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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 07:44
Stuart KAMINSKY : Le Nazi récalcitrant.

Pour tout Lorre du monde...

Stuart KAMINSKY : Le Nazi récalcitrant.

En cette nuit du 12 juin 1942, que fait donc Toby Peters, détective privé, surtout d'argent, dans la vitrine de la Victoire du magasin I. Magnin à Hollywood ?

Il se demande bien comment il va pouvoir se sortir d'une situation fort compromise. Il ne possède aucune échappatoire et deux terribles bergers allemands n'attendent qu'un faiblesse de sa part pour faire une dégustation gratuite de détective légèrement décati.

Cette situation inconfortable, il la doit en partie à Sheldon Minck, son copain dentiste qui lui sous-loue un placard à balais en guise de bureau. Ou plutôt à cause de la femme de celui-ci, Mildred, qui s'est fait la malle en compagnie de Peter Lorre, le célèbre acteur d'origine germanique.

En réalité il s'agit d'un faux Peter Lorre, un sosie qui joue dans un film de série Z. Mais ne voilà-t-il pas que ce faux Lorre se fait trucider en plein tournage. Toby Peters apprend même que d'autres imitateurs de Lorre subissent également des attentats, plus ou moins graves.

Ces faux Lorre ne sont-ils que des leurres face au vrai Lorre ?

Quoiqu'il en soit, le vrai Lorre embauche Peters pour le protéger et, si possible, découvrir le malfaisant. Peters, éternel fauché ne peut refuser quelques dollars de la part de Lorre même si ce n'est pas de l'or.

Mildred revenue au foyer conjugal, c'est Minck qui disparait, pris en otage, victime d'un chantage. Ou Peters arrête les frais ou Minck y passe. Cruel dilemme, n'est-ce pas ?

 

Le Nazi récalcitrant met en scène des personnages particulièrement savoureux, et c'est avec plaisir que l'on retrouve Toby Peters qui n'arrive pas à faire fortune, ni même à vivre décemment malgré les travaux qui lui sont proposés.

Dans cet épisode c'est à Peter Lorre qu'il rend service, mais auparavant il a réussi à sortir d'embarras les Marx Brothers, Errol Flynn, Judy Garland et quelques autres personnalités du monde cinématographique ainsi que Franklin Delanoë Roosevelt ou Einstein....

Quelque chose me dit d'ailleurs que dans le prochain épisode Peters sera embauché par le général Mac Arthur.

 

La malédiction du travailleur indépendant, soupira Higby; tu t'imposes des heures qui te feraient donner ta démission dans un boulot normal.

Stuart KAMINSKY : Le Nazi récalcitrant. (Think fast, Mr Peters - 1987. Traduction de Simone Hilling). Série Noire N°2174. Parution mars 1989. 288 pages.

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Published by Oncle Paul - dans Spécial Série Noire
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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 15:44

Depuis le 1er janvier, chaque jour, une chronique d'un roman paru en Série Noire depuis les débuts de la collection.

Si vous désirez lire la notule concernant un de ces titres, cliquez sur le titre, l'auteur ou tout simplement la ligne qui vous intéresse.

Le numéro 1 de la Série Noire

Le numéro 1 de la Série Noire

SN 14 : TRACY Don. Tous des vendus !

SN 20 : MARSHALL Raymond. En trois coups de cuiller à pot.

SN 41 : CHASE James Hadley. Méfiez-vous, fillettes !

SN 53 : AMILA John. Y'a pas de bon dieu !

SN 104 : STARR Jimmy. Ma tête à couper.

SN 105 : PRATHER Richard E. Un strapontin au Paradis.

SN 111 : CURTIS James. Poids lourd.

SN 126 : HERRINGTON Lee. Minute, fossoyeur.

SN 154 : ADAMS Cleve F. L'arme à gauche.

SN 162 : STEWART Terry. Pas de vieux os.

SN 168 : CHABER M.-E. La saison du bourreau.

SN 189 : GAULT William C. Le suaire enchanté.

SN 207 : GOODIS David. Le casse.

SN 213 : LE BRETON Auguste. Le rouge est mis.

SN 229 : THOMEY Ted. La machine à sous.

SN 230 : JACKSON Giles. Charmante soirée.

SN 237 : DUQUESNE André. Freudaines.

SN 244 : KEENE Day. En ménageant ma petite santé.

SN 246 : WILLIAMS Charles. Je t'attends au tournant.

SN 265 : DOMINIQUE Antoine. L'archipel aux Gorilles.

SN 278 : DUQUESNE André. Une paire d'ailes au vestiaire.

SN 339 : SABER Robert O. Le tango des alambics.

SN 345 : KEENE Day. Le canard en fer-blanc.

SN 361 : WHITTINGTON Harry. T'as des visons ?

SN 379 : GOODIS David. Tirez sur le pianiste !

SN 386 : BREWER Gil. Mâtinés de Zoulous.

SN 397 : DOMINIQUE Antoine. Le Gorille et les Pelouseux.

SN 405 : ROHDE William L. Interdit aux nomades.

SN 413 : FINNEY Jack. En double.

SN 436 : KEENE Day. Deuil Immédiat

SN 469 : WHITTINGTON Harry. Faut ça craque.

SN 479 : CONROY Albert. Coups de gomme.

SN 480 : KERSH Gerald. Les forbans de la nuit.

SN 527 : CANNON Curt. Faites donner le Cannon.

SN 539 : KEENE Day. Vice sans fin.

SN 540 : QUARRY Nick. Suivez-moi, jeune homme.

SN 542 : MacPARTLAND John. Bonjour Maffia !

SN 602 : WILLIAMS Charles. Aux urnes, les ploucs !

SN 615 : BROWN Carter. La tournée du patron

SN 639 : GAULT William Campbell. Une riche nature.

SN 654 : CAILLOU Alan. Conspirons !

SN 660 : TRACY Don. La vape.

SN 670 : LATOUR Pierre. Accidenti !

SN 671 : KEENE Day. Change pas de disque !

SN 688 : ERLICH Jack. Un moment de faiblesse.

SN 691 : GOODIS David. Les pieds dans les nuages.

SN 718 : FLYNN J M. Ça sent le gaz !

SN 720 : GAYLORD Otis H. La chute d'un caïd.

SN 729 : KANE Henry. Ami à Miami.

SN 739 : SHECKLEY Robert. Chauds, les secrets !

SN 748 : WAUGH Hillary. Feu, l'épouse de Monsieur.

SN 768 : BROWN Fredric. Ça ne se refuse pas.

SN 787 : FITZGERALD Kevin. Un trône de baïonnettes.

SN 796 : WORMSER Richard. Bons baisers, à mardi !

SN 824 : JUDD Harrison. Les ailes de la peur.

SN 834 : CLIFTON Bud. Le spécialiste.

SN 839: AMILA Jean. La lune d'Omaha.

SN 885 : STARK Richard. Pour l'amour de l'or.

SN 912 : GAULT W. C.. Il court, il court...

SN 931 : DAVIS Mildred. La Chambre du haut.

SN 937 : BRALY Malcolm. La neige était noire.

SN 949 : FLEISCHMAN A.S. Gardez-vous à Gauche !

SN 963 : CUNNINGHAM E.V. Tu peux crever !

SN 975 : BROWN Carter. On demande une victime.

SN 1016 : DELAMARE Maxime. Quadrille aux Antilles.

SN 1020 : CAREY Michael. Un poulet à frire.

SN 1032 : BLACKER Irwin R. Du rif à l'échelon.

SN 1037 : BALLINGER Bill. Le cirque de Pékin.

SN 1053 : DELAMARE Maxime. O.T.A.N. pour les crosses.

SN 1067 : McSHANE Mark. Le rideau de brume.

SN 1098 : ADAMS Clifton. La loi du flingue.

SN 1120 : BALLINGER Bill S. En Java.

SN 1124 : DELION Jean. Pouce !

SN 1145 : DELION Jean. Chérie froide.

SN 1146 : HOGAN Ray. Le mort sur un cheval noir.

SN 1149 : BROWN Carter. La veuve aux yeux secs.

SN 1160 : JAMES Bréni. La grande lessive.

SN 1180 : DELION Jean. Les espions ont soif.

SN 1181 : DAVIS Christopher. Le déterré.

SN 1198: THOMAS Ross : Suicidez-moi !

SN 1202 : O'HARA Patrick. J'ai pas de frangin !

SN 1208 : LAMBESC Michel. La horse.

SN 1242 : FAIRMAN Paul W. L'échelle de verre.

SN 1267 : ADAMS Clifton. Un foutu métier.

SN 1285 : FRANCIS Dick. Forfaits.

SN 1311 : BROWN Carter. La vipère du Manoir.

SN 1314 : WEEKS Jack. On caracole aux Caraïbes.

SN 1361 : MARTIN Troy Kennedy & WASCHLIN Ken : L'or se barre.

SN 1362 : SPANN Weldon. Chasseur à gages.

SN 1366 : POWELL Talmage. La fille en cage.

SN 1369 : WESTON Carolyn. Casse-gueule au Tiers-Monde.

SN 1379 : SPANN Weldon. A bas la quille.

SN 1380 : MALING Arthur. Les crocs de l'agneau.

SN 1391 : ORIANO J. B. comme Baptiste.

SN 1399 : GEX André. Week-end à Carthagène.

SN 1444 : LOCKRIDGE Richard. La mort du prêcheur.

SN 1447 : ORIANO Janine. Au veuf hilare.

SN 1474 : ASHFORD Jeffrey. Piège à flics.

SN 1494 : FERGUSON Anthony. Les embrouilles de Gulliver.

SN 1501 : AMILA Jean. Contest-flic.

SN 1518 : BLEEK Oliver. Confidences mortelles.

SN 1527 : VALLET Raf. Mort d'un pourri.

SN 1528 : JACKS Jeff. Sortie des médiums.

SN 1531 : ORIANO Janine : O.K. Léon !

SN 1559 : AMILA Jean. Terminus Iéna.

SN 1571 : ESSER Richard. Rallye missiles.

SN 1576 : COTLER Gordon. Derrière la grille.

SN 1577 : CRAIG David. Alerte à la fraîche.

SN 1592 : SADLER Mark. Je te plumerai...

SN 1604 : GARDNER Erle Stanley. Le témoin en colère.

SN 1606 : CONROY Al. Soldato.

SN 1607 : MITCHELL Scott. Furie à Babylone.

SN 1612 : GARDNER Erle Stanley. L'hirondelle éplorée.

SN 1614 : CONROY Al. Comme il y va !

SN 1619 : Mark McSHANE. Fluides

SN 1622 : GEX André. M.I.R.

SN 1625 : CANNING Victor. L'oeil incandescent.

SN 1672 : HENSLEY Joe L. Un été pourri.

SN 1683 : AMILA Jean. A qui ai-je l'honneur ?

SN 1711 : ERRER Emmanuel. L'envol des corneilles.

SN 1744 : KENRICK Tony. Heureux les condamnés !

SN 1752 : RIFKIN Shepard. Crépuscule de sang.

SN 1758 : DEUTSCH Arthur V. La java du poulet.

SN 1768 : WILES Domini. Les pas beaux.

SN 1778 : FRANCIS Dick. A la cravache !

SN 1781 : LUARD Nicholas. Piège pour un frimant.

SN 1798 : SULLIVAN Tim. La ballade des diamants perdus.

SN 1804 : PAGE Jake. La case de l'oncle Tomahawk.

SN 1818 : PARKER Robert. Ramdam-dame.

SN 1844 : AMILA Jean. Le pigeon du faubourg.

SN 1949 : JONQUET Thierry. Mygale.

SN 2000 : JONQUET Thierry. La bête et la belle.

SN 2003 : SCHORR Mark. Un taxi pour Las Vegas.

SN 2007 : AMILA Jean. Au balcon d'Hiroshima.

SN 2011 : KRISTY Eric. Pruneaux d'agents.

SN 2012 : HEALY Jeremiah. Fugue pour un surdoué.

SN 2013 : POUY Jean-Bernard. Suzanne et les ringards.

SN 2015 : KAMINSKY. Le toutou du président.

SN 2017 : CONIL Philippe. Le treizième môme

SN 2018 : FRIEDMAN Mickey. La Grande Roue de Brahma.

SN 2019 : WAINWRIGHT John. Le bois de justice.

SN 2020 : VILLARD Marc. Le sentier de la guerre.

SN 2022 : FOSSAERT Frédéric. Prouvez-le !

SN 2024 : STEVENSON Richard. La maison des périls.

SN 2025 : MARIE & JOSEPH. La grande arpente des champs d'en bas.

SN 2026 : HANSEN Joseph. Les ravages de la nuit.

SN 2027 : MEREDITH D.R. Secoue-toi shérif !

SN 2030 : Mac GILL Gordon. Un mauvais moment à passer.

SN 2031 : PRONZINI Bill. Fantômes en flammes.

SN 2032 : TOPIN Tito. Shanghaï Skipper.

SN 2033 : EARLY Jack. La mort dans l'art.

SN 2034 : DEMURE Jean-Paul. La belle dame dans un violon.

SN 2037 : KINNET Paul. La Tour, prends garde !

SN 2045 : COLLINS Max Allan. Un flingue peut en cacher un autre.

SN 2059 : LION Julius A. Poulets et perroquets.

SN 2066 : JONQUET Thierry. Le manoir des immortelles.

SN 2075 : POSLANIEC Christian. Punch au sang.

SN 2082 : DEMURE Jean-Paul. Aix Abrupto.

SN 2094 : LION Julius A. Les truands du Temple.

SN 2097 : ALBERT Marvin. Quel sac d'embrouilles !

SN 2106 : BLOCK Lawrence. Le blues des alcoolos.

SN 2107 : KRISTY Eric. Circulez !

SN 2108 : JANCE J.A. La chasse aux nymphettes.

SN 2110 : COLLINS Max Allan. La polka des polluants.

SN 2111 : GELLER Michael. Faux cracks et vrais tocards.

SN 2113 : MULLER Marcia & PRONZINI Bill. Où sont les trésors d'antan ?

SN 2114 : PARKER Robert B. De quoi il se mêle ?

SN 2115 : FOSSAERT Frédéric. Touche pas à ma cible.

SN 2117 : ALBERT Marvin. Descends à Babylone.

SN 2118 : MARTIN Lee. La foire aux poupons.

SN 2119 : OPPEL. Barjot !

SN 2120 : WESTLAKE Donald. Le ciel t'aidera ?.

SN 2122 : LUTZ John : Ça sent le brûlé.

SN 2123 : KAMINSKY Stuart. La case de l'oncle atome.

SN 2126 : JANCE J.A. Coups de pompes.

SN 2127 : COLLINS Max A. Ça sent la rousse.

SN 2128 : DEMURE Jean-Paul. Découpe sombre.

SN 2129 : JANCE J.A. On picole sec !

SN 2130 : MARIE & JOSEPH : Le petit roi de Chimérie.

SN 2131 : SERAFIN David. L'assassinat des Canaries.

SN 2134 : A.D.G. C'est le bagne !

SN 2136 : ALBERT Marvin. Les dents longues.

SN 2139 : SANGSTER Jimmy. Un mouroir de poche.

SN 2143 : ALBERT Marvin. Le tombeau de dernier sourire.

SN 2144 : LECAS Gérard. Overdrive

SN 2145 : McINERNY Ralph. Des victimes à la pelle.

SN 2147 : BELSKY Dick. Où va-t-elle chercher tout ça ?

SN 2148 : ESTLEMAN Loren D. Tous des tricheurs !

SN 2149 : KENNEALY Jerry. Solo de Polo.

SN 2150 : ELLENA Yves. Prêcheur en eau trouble.

SN 2153 : MARIE & JOSEPH : Le crime de la rue du ciel.

SN 2155 : LION Julius A. N°5 Paysage.

SN 2156 : WHITE Teri. Quand faut y aller...

SN 2159 : CRAIS Robert. Prends garde au toréador.

SN 2160 : PETIEVITCH Gérald. La rançon du plus fort.

SN 2161 : POUY Jean-Bernard. La clef des mensonges.

SN 2162 : JOHNSON Emil Richard. Le gang des éclopés.

SN 2163 : PARKER Robert B. Rose sang.

SN 2167 : BENACQUISTA Tonino. La maldonne des sleepings.

SN 2168 : LUTZ John. Les Contes de l'Amère Loi.

SN 2169 : JANCE J.A. Dent pour dent.

SN 2170 :FRIEDMAN Mickey. Le miroir du Sphinx

SN 2171 : VILLARD Marc. La dame est une traînée.

SN 2173 : DELTEIL Gérard. Riot Gun.

SN 2174 : KAMINSKY Stuart. Le Nazi récalcitrant.

SN 2177 : Histoires à mourir debout. Présentées par Jon L. Breen et John Ball.

SN 2178 : MARIE & JOSEPH. La mine d'or de Taphalescha.

SN 2180 : JOLY François. Be-Bop à Lola.

SN 2181 : PRONZINI Bill. Le carcan.

SN 2184 : BIALOT Joseph. Un violon pour Mozart.

SN 2188 : COOK Thomas H. Qu'est-ce que tu t-imagines ?

SN 2189 : LEONARD Elmore. Monsieur Majestyk.

SN 2191 : WHITE Teri. Un trio sans espoir.

SN 2193 : DOUGLAS John. Arrêtez le folklore !

SN 2194 : BARNAO Jack. Adios pesetas !

SN 2196 : JANCE J.A. : Point de chutes.

SN 2200 : ALBERT Marvin. La Sœur de Minuit.

SN 2202 : KEANNELLY Jerry. Polo et ses poulains.

SN 2206 : COLLINS Max Allan. Le Boucher de Cleveland.

SN 2208 : LION Julius A. Les corbillards reviennent à vide.

SN 2209 : PRONZINI Bill. Histoires pour rire et pour pleurer.

SN 2211 : FREY James N. Du plomb dans la tête.

SN 2213 : DELTEIL Gérard. Balles de charité.

SN 2215 : BIALOT Joseph. La nuit du souvenir.

SN 2218 : BENACQUISTA Tonino. Trois carrés rouge sur fond noir.

SN 2219 : STERN Richard Martin. Sang pour sang.

SN 2220 : SYREIGEOL Jacques. Vendetta en Vendée.

SN 2222 : JANCE J.A. Le sabre et le virus.

SN 2223 : KAMINSKY Stuart. Le poids des morts.

SN 2227 : COLLINS Max Allan. La mafia ne passera pas.

SN 2229 : ESTLEMAN Loren D. La soutane en plomb.

SN 2231 : LE CORRE Hervé. La douleur des morts.

SN 2233 : CHASTAIN Thomas. Le retour de Perry Mason.

SN 2234 : ZUBRO Mark Richard. Le faubourg du crime.

SN 2235 : MARIE & JOSEPH. Le piège au jardinet.

SN 2236 : ALBERT Marvin. Le paradis des poulettes.

SN 2239 : BIALOT Joseph. Le Royal-bougnat.

SN 2241 : MOSCONI Patrick. Nuit apache.

SN 2242 : SYREIGEOL Jacques. Une mort dans le Djebel.

SN 2247 : JOLY François. L'homme au mégot.

SN 2248 : KIJEWSKI Karen. Ta langue au chat ?

SN 2252 : GOULART Ron. La chasse à la BD.

SN 2255 : DELTEIL Gérard. La confiance règne.

SN 2257 : OPPEL. Zaune.

SN 2259 : BIALOT Joseph. Les bagages d'Icare.

SN 2260 : SYREIGEOL Jacques. Miracle en Vendée.

SN 2262 : WILLIAMS Charles. Je t'attends au tournant.

SN 2263 : BENACQUISTA Tonino. La commedia des ratés.

SN 2266 : SIMSOLO Noël. Ciel noir.

SN 2269 : LION Julius A. Histoires de femmes.

SN 2273 :  BELLET Alain & LARSEN Frédéric. Les anges meurent aussi.

SN 2276: MARIE & JOSEPH : Venez voir les cadavres, mesdames.

SN 2278 : KAMINSKY Stuart. Fantasia à l'Opéra.

SN 2281 : ALBERT Bill. Et Rodriguez, alors ?

SN 2287 : OPPEL Jean-Hugues. Piraňa Matador

SN 2288 : WEISBECKER A.C. Cosmix Banditos.

SN 2290 : POUY Jean-Bernard. La Belle de Fontenay.

SN 2294 : FONTENEAU Pascale. Confidences dans l'escalier.

SN 2297 : PICOULY Daniel. NEC.

SN 2301 : ALBERT Marvin. Un démon au paradis.

SN 2302 : LEON Pierre. Comme de la peste.

SN 2305 : FETIS Laurent. Le mal du double Bang.

SN 2308 : DAVID Eva. Cavale.

SN 2309 : BOCQUET José-Louis. Sur la ligne blanche.

SN 2311 : LECAS Gérard. Le syndrome du volcan.

SN 2313 : JONQUET Thierry. Les orpailleurs.

SN 2318 : MATAS Richard. Folies douces.

SN 2328 : FETIS Laurent. Chien-froid.

SN 2332 : THIEBAUT Olivier. L'enfant de cœur.

SN 2334 : PAVLOFF Franck. Le vent des fous.

SN 2335 : KONOP. Pas de kaddish pour Sylberstein.

SN 2336 : GOINES Donald. Truands and Co.

SN 2353 :ARAV Eliane K. Le penseur de Vallorbe.

SN 2362 : GOINES Donald. Vendeurs de mort.

SN 2363 : CASTAING Frédéric. J'épouserai plutôt la mort.

SN 2364 : JONQUET Thierry. La vie de ma mère !

SN 2370 : IZZO Jean-Claude. Total Khéops.

SN 2393 : MESPLEDE Pierre-Alain. Les trottoirs de Belgrano.

SN 2403 : BLOCK Lawrence. Le voleur qui aimait Mondrian.

SN 2407 : DURHAM James. La fenêtre obscure.

SN 2408 : JACKSON Jon A. Grootka.

SN 2409 : MESSAGER Mat. Le Truc.

SN 2411 : PRUDON Hervé. La Revanche de la Colline.

SN 2412 : GÖHRE Frank : La nuit de St Pauli.

SN 2418 : PRUDON Hervé. Vinyle Rondelle ne fait pas le printemps.

SN 2419 : DIEZ Rolo. L'effet tequila.

SN 2422 : IZZO Jean-Claude. Chourmo.

SN 2426 : CASTAING François. Ça va ? ça va.

SN 2428 : COLLINS Max Allan. Loterie en noir et blanc.

SN 2431 : BASTID Jean-Pierre. Notre-Dame des Nègres.

SN 2434 : PELLERIN M.A. La bourde.

SN 2435 : PECHEROT Patrick. Tiuraï.

SN 2438 : PREUSS Serge. Le programme E.D.D.I.

SN 2439 : LE CORRE Hervé. Les effarés.

SN 2442 : Collectif. Les 13 morts d'Albert Ayler.

SN 2474 : FACON Roger. La crypte.

SN 2502 : FREMION Yves. Le tueur.

SN 2503 : BIALOT Joseph. Route story.

SN 2556 : PERRIN Jean-Pierre. Chiens et louves.

SN 2632 : THIBERT Colin. Noël au balcon.

SN 2653 : VILLARD Marc. Rebelles de la nuit.

SN 2690 : ROZENFARB Michèle. L'homme encerclé.

SN 2696 : STANSBERRY Dominic. Un manifeste pour les morts.

SN 2701 : VERDET Gilles. Une arrière-saison en enfer.

SN 2722 : MARTIN Laurent. La tribu des morts.

BLOCK Lawrence. Balade entre les tombes.

MADANI Karim : Le jour du fléau.

MANOTTI et DOA : L'honorable société.

PECHEROT Patrick. Une plaie ouverte.

POUY Jean-Bernard : Tout doit disparaître.

 

Sup. N. 1 : VALLET Raf. Adieu poulet !

Sup. N.24 : GAGE Nicholas. Du vent dans les toiles.

Sup N 35. KENRICK Tony. Trois petits soldats.

Sup N 95 : MARSHALL William. Hong-Kong Blues.

Sup N 130 : BLOCK Lawrence. Le monte-en-l'air dans le placard.

La Noire

CREWS Harry : La malédiction du Gitan.

DIEZ Rolo : Vladimir Ilitch contre les uniformes.

GOINES Donald : Ne mourez jamais seul.

JOYAUD Béatrice : Plaisir en bouche.

 

 

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 08:36

Hommage à Boris...

Boris et François DARNAUDET : Daguerra.

Armand Delange, journaliste dans un journal à sensation, était également un écrivain de romans porno sous le pseudo de Ramon Chandler avec des titres comme Au pieu, ma jolie ! ou Le gland sommeille.

Il est découvert chez lui la gorge tranchée et émasculé. Luc Vandel, qui l’a côtoyé à ses débuts, pense tenir un article intéressant pour le mensuel qu’il a fondé : Pervers mystères de Paris. Il est assisté de Caroline, documentaliste, et de Stéphanie, illustratrice.

Vandel a trouvé chez Delange un vieux numéro à moitié carbonisé de Paris Coquin, revue qui porte bien son nom. En compagnie de Yasmine, amie de Stéphanie, la petite troupe se rend chez les amis de Thanatos, une association de pornocrates sensée réaliser et promouvoir des films d’horreur et dont le siège se situe dans de vieux entrepôts. Une entrevue qui ne donne rien. Par contre deux bouquinistes leur ont prêté des numéros anciens de Paris Coquin. En couverture du numéro en partie brûlé figurait Daguerra, top modèle des années 30, à la plastique impressionnante.

Yasmine, atteinte d’un petit coup de blues, téléphone d’une cabine publique à son patron et ami, Salomon, le directeur de l’agence Arkham, un cabinet d’investigation spécialisé dans la résolution d’affaires que les autorités officielles n’ont pu solutionner. A son retour, elle est accueillie par les cadavres des journalistes.

Ses amis de l’agence Arkham la prennent en charge et Tom, pensant dérider l’atmosphère, emmène le petit groupe à San-Sébastian, à un festival de cinéma rétro, consacré cette année à Tod Browning, spécialiste des films d’horreur. Une surprise les y attend. Anna-Maria Costa, l’une des star du cinéma muet, n’est autre que Daguerra. Or l’actrice s’est suicidée au milieu des années 30, dans une vieille maison qu’elle habitait à Auch. Les mystères ne font pas peur aux membres de l’agence Arkham, au contraire, ils en demandent toujours plus. Parfois au péril de leur vie.

 

Cette histoire fantastique est surtout un hommage au cinéma d’horreur, en particulier une plongée en apnée dans la réminiscence des vieux films en noir et blanc et muets de la fin des années 20, ainsi qu’aux pin-up, même si on ne les appelait pas encore ainsi à l époque.

Le lecteur ressentira ce délicieux frisson de l’angoisse, celui qui tient en haleine et fait qu’on ne peut lâcher le livre qu’à la dernière ligne tout en regrettant qu’il n’y ait pas plus de pages. Le contraire des romans américains où l’on déplore (si, si , j’assume! ) les digressions oiseuses, surtout certains Stephen King au début de ses romans, et qu’il faut aux auteurs écrire 500 pages pour voir enfin l’action décoller. Là, c’est le contraire, l’action est présente continuellement et l’on regrette qu’il n’y en ait pas plus. Tant pis si je me répète.

Le tout est pimenté d’humour, noir évidemment.

 

Boris Darnaudet (Boris et François Darnaudet pour Daguerra) c'est mon fils né en 1990, qui à l'époque a travaillé sur trois chapitres faisant intervenir des films d'horreur.

correspondance avec François Darnaudet.

Boris et François DARNAUDET : Daguerra. Collection Arkham, éditions DLM. Parution avril 1997. 126 pages.

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 07:31
J.A. JANCE : On picole sec

Quand on picole, c'est du liquide qu'on ingurgite... Ne devrait-on pas dire on picole mouillé ?

J.A. JANCE : On picole sec

L'inspecteur Beaumont, dont on a fait la connaissance dans Chasse aux nymphettes et Coups de pompe, passe ses vacances dans l'île d'Orcas, non loin de Seattle.

Tiré brutalement de sa sieste par un cri de femme, il ne peut qu'aider celle-ci qu'à tirer sur le sable le cadavre d'un noyé.

Hélas pour Beaumont, les cadavres s'amoncellent autour de lui. D'abord la jeune femme, amie du noyé et à qui il a dispensé un réconfort physique et moral, est victime d'un accident de la circulation. Puis, pour faire bonne mesure, d'autres personnes vont décéder de mort violente, ce qui amènera tout naturellement quelques policiers obtus et certains journalistes mal intentionnés à le suspecter.

Heureusement, Beaumont possède de bons amis. Ralph Ames, son avocat, Peters, son équipier, quelques bonnes relations, de vieilles amitiés ainsi que le nerf de la guerre, de l'argent provenant d'un héritage substantiel et inopiné.

 

Ça picole sec, troisième volet des aventures de Beaumont, est antérieur aux précédents romans parus dans la Série Noire, ce qui peut décontenancer un peu ceux qui ont lu les premiers épisodes, tout au moins au début.

Ce n'est pas trop grave en soi, mais cela devrait inciter les éditeurs à respecter l'ordre de parution dans le pays d'origine, et concernant J.A. Jance, nous proposer les autres ouvrages ayant Beaumont comme personnage principal.

 

J.A. JANCE : On picole sec (Injustice for all - 1986. Traduction de Simone Hilling). Série Noire N°2129. Parution mars 1988. 320 pages. 6,65€.

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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 12:44

Sur l'écran noir de mes nuits blanches

Moi je me fais du cinéma...

Philippe MARGOTIN : Hollywood, Scènes de crimes.

Alors que va se dérouler du 4 septembre au 13 septembre 2015 la 41e édition du Festival du Cinéma Américain de Deauville, il me semble nécessaire de vous présenter un ouvrage paru au mois de mars 2011 et qui par des manipulations incompréhensibles de ma part s’était trouvé enfoui tout au bas de ma PAL.

Treize drames qui ont défrayé la chronique et qui se sont déroulés entre 1921 et 2003. Treize drames qui ont tous plus ou moins marqué les esprits et qui ont alimenté les faits-divers médiatiques et continuent à être évoqués de temps à autre à la suite de nouvelles révélations fracassantes et de nouvelles pièces versées aux dossiers. Des drames qui ont donné naissance aussi à de nombreux romans de fiction et de récits, de films également.

Après un avant-propos dans lequel l’auteur esquisse un rapide historique de la Mecque du cinéma, un village à l’origine créé par un couple d’agents immobiliers qui achète soixante hectares de terrains divisés en lots. En 1900 Hollywood ne compte que seulement 500 habitants puis dès 1912 c’est la déferlante des studios de cinéma, et le début de ces affaires qui sont répertoriées dans l’ouvrage.

Treize affaires criminelles ou supposées telles qui possèdent un goût d’inachevé, probablement à cause du laxisme du LAPD (Los Angeles Police Department) du moins pour certaines d’entre elles. Car entre suicides, morts accidentelles et meurtres, parfois il est difficile d’établir une vérité qui satisfasse indubitablement. Les témoins, lorsqu’il y en a, ne délivrent qu’une vision partielle et partiale des incidents, et se contredisent.

Tout le monde se souvient, ou au moins en a entendu parler, des morts énigmatiques teintées de suicide de Marylin Monroe l’éternelle, de Natalie Wood, inoubliable interprète de La fureur de vivre avec James Dean et de West Side Story, de Paul Bern, de Georges Reeves, des meurtres perpétrés sur Sharon Tate qui fut l’épouse de Roman Polanski, d’Elizabeth Short surnommée le Dahlia noir et tirée de l’oubli par James Ellroy, du décès mystérieux de Virginia Rappe, jeune starlette qui était invitée à une soirée organisée par Fatty Arbuckle. Sans oublier les affaires qui ont impliqué O.J. Simpson gloire du football américain, de Phil Spector l’un des plus grands producteurs américains du rock possédant à son tableau des stars internationales telles que Ike et Tina Turner, les Beatles, John Lennon, Georges Harrison, Leonard Cohen ou encore Les Ramones.

Revenons sur la première des enquêtes évoquées, celle qui voit Fatty Arbuckle en tant qu’acteur principal. Philippe Margotin, comme pour les autres décès troublants qu’il narre avec simplicité en apportant un éclairage plus lumineux que bien des romans qui leur furent consacrés, remonte à la source. La naissance et la vie familiale et professionnelle des principaux protagonistes, une analyse sobre et convaincante, des faits établis qui ne souffrent d’aucune contestation, jusqu’au dénouement final, et, alors que le lecteur est convaincu des affirmations du narrateur, l’auteur laisse libre cours à d’autres suppositions, entretenant le doute quant au bien fondé des affirmations précédentes. Philippe Margotin décrit la jeunesse de Roscoe « Fatty » Arbuckle, les malveillances des autres gamins se moquant de lui à cause de sa surcharge pondérale, son désir de prendre le contre-pied en devenant amuseur public, comédien et acteur dans de nombreux films, devenant l’égal dans le cœur du public de Charlie Chaplin, découvrant et propulsant Buster Keaton sur le devant de la scène, jusqu’à cette nuit malheureuse où décède Virginia Rappe dans une des chambres de la suite réservée pour ses soirées arrosées. Fatty, plus ou moins blanchi d’un meurtre qui n’est pas si évident à établir, ne s’en relèvera pas. A ce propos, on en apprend plus en quelques pages sur cette affaire que dans le roman d’Ace Atkins, le jardin du Diable, par exemple. Et la relation qui est faite de cet événement, qui sera suivi de beaucoup d’autres, s’avère plus simple et plus probante de la part de Philippe Margotin. Mais il est vrai que Le Jardin du Diable se veut fiction et peut donc jouer avec la réalité sans que cela soit rédhibitoire.

De même sa mise en scène et les explications concernant les faits que l’auteur avance dans les morts de Marylin Monroe, de Natalie Wood, de Georges Reeves, qui incarna pour la télévision le rôle de Superman et le fit sortir des second rôles cinématographiques auxquels il était habitué, Paul Bern, scénariste et réalisateur de films et surtout époux un certain temps de Jean Harlow. Un certain temps en effet puisque son corps a été découvert deux mois et trois jours après leur mariage. Le suicide ne fait aucun doute, en apparence, car quelques détails troublants laissent à penser que l’arme utilisée par Bern pour se suicider serait en réalité l’arme d’un crime. La version du suicide est retenue, car, comme l’écrit Philippe Margotin « cette version a le mérite d’être possible ».

Entre faits avérés, faits supposés, suspicions et réalités maquillées, c’est tout un monde qui renait sous la plume de Philippe Margotin, et ce n’est pas du cinéma. Même si la mort joue parfois à la roulette, comme celle de Bugsy Siegel, célèbre maffieux ami de Lucky Luciano et surtout créateur du Las Vegas actuel.

Alors si vous ne pouvez pas vous rendre au Festival du Cinéma Américain de Deauville, vous pouvez toujours pallier cette carence par ce très bon documentaire.

Philippe MARGOTIN : Hollywood, Scènes de crimes. Editions Pascal Galodé. Parution mars 2011. 172 pages. 19,90€.

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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 08:15
Bill PRONZINI : Fantômes en flammes

Pour faire un écran de fumée ?

Bill PRONZINI : Fantômes en flammes

Au début des années 1850, au moment de la ruée vers l'or, de nombreuses ville-champignon ont poussé en Californie, créées par les prospecteurs.

Ces villes possédaient des noms évocateurs : Whiskyville, Faux-Tonnerre ou Lève-toi et marche.

Musket Creek, près des monts Shasta, se vit baptisée d'un nom évocateur et trivial, à l'origine indéterminée. Il s'agit de Ravin du cul-défoncé.

Ville fantôme maintenant qui abrite une quinzaine de personnes dégoutées de la ville. Des anachorètes. Parmi ces habitants amoureux du calme, un peintre, un professeur, un banquier...

Mais ils n'acceptent pas qu'une société de promoteurs, la Northern Development, jette un œil sur ce village fantôme dans le but de l'aménager, car dans ce cas fini la tranquillité et bonjour les touristes.

Et lorsque le président de cette société décède dans l'incendie de sa propre maison, cela semble douteux à l'agent de la Great Western Insurance.

Surtout lorsqu'il faut débourser de l'argent, mais ça c'est commun à toutes les assurances !

En fait c'est le Nameless, vous savez le détective sans nom, l'anonyme, qui est contacté pour effectuer l'enquête sur ce décès qui arrange beaucoup de monde.

Pauvre Nameless qui comptait bien partir en vacances avec Kerry, sa fiancée, du côté de Santa Barbara. Mais Kerry décide qu'ils iront passer tous deux leurs vacances sur le lieu de l'enquête, joignant ainsi l'utile à l'agréable.

Agréable oui, mais jusqu'à un certain point et le Nameless ne trouve particulièrement plaisant de côtoyer les flammes d'un nouvel incendie.

 

Si cette enquête n'est pas franchement agréable pour notre ami le Nameless, elle l'est pour le lecteur qui ne s'ennuie pas une seule seconde et s'enflamme même toujours autant à la découverte de ses aventures souvent tumultueuses, comme on s'en rendra compte dans un prochain épisode intitulé Le Carcan.

 

Bill PRONZINI : Fantômes en flammes (Nightshades - 1984. Traduction de Noël Chassériau). Série Noire N°2031. Parution janvier 1986. 256 pages.

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 13:29

Le genre de bonnes relations toujours utiles...

Pierre SINIAC : Des amis dans la police.

Lors de la parution d'un nouveau roman de Pierre Siniac, le lecteur impatient était sujet à une interrogation simple mais anxieuse : qu'allait bien pouvoir nous inventer cet auteur imprévisible ?

Une histoire à la limite ou franchement fantastique comme Charenton non stop ou L'affreux joujou ? Une histoire en spirale comme Femmes blafardes ? Une histoire d'aventures comme Les Morfalous ? Un recueil de nouvelles comme Reflets changeant sur mare de sang ou L'unijambiste de la côte 284 ? Un roman consacré à ses affreux personnages que sont Luj Inferman et La Cloducque, des San-Antonio et Bérurier en négatif ? Une histoire totalement farfelue comme De l'horrifique chez les tarés ?

Que nenni ! une histoire toute simple mais avec un dénouement étonnant et renversant, tel est Des amis dans la police.

Siniac ne peut rester simple et même dans un court roman, ou une grande nouvelle, il faut qu'il étonne et piège le lecteur.

 

Je sais que vous avez tué une femme. Ce crime parfait est resté impuni, mais ça pourrait changer. Ne prenez surtout pas cet aveu charitable pour une plaisanterie.

Un petit mot doux comme celui-ci a de quoi vous occasionner une crise cardiaque. Surtout si ce message, vous le trouvez coincé entre deux pages d'un livre d'occasion que vous venez d'acheter chez votre bouquiniste préféré.

L'Albinos, surnommé ainsi pour des raisons qui crèvent la vue, et ex-inspecteur de police, en fait la funeste expérience. Sa compagne et Jo, son seul ami et inspecteur de police lui aussi, vont remonter la filière, essayant de savoir :

Primo, qui a bien pu glisser ce carton révélateur et mortel dans le livre acheté par Germain dit l'Albinos.

Secundo, qui est si bien au courant de la vie privée du dit Albinos et de certaines affaires remontant à quelques années.

 

Non seulement ce livre de Pierre Siniac est un petit régal d'ingéniosité mais de plus il fourmille de références ayant trait à la littérature policière.

Un excellent Siniac !

Pierre SINIAC : Des amis dans la police. Le Masque Jaune N° 1949. Parution mars 1989. 124 pages.

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 07:19
Frédéric FOSSAERT : Prouvez-le !

Plus facile à dire qu'à faire !

Frédéric FOSSAERT : Prouvez-le !

Lorsqu'un quidam est un cadre insignifiant dans une maison de contentieux et qu'un héritage assez conséquent lui tend la main, comment va-t-il réagir ?

Prendre l'héritage et donner sa démission ?

Normal, non ? Cet argent, ce serait trop bête de ne pas le faire fructifier, toujours normal, non ?

Pour cela il achète un immeuble, qu'il entreprend de faire rénover, et si un locataire un peu trop résistant n'accepte pas de partir contre rétribution, quel mal y a-t-il à exécuter un petit meurtre bien propre ?

Opération réussie, il n'a plus qu'à chercher d'autres moyens pour augmenter son capital. Et lorsqu'on est rentier discret et bourgeois, l'on s'attire bien des sympathies.

 

Frédéric Fossaert nous distille une bonne bouffée d'humour, noir bien entendu, mais bouffée dont nous avons besoin pour effacer tous ces remugles, ces miasmes, ces noirceurs, qui doivent être dénoncés et le sont, heureusement, par des auteurs de romans noirs dont, si le style dépend du roman policier, l'objectivité ne doit pas être mise en doute. Seulement le regard d'ensemble ne suffit plus, il faut cerner, agrandir quelques petits faits divers, comme celui des Minguettes.

Souvenez-vous !

Livre réjouissant, débridé, à l'écriture et au style mieux soutenu dans la deuxième partie du roman avec un dénouement somme toute logique.

 

Frédéric FOSSAERT : Prouvez-le ! Série Noire N°2022. Parution octobre 1985. 192 pages. 4,90€.

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 12:08

Alimentaire, mon cher Watson.

Colin THIBERT : Le festin d’Alice.

Au début des années 1960, Pierre Perret chantait “ Au Tord-boyau ”, une chanson qui décrivait une gargote et son patron tous deux cradingues, avec humour et drôlerie argotique.

Au Tord-Boyaux, Le patron s'appelle Bruno, Il a d'la graisse plein les tifs, De gros points noirs sur le pif… Or ce tord-boyau devient la cantine obligée de toutes les personnes branchées : “ Cet endroit est tellement sympathique, Qu'y a déjà l'tout Paris qui rapplique, Un p'tit peu déçu d'pas être invité, Ni filmé par les actualités ”.

Des voisins s’étant plaints de l’odeur nauséabonde qui stagnait dans l’escalier, des policiers investissent un “ appartement ravioli ” avec à leur tête le commissaire Argouge accompagné par Alice Delain, une inspectrice de DGCCRF, autrement dit la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes et de Jean-Luc, un interprète.

Un appartement ravioli, dans le jargon des flics, c’est un appartement aménagé en cuisine dans lequel un traiteur asiatique élabore des plats exotiques dans des conditions d’hygiène et de travail déplorables, une officine non déclarée bien évidemment. Le quatre étoiles de la crasse, graisse suintante et cafards grouillants à l’appui. A la tête de ce boui-boui règne une vieille Chinoise ce qui explique la présence de l’interprète qui possède plusieurs dialectes à ses cordes vocales. Les congélateurs regorgent d’aliments bizarres et pas très frais.

La gérante veut interdire l’accès de sa chambre aux policiers et lorsque ceux-ci trouvent anormal qu’un congélateur tout neuf trône dans la pièce, celle-ci est atteinte d’un malaise qui les oblige à une évacuation vers l’hôpital le plus proche. Alice Delain prélève quelques bricoles dans ce congélateur, des aliments sous sachets qui semblent plus appétissants que les autres préparations, ainsi qu’un carnet noir.

Dans son laboratoire, un nem plus gros que les autres attire son attention et bingo, c’est le gros lot. Ce nem recouvre une cinquantaine de Napoléons, tandis qu’un autre sachet recèle quelques milliers de dollars. Une aubaine pour Alice dont les moyens financiers sont assez restreints. Jean-Luc, lui, alors qu’il s’introduit en catimini dans l’appartement se trouve nez à nez avec une jeune femme boutonneuse, employée temporaire de la vieille Chinoise mais qui semble lui vouer une haine féroce. Michaud, l’adjoint d’Alice, désirant aider celle-ci absente, décortique quelques sachets, et l’analyse des ingrédients démontre que des éclats d’os humains sont présents dans ces petits pâtés. Nouvelle aubaine pour Alice et Jean-Luc, attiré par les charmes indéniables de la jeune femme, qui montent leur petite entreprise de chantage.

Mais cela n’est pas du goût de L’Hiver, alias monsieur Zheng, un malfrat particulièrement sadique, à la tête d’une mafia sino-parisienne doublé d’un responsable de la restauration chinoise spécialisé dans les plats surgelés, le côté officiel du négoce, et de revente annexes non avouables. Les meurtres vont s’enchaîner au détriment parfois de pauvres innocents.

 

Le lecteur ne restera pas sur sa faim une fois ce roman terminé. Un ouvrage particulièrement roboratif, dont l’humour noir suinte à chaque page, mais qui ne se veut pas une enquête dans les milieux gastronomiques.

Juste une mise en scène quoique les exemples de restaurants, dont les cuisines dans un état de saleté repoussante feraient fuir les clients si d’aventure le chef cuistot les invitaient à une visite guidée, ne manquent pas. L’envers du décor n’est pas toujours reluisant.

C’est aussi une façon de dénoncer ces services de préparation de repas à domicile parallèles qui sortent du marché pour des raisons complexes, et de l’emploi de travailleurs sans papiers. Mais ça on le sait depuis que des boutiques de restauration rapide ont été épinglées justement pour utiliser des travailleurs sans-papiers, sans le savoir paraît-il.

Un roman très cinématographique écrit par un spécialiste de l’audiovisuel, puisque Colin Thibert est aussi bien écrivain que scénariste. Il manie les effets visuels avec une grosse dose de burlesque, les dialogues sont incisifs, sarcastiques, et le tout enveloppé d’une couche de causticité.

Colin THIBERT : Le festin d’Alice. Fayard Noir. Parution septembre 2009. 362 pages. 20,30€.

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 07:49
Gérard DELTEIL : La confiance règne.

Sauf dans la Finance...

Gérard DELTEIL : La confiance règne.

Christian Baraudy n'est peut-être pas allé longtemps à l'école mais il possède incontestablement la bosse du commerce.

Et ce n'est pas un passage de vingt jours en prison à cause d'un serviteur trop zélé de la brigade financière et d'un juge qui se prend trop au sérieux, qui va lui couper les pattes, les moyens et son esprit d'entreprise. Des idées il en a revendre.

Aussitôt sorti de prison, il remonte illico presto une affaire d'articles de sport, magasins en franchise à la clé, sous-traitance assurée. Heureusement il avait prévu ses arrières et possède un minimum de fonds grâce à la fidèle Mathilde, sa collaboratrice. Savoir s'exprimer, présenter les choses d'une manière claire, explicite, faire miroiter moult avantages principalement financiers aux partenaires indécis, se servir d'une façon éhontée du crédit et du leasing, trouver des gogos qui ne savent pas comment employer leur argent péniblement économisé, et en quelques semaines se trouver à la tête d'une affaire apparemment saine, voilà de quoi Christian Baraudy est capable.

Bien sûr parfois il y a quelques petits pépins, des retours de flammes. Et parmi les gérants de ses magasins d'articles de sport, certains ne se débrouillent pas toujours de façon satisfaisante. Il faut trancher dans le vif. Baraudy se sépare de ses soi-disant partenaires, mais ceux-ci ne récupèrent pas leur apport, ce qui provoque tirage, dissensions, plaintes et empoignades. Des fois, cela va même plus loin. Ils deviennent vraiment embêtants, comme un caillou dans la chaussure. Baraudy sourit, crispé, car le flic obsédé de la financière est toujours sur ses talons, de même qu'un journaliste miteux.

 

Une fois de plus Gérard Delteil a écrit un roman sobre et efficace. Un roman qui va faire grincer plus d'un rapace du commerce, en tout genre, principalement les directeurs d'entreprises faussement prospères, qui ouvrent des magasins à la chaîne, fermés aussi vite qu'ouverts. Des commerces qui se cassent la figure du jour au lendemain sans que le commun des mortels sache pourquoi.

Mais Gérard Delteil sait de quoi il parle, lui qui fut journaliste et a enquêté souvent pour des magazines comme Que choisir.

Réédition Folio Policier N°263. Parution juillet 2002. 208 pages. 6,40€.

Réédition Folio Policier N°263. Parution juillet 2002. 208 pages. 6,40€.

Gérard DELTEIL : La confiance règne. Série Noire N°2255. Parution février 1991. 192 pages.

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  • : Bienvenue dans la petite encyclopédie de la littérature populaire. Chroniques de livres, portraits et entretiens, descriptions de personnages et de collections, de quoi ravir tout amateur curieux de cette forme littéraire parfois délaissée, à tort. Ce tableau a été réalisé par mon ami Roland Sadaune, artiste peintre, romancier, nouvelliste et cinéphile averti. Un grand merci à lui !
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