu'il en a extirpé tout ce qui pouvait lui être profitable. La duplicité dont il fait preuve et son sens de la manipulation sont dissimulés sous une superficialité de bonhommie, d'intégrité, de naïveté, acceptant les coups du sort, et il est difficile à Fellows et ses hommes de lui arracher ce masque.

Le lecteur soupçonne dès le début le bon docteur d'être le meurtrier de sa femme, mais ce qui importe, c'est de dénouer les fils de l'intrigue et d'assister au déroulement de l'enquête.

Une fois de plus il est démontré que des présomptions ne sont pas des preuves et que la petite phrase, le petit fait insignifiant, perdus au milieu des déclarations et des témoignages se révèlent fondamentaux lorsque le puzzle prend place. Cependant l'une des déductions de Fellows, qui s'avère capitale, est battue en brèche par un journaliste et pimente l'épilogue.

 

Curiosité :

Si Lawrence Treat est à juste titre considéré comme le créateur du roman de procédure policière, Hillary Waugh est bien celui qui s'érige en maître, devenant le chef de file d'une école dont l'un des plus beaux fleuron se nomme Ed MacBain. Cependant ce roman est un compromis entre la procédure policière et une autre forme de narration, celle qui fit la renommée d'Erle Stanley Gardner, le retournement de situation lors des jugements et expositions des faits dans un tribunal.

 

Citation :

Donaldson faisait figure d'un député menant sa campagne électorale, plutôt que d'un assassin présumé.

 

Hillary WAUGH : Feu l'épouse de Monsieur (The late Mrs D. - 962. Traduction de C. Wourgaft). Série Noire N°748. Parution novembre 1962. 256 pages.

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 09:23
Robert SHECKLEY : Chauds, les secrets !

Ne vous brûlez pas les mains surtout....

Robert SHECKLEY : Chauds, les secrets !

Marin et trafiquant de drogue, Carlos assiste à une scène qu'il juge pour le moins bizarre et incongrue.

Des infirmiers, genre gardes du corps, enfournent dans une ambulance un malade qui lance muettement un S.O.S. à Carlos. Le trafiquant s'empare d'un porte-documents tenu par l'un des infirmiers. Grande est sa déception lorsqu'il procède à l'ouverture de l'objet volé. Celui-ci ne contient ni argent, ni bijoux, mais des documents top-secret.

Stephen Dain, agent américain accrédité par la CIA assiste à l'interrogatoire de Susan Bellowes, témoin des faits. Pendant ce temps Czettner et Bardief, les agents russes dépossédés du butin qu'ils avaient eux-mêmes subtilisés aux Américains, se lancent à la poursuite de Carlos.

Le trafiquant espère monnayer les documents en s'adressant à son contact habituel de la drogue. Mais celui-ci est à la solde des Soviétiques et le dénonce. Ce qui ne lui portera pas bonheur.

Grâce aux indications de Susan Bellowes, Stephen Dain remonte la piste Carlos en compagnie de la jeune femme. S'ensuit un chassé-croisé entre l'agent américain et Susan qui se pique au jeu d'une part, et les agents soviétiques d'autre part. Carlos entraînera ce petit groupe de Londres à la frontière austro-tchécoslovaque en passant par Amsterdam, Paris et Vienne. Tout ce petit monde se retrouvera dans un champ de manœuvres militaires.

 

Narrée avec humour, cette histoire est une parodie de roman d'espionnage avec un final complètement farfelu et loufoque digne d'un dessin animé.

Dain et Susan Bellowes, au volant d'une petite Triumph décapotable s'attaquent à Czettner et Bardief qui conduisent un char Sherman rescapé de la Seconde Guerre Mondiale. Tel le taon aiguillonnant le taureau, le petite Triumph virevolte autour du char dans lequel Czettner s'escrime avec un canon de 75.

Malgré quelques longueurs, ce roman se lit avec plaisir mais nous sommes loin de la rigueur des maîtres du roman d'espionnage. Et l'on ne manquera pas de mettre en parallèle ce titre avec celui du roman de Ian Fleming Chaud les glaçons (Série Noire N°402, novembre 1957) réédité sous celui plus fidèle de Les Diamants sont éternels en 1973, titre éponyme également du film .

 

Curiosité :

Robert Sheckley est plus connu pour ses romans de science-fiction, dans lesquels il s'amuse à brocarder par l'absurde et la dérision le mode de vie des Américains et les clichés de la littérature d'anticipation ou, comme dans ce roman, ceux de l'espionnage. Il a été surnommé le Voltaire de la S.F.

 

Citation :

Les diplomates, quel que soit leur grade, doivent apprendre à vivre sous les feux souvent désagréables des projecteurs que braquent les braves gens dont ils dirigent la destinée.

 

Robert SHECKLEY : Chauds, les secrets ! (Dead Run - 1961. Traduction de Jean Debruz). Série Noire N°739. Parution octobre 1962. 192 pages.

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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 09:41
Henry KANE : Amis à Miami

Avoir un bon copain...

Henry KANE : Amis à Miami

Célibataire, timide et réservé, Oscar Blinney passe quelques jours de congés à Miami. Beau gosse il n'a pas à se tracasser pour sa vie sexuelle, les bonnes fortunes ne lui manquant pas.

Il pense trouver l'âme sœur en Evangeline Ashley, hôtesse dans un salon de thé. Belle, jeune et plantureuse, Evangeline possède un lourd passé d'expériences sexuelles. Plus souvent dans le lit des réalisateurs que vedette dans les quelques films qu'elle a tournés, elle se trouve à Miami sur une voie de garage. Amante de Bill Grant, un petit malfrat, elle est aussi la maîtresse de Senor qui dirige une boîte de nuit contrôlée par le pontife local de la Maffia, Mike Columbo, le beau-père de Senor. Mais la liaison entre Senor et Evangeline ne plait pas à Mike, l'honneur de sa fille étant bafoué.

Bill Grant tue Petit-Dé, frère de Senor, et se réfugie au Mexique, attendant des jours meilleurs. Quant à Evangeline, elle se débarrasse de Senor à l'aide d'un tesson de bouteille. Elle est innocentée grâce à une judicieuse mise en scène, simulacre d'une tentative de viol. Indésirable en Floride, elle tombe dans les bras d'Oscar qui la ramène chez lui à Mount Vernon dans ses bagages.

Le mariage révèle une autre facette de la personnalité d'Evangeline. La douce, pure et réservée jeune fille qu'avait approchée Oscar à Miami se transforme en alcoolique dépravée à Mount Vernon. Et celui-ci a eu le tort de lui confier qu'à la banque, tous les jeudis, il préparait l'argent de la paie de quelques sociétés, pour un montant de 250 000$.

Les frasques de sa femme indisposent de plus en plus Oscar qui noue des relations de plus en plus intimes avec Adrienne Moore, une artiste-peintre qu'il a connue lors d'une soirée à Miami, alors qu'elle était accompagnée d'un collègue d'Oscar. Evangeline fait croire à son mari qu'elle est enceinte et il est obligé de prélever sur sa cagnotte afin qu'elle puisse avorter au Mexique. Ce n'était qu'un prétexte et Evangeline revient au bercail accompagnée de Bill Grant son ex-amant avec qui elle renoue.

Grant se propose de dévaliser la banque le jour où Oscar manipule les billets. Il met dans la confidence l'employé lui mettant en main le marché : Oscar se laisse dévaliser et Grant le débarrasse d'Evangeline avant de changer d'identité et de s'enfuir en Angleterre.

 

Amis à ami se décompose en deux parties. La première se déroule à Miami et conte la découverte de l'amour sentimental par Oscar, lui qui jusqu'à présent se contentait de relations physiques, quoi qu'étant tout le contraire d'un play-boy. La seconde partie met ce jeune homme en face d'une cruelle désillusion sur les joies du mariage, révélant la duplicité de sa jeune épouse. Il ne fait que profiter d'une situation imaginée par Grant, le retournant en se faveur.

Sans être nommé, Hitchcock fait ce que l'on pourrait appeler de la figuration intelligente aux côtés d'Evangeline : Elle se trouva par un matin de plomb et de gueule de bois dans le gigantesque lit drapé de soie d'un metteur en scène gigantesque, obèse, célèbre et maître du suspense.

 

Curiosité :

Oscar travaille comme caissier à la First National Mercantile Bank, ce qui fait rêver lorsque l'on se réfère à la définition moderne (fin du 18e siècle) du mot français mercantile.

 

Citation :

Même le dernier des lâches a besoin de se défendre un jour ou l'autre.

 

Henry KANE : Amis à Miami (My darlin' Evangeline - 1961. Traduction de Marie-France Watkins). Série Noire N°729. Parution aout 1962. 256 pages.

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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 10:56
Dick FRANCIS : A la cravache !.

Hommage à Dick Francis, décédé le 14 février 2010

Dick FRANCIS : A la cravache !.

A la suite d'un accident, Sid Halley a perdu l'usage de sa main gauche, remplacée par une prothèse.

Le métier de jockey étant fini pour lui, il s'est reconverti comme détective privé, tout en évoluant dans son milieu de prédilection, les champs de course. Rosemary Caspar lui demande d'enquêter sur une louche épidémie qui s'abat sur les meilleurs deux-ans qu'entraine son mari. Trois chevaux dont l'avenir semblait prometteur sont devenus de véritables tocards atteints d'un souffle au cœur, et elle ne veut pas que le champion en devenir qu'est Tri-Nitro contracte cette "maladie". Ses proches pensent que Rosemary affabule.

Lord Friarly, actionnaire dans un syndicat de propriétaire de chevaux est persuadé qu'au sein de ce syndicat quelqu'un manipule la façon dont doivent courir les animaux. Wainwright, directeur de la sécurité du Jockey Club, pense que Keith, son adjoint, ex-policier, serait coupable de corruption. Comme si cela ne suffisait pas, Charles, ex beau-père de Sid, lui demande de sortir Jenny du bourbier dans lequel elle est plongée à cause d'un escroc.

Sid s'attelle à ces différentes enquêtes avec son ami Chico. Il rencontre Caspar sur les champs de course en compagnie d'un bookmaker nommé Deansgate. Sid se méfie de l'homme et il a raison car Deansgate, assisté de deux sbires, l'enlève et lui fait promettre de s'éloigner quelques jours, le temps que Tri-Nitro participe à la course dans laquelle il est engagé, sinon la main valide de Sid sera réduite en bouillie. Sid accepte la mort dans l'âme , se rend en France et lorsqu'il revient, Rosemary furieuse lui apprend que le cheval est arrivé bon dernier.

Il enquête sur l'amant escroc de Jenny et retrouve sa trace grâce à deux indices : Louise, colocataire et amie de Jenny, détient un livre appartenant à John Viking qui s'avère être le cousin de l'indélicat. Puis en épluchant les lettres circulaires à l'en-tête d'une fausse œuvre caritative envoyées à des abonnés d'une revue d'antiquités, Sid apprend sa nouvelle adresse. Simultanément Sid s'intéresse aux autres affaires qui lui sont confiées.

Wainwright lui fournit le nom du promoteur des syndicats de propriétaire, un maquignon nommé Rammileese. Sid, accompagné de Chico, décide de lui rendre visite mais ils ne trouvent sur place que la femme du promoteur, assommée par une chute de cheval et son fils Mark. Les trois chevaux, entrainés à l'origine par Caspar et vivant désormais chez leurs propriétaires décèdent d'une déficience cardiaque et une autopsie démontre qu'au moins l'un d'eux est décédé d'une maladie rare qui généralement n'affecte pas les chevaux. D'après le vétérinaire on leur a inoculé le vaccin de l'érysipèle porcin.

 

Dans ce roman Dick Francis oblige son héros à mener quatre enquêtes simultanément, ce qui en soi est déjà un tour de force, mais pour corser la difficulté, ces enquêtes ne se rejoignent pas pour aboutir à une seule conclusion comme cela arrive parfois. Quelques scènes hautes en couleur, telle le voyage en ballon, et les précisions concernant les maladies équines, le maniement d'une prothèse électrique, apportent à ce roman le petit plus qui fait défaut à certains romans. Sid Halley, s'il est courageux, ne se montre pas téméraire. C'est un homme avec ses qualités, ses défauts, ses faiblesses, et l'on se sent plus proche de lui qu'auprès de détectives impersonnels, froids et méthodiques.

 

Curiosité :

Si quasiment tous les romans de Dick Francis ont pour thèmes le cheval et le monde des courses hippiques, ce n'est pas par hasard. Après avoir été pilote de chasse et de bombardier durant la guerre, il fut jockey, tout comme son père, de steeple-chase, portant pendant quatre ans les couleurs de la Reine. Et tout comme son héros, il abandonne le métier à la suite d'une chute, se tourne ver les chroniques hippiques et naturellement devient écrivain.

 

Citation :

Il connait le nom et le pedigree de chacun des quelques cent vingt chevaux de son écurie, et il est capable de les identifier à cent pas sous une averse, ce qui est pratiquement impossible. Quant aux quarante lads qui travaillent pour lui, ils les appelle tous Tommy parce qu'il est incapable de les reconnaître les uns des autres.

 

Dick FRANCIS : A la cravache !. (Whip hand - 1979. Traduit de l'anglais par Jacques Hall). Série Noire N°1778. Parution juin 1980. 288 pages.

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 14:34
Philippe CONIL : Le treizième môme.

Hommage à Philippe Conil né le 13 février 1955

Philippe CONIL : Le treizième môme.

1985 fut incontestablement l'année de la Série Noire. Quarante ans d'existence, parution du numéro 2000 (La Bête et la Belle de Thierry Jonquet), nombreux films adaptés des romans de cette collection sans oublier les téléfilms mensuels portant son nom.

La Série Noire qui progresse, qui retrouve un second souffle, une nouvelle jeunesse, un regain d'intérêt après avoir subi un léger passage à vide. Cette jeunesse, ce second souffle se trouvent confirmés par l'intrusion en force de jeunes auteurs Français, assez dissemblables dans la forme mais qui se rejoignent dans le fond : Esprit Série Noire toujours présent.

La noirceur de la vie, la grisaille des villes, les perdants, les désespérés, les angoissés, les révoltés, les drogués illuminés ou non, de toute cette boue, cette sanie, de ce remugle; ils sont devenus les chantres, les déballeurs de sacs poubelles plastique. Ils éventrent allègrement ces poches, laissant couler au grand jour, sur la place publique, ces étranges coulées noirâtres auxquelles on voudrait pouvoir tourner le dos : regarder la vie ne face n'est pas toujours facile.

Et ce qui rejoint ces auteurs, les relie, les met en parallèle, c'est leur "travail" d'écrivain au style différent mais non prolifique. Leur sujet est travaillé, fouillé, malaxé, trituré, et parfois la débauche d'horreur est telle que l'on peut sentir un frisson s'emparer de tout son être, sentir ses boyaux se contracter, son estomac se révulser.

 

Sueur froide sur front moite.

 

Au sommet de ce paroxysme, sans aucune contestation possible, je mettrais le roman de Philippe Conil Le treizième môme.

Dans une banlieue nord de Paris, la cité du Sérail. Des immigrés, beaucoup, de toutes nationalités. Des enfants, perdus, se raccrochant à eux-mêmes, en bande, ne trouvant une certaine motivation à la vie qu'au contact de Mobylettes et de la drogue. Des mômes de douze à quinze ans. A quelques centaines de mètres de la cité du Sérail, une maison abandonnée. Leur lieu de refuge, leur havre de paix, leur paradis. Un jour cette maison abandonnée est investie par une jeune femme qui se réclame d'Adrian, leur seul copain adulte, désormais en prison pour avoir tué un cafetier. Surveillant tout ce petit monde, un flic en butte aux tracasseries de ses collègues, tous des véreux. Il se met en relation avec Cat, la jeune femme, et lui propose un marché. Machination habilement décrite, soigneusement montée, pas toujours comprise de ces participants au cerveau embrumé.

 

Livre du désespoir, aux rapports ambigus, psychologiquement complexe, aux relations épidermiques inassouvies, c'est le roman le plus dur qu'avait écrit à ce jour Philippe Conil. Ce quatrième roman démontrait une maturité qui se dégageait déjà l'année précédente dans La queue du lézard (Série Noire 1972).

 

Philippe Conil, grand jeune homme dégingandé, à l'aspect frêle et fragile, au regard timide, presqu'apeuré, s'éclatait dans l'écriture, dans les situations, dans la présentation des personnages. Il devient fort, percutant, agressif; seule la tendresse, surtout envers les enfants et malgré eux, surnage, bouillonne, explose au long du récit. Un adulte qui regarde, examine, dissèque, avec des yeux d'enfant des enfants adultes avant l'âge.

 

Philippe Conil, peu prolifique, quatre romans à la Série Noire et une adaptation de Navarro pour Les Presses de la Cité, avait de qui tenir. Il était le fils de Jean-Emmanuel Conil, plus connu sous son pseudonyme littéraire d'Alain Page. Il avait effectué de nombreux petits boulots, l'écriture n'étant qu'un dérivatif et il s'est éteint le 23 novembre 2013.

Philippe CONIL : Le treizième môme. Série Noire N° 2017. Parution août 1985. 256 pages. 5,55€ (disponible).

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 10:01
Otis H. GAYLORD : La chute d'un caïd

Et plus dure sera la chute...

Otis H. GAYLORD : La chute d'un caïd

Petit malfrat ambitieux, Jack "Legs" Diamond rêve de se faire un nom et une place assisse parmi la grande confrérie de la truanderie.

Cynique il comprend rapidement que le vol de bijoux ne lui rapporte guère, le profit allant aux receleurs. De plus il est à la merci de la police lors de la moindre inculpation. Aussi il décide de s'élever dans l'échelle sociale du gangstérisme en s'attaquant à ceux-là même qui ne peuvent porter plainte : ses confrères dans le crime.

Il sollicite un emploi de garde du corps auprès d'une des grands patrons new-yorkais, Arnold Rothstein. Avant de l'embaucher, celui-ci demande à Diamond de faire ses preuves. P'tit Augie est impressionné par l'ingéniosité déployée pour approcher Rothstein. Il le prend dans son équipe d'encaisseurs. Lors d'une fusillade P'tit Augie est abattu et Diamond se retrouve à l'hôpital. Rothstein avoue à demi-mots être à l'origine de l'assassinat d'Augie car celui-ci empochait une partie des recettes.

Devenu célèbre mais pas populaire, Diamond engage son ancien sergent dans l'armée pour lui donner des cours de tir, de maniements d'armes et d'explosifs. Incorporé dans les troupes de Rothstein il continue sa progression dans la hiérarchie, rêvant toujours de devenir le caïd.

Il démontre ses capacités en s'octroyant le comté d'Harmon qui échappait au contrôle new-yorkais. Membre de la confrérie des bootleggers, il n'entent pas en rester là. Il s'affirme comme un prétendant au royaume de l'alcool de contrebande et des rackets de la région, même si certains truands ne reconnaissent pas Diamond comme leur égal, Dutch Schultz en particulier. Il assure ses arrières en écrivant dans de petits carnets noirs toutes les opérations auxquelles il a participé mais également celles des autres malfrats, les impliquant en qualité de témoins ou d'intervenants.

Dépensier, il est obligé d'emprunter de l'argent à Rothstein à un taux usuraire fort élevé. De plus il a le tort de vouloir coucher avec la maîtresse de celui-ci, la blonde Monica. C'est le début de la disgrâce, de la dégringolade pour Diamond.

 

La chute d'un caïd, dont l'action se déroule entre 1920 et 1930, relate la vie d'un truand aux yeux plus grands que le ventre et dont le tort fut de ne jamais aimer mais de toujours de se servir de ceux qui lui portaient une amitié sincère.

Grandeur et décadence pour ce truand ambitieux, cynique, ingénieux, arrogant et méprisant. En filigrane dans ce récit; la vie et la déchéance d'Alice Schiffer, seul personnage féminin qui voue un amour sincère mais bafoué à Diamond qui ne la contactera que lorsqu'il sera dans la mouise.

 

Curiosité :

En couverture de ce roman, une photographie, présentation qui n'aura pas de suite immédiate. Ce procédé sera repris quelques années plus tard avec la Super Noire et Série Noire lors d'un changement de présentation.

 

Citation :

Parfois, je me dis qu'il y a plus de brutes dans la police que dans le Milieu.

 

Otis H. GAYLORD : La chute d'un caïd (The Rise and Fall of Legs Diamond - 1960. Traduction d'André Bellac). Série Noire N° 720. Parution juin 1962. 256 pages.

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 08:48
J. M. FLYNN : Ça sent le gaz

Faut fermer le robinet !

J. M. FLYNN : Ça sent le gaz

Même si l'on se présente aux policiers en avouant être coupable de meurtre assorti de viol sur la personne d'une jeune fille, l'on a droit à un avocat, souvent commis d'office.

Homme-grenouille dans la marine américaine, Carl Duwe est dans ce cas, et Fritz Hartmann, avocat que l'opinion publique situe comme à gauche du PC américain, est désigné comme son défenseur. Mais Hartmann n'est pas convaincu de la culpabilité de son client malgré ses aveux et engage son ami Burdis Gannon, détective privé, pour effectuer des recherches préliminaires.

La jeune morte, Rai Clement, une blonde platinée de dix-neuf ans, fille d'un riche industriel, n'en était pas à ses premières frasques. Mais ce n'est pas pour autant qu'elle méritait d'être assassinée.

D'après les premiers témoignages ou constatations, Rai aurait été consentante pour s'envoyer en l'air avec Carl. Durant les heures qui précédèrent son prétendu viol et son assassinat, elle batifolait sur la plage en compagnie de trois garçons et deux jeunes filles. Et lorsque Carl est arrivé, elle ne s'est plus occupée que de lui, abandonnant ses camarades. Les jeunes filles n'apportent guère de renseignements à Gannon. Auprès des garçons, les présentations sont plus musclées puisque le détective se fait agresser par Joe Neary, un impulsif, accompagné de Harry Wax et Jock Penney, des rôdeurs des plages.

Cette agression permet à Gannon de faire la connaissance de Terri, la sœur de Rai. Ensembles ils fouillent les affaires de la jeune morte, malgré un coup de matraque encaissé par Burdis Gannon en entrant dans l'appartement de celle-ci. En souvenir il garde une bosse et un morceau d'étoffe en jean provenant d'un pantalon. Une pièce pas assez fiable pour servir de preuve.

Selon une clause maternelle, chacune des deux sœurs doit recevoir une coquette somme à leurs vingt-cinq ans et, si elle se marient avant, leur époux bénéficiera en tout ou partie de l'héritage si le mariage a lie avant ou après leurs dix-huit ans. Grâce à des talons de chèques Gannon et Terri remontent une piste qui les entraine à Reno, Tijuana et San Diego. De leurs différentes démarches, ils apprennent non sans mal, qu'effectivement Rai s'était mariée avec un certain Foster.

 

Honnête roman, Ça sent le gaz vaut surtout pour la démonstration de cet aphorisme : Il ne faut pas se fier aux apparences. Et Hartmann, malgré les aveux de Carl Duwe, des aveux nuancés par la suite puisqu'il précisera qu'il s'était évanoui avant de mener à bien son coït, Hartmann s'accroche à une impression, sentiment partagé par son ami le détective Burdis Gannon.

Entre les deux sœurs, la différence de caractère est aussi grande qu'entre la nuit et le jour. Rai était une jeune fille délurée, ne rechignant jamais aux joies de la copulation, changeant souvent de partenaire malgré son état de femme mariée. Etat secrètement gardé il est vrai et qui lui pesait. Quant à Terri, jeune fille coincée, elle se montre horrifiée devant les joyeuses galipettes de sa sœur, quoique cela ne l'empêche pas de tomber sous le charme de Gannon et de l'inviter dans son lit.

 

Citation :

Mon appartement illustre assez bien le fait qu'un homme doit posséder un valet de chambre ou, à défaut, une épouse pour réparer le désordre qu'il laisse derrière lui.

 

J. M. FLYNN : Ça sent le gaz (On for the Death House - 1961. Traduction de Marcel Frère). Série Noire N°718. Parution juin 1962. 192 pages.

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 08:45
Jack ERLICH : Un moment de faiblesse

On en a tous...

Jack ERLICH : Un moment de faiblesse

Parole-officer, c'est à dire qu'il a en charge des prisonniers libérés sur parole, Fleck fait la connaissance d'une jeune femme dans une boîte de nuit, le club 21.

Liz le drague ouvertement cependant ce n'est ni une prostituée ni une nymphomane à la recherche du premier pantalon venu. Après avoir échangé quelques répliques blessantes, Fleck emmène la jeune femme désemparée chez lui. Le lendemain matin, après une nuit chaude et intense, chacun des deux amants se révèle à l'autre.

Fleck avoue sa profession, Liz Mc Kev être mariée et ne pas avoir fait l'amour depuis deux ans. Son mari est écroué à Sing Sing après avoir participé à un minable braquage. Liz frustrée depuis de longs mois vient de succomber pour la première fois à la suite d'un moment de faiblesse. Malgré tout les deux amants continuent de se revoir pendant un mois jusqu'au jour où Mc Kev sort de prison, libéré sur parole grâce à une remise de peine.

Petit marlou sans grande envergure Mc Kev est devenu en prison un être hargneux et vindicatif. Son retour au foyer conjugal ne se passe pas comme l'avait imaginé Liz. Il s'acoquine avec Al, un truand qui sait éviter les mailles du filet de la police. De plus il bat sa femme.

Liz appelle Fleck à la rescousse lui demandant de remettre en douceur son mari dans le droit chemin. Elle est partagée entre Fleck à qui elle voue un amour empreint de douceur, recherchant sa protection, et Mc Kev, envers qui elle ressent un amour quasi maternel et qui la satisfait physiquement malgré ses brutalités.

Averti par Liz que Mc Kev et son acolyte s'apprêtent à braquer un entrepôt afin de s'emparer de la paie des ouvriers, Fleck décide de jouer en solitaire.

 

Série noire mais également série rose puisque toute la trame de ce roman joue sur les sentiments entre Fleck et Liz, Un moment de faiblesse se veut l'apologie du métier de Parole Officer, ou agent de probation, vu du bon côté de la barricade. Le point de vue du truand est étudié d'une façon plus critique dans le roman-récit d'Edward Bunker dans Aucune bête aussi féroce (Rivages-Thriller - 1991).

Fleck se positionne en être intègre, aimant son métier, pensant avant tout à la reconversion des prisonniers libérés sur parole dont il a la charge. Ainsi, juste avant la sortie de prison de Mc Kev, il expose sa vie afin d'éviter à Brownie, un ancien repris de justice ayant pris en otage un policier qui l'empêchait d'entrer dans un stade, un passage à tabac musclé.

Aide-maçon, Brownie, au caractère violent, pensait en toute bonne foi que puisqu'il avait participé à la réalisation de l'édifice, il pouvait se permettre d'entrer gratuitement. Point de vue non partagé par le flic en faction.

De même les avis échangés entre Fleck et son ami Bowman, policier chargé de l'arrestation des délinquants sont édifiants.

Le personnage de Liz est particulièrement poignant, partagée qu'elle est entre ses sentiments pour les deux hommes de sa vie. Elle trouve protection et réconfort auprès de Fleck avec qui elle pense n'avoir qu'une relation passagère, mais en même elle tente de remettre son mari dans le droit chemin, aveuglée par sa passion.

Quant à Fleck, il retrouve la sérénité après une journée de travail en jouant du piano, dans sa maison située au bord de l'océan. Un roman pavé de bonnes intentions, mais cela reflète-t-il la réalité ?

 

Citation :

D'un revers de main, Fleck s'essuya la bouche et regarda la trace de rouge à lèvres laissée sur sa peau. C'est ça l'amour ! se dit-il amèrement. Une petite trace rouge et des souvenirs !

 

Jack ERLICH : Un moment de faiblesse (Parole - 1960. Traduction de G. Louedec). Série Noire N°688. Parution 1962.

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 08:29
Day KEENE : Change pas de disque !

Fais attention quand même, il risque de se rayer...

Day KEENE : Change pas de disque !

En délicatesse avec le fisc, et à court d'argent, Johnny Aloha accepte de rencontrer sur les instances d'Yvonne Sainte-Jeanne, danseuse nue qui se prétend d'origine française, de rencontrer en prison Mulden, alias Tommy L'Homme.

Celui-ci est accusé du meurtre de May Archer, une journaliste qui prétendait faire des révélations sur les milieux de l'industrie du disque dans les colonnes de son journal. Tommy ne nie pas ces rendez-vous, ni même avoir eu des rapports sexuels avec la jeune femme, mais il conteste l'avoir violée puis tuée. Tommy, officiellement musicien de bastringue, truand à ses heures, était à la solde de Tod Hammer, propriétaire d'une petite maison de disques et ex-truand.

Aloha soupçonne Marty Amato, possesseur d'une marque concurrente, d'exercer un racket et d'avoir forcé la main à Tod Hammer en l'impliquant dans un meurtre. Le détective échappe à deux attentats, voiture piégée et coups de revolver. Il convainc Mabel Connors, chanteuse à la carrière ratée, de témoigner auprès du capitaine Hanson, malgré les réticences de son mari, pianiste ayant eu sa petite heure de gloire. Mabel devait confirmer coucher avec des animateurs et des fabricants de juke-box afin de promotionner ses disques et dénoncer par son témoignage le racket existant.

Dans l'échange des coups de feu Mabel est mortellement touchée tandis qu'Aloha pense avoir blessé son agresseur. Autre suspect sur la liste du détective, Jack Kelly, animateur de radio qui vient de prendre un participation de 51% dans une troisième maison de disques.

 

Si le début du roman est légèrement humoristique et joue avec la gaudriole, l'épilogue est totalement désabusé et pathétique. Comme si Day Keene avait essayé de changer de style avec son personnage de détective d'origine irlando-hawaïenne mais était vite retombé dans ses péchés mignons : la duplicité de la femme. May supposée rentrer de son travail réveillait son mari pour qu'il accomplisse le devoir conjugal alors qu'elle sortait des bras de son amant avec qui elle avait décidé de partir à Hawaï. Mais également sa propension à explorer les milieux, les couches sociales.

Day Keene ne se montre pas tendre envers les beatniks mais surtout il dénonce le chantage exercé par les maisons de disques envers leurs poulains, le racket existant dans cette industrie, et le paiement en nature exigé par certains animateurs radio pour promotionner un nouveau disque. Un roman qui date de 1960 mais les mœurs ont-elles véritablement changé depuis?

 

Curiosité :

Contrairement à bien des détectives de romans noirs, Johnny Aloha est encouragé par le capitaine Hanson à enquêter, non point tant pour disculper Muldeen que pour dénoncer la guérilla artistique. Le policier et le privé pour une des rares fois marchent main dans la main.

 

Citation :

En dépit des Sherlock Holmes des romans policiers et du petit écran, un privé qui n'est pas dans les bonnes grâce des défenseurs de l'ordre peut mettre son trench-coat au clou et s'inscrire au chômage.

Day KEENE : Change pas de disque ! (Payola - 1960. Traduction de France-Marie Watkins). Série Noire N°671. Parution octobre 1961. 256 pages.

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