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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 13:47
Jacques SYREIGEOL : Vendetta en Vendée.

Hommage à Jacques Syreigeol décédé le 25 mars 1992.

Jacques SYREIGEOL : Vendetta en Vendée.

Sûr que Marc n'aurait jamais pris cette jeune auto-stoppeuse s'il avait pu penser un seul moment que ce geste de complaisance envers son prochain lui retomberait sur les épaules sous la forme d'une poigne virile émanant d'un gendarme.

En prison le Marc !

Accusé de viol alors que la jeune Marie était non seulement consentante mais avait provoqué ce rapprochement épidermique dans les maïs par des sollicitations manuelles.

Faut dire que Marc, la cinquantaine avancée, ne connaissait plus guère les joies du simulacre de la procréation qu'avec des partenaires féminines fugaces et épisodiques, sa femme ayant depuis longtemps décidé que le devoir conjugal pour elle c'était terminé.

Et pour avoir batifolé avec une jeunette pas du tout farouche, non seulement il se retrouve en prison, mais de plus ses maigres biens mobiliers et immobiliers s'évanouissent peu à peu, sous la cupidité de sa femme et de sa famille.

Faites preuve de gratitude après, alors que la famille vous tourne le dos au moindre pépin. Seul Luc, son copain d'enfance, le réconforte moralement et financièrement. Marc se trouve assommé par ce coup du sort. Et quand il sort de prison, dans sa tête mûrit une vengeance bien compréhensible et légitime.

 

Cette histoire, dont une grande partie provient d'un fait-divers réel, Jacques Syreigeol l'a située en Vendée, son pays d'adoption. Mais elle aurait tout aussi bien pu se passer dans le Sud des Etats-Unis tant on sent une communion d'esprit, plus qu'une influence, avec des auteurs comme Faulkner, Erskine Caldwell ou John Steinbeck.

Le maïs, la chaleur, le personnage de paysan naïf et celui de la jeune garce en puissance qui a compris qu'on ne mène pas les hommes uniquement que par le bout du nez.

Un livre qui se lit avec plaisir et qui fera peut-être réfléchir les conducteurs mâles qui espèrent toujours dégotter sur leur route une bonne fortune et parfois une compensation maritale.

Un roman qui appelait d'autres, d'ailleurs Jacques Syreigeol a récidivé avec des romans plus approfondis et travaillés qui sont Une mort dans le Djebel (Série Noire N°2242) et Miracle en Vendée (Série Noire N°2260), mais la construction du récit ne pouvait être employée deux fois, un piège qu'il a évité par la suite.

 


Le passé, c'est comme le vin quand on le débouche, si on le boit pas il aigrit.

 

Jacques SYREIGEOL : Vendetta en Vendée. Série Noire N°2220. Parution mars 1990. 192 pages. 6,65€ (disponible).

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 08:59
Marvin ALBERT : Un démon au paradis.

Hommage à Marvin H. Albert décédé le 24 mars 1996.

Marvin ALBERT : Un démon au paradis.

Pierre-Ange Sawyer sépare deux femmes en train de se crêper le chignon dans les jardins d'un hôtel lors du Festival de Cannes.

Il connait la première, Sandrine Tally, une courtisane qui n'apprécie pas qu'une inconnue lui marche sur les plates-bandes. Sawyer raccompagne chez elle la seconde et apprend ainsi que la jeune fille se nomme Manon Jabot, qu'elle cherchait simplement une introduction pour entrer dans le monde du cinéma, et est la fille du chef des mercenaires de Cabral, un ex-dictateur de San Marrano, un pays d'Amérique Centrale, réfugié en France. Cette visite à l'ex-dictateur intéresse au plus haut chef Vollant, un agent de la D.S.T.

Deux ans plus tard, Sawyer est appelé en catastrophe par Manon. Elle est chez Sandrine, avec qui elle s'est liée d'amitié. Un cadavre gît dans l'appartement. Sawyer pense que Sandrine n'a pu faire autrement que d'abattre un éventuel agresseur. Deux inconnus enfoncent la porte mais Sawyer et la jeune fille leur échappent. Les hommes emmènent le cadavre à bord d'une voiture diplomatique. Sandrine n'a pas donné signe de vie depuis la veille et Sawyer accepte la mission de la retrouver. Il fait jouer ses connaissances afin de connaître à qui appartient le véhicule et se renseigne auprès de Dizbo, un simplet qu'hébergeait Sandrine, ou encore Marie-Laure, une ex-call-girl qui a monté son propre réseau.

D'après les résultats enregistrés, la voiture appartient au gouvernement de San Marrano, et Sandrine aurait eu la visite quelques jours auparavant d'un nommé Gabriel Gérard peu de temps. Gérard a trafiqué dans le commerce des armes et il est en délicatesse avec sa femme dont l'avocate n'est autre qu'Arlette, l'amie de Sawyer. Le détective découvre les cadavres de Gérard, travaillé au couteau, et d'une prostituée tuée par balles. Il prévient immédiatement Arlette afin que la veuve devienne sa cliente ce qui lui donnera un motif officiel d'enquêter.

Rentrant chez lui il est attendu de pied ferme par Bénitez, un attaché commercial du gouvernement de San Marrano, et son garde du corps, l'un des inconnus ayant enlevé le cadavre. Bénitez lui propose de l'argent afin de retrouver Sandrine. Sawyer comprend que la jeune femme était en cheville avec Gérard pour fournir des armes à Cabral qui désire fomenter une révolte afin de rentrer chez lui. Cabral ou son fils Lorenzo. Et que Bénitez est là pour empêcher le coup d'état. Sandrine et Manon ont disparu. Sawyer suit leurs traces dans un cabanon en Camargue avec un ami, John Duncan, un ancien flic américain. Sandrine est blessée et Manon a été transportée dans près des Baux de Provence.

Sawyer recrute un spécialiste dans les écoutes téléphoniques et Jabot accepte de l'aider afin de retrouver sa fille.

 

Ce roman de Marvin Albert est plus intéressant que les précédents, tout en adoptant la même démarche. Une intrigue solide, où l'argent joue un rôle prépondérant, Sawyer n'ayant pas vraiment d'états d'âme, et au cours de laquelle notre privé fait le tour de ses relations afin de parvenir à son but, retrouver sa cliente.

L'intrigue en elle-même ne tiendrait pas en 326 pages, si Marvin Albert, en vieux briscard, n'émaillait son récit de nombreuses considérations géographiques, touristiques, et historiques.

 

Il n'y a que les morts qui puissent se vanter de ne pas se tromper.

Si tous les politiciens qui ne s'aiment pas renonçaient à se mettre ensemble quand leurs intérêts convergent, il n'y aurait plus un seul gouvernement à même de gouverner dans le monde. Ce ne serait peut-être pas plus mal.

 

Retrouvez ci-dessous quelques chroniques de Marvin H. ALbert sous ses différents pseudonymes.

 

Ce roman a bénéficié d'une réédition en Folio Policier

Marvin ALBERT : Un démon au paradis.

Marvin ALBERT : Un démon au paradis. (The riviera contract -1991. Traduction de Laurette Brunius). Série Noire N°2301.Parution mai 1992. 336 pages.

Réédition Folio Policier N°304. Parution juillet 2003. 336 pages. 8,00€. Disponible.

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 08:45
Talmage POWELL : La fille en cage

Une couguar enfermée ?

Talmage POWELL : La fille en cage

Tandis que Webb est parti inspecter l'état des clôtures de ses pâturages, Temple, restée à la maison, est attaquée et violée par un homme alors qu'elle vaquait à sa lessive près de la rivière.

De retour Webb retrouve sa femme à demi-folle. Il construit une cage d'osier, enferme sa femme à l'intérieur, place le tout dans un chariot et tout à sa vengeance abandonne sa ferme. Il contacte Clyde Tomberlin, son plus proche voisin, et lui demande de l'aider dans sa recherche. Clyde refuse mais Ethel, sa femme, ne l'entend pas de cette oreille et ils partent tous les deux à la suite de Webb.

Clyde porte en lui un lourd secret, et s'il a refusé son aide ce n'est pas par antipathie envers Webb, mais parce que quelques années auparavant il a été accusé, à tort, de viol, et cette histoire lui pèse toujours. En cours de route Webb secourt un homme, un prospecteur, que deux étrangers ont tabassé et laissé pour mort après l'avoir dépouillé.

Tobe Loudermilk raconte son odyssée et sa rencontre avec ses deux agresseurs, un Blanc nommé Sykes et un Noir, Colombus George, dont ce n'est pas le premier forfait. Rejoint par le couple Tomberlin, Webb accueille avec plaisir ce renfort. Au petit matin Temple a disparu. Ils la retrouvent au bord d'un ravin, endormie. Webb ne comprend pas comment sa femme, qui la veille paraissait effrayée, ait pu s'extraire de la cage et qui plus est comment la jument a pu se détacher.

Les choses rentrées en ordre, ils continuent leur périple sur les traces des deux malandrins. Une diligence a été attaquée par les deux truands. Webb tente de secourir l'unique rescapé mais celui-ci meurt dans ses bras. Il peut cependant recueillir les dernières paroles du moribond qui a été détroussé par les bandits qui descendent vers la frontière mexicaine. Sykes a été blessé, ce qui l'handicape dans ses pérégrinations.

Poursuivant leur chemin, Webb et ses compagnons sont ravitaillés par un couple de fermiers compatissants et leurs deux fillettes. Turbulentes, les gamines jouent près du chariot et sont effarouchées par Temple consignée dans sa cage. Webb est obligé de repartir, cependant il a senti chez sa femme comme une lueur, une espèce de guérison à la vue des fillettes. Les tribulations de Webb ne sont pas terminées.

La petite caravane est attaquée par une poignée d'Indiens menés par Micco, un rebelle qui veut retrouver Gloire et Honneur au Mexique.

 

Alliant roman noir et western, La fille en cage est agréable à lire malgré une certaine frustration. Deux-cent-cinquante pages ne suffisent pas à explorer toutes les facettes de ce drame, et l'on aurait aimé que le personnage de Temple soit un peu plus mis sous les feux des projecteurs.

Le récit est entrecoupé de la narration de l'attaque de la diligence par Sykes et Colombus, des motivations et rancœurs de Micco, descendant de Séminoles parqués dans l'Arkansas, loin de leur Floride natale, et de la première rencontre entre Temple et Webb.

 

Clyde avait cédé son droit au commandement, et c'était une chose qu'un homme pouvait prendre à un autre homme, mais jamais à une femme.

 

Curiosité :

Clyde fut accusé à tort de viol, et il en porte toujours les cicatrices morales. Webb, tout à sa vengeance, ne réfléchit pas, et lui aussi commet une erreur de jugement, ce qui aurait pu être grave si les innocents de ce crime avaient été d'honnêtes citoyens.

 

Talmage POWELL : La fille en cage (The cage - 1969. Traduction de Marcel Frère). Série Noire N°1366. Parution septembre 1970. 256 pages.

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 10:57
Weldon SPANN : Chasseur à gages

Et le perdant aura un gage !

Weldon SPANN : Chasseur à gages

Ancien policier, Kell Hunter, reconverti comme détective privé, ne roule pas sur l'or.

Mais il ne veut pas s'abaisser à démontrer son talent dans de vulgaires affaires de divorce. Aussi l'appel téléphonique de J. A. Yates lui met du baume au cœur.

Millie, la femme de Yates, a disparu depuis deux jours et le brave homme est aux abois. Elle s'est volatilisée au cours d'une réunion organisée par Cameron Powers pendant laquelle elle s'était laissé conter fleurette de façon éhontée par Burl Thomas, le gendre de Powers. Hunter découvre vite que Millie avait des rapports avec Otto Kansas, proxénète de son état. Et ce ne sont ni les offres financières ni les menaces qui émanent de Powers ou de Wade Dermody, conseiller municipal d'Argenta, qui vont le détourner de son enquête.

D'autant que Millie est retrouvée morte, assassinée, dans une chambre d'hôtel. Burl a été aperçu quittant l'établissement à une heure qui pourrait correspondre à celle du crime. Seulement il possède un alibi en la personne de Laverne Kennedy, une des prostituées employées par Kansas.

Hunter est agressé par trois hommes et la description qu'il en fait à la police lui permet de découvrir qu'ils sont à la solde de Vince Quato, truand notoire et ami de Powers. Ses investigations le mènent à Rummville, un petit village situé non loin d'Argenta. Il apprend que non seulement Kansas, de son vrai nom Otis Kansacki, est originaire de ce patelin, mais que Powers y possédait une villa.

Millie et Nelson Rumm étaient amis lors de leur adolescence et ils avaient même convolés en justes noces en trichant sur leur âge. Le père de Rumm avait cassé le mariage, les jeunes époux étant mineurs. De plus Millie ne convenait pas à ses aspirations. La femme de Powers a été assassinée dix-huit ans auparavant, et leur fille Sandra avait découvert le corps de sa mère, victime présumée d'un rôdeur. Une histoire vieille de dix-huit ans qui remonte brutalement à la surface. Hunter suppose qu'Otto et Millie se livraient depuis à des chantages exercés auprès de différentes personnes.

En fouillant la maison natale de Millie, Hunter trouve une photo représentant Millie, Sandra, Nelson Rumm et Otto Kansas, ce qui lui ouvre pas mal d'horizons. Les quatre adolescents étaient amis et la collusion entre Millie et Kansas est évidente. Otto à son tour est assassiné.

 

Histoire tarabiscotée, surtout dans la dernière partie, Chasseur à gages n'est ni meilleur ni plus mauvais qu'un autre roman américain de cette époque. Disons qu'il relève de la production courante, mettant en scène un détective et des situation convenues.

La partie la moins crédible de cette intrigue réside dans le décalage temporel trop important entre ces deux affaires. Entre la mort de la mère de Sandra et le meurtre de Millie, dix-huit années se sont écoulées. Tout est axé ensuite sur des chantages ayant des rapports plus ou moins étroits avec la première affaire.

Ce qui est compréhensible dans des vengeances, par exemple Monte-Cristo d'Alexandre Dumas, l'est un peu moins dans un roman policier, surtout lorsque les protagonistes ont pu évoluer librement. A moins qu'il s'agisse d'une erreur de traduction et que les dix-huit années se réduisent à dix-huit mois.

 

Une petite tête ronde couverte d'une toison crêpelée semblable à de la paille de fer surmontait son cou de taureau, et la disproportion entre ses courtes jambes et son torse massif faisait penser à un véhicule trop chargé en hauteur.

 

Weldon SPANN : Chasseur à gages (Hunter for hire - 1970. Traduction de Roger Guermet). Série Noire N°1362. Parution août 1970. 256 pages. 4,00€ (disponible)

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 10:23
Troy Kennedy MARTIN & Ken WASCHLIN : L'or se barre

Pas pour tout le monde !

Troy Kennedy MARTIN & Ken WASCHLIN : L'or se barre

A peine sorti de prison, Charlie Croker, un jeune truand, récupère l'argent d'un précédent braquage et rejoint son amie Lorna qui lui promettait une belle fête avec jeunes filles délurées en prime pour sa libération.

Hélas, ses prestations sexuelles sont contrariées par l'annonce du décès accidentel, en réalité un meurtre, de Beckerman, son nouvel employeur. Il se précipite à l'inhumation de celui-ci mais sa présence est jugée indésirable par le Syndicat de Hambourg. Malgré l'enlèvement de Lorna par les gros bras Allemands, il s'infiltre chez la veuve qui a subi une séance de torture et récupère des documents concernant sa future mission.

De retour à Londres, il contacte Freddie Camp, un homme de main de Bridger, le grand pontife britannique du crime qui contrôle tout malgré son incarcération, et requiert ses services. Il lui propose une action d'envergure imaginée par Beckerman. Lorna, qui a réussi à se libérer des griffes de ses geôliers, le rejoint alors qu'il est aux prises avec des malfrats engagés par Freddie Camp afin de l'inciter à plus de modestie dans le cadre de la grande truanderie.

Bridger est mécontent des initiatives de Charlie Croker et il possède les moyens de le lui faire savoir. Croker ne désarme pas pour autant et c'est auprès de Simon Peach, professeur de mathématiques à l'université, qu'il trouve un allié sérieux, en contrepartie de vingt-mille livres sterlings, quelques trains électriques et l'assurance de pouvoir assumer ses phantasmes sexuels qui se réduisent (!) à faire l'amour à des femmes bien en chair, pour ne pas dire obèses.

Bridger, enfin convaincu, donne son aval et Croker peut embaucher une poignée de malfrats, venus d'horizons divers, afin de réaliser la grosse opération imaginée par Beckerman : s'approprier quatre millions de dollars en or, premier paiement par la Chine pour la construction d'une usine Fiat, somme convoyée par fourgon à Turin. Le plan minutieusement agencé prévoit une panne de l'ordinateur réglant les feux rouges de la cité italienne, provoquant un embouteillage monstre.

Tout est soigneusement minuté, calculé, l'itinéraire méticuleusement tracé. Arrivés à Turin, Croker et son équipe, qui ont eu des soucis lors des répétitions, sont suivis comme leur ombre par les membres du Syndicat de Hambourg et la Mafia.

 

Pour le lecteur qui ne s'intéresse que de loin à la production cinématographique, ce roman humoristique extravagant dans lequel les cascades ont la part belle, est extrêmement visuel, surtout les scènes de l'attaque du fourgon et la course poursuite qui s'ensuit.

 

Ce n'est pas correct d'assister à l'enterrement d'un home quand on ne porte qu'un imperméable transparent.

 

Curiosité :

Ce livre est la novélisation d'un film tourné en 1969 par Peter Collinson, d'après un scénario de Troy Kennedy Martin, Michael Caine tenant le rôle principal. Bridger, incarné par Noël Coward, n'est pas un truand ordinaire. Il porte une grande dévotion à la famille royale et à l'Angleterre, et ses actions sont dictées par le souci de renflouer et renforcer l'économie britannique. Le rôle du professeur Simon Peach a été tenu par Benny Hill, le célèbre comique anglais.

Troy Kennedy MARTIN & Ken WASCHLIN : L'or se barre

Troy Kennedy MARTIN & Ken WASCHLIN : L'or se barre (The Italian Job - 1969. Traduction de Janine Hérisson). Série Noire N°1361. Parution août 1970. 256 pages.

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 09:21
Jack WEEKS : On caracole aux Caraïbes

Et les carats collent aussi ?

Jack WEEKS : On caracole aux Caraïbes

Financier, Noir, Jasper Trilling doit sa position sociale élevée après avoir détroussé un noyé trente six ans auparavant.

A cinquante-deux ans, c'est un homme au statut en marge, dont les avis sont écoutés, dans cette île des Caraïbes dirigée par des Blancs. Ses meilleurs amis sont Alvin Hatch, un Blanc ancien de la Navy, King Cat, jeune danseur de limbo, et Crosscut qui vit retiré dans la campagne avec ses trois fils.

La mainmise américaine sur le tourisme local et celle de la Mafia sur le casino de Treasure Beach l'irritent et il décide de spolier les envahisseurs en forçant le coffre-fort de l'établissement de jeux. Dion Blake, le détective de l'hôtel dans lequel est installé le casino se méfie de cet homme affable qui sait encaisser les coups, surtout les paroles blessantes proférées à son encontre. Courtois, Trilling veut et exige que des emplois soient réservés à ses compatriotes noirs, que les Américains n'apprécient guère.

Alvin est chargé d'entraîner physiquement les fils de Crosscut tandis que Margie, une jeune femme aux charmes épanouis, ex-strip-teaseuse et propriétaire d'un petit hôtel, doit détourner l'attention de Blake.

Le grand soir est arrivé. Une fête est organisée sur une petite île voisine, et, pendant que King Cat monopolise l'attention des touristes, Jasper Trilling rejoint Treasure Beach. En compagnie de Hatch il grimpe à l'aide d'un grappin jusqu'au casino installé sous une terrasse contigüe à l'hôtel et neutralise assez facilement le directeur de la salle de jeux, le propriétaire de l'hôtel et l'encaisseur de la Mafia. Sous la menace de leur faire sauter la cervelle, Jasper Trilling et Hatch obtiennent rapidement la combinaison du coffre. Tandis que les fils Crosscut investissent la salle de jeux et dépouillent les joueurs, Crosscut crée une diversion en faisant exploser des pétards en divers endroits.

Trilling rejoint la petite île au moment où Cat ayant terminé son numéro de limbo jette ses brandons en l'air. Le mini incendie qui se déclare, allié au bruit des pétards, provoque un début de panique chez les touristes. Panique que Blake a du mal à canaliser. Le détective est persuadé que Trilling est à l'origine du hold-up mais il ne peut le prouver.

 

Au travers de cette histoire de hold-up préjudiciable à la Mafia, menée rondement et avec un certain humour, Jack Weeks, comme incidemment et innocemment, met le doigt sur le problème racial. Les Blancs et les Américains qui gouvernent cette île placée sous la dépendance de la Couronne Britannique, considèrent les Noirs comme une race inférieure, paresseuse, et ne veulent pas leur confier certains travaux.

Jasper Trilling dont la position sociale peut lui permettre de poser ses conditions, le fait avec courtoise mais autorité. il défend ses frères de couleur, et s'il semble céder sous les arguments de ses interlocuteurs, c'est pour mieux les contrer par la suite.

Les touristes de sexe féminin sont attirées par la couleur de la peau de Trilling et sont excitées par Cat et son numéro de limbo, atteignant parfois l'orgasme au cours du spectacle.

 

Malgré les prétentions au cosmopolitisme de Miami, la vieille mentalité du Sud était encore bien vivace, et un Blanc et un Noir voyageant ensemble, à cette heure-ci, avec des bagages, ne manqueraient pas d'éveiller la curiosité d'un chauffeur de taxi qui pourrait même estimer devoir alerter les flics.

 

Curiosité :

Crosscut a prénommé ses fils respectivement Roosevelt, Marshall et Stimson, dédaignant les noms d'Eisenhower et de Mac Arthur, ce qui amène Hatch à formuler cette déclaration : Un homme remarquable, homme plein de discernement.

 

Jack WEEKS : On caracole aux Caraïbes (The limbo touch - 1968. Traduction de Janine Hérisson). Série Noire N°1314. Parution décembre 1969. 256 pages.

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 09:09
Dick FRANCIS : Forfaits

Et le faible ne fait pas ?

Dick FRANCIS : Forfaits

Chroniqueur hippique au Sunday Blaze, hebdomadaire dont le cheval de bataille réside en la dénonciation de scandales, Tyrone est contacté pour écrire un papier pour un journal concurrent.

Son rédacteur en chef, pour une fois généreux, lui accorde son feu vert. Son ami Bert Checkov, qu'il raccompagne chez lui fin saoul, décède en passant par la fenêtre de son appartement. Dans la tête de Tyrone trottent les derniers mots de Bert: Ils commencent par vous acheter, et après ils vous font chanter.

Afin d'étoffer son article, Tyrone décide de rendre visite à quelques petits propriétaires de chevaux engagés dans le Lamplighter. Chez l'un de ceux-ci il fait la connaissance de Gail, une jeune modéliste qui n'a pas aux yeux, et leur entretien se termine par un corps à corps amoureux. Tyrone est frustré sexuellement car sa femme est allongée depuis des années en permanence, paralysée après une poliomyélite et elle survit grâce à un appareil respiratoire.

Chez Roncey il apprend que le cheval engagé, Tiddely Pom, est favori chez les bookmakers, à la suite d'un papier rédigé par Bert, à la grande stupéfaction du propriétaire. Un autre propriétaire lui dévoile que depuis un certain temps les chevaux recommandés par Bert et dont la cote avait baissé étaient systématiquement forfaits la veille de la course pour laquelle ils étaient inscrits. Les parieurs perdant de ce fait leur mise.

Tyrone pressent une magouille et tout en rédigeant son article, il enquête pour le compte du Blaze. Un propriétaire d'un cheval retiré au dernier moment lui avoue qu'un homme en Rolls avait fait pression en le menaçant de violer sa fille. De retour d'un hippodrome Tyrone est tabassé dans le train par deux inconnus. Un témoin lui précise que ses agresseurs sont de Birmingham à la solde de Charlie Boston, un bookmaker. Tyrone décide de mettre à l'abri la femme et les enfants de Roncey ainsi que Tiddely Pom.

Il rencontre Gail à plusieurs reprises, brodant sur son ménage, et lui faisant croire que sa femme est riche. Ils prennent même une chambre d'hôtel inscrits sous le nom de Monsieur et Madame Tyrone, avant un voyage du journaliste à Newcastle. A son retour il est enlevé par deux gros bras qui lui demandent de révéler où est caché le cheval. Dans le cas d'un refus, ils préviendront sa femme, la note d'hôtel étant un excellent moyen de pression. Tyrone se demande si on l'a suivi ou si Gail est de mèche avec ses ravisseurs qui en savent un peu trop sur compte mais sont en possession de renseignement erronés.

 

Dans Forfaits, Dick Francis, fidèle à son thème de prédilection et à un univers qu'il connait bien, pour cause, relate une sordide histoire de magouilles sur les paris. Un avatar qui ne peut que se dérouler en Grande-Bretagne, puisque les enjeux sont gérés par les bookmakers et que les paris sur les chevaux peuvent être pris plusieurs jours, voire plusieurs semaines à l'avance. Et si un cheval est retiré de la course au dernier moment les sommes mises en jeu ne sont pas remboursées.

L'action, parfois spectaculaire, prime dans ce roman ce qui n'exclue pas certaines pages empreintes de sensibilité, notamment les relations entre Tyrone et sa femme paralytique.

 

Le plagiat est une forme de flatterie la plus sincère qui soit.

 

Curiosité :

Une recette plus ou moins efficace pour dessaouler: dans un verre versez une bonne dose de sel et diluez dans un faible volume d'eau. Réaction vomitive immédiate, mais encore faut-il posséder tous ses esprits pour penser à préparer cette mixture. D'où peut-être l'origine de cette expression L'esprit de sel...

Dick FRANCIS : Forfaits (Forfeit - 1968. Traduction de Gérard Gardin). Série Noire N°. Parution juillet 1969. 256 pages.

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 13:23
Paul W. FAIRMAN : L'échelle de verre

Il faut une bonne assurance pour grimper à ce genre d'échelle..

Paul W. FAIRMAN : L'échelle de verre

Le meurtre d'un inconnu et dans ses bagages un album empli de coupures de presse font remonter à la surface une histoire vieille de cinq ans.

Un vol de bijoux pour lequel Mike Duryea est actuellement incarcéré au pénitencier de Joliet. Rick Mason, détective privé en contrat avec la Global Indemnity ne travaillait pas encore à l'époque pour la compagnie d'assurances. Cela n'empêche pas Garrity, flic de la Criminelle, de lui rendre visite.

Duryea doit être libéré prochainement et l'émeraude Rajah n'a pas été retrouvée. La Global a dû indemniser la firme de diamantaires pour une somme de 75 000 dollars et comme prévu Rick est chargé de retrouver la pierre précieuse. Il demande à Alma Tate, la petite amie de Duryea, une entrevue mais il se fait rembarrer sèchement. Slézak, le détective de l'hôtel où elle vit, affirme connaître Rick du temps où ils travaillaient tous deux dans la police. Après réflexion Alma décide de recevoir Rick mais l'entretien tourne court, assez long cependant pour que Rick aperçoive un manteau de fourrure. Rick sollicite auprès de la vendeuse quelques renseignements puis apprend qu'Alma vient de déménager : elle réside à la morgue.

Un malfrat attend Rick à la sortie de son bureau et lui propose dans un parc une transaction sur la pierre précieuse. Les flics emmenés par Garrity ont suivi la voiture conduite par Rick et le tueur anonyme est abattu. Garrity soupçonne Rick du meurtre d'Alma mais Slézak le dédouane en affirmant avoir vu la jeune fille sortir après le départ du détective. Le manteau de fourrure a été vendu par une firme du nom de Luther et Matthews, firme qui a encaissé l'argent de l'assurance.

Wava Massey, la fille du garçon de course qui transportait le Rajah le jour du vol lui propose un rendez-vous. Son père a fondé depuis les événements une église et depuis quelques mois il reçoit des lettres anonymes de menaces, lettres qu'il a détruites. Si Luther de la firme Luther et Matthews est parti en Californie, Matthews accepte de recevoir Rick. Il avoue qu'Alma le faisait chanter puis s'enfermant dans un cabinet de toilettes, il se suicide. Arrêté, Rick séjourne en prison. Knute Frain, chef de la Brigade Criminelle, lui impute les deux meurtres et la disparition du manteau de fourrure.

Le tueur du parc a été identifié sous plusieurs pseudonymes. Libéré, Rick rend visite à Massey dans son église. Une homme qui aime les poissons rouges. Un homme serein malgré les menaces qui pleuvent sur lui. Une rencontre insolite dans la rue amène Rick vers Slézak qui avait subtilisé le manteau de fourrure et l'avait offert à une pouffiasse. Il apprend par la même occasion qu'il a bénéficié d'un alibi monté de toutes pièces. Le jour de sa libération Duryea emménage dans une chambre d'hôtel retenue depuis des mois.

 

Un roman au ton humoristique et mené tambour battant. L'action prime et chaque page recèle son lot de rebondissements. Comme tous les privés ou presque, Rick Mason ne se résout pas toujours à partager avec les flics ses découvertes, ce qui l'amène à entretenir parfois avec les représentants des forces de l'ordre des relations tendues.

Ce petit cachotier oublie que s'il se montre quelquefois plus malin qu'eux, ceux-ci possèdent l'avantage du nombre. L'enquête est peut-être plus longue mais aboutit souvent au même résultat.

Autre fait intéressant à signaler, la sensibilité et l'humanisme dont font preuve certains policiers sous des dehors bourrus et caustiques. Ainsi Rick s'était étonné que l'homme qui avait tenté de l'enlever et avait péri sous les balles des policiers ne posséda pas un dollar dans son portefeuille. Il accuse Garrity de vol mais celui-ci explique son geste. Certains de ses collègues sont morts dans l'exercice de leur fonction, et en leur mémoire il détrousse ses victimes et verse l'argent ainsi prélevé à l'Œuvre des Veuves et Orphelins de la Police. Un acte pas très moral mais il a sa conscience pour lui.

Ils paient des impôts pour avoir une police, mais, le jour où ils ont besoin d'un service, ils vont chercher un mec qui ne dispose que d'une seul pistolet et d'une seule paire de jambes. C'est complètement idiot.

Paul W. FAIRMAN : L'échelle de verre (The Glass Lader - 1950. Traduction de Noël Chassériau). Série Noire N°1242. Parution décembre 1968. 256 pages.

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 09:54

Hommage à Richard Martin Stern, né le 17 mars 1915.

Richard Martin STERN : Sang pour sang

Génie en herbe et escroc déjà confirmé, Charley Harrington est retrouvé mort dans un fossé, un canal d'irrigation désaffecté.

Ce crime n'est pas dû au hasard. Ce n'est pas ce que l'on peut appeler un crime gratuit. Pensez-donc, Charley était un véritable génie de l'informatique. A quatorze ans, en jouant avec son ordinateur, il sème la pagaille dans une partie de la mémoire d'un labo scientifique en rapport avec le contrôle de la fusion nucléaire. Puis il entre dans un réseau bancaire, détournant à son profit les fonds de la banque.

A quinze ans il crée une société bidon. A vingt-deux ans il est retrouvé mort, assassiné.

Entre temps quelques histoires de viols, de délinquance et autres bricoles. Quant à ses parents, on ne peut pas dire qu'ils se désintéressent de la jeunesse de Charley, mais quand on est physicien de renommée mondiale, on a sûrement autre chose à faire pour s'occuper.

C'est Johnny Ortiz qui est chargé de l'enquête. Un policier d'origine mexico-indienne. Surtout indienne. Ortiz marche surtout à l'intuition, et lorsqu'il a un os à ronger, il ne le lâche pas facilement. Pour lui le meurtre a été perpétré par Cathcart, un riche négociant local.

Mais on n'arrête pas quelqu'un sur des soupçons, sur des présomptions. Il faut des preuves. Aidé par sa compagne Cassie, une jeune anthropologue, et par quelques rares personnes qui aimaient bien Charley malgré ses frasques, Johnny Ortiz flaire dans tous les coins.

 

De nombreux personnages marginaux gravitent dans ce roman. Lesbienne, Noire, Apache rendent ce roman attachant en opposition à une Amérique prude, indifférente et faux-cul.

Richard Martin Stern a déjà été publié en Série Noire, mais il y a longtemps, très longtemps. En 1959 très exactement avec son roman Une personne très déplacée sous le numéro 503. Mais il ne faut pas croire qu'entre temps il s'est reposé. Son roman The Tower, La Tour en français, est à l'origine du film La tour infernale. Quant à Sang pour sang, c'est un bon roman qui s'inscrit dans une tendance à la mode. L'attrait de l'exotisme américano-mexicain. Mais je lui reprocherai cependant un petit défaut, lui aussi à la mode : celui d'être un peu longuet, le délayage faisant perdre de la force à l'action.

 

Vous êtes ravissante quand vous souriez. On voit apparaître une sorte de beauté intérieure.

 

Richard Martin STERN : Sang pour sang (Tangled murders - 1988. Traduction de Madeleine Charvet). Série Noire N°2219. Parution février 1990. 256 pages. 7,80€.

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 08:56
Michel LAMBESC : La horse.

Des sachets... très prisés !

Michel LAMBESC : La horse.

Dans le gabion qui lui sert de planque pour la chasse au canards, Auguste, cultivateur de soixante-dix ans, découvre quelques paquets de poudre blanche.

Il fait le guet afin de connaître l'identité de celui qui se sert impunément du refuge pour entreposer de la drogue. Il s'agit de son petit-fils Henri qui travaille à bord du France comme garçon de sonnerie. Une sonnerie de plus à mettre à son actif !

Quinze jours plus tard, lors d'une nouvelle escale du paquebot, Auguste attend Henri, le petit-fils en question, au débarquement et le suit. Henri est accompagné de Loulou, une petite frappe locale et de Wunder, fils de bourgeois. Les trois compères se rendent au gabion mais Auguste les a devancés et a confisqué les paquets entreposés qu'Henri devait convoyer. Il enferme les deux hommes dans le gabion toute la nuit tandis qu'il fait la morale à son petit-fils.

Au petit matin, il libère ses prisonniers qui ne demandent pas leur reste. Wunder alerte les truands parisiens qui organisent une virée punitive. Tandis qu'un groupe tente de violer Mathilde, la fille aînée d'Auguste, Mario et Loulou fouillent la maisonnette de l'éleveur. Loulou en fourgonnant dans l'armoire glisse son bras dans un piège et Auguste met en fuite Mario. Mais rancunier et désireux de retrouver les paquets d'héroïne, Mario n'en reste pas là. Wunder, qui s'était accoquiné avec les truands à la suite de déceptions matrimoniales, décède dans un accident de voiture.

Une grange proche de la ferme d'Auguste est incendiée et sa maison est fouillée de fond en comble. Auguste n'est pas au bout de ses peines. Mario et ses acolytes le relancent jusque chez lui et lui donnent rendez-vous dans un bar du Havre. Les truands l'attendent de pied ferme mais Auguste devance leur velléité de le molester. Il balance les paquets de drogue et l'héroïne s'échappe des sachets préalablement fendus. La confusion est totale et quelques tueurs, dont Mario, en aspirent des bouffées qui les indisposent. Deux soldats américains en bordée achèvent la débâcle des bandits. Auguste n'est pas passé inaperçu dans sa deux-chevaux et son long manteau d'autrefois. Mario et ses complices repartent à Paris évitant un barrage de gendarmerie.

 

Michel Lambesc met aux prises une bande de truands parisiens originaires du Midi et confiants en leurs capacités et un paysan normand rusé, retors et matois. L'éternel conflit entre les citadins et les ruraux, les uns prenant les autres pour des arriérés. Cet antagonisme est accentué en toile de fond par le développement inéluctable de la vie moderne aux dépens d'une tradition séculaire campagnarde.

La construction de raffineries, de routes, ne peut être réalisée qu'au détriment des agriculteurs, des éleveurs qui se sentent grugés, spoliés dans leurs biens.

Un aperçu écologique discret dans un roman qui ne manque pas d'humour et nous ne sommes pas loin parfois des farces normandes et des contes à la Maupassant. Cohabitation réussie entre deux parlers populaires, l'argot parisien mêlé d'expressions méditerranéennes des truands et le patois cauchois employé par Auguste lorsqu'il préfère jouer à l'imbécile devant ses interlocuteurs.

 

Si ma tante en avait, elle serait mon oncle.

Michel LAMBESC : La horse.

Curiosités :

La Horse est le nom donné aussi bien par Auguste que par les truands, à l'héroïne. Ce mot n'est toutefois pas recensé par Jean-Paul Colin dans son dictionnaire de l'argot (Larousse - 1990).

La horse a été adapté au cinéma par Pierre Granier-Deferre en 1969 avec pour interprètes principaux Jean Gabin, un rôle qui lui sied comme un gant, Marc Porel, Eléonore Hirt, Christian Barbier, Julien Guiomar, Pierre Dux, sur une musique de Serge Gainsbourg et Michel Colombier.

 

Michel LAMBESC : La horse. Série Noire N°1208. Parution juin 1968. 192 pages.

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