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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 10:15

Lorsque le futur roi Edouard VII se prenait pour Sherlock Holmes...

Peter LOVESEY : Honni soit qui mal y pense. Mémoires policiers d'Edouard VII

Qui aurait eu l'audace de penser un jour que l'honorable et majestueux Edouard VII se serait penché sur la triste fin d'un célèbre jockey.

Que du temps où il n'était encore que Prince de Galles, Albert Edouard, Bertie pour les intimes, le fils aîné de sa très gracieuse et omniprésente Majesté la Reine Victoria, aurait soupçonné que la mort par suicide de Fred Archer, jockey adulé du grand publie et estimé pour son intégrité, ne serait pas due aux raisons officiellement émises par le coroner.

En réalité le suicide ne serait pas dû à un accès de fièvre typhoïde mais bien à cause d'événements, de relations et de bruits divers mettant en cause son honnêteté. En un mot que ce décès ne serait ni catholique, ni orthodoxe encore moins anglican.

Avec délectation et légèrement imbu de sa personne, on n'est pas de sang royal pour rien, Bertie, pardon, le Prince de Galles, va se lancer dans une enquête qui semble-t-il va à l'encontre du but recherché.

Afin de défendre l'honneur et l'intégrité du célèbre jockey, ne met-il pas à jour une sombre histoire de courses truquées, de corruptions, que sais je encore!

Une enquête discrète qui mène le Prince de Galles du célèbre champ de courses de Newmarket jusqu'aux bas fonds londoniens lui faisant côtoyer amateurs véreux, prostituées et femmes du monde, artistes de music hall et drôles d'oiseau.

Sans oublier l'aide inefficace du chef de la police de Londres, Charles Warren, bien connu pour l'incompétence notoire qu'il déploya lors de l'affaire de Jack l'éventreur, qui secouera le royaume deux ans après les tribulations flicardesques du futur Edouard VII.

 

Peter Lovesey, incontestable spécialiste de la fin du I9ème siècle, nous propose avec Honni soit qui mal y pense un livre réjouissant et légèrement irrespectueux à souhait.

Une réussite de celui qui nous avait convaincu de son talent avec des romans comme Le bourreau prend la pose, La course ou la vie, Cidre brut et quelques autres

Ce roman inaugurait la nouvelle collection Grand Format du Masque, une collection qui aurait accueillir les suffrages du public puisqu'elle se proposait d'accueillir en son sein des auteurs aussi divers et talentueux que Joseph Wambaugh, Dorothy Uhnak, Elmore Léonard. Un éclectisme et une complémentarité de bon aloi.

Peter LOVESEY : Honni soit qui mal y pense. Mémoires policiers d'Edouard VII (Bertie and the Tinman - 1987. Traduction de Jean-Michel Alamagny). Collection Grand format. Editions Le Masque. Parution juin 1989. 252 pages.

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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 16:51

Et des vivants encombrés...

Robert-Louis STEVENSON & Lloyd OSBOURNE : Un mort encombrant

La tontine, forme de d'épargne imaginée par l'Italien Tonti sous Mazarin, peut s'avérer payante mais en même temps se révéler source de problèmes pour les souscripteurs, puisqu'elle n'est reversée qu'au dernier survivant.

Lorsque débute cette histoire, il ne reste plus que deux prétendants à la tontine souscrite par le père de la famille Finsbury alors qu'à l'origine, quelques décennies auparavant, ce nombre était évalué à près d'une quarantaine.

Joseph Finsbury, l'un des deux héritiers, a recueilli Maurice et Jean, les deux enfants de Jacob, son frère cadet. Il a aussi accueilli en son foyer Julia Hazeltine, que lui avait légué une vague connaissance. Quant à son autre frère, Masterman, il ne lui a pas donné de ses nouvelles depuis de nombreuses années, et seul son fils Michel, avoué de sa profession, affirme que son père n'est pas mort, sans vouloir donner moult précisions complémentaires.

Maurice prend soin de son père, ayant peur que celui-ci décède de façon inopinée, avec pour conséquence l'envol de la tontine au profit de son cousin. Il le sort afin de lui procurer du bon air pour ses bronches, l'habille chaudement de vêtements adéquats selon les principes du praticien Sir Faraday Bond. Mais Joseph se sent un peu à l'étroit, lui qui était habitué à voyager de par le monde, à donner des conférences sur n'importe quel sujet susceptible d'intéresser une assistance clairsemée et indifférente, voire assoupie. Joseph est un manique des statistiques et trimbale toujours avec lui un carnet et un crayon afin de noter ses judicieuses et  inutiles observations.

Maurice a repris l'entreprise de cuirs de son père, mais celle-ci périclite, et il se demande comment faire face à une pénurie d'argent proche et stressante. De plus il traîne une dette de plusieurs milliers de livres dont il ignore comme il va pouvoir l'honorer.

Lors d'un voyage en chemin de fer, entre Bournemouth et Londres, Maurice ne décolère pas. Son oncle Joseph a mis négligemment dans sa poche un billet à ordre de huit cents livres qu'il devait signer, omettant de le rendre à Maurice. Un incident qui en cache un autre. Les trois hommes, Jean est également présent, ne remarquent pas qu'au dernier moment, alors que le train s'élançait, un homme vêtu pareillement que l'oncle Joseph montait dans un wagon proche. Un accident se produit, cela arrive même dans la perfide Albion, et le drame se précise. Lorsque Maurice et Jean sortent légèrement blessés de leur évanouissement provoqué par la collision entre deux rames, ils découvrent le corps mort et complètement défiguré de l'oncle Joseph, ce qui signifie la fin de leurs espérances de tontine. Adieu, veaux, vaches, cochons, couvées et entreprise de cuirs à remettre à flots. Sauf...

Sauf si le mort n'est pas déclaré officiellement défunt, et inversement. Maurice et Jean s'arrangent donc pour récupérer le cadavre, le plonger dans un tonneau, puis confier le tout à l'administration ferroviaire qui va l'acheminer jusqu'à Londres. Tandis que Jean reste sur place, afin de s'occuper de l'oncle Joseph, du moins c'est ce que déclarera Maurice, le dit Maurice rentre à la capitale afin de récupérer le fût. Seulement, ce qui n'était pas prévu au programme, c'est qu'un individu taquin va s'amuser dans le fourgon à bagages à échanger l'étiquette avec celle d'un container. Et lorsque le dit container est livré à l'adresse sus-indiquée, c'est à dire celle des Finsbury, Julia est là en compagnie d'un ami, Gedeon. Ils ouvrent la caisse, immense et volumineuse, et découvrent à l'intérieur une statue dont ils ne savent que faire.

Le tonneau est acheminé chez un sieur Pitman, professeur de dessin et médiocre artiste, lequel est fort étonné, abasourdi, décontenancé, de recevoir, en brisant l'emballage, de découvrir un cadavre à la place de la statue attendue.

 

Le voyage de l'oncle Joseph, ou plutôt de son suppléant, le lecteur l'aura deviné, ne se termine pas ainsi puisqu'il est trop encombrant et que pour s'en débarrasser il sera placé dans un piano dont on aura ôté les cordes, puis qui voyagera jusque dans une maison-bateau.

Le thème du cadavre voyageur sera par la suite abondamment exploité par les auteurs de romans d'énigmes et policiers, mais de façon plus morbide que dans le roman de Stevenson et Osbourne.

Un agréable divertissement pour le lecteur, moins pour les divers personnages qui gravitent dans cette histoire, conté avec cet humour anglais typique que l'on appelle le non-sens, et que l'on retrouve dans certains textes de Dickens, de Jérôme K Jérôme et quelques autres. Les péripéties sont nombreuses, et les scènes tragiques ou périlleuses, si elles ne déclenchent pas le fou rire, amènent sur les lèvres des lecteurs ce petit sourire révélateur d'un bon moment passé à une lecture boute-en-train.

A quelques reprises le nom du romancier français et contemporain de Stevenson, Fortuné du Boisgobey est cité dans le texte, et l'on peut se demander s'il s'agit d'un hommage ou d'une aimable plaisanterie.

 

Curiosité :

Ce roman a connu plusieurs traductions sous des titres divers :

Sous le titre Le Mort Vivant, paru aux éditions Perrin en 1905.

Sous le titre L'Hercule et le Tonneau, paru au Club français du livre en 1961.

Sous le titre Un mort en pleine forme, paru chez G. P. en 1968 dans une édition illustrée par Jean Reschofsky.

Plus récemment, les éditions Gallimard l'ont fait paraître dans la Bibliothèque de la Pléiade sous le titre Le Grand Bluff.

Réédition au Livre de Poche Jeunesse. Parution Juin 1999. 346 pages. Une couverture nettement plus accrocheuse que celle de 10/18.

Réédition au Livre de Poche Jeunesse. Parution Juin 1999. 346 pages. Une couverture nettement plus accrocheuse que celle de 10/18.

Robert-Louis STEVENSON & Lloyd OSBOURNE : Un mort encombrant (The wrong box - 1889. Traduction de Pierre Leyris). Editions 10/18. Série L'Aventure insensée. N°1377. Parution juillet 1980. 256 pages.

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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 12:13
François BILLARD : Don qui shoote et la manque.

Le foot au... Tapie ?

François BILLARD : Don qui shoote et la manque.

La coupe du monde et l’univers footballistique ayant inspiré bon nombre d’auteurs ces derniers mois, il était normal, pour ne pas dire inéluctable, que le Poulpe se trouve entraîné lui aussi à jouer du ballon rond, ce qui le change du ballon de bière.

Une fusillade Place de l’Opéra à Marseille a laissé cinq hommes sur le pavé. Quatre corps non identifiés, et Roman Markevitz, bien connu des services de police.

Markevitz était un type bizarre, sorte d’éminence grise du football, imprésario douteux; ayant gravité dans les vestiaires de l’Olympique de Marseille, s’occupant de transferts de joueurs, d’une manière occulte et non officielle, possédant des accointances avec les néofascistes italiens, tout en étant proche d’un certain milieu socialiste.

Bref le mec impeccable, propre sur lui, et tout, et tout. Même que certains parlent d’une rencontre O.M - V.A. qui...

N’empêche que le tripatouilleur est décédé et le Poulpe renifle le panier de crabes.

 

François Billard c’est bien amusé à écrire ce roman, enfin je l’espère pour lui, et le lecteur n’est pas déçu, puisque toute ressemblance avec des personnages ou des événements ayant existé serait totalement fortuite...

 

François BILLARD : Don qui shoote et la manque. Le Poulpe N°129, Editions Baleine. Parution juin 1998. 142 pages.

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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 13:50

Il faut tuer Savonarole...

Gérard DELTEIL : La conjuration florentine.

Il est difficile de ne pas effectuer un parallèle entre des événements qui ont secoué la ville de Florence en 1497 et l'état d'esprit qui régnait alors, et certains événements socioreligieux actuels.

Dieu ne veut pas de crucifix d'argent à côté d'estomacs affamés.

Cette diatribe imprimée à Florence et émanant de Jérôme Savonarole, le moine dominicain qui veut imposer aux habitants de la cité une règle de conduite plus pure, indispose fortement le Pape Alexandre VI, Rodrigo Borgia.

Avec l'évêque Adriano Castellesi, qui est également son ami, le pape décide de supprimer purement et simplement son ennemi. Il recherche donc un candidat susceptible de mener à bien cette mission et le trouve en la personne d'un novice, Stefano Arezzi, car selon Castellesi, sa foi frise le fanatisme.

Enfant trouvé, Stefano, qui entre dans sa vingtième année, a été élevé par les Franciscains, a étudié la théologie, les mathématiques, l'astronomie, les langues, à l'université de Bologne, et est actuellement au couvent de l'Aracoeli. Seulement Stefano ne sait pas manier les armes et son maître sera un sicaire qui aurait pu prétendre lui aussi à affronter Savonarole. Après un entraînement poussé, Stefano se rend à Florence, muni d'un coffret contenant une Bible mais qui dissimule des fioles de poisons et des objets pouvant servir de cachette telle qu'une bague au chaton amovible.

 

Les troupes de Charles VIII remontent vers la France, les Médicis ont été chassés de Florence, et la populace est divisée en trois factions d'inégales compositions. Savonarole possède ses partisans, les Piagnoni, tandis que les Arrabiati s'érigent en ennemis du moine, les Compagnacci représentant la tendance dure des Arrabiati. Les Médicis sont soutenus par les Bigi qui espèrent leur retour aux affaires. Mais ce sont surtout les jeunes gens issus de familles riches qui se montrent les plus virulents.

Savonarole a proscrit la musique, la danse, les masques et les carnavals, obligé les femmes à cacher leurs cheveux sous un voile, et bien d'autres manifestations qui font de lui un moine intégriste enflammant une grande partie des Florentins. Les livres, les œuvres d'art licencieuses ne trouvent pas grâce à ses yeux, de même que le luxe affiché par l'Eglise et les puissants, la recherche du profit, et la vente bénéfique financièrement d'Indulgences. Une réforme humaniste dans l'excès.

Le cerveau du Frate est trop étroit pour comprendre que la jeunesse préfère la musique, la danse, les masques et les jeux de l'amour qui accompagnaient les carnavals d'autrefois aux litanies de l'église.

 

Le pape Alexandre VI

Le pape Alexandre VI

C'est dans cette ambiance trouble que Stefano débarque à Florence et il se rend, sur les conseils de Castellesi chez Maître Turca, un riche drapier-lainier, afin de devenir le précepteur de ses deux enfants, Gustavo et Léna. Gustavo se montre un élève appliqué, mais Léna, proche des quatorze ans, est déjà une petite femme aux formes généreuses et elle se montre aguicheuse auprès de Stefano. Mais ce n'est pas Lena qui décrochera le pompon, ce sera Fedora, la femme de Turca, qui lui rendra visite en catimini dans sa couche un soir.

Gustavo est embrigadé dans la formation des Anges blancs, dont la mission est de récolter des subsides pour construire des hospices. Stefano est chargé de le surveiller car Turca se méfie des manigances du Frate, alias Savonarole. En guise de subsides, les Anges blancs reçoivent des pierres lancées par des gamins vivant dans un quartier défavorisé. Il évite toutefois à Vittorio, l'un des agresseurs d'être écharpé, ce qui lui vaut la reconnaissance familiale et celle du voisinage. Il devient même le général d'une section des Anges blancs. Mais il s'attire les quolibets et les inimitiés de la part des Compagnacci, des jeunes gens tout feu tout flamme.

Ce que n'avaient pas prévu Alexandre VI et Castellesi, c'est l'attirance qu'exercera Savonarole sur Stefano. Il rencontrera bien d'autres personnages, dont le jeune Nicolas Machiavel, et surtout la belle et veuve Antonella Sarafini, dont le fils est lui aussi membre des Anges blancs. Il lui faudra également déjouer des tentatives d'assassinat, des complots, car les ennemis de Savonarole ne manquent pas, soit dans Florence même, soit dépêchés par le Pape qui ne s'est pas résigné à subir les affronts de Savonarole, lequel va jusqu'à organiser un autodafé, le bûcher des vanités, au plus grand dam de ses adversaires.

Stefano va apprendre qu'il ne faut pas confondre la religion, la politique et le négoce, ces trois éléments étant souvent incompatibles.

 

Savonarole

Savonarole

Gérard Delteil nous invite à un voyage dans le temps à une époque au cours de laquelle la religion possédait une prépondérance maléfique dans la vie quotidienne des êtres humains, régissait tout et imposait une vision déformée des enseignements humanistes.

Si le but de Savonarole, réfuter l'amas de richesses engrangées de la papauté et les redistribuer aux pauvres, était avisé et louable en soi, c'est sa façon de procéder qui est condamnable. Imposer des préceptes intégristes et plonger la masse populaire dans l'ignorance, et ses prises de positions principalement vis à vis de la gent féminine, nous ramène inconscient (ou pas) aux préceptes des talibans tels qu'ils l'exercent aujourd'hui. Et Savonarole influencera peut-être Luther et Calvin lorsqu'ils poseront les bases de la Réforme.

Et au delà du roman, très fouillé, construit avec une recherche historique, même si cela reste justement un roman, ce sont bien les débordements religieux qui s'ancrent dans l'esprit du lecteur. De plus, entre les Dominicains dont fait partie Savonarole, et les Franciscains, religieux dont le Pape est proche, existe un antagonisme flagrant.

Gérard Delteil démonte l'hypocrisie qui règne, les magouilles et manipulations exercées au nom de l'église en appliquant les doctrines selon ses envies et ses besoins personnels. Le personnage de Savonarole se montre ambigu, et dont justement il faut se méfier. Tout comme les religieux, quelle que soit leur confession, d'aujourd'hui qui veulent infliger leur vision en abaissant moralement leurs fidèles, en se servant de textes dénaturés, et les obligeant à se conduire en rétrogrades exaltés, fanatiques, subissant des enseignements iniques.

Un roman historique passionnant, dans la veine d'Alexandre Dumas, mais avec une approche sur des événements actuels , même si cela n'est pas défini et exprimé dans l'ouvrage, et qui va au-delà du simple plaisir de la lecture.

Gérard DELTEIL : La conjuration florentine. Editions Points. Points Thriller P4222 Inédit. Parution 19 novembre 2015. 480 pages. 7,90€.

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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 13:15

Hommage à John Dickson Carr, né le 30 novembre 1906, à Uniontown en Pennsylvanie.

John Dickson CARR : Le gouffre aux sorcières

Il faut peu de choses pour créer et entretenir une légende.

Par exemple à Chatterham, parce que certains représentants de la famille Starbeth sont morts la nuque brisée, la croyance populaire voudrait que les descendants de Timothy subissent le même sort.

Une coutume régit la vie de cette famille : le soir de ses vingt-cinq ans, entre vingt-trois heures et minuit, l'aîné des Starbeth doit se rendre dans le pénitencier désaffecté puis dans la chambre du Prévôt, un de leurs ancêtres, ouvrir le coffre-fort et ramener une preuve de sa présence.

Quel mal y-a-t-il à respecter une coutume, n'est-ce pas Martin Starbeth ? Aucun, sinon subir le sort de ses ancêtres.

Pour le docteur Gideon Fell, les légendes et les coutumes ont toujours un fond de vérité, et un assassinat ne se peut se perpétrer que par un mortel mal intentionné.

 

Ce roman de John Dickson Carr, écrit en 1933 et inédit jusqu'à sa parution en 1989, met en scène pour la première fois le lexicographe Gideon Fell. Un personnage haut en couleurs, préférant la bière au thé et qui fait ses choux gras des mystères.

Immense, à la limite de l'obésité, il ne se déplace la plupart du temps qu'à l'aide de ses cannes. Il est marié à une petite femme charmante, véritable feu-follet, myope et quelque peu étourdie.

Le gouffre aux sorcières, l'un des premiers romans écrits par John Dickson Carr, annonce les thèmes chers à l'écrivain : meurtre en chambre close, une atmosphère étouffante, angoissante, assaisonnée d'une pointe de fantastique et relevé d'une pointe d'humour.

Un livre qui malgré sa traduction tardive, je rappelle que ce roman date de 1933 mais n'a été publié en France qu'en 1989, n'a pas pris une ride.

Réédition volume Les intégrales John Dickson Carr N°1. Parution décembre 1991. 1120 pages. Docteur Fell. Comprend Le gouffre aux sorcière; Le chapelier fou; Le huit d'épée; Le barbier aveugle; L'arme à gauche.

Réédition volume Les intégrales John Dickson Carr N°1. Parution décembre 1991. 1120 pages. Docteur Fell. Comprend Le gouffre aux sorcière; Le chapelier fou; Le huit d'épée; Le barbier aveugle; L'arme à gauche.

John Dickson CARR : Le gouffre aux sorcières (Hagg's Nook - 1933. Traduction de Dominique Monrocq). Le Masque Jaune N°1944. Edition Librairie des Champs Elysées. Parution janvier 1989.

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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 15:10

Les enfants sont comme les adultes, ils ont leurs joies et leurs peines.

Mais ils les éprouvent plus tôt...

Véronique VIGNE-LEPAGE : Epoustouflants destins d'enfants.

Les enfants-héros abondent dans la littérature jeunesse et la littérature tout court, les confrontant à des situations exceptionnelles, dramatiques, amusantes, exotiques, courageuses, mais jamais banales. Les exemples sont si nombreux que l'on ne peut les recenser tous, mais l'on pourrait citer Rémi, héros de Sans Famille d'Hector Malot, de Mowgli, l'enfant du Livre de la Jungle de Rudyard Kipling, ou Le Petit Lord Fauntleroy de Frances Hodgson Burnett.

Mais qu'en est-il dans la vie courante où les adultes sont souvent montrés en exemple, dont la carrière, les actions, les coups d'éclat font florès ?

Véronique Vigne-Lepage pallie cette lacune en nous présentant vingt et un destins qui font frémir, rêver, réfléchir, s'enthousiasmer, s'attendrir, s'émouvoir...

 

Parmi les infortunes décrites, l'une des plus dramatiques est bien le tragique destin des Enfants d'Izieu, Une colonie presque ordinaire, le 6 avril 1944. Pourtant Sabine et Miron Zlatin pensaient que les gamins qu'ils avaient recueillis, soit avec l'assentiment de leurs parents, soit parce que ceux-ci avaient été déportés ou tués, seraient à l'abri des exactions nazies.

Toujours dans la tragédie, mais qui heureusement se termine bien, l'épopée navale de Lolo et Monmon, Michel et Edmond pour l'état-civil, trois et deux ans. Ces deux bambins sortiront indemnes du naufrage du Titanic. Mais qu'allaient-ils faire en cette galère ? A l'origine, une simple histoire de divorce et d'un père qui voulait garder ses deux enfants en s'enfuyant aux Etats-Unis.

Tragédie aussi, qui nous touche moins peut-être, car éloignée dans le temps et advenue à un enfant royal, dont les avatars se déroulent au XVIIIe siècle, celle de Louis Charles Bourbon, fils de Marie-Antoinette dite l'Autrichienne et de Louis XVI. Enfance d'un gamin normal ou presque qui aurait pu être heureuse, sauf qu'il se retrouve Dauphin à la mort de son aîné Louis-Joseph, et qui terminera sa vie au Temple, après avoir perdu ses parents dans des conditions de Terreur. Comme quoi le Sang bleu peut également se définir comme Sang royal, sang mortel.

Enfermés également dans une geôle, Henri et François, les deux jeunes fils de François 1er, détenus par Charles Quint pour une sombre histoire d'antagonisme et de jalousie pour quelques lopins de terre que l'un veut annexer alors que l'autre refuse. Otages à 6 et 8 ans... par raison d'Etat, mais l'état a-t-il raison ?

 

Le courage n'est pas inné, cela dépend des circonstances et du danger auquel on peut être confronté. Ainsi Noël, ainsi prénommé parce qu'il est né un 24 décembre, va devenir à 14 ans, le plus jeune poilu de la Grande Guerre ! Un peu par hasard. Son père est parti sur le front, sa mère vient de décéder, le régisseur du domaine dans lequel il a été placé le prend en grippe et en feuilletant un journal local, il apprend que le bureau de placement de Montpellier recherche du personnel agricole pour les mas de la région. Il se rend donc à Montpellier, 25 kilomètres à pied, s'endort sur un banc de la gare, puis partage le repas de zouaves qui se rendent dans l'Est de la France. Et c'est comme ça qu'il les suit et deviendra le plus jeune poilu imberbe !

 

Les enfants ne sont pas des animaux savants, même si parfois les médias les montrent comme tels.

Et parmi ces gamins placés sous les feux de la rampe, les exemples ne manquent pas.

Jeanne-Marie Leprince de Beaumont a adapté un vieux conte intitulé La Belle et la Bête, dont la première version pourrait être Amour et Psyché d'Apulée. La deuxième version est tirée du folklore italien et adaptée en 1550 par Francesco Straparola. Or en 1547, des émissaires d'Henri II ramènent des Canaries un étrange personnage dont les courtisans se demandent s'il s'agit d'un homme ou d'un animal. Cette chose se nomme Don Pedro Gonzales et serait né en 1537. Rebaptisé Petrus Gonsalvus, ce jeune garçon a le corps et le visage couvert d'un pelage fauve d'une dizaine de centimètres de long. Cette histoire est narrée sous le titre Petrus et Antonietta, les sauvages du Roi, Antonietta étant l'un des fruits du mariage de Petrus avec une charmante jeune fille dont la famille est proche de la cour royale.

Petrus Gonsalvus

Petrus Gonsalvus

Les petits prodiges ne manquent pas, mais il y a eu ceux qui ont confirmé par la suite, en vieillissant, et les autres, tombés dans un relatif anonymat.

Roberto, l'angelot à la baguette magique, Benzi, chef d'orchestre à onze ans, fut le premier musicien classique dont j'ai retenu le nom alors que j'avais à peu près cet âge, en regardant à la télévision dans le hall du Havre Libre, les deux films qui lui ont été consacrés : Prélude à la gloire et L'appel du destin, dans lesquels il interprète son propre personnage, une histoire qui ne reflète toutefois pas la réalité.

De même L'étrange Minou Drouet, fit beaucoup parler d'elle dans le milieu des années 1950, et je connaissais son nom grâce à la radio, et surtout les différentes prises de position des adultes de mon entourage. Des conversations entendues et auxquelles je ne prenais pas part évidemment, occupé à jouer dans mon coin, mais qui se sont incrustées toutefois dans ma mémoire.

Et c'est encore par un film, Monsieur Fabre, que j'appris ce qu'était un entomologiste et plus particulièrement Jean-Henri Fabre, L'ami intime des insectes. Comme quoi certains films et leur rediffusion à la télévision peuvent être bénéfique.

 

La curiosité est un vilain défaut partait-il, mais il est bon d'être curieux sans être indiscret. Valentin, de la fange... à la Cour impériale, le démontre lui qui était affamé de connaissances et de savoir.

 

Bien d'autres destins sont ainsi évoqués, des gamins qui sont célèbres sans que leurs noms soient connus, comme les Petits Chanteurs à la Croix de Bois, une manécanterie créée en 1906 par deux étudiants parisiens dans le quartier de Vaugirard et qui prendra vraiment son essor lors de la fusion avec la Bellevilloise de l'abbé Maillet. Ou comment fut découverte, par hasard, par un chien feu-follet, et un adolescent natif de Montignac accompagné de jeunes vacanciers, la grotte de Lascaux, à la fin de l'été 1940.

Et comme il faut toujours une part de rêve, que penser du destin de cette gamine de quatorze ans, enlevée, alors qu'elle gardait ses moutons, par un officier, un prince prussien, en voyage dans la région de Blois. La Bergère et le Prince serait le sujet d'une adorable histoire, si elle ne s'était pas déroulée véritablement.

 

Vingt et un destins décrits avec simplicité, mais avec passion, érudition, enthousiasme et parfois une note de poésie, par Véronique Vigne-Lepage, et qui devraient réconcilier tous ceux qui sont fâchés avec la jeunesse turbulente qui défraie trop souvent de nos jours les chroniques journalistiques. Et en complément une préface de Patrick Poivre d'Arvor, ainsi qu'une bibliographie permettant d'approfondir plus en détails certaines de ces histoires vraies.

 

Visitez le catalogue de l'éditeur, vous trouverez sûrement un ouvrage à offrir pour Noël :

Véronique VIGNE-LEPAGE : Epoustouflants destins d'enfants. Le Papillon Rouge éditeur. Parution 23 octobre 2015. 288 pages. 19,90€.

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 13:48

Ça doit faire du boucan !

Michel PAGEL : La sirène de l’espace.

Malgré les technologies modernes, aujourd’hui la vidéo, l’ordinateur et Internet, les enfants, et ceux qui le sont restés dans leur tête, rêveront toujours à des lendemains enchanteurs issus de la littérature d’évasion.

Ainsi Francis Briand, nouvel héros de Michel Pagel, vient d’achever en ce 19 janvier 2312 son service militaire d’une période de cinq ans. Pacifiste convaincu, il n’apprécie pas du tout la guerre que livre la Fédération terrienne à Jupiter.

En transit sur la Lune, il passe la soirée dans un café et les commentaires vont bon train devant la télévision. Il n’est pas d’accord sur l’analyse des consommateurs sur cette guerre qui dure depuis des années et n’est pas près de s’éteindre, encouragée par une forme perverse de racisme.

Il est abordé par un inconnu qui abonde dans son sens et lui offre à boire. Une invite dont il se repentira car la boisson est droguée et il se réveille à bord d’un vaisseau spatial pirate. Il a été enrôlé comme les marins aux 17è et 18è siècles et se voit promu officier de bord grâce à ses connaissances comme navigateur radio.

Cette façon de procéder le révolte mais le capitaine John Golden possède des arguments afin de le réduire à la raison. Alors qu’il croupit dans la cale Francis entend un chant merveilleux qui lui tourneboule l’esprit et les sens. Il n’aura de répit de découvrir qui se cache derrière cette mélopée.

 

Michel Pagel nous entraîne dans un space-opéra qui puise son thème dans les romans maritimes, et principalement l'île aux trésors de Stevenson.

D’ailleurs le lecteur reconnaîtra l’analogie du nom du capitaine John Golden avec John Silver le héros de Stevenson.

Mais ce n’est pas la seule approche, puisque Ulysse et le chant des sirènes est également présent. En toile de fond ce sont la guerre et le racisme qui sont évoqués.

Un roman qui une fois de plus, sous couvert de simplicité et d’humour, démontre le talent de conteur de Michel Pagel.

Première édition Collection SF N°68. Editions Fleuve Noir. Parution juin 1999. 222 pages.

Première édition Collection SF N°68. Editions Fleuve Noir. Parution juin 1999. 222 pages.

Michel PAGEL : La sirène de l’espace. Réédition Collection S.F. Multivers éditions. Format ePub et Kindle. 2,49€.

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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 13:10
Michel CHEVRON : J'irai faire Kafka sur vos tombes.

Bon anniversaire à Michel Chevron

né le 27 novembre 1945.

Michel CHEVRON : J'irai faire Kafka sur vos tombes.

Vlad, l'aide-cuistot de Gérard, le patron du restaurant Au pied de porc de la Sainte Scolasse, est ami avec un réfugié roumain José.

Celui-ci a confectionné les axes du train d'atterrissage pour le Polikarpov, l'avion cher au Poulpe. En échange, l'émigré désire que Gabriel Lecouvreur, alias le Poulpe, enquête sur la disparition d'un couple de Roumains.

Le Poulpe se rend donc à Sainte-Croix-des-Eaux, près de Confolens, un petit village sous la botte d'un édile qui possède une milice dont l'amusement principal est de traquer des Roumains venus en France illégalement.

Ces étrangers sont parqués dans un enclos, derrière un mur surnommé la Muraille de Chine, et lorsqu'ils tentent de s'échapper, ils sont chassés, abattus comme des bêtes. Il n'en faut pas plus pour exciter la curiosité du Poulpe et alimenter sa colère envers des pratiques ségrégationnistes.

Le Poulpe va côtoyer des personnages étranges dont le moindre n'est pas José, ouvrier qui chante dans une chapelle désaffectée transformée en salle de concert, déguisé en Drag Queen.

 

Cette nouvelle aventure du Poulpe, dans lequel ce héros moderne campe le personnage d'un Rambo hargneux et fragile à la fois, nous entraîne dans un univers médiéval, onirique, vampirique, voire gothique, résurgence d'une aura de superstition que cultive certaines campagnes.

Déroutant et captivant, ce roman s'inscrit comme une parenthèse dans la mission libératrice et justicière que s'impose comme un postulat notre ami le Poulpe.

Quant au titre il prend sa véritable signification dans l'explication fournie par l'une des protagonistes du roman mais ne comptez pas sur moi pour vous la révéler.

Michel CHEVRON : J'irai faire Kafka sur vos tombes. Le Poulpe N°35. Editions Baleine. Parution octobre 1996. 140 pages.

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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 09:04
MARIE & JOSEPH : Venez voir les cadavres, mesdames.

C'était pendant l'horreur d'une profonde nuit...

MARIE & JOSEPH : Venez voir les cadavres, mesdames.

Au Pâtural Chevron, une vieille ferme décrépite au bout d'une route en cul-de-sac et située aux confins de la Creuse, de la Corrèze et de la Haute-Vienne, reconvertie en centre d'hébergement et de réinsertion pour ex-drogués, les pensionnaires tentent de se refaire une santé.

Le bon air, les travaux de réfection, l'ambiance entretenue par quelques employés devraient permettre à ces marginaux de reprendre le droit chemin, de se débarrasser de leur sale habitude.

Il y a le Patron, Dominique la psychologue, Bébert, Colin et Lolo, les éducateurs, moniteurs de choc, plus les hommes à tout faire. Sans compter le Docteur qui vient pratiquement tous les jours, et la mère Tyrannie qui fait office de cuisinière. Parmi les toxicos, Didine, Yan l'homme au pendule, Max et Marlène et quelques autres.

Sur la ferme on pourrait croire qu'il plane un mauvais sort. D'ailleurs, le jour de leur installation au Pâtural Chevron, les résidents ont découvert un pied de vache accroché au linteau au dessus de la porte. Un soir Dominique sort prendre l'air, et ne reparait pas. C'est un peu l'affolement général.

Tout e monde s'active à sa recherche et les gendarmes sont prévenus. Les dépendances, les bois environnants sont passés au peigne fin, mais rien n'y fait. Dominique a bel et bien disparu.

Ressurgissent alors les vieux démons. Quelques années auparavant des jeunes femmes et des enfants ont disparu également et leurs corps n'ont jamais été retrouvés. Le spectre de la Bête inconnue se dresse, mais plus prosaïquement les forces de l'ordre pensent à un dangereux maniaque. Un homme avait été remarqué, rôdant dans les parages.

Le train-train quotidien s'installe, comme si rien ne s'était passé. Cependant des précautions sont prises. Interdit de sortir seul le soir, et toujours se munir d'un talkie-walkie. Un soit Lolo aperçoit de loin des hommes qui semblent observer les bâtiments à l'aide de jumelles. Bizarrement, Roumoune, le chat qui était toujours à réclamer sa pâtée ne s'intéresse plus à sa gamelle. Pourtant il semble grossir. Il s'évanouit dans la nature alors que toutes les portes sont fermées.

Des traces de pas salissent le couloir, alors que théoriquement personne ne pouvait entrer. Le narrateur et Lolo distinguent dans la nuit des lumières, comme des lampes-tempêtes tenues à bout de bras. Arrivés sur place, ils sont violemment agressés par une ombre immense et en réchappent de justesse.

Le moral n'est pas au beau fixe. Max se demande si ce n'est pas à lui qu'on en veut. A la suite d'une bêtise, d'une vague histoire de chantage, il s'était mis à dos des tueurs. Enfin, c'est ce qu'il dit. Pourtant il était persuadé de ne pas avoir laissé de traces derrière lui. La tension monte...

 

Dans ce dernier roman de Marie et Joseph, plus de trace de blues, de jazz, de cette musique qui imprégnait si fortement leurs précédentes œuvres.

Pourtant demeure le côté rural, poétique, ode à la nature. Il plane une atmosphère de fantastique, de mystère, d'irrationnel. Comme une résurgence des contes de fées dans lesquels la sorcière, les loups-garous se taillaient la part belle.

L'onirisme perdure accommodé à la sauce vingtième siècle et ses références à la drogue, la réinsertion et aux magouilles.

Même s'ils ne faisaient pas l'unanimité, Marie et Joseph laissent un grand vide à la Série Noire.

MARIE & JOSEPH : Venez voir les cadavres, mesdames. Série Noire N°2276. Parution septembre 1991. 192 pages. 6,65€.

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Published by Oncle Paul - dans Spécial Série Noire
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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 13:28

Bon anniversaire à Béatrice Nicodème

née le 26 novembre 1951.

Béatrice NICODEME : Mauvaise rencontre.

Anna, fâchée avec son compagnon Pascal, décide de partir seule, dans sa petite voiture, alors que la nuit se profile à l’horizon.

Elle est avide d’indépendance, ressentant un besoin de liberté totale pour s’exprimer pleinement dans la peinture, son travail et sa passion. Un banal accrochage avec un animal, sa voiture qui tombe en panne, et c’est le début des ennuis.

Anna voit, ou croit voir dans les frondaisons baignées d’obscurité d’étranges silhouettes se livrant à d’inquiétantes activités. Elle se résout à contre cœur à faire appel à son ex puis rentre chez elle pour recevoir un appel anonyme.

Le premier d’une longue série qui empoisonne son existence. Le temps passe, dans un début de chaos cérébral, elle héberge une amie Fanny, retrouve un ancien condisciple de l’école de peinture qu’elle a fréquenté pendant quelques années, continue à donner des cours à des étudiants plus ou moins doués.

Jusqu’au jour où, les appels téléphoniques anonymes ne suffisant plus elle est confronté à un cadavre gisant dans son petit appartement. Nul doute, quelqu’un lui en veut. Qui persécute Anna et pourquoi, Béatrice Nicodème se charge de vous le révéler dans ce nouveau roman sélectionné pour le prix du roman d’aventures.

 

Bon roman de suspense, mais un peu faible comparé à La tentation du silence, Mauvaise rencontre joue avec les nerfs du lecteur.

L’intrigue est menée tambour battant, l’ambiguïté des personnages reste plausible, toutefois l’épilogue qui joue sur une coïncidence, le hasard a souvent bon dos, est un peu tiré par les cheveux.

Toutefois ne boudons pas notre plaisir et apprécions ce cru qui n’est pas exceptionnel mais se laisse déguster.

 

Béatrice NICODEME : Mauvaise rencontre. Le Masque jaune N°2455. Parution septembre 2001. 250 pages. 7,50€.

Existe au format Kindle : 4,99€.

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