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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 09:37
Jeff JACKS : Sortie des médiums

Un médium dans le milieu ?

Jeff JACKS : Sortie des médiums

Limogé de la police pour avoir touché des pots de vin, Stone s'est reconverti comme privé sans licence.

Il partage son travail entre constats d'adultère, recherche d'adolescents et fréquentation de bars. Il découvre dans un appartement de l'immeuble où il habite le cadavre d'une vieille femme venant d'être égorgée. Charley, un photographe a précédé Stone dans sa découverte du corps. Véra Brownmiller, ou Braunmuller, était connue dans le quartier pour vendre des mouchoirs et napperons.

Ulcéré par la diffusion par voie de presse de la photo du cadavre, Bowen, ancien collègue de Stone, promet à celui-ci de lui procurer une licence de privé s'il parvient à dénicher le coupable. Miss Cynthia, une voisine qui tient une boutique de dessous féminins érotiques, est apeurée tandis que Master un autre voisin, handicapé, tempête que quelqu'un lui a volé des Bibles précieuses.

Stone se voit confier une autre affaire, payante celle-ci. Un industriel du Milwaukee lui demande rechercher sa fille Anne disparue depuis quelques mois. Une fugue pense Stone qui ne se fait guère d'illusions. Un certain Talbot, spirite et astrologue, escroc à la petite semaine, propose à Stone ses conseils.

Miss Cynthia avoue le motif de sa peur : le soir du meurtre elle recevait son amie Marcia, lesbienne, et celle-ci a proféré des menaces de mort envers la vieille dame. Stone à l'issue d'une entrevue avec Marcia est convaincu de son innocence.

Les deux fils de Véra Braunmuller ont suivi des chemins différents. Ernst, l'ainé, est parti en Russie en 1954 après avoir obtenu un diplôme de docteur en physique. Franklin est homosexuel et a travaillé dans un club disparu depuis. Stone ne néglige pas pour autant sa recherche de la fugitive. Anne a habité pendant quelques mois auparavant un immeuble croulant et le concierge le branche sur deux de ses petits amis. L'un est mort au cours d'une rixe, l'autre sérieusement blessé.

Stone est contacté par Doc Nations, un avorteur qui eut son heure de gloire en publiant en prison un traité en faveur de l'avortement, libre choix pour la femme. Rayé de l'ordre des médecins, Doc prodigue ses conseils dans un café. Il sait que Anne gît dans un hôpital suite à une opération massacrée par Lu Bane, qui se dit médecin, mais procède plutôt comme un équarisseur. Doc Nations propose de lui révéler où se trouve Anne plus 1000 dollars afin de mettre fin aux agissements de ce boucher et de ses assistantes.

Stone demande à son ex-femme Joan, membre influente du MLF, de l'aider mais elle refuse. La nuit il campe dans la chambre de la vieille dame. Quelqu'un glisse une enveloppe sous la porte, contenant de l'argent et un billet lui ordonnant de se mêler de ses affaires. Un homme cherche à le rencontrer mais il s'agit d'un quidam nomme Mayer animé d'une curiosité malsaine. Stone est agressé dans la rue et il pense que soit Talbot soit Mayer est à l'origine de sa dérouillée.

Sa veille dans la chambre de Miss Braunmuller s'avère payante.

 

Un très bon roman de Jeff Jacks et sa seule contribution à la Série Noire. Son personnage de détective privé... de licence, mis à pied à la suite d'une erreur de parcours dans la police, est sympathique malgré ses antécédents. Il carbure à la vodka glacée, et l'on pourrait croire que sa déchéance lui a ratatiné ses petites cellules grises. C'est faux et il se montre aussi vaillant qu'un autre, sinon plus. Il n'y a qu'en amour qu'il subit parfois des défaillances mais il sait se montrer gentleman.

 

Le crime me passionne. C'est une des quelques valeurs absolues de ce monde et il dispose d'infinies variations pour maintenir l'intérêt en éveil.

 

Jeff JACKS : Sortie des médiums (Murder on the wild side - 1971. Traduction de Robert Bré). Série Noire N°1528. Parution octobre 1972. 256 pages.

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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 12:22

Roman, récit, témoignage... ? Tout cela à la fois et plus encore.

Stanislas PETROSKY : Ravensbrück mon amour.

Stanilas Petrosky, l'auteur, est jeune, trop jeune pour avoir connu ce camp de concentration dédié aux femmes, celles qui étaient rejetées, honnies, bannies par le nazisme, de par leur religion, leur ethnie, leurs idées politiques ou leur comportement sexuel, tout comme cela fut le cas pour les hommes.

Pourtant il nous entraîne dans ce cœur inhumain de Ravensbrück comme s'il y avait vécu, mais en tant qu'observateur, car on ne peut pas rester insensible devant les horreurs qui y ont été perpétrés, et en tant qu'artiste adoubé par les autorités militaires pour dépeindre des scènes macabres et terrifiantes.

Il se coule dans la peau de Gunther, l'auteur et son personnage ne faisant plus qu'un, et décrit avec des mots simples mais efficaces les sévices et brutalités encourus par ceux et celles qui ont vécu dans cet enfer.

 

Né en 1918, Gunther Frazentich a soixante-dix sept ans et ,atteint d'un cancer, il sait qu'il n'en n'a plus pour longtemps. Il se remémore sa jeunesse puis ses longues années passées au camp de Ravensbrück.

Tout jeune, Gunther a été attiré par le dessin, qu'il pratique en autodidacte. Au grand désespoir de ses parents, au lieu d'aider à la ferme, il préfère s'installer dans la nature et se consacrer à mettre sur des feuilles ses impressions d'artiste en herbe. Il a vingt ans lorsque les nazis entreprennent la construction d'un camp près du lac où il habite. Son père le considérant comme une bouche inutile le donne à l'armée, et Gunther se retrouve à trimer sur un chantier qui deviendra le camp de Ravensbrück.

Les conditions sont dures, le travail est difficile, surtout pour quelqu'un qui préfère user d'un crayon que de la pelle.

Le commandant du camp, l'Hauptsturmfuher Koegel, est assisté d'officiers militaires féminins. Il en comprend la raison lorsque le 15 mai 1939, débarquent plus de huit-cents femmes en provenance du camp de concentration de Lichtenburg. Puis d'autres convois arrivent, et Gunther et ses compagnons doivent raser le crâne des prisonnières. Il assiste impuissant aux exactions commises sur les détenues. Il parvient à dégotter un crayon et un carnet et il commence à croquer ce qu'il voit, ce qui lui sert d'exutoire. Un jour la chef des gardiennes le surprend alors qu'il dessine les regards plein de désarroi et de détresse de ces pauvres prisonnières.

A son grand étonnement, elle apprécie ses dessins, et il est bombardé dessinateur officiel du camp, obligé d'être présent et représenter des scènes quasi insoutenables. Par exemple lorsque le chirurgien du camp dissèque des membres sur des prisonnières vivantes non anesthésiées.

Les mois passent. Gunther reste le même qu'à ses débuts, il n'est pas converti au nazisme, et ce qu'il dessine au contraire l'éloigne encore plus de ce régime tortionnaire.

Jouer un rôle, porter un masque, je ne pouvais pas faire autrement, question de survie. Pourtant vingt-cinq ans était un bon âge pour se révolter, mais cela m'était impossible, même avec la plus forte des convictions. Je n'avais aucune chance de m'en sortir face à ces déments en armes, alors je ne disais et ne faisais rien, mais je restais intérieurement le même, un opposant farouche à leurs idées, penchant du côté des opprimés et non de celui des bourreaux.

 

D'autres travaux sont entrepris, un four va être construit, et il cache dans un recoin de briques réfractaires une caisse contenant ses dessins, ceux qu'il a fait en double, à l'insu des SS et des soldats, tous plus virulents les uns que les autres, par idéologie ou par peur de se retrouver eux-aussi prisonniers. Car d'autres convois arrivent en permanence. Même des gamines, des Tsiganes, des Juifs, des sous-races comme définis par Hitler, des lesbiennes, des communistes, des droits communs, un mélange distingué par la couleur des insignes accrochés à leurs vêtements.

Un jour il participe à l'arrivée d'un nouveau convoi ferroviaire, une femme en descend et elle lui sourit. Aussitôt il tombe amoureux d'elle et il essaie de lui démontrer qu'il n'est pas comme les autres, qu'il n'est pas un soldat malgré la défroque dont il affublé, qu'il est du côté des détenus. Grâce à quelques relations qu'il s'est faites, il parvient à la placer comme couturière, alors qu'elle n'a jamais cousu un bouton de sa jeune vie.

 

Les tortures, les exactions, les supplices, les expériences chirurgicales diverses, les stérilisations féminines pratiquées même sur des gamines, les coups de schlague, les humiliations, les dégradations, les exécutions s'intensifient, surtout lorsque des rumeurs font état d'avancées de troupes russes.

Un livre âpre, rude, poignant, délivrant des images qui s'imprègnent dans l'esprit, comme si le romancier s'était mué en graveur sur cerveau.

Gunther Frazentich décrit ce camp de la mort au jour le jour, souvent écœuré de ce qu'il voit, dessinant encore et encore. Il a confié ses souvenirs à Stanislas Pétrosky qui les relate fidèlement, sans rien changer, sans minimiser ces années d'horreur. Il les restitue en son âme et conscience afin de montrer les effets néfastes d'une guerre déclenchée et entretenue par une idéologie inhumaine. Transmettre aux générations futures un tel témoignage sur le nazisme est faire œuvre pie, et malgré les déclarations répétées encore dernièrement d'un président d'honneur, d'horreur, il ne s'agit de détails dans un conflit. Les militants de ce parti Effet Haine devraient lire cet ouvrage afin de se rendre compte à quoi les entraînent ces idées idéologiques délétères.

Mais je doute de l'efficacité d'une telle démarche en constatant l'esprit obtus dont ils font preuve.

 

Stanislas PETROSKY : Ravensbrück mon amour. Collection [39-45]. Editions L'Atelier Mosesu. 232 pages. 18,00€.

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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 09:52
Jean-Pierre PERRIN : Chiens et louves.

Bon anniversaire à Jean-Pierre Perrin né le 4 avril 1951.

Jean-Pierre PERRIN : Chiens et louves.

Ex-otage du Liban, Francis, le narrateur, est invité par un mystérieux colonel Robert à se venger en enlevant l’un des gardes-chiourmes qui l’avaient gardé durant sa détention par le Hezbollah, un mauvais moment de sa vie qui revient chaque soir le tarauder.

Pour chasser ses fantômes il ingurgite du whiskey et écoute des disques de blues sur une chaîne qu’il emporte dans ses déplacements. Il doit préparer le terrain dans un petit village de la Haute-Saône avec un ancien résistant et ses hommes. Comme tenue de camouflage, toujours sur les conseils du colonel Robert, il se fait passer pour un historien recherchant des vestiges de l’histoire locale, principalement sur certains événements s’étant déroulés durant l’été 44.

Il se pique au jeu et compare les différents témoignages qu’il recueille auprès des acteurs de l’époque ou découvre dans des récits émanant d’historiens locaux. Il constate des divergences qui l’intriguent.

Par exemple les relations des faits ne concordent pas, le nombre de tués lors d’un assaut entre maquisards et Allemands sont soit sous évalués, soit exagérés. Et puis il y a les corps que l’on aimerait retrouver. Isis, prêtresse du rock local voudrait retrouver le cadavre de sa grand-mère. Le colonel Robert pense en faisant parler l’ex tortionnaire libanais retrouver le corps d’un prisonnier afin de lui donner une sépulture décente.

L’histoire ancienne et l’actualité se rejoignent, se chevauchent parfois, les blessures, les meurtrissures perdurent et ne se refermeront que lorsque chacun des protagonistes pourra enfin vivre ou mourir dans la paix de la vérité.

 

Jean Pierre Perrin, journaliste à Libération et spécialiste du Moyen Orient, n’est pas tendre avec une certaine frange de Résistants de la vingt cinquième heure, ceux qui voudraient, et parfois réussissent à faire croire qu’ils ont gagné la guerre à eux tous seuls.

C’est aussi un hommage à ceux qui ont traversé, comme Jean Paul Kaufmann, l’Enfer des prisons des intégristes. Enfin, Jean-Pierre Perrin nous invite à partager une épreuve ressentie par les personnes qui pleurent leurs morts sans savoir où se trouvent leurs corps et leur offrir une sépulture décente.

Un roman profondément humain qui mêle habilement passé et présent et qui a le mérite de dénoncer ceux qui se glorifient de faits d’armes qu’ils n’ont pas vécus, ou s’ils les ont vécus, ce ne fut qu’en marge, tandis que les vrais, les purs de la première heure n’ont pas toujours été reconnu à leur vraie valeur.

Jean-Pierre PERRIN : Chiens et louves. Série Noire N°2556. Parution octobre 1999. 288 pages. 6,65€. Disponible.

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 13:28

Non, Erika n'est pas une fille venue du froid, c'est une fille qui promet un bout de ciel bleu...

Hafed BENOTMAN : Erika.

Un détenu entretient toujours une petite fleur qu'il cache soigneusement de la vue de ses codétenus. Une amie, une confidente, une maîtresse.

Erika qu'il l'appelle, et s'est vrai que ses doigts se délectent à la toucher, la caresser, et il la sent vibrer et jouir en exprimant des :

A.Z.A.Z A.Z.A.Z. A.Z.A.Z. A.Z. DRING !

C'est une mélopée un peu répétitive certes, mais il communique avec Erika, il lui parle, elle lui répond par onomatopées. Sa présence lui donne tant de joie, lui fait tant de bien.

Elle est fidèle Erika, elle est sensible, et il en prend soin. Il la pose sur des couvertures, mais parfois c'est direct sur la planche qui lui sert de table qu'il la dépose.

Et les autres crient au scandale, au raffut que tous deux font le soir, la nuit.

Ne vous méprenez pas, Erika n'est qu'une machine... à écrire, et pour celui qui est en prison, qui aime les mots, qui vide sa rancœur, sa bile et sa haine des matons, qui apprécie plus que tout la liberté, Erika est son âme sœur, son soutien, son double, son évasion.

 

Décédé le 20 février 2015, Abdel Hafed Benotman n'avait que cinquante quatre ans. Il a connu la prison, il a écrit des livres, et il possédait en lui ce que Milton Mezz Mezzrow appelait La rage de vivre.

Son œuvre se compose de poésie, de pièces de théâtre, de chansons, de scénarios de films, de nouvelles comme Erika. Il est décédé avant d'avoir tout dit, tout écrit, mais Erika, c'est un peu son testament littéraire qui est prolongé par une correspondance avec Brigitte Guilhot, La peau sur les mots, édité chez Ska et que je vous présenterai plus tard.

 

Mais en attendant vous pouvez découvrir Abdel Hafed Benotman sur scène lisant Erika

et retrouver un roman pour adolescents

et l'ultime lettre de Brigitte Guilhot à son ami parti vers une autre liberté, à moins que l'au-delà soit encore une prison.

Pour commander ce livre, en version papier ou version numérique, une seule adresse

 

 

Hafed BENOTMAN : Erika. Editions du Horsain. Parution Avril 2015. 44 pages. 5,00€.

Version numérique Editions Ska. juin 2013. 0,99€.

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 08:13
Oliver BLEECK : Confidences mortelles.

La parole s'envole, les écrits restent...

Oliver BLEECK : Confidences mortelles.

Ex-journaliste reconverti comme médiateur entre voleurs et spoliés, Philip Saint-Ives doit procéder en pleine nuit à une transaction dans un Lavomatic. Lieu rêvé pour un blanchiment d'argent ?.

Au lieu du sac contenant les documents appartenant à Procane - un truand sur qui la police ne possède aucune charge - et qu'il est chargé de récupérer contre une rançon de 90 000$, il découvre le cadavre d'un petit truand, Bobby. Il est surpris par un jeune flic bientôt rejoint par deux inspecteurs, Deal et Oller. Il prévient aussitôt Greene, son avocat, qui grâce à ses relations le fait libérer.

Le voleur de documents - des cahiers écrits par Procane dans lesquels il narre ses antécédents et les plans des hold-up qu'il a en prévision - lui donne un nouveau rendez-vous. En attendant le jour fixé pour la livraison, Saint-Ives se renseigne sur Bobby et apprend qu'il avait acheté les carnets à un truand nommé Peskoe. Seulement lorsque Saint-Ives se présente à l'hôtel où vivait ce dernier, l'homme n'est plus qu'un cadavre gisant sur la chaussée.

Saint-Ives a la désagréable surprise de reconnaître parmi les badauds un couple travaillant pour Procane : Miles Wiedstein et Janet Whistler. D'après Janet, eux aussi étaient sur les traces de Peskoe et la fouille dans la chambre du mort n'a rien donné. Le réceptionniste se rappelle avoir vu deux hommes monter, c'est tout. L'échange s'effectue sans problèmes mais il manque quatre pages à l'un des cahiers : la description du vol à des trafiquants de drogue que Procane devait réaliser le lendemain.

Au cours de l'entretien il avoue à Saint-Ives avoir recours à un psychiatre et lui propose de devenir son mémorialiste. L'agent Frann, celui qui avait procédé à l'arrestation de Saint-Ives, occupe ses loisirs à le surveiller. C'est ainsi qu'il a aperçu le destinataire de l'échange. Saint-Ives prévient l'inspecteur Deal et demande à ce que Frann soit retiré pour un temps de la circulation. Frann est retrouvé mort dans sa voiture et Saint-Ives est obligé de donner le nom de son client à Deal et Oller qui rencontrent Procane.

Le hold-up projeté par Procane, auquel il assiste en compagnie de ses acolytes et de Saint-Ives, a lieu dans un cinéma en plein air de Virginie et se déroule pratiquement tel qu'il l'avait imaginé. Sauf que les voleurs ne pensaient pas que l'instigateur du plan allait être sur place à les surveiller et leur prendre le butin.

 

Ce roman dû à Oliver Bleek, alias Ross Thomas, oscille entre sérieux et humour. Une histoire originale guère crédible dans laquelle on se laisse prendre et à l'épilogue moral. Ross Thomas possède l'art de fignoler ses intrigues mais pour une fois il ne s'attaque pas aux magouilles politiques. Son personnage de médiateur entre spoliés et truands se révèle sympathique sans s'ériger en superman.

 

 

Curiosité:

Procane rêve d'une adaptation cinématographique de sa biographie, avançant les noms de Steve McQueen ou Brando, à la rigueur Lee Marvin pour tenir son rôle. Ce roman a été effectivement adapté à l'écran avec Charles Bronson et c'est John Houseman qui jouait le truand.

 

Oliver BLEECK : Confidences mortelles. ( The Procane chronicle - 1971. Traduit de l'américain par S. Hilling). Série Noire N°1518: Parution septembre 1972. 256 pages.

 

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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 14:27

Il y a le ciel, le soleil et la mer...

Olivier GAY : Trois fourmis en file indienne.

Toujours à la pointe du combat, John-Fitzgerald Dumont, Fitz pour les intimes, dont nous faisons partie puisque c'est sa quatrième aventure (ou mésaventure) qui est présentée ici et que nous partageons, Fitz ne refuse aucun sacrifice. Surtout lorsqu'il s'agit d'être présent dans le nouveau club parisien à la mode. Sa carrière de détective, il l'a enterrée, mais il continue dans la revente de drogue, à petite échelle, il n'a pas de grands besoins.

Ce soir là, il est en compagnie de son amie Deborah, tandis que Moussah officie à l'extérieur comme videur. Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes, d'autant qu'une belle blonde lui fait du gringue. Il a presque revendu sa provision de petits sachets, ce qui le rend euphorique malgré le prix des consommations. Il prend l'air, suivi comme son ombre par Hélène, la blonde aux cheveux longs qui ne la pas quitté de la soirée, et reçoit un message de son hacker préféré, Bob, qui l'a dépanné lors d'une précédente aventure et qui lui demande de lui renvoyer l'ascenseur. Bob, c'est tout ce qu'il sait de ce correspondant anonyme dont il ne connait pas le visage, juste un prénom, et qui s'entretient avec lui par ordinateur interposé et surveille même ses faits et gestes grâce à la petite fenêtre placée en haut de l'écran.

Hélène en profite pour le braquer avec son arme et lui annoncer froidement qu'elle est lieutenant de police aux Stups. Fitz est vraiment mal parti, mais heureusement des coups de feu se produisent non loin et Hélène est obligée d'aller à la rescousse de ses collègues. Fitz a eu chaud. Mais ses ennuis ne sont pas finis. Bob lui demande un petit service qu'il ne peut lui refuser. Se rendre sur une île paradisiaque avec la personne de son choix, le billet d'avion étant prévu pour deux personnes. Auparavant il doit enfourner dans sa petite tête toute une encyclopédie sur la peinture. Car il n'y connait rien, et sa présence est indispensable en tant qu'expert acheteur dans une vente aux enchères organisée par un richissime oligarque russe installé en France.

Il pensait inviter Déborah, mais c'est Jessica, son ex qui est également commissaire de police qui s'invite dans le bal. Un attentat dans le métro parisien s'est soldé par une dizaine de morts, et d'après les renseignements de la cellule antiterroriste, l'oligarque en question est soupçonné d'en être le responsable.

Jessica obtient la place qui était réservée à Déborah et nos deux anciens tourtereaux arrivent sur l'île, munis de vrais faux papiers, d'une invitation pour deux en bonne et due forme, et d'une culture picturale toute fraîche (la peinture n'a pas eu le temps de sécher et elle déborde un peu dans ses neurones) pour Fitz.

Fitz n'oublie pas que s'il a été choisi pour se rendre sur cette île paradisiaque, et de plus en compagnie de Jessica qui fait la gueule à cause de lui, de l'avion et plein d'autres motifs, c'est parce qu'il doit poser un keylogger (en français dans la texte) dans le bureau de l'oligarque. Pour l'instant ce petit bidule est en pièces détachées planquées dans sa valisette, et il a appris à le remonter comme un jeu de construction. Sera-ce la partie la plus facile de sa mission ?  

 

Quatrième roman d'Olivier Gay mettant en scène John-Fitzgerald Dumont, Trois fourmis en file indienne est peut-être le plus réussi. Si les deux premiers m'avaient auguré d'un bel avenir, le troisième quelque peu désemparé le héros ne se montrant pas à son avantage, ce dernier opus en date est particulièrement réjouissant.

Fitz, qui ne se plait que dans son quartier, le quitte rarement et se sent en terre étrangère lorsqu'il passe le périphérique, va se trouver embringué dans une histoire à la Crocodile Dundee sur une île qui n'a de paradisiaque que le qualificatif.

D'accord, la maison, le palais plutôt, est accueillant, la plage de sable blond aussi, le maître de maison affable et les autres invités, environ deux cents pas plus embêtants que d'autres, à part peut-être cette Cindy qui se présente comme escort-girl accompagnant un partenaire ombrageux.

Et les relations entre Fritz, qui doit mener sa mission à bien, et Jessica qui elle aussi à une tâche à accomplir, ne sont pas toujours représentatives du ciel bleu qui règne. Elles sont mêmes assez orageuses, mais le contexte va obliger Jessica à surmonter son caractère vindicatif, acrimonieux. Fitz lui est toujours secrètement amoureux de son ex.

Alors un rapprochement va toutefois s'effectuer, encouragé par les dangers. Les araignées et les serpents qui pullulent autour de la demeure, les éventuels requins vaquant à la recherche de leur repas quelque part au-delà de la plage, et surtout les hommes armés qui gardent la bâtisse n'offrent pas la sérénité requise pour passer un agréable séjour. Sueurs froides garanties.

Le final est bien mené et nous réserve son lot de surprises. Quant au titre de ce roman, il faut aller le chercher dans la devinette proposée par Cindy à la sagacité de notre héros et sa compagne.

 

 

 

Olivier GAY : Trois fourmis en file indienne. Grand Format. Editions Le Masque. Parution le 18 mars 2015. 270 pages. 16,00€

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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 12:20
Jean AMILA : Contest-flic.

Lorsque Jean Amila s'intéressait aux faits-divers en été !

Jean AMILA : Contest-flic.

 

Un couple de touristes allemands, les Hauselman, et leur petite fille ont été retrouvés assassinés près de leur campement à Denjuan, dans les Basses-Alpes. L'homme et la femme abattus à coups de feu et la fillette la tête éclatée par des coups de crosse.

Les policiers menés par le commissaire Domergue de Marseille retrouvent l'arme du crime, un fusil de guerre. Les corps ont été découverts par Armand Bellone, un cultivateur qui vit avec sa femme Sophie et ses parents dans une ferme proche du lieu du drame. Armand est le suspect idéal pour Domergue quant aux journalistes ou curieux qui réagissent selon leurs opinions politiques - les Bellone sont communistes - les avis sont partagés.

Edouard Magne, flic parisien surnommé Géronimo à cause de sa chevelure et de sa dégaine hippie, est convié par son chef Verdier à enquêter sur la présence d'une mystérieuse WV blanche immatriculée en Allemagne et qui aurait servi d'escorte au couple. Verdier, ami de Domergue, pressent une affaire plus emberlificotée, Hauselman étant un célèbre professeur de biochimie.

Géronimo, qui pour tout le monde est là par hasard et en vacances, assiste à la reconstitution, noyé dans la meute des journalistes. Il fait la connaissance de Hilda, envoyée spéciale d'un journal de Cologne, et en sa compagnie va entamer une enquête parallèle à Cagnes sur mer où il retrouve la trace des Hauselman chez des amis Allemands. Chris, le fils, possède des photos prises en Italie qui confirment que le savant était surveillé notamment par un certain Riko.

Géronimo à la recherche du Teuton est contacté par Santoni, truand local et seul rescapé d'une tuerie qui a décimé sa famille quelques années auparavant, qui le dirige vers un avocat, maître Caparacci lequel l'invite à se renseigner sur un certain Kern, directeur d'une agence immobilière. Une piste que Géronimo avait déjà flairé. Hauselman et Kern s'étaient rencontrés à plusieurs reprises.

Kern, sous-fifre de Gastaldi, P.D.G. d'une société de crédit, gros bonnet de la drogue, correspondant du S.D.E.C.E. et responsable du décès des frères Santoni, est assassiné dans son ascenseur sous les yeux de Géronimo et de Santoni par deux hommes à l'aide d'une projection de cyanure. Un meurtre qui porte la signature des Services Secrets. Deux hommes de main de Gastaldi se présentent chez Kern, preuve que le P.D.G. aux multiples casquettes n'est pour rien dans la disparition de l'agent immobilier, et Géronimo leur fait subir le même sort en les enfermant dans l'ascenseur.

 

En partant d'une affaire qui a défrayé la chronique au début des années cinquante, la fameuse affaire Dominici, Jean Amila a reconstitué une enquête qui peut sembler rocambolesque mais n'est pas si farfelue qu'il y parait. Evidemment la solution proposée sent le souffre, le scandale, et dénonce le laxisme des autorités policières préférant la solution facile et réclamée par une bonne partie de la populace à la vérité. D'autres appelleraient cette façon de procéder démagogie ou raison d'état. La manipulation n'est pas réservée à un régime politique et Jean Amila dénonce les Services Secrets en les affublant du nom de la compagnie des Foderch. Géronimo par conviction profonde s'habille en hippie et se conduit comme bon lui semble. Un anachronisme dans une société régentée par l'apparence et qui se traduit encore de nos jours par ce que certains appellent le délit de sale gueule.

 

Vous attendiez vous, mon petit O.P. à une scène de Shakespeare...: " T'en iras-tu, maudite tache ? " Le remords est une invention purement littéraire. Et par ici, on ne lit pas beaucoup.

 

Quelques titres de Jean Amila

 

Réédition Carré Noir N°567. Parution avril 1986. 192 pages. 3,80€ Disponible.

Jean AMILA : Contest-flic.

Jean AMILA : Contest-flic. Série Noire N°1501. Parution juillet 1972. 192 pages.

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 13:17

Bon anniversaire à Pascal Basset-Chercot né le 1er avril 1956.

Pascal BASSET-CHERCOT : Un baiser de Malmédy. la dernière enquête du Boiteux.

Fin juin à Seilans. Albertin sort de prison, une liberté conditionnelle obtenue après quelques années d’incarcération. Un moment attendu et redouté par l’inspecteur Déveure, dont la cheville brisée se rappelle trop souvent à lui, laissant remonter à la surface de sa mémoire des moments pénibles.

Déveure et Granier, son adjoint, attendent la libération de celui qui a handicapé pour la vie le policier. Un dernier rendez-vous pour Déveure qui a décidé de donner sa démission et de quitter la police. Albertin est pris en charge par Luc de Boivillère qui le conduit chez sa tante, une châtelaine jamais mariée qui vit en dehors de la ville. Albertin est embauché comme jardinier et Déveure veut en savoir plus sur celle qui l’a recueilli.

Un manoir qui tombe en ruines mais recèle en ses flancs d’étranges reliques. Notamment une guillotine en bon état de fonctionnement que bon nombre de touristes viennent visiter, alléchés par le sensationnel. La reconversion d’Albertin tourne court quelques jours plus tard. Madame de Boivillère est retrouvée décapitée au pied de La Veuve.

Si tout accuse Albertin, Déveure est cependant persuadé que l’ex-détenu n’est pour rien dans cette tragique affaire. Et il ne s’agit pas plus d’une mauvaise manœuvre puisqu’il faut au moins deux ou trois personnes pour faire fonctionner la guillotine. Déveure, tout en pensant à sa prochaine retraite, enquête parmi les proches de Boivillère, des membres du Rotary, des notables de la ville, des adolescents d’un centre de réinsertion proche, un jeune guide archéologue et autres protagonistes, autochtones ou étrangers. Mais c’est par le truchement d’Internet que Déveure obtiendra la solution de cette dernière affaire qui se clôt dans l’horreur et le tragique.

 

Attendu depuis de nombreuses années par tous les aficionados des aventures de l’inspecteur Déveure, et sous titré La Dernière enquête du Boîteux, ce roman de Pascal Basset-Chercot se révèle peut-être le plus humain et le plus dramatique, le plus passionnant et le plus émouvant de cette série qui ne peut se terminer ainsi. Le lecteur se prend de sympathie et de compassion pour ce flic pas comme les autres, qui malgré ses déboires physiques et sentimentaux ne recherche pas systématiquement une vengeance envers ceux qui l’ont maltraités corporellement et sentimentalement.

Il veut simplement mener ses enquêtes à bon port, que les coupables soient appréhendés, avec ce goût d’amertume qui l’amène à démissionner tout en se demandant ce qu’il fera après. Une histoire forte mais on regrettera la sortie prématurée de Déveure, à moins que Pascal Basset-Chercot nous réserve d’agréables surprises, que l'on attend toujours.

 

Pascal BASSET-CHERCOT : Un baiser de Malmédy. la dernière enquête du Boiteux. Calmann-Lévy crime. Parution mai 2003. 248 pages.

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Published by Oncle Paul - dans La Malle aux souvenirs
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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 12:22
Anthony FERGUSON : Les embrouilles de Gulliver

Il voyage encore ?

Anthony FERGUSON : Les embrouilles de Gulliver

Possesseur d'un diplôme de physique et d'un doctorat de géomagnétisme, à moitié Russe par sa mère et trilingue (Anglais, Russe et Ukrainien) Gulliver a été embauché par le parti communiste britannique puis par le Comité des Russes Libres, et enfin par le S.I.S.

Malgré son statut d'agent double ou triple, et son amitié avec Vladimir, responsable du KGB sur le sol anglais, le patron du S.I.S. lui confie une mission particulièrement délicate.

Il doit aider Sokolnikov, le patron du KGB dont la disgrâce moscovite est flagrante, à franchir la frontière soviétique. Ayant annoncé à Therson, son contact, qu'il regagnera l'Angleterre par le Nord, il demande à Irina, une vague cousine d'origine russe comme lui et qui ne peut rien lui refuser, de lui préparer un itinéraire par la frontière turque.

Afin de pouvoir étudier en toute sécurité et en toute sérénité les dossiers, cogiter son plan et ne pas mettre ses amis du KGB au courant, Gulliver est consigné dans une ferme isolée.

Cassandre, sa geôlière, prend son rôle trop au sérieux au goût de Gulliver. Il parvient à négocier cependant de passer une journée à Brighton où il retrouve Louise, une accorte veuve, à qui il transmet un message. De retour à la ferme-prison, Gulliver est inspiré et imagine une bombe à infra-sons. Avec l'aide du CRL, quatre-vingt-dix de ces engins seraient disposés sur la Place Rouge le 7 novembre, jour de Commémoration de la Révolution. Ce dispositif devrait permettre d'annihiler pendant une dizaine de minutes environ l'attention du quart de million de spectateurs et policiers, et favoriser l'enlèvement de Sokolnikov.

Entre Gulliver et Cassandre, les relations sont moins tendues. Le garde-chiourme féminin cède au charme de l'espion. Gulliver en profite pour rencontrer Louise et Irina et leur faire parvenir des messages. Cassandre, qui elle non plus n'est pas à court d'idées, envisage de créer une diversion en volant les bijoux de la Couronne des Tsars. Gulliver s'attaque à ce nouveau problème et ses connaissances en physique lui permettent d'imaginer un double stratagème: s'emparer des diamants et cacher Solkonikov pendant un certain temps à l'intérieur du Mausolée de Lénine. Une incursion rapide au Canada leur est nécessaire afin de se procurer une partie du matériel adéquat.

 

Cette histoire d'agent double qui veut contenter tout le monde, mais surtout prouver une loyauté quelque peu controversée, est totalement rocambolesque et abracadabrante malgré une certaine rigueur dans la construction.

Les moyens techniques employés par Gulliver sont minutieusement et longuement décrits, mais seul un physicien pourrait nous en démontrer la fiabilité. L'épilogue toutefois se termine un peu en queue de poisson, tout étant axé sur les manigances de Gulliver, mais il reste une part d'ombre sur la fausseté des diamants.

 

Ne jamais dire aux gens plus qu'ils n'ont besoin d'en savoir. Et jamais, au grand jamais, tout dire. A partir du moment où on le sait, on n'a plus besoin de vous.

Curiosité :

La mention Espionnage ne figure plus dans un bandeau jaune en bas de couverture, mais en rouge, façon estampille.

 

Anthony FERGUSON : Les embrouilles de Gulliver (The big Snatch - 1971. Traduction de Madeleine Charvet). Série Noire N°1494. Parution juin 1972. 192 pages.

 

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 12:25

Effet Haine...

Stanislas PETROSKY : Haine 13.

Lorsque l'on sort d'une maison d'arrêt des Hauts-de-Seine et que l'on veut rejoindre Caen, sans débourser un fifrelin, le meilleur moyen pour ce rendre dans la capitale bas-normande, c'est de faire du stop, et principalement sur une route nationale, voire départementale.

Pourtant le narrateur n'est pas chaud. Emprunter la RN 13, c'est bien, le seul petit problème réside justement en ce nombre 13, synonyme de malheur.

Pourtant il doit s'y rendre à Caen, et il sait quand et pourquoi. Il a un petit compte à régler avec une fille qu'il a connu et l'a déçu. Elle l'avait balancé aux policiers pour une histoire d'herbe, qu'il ne lui aurait pas échangé en contrepartie d'une petite coucherie. Mais si elle était belle et sculptée comme une déesse grecque, sa prestation au lit n'avait pas convaincu notre narrateur, qui en réprimande ne lui avait pas donné la botte de foin désirée. Du coup, elle l'avait dénoncée pour viol et il s'était retrouvé en cabane.

Tout ça c'est du passé, et route vers la dulcinée à qui il réserve un chien de sa chatte.

En cet été 1976, le soleil donne, et personne ne s'arrête, pas même un routier. Vraiment ils ne justifient pas leur qualificatif de sympa...

Enfin un bon père de famille, du moins c'est l'impression qu'il donne, lui propose de monter à bord. Seulement, y'a un truc. S'il devine que Quinquin, c'est un surnom donné au narrateur à cause de la couleur de ses cheveux, a passé de longs mois à l'ombre, il reste obscur sur sa vie professionnelle, familiale, publique et privée. Quinquin déblatère, d'autant mieux que l'autre lui refile le volant, histoire de se reposer. Et Quinquin se pose des questions.

 

Ancré dans un style qui a fait florès dans les années cinquante et soixante, avec quelques réminiscences de faits divers dont les plus anciens se souviennent encore, Haine 13 est une nouvelle qui dépasse la limitation de vitesse.

Le langage employé relève de l'argot de grand-papa, d'Audiard, de Simonin, d'Ange Bastiani, du compréhensible et de l'imagé. Mais c'est surtout à un autre auteur auquel j'ai pensé, décédé à la fin des années 70 dans un accident... de voiture. Il s'agit d'André Duquesne, alias Peter Randa.

Alors hommage ou coïncidence, peu me chaut, Stanislas Petrosky est un auteur que je découvre avec plaisir et dont j'aurai l'occasion de présenter non plus une nouvelle mais un docu-roman prochainement.

 

Stanislas PETROSKY : Haine 13. Nouvelle. Collection Noire Sœur. Editions Ska. Version numérique. 1,49€.

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Published by Oncle Paul - dans Livre Numérique
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