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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 14:15

Vienne le temps des poésies

Qui te videront de ton lit

Quand nos couteaux feront leur nid

Au cœur de ta dernière nuit

Franco la muerte.

Léo Ferré.

COLLECTIF : Franco la muerte.

Un recueil Franco de porc et de déballage...

Cela fera bientôt quarante ans que l'Espagne ne vit plus sous la férule franquiste !

Afin de le faire se retourner dans sa tombe, vingt auteurs se sont mobilisés sous la houlette de Gérard Streiff, afin de commémorer non pas Franco mais sa mort qui signifiait la délivrance de l'Espagne. Un événement fêté comme il se doit par vingt plumes qui nous ramènent quelques décennies en arrière, lorsque l'ombre du franquisme obscurcissait le ciel ibérique.

 

Patrick Amand nous offre avec Moi et Franco une histoire personnelle, un récit qu'un ancien Espagnol lui aurait confié alors que Patrick Amand racontait à une tablée que Gérard Streiff, le coordinateur de l'ouvrage, lui avait commandé un texte. L'homme avoue que son père avait rêvé tuer Franco au lieu que celui-ci décède tranquillement sur son lit.

Et c'est bien cette envie de se débarrasser de Franco, les tentatives avortées, qui ont inspiré quelques-uns des auteurs ayant participé à ce recueil. D'autres attentats sont narrés dont deux mettant en scène le personnage du général Luis Carrero Blanco, premier ministre espagnol, décédé le 20 décembre 1973 dans une opération menée par l'ETA. Version officielle. La mise en scène de cet épisode est particulièrement bien décrite par Gildas Girodeau tandis que Patrick Fort s'empare de cette histoire pour nous fournir une vision plus personnelle avec une femme qui a toutes les raisons de déplorer la mort d'un individu honni par une grande partie de la population.

Si de nombreux Espagnols ont franchi la frontière au début de la guerre civile de 1936 puis après, lors de la Retirada par exemple, ou profitant de différentes situations pour quitter le sol natal, Franco pouyvait compter sur de nombreux soutiens, surtout parmi le clergé et les catholiques intégristes, mais également les racistes, les anticommunistes.

L'abbaye de Santa Cruz del Valle de los Caídos, un monument commandé par Franco pour rendre hommage aux héros et martyrs de la Croisade, c'est à dire les Nationalistes regroupés sous sa bannière, puis transformée en mausolée à l'intention de tous les combattants Nationalistes et Républicain à condition qu'ils soient de confession catholique (!) est tous les ans le lieu de pèlerinage des fervents du régime franquiste. De ceux qui perpétuent la mémoire du général, et de ses exactions, tout comme les nouveaux nazis sont fanatiques des emblèmes hitlériens. Mais se déplacent également les curieux, les touristes, et certains vieux Espagnols qui veulent vérifier que le Caudillo est bien décédé. Max Obione, dans Los Caídos, nous en présente un, dans une histoire dont le dénouement est à pisser de rire.

COLLECTIF : Franco la muerte.

Si la plupart de ces nouvelles sont situées durant la dictature franquiste, quelques-unes sont plus contemporaines, ainsi que nous le démontre Jeanne Desaubry. Une nouvelle dans laquelle l'héroïne est une jeune provinciale, guère délurée, montée à Paris afin de suivre les cours à la Sorbonne. Elle désire voir le film de Carlos Saura, Cria Cuervos, dont la musique du film, Porque te vas a été immortalisée par Jeanette en 1976. Valérie l'étudiante en subira des dommages collatéraux.

Roger Martin s'attaque au GAL, Groupe Antiterroriste de Libération, des commandos para-policiers et paramilitaires dont le but était de contrer les offensives de l'ETA en employant des méthodes illégales et dont le nom était significatif comme les Guérilleros du Christ-Roi. Roger Martin s'est spécialisé dans la dénonciation du fascisme en général et avait déjà mis en scène le GAL dans un épisode du Poulpe, Le GAL... l'égout.

On ne pourra manquer rapprocher le titre de la nouvelle de Jean-Hugues Oppel, Je ne suis pas Franco, à des déclarations formulées en début d'année, un mantra que répète inlassablement un prisonnier face à ses bourreaux. Tandis qu'Alain Bellet préfère tourner en dérision la mort de Franco le catholique, Antoine Blocier revient sur un des épisodes du franquisme, la construction de barrages inutiles destinés à déplacer la population.

 

Résumer chaque nouvelle est un peu fastidieux, je le concède, aussi je vous propose un regard d'ensemble grâce au sommaire ci-dessous puis si vous désirez en savoir plus, je vous conseille un petit tour chez mon ami Pierre de BlackNovel1 qui les présente une par une avec talent.

 

Avant-propos de Gérard Streiff.

Patrick Amand : Moi et Franco.

Alain Bellet : Le banquet du bas monde.

Antoine Blocier : Mon village fantôme.

Frédéric Bertin-Denis : Mauricio Lopez est communiste.

Didier Daeninckx : Le raid du F-BEQB.

Jeanne Desaubry : Porque te vas.

Pierre Domenges : Le cimetière des deux mères.

Maurice Gouiran : L'ombre de la Santa Cruz.

Gildas Girodeau : El Ogro (L'Ogre).

Patrick Fort : A quelques minutes près...

Hervé Le Corre : Franco : la muerte.

Sophie Loubière : Gratia plena.

Roger Martin : GAL-OAS.

Jacques Mondoloni : Les couacs Franco.

Ricardo Montserrat : Decimas.

Chantal Montellier : Garrots-gorille.

Max Obione : Los Caídos.

Jean-Hugues Oppel : Je ne suis pas franco.

Gérard Streiff : La faute du toubib.

Maria Torres-Celada : Les vivants et les morts.

 

 

COLLECTIF : Franco la muerte. Editions Arcanes 17. Parution le 27 aout 2015. 280 pages. 21,00€.

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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 08:58
Mickey FRIEDMAN : Le miroir du Sphinx

Miroir, mon beau miroir...

Mickey FRIEDMAN : Le miroir du Sphinx

Spécialiste dans les potins mondains, style les Potins de la Commère, Georgia Lee Maxwell quitte le journal où elle assure une chronique, la Floride où elle vit entourée de trois soupirants, et ce à cause d'un coup de tête et d'un antagonisme flagrant avec l'une des pimbêches de la haute société.

Afin de changer d'air elle décide de s'installer à Paris, et de devenir correspondante d'un journal féminin. Son premier contact avec la capitale n'est guère folichon, mais volontaire elle veut s'incruster et parvenir à ses fins, c'est à dire être reconnue comme une correspondante hors pair.

Plutôt spécialisée dans des sujets aussi intéressants que les essais comparatifs entre les différentes friandises d'un chocolatier ou dans les soirées mondaines que dans les faits-divers, et à la recherche d'un papier rémunérateur, elle s'accroche aux basques d'un restaurateur de meubles anciens afin de visiter en sa compagnie le Musée Bellefroide.

Mal lui en prend car sitôt dans la place elle assiste à un cambriolage et à la mort sans sommations d'un gardien. Motif de ce vol avec mort d'homme : un miroir assez spécial qui aurait appartenu à Michel de Notre-Dame, plus connu sous le nom de Nostradamus, et dont il se serait servi pour établir ses prédictions, les fameuses Centuries.

Ayant un doigt dans l'engrenage, notre brave journaliste va se dépêtrer dans une enquête particulièrement complexe. Ce miroir dérobé intéresse beaucoup trop de monde.

 

Mickey Friedman à qui l'on doit La grande Roue de Brahma, un excellent roman policier exotique, pêche un peu par une abondance de détails parfois superflus.

Pourtant son livre, que je qualifierai d'essentiellement féminin si je n'avais pas peur de me faire agresser par des représentantes du MLF, se lit d'une traite. Allez comprendre cette contradiction ! J'ai essayé moi-même et n'ai pas réussi.

 

Mickey FRIEDMAN : Le miroir du Sphinx (Magic Mirror - 1988. Traduction de Paul Kinnet). Série Noire N°2170. Parution février 1989. 320 pages. 7,10€.

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 13:42

On ira tous au Paradis...

François DARNAUDET : Boris au pays Vermeil.

Descendu du car afin d'acheter une boisson à son fils Boris, Francis Darnet voit avec stupéfaction filer devant lui le véhicule, alors qu'il avait demandé au chauffeur de l'attendre trente secondes, le temps de son achat et que trois voyageurs prennent leur billet.

Forcément Darnet est inquiet, son fils n'a que deux ans, et de plus que va dire sa compagne Cathy avec laquelle il partage la garde du gamin.

Darnet est peintre-portraitiste à Montmartre et il tire le diable par la queue, comme pratiquement tous les rapins. Il a connu Cathy à Collioure, alors qu'il avait été invité par Alain un ami peintre comme lui, ils se sont plus et aimés, ont rejoint la capitale, ont eu Boris, mais au bout de deux ou trois ans, Cathy en a eu marre et elle est repartie chez elle à Banyuls comme enseignante de philo dans un établissement privé.

Mais voilà à Argelès, le car est parti sans lui en emportant Boris. Affolé il court derrière le car et un individu le prend en stop. Darnet demande à rejoindre le plus vite possible la prochaine étape, mais lorsqu'ils arrivent point de car. Celui-ci a pris un chemin de traverse. Outre Boris, une dizaine de voyageurs sont dans ce véhicule dont un adolescent prolongé au cerveau enfantin et qui fier de ses dessins les montrait à tout le monde.

Darnet repart à pieds par le chemin qu'a dû emprunter le car et arrivé à proximité il entend des détonations et une Audi partir à toute vitesse. Plus qu'inquiet, il monte dans le car et ne peut que constater le carnage. Une dizaine de corps gisent dans leur sang. Il retrouve Boris sain et sauf émergeant de dessous un siège où il a récupéré un gâteau que sa voisine, une vieille dame charmante qui ne lui en donnera plus, lui avait offert. Aussitôt il prévient anonymement la gendarmerie et s'empresse de redescendre vers le village chez son ami Alain auquel il confie ses soucis Lequel Alain en informe un ami journaliste.

Le lendemain les journaux locaux font étalage du carnage mais la situation de Francis Darnet est précaire. En effet les forces de l'ordre recherchent un individu qui avait acquis un billet Perpignan Collioure et ne figure pas parmi les voyageurs occis.

Darnet est abordé par l'individu qui la veille l'avait pris en stop. L'homme est attablé devant une bière et lit un ouvrage intitulé Les quatrains d'Omar Khayyâm. Il se nomme Gérard Touzot et se présente en tant que journaliste au Muséart, devant rédiger un papier sur les jeunes peintres de Collioure.

Charles Cortal, le journaliste du Punt, hebdomadaire local satyrique dans l'esprit du Canard enchaîné, est surchargé de travail. Il doit couvrir l'affaire Sainte-Croix, l'arrestation du notaire Marioton, des affaires qui sentent bon les scandales politiques, financiers et immobiliers. Des trucs qui en général sont liés comme les doigts de la main. Dans cette ambiance délétère Darnet se rend bientôt compte qu'il va être la cible de dangereux personnages, des gardes du corps du maire d'un bled qui veut transformer le Côte Vermeille en jeu de construction.

 

Ce Poulpe détone un peu par rapport aux précédents de la série car ce n'est pas Gabriel Lecouvreur qui tient la vedette mais Francis Darnet, clone de l'auteur.

Cette histoire est narrée à la première personne, par Francis Darnet lui-même et Gabriel, s'il tient un rôle non négligeable, est relégué au second plan. Tout tourne autour de Darnet et de Boris, son gamin, et François Darnaudet s'amuse comme dans ses précédents romans à mettre en scène des personnages réels, sous leur propre identité ou sous un alias légèrement déformé. Ainsi le peintre catalan Bernadi fait ce que l'on peut appeler de la figuration intelligente, tandis que Gérart Touzot ne peut qu'être Gérard Touzeau, historien, auteur de l'ouvrage Benoit XIII, le trésor du pape catalan.

La peinture, l'un des dadas de François Darnaudet, tient une grande place dans cette histoire. Outre les peintres qui y gravitent, Claire la galeriste est l'un des personnages attachant de cette fiction par son côté déluré et femme libérée. Elle démontre la condition précaire de ces artistes, en déclarant cyniquement :

 

Je faisais de la sculpture aux Beaux-arts de Paris. J'ai très vite compris qu'en m'installant ici qu'il valait mieux être galeriste qu'artiste... Je choisis les peintres ! Je n'ai pas à me prostituer pour me vendre.

Une profession de foi qui évidemment n'est pas forcément partagée par tout le monde.

Au delà de l'intrigue, qui se déroule entre Argelès et Cerbère, une région que François Darnaudet connait bien pour y habiter, ce qui marque c'est la fusion qui existe entre le père et le gamin. Francis Darnet passe tout à son fils et lui promet une voiture en chaque circonstance, au grand dam de Cathy, appelée Kaky par Boris, qui aimerait que son ex-compagnon ne soit pas aussi laxiste concernant l'éducation de leur fils.

Et cette fusion ne demande pas d'explications complémentaires, de longs développements, ce passage suffit à tout exprimer et tout expliquer :

Le contact de mon fils me rassérénait une fois de plus. Un type sous morphine ou LSD n'aurait pas été mieux que moi. Les gosses sont un formidable sujet d'angoisses et, en même temps, le seul véritable moteur d'une existence. Vivre avec son enfant, c'était comme prendre un ticket pour un grand huit géant : une série ininterrompue de hauts et de bas à toute vitesse, sensations fortes garanties. Et les années filaient dix fois plus vite que pour un célibataire.

François DARNAUDET : Boris au pays Vermeil. Le Poulpe N°231. Editions Baleine. Parution janvier 2002. 168 pages. 8,00€.

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 10:14
Patrick MOSCONI : Nuit Apache.

Un fidèle destrier nommé Scooter...

Patrick MOSCONI : Nuit Apache.

Un cri dans la nuit, un bruit de lutte, des silhouettes qui s'affrontent, ou qui sait, qui s'enlacent.

De sa fenêtre Henri Davezac, ex-enseignant reconverti dans l'écriture, tente de percer le mystère des ombres nocturnes, indécis et curieux.

Sur le trottoir, un corps allongé qu'Henri voudrait pouvoir aider. Mais il essuie un refus de la part de cette femme aux yeux clairs qui rampe vers une cabine téléphonique. Blessée, elle veut se débrouiller seule. Henri Davezac rentre chez lui, désemparé, gardant au fond du cœur cette image qui s'inscrit comme une marque au fer rouge.

Il lui faut percer le mystère de cette jeune femme, connaître le pourquoi de cette agression, l'aider si possible. Un fantôme qui devient réalité lorsqu'il découvre dans un journal le portrait de l'inconnue.

Henri se lance sur le sentier de la guerre, tel un Apache chevauchant son fougueux et ardent destrier, en l'occurrence un scooter. Sur le sentier de la guerre !

Henri ne pensait pas être si près de la réalité puisque la jeune femme s'appelle Salina Kader et que le nom de son père évoque de sulfureux souvenirs de la guerre d'Algérie et du FLN. Les années ont passé mais le souvenir demeure toujours aussi vivace dans l'esprit de certaines personnes. Et il y a de quoi devenir fou.

Les jeux de l'amour et de la folie pour Henri qui s'incruste dans la vie de Salina, malgré le refus, le rejet de celle-ci.

 

Patrick Mosconi trimbale la désespérance de son héros - héros est un bien grand mot - à la recherche d'une identité et d'un but dans la vie.

Un homme qui vit en solitaire, effaçant ses souvenirs à l'aide de tequila et de mezcal. L'intrusion de la jeune femme pourrait se transformer en détonateur, proposer comme une régénération, une seconde naissance à un homme qui a tendance à se conduire en zombi.

Sous une écriture bourrue, Patrick Mosconi recèle des trésors de sensibilité. Malheureusement pour nous lecteurs, il se fait rare.

 

Réédition FOLIO N° 2837. Parution mai 1996. 240 pages. 6,40€.

Réédition FOLIO N° 2837. Parution mai 1996. 240 pages. 6,40€.

Patrick MOSCONI : Nuit Apache. Série Noire n°2241. Parution août 1990. 192 pages. Réédition FOLIO N° 2837. Parution mai 1996. 240 pages. 6,40€.

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 06:22
Charles WILLIAMS : Je t'attends au tournant

Et ne dérape pas dans le virage !

Charles WILLIAMS : Je t'attends au tournant

Les éditeurs usent parfois de pratiques douteuses qui m'énervent. L'impression qu'ils prennent le lecteur pour un gogo. Prenons pour exemple le roman de Charles Williams Je t'attends au tournant.

Ce roman publié en 1955 sous le numéro 246 a bénéficié de rééditions dans les collections annexes de la Série Noire que furent Poche Noire et Carré Noir. Jusque là, rien de répréhensible. Mais, car il y a un mais, ce roman a bénéficié de ce qui aurait dû n'être qu'une réimpression lors de la sortie de l'adaptation cinématographique de Dennis Hopper en 1990 avec dans les rôles principaux Don Johnson, Virginia Madsen et Jennifer Connely. Pour les amateurs il s'agissait de Hot Spot.

Donc ce roman a été réédité en 1991 sous le numéro 2262, ce qui a pu induire des lecteurs en erreur, pensant qu'il s'agissait d'un inédit mais qui bénéficiait uniquement de la sortie en salle du film.

 

Intéressons-nous à l'histoire :

Harry Madox, un homme au passé mystérieux, arrive dans la petite ville de Taylor. Il se fait embaucher comme vendeur de voitures par George Harshaw, un homme qui vieillit dans le calme et la tranquillité.

Madox se sent immédiatement attiré par le charme de la belle Gloria Harper qui dirige un service de prêt non loin du garage où il travaille.

Il fait également une étonnante constatation : la chaleur provoque de nombreux incendies et tous les employés de la banque locale sont des pompiers volontaires.

Dolly, la femme du patron, jette son dévolu sur Madox et lorsque celui-ci dévalise la banque à la faveur d'un incendie, elle lui fournit un alibi.

Mais voilà, Madox tombe amoureux de la belle Gloria, ce qui ne plait pas du tout à Dolly. Et celle-ci n'aura de cesse, et par tous les moyens, de conquérir notre Madox bien empoisonné.

 

Charles Williams, qui s'est suicidé à bord de son bateau en avril 1975, est l'auteur des célèbres Fantasia chez les ploucs, Aux urnes les ploucs, et de bien d'autres ouvrages à redécouvrir comme La fille des collines, La mare aux diams ou encore De sang sur mer d'huile.

Réédition sous le numéro 2262 le 24 janvier 1991. 224 pages. 6,05€.

Réédition sous le numéro 2262 le 24 janvier 1991. 224 pages. 6,05€.

Réédition Poche Noire N°74. Parution janvier 1969. 192 pages.

Réédition Poche Noire N°74. Parution janvier 1969. 192 pages.

Réédition Carré Noir N°303. Parution mars 1979. 224 pages. 3,80€.

Réédition Carré Noir N°303. Parution mars 1979. 224 pages. 3,80€.

Charles WILLIAMS : Je t'attends au tournant (Hell Hath no Fury - 1953. Traduction de Bruno Martin). Série Noire n°246. Première parution 1955.

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 07:44
Stuart KAMINSKY : Le Nazi récalcitrant.

Pour tout Lorre du monde...

Stuart KAMINSKY : Le Nazi récalcitrant.

En cette nuit du 12 juin 1942, que fait donc Toby Peters, détective privé, surtout d'argent, dans la vitrine de la Victoire du magasin I. Magnin à Hollywood ?

Il se demande bien comment il va pouvoir se sortir d'une situation fort compromise. Il ne possède aucune échappatoire et deux terribles bergers allemands n'attendent qu'un faiblesse de sa part pour faire une dégustation gratuite de détective légèrement décati.

Cette situation inconfortable, il la doit en partie à Sheldon Minck, son copain dentiste qui lui sous-loue un placard à balais en guise de bureau. Ou plutôt à cause de la femme de celui-ci, Mildred, qui s'est fait la malle en compagnie de Peter Lorre, le célèbre acteur d'origine germanique.

En réalité il s'agit d'un faux Peter Lorre, un sosie qui joue dans un film de série Z. Mais ne voilà-t-il pas que ce faux Lorre se fait trucider en plein tournage. Toby Peters apprend même que d'autres imitateurs de Lorre subissent également des attentats, plus ou moins graves.

Ces faux Lorre ne sont-ils que des leurres face au vrai Lorre ?

Quoiqu'il en soit, le vrai Lorre embauche Peters pour le protéger et, si possible, découvrir le malfaisant. Peters, éternel fauché ne peut refuser quelques dollars de la part de Lorre même si ce n'est pas de l'or.

Mildred revenue au foyer conjugal, c'est Minck qui disparait, pris en otage, victime d'un chantage. Ou Peters arrête les frais ou Minck y passe. Cruel dilemme, n'est-ce pas ?

 

Le Nazi récalcitrant met en scène des personnages particulièrement savoureux, et c'est avec plaisir que l'on retrouve Toby Peters qui n'arrive pas à faire fortune, ni même à vivre décemment malgré les travaux qui lui sont proposés.

Dans cet épisode c'est à Peter Lorre qu'il rend service, mais auparavant il a réussi à sortir d'embarras les Marx Brothers, Errol Flynn, Judy Garland et quelques autres personnalités du monde cinématographique ainsi que Franklin Delanoë Roosevelt ou Einstein....

Quelque chose me dit d'ailleurs que dans le prochain épisode Peters sera embauché par le général Mac Arthur.

 

La malédiction du travailleur indépendant, soupira Higby; tu t'imposes des heures qui te feraient donner ta démission dans un boulot normal.

Stuart KAMINSKY : Le Nazi récalcitrant. (Think fast, Mr Peters - 1987. Traduction de Simone Hilling). Série Noire N°2174. Parution mars 1989. 288 pages.

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 15:44

Depuis le 1er janvier, chaque jour, une chronique d'un roman paru en Série Noire depuis les débuts de la collection.

Si vous désirez lire la notule concernant un de ces titres, cliquez sur le titre, l'auteur ou tout simplement la ligne qui vous intéresse.

Le numéro 1 de la Série Noire

Le numéro 1 de la Série Noire

SN 14 : TRACY Don. Tous des vendus !

SN 20 : MARSHALL Raymond. En trois coups de cuiller à pot.

SN 41 : CHASE James Hadley. Méfiez-vous, fillettes !

SN 53 : AMILA John. Y'a pas de bon dieu !

SN 104 : STARR Jimmy. Ma tête à couper.

SN 105 : PRATHER Richard E. Un strapontin au Paradis.

SN 111 : CURTIS James. Poids lourd.

SN 126 : HERRINGTON Lee. Minute, fossoyeur.

SN 154 : ADAMS Cleve F. L'arme à gauche.

SN 162 : STEWART Terry. Pas de vieux os.

SN 168 : CHABER M.-E. La saison du bourreau.

SN 189 : GAULT William C. Le suaire enchanté.

SN 207 : GOODIS David. Le casse.

SN 213 : LE BRETON Auguste. Le rouge est mis.

SN 229 : THOMEY Ted. La machine à sous.

SN 230 : JACKSON Giles. Charmante soirée.

SN 237 : DUQUESNE André. Freudaines.

SN 244 : KEENE Day. En ménageant ma petite santé.

SN 246 : WILLIAMS Charles. Je t'attends au tournant.

SN 265 : DOMINIQUE Antoine. L'archipel aux Gorilles.

SN 278 : DUQUESNE André. Une paire d'ailes au vestiaire.

SN 339 : SABER Robert O. Le tango des alambics.

SN 345 : KEENE Day. Le canard en fer-blanc.

SN 361 : WHITTINGTON Harry. T'as des visons ?

SN 379 : GOODIS David. Tirez sur le pianiste !

SN 386 : BREWER Gil. Mâtinés de Zoulous.

SN 397 : DOMINIQUE Antoine. Le Gorille et les Pelouseux.

SN 405 : ROHDE William L. Interdit aux nomades.

SN 413 : FINNEY Jack. En double.

SN 436 : KEENE Day. Deuil Immédiat

SN 469 : WHITTINGTON Harry. Faut ça craque.

SN 479 : CONROY Albert. Coups de gomme.

SN 480 : KERSH Gerald. Les forbans de la nuit.

SN 527 : CANNON Curt. Faites donner le Cannon.

SN 539 : KEENE Day. Vice sans fin.

SN 540 : QUARRY Nick. Suivez-moi, jeune homme.

SN 542 : MacPARTLAND John. Bonjour Maffia !

SN 602 : WILLIAMS Charles. Aux urnes, les ploucs !

SN 615 : BROWN Carter. La tournée du patron

SN 639 : GAULT William Campbell. Une riche nature.

SN 654 : CAILLOU Alan. Conspirons !

SN 660 : TRACY Don. La vape.

SN 670 : LATOUR Pierre. Accidenti !

SN 671 : KEENE Day. Change pas de disque !

SN 688 : ERLICH Jack. Un moment de faiblesse.

SN 691 : GOODIS David. Les pieds dans les nuages.

SN 718 : FLYNN J M. Ça sent le gaz !

SN 720 : GAYLORD Otis H. La chute d'un caïd.

SN 729 : KANE Henry. Ami à Miami.

SN 739 : SHECKLEY Robert. Chauds, les secrets !

SN 748 : WAUGH Hillary. Feu, l'épouse de Monsieur.

SN 768 : BROWN Fredric. Ça ne se refuse pas.

SN 787 : FITZGERALD Kevin. Un trône de baïonnettes.

SN 796 : WORMSER Richard. Bons baisers, à mardi !

SN 824 : JUDD Harrison. Les ailes de la peur.

SN 834 : CLIFTON Bud. Le spécialiste.

SN 839: AMILA Jean. La lune d'Omaha.

SN 885 : STARK Richard. Pour l'amour de l'or.

SN 912 : GAULT W. C.. Il court, il court...

SN 931 : DAVIS Mildred. La Chambre du haut.

SN 937 : BRALY Malcolm. La neige était noire.

SN 949 : FLEISCHMAN A.S. Gardez-vous à Gauche !

SN 963 : CUNNINGHAM E.V. Tu peux crever !

SN 975 : BROWN Carter. On demande une victime.

SN 1016 : DELAMARE Maxime. Quadrille aux Antilles.

SN 1020 : CAREY Michael. Un poulet à frire.

SN 1032 : BLACKER Irwin R. Du rif à l'échelon.

SN 1037 : BALLINGER Bill. Le cirque de Pékin.

SN 1053 : DELAMARE Maxime. O.T.A.N. pour les crosses.

SN 1067 : McSHANE Mark. Le rideau de brume.

SN 1098 : ADAMS Clifton. La loi du flingue.

SN 1120 : BALLINGER Bill S. En Java.

SN 1124 : DELION Jean. Pouce !

SN 1145 : DELION Jean. Chérie froide.

SN 1146 : HOGAN Ray. Le mort sur un cheval noir.

SN 1149 : BROWN Carter. La veuve aux yeux secs.

SN 1160 : JAMES Bréni. La grande lessive.

SN 1180 : DELION Jean. Les espions ont soif.

SN 1181 : DAVIS Christopher. Le déterré.

SN 1198: THOMAS Ross : Suicidez-moi !

SN 1202 : O'HARA Patrick. J'ai pas de frangin !

SN 1208 : LAMBESC Michel. La horse.

SN 1242 : FAIRMAN Paul W. L'échelle de verre.

SN 1267 : ADAMS Clifton. Un foutu métier.

SN 1285 : FRANCIS Dick. Forfaits.

SN 1311 : BROWN Carter. La vipère du Manoir.

SN 1314 : WEEKS Jack. On caracole aux Caraïbes.

SN 1361 : MARTIN Troy Kennedy & WASCHLIN Ken : L'or se barre.

SN 1362 : SPANN Weldon. Chasseur à gages.

SN 1366 : POWELL Talmage. La fille en cage.

SN 1369 : WESTON Carolyn. Casse-gueule au Tiers-Monde.

SN 1379 : SPANN Weldon. A bas la quille.

SN 1380 : MALING Arthur. Les crocs de l'agneau.

SN 1391 : ORIANO J. B. comme Baptiste.

SN 1399 : GEX André. Week-end à Carthagène.

SN 1444 : LOCKRIDGE Richard. La mort du prêcheur.

SN 1447 : ORIANO Janine. Au veuf hilare.

SN 1474 : ASHFORD Jeffrey. Piège à flics.

SN 1494 : FERGUSON Anthony. Les embrouilles de Gulliver.

SN 1501 : AMILA Jean. Contest-flic.

SN 1518 : BLEEK Oliver. Confidences mortelles.

SN 1527 : VALLET Raf. Mort d'un pourri.

SN 1528 : JACKS Jeff. Sortie des médiums.

SN 1531 : ORIANO Janine : O.K. Léon !

SN 1559 : AMILA Jean. Terminus Iéna.

SN 1571 : ESSER Richard. Rallye missiles.

SN 1576 : COTLER Gordon. Derrière la grille.

SN 1577 : CRAIG David. Alerte à la fraîche.

SN 1592 : SADLER Mark. Je te plumerai...

SN 1604 : GARDNER Erle Stanley. Le témoin en colère.

SN 1606 : CONROY Al. Soldato.

SN 1607 : MITCHELL Scott. Furie à Babylone.

SN 1612 : GARDNER Erle Stanley. L'hirondelle éplorée.

SN 1614 : CONROY Al. Comme il y va !

SN 1619 : Mark McSHANE. Fluides

SN 1622 : GEX André. M.I.R.

SN 1625 : CANNING Victor. L'oeil incandescent.

SN 1672 : HENSLEY Joe L. Un été pourri.

SN 1683 : AMILA Jean. A qui ai-je l'honneur ?

SN 1711 : ERRER Emmanuel. L'envol des corneilles.

SN 1744 : KENRICK Tony. Heureux les condamnés !

SN 1752 : RIFKIN Shepard. Crépuscule de sang.

SN 1758 : DEUTSCH Arthur V. La java du poulet.

SN 1768 : WILES Domini. Les pas beaux.

SN 1778 : FRANCIS Dick. A la cravache !

SN 1781 : LUARD Nicholas. Piège pour un frimant.

SN 1798 : SULLIVAN Tim. La ballade des diamants perdus.

SN 1804 : PAGE Jake. La case de l'oncle Tomahawk.

SN 1818 : PARKER Robert. Ramdam-dame.

SN 1844 : AMILA Jean. Le pigeon du faubourg.

SN 1949 : JONQUET Thierry. Mygale.

SN 2000 : JONQUET Thierry. La bête et la belle.

SN 2003 : SCHORR Mark. Un taxi pour Las Vegas.

SN 2007 : AMILA Jean. Au balcon d'Hiroshima.

SN 2011 : KRISTY Eric. Pruneaux d'agents.

SN 2012 : HEALY Jeremiah. Fugue pour un surdoué.

SN 2013 : POUY Jean-Bernard. Suzanne et les ringards.

SN 2015 : KAMINSKY. Le toutou du président.

SN 2017 : CONIL Philippe. Le treizième môme

SN 2018 : FRIEDMAN Mickey. La Grande Roue de Brahma.

SN 2019 : WAINWRIGHT John. Le bois de justice.

SN 2020 : VILLARD Marc. Le sentier de la guerre.

SN 2022 : FOSSAERT Frédéric. Prouvez-le !

SN 2024 : STEVENSON Richard. La maison des périls.

SN 2025 : MARIE & JOSEPH. La grande arpente des champs d'en bas.

SN 2026 : HANSEN Joseph. Les ravages de la nuit.

SN 2027 : MEREDITH D.R. Secoue-toi shérif !

SN 2030 : Mac GILL Gordon. Un mauvais moment à passer.

SN 2031 : PRONZINI Bill. Fantômes en flammes.

SN 2032 : TOPIN Tito. Shanghaï Skipper.

SN 2033 : EARLY Jack. La mort dans l'art.

SN 2034 : DEMURE Jean-Paul. La belle dame dans un violon.

SN 2037 : KINNET Paul. La Tour, prends garde !

SN 2045 : COLLINS Max Allan. Un flingue peut en cacher un autre.

SN 2059 : LION Julius A. Poulets et perroquets.

SN 2066 : JONQUET Thierry. Le manoir des immortelles.

SN 2075 : POSLANIEC Christian. Punch au sang.

SN 2082 : DEMURE Jean-Paul. Aix Abrupto.

SN 2094 : LION Julius A. Les truands du Temple.

SN 2097 : ALBERT Marvin. Quel sac d'embrouilles !

SN 2106 : BLOCK Lawrence. Le blues des alcoolos.

SN 2107 : KRISTY Eric. Circulez !

SN 2108 : JANCE J.A. La chasse aux nymphettes.

SN 2110 : COLLINS Max Allan. La polka des polluants.

SN 2111 : GELLER Michael. Faux cracks et vrais tocards.

SN 2113 : MULLER Marcia & PRONZINI Bill. Où sont les trésors d'antan ?

SN 2114 : PARKER Robert B. De quoi il se mêle ?

SN 2115 : FOSSAERT Frédéric. Touche pas à ma cible.

SN 2117 : ALBERT Marvin. Descends à Babylone.

SN 2118 : MARTIN Lee. La foire aux poupons.

SN 2119 : OPPEL. Barjot !

SN 2120 : WESTLAKE Donald. Le ciel t'aidera ?.

SN 2122 : LUTZ John : Ça sent le brûlé.

SN 2123 : KAMINSKY Stuart. La case de l'oncle atome.

SN 2126 : JANCE J.A. Coups de pompes.

SN 2127 : COLLINS Max A. Ça sent la rousse.

SN 2128 : DEMURE Jean-Paul. Découpe sombre.

SN 2129 : JANCE J.A. On picole sec !

SN 2130 : MARIE & JOSEPH : Le petit roi de Chimérie.

SN 2131 : SERAFIN David. L'assassinat des Canaries.

SN 2134 : A.D.G. C'est le bagne !

SN 2136 : ALBERT Marvin. Les dents longues.

SN 2139 : SANGSTER Jimmy. Un mouroir de poche.

SN 2143 : ALBERT Marvin. Le tombeau de dernier sourire.

SN 2144 : LECAS Gérard. Overdrive

SN 2145 : McINERNY Ralph. Des victimes à la pelle.

SN 2147 : BELSKY Dick. Où va-t-elle chercher tout ça ?

SN 2148 : ESTLEMAN Loren D. Tous des tricheurs !

SN 2149 : KENNEALY Jerry. Solo de Polo.

SN 2150 : ELLENA Yves. Prêcheur en eau trouble.

SN 2153 : MARIE & JOSEPH : Le crime de la rue du ciel.

SN 2155 : LION Julius A. N°5 Paysage.

SN 2156 : WHITE Teri. Quand faut y aller...

SN 2159 : CRAIS Robert. Prends garde au toréador.

SN 2160 : PETIEVITCH Gérald. La rançon du plus fort.

SN 2161 : POUY Jean-Bernard. La clef des mensonges.

SN 2162 : JOHNSON Emil Richard. Le gang des éclopés.

SN 2163 : PARKER Robert B. Rose sang.

SN 2167 : BENACQUISTA Tonino. La maldonne des sleepings.

SN 2168 : LUTZ John. Les Contes de l'Amère Loi.

SN 2169 : JANCE J.A. Dent pour dent.

SN 2170 :FRIEDMAN Mickey. Le miroir du Sphinx

SN 2171 : VILLARD Marc. La dame est une traînée.

SN 2173 : DELTEIL Gérard. Riot Gun.

SN 2174 : KAMINSKY Stuart. Le Nazi récalcitrant.

SN 2177 : Histoires à mourir debout. Présentées par Jon L. Breen et John Ball.

SN 2178 : MARIE & JOSEPH. La mine d'or de Taphalescha.

SN 2180 : JOLY François. Be-Bop à Lola.

SN 2181 : PRONZINI Bill. Le carcan.

SN 2184 : BIALOT Joseph. Un violon pour Mozart.

SN 2188 : COOK Thomas H. Qu'est-ce que tu t-imagines ?

SN 2189 : LEONARD Elmore. Monsieur Majestyk.

SN 2191 : WHITE Teri. Un trio sans espoir.

SN 2193 : DOUGLAS John. Arrêtez le folklore !

SN 2194 : BARNAO Jack. Adios pesetas !

SN 2196 : JANCE J.A. : Point de chutes.

SN 2200 : ALBERT Marvin. La Sœur de Minuit.

SN 2202 : KEANNELLY Jerry. Polo et ses poulains.

SN 2206 : COLLINS Max Allan. Le Boucher de Cleveland.

SN 2208 : LION Julius A. Les corbillards reviennent à vide.

SN 2209 : PRONZINI Bill. Histoires pour rire et pour pleurer.

SN 2211 : FREY James N. Du plomb dans la tête.

SN 2213 : DELTEIL Gérard. Balles de charité.

SN 2215 : BIALOT Joseph. La nuit du souvenir.

SN 2218 : BENACQUISTA Tonino. Trois carrés rouge sur fond noir.

SN 2219 : STERN Richard Martin. Sang pour sang.

SN 2220 : SYREIGEOL Jacques. Vendetta en Vendée.

SN 2222 : JANCE J.A. Le sabre et le virus.

SN 2223 : KAMINSKY Stuart. Le poids des morts.

SN 2227 : COLLINS Max Allan. La mafia ne passera pas.

SN 2229 : ESTLEMAN Loren D. La soutane en plomb.

SN 2231 : LE CORRE Hervé. La douleur des morts.

SN 2233 : CHASTAIN Thomas. Le retour de Perry Mason.

SN 2234 : ZUBRO Mark Richard. Le faubourg du crime.

SN 2235 : MARIE & JOSEPH. Le piège au jardinet.

SN 2236 : ALBERT Marvin. Le paradis des poulettes.

SN 2239 : BIALOT Joseph. Le Royal-bougnat.

SN 2241 : MOSCONI Patrick. Nuit apache.

SN 2242 : SYREIGEOL Jacques. Une mort dans le Djebel.

SN 2247 : JOLY François. L'homme au mégot.

SN 2248 : KIJEWSKI Karen. Ta langue au chat ?

SN 2252 : GOULART Ron. La chasse à la BD.

SN 2255 : DELTEIL Gérard. La confiance règne.

SN 2257 : OPPEL. Zaune.

SN 2259 : BIALOT Joseph. Les bagages d'Icare.

SN 2260 : SYREIGEOL Jacques. Miracle en Vendée.

SN 2262 : WILLIAMS Charles. Je t'attends au tournant.

SN 2263 : BENACQUISTA Tonino. La commedia des ratés.

SN 2266 : SIMSOLO Noël. Ciel noir.

SN 2269 : LION Julius A. Histoires de femmes.

SN 2273 :  BELLET Alain & LARSEN Frédéric. Les anges meurent aussi.

SN 2276: MARIE & JOSEPH : Venez voir les cadavres, mesdames.

SN 2278 : KAMINSKY Stuart. Fantasia à l'Opéra.

SN 2281 : ALBERT Bill. Et Rodriguez, alors ?

SN 2287 : OPPEL Jean-Hugues. Piraňa Matador

SN 2288 : WEISBECKER A.C. Cosmix Banditos.

SN 2290 : POUY Jean-Bernard. La Belle de Fontenay.

SN 2294 : FONTENEAU Pascale. Confidences dans l'escalier.

SN 2297 : PICOULY Daniel. NEC.

SN 2301 : ALBERT Marvin. Un démon au paradis.

SN 2302 : LEON Pierre. Comme de la peste.

SN 2305 : FETIS Laurent. Le mal du double Bang.

SN 2308 : DAVID Eva. Cavale.

SN 2309 : BOCQUET José-Louis. Sur la ligne blanche.

SN 2311 : LECAS Gérard. Le syndrome du volcan.

SN 2313 : JONQUET Thierry. Les orpailleurs.

SN 2318 : MATAS Richard. Folies douces.

SN 2328 : FETIS Laurent. Chien-froid.

SN 2332 : THIEBAUT Olivier. L'enfant de cœur.

SN 2334 : PAVLOFF Franck. Le vent des fous.

SN 2335 : KONOP. Pas de kaddish pour Sylberstein.

SN 2336 : GOINES Donald. Truands and Co.

SN 2353 :ARAV Eliane K. Le penseur de Vallorbe.

SN 2362 : GOINES Donald. Vendeurs de mort.

SN 2363 : CASTAING Frédéric. J'épouserai plutôt la mort.

SN 2364 : JONQUET Thierry. La vie de ma mère !

SN 2370 : IZZO Jean-Claude. Total Khéops.

SN 2393 : MESPLEDE Pierre-Alain. Les trottoirs de Belgrano.

SN 2403 : BLOCK Lawrence. Le voleur qui aimait Mondrian.

SN 2407 : DURHAM James. La fenêtre obscure.

SN 2408 : JACKSON Jon A. Grootka.

SN 2409 : MESSAGER Mat. Le Truc.

SN 2411 : PRUDON Hervé. La Revanche de la Colline.

SN 2412 : GÖHRE Frank : La nuit de St Pauli.

SN 2418 : PRUDON Hervé. Vinyle Rondelle ne fait pas le printemps.

SN 2419 : DIEZ Rolo. L'effet tequila.

SN 2422 : IZZO Jean-Claude. Chourmo.

SN 2426 : CASTAING François. Ça va ? ça va.

SN 2428 : COLLINS Max Allan. Loterie en noir et blanc.

SN 2431 : BASTID Jean-Pierre. Notre-Dame des Nègres.

SN 2434 : PELLERIN M.A. La bourde.

SN 2435 : PECHEROT Patrick. Tiuraï.

SN 2438 : PREUSS Serge. Le programme E.D.D.I.

SN 2439 : LE CORRE Hervé. Les effarés.

SN 2442 : Collectif. Les 13 morts d'Albert Ayler.

SN 2474 : FACON Roger. La crypte.

SN 2502 : FREMION Yves. Le tueur.

SN 2503 : BIALOT Joseph. Route story.

SN 2556 : PERRIN Jean-Pierre. Chiens et louves.

SN 2632 : THIBERT Colin. Noël au balcon.

SN 2653 : VILLARD Marc. Rebelles de la nuit.

SN 2690 : ROZENFARB Michèle. L'homme encerclé.

SN 2696 : STANSBERRY Dominic. Un manifeste pour les morts.

SN 2701 : VERDET Gilles. Une arrière-saison en enfer.

SN 2722 : MARTIN Laurent. La tribu des morts.

BLOCK Lawrence. Balade entre les tombes.

MADANI Karim : Le jour du fléau.

MANOTTI et DOA : L'honorable société.

PECHEROT Patrick. Une plaie ouverte.

POUY Jean-Bernard : Tout doit disparaître.

 

Sup. N. 1 : VALLET Raf. Adieu poulet !

Sup. N.24 : GAGE Nicholas. Du vent dans les toiles.

Sup N 35. KENRICK Tony. Trois petits soldats.

Sup N 95 : MARSHALL William. Hong-Kong Blues.

Sup N 130 : BLOCK Lawrence. Le monte-en-l'air dans le placard.

La Noire

CREWS Harry : La malédiction du Gitan.

DIEZ Rolo : Vladimir Ilitch contre les uniformes.

GOINES Donald : Ne mourez jamais seul.

JOYAUD Béatrice : Plaisir en bouche.

 

 

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 08:36

Hommage à Boris...

Boris et François DARNAUDET : Daguerra.

Armand Delange, journaliste dans un journal à sensation, était également un écrivain de romans porno sous le pseudo de Ramon Chandler avec des titres comme Au pieu, ma jolie ! ou Le gland sommeille.

Il est découvert chez lui la gorge tranchée et émasculé. Luc Vandel, qui l’a côtoyé à ses débuts, pense tenir un article intéressant pour le mensuel qu’il a fondé : Pervers mystères de Paris. Il est assisté de Caroline, documentaliste, et de Stéphanie, illustratrice.

Vandel a trouvé chez Delange un vieux numéro à moitié carbonisé de Paris Coquin, revue qui porte bien son nom. En compagnie de Yasmine, amie de Stéphanie, la petite troupe se rend chez les amis de Thanatos, une association de pornocrates sensée réaliser et promouvoir des films d’horreur et dont le siège se situe dans de vieux entrepôts. Une entrevue qui ne donne rien. Par contre deux bouquinistes leur ont prêté des numéros anciens de Paris Coquin. En couverture du numéro en partie brûlé figurait Daguerra, top modèle des années 30, à la plastique impressionnante.

Yasmine, atteinte d’un petit coup de blues, téléphone d’une cabine publique à son patron et ami, Salomon, le directeur de l’agence Arkham, un cabinet d’investigation spécialisé dans la résolution d’affaires que les autorités officielles n’ont pu solutionner. A son retour, elle est accueillie par les cadavres des journalistes.

Ses amis de l’agence Arkham la prennent en charge et Tom, pensant dérider l’atmosphère, emmène le petit groupe à San-Sébastian, à un festival de cinéma rétro, consacré cette année à Tod Browning, spécialiste des films d’horreur. Une surprise les y attend. Anna-Maria Costa, l’une des star du cinéma muet, n’est autre que Daguerra. Or l’actrice s’est suicidée au milieu des années 30, dans une vieille maison qu’elle habitait à Auch. Les mystères ne font pas peur aux membres de l’agence Arkham, au contraire, ils en demandent toujours plus. Parfois au péril de leur vie.

 

Cette histoire fantastique est surtout un hommage au cinéma d’horreur, en particulier une plongée en apnée dans la réminiscence des vieux films en noir et blanc et muets de la fin des années 20, ainsi qu’aux pin-up, même si on ne les appelait pas encore ainsi à l époque.

Le lecteur ressentira ce délicieux frisson de l’angoisse, celui qui tient en haleine et fait qu’on ne peut lâcher le livre qu’à la dernière ligne tout en regrettant qu’il n’y ait pas plus de pages. Le contraire des romans américains où l’on déplore (si, si , j’assume! ) les digressions oiseuses, surtout certains Stephen King au début de ses romans, et qu’il faut aux auteurs écrire 500 pages pour voir enfin l’action décoller. Là, c’est le contraire, l’action est présente continuellement et l’on regrette qu’il n’y en ait pas plus. Tant pis si je me répète.

Le tout est pimenté d’humour, noir évidemment.

 

Boris Darnaudet (Boris et François Darnaudet pour Daguerra) c'est mon fils né en 1990, qui à l'époque a travaillé sur trois chapitres faisant intervenir des films d'horreur.

correspondance avec François Darnaudet.

Boris et François DARNAUDET : Daguerra. Collection Arkham, éditions DLM. Parution avril 1997. 126 pages.

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 07:31
J.A. JANCE : On picole sec

Quand on picole, c'est du liquide qu'on ingurgite... Ne devrait-on pas dire on picole mouillé ?

J.A. JANCE : On picole sec

L'inspecteur Beaumont, dont on a fait la connaissance dans Chasse aux nymphettes et Coups de pompe, passe ses vacances dans l'île d'Orcas, non loin de Seattle.

Tiré brutalement de sa sieste par un cri de femme, il ne peut qu'aider celle-ci qu'à tirer sur le sable le cadavre d'un noyé.

Hélas pour Beaumont, les cadavres s'amoncellent autour de lui. D'abord la jeune femme, amie du noyé et à qui il a dispensé un réconfort physique et moral, est victime d'un accident de la circulation. Puis, pour faire bonne mesure, d'autres personnes vont décéder de mort violente, ce qui amènera tout naturellement quelques policiers obtus et certains journalistes mal intentionnés à le suspecter.

Heureusement, Beaumont possède de bons amis. Ralph Ames, son avocat, Peters, son équipier, quelques bonnes relations, de vieilles amitiés ainsi que le nerf de la guerre, de l'argent provenant d'un héritage substantiel et inopiné.

 

Ça picole sec, troisième volet des aventures de Beaumont, est antérieur aux précédents romans parus dans la Série Noire, ce qui peut décontenancer un peu ceux qui ont lu les premiers épisodes, tout au moins au début.

Ce n'est pas trop grave en soi, mais cela devrait inciter les éditeurs à respecter l'ordre de parution dans le pays d'origine, et concernant J.A. Jance, nous proposer les autres ouvrages ayant Beaumont comme personnage principal.

 

J.A. JANCE : On picole sec (Injustice for all - 1986. Traduction de Simone Hilling). Série Noire N°2129. Parution mars 1988. 320 pages. 6,65€.

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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 12:44

Sur l'écran noir de mes nuits blanches

Moi je me fais du cinéma...

Philippe MARGOTIN : Hollywood, Scènes de crimes.

Alors que va se dérouler du 4 septembre au 13 septembre 2015 la 41e édition du Festival du Cinéma Américain de Deauville, il me semble nécessaire de vous présenter un ouvrage paru au mois de mars 2011 et qui par des manipulations incompréhensibles de ma part s’était trouvé enfoui tout au bas de ma PAL.

Treize drames qui ont défrayé la chronique et qui se sont déroulés entre 1921 et 2003. Treize drames qui ont tous plus ou moins marqué les esprits et qui ont alimenté les faits-divers médiatiques et continuent à être évoqués de temps à autre à la suite de nouvelles révélations fracassantes et de nouvelles pièces versées aux dossiers. Des drames qui ont donné naissance aussi à de nombreux romans de fiction et de récits, de films également.

Après un avant-propos dans lequel l’auteur esquisse un rapide historique de la Mecque du cinéma, un village à l’origine créé par un couple d’agents immobiliers qui achète soixante hectares de terrains divisés en lots. En 1900 Hollywood ne compte que seulement 500 habitants puis dès 1912 c’est la déferlante des studios de cinéma, et le début de ces affaires qui sont répertoriées dans l’ouvrage.

Treize affaires criminelles ou supposées telles qui possèdent un goût d’inachevé, probablement à cause du laxisme du LAPD (Los Angeles Police Department) du moins pour certaines d’entre elles. Car entre suicides, morts accidentelles et meurtres, parfois il est difficile d’établir une vérité qui satisfasse indubitablement. Les témoins, lorsqu’il y en a, ne délivrent qu’une vision partielle et partiale des incidents, et se contredisent.

Tout le monde se souvient, ou au moins en a entendu parler, des morts énigmatiques teintées de suicide de Marylin Monroe l’éternelle, de Natalie Wood, inoubliable interprète de La fureur de vivre avec James Dean et de West Side Story, de Paul Bern, de Georges Reeves, des meurtres perpétrés sur Sharon Tate qui fut l’épouse de Roman Polanski, d’Elizabeth Short surnommée le Dahlia noir et tirée de l’oubli par James Ellroy, du décès mystérieux de Virginia Rappe, jeune starlette qui était invitée à une soirée organisée par Fatty Arbuckle. Sans oublier les affaires qui ont impliqué O.J. Simpson gloire du football américain, de Phil Spector l’un des plus grands producteurs américains du rock possédant à son tableau des stars internationales telles que Ike et Tina Turner, les Beatles, John Lennon, Georges Harrison, Leonard Cohen ou encore Les Ramones.

Revenons sur la première des enquêtes évoquées, celle qui voit Fatty Arbuckle en tant qu’acteur principal. Philippe Margotin, comme pour les autres décès troublants qu’il narre avec simplicité en apportant un éclairage plus lumineux que bien des romans qui leur furent consacrés, remonte à la source. La naissance et la vie familiale et professionnelle des principaux protagonistes, une analyse sobre et convaincante, des faits établis qui ne souffrent d’aucune contestation, jusqu’au dénouement final, et, alors que le lecteur est convaincu des affirmations du narrateur, l’auteur laisse libre cours à d’autres suppositions, entretenant le doute quant au bien fondé des affirmations précédentes. Philippe Margotin décrit la jeunesse de Roscoe « Fatty » Arbuckle, les malveillances des autres gamins se moquant de lui à cause de sa surcharge pondérale, son désir de prendre le contre-pied en devenant amuseur public, comédien et acteur dans de nombreux films, devenant l’égal dans le cœur du public de Charlie Chaplin, découvrant et propulsant Buster Keaton sur le devant de la scène, jusqu’à cette nuit malheureuse où décède Virginia Rappe dans une des chambres de la suite réservée pour ses soirées arrosées. Fatty, plus ou moins blanchi d’un meurtre qui n’est pas si évident à établir, ne s’en relèvera pas. A ce propos, on en apprend plus en quelques pages sur cette affaire que dans le roman d’Ace Atkins, le jardin du Diable, par exemple. Et la relation qui est faite de cet événement, qui sera suivi de beaucoup d’autres, s’avère plus simple et plus probante de la part de Philippe Margotin. Mais il est vrai que Le Jardin du Diable se veut fiction et peut donc jouer avec la réalité sans que cela soit rédhibitoire.

De même sa mise en scène et les explications concernant les faits que l’auteur avance dans les morts de Marylin Monroe, de Natalie Wood, de Georges Reeves, qui incarna pour la télévision le rôle de Superman et le fit sortir des second rôles cinématographiques auxquels il était habitué, Paul Bern, scénariste et réalisateur de films et surtout époux un certain temps de Jean Harlow. Un certain temps en effet puisque son corps a été découvert deux mois et trois jours après leur mariage. Le suicide ne fait aucun doute, en apparence, car quelques détails troublants laissent à penser que l’arme utilisée par Bern pour se suicider serait en réalité l’arme d’un crime. La version du suicide est retenue, car, comme l’écrit Philippe Margotin « cette version a le mérite d’être possible ».

Entre faits avérés, faits supposés, suspicions et réalités maquillées, c’est tout un monde qui renait sous la plume de Philippe Margotin, et ce n’est pas du cinéma. Même si la mort joue parfois à la roulette, comme celle de Bugsy Siegel, célèbre maffieux ami de Lucky Luciano et surtout créateur du Las Vegas actuel.

Alors si vous ne pouvez pas vous rendre au Festival du Cinéma Américain de Deauville, vous pouvez toujours pallier cette carence par ce très bon documentaire.

Philippe MARGOTIN : Hollywood, Scènes de crimes. Editions Pascal Galodé. Parution mars 2011. 172 pages. 19,90€.

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  • : Bienvenue dans la petite encyclopédie de la littérature populaire. Chroniques de livres, portraits et entretiens, descriptions de personnages et de collections, de quoi ravir tout amateur curieux de cette forme littéraire parfois délaissée, à tort. Ce tableau a été réalisé par mon ami Roland Sadaune, artiste peintre, romancier, nouvelliste et cinéphile averti. Un grand merci à lui !
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