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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 15:19

Chicago sur Rhône...

François JOLY : Chicagone.

Jordi, le neveu de Pedro, a été assassiné dans la banlieue lyonnaise.

Le vieil anarchiste, fabriquant de faux passeports pour le Poulpe, pense tout de suite à alerter son ami. Ce n'est pas le premier assassinat, ni le premier faux-suicide qui se déroule dans cette banlieue chaude.

Le Poulpe ne se pose pas de question. C'est l'amitié qui prime, et s'il ne se sent pas la vocation d'un détective privé, il s'érige en redresseur de torts populaire, en justicier libertaire.

Après avoir épluché les notes amassées par Pédro, analysé les coupures de journaux, il se rend à Vénissieux, à Saint Priest, et commence une quête parmi la faune locale dont la principale occupation est de pointer au chômage. Au commissariat local, il ne glane que des broutilles, même si l'un des inspecteurs semble vouloir lui laisser la bride lâche.

Les responsables ou animateurs des Maisons de la Culture qu'il rencontre ne lui sont en général pas de grand secours. Pourtant des malabars, surnommés les frères Karamasov se dressent sur son chemin. Bientôt il se rend compte qu'il s'agit de deux sortes d'assassinats, et donc qu'il pourrait y avoir deux assassins potentiels.

 

Bien ficelé, comme un saucisson de Lyon, ce roman permet à François Joly d'exprimer une certaine colère envers des pratiques qui vont à l'encontre du but recherché.

Ainsi de la façon de procéder de la part du gouvernement ou des instances régionales qui prônent le sport mais oublient de distribuer les subsides promis; dans la façon même de gérer les Maisons de la Culture et de la vocation ou de l'aptitude de leurs éducateurs et directeurs; de la condition féminine des adolescentes, principalement celles qu'on appelle les beurettes, dans des banlieues surpeuplées et déshéritées...

Tapie en prend plein son grade et il n'est pas le seul. Au delà d'une nouvelle aventure du Poulpe, il s'agit de procéder à une analyse sociale, et François Joly y réussit avec malheureusement aucun remède à proposer. Mais après tout ce n'est pas son rôle, c'est celui des politiciens qui pensent plus à leur destin qu'à celui de leurs concitoyens.

 

François JOLY : Chicagone. Le Poulpe N°34. Editions Baleine. Parution 15 octobre 1996. 168 pages. 8,00€.

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 08:40
Histoires à mourir debout. Présentées par Jon L. Breen et John Ball.

Dans l'esprit d'Alfred Hitchcock mais pas dans la forme...

Histoires à mourir debout. Présentées par Jon L. Breen et John Ball.

Histoires présentées par... Il eut mieux valu écrire Non présentées par... car en guise de présentation, nib de nib. Choisies par... est le mot qui convient le mieux.

Heureusement pour les vieux routiers de la littérature policière, certains noms sont familiers. Certains, mais pas tous. Alors une fois de plus, j'enfourche mon cheval de bataille, je me répète, et déplore qu'une courte biographie des auteurs ne soit pas en complément des nouvelles de ce recueil, avec un appareil critique de présentation ou de choix des textes.

Quoiqu'il en soit, j'ai pris plaisir à lire des histoires inédites de grand messieurs de la littérature noire américaine, dont les noms sont :

William Campbell Gault, Michael Collins, Robert Bloch, Brian Garfield, Howard Browne, Dan J. Marlowe ou encore Gary Brandner...

Un heureux mélange de textes anciens et modernes, par des auteurs qui ont largement contribué pour certains au succès de la Série Noire, et que les jeunes ou nouveaux lecteurs de cette vénérable collection découvriront avec intérêt.

Il est dommage, par exemple, qu'un auteur comme William Campbell Gault soit quelque peu oublié alors qu'il fut l'un des représentants les plus marquants de la Hard Boiled Scool.

Difficile de faire une sélection parmi toutes les nouvelles proposées, mais j'avoue avoir un faible pour La Dernière représentation de Robert Bloch.

Disons qu'en un heureux mélange toutes les facettes ou presque de a littérature noire sont représentées, du noir très noir, à l'humour morbide en passant pas la Detective Story.

 

Richard Levinson & William Link : Jeu d'enfant (Child's play - 1958).

Elizabeth McCoy : Henry et Madame Huit (Henry's Eight - 1977).

Howard Browne : Visite à domicile (House call - 1956).

Dan J. Marlowe : C'est du joli ! (By Mean's Unlovely - 1985).

Maxine O'Callaghan : La charmante vieille dame assise dans le parc (The Sweet Old Lady Who Sits in the park - 1987).

Brian Garfield : La trève (King's X - 1987).

Nan Hamilton : Faits l'un pour l'autre (Made for Each Other - 1987).

Rayond Obstfeld ; Il y a quelqu'un dans la cuisine avec Dinah (Someone's in the Kitchen with Dinah - 1981).

John Ball : Bonsoir, Monsieur Tibbs (Good Evening, Mr Tibbs - 1987).

Robert Bloch : La Dernière Représentation (Final Performance - 1960).

Michael Collins : Meurtre d'une nuit d'été (Hot Night Homocide - 1968).

William F. Nolan : Un type vraiment sympa (A Real Nice Guy - 1980).

William Campbell Gault : Quatre chute (And murder Makes Four ! - 1951).

Gary Brandner : Les Chasseurs de pigeon (The Pigeon Hunters - 1974).

 

Histoires à mourir debout. Présentées par Jon L. Breen et John Ball. (Murder, California Styles - 1987. Traduction de Rosine Fitzgerald). Série Noire N°2177. Parution avril 1989. 288 pages. 7,10€.

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 13:49

Las de t'attendre dans la rue

J'ai lancé deux petits pavés

BOILEAU-NARCEJAC : Les Nocturnes.

Mai 1968. Les étudiants jouent allègrement avec les CRS et les gardes mobiles, leur balançant de petits cadeaux sous forme de pavés.

C'est le printemps, l'hiver a été long, les études sont fastidieuses, tout est bon pour trouver prétexte à se défouler.

De petits incidents sont bien à déplorer, et dans les rangs des deux équipes quelques blessés sont à dénombrer, mais cela fait partie des aléas, des risques inhérents à toute action légèrement agressive et virile.

C'est ainsi que Lamireau est amené à soigner Tamara blessée au pied. Lamireau, étudiant en médecine, fils d'ouvriers tirant le diable par la queue, est devenu communiste plus par le cœur, par révolte, que par connaissance de l'idéologie. En réalité, c'est un aspirant bourgeois. Mais la rencontre avec la jeune femme va sceller son destin.

Tel le loup de Tex Avery, il n'a d'yeux que pour cette envoyée du KGB, en mission en France, et, tombé amoureux, il se livrera pieds et poings liés en victime consentante. Il accepte de changer de nom, de s'improviser docteur, de diriger une clinique privée à Vichy dont les patients sont des artistes, des intellectuels, des industriels. Son rôle ? Epier et rédiger des rapports.

Vingt ans après, devenu le docteur Molyneux, il est recherché par la police. Il se cloître dans une chambre d'hôtel. Dans la chambre contigüe deux hommes surveillent ses allées et venues. Mais un homme traqué n'est pas forcément en proie à la panique, dénué de toute réflexion, de tout sang-froid. Il en est persuadé.

Alors il épie lui aussi ses voisins, par de petits trous dissimulés dans la cloison, œuvre d'un voyeur en quête de sensations fortes. Pour soulager sa conscience et expliquer ses faits et gestes, se déculpabiliser à ses propres yeux, Lamireau relate dans un cahier d'écolier son parcours d'agent secret, de taupe recrutée par Tamara, dont il n'a pas de nouvelles depuis fort longtemps.

 

Dans ce roman, Thomas Narcejac, qui garde par fidélité et par amitié le nom conjoint de Boileau-Narcejac, nous entraîne une fois de plus dans un suspense psychologique.

Une histoire à mi-parcours entre le thriller politique et la fiction psychanalytique. Lamireau est-il atteint de paranoïa, d'un délire de la persécution, ou bien, malgré le début de l'effondrement de régime de l'Est, est-il poursuivi par des agents du KGB dont la seule mission est de le soustraire à la justice française en le faisant disparaître de la circulation ?

Une spirale infernale à la limite du fantastique et du croyable. Pourtant tout y est minutieusement agencé, comme chronométré, et l'épilogue tombe comme un couperet.

 

Première édition : Collection Sueurs Froides. Editions Denoël. Parution 14 janvier 1992. 192 pages.

Première édition : Collection Sueurs Froides. Editions Denoël. Parution 14 janvier 1992. 192 pages.

BOILEAU-NARCEJAC : Les Nocturnes. Editions Folio. Collection Policier N°783. 192 pages. Parution 13 novembre 2015. 6,40€.

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 08:53
Terry STEWART : Pas de vieux os.

Pas même pour jouer aux os...laids ?

Terry STEWART : Pas de vieux os.

Quinze jours de retard sur un rendez-vous, et c'est la pagaille.

Shean Kearny devait rencontrer son ami Paulton Smett près de Los Angeles. Seulement, parti de New-York, il a dû s'arrêter à Des Moines, Iowa, pour régler quelques affaires, et comme il ne voyage qu'en train, son estomac ne supportant l'altitude, il apprend à son arrivée que Smett est décédé huit jours auparavant d'un accident de voiture.

Kearny avait sorti cinquante mille dollars de ses économies afin d'aider son ami, qui l'avait sorti du pétrin quelques années auparavant, à monter une boite de danse et de jeux. Ce n'était pas à fonds perdus car tous les deux mois il recevait deux mille cinq cents dollars de dividende. Il se rend au Paradise, la boite dont il est actionnaire et est légèrement étonné de ne pas connaitre le personnel en place. Il entre dans le bureau de Smett mais celui-ci est occupé par le nouveau directeur, Ole Bagley. Celui-ci refuse de rembourser Kearny, arguant que si contrat il y avait, celui-ci est devenu caduc. Quant à Gert Ames, le secrétaire de Smett, il a disparu.

Kearny fait un petit tour en salle et il danse avec une entraineuse, puis la reconnait. Il a eu une petite aventure avec elle l'année précédente. Elle se nomme Ry Allison et il semble bien qu'il ne lui est pas indifférent. Leur aparté est interrompu par les gardes du corps de Bagley, mais Kearny les met rapidement hors de combat. C'est un ancien boxeur qui a dû raccrocher les gants ayant pulvérisé dans ses premiers combats deux adversaires, les envoyant à la morgue.

Le lendemain il est réveillé par des coups frappés à sa chambre d'hôtel. L'inspecteur Frost, accompagné du sergent Ruhle, lui demande ce qu'il est venu faire à Las Arenas et Santa Lucia, et surtout de rester tranquille. Sans aucun doute ils sont au courant de l'incident de la veille. Ce genre d'intimidation ne plait guère à Kearny qui va fouiner du côté de la jeune femme de Smett, chez elle. Fan n'est guère farouche et avoue avoir épousé Smett, depuis peu, sans vraiment l'aimer. Il rencontre également Pola Ames, la femme alcoolique de Gert, puis retrouve à nouveau Ry. Il étudie l'endroit où la voiture de Smett a basculé dans la mer, encastrée entre des rochers, à quelques mètres de profondeur.

Seulement il existe de nombreuses divergences entre les déclarations des uns et des autres, particulièrement concernant la mort de Smett. Et comme Kearny ne se laisse pas influencer, il se rend au cimetière où repose Smett. Il s'introduit dans le caveau, et constate que le cercueil ne contient que des sacs de sable. De même, il plonge en compagnie de Ry afin d'examiner la voiture de Smett pour constater que s'il y a un corps dans le véhicule, c'est celui de Gert Ames. Et ce n'est pas le chèque de cinquante mille dollars que lui remet Bagley pour solde de tout compte, qui va infléchir la décision de Kearney, découvrir ce qu'il s'est réellement passé. Quant au manège de Fan et de Ry à son encontre, il se dit qu'il ne tourne pas rond.

 

Plus connu sous l'alias littéraire de Serge Laforest, Terry Stewart, de son véritable patronyme Serge Arcouet, fut le premier auteur français à écrire pour la Série Noire avec L'Ange et la Mort, Série Noire N°18.

Pas de vieux os est une véritable réussite, le lecteur, ne connaissant pas l'identité réelle de l'auteur et sa nationalité, pense vraiment qu'il s'agit d'un véritable roman américain, dans l'esprit et dans la forme. Le lieu, le thème même du boxeur qui veut enquêter sur la disparition d'un ami, la personnalité ambivalente des différents personnages féminins, le rôle ambigu des policiers, tout concourt à donner l'impression d'une traduction. Ce roman n'est pas affligé des rides de la vieillesse, ou alors elles sont imperceptibles.

Enfin, à part une deux expressions par ci par là, Terry Stewart n'emploie pas l'argot comme le firent des auteurs tels qu'Auguste Le Breton, Albert Simonin ou encore Ange Bastiani.

 

Ce roman a fait l'objet d'une adaptation télévisée en 1985 par Gérard Mordillat avec dans les rôles principaux Elisabeth Bourgine, Sabine Haudepin, Yves Robert et Gérard Blain.

 

Sa robe rouge moulait un buste affligé de deux œufs sur le plat et, rien qu'à voir la forme de ses maigres cuisses, je devinai que j'aurais glisser mon pied entre les deux sans y toucher. La môme avait dû commencer à marcher trop tôt, à moins qu'elle n'eut fait du bourrin dès l'âge de sa première bouillie.

Réimpression avril 1985. 192 pages. 4,00€.

Réimpression avril 1985. 192 pages. 4,00€.

Terry STEWART : Pas de vieux os. Série Noire N°162. Parution mai 1953. 190 pages.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 13:58
Lawrence BLOCK : Le monte-en-l'air dans le placard

Pas pire que sous le lit...

Lawrence BLOCK : Le monte-en-l'air dans le placard

Bernie, qu'est-ce que vous diriez de vous faire vraiment un joli paquet ? Je suppose que les cambrioleurs ont chacun leur spécialité mais il ne doit pas y en avoir un seul qui n'aime pas voler des bijoux.

Cette réflexion émanant de Craig Sheldrake, son dentiste, alors que Bernie Rhodenbarr est en train de procéder à la révision systématique de son matériel de mastication, est une demande déguisée. Craig et sa femme Crystal, qui sont en instance de divorce, vivent séparément. Or Craig, qui n'a pas déclaré toutes ses interventions dentaires, a placé son argent dans des bijoux, bijoux qui sont en possession de Crystal. Et il aimerait pouvoir les récupérer.

Bernie accepte de dérober les fameux joyaux de Crystal, pendant une absence de celle-ci, sachant qu'il en récupérera une grosse partie. Crystal habite une résidence huppée, et il est facile pour Bernie de s'introduire dans l'appartement de Crystal le jeudi, et non le samedi comme il l'avait laissé entendre à Craig. Il met main basse sur des billets, cachés comme le supposait Craig dans le réfrigérateur, puis sur les bijoux dans la pièce principale de la dame, c'est-à-dire la chambre. Et il range le tout soigneusement, soit dans son portefeuilles, soit dans une mallette qu'il a emprunté à un étourdi. Enfin, quand je dis emprunté...

La mauvaise surprise est le retour inopinée de Crystal, qui plus est en compagnie. Bernie a juste le temps de se cacher dans un placard à vêtements, avant l'entrée du couple dans la chambre. Comme Bernie, nous passerons rapidement sur ce qu'il se déroule, pendant exactement vingt-trois minutes. Le partenaire reparti chez lui, Crystal décide de prendre une douche afin de nettoyer la patine de l'amour, et prenant une sortie de bain dans le placard, enferme à clé notre pauvre cambrioleur. Ce ne sont pas les quelques manipulations à effectuer pour se dégager de cet endroit exigu qui gênent Bernie, mais bien le fait que la sonnette retentit, que Crystal ouvre la porte d'entrée, puis qu'il entend des cris, un hurlement, et découvre, enfin libéré, la jeune femme sur son lit, le cœur transpercé par un objet pointu. Le pis n'est pas que Crystal soit morte, mais que la mallette ait disparu.

 

Par Jillian, l'assistante de Craig, Bernie apprend que celui-ci a été inculpé, les soupçons de meurtre se focalisant sur lui. Jillian est très proche de Craig, et elle sait que Bernie devait visiter l'appartement de Crystal. C'est le moment choisi par deux policiers, qui ressemblent à Laurel et Hardy mâtinés de Starsky et Hutch, en charge de l'enquête sur le meurtre, de se présenter. Ils possèdent soi-disant l'arme du crime, un scalpel dentaire, mais en réalité, ils en ont acheté un en cours de route, là où tous les dentistes s'approvisionnent pour ce genre d'appareils. Le véritable est en lieu sûr.

Mais Bernie est bien obligé de se présenter, et de déclarer qu'il rendait une petite visite à son amie. Rhodenbarr, un nom qui éveille quelques souvenirs dans l'esprit de Todras et Nyswander, les duettistes de la criminelle. Bernie n'a pas beaucoup de marge de manœuvre pour essayer de découvrir qui est le véritable assassin, afin non seulement de disculper Craig mais également pour se disculper lui-même car il sent que les soupçons vont bientôt se focaliser sur lui. Et bien évidemment il souhaite retrouver la mallette contenant les bijoux qu'il a dérobé !

Bernie commence à rechercher les personnes ayant pu avoir un contact avec Crystal, et ce sera au détriment de sa santé car il est obligé d'écumer les bars et de consommer, notamment lorsqu'il rencontre Frankie une jeune femme qui aime la bouteille. Toutefois les renseignements qu'il récolte ne sont pas vains, et cela le mène vers des individus mariés, ou pas, potentiellement amants de Crystal, et qui sont soit avocat, soit artiste peintre ou autre.

L'épine dans le pied de Bernie se concrétise sous la forme de Ray, policier miteux, fauché, pas subtil comme il aime à l'avouer et qui marche à l'évidence. Et pour lui l'évidence réside en le fait que Bernie est le voleur de bijoux, et il aimerait bien palper quelques gros billets en échange de sa neutralité.

 

Sur le thème classique de l'accusé qui doit se débrouiller pour établir son innocence, Lawrence Block déroule une histoire à la trame simple mais efficace, en remontant les pistes de personnages qui souvent sortent de l'ordinaire, de par leurs faits et gestes.

Bernie Rhodenbarr, le cambrioleur malchanceux, narre à la première personne cette aventure dans laquelle l'humour est toujours présent. Humour de situation, humour des dialogues, humour des réflexions qu'il se fait, le tout enrobé de noir.

Le réfrigérateur est toujours intéressant. Un nombre surprenant de gens rangent leur argent dans la cuisine et beaucoup le cachent dans le frigo. Pour avoir de l'argent frais, je suppose.

Lawrence BLOCK : Le monte-en-l'air dans le placard (The Burglar in the Closet - 1978.Traduction de France-Marie Watkins). Super Noire N°130. Parution mars 1979. 256 pages. 2,80€.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 09:20

Un philosophe, c'est un peu un détective

de la pensée?

Didier DAENINCKX : Nazis dans le métro.

C'est ce qu'affirme Gilbert Gache, professeur de philosophie, à Gabriel Lecouvreur alias Le Poulpe, lequel enquête sur la bastonnade dont a été victime l'un de ses écrivains favoris, André Sloga.

Depuis Sloga gît dans le coma à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière. Et si Le Poulpe réfute l'appellation de détective privé et encore plus celle de justicier, il accepte d'endosser cette étiquette pour la bonne cause. D'ailleurs il avoue à un journaliste, rédacteur en chef de la Voix du Marais, à Fontenay le Comte, s'être embauché lui-même. Lequel lui rétorque avec emphase et peut-être un brin de nostalgie Détective privé, mais c'est le rêve de tout journaliste qui se respecte.

Le Poulpe n'a pas besoin d'encouragements pour mener à bien la mission dont il s'est investi.

André Sloga, 78 ans, a été laissé pour mort dans un parking souterrain, et Le Poulpe n'accepte pas que celui qu'il considère comme l'un romanciers majeurs de sa génération, même s'il n'a pas été reconnu comme tel à cause sans aucun doute de ses tendances anar pacifiste, ne soit pas vengé.

Il lui rend visite mais le vieil homme ne sait que murmurer Max, le banc, le haut-parleur de la place. Une litanie lancinante qui laisse perplexe Le Poulpe.

Il se rend au domicile du blessé et trouve dans ses affaires un manuscrit inachevé ainsi qu'un ouvrage antisémite. C'est surtout ce dernier point qui intrigue le Poulpe car Sloga n'était pas franchement adepte de l'extrême-droite.

Un détour dans le marais poitevin, la promiscuité avec les néo-nazis et d'ex-gauchos, pour Le Poulpe la fange est partout et surtout là où on ne l'attend pas.

 

Didier Daeninckx apporte à sa manière sa pierre à la construction de la saga du Poulpe, et ce n'est pas la plus fragile.

Ancien journaliste, se conduisant en détective, Didier Daeninckx ne se contente pas d'écrire une histoire. Il jette le pavé dans la mare. Mais ce roman est aussi un hommage discret à Jean Amila, dont le parcours ressembla à celui de Sloga.

Réédition. Librio N° 222. Parution 1999 et 2005.

Réédition. Librio N° 222. Parution 1999 et 2005.

Réédition Folio.176 pages. Parution janvier 2007. 6,40€.

Réédition Folio.176 pages. Parution janvier 2007. 6,40€.

Didier DAENINCKX : Nazis dans le métro. Coll. Le Poulpe N°7, éditions Baleine. 164 pages.

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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 15:41

Mais il y eut aussi les braves gars de la rade !

Marek CORBEL : Les gravats de la rade. Zone d'ombre sur Brest.

Imaginez que vous entrez dans une salle de réunion? De petits groupes de quelques personnes bavardent, discutent, conversent. Vous vous approchez de l'un puis de l'autre, essayant de comprendre les propos échangés, mais tout cela vous parait fort confus.

Puis à un certain moment vous prenez en oreille un fil auquel vous vous raccrochez. Vous tirez doucement dessus et ce lien ténu en ramène d'autres, comme une dentelle, comme un filet de pêche, une nasse grouillante et vous parvenez enfin à relier tout ce puzzle qui joue avec le temps. Des événements qui se déroulent pour certains à partir de la fin octobre 2011 à Brest et ses environs, pour d'autres en octobre 1943 dans la prison Jacques Cartier de Rennes.

 

Dans un coin, des personnes évoquent la mort de la veuve Le Moign, riche héritière d'un élevage porcin industriel et d'une conserverie de pâtés fort prisés. Elle est décédée dans l'incendie de sa villa de Plougonvelin, seulement à l'autopsie il est démontré qu'elle possède dans le corps un plomb impropre à la consommation. Il s'agit d'une balle provenant selon toute vraisemblance d'une arme ancienne et étrangère. L'affaire est confiée au capitaine Gourmelon, de la gendarmerie territoriale, ce qui n'arrange vraiment pas son ex-femme qui pense qu'il a encore trouvé une échappatoire pour se défiler de la garde des gamins. Et comme le garçon a été privilégié par rapport à la fille, les doutes sont permis sur une éventuelle jalousie.

 

Dans un autre endroit, on parle du corps d'un vieil homme a été ramené dans ses hélices. Un vieil homme âgé de près de soixante-dix ans selon les premières constatations. L'homme était atteint d'une tumeur en phase terminale au cerveau. Un suicide, apparemment par une balle, seulement la balle proviendrait d'une arme à feu ancienne et étrangère. Et comme il est impossible de retrouver l'arme, là aussi des doutes se forgent dans les neurones de Sahliah Oudjani, lieutenant à la gendarmerie maritime. L'affaire n'avance pas assez vite au goût du juge Salaun. Le cadavre est bientôt identifié, il s'agit d'un ancien responsable de la Fraction armée rouge en Allemagne de l'Ouest dans les années 1970, début 1980, du nom de Hans Schwitzer, qui a passé une vingtaine d'année en prison et n'a été libéré qu'en 2005.

 

Voyons ce qui se dit ailleurs, dans un autre groupe. Il est question de Maryse Dantec, nouvelle retraitée qui a décidé de reprendre ses études d'histoire, de passer un master II, dont le thème est lié à la Résistance à l'Arsenal de Brest durant la seconde guerre mondiale. Par la même occasion elle veille sur son père hospitalisé à Brest, et qui fut durant quelques décennies maire communiste de la ville de Saint-Denis, l'un des fiefs de la ceinture rouge parisienne.

 

Enfin, dans un coin, cachés dans une pénombre prononcée, des silhouettes plongées dans une opacité entretenue, se remémorent Yves, interné dans la prison Jacques Cartier de Rennes. Des fantômes qui ont pour nom Eliane, Robert-Max, Guermeur, Dantec, Morriss, un employé de la préfecture, un nommé Mercier qui fricote avec les Nazis qui tiennent Brest, et le patronyme de Trotski qui flotte comme un étendard, des phrases qui circulent emportées par le vent, La crise historique de l'humanité se réduit à la crise de la direction révolutionnaire, des probabilités avancées, le basculement possible des staliniens, choisir entre une idéologie ou des représentants de la bourgeoisie, Churchill, De Gaulle, des problèmes de conscience, des trahisons...

 

Peu à peu les groupes du capitaine Gourmelon et du lieutenant Oudjani se rapprochent insensiblement, car il est indiscutable que les deux affaires qu'ils ont en charge sont liés.

 

Des souvenirs segmentés, comme incomplets...un lien ténu entre hier et aujourd'hui, qui tire dans sa nasse la bêtise humaine, séculaire, l'aveuglement de quelques dogmatiques qui pensent détenir la vérité, et qui conduisent aux meurtres via une lâcheté stupide et dégénérée. L'histoire se répète, pas toujours dans les mêmes circonstances, pas toujours au même endroit, mais l'on ne peut nier quelques corrélations entre événements d'hier et ceux d'aujourd'hui, celle d'idéologies malsaines, néfastes ou mal interprétées.

Et comme trois avis valent mieux qu'un je vous invite à visiter les liens ci-dessous :

Marek CORBEL : Les gravats de la rade. Zone d'ombre sur Brest. Collection Zones Noires. Editions Wartberg. Parution 17 septembre 2015. 208 pages. 10,90€.

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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 11:28
Max Allan COLLINS : La Mafia ne passera pas

Et Daesh non plus !

Max Allan COLLINS : La Mafia ne passera pas

A 34 ans, Eliot Ness est le tout jeune directeur de la Sécurité publique de Cleveland.

Il doit intervenir pour éviter les troubles lorsque mille cinq cents personnes, ouvriers et leur famille, manifestent dans la rue. Mais la grève des employés de la sidérurgie et les débordements qui s’ensuivent ne sont que péripéties dans la ville.

Deux pontes du patronat, James MacFate, dit Little Jim, et James Caldwell, également secrétaire général du syndicat des vitriers (!), surnommé Big Jim, rackettent la ville, étranglant son économie, imposant aux commerçants leurs employés, prélevant une dîme sur les travaux et infligeant aux récalcitrants un saccage en règle de leur magasin.

Ness décide de s’attaquer à la tête. Il demande à Whitehall, nouveau président des syndicats, au nom de leur vieille camaraderie — ils ont travaillé ensemble quinze ans plus tôt en usine à Chicago — de l’aider. Malgré sa répugnance d’aider les cops, Whitehall accepte et apprend à Ness l’existence d’une liste recensant les victimes ou futures victimes de bris de glace par lesquels les deux « Jim » exercent une part de leurs rackets. Cette « liste noire », Ness veut la récupérer pour recruter des témoins à charge contre les « Jim ».

Parmi les coups tordus, la veille de son ouverture, le restaurant de Gordon se retrouve en ruines. Alors Ness fait pression sur lui afin qu’il témoigne contre les deux escrocs. Ces deux là contre-attaquent en organisant une parade dans les rues de Cleveland. Mais Ness les fait appréhender et les enferme dans une cellule en compagnie d’une cinquantaine de clochards. Jack Whitehall dérobe, en compagnie de Sam Wild, le journaliste, la fameuse « liste noire » dans les bureaux du syndicat. Ness convoque alors les anciennes et futures victimes des deux racketteurs et les exhorte, vainement, à déposer plainte.

Quand Whitehall est abattu chez lui, Ness se sent responsable de cette mort. Le syndicaliste laisse derrière lui une veuve et deux jeunes orphelines. Mais ce n’est point tant pour son coup d’éclat en volant la fameuse liste qu’il a été assassiné que parce qu’il devenait gênant à tous points de vue…

Ness effectue un rapprochement entre cet assassinat, l’attentat contre le restaurant de Gordon et une sorte de démonstration de force par Gibson, alors qu’il était encore grand patron des Halles, envers un fermier récalcitrant. En comparant les différentes douilles, il pense pouvoir inculper Gibson.

Le temps passe.

 

La lecture de ce roman peut s’effectuer à deux niveaux.

Soit on le considère comme un polar et on s’amuse à la narration de la traque des deux truands par Eliot Ness, de ces racketteurs qui, sous le couvert d’un syndicat, extorquent de l’argent aux commerçants. Certaines scènes s’avèrent franchement grand-guignolesques et font irrésistiblement penser aux feuilletons populaires et à l’adaptation cinématographique de Dick Tracy. D’ailleurs ce roman est dédié à John Locher, ami et collaborateur de Max Allan Collins pour la BD Dick Tracy. Et on retrouve en fin de volume Nate Heller, le héros de la série Faisans et Malfaisants.

Soit on prend du recul avec l’intrigue en s’attachant plus particulièrement aux personnages et on découvre que l’on est en train de lire un livre social. Ness désire rester neutre mais ses sympathies vont au monde ouvrier malgré sa propension à graviter dans le monde huppé de Cleveland, une exigence de sa condition d’homme public en vue de la cité, chargé de la Sécurité. Les différents entretiens qu’il peut avoir avec George Owens et Whitehall, responsables intègres de syndicats, mais parfois brutaux dans leur démonstration et dans leurs actes, sont assez édifiants.

A l’écriture d’un agréable polar s’imbrique une étude sociale de mœurs et ce roman se veut reflet d’une société en pleine crise industrielle après la prohibition et le crack financier et à l’aube de la Seconde Guerre mondiale, l’histoire se déroulant de juillet 37 à mars 38.

 

Max Allan COLLINS : La Mafia ne passera pas (Bullet proof - 1989. Traduction de Noël Chasseriau). Série Noire N°2227. Parution avril 1990. 288 pages.

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 10:21

Fantasia au pays des mogettes...

Jacques SYREIGEOL : Miracle en Vendée.

En cette fin du mois d'août 1989, il fait chaud, très chaud.

Les mares sont desséchées, dans les prés l'herbe ressemble à de la paille, quant aux tournesols et aux maïs, pas de quoi faire son beure à défaut d'huile.

De quoi remuer les souvenirs algériens de Victor Soulard et faire remonter à la surface ses obsessions.

Par exemple le cou gracile et tendre des jeunes filles.

Deux événements qui ne possèdent aucun lien apparent, quoiqu'une légère superstition laisse supposer que l'un découle de l'autre, deux événements vont le faire sortir de sa torpeur, de sa léthargie de célibataire endurci qui vit avec papa et maman à la ferme familiale.

La Germaine, sa marraine et cousine de sa mère, décède, tandis qu'en face de chez eux s'installe la Lucienne. On peut dire qu'elle en a fait des ravages celle-là. Par sa faute, son mari a tué et depuis croupit en prison. Et elle a tant et si bien tourné la tête des mâles qu'elle a eu un fils, demi-frère de Victor.

Ramassant sa haine et ses souvenirs, Victor sent monter en lui comme une sourde colère, d'autant que son père, dérogeant à ses habitudes, va fournir de l'eau à son accorte voisine et pourquoi pas, renouer une ancienne liaison.

Victor ne s'est jamais complètement remis de sa guerre d'Algérie, de son passage à l'hôpital psychiatrique de Rennes. Ça fermente dans son crâne. Il vit, ou plutôt vivote, comme dédoublé. Ses souvenirs lui collent à la peau; ses expériences malheureuses avec les femmes, il les traîne comme des boulets mais aussi des envies. Jusqu'au jour où dans un accès de folie, il va se laver de ses inhibitions.

 

Miracle en Vendée est un roman dur, paysan, situé entre Le petit arpent du Bon Dieu de Caldwell et Une souris et des hommes de Steinbeck saupoudré de Goupi-Mains rouges de Véry et de La terre de Zola. Le sud des Etats-Unis transposé en Vendée.

Le soleil, la sécheresse, la fausse simplicité des villageois, leur rouerie, leur propension à s'esbaudir, à l'amusement juvénile des phénomènes scatologiques, peut-être dans le but de conjurer un mauvais sort, la proximité d'une femme honnie et arrogante, et surtout ce ressassement infernal des réminiscences, comme des incrustations dans le cerveau de Victor, tout accélère les processus de fêlure, de déchirure et de colère.

Troisième et malheureusement dernier roman de Jacques Syreigeol, Miracle en Vendée s'inscrit comme le troisième volet d'un triptyque entamé avec Vendetta en Vendée et continué avec Une mort dans le Djebel.

 

Lucienne est à l'origine de la déchéance de Marc Martin et la mère du demi-frère de Victor, quant à celui-ci, il apparait dans les dernières pages d'Une mort dans le Djebel. Mais chaque histoire est indépendante et Jacques Syreigeol en reprenant l'un des personnages de son dernier roman aurait pu en écrire un autre, construisant alors une saga à la Zola. A chaque fois l'atmosphère est différente, le style de narration aussi, et pourtant il existe un fil conducteur. Mais Jacques Syreigeol est décédé le 25 mars 1992, à la Roche-sur-Yon.

Réédition collection Folio N°2642. Parution octobre 1994. 192 pages. 6,40€.

Réédition collection Folio N°2642. Parution octobre 1994. 192 pages. 6,40€.

Jacques SYREIGEOL : Miracle en Vendée. Série Noire N°2260. Parution mars 1991. 192 pages.

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Published by Oncle Paul - dans Spécial Série Noire
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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 13:33

Bon anniversaire à Pierre Pelot, né le 13 novembre 1945.

Pierre PELOT : Après le bout du monde.

Englué dans la grisaille, la brume et la pluie, Nicolas Courot se demande dans quelle galère il s'est fourvoyé.

Quatre jours qu'il est dans ce camp, au cœur de la Papouasie Nouvelle Guinée, avec Adine la photographe et Zuchetto son commanditaire. Et voilà que l'un des chercheurs d'or, un nommé Dimenbal vient de décéder, lors d'un glissement de terrain.

Nico sent le coup fourré, mais il est incapable de discerner d'où ça provient. Adine vient de lui donner des patates, à moitié cuites, que l'un des indigènes lui a apportées. Caché dans l'une d'elle, un petit trésor constitué de pépites, la fortune de Dimenbal peut-être.

Nico regrette ce voyage entreprit à la demande de Zuchetto. Ce n'est pas qu'il était bien à Paris, mais là, c'est pire que tout. Cinéaste passé de mode, spécialiste des documentaires, Nico est sur la pente descendante. Sa famille se disloque et il n'est plus en odeur de sainteté auprès des différentes chaînes de télévision pour qui il travaillait.

Zuchetto s'est érigé en sauveur un jour, en se pointant à la terrasse d'un café où Nico réfléchissait sur son avenir. Et le voilà à se demander qui a pu glisser les pépites dans le tubercule et à quelles fins.

 

Délaissant le temps d'un roman sa région de prédilection, les Vosges, Pierre Pelot nous entraîne au cœur d'un pays pauvre et riche à la fois, enfer et paradis.

Les chercheurs d'or païulas, véritable secte, vivent comme à l'âge préhistorique, et entassent les billets verts, fruits de leurs fouilles. Ils gardent jalousement leur territoire, en haut de la montagne, la jungle les séparant de Port Moresby, la capitale. Ils possèdent des téléviseurs à pile qui ne captent que difficilement les images ,et ne sont vêtus en tout et pour tout que d'un étui pénien la plupart du temps.

Un roman exotique d'atmosphère dans lequel on reconnaît le coup de patte de Pierre Pelot, auteur prolifique mais jamais décevant.

 

Pierre PELOT : Après le bout du monde. Coll. Aventures sans frontières N°5. Editions Fleuve Noir. Parution novembre 1995. 220 pages.

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