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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 12:31

Coucher avec une autre personne que son conjoint, ce n'est pas le tromper, mais bénéficier d'une

formation permanente.

Philippe GEORGET : Méfaits d'hiver.

Il parait, selon les magazines féminins bien informés, que le nombre de cocus est en courbe ascendante, une inflation galopante, et si cette propension à aller voir chez les autres si c'est mieux que chez soi, était réservé de tout temps aux hommes, les femmes de nos jours n'hésitent à suivre ce précepte : changement d'herbage réjouit les veaux.

Pourtant l'équation Deux plus un = un gros paquet d'emmerdes, tarabuste Sebag qui d'un seul coup (sic !) est confronté à ce problème.

Ce qui le chagrinait depuis un certain temps, ce qu'il supputait vient d'être confirmé, à quelques jours de Noël. Un drôle de cadeau parvenu sous forme de SMS dans le téléphone de sa femme. Claire le trompe. Pourtant, elle l'affirme avec conviction, elle l'aime toujours. D'ailleurs c'est terminé, son amant ayant été muté de l'autre côté des Pyrénées. Un accident de parcours.

Est-ce le fait d'apprendre son cocufiage qui déclenche une réaction en chaine, nul ne saurait le dire. Pourtant c'est bien ce qui se produit.

 

Un homme tue sa femme alors qu'elle venait de terminer une partie de billard avec son amant dans une chambre d'hôtel. L'homme est parti le premier et le mari trompé s'est engouffré dans le nid d'amour abattant sa femme, qui fumait sa dernière cigarette, avec une carabine. Puis il repart dans la nature.

Appréhendé, il ne nie pas, toutefois ses déclarations jettent un trouble dans l'esprit de Molina, de Ménard et de Sebag. Si le meurtre ne fait aucun doute, ils se rendent compte que le mari bafoué avait été prévenu. Or, idée lumineuse, en vérifiant les vidéos des caméras de surveillance placées un peu partout dans Perpignan, il ne pouvait être sur place au moment où l'a déclaré.

Et comme une contagion qui se répand insidieusement, un autre couple va être séparé à cause d'un vol plané par une fenêtre. Mais cette fois, c'est le mari trompé qui se tue en passant par dessus la rambarde. Volontairement.

Un troisième larron ne trouve rien de mieux que de prendre sa femme en otage, précisant à tous ceux qui regardent le spectacle de la rue, qu'il va brûler sa maison, et eux avec par la même occasion. Il ne fait pas dans le détail. Sebag, habile négociateur, parvient à le raisonner, mais ce n'est pas une thérapie pour le policier rongé par la jalousie.

 

Tout autant roman policier que roman sentimental et étude de mœurs, Méfaits d'hiver comporte plusieurs étages de lecture.

Roman policier, bien évidemment puisque meurtre il y a et incitation au meurtre. Et donc enquête avec plusieurs policiers sur le terrain, tâtonnant, conjecturant, soupçonnant, et empruntant de mauvaises directions, persuadés détenir le coupable ou présumé coupable et avoir compris ses motivations.

Roman d'amour ou sentimental, car outre Sebag ce sont tous les protagonistes impliqués qui sont visés par cette fracture du cœur. Ce n'est pas parce que leurs femmes ne les aiment plus qu'elles vont goûter ailleurs si l'herbe est plus tendre. D'un côté l'amour existe toujours, plus ou moins fort il est vrai, les années passant, mais il est présent. De l'autre côté il y a la recherche d'une forme de tendresse, de complicité amicale qui n'est plus aussi prégnante. Le besoin d'une amitiés amoureuse.

Enfin étude de mœurs déclinée par Julie, nouvellement arrivée et qui participe activement à cette enquête. Elle va faire équipe avec Sebag plus particulièrement, selon les besoins et les approches professionnelles des uns et des autres, mais possédant un autre regard qui lui permet de prendre cette enquête sous un angle différent. De plus elle est amie avec Marina, une kiné qui a effectué des études de psychologie, section sexologie.

Sebag va apprendre ou découvrir un pan sociétal sur l'évolution de la sexualité féminine et de son émancipation par rapport à l'homme, le mâle, dominant. La femme devait rester confinée chez elle tandis que l'homme pouvait sans vergogne aller butiner ailleurs. D'ailleurs, l'expression Rangez vos poules je lâche mon coq, édictée par une mère fière de son fils nous montre combien l'homme pouvait tout se permettre tandis que la femme n'avait pas le droit de lever même les yeux sur un individu de sexe masculin. En général car des cas particuliers nous montrent que la femme pouvait également se montrer avide d'expériences nouvelles.

Autant que je m'en souvienne, le plaisir masculin [...] c'est un petit spasme et puis s'en va. Alors que chez nous (la femme), c'est une vague, une tempête, parfois un raz-de-marée. La jouissance féminine a longtemps fait peur, aux hommes et aux femmes également. C'est pour ça qu'on l'a tant réprimée.

Un peu plus loin :

Nous ne connaissons pas qu'un seul plaisir, ni même deux seulement comme on le pense trop souvent, mais des dizaines de variétés de plaisir. Certains comparent le corps d'une femme à un calendrier de l'Avent avec une multitude de fenêtres qui ne demandent qu'à s'ouvrir.

Mais ce n'est uniquement cela qui pousse un homme ou une femme à tromper son partenaire, seulement c'est la face visible de l'iceberg matrimonial.

 

Je ne voudrais pas m'immiscer dans la vie privée de l'auteur, mais il se dégage de ce roman comme une relation d'authenticité dans cette histoire.

 

Le personnage de Julie, lieutenant de police, le lecteur assidu l'a déjà rencontré dans Le paradoxe du cerf-volant. Philippe Georget tisse sa toile en imbriquant les différents personnages de ses romans pour en constituer une saga.

 

Voir également l'analyse de Yv sur son blog :

Philippe GEORGET : Méfaits d'hiver. Collection Polar Jigal. Editions Jigal. Parution 15 septembre 2015. 352 pages. 19,50€.

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 08:55
Jean-Hughes OPPEL : Piraňa Matador.

L'Amazone, l'enfer.... des libraires !

Jean-Hughes OPPEL : Piraňa Matador.

Au cœur de l'immense forêt de l'Amazonie, à la limite du Brésil, de la Colombie et du Pérou, vit une petite communauté de mineurs travaillant à l'extraction du diamant sous la férule de Don Armando de Cristobal y Majorca.

Santa Cruz de Natividad est uniquement desservie par bateau. Tous les quinze jours la barge coffre-fort appartenant à la Compagnie est réservée exclusivement au transport de la pierre précieuse. Tous les mois, vaille que vaille, à dates fixes, un vieux rafiot qui descend le fleuve et le remonte, rythmant la vie communautaire. Le fleuve, seul moyen de communication. Tout autour, la forêt, et ses pièges, ses traitrises. La flore et la faune se défendent comme elles peuvent de l'invasion du modernisme et les Indiens se transmettent depuis des siècles la haine et la peur de l'homme blanc.

Les festivités sont rares à Santa Cruz de Natividad, et les seuls plaisirs que peuvent s'octroyer les mineurs, véritables esclaves au service de la compagnie toute puissante, sont la boisson et l'amour tarifé, les soirs de paye.

Cependant la révolte gronde et Don Armando pour mater les meneurs fait appel à Jorge Luis Alfaquès, tueur à gages sur le déclin et rongé par le cancer.

 

En reprenant les rênes de la Série Noire, Patrick Raynal désirait rajeunir la célèbre collection, lui redorer son blason et pour cela se montrer plus intransigeant dans le choix des textes et des auteurs. Retrouver l'esprit Série Noire. Et sous les pages d'austère jaquette, qui en fait est un retour aux sources, Oppel inaugure d'une façon éclatante ce besoin d'une nouvelle vitalité.

La littérature noire par essence est le reflet de la société, mais à force de se cantonner dans la grisaille des banlieues et de disséquer ses problèmes, la saturation gagnait le lecteur avide de sensations nouvelles. Et avec Oppel, nous sommes servis.

Après des prolégomènes oniriques et documentés, Oppel nous plonge dans la touffeur et la moiteur de l'Enfer Vert, et contradictoirement on respire une bouffée d'air pur.

A l'aide de phrases rapides, concises, hachées comme le staccato d'une mitraillette, il développe son histoire, et le héros, malgré son statut de tueur à gages, devient presque sympathique.

 

Réédition Folio Policier juillet 2001. 224 pages.

Réédition Folio Policier juillet 2001. 224 pages.

Jean-Hughes OPPEL : Piraňa Matador. Série Noire N°2287. Parution janvier 1992. 208 pages.

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 13:59

Chavez le dire à tout le monde...

Maxime VIVAS : Rouges, les collines de Caracas

Journaliste indépendante et grand reporter, Elisabteh W. Parrot signe ses articles sous le nom de Gaya pour différents médias.

Un peu plus de trente ans et un gamin, Pablo, qu'elle a eu avec Paul Delpeuch, un agriculteur, dont elle vit séparée mais en bonne intelligence toutefois, Gaya ne se contente pas de rédiger ses articles. Elle cuisine, elle bricole, pratique l'Aïkido et d'autres sports moins violents, bois et fume avec modération. Elle voyage beaucoup aussi pour son travail et au mois d'avril 2007 elle est contactée par Las Noticias, journal vénézuélien au fort tirage et considéré comme respectant une neutralité politique.

Elle est invitée au Venezuela afin d'écrire pour l'édification des Européens des articles sur la vision européenne sur la grande bataille médiatique qui déchire le pays depuis plusieurs mois et qui doit atteindre son apogée le 27 mai 2007 avec le non renouvellement d'une concession qui avait été accordée vingt ans auparavant à l'importante chaîne de télévision RCTV pour offrir la bande hertzienne à une chaîne publique éducative et populaire.

Elle doit donc se rendre sur place, et autant en profiter, pense Paul, pour enquêter sur la disparition présumée de Jean-Pascal Laborde, agriculteur comme lui, et qui avait entendu dire qu'au Venezuela il pourrait s'offrir pour pas cher des centaines d'hectares de terre aisées à travailler. Il avait demandé à sa sœur de vendre sa ferme et de lui envoyer l'argent là-bas au Venezuela. Ce qui fut fait en bonne et due forme mais depuis des années, personne n'a eu de ses nouvelles.

Gaya se renseigne sur l'état du pays qu'elle doit visiter et ce qu'elle lit n'est guère encourageant. Les conseils destinés aux futurs touristes n'incitent guère à visiter le pays, au contraire. Néanmoins elle reçoit son billet d'avion très rapidement et après avoir sacrifié à quelques formalités, elle peut s'envoler tranquille ou presque.

Dans l'avion une passagère dit la reconnaître et apprécier son travail journalistique. Elle se présente : Alicia Hernandez, attachée aux affaires culturelles de l'ambassade du Venezuela à Paris. Une approche qui alarme quelque peu Gaya, étonnée d'être si connue, même si parfois sa photo figure en tête d'articles. Elle profite d'un moment durant lequel Alicia part se soulager, pour essayer de regarder un dossier placé dans la pochette de l'attachée culturelle mais elle n'en a pas le temps. Pourtant ce dossier paraissait être important et éventuellement la concerner.

A l'aéroport elle doit être réceptionnée par quelqu'un mais personne n'est présent. Si, un chauffeur est bien là brandissant une pancarte, mais au nom de ViVaTV. Elle se renseigne et lui donne son nom. Gaya. C'est bien elle qu'il doit conduire en taxi, mais la pancarte était à l'envers intentionnellement, tout le monde pouvant affirmer qu'il ou elle se nomme Gaya. Un début de paranoïa ou une confirmation.

Elle est dotée d'un accompagnateur, Ricardo, et elle apprend incidemment que celui-ci est Cubain. Ce n'est pas par hasard qu'il est là, Cuba étant proche du pouvoir bolivarien. Elle lui demande s'il peut se renseigner sur son compatriote venu exploiter des terres sud-américaines, Jean-Pascal Laborde. Il promet de faire tout son possible. Gaya va faire la connaissance au cours d'un repas de deux vénézuélien, Mariela Daragon, journaliste à Las Noticias, et Marino Douglas, réalisateur à VivaTV.

Gaya collabore avec Mariela dans les bureaux de Las Noticias, situés dans un immeuble qui héberge de nombreux médias. Mais Marino disparait et Gaya lancée à sa recherche, aidée par un gamin qui la conduit dans une impasse, va se retrouver enfermée dans une sorte de cave. De sa fenêtre munie de barreaux, elle aperçoit un cadavre sur une décharge. Sa pratique de l'Aïkido va lui servir pour s'évader. Ce sont les débuts des nombreuses péripéties.

 

Ce roman, un romanquête comme il est défini en quatrième de couverture, est tout autant un document sur le Venezuela des années Hugo Chavez, celles voyant sa réélection et l'échec de la réforme constitutionnelle. Le peuple vénézuélien est partagé, les pauvres espérant en Chavez un sauveur, les riches le considérant presque comme un usurpateur et un futur dictateur.

Le pays, s'il possède des richesses intérieures comme le pétrole, n'arrive pas à s'affirmer comme une grande puissance, de nombreuses pressions extérieures l'étranglant. L'administration Bush par exemple. La proximité de Chavez avec le régime cubain ne plaide pas en sa faveur.

Règne donc une ambiance délétère, et les médias se déchainent souvent en défaveur de Chavez. Gaya va s'en rendre compte sur place et se demande si son invitation a été programmée afin de donner du crédit aux réformes médiatiques envisagées. Et le lecteur peut s'interroger de l'utilité de savoir lire entre les lignes les articles journalistique, et surtout de ne pas cataloguer un journal dont certains écrits ne sont pas dans la ligne politique gouvernementale comme obligatoirement un journal d'opposition.

Elle va apprendre également que se montrer jambes nues, en short, est considéré comme une atteinte à la pudeur, alors qu'exhiber ses appas mammaires n'est pas provocant.

Rouges, les collines de Caracas est tout autant un roman hybride mêlant aventures, action, espionnage qu'un documentaire sur un pays à un moment donné. Tout ce qui est susceptible d'entrer dans un tel roman est utilisé, que ce soit manipulations, disparitions, assassinats, complots et autres formes de trahison avec bien entendu l'ombre néfaste de la CIA, qu'un document tentant d'expliquer la mutation géopolitique et journalistique d'un pays.

Le départ est poussif, puis l'action venant l'intérêt grandit, mais comme un soufflé cela retombe rapidement avant de reprendre du volume. Une histoire qui alterne avec le chaud et le froid et dont je ressors avec un sentiment dubitatif.

 

Curiosité :

La photo de couverture fait penser à une représentation du Mont-Saint-Michel.

Maxime VIVAS : Rouges, les collines de Caracas. Editions Arcane 17. Parution le 1er octobre 2015. 278 pages. 22,00€.

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 09:58
James DURHAM : La fenêtre obscure.

Il n'y a qu'à ouvrir les volets...

James DURHAM : La fenêtre obscure.

Détective privé, associé à Graciella dite Lupe, James Jones est alcoolique, désabusé, atrabilaire.

Il traîne derrière lui une histoire de meurtres dont il n'est qu'en partie responsable. Cependant il reste sous la surveillance des flics de Los Angeles. Lorsque Judy Jefferson lui téléphone d'El Paso, il sent les ennuis s'amonceler sur sa tête.

Judy est son ancienne petite amie, à qui il pense dans les moments de déprime. Danseuse dans les années cinquante, de vingt ans plus âgée que lui, elle a connu la prison pour trafic de drogue, et depuis continue en sous-main ses petits boulots de dealer. Son dernier amant en date, Pablo Norman n'a pas reparu depuis quelques jours alors qu'il s'était rendu au Mexique, propriétaire de quasiment tout un village, Cabo Lobos, dont un hôtel, El Espijismo.

En débarquant à El Paso pour une enquête qu'il espère boucler en un week-end, Jones retrouve son enfance, une partie de ses connaissances, l'herbe et la coke. Il fait le tour de ses anciens compagnons de frasques devenus plus ou moins marginaux comme lui. Il retrouve également Sharlalou, une chanteuse de blues, l'une de ses grandes amours. Des retrouvailles déchirantes.

Il fait appel à Félix Mondragon, qui fut son premier patron. Pendant que James parcourt le pays à la recherche du moindre renseignement concernant Pablo Norman, Félix console à sa façon Judy. Puis ils passent des heures à boire divers alcool, à fumer de l'herbe et à consommer de la méthédrine. Après une virée dans des bars, ils reviennent au bercail pour trouver Sharlalou endormie chez Judy. Ils décident de partir tous les trois, Judy restant chez elle, et à passer au Mexique par des chemins détournés. Ils tombent en panne et Judy démontre son adresse avec une arme à feu que lui ont confié les deux hommes, ratant de peu Franck parti à l'aventure. Il arrivent à Cabo Lobos à bord d'un vieil avion appartenant à une relation de Franck.

 

Les digressions personnelles du héros sont trop nombreuses et masquent une histoire qui traîne en longueur.

Digressions intéressantes certes et qui brisent en miettes le rêve américain. Elles relèvent de la psychanalyse et de l'introspection.

L'intrigue se réduit en peau de chagrin une fois ses considérations expurgées. Drogue, alcool, sexe assaisonnés de musiques blues et country sont le leitmotiv de ce roman guère convaincant.

 

James DURHAM : La fenêtre obscure. (Dark window - 1993. Traduction de Franck Reichert). Série Noire N°2407. Parution janvier 1996. 256 pages. 7,10€.

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 16:30

En raccourci, l'Antikons...

Georges-Jean ARNAUD : L'antizyklon des atroces.

Le personnage du Poulpe ne pouvait laisser Georges-Jean Arnaud indifférent et dans L’antizyklon des atroces nous replongeons dans l’univers politique actuel, miroir d’une époque où l’extrême-droite fasciste était au pouvoir, avec ses nostalgiques du passé rigoriste et sectaire, ses nouveaux prêtres et ses nouveaux officiants, les hommes de l’ombre du gouvernement n’étant pas épargnés.

Alors que des journaux comme Libération ou Le Monde remettent au goût du jour un monstre du Loch Ness par le biais d’articles consacrés à une fuite de gaz en 1944, fuite entre la France et l’Allemagne et évaluée à une tonne de Zyklon B produit par des firmes françaises, un vieux monsieur juif demande au à Gabriel Lecouvreur alias Le Poulpe d’enquêter sur ce qui pourrait bien être plus qu’une rumeur.

Le Poulpe va traîner sa longue carcasse dans l’Oise, plus particulièrement à Bresle patrie de Doriot, et aux alentours.

Des chiens de chasse qui disparaissent, des colombophiles non répertoriés, des pigeons voyageurs lestés de plomb et un vieillard qui a fricoté avec les nazis alors que pour tous il était décédé depuis des décennies, tels sont les ingrédients-personnages de ce roman dans lequel Georges-Jean Arnaud renoue avec le roman dit populaire, se glissant, une fois n’est pas coutume, dans la peau  d’un personnage qu’il n’a pas créé.

Et si on le sent parfois gêné aux entournures, évoluant dans un cadre trop strict, on ressent que le thème abordé par l’auteur lui tenait à cœur et que le Poulpe s’avérait un excellent vecteur pour le développer.

 

Georges-Jean ARNAUD : L'antizyklon des atroces. Le Poulpe N°113. Editions Baleine. Parution février 1998. 140 pages. 9,00€.

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 08:33
Jean Pierre BASTID : Notre-Dame-des-Nègres.

Pour fidèles de race blanche ?

Jean Pierre BASTID : Notre-Dame-des-Nègres.

28 février. Mardi-Gras. Le journaliste Johann Usbek rejoint Paris par les égouts où il s'est réfugié.

Il transporte avec lui des documents secrets et un magnétophone. Pourchassé par des miliciens il se réfugie dans un vestiaire réservé aux égoutiers et entreprend de narrer sur cassette ses récentes mésaventures. Il termine à peine sa dictée que le commissaire Ben M'hdi et ses hommes font irruption. Son magnéto est confisqué ainsi que les documents. Puis le commissaire téléphone en haut lieu, à Lapeyrouse, lui signifiant que le fuyard vient d'être abattu et que les papiers sont détruits. Puis il se rend chez son correspondant et les deux hommes écoutent l'enregistrement réalisé.

Sous l'identité d'un certain docteur Mercoeur, Usbeck quitte sa famille et traverse la frontière. En route il recueille à bord de son véhicule Mélanie, une jeune femme noire et apeurée qui disparait à leur arrivée à Paris. Il a le temps de lui donner ses coordonnées.

 

La France est sous la domination d'un gouvernement fasciste qui traque les marginaux, noirs et SDF, aidé par l'armée, des vigiles et des particuliers unis sous le sigle PPP : Pour un Peuple Purifié. Usbek doit interviewer le ministre de l'économie mais il se sent constamment surveillé. Fabienne, une policière, lui sert de guide. Il récupère au cours d'un incident un badge sur lequel figure l'inscription "Notre-Dame des Nègres". Il s'agit d'une chanteuse prisée par les allochtones, c'est à dire les Nègres. Mélanie, réfugiée dans la chambre d'Usbek, lui demande de l'aider.

Tandis que des attentats secouent la capitale, il est invité à une soirée. Il rencontre Lapeyrouse, le numéro 2 du ministère de l'Intérieur, le commissaire M'hdi et un nommé Alban qu'il catalogue comme deuxième garde du corps. Lapeyrouse l'appelle par son véritable patronyme. Fabienne est assassinée dans le parking de l'hôtel et Mélanie portant perruque se substitue à la policière. Elle conduit Usbek dans un pavillon de banlieue où il fait la connaissance d'hommes d'affaire en vue, des Noirs. La villa est envahie par des miliciens commandés par Alban.

Mélanie peut s'enfuir, Usbek est assommé et les autres assassinés. Evello, l'organisateur de la soirée à laquelle il a assisté lui conseille de contacter Alban, directeur d'une boîte de nuit où travaillait une strip-teaseuse du nom de Notre-Dame des Nègres. Elle a disparu, devenant le chef des terroristes. Pensant à sa fille, Usbek achète un ours en peluche. Il découvre dans sa chambre un dossier dans lequel est consigné tout ce qui se trame. Une véritable Saint Barthélémy des miséreux. Il effectue des photocopies, glisse le dossier dans la peluche et expédie le tout en Suisse via le consulat. A la boîte de strip-tease Alban lui indique qu'il peut retrouver Notre-Dame à un meeting. Après quelques difficultés, il assiste à la réunion houleuse et perturbée par des activistes qui sèment le sang et la mort.

 

Avec la description d'une France en proie à crise et à la montée du chômage, du regroupement familial des étranges, de la recrudescence de la petite délinquance, et des conséquences qui en découlent, fracture, exclusion, repli sur soi des autochtones, Jean-Pierre Bastid tenait un sujet d'actualité qu'il transpose dans le temps avec un certain paroxysme.

Seulement les promesses du début ne se concrétisent pas et le roman sombre dans un ronron que seul l'épilogue parvient à sauver de l'ennui, jouant sur la duplicité des hommes à la solde du pouvoir et leurs ambitions. On trouvera parmi les personnages un certain Francisque de Villiers, mais ce n'est pas le plus important.

Jean Pierre BASTID : Notre-Dame-des-Nègres. Série Noire N°2431. Editions Gallimard. Parution septembre 1996. 304 pages.

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 09:11

Lorsque le Futur est déjà dépassé...

Maurice LIMAT : Les Foudroyants.

La collection Anticipation du Fleuve Noir était sous-titrée : La Réalité de Demain. Et Maurice Limat, pour ce roman publié en 1960, plaçait son intrigue en 1998. Soit pour l'époque un délai raisonnable d'anticipation de quatre décennies. Seulement en 2015, les avancées technologiques, scientifiques, médicales ont-elles été réalisées, voire dépassées ?

 

L'orage éclate dans la forêt de Senlis et tandis que Martine prépare sous la tente le repas, Ric et René partent chercher de l'eau. En cet été finissant de l'année 1998, il est amusant de renouer avec la nature et de se comporter comme des primitifs. Enfin Ric et René reviennent en courant sous la pluie lorsque soudain la foudre atteint les deux garçons.

Martine est éblouie mais parvient à distinguer René qui est couché évanoui près d'un grand orme. De Ric, plus rien, sauf un tas de vêtements gisant sur l'herbe détrempée. Ric, son fiancé, a disparu. Et elle croit devenir folle lorsque René, sortant de son léthargie se redresse et arbore sur ses pectoraux l'image de Ric.

Ce qu'elle ignore, tout comme René ainsi que les vigiles qui viennent à leur secours, c'est que Ric est vivant, mais n'est plus qu'un ectoplasme. Il voit, il pense, mais il est devenu invisible et ne peut s'exprimer.

Au siège de l'Interplan, c'est à dire la Police Interplanétaire, le pendant d'Interpol, Lepinson le chef suprême de l'organisation est en colère. Non pas envers Robin Muscat qui navigue à bord d'un stratonef et avec lequel il communique mais parce que celui-ci était sur une mission concernant des pierres radioactives à Madagascar, et qu'il a fallu interrompre l'enquête en cours pour s'occuper d'un cas insensé. Selon ces messieurs du gouvernement, Ric aurait été enlevé par des Mercuriens, ou des kidnappeurs venus d'une autre planète.

Pour Lepinson, il s'agit d'une affaire banale, mais Robin Muscat n'en est guère persuadé. Aussi il se rend chez la jeune Martine afin de se renseigner sur la disparition étrange de son fiancé. Il l'appelle par l'audiophone électronique, mais la demoiselle l'éconduit, probablement en proie à une émotion violente. Robin Muscat ne se démonte pas et s'introduit dans l'immeuble de belle facture. Sur le palier il entend des voix, la télé peut-être pense-t-il, toutefois le rythme est haché. Le voyant lumineux, posé près de la porte d'entrée et indiquant si le visiteur peut ou non entrer, clignote de façon bizarroïde : Rouge - Néant - Rouge - Rouge - Néant... Comme s'il s'agissait d'un message en Morse, mais provenant d'une interférence électrique.

Soudain il entend Martine qui s'exprime d'une voix affolée, demandant à un interlocuteur de la laisser, de partir... Il entre mais Martine est seule dans la pièce. Il se fait connaître et il essaie d'amadouer la jeune femme qui lui propose un ztax, un whisky martien. Il parle d'un ton détaché, parvient à endormir quelque peu la méfiance de la jeune femme et aperçoit sur une table un stylo et une feuille de papier sur laquelle s'allongent une série de points et de tirets. Il s'agit bien d'une écriture en Morse Voretz, une variante de l'Espéranto pour le langage parlé. D'étranges manifestations se produisent dans l'appartement et des appareils électriques paraissent déréglés. Ce ne sont que des messages comme ceux qu'a interceptés Robin lors de son attente sur le palier. Il se demande pourquoi un châle est posé sur le téléviseur. Il découvre alors que sur l'écran en relief-color se profile le buste de Ric qui peu à peu s'efface.

L'ectoplasme tente de revenir et Martine est complètement affolée. Robin se rend compte alors que sur un meuble trône une photo de Ric. Seulement le visage est entièrement calciné. Les autres photos que possèdent la jeune femme ont subi le même sort.

D'autres manifestions étranges se produisent dans la Cité éblouissante, surnom de Paris, et René subit des attaques d'une entité inconnue. En compagnie du docteur Stewe, un savant, et du professeur Mac Grégor, Robin Muscat enquête sur ces phénomènes et les résultats qu'il en tire va les conduire jusque sur Vénus qui a été colonisée.

 

Insensiblement le roman passe de la science-fiction, de l'anticipation proche, vers un fantastique plus prononcé lorsque les protagonistes se retrouvent sur Vénus.

Anticipation proche et même dépassée puisque nous sommes en 2015 et l'action est sensée se dérouler en 1998. Mais ce qu'imaginait Maurice Limat en 1958 en matière de technologie s'est-il concrétisé ?

L'aérodrome du Bourget est transformé en Astrodrome et la Lune, Mars et Vénus sont devenues des satellites et des planètes régulièrement fréquentées et colonisées. Dans la vie courante, les téléviseurs sont en couleurs et relief, ce qui est une avancée technologique si l'on compare à  la 3D actuelle réservée pour les films. Les citoyens se déplacent en électrauto, les policiers comme Robin Muscat sont munis d'atomiseurs de poche, tandis que l'armée et la police terrienne ont fusionné pour devenir une milice.

Nous sommes donc loin des améliorations et des inventions imaginées par Maurice Limat mais nous nous en approchons petit à petit.

Un roman extrêmement plaisant à lire, même si en tenant compte de la date proche au cours de laquelle Maurice Limat plaçait son intrigue, on se rend compte qu'il y a encore du chemin à faire et des progrès à accomplir. Dans certains domaines, bien évidemment. Le lecteur n'est pas perdu dans cette narration, les personnages n'ayant pas de noms baroques, bizarres ou imprononçables et la vie quotidienne est quasiment celle que nous vivons actuellement.

 

De Maurice Limat, découvrir également :

Ce roman est disponible sous format E. book chez Rivière Blanche :

Maurice LIMAT : Les Foudroyants. Collection Anticipation N°164. Editions Fleuve Noir. Parution 3e trimestre 1960. 192 pages.

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 08:14
Stuart KAMINSKY : Fantasia à l'Opéra.

Un monde différent de Fantasia chez les ploucs...

Stuart KAMINSKY : Fantasia à l'Opéra.

Décembre 1942. Les Etats-Unis sont en guerre contre le Japon et tout ce qui possède un rapport quelconque avec l'Empire du Soleil Levant est très mal vu par une grande partie de la population américaine.

Ainsi, à San Francisco, dans l'ancien opéra qui vient d'être rénové, doivent se dérouler quelques représentations de Madame Butterfly de Puccini, dirigées par Léopold Stokowsky.

Les Patriotes Eclairés, une poignée d'hommes et de femmes, défilent devant le bâtiment, brandissant des pancartes hostiles à ces représentations jugées scandaleuses et provocatrices.

Ce ne serait qu'une simple péripétie si l'un des employés n'était mort en tombant d'un échafaudage. Accident ou meurtre ? Allez donc savoir. Les coïncidences ont parfois bon dos. D'autant qu'une lettre de mise en garde, au contenu sans équivoque, est retrouvée clouée sur une porte. En guise de signature : Erik, homonyme du fameux fantôme de l'opéra.

Toby Peters, une vieille connaissance, qui a été recommandé à Léopold Stokowsky par Basil Rathbone, est invité à enquêter dans ce milieu qu'il ne connait guère.

Les tentatives d'assassinats se succèdent et Peters est obligé de faire appel à ses amis, une équipe de farfelus certes, mais dont le concours s'avère précieux.

 

Stuart Kaminsky nous avait habitué à mieux et Toby Peters s'empêtre quelque peu dans cette enquête. Les ficelles sont grosses et les coïncidences par trop flagrantes.

Cependant quelques scènes sauvent le récit d'une certaine langueur. Ce n'est pas un raté, juste un léger couac, dans un roman dont l'orchestration laisse à désirer.

Dans la prochaine aventure de Toby Peters, ce devrait être Salvador Dali en personne qui devrait être son client. Un personnage haut en couleurs s'il en est et Peters devrait être confronté à une enquête particulièrement excentrique.

 

Stuart KAMINSKY : Fantasia à l'Opéra. (Poor Butterfly - 1990. Traduction d'Olivier Vovelle). Série Noire N°2278. Parution septembre 1991. 256 pages.

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 08:59
Jean-Bernard POUY : La Belle de Fontenay.

Aucun rapport avec la dame aux chapeaux et aux miss...

Jean-Bernard POUY : La Belle de Fontenay.

D'origine espagnole, Enric Jovillar vit dans la proche banlieue parisienne et tel Candide, il cultive son jardin choisissant soigneusement sa semence de pommes de terre, de préférence de la Belle de Fontenay.

Orphelin, il a reçu à neuf ans, en pleine guerre d'Espagne, une balle dans la tête, ce qui l'a rendu sourd. Depuis, pour compenser, il a perdu volontairement l'usage de la parole.

Après une vie chaotique et bien remplie, il n'aspire qu'à une retraite paisible. Anarchiste au grand cœur, il se vautre dans le calme et le silence. Le mardi, jour sacré, il rejoint ses copains et tape la belotte. Lorsqu'il fait beau, Laura, une jeunette fréquentant le lycée Jules Romains, s'installe sur son carré de pelouse et se laisse béatement bronzer, tandis qu'il sarcle, bine, surveille ses plants de pomme de terre et ses tomates.

Un jour, fini la tranquillité. Son jardin est envahi par des policiers, le commissaire Gaillet en tête. Dans le tonneau où Jovillar recueille l'eau de pluie, l'eau précieuse des plantes, les pandores repêchent le cadavre de Laura. Dix-sept ans, la fleur de l'âge.

Jovillar est immédiatement soupçonné, ses antécédents ne plaidant pas en sa faveur. Et que voulez-vous répondre à des flics qui ne veulent pas vous entendre, lorsqu'on est sourd et muet !

Alors l'anar bucolique et patatophile décide d'enquêter en marge de la police officielle qui a été obligée de le relaxer grâce à un alibi en béton et inopiné.

Jovillar, en côtoyant les lycéens, les adolescents, les amis de Laura, ses professeurs, piétine de nombreuses plates-bandes, suit un chemin bordé de ronces et débouche sur un champ d'ortie. De quoi faire rager un jardinier méticuleux qui n'apprécie pas qu'on lui raconte des salades.

 

Sous des dehors bourrus, pince sans rire, Jean-Bernard Pouy recèle une grande sensibilité. Une qualité et un état d'esprit que l'on retrouve dans ses romans s'inscrivant en marge des modes.

Mais c'est également un iconoclaste qui n'hésite pas à mettre les pieds dans le plat et l'épilogue de La Belle de Fontenay n'étonnera pas ceux qui ont apprécié son précédent roman à la Série Noire, Le cinéma de papa.

Il subsiste en Jovillar, son héros, quelques miettes de juvénilité ainsi qu'une pointe de superstition. Son plaisir est de lire les conseils, suggestions, maximes et autres sentences, sur les gaufrettes craquantes, délices de son enfance.

Jovillar a également la phobie des fautes d'orthographe et il ne se prive pas de faire remarquer leurs erreurs à ses interlocuteurs, surtout si ceux-ci lui déplaisent. Ah, si l'imprimeur pouvait en prendre de la graine et éviter à l'avenir les moult coquilles qui parsèment ce roman !

Réédition Folio Policier N°76. Parution mai 1999. 272 pages. 7,50€.

Réédition Folio Policier N°76. Parution mai 1999. 272 pages. 7,50€.

Jean-Bernard POUY : La Belle de Fontenay. Série Noire N°2290. Parution février 1992. 240 pages.

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 13:06

Lorsque le G8 se réunit, cela se passe dans une

ambiance chaude et chaleureuse...

Maxime VIVAS : Comme le scorpion, mon frère.

En cette fin de juillet 2001, Renaud et Leslie font la connaissance, à bord du train qui les conduit en Grèce, via l’Italie, de Guillaume et Gros Jean qui eux se rendent à Gênes dans le but de manifester contre le sommet du G8.

Guillaume leur propose de faire escale et de participer à cette protestation qui va réunir Italiens et altermondialistes de l’Europe entière. Renaud n’est pas emballé mais pour Leslie, c’est l’occasion de connaître autre chose que sa petite vie douillette.

Guillaume leur affirme qu’il ne s’agira que d’un rassemblement bon enfant, et donc pas de danger à craindre. Mattéo, qui veut devenir photographe, s’intéresse lui aussi à cet événement qui va propulser sa ville sur les ondes médiatiques.

Il est abordé par Francesco qui le prend sous son aile. Son nouvel ami affirme être docker et vilipende Berlusconi, qu’il qualifie de dictateur. Si la première soirée de Guillaume et de ses compagnons se passe dans le calme, le lendemain, il n’en va pas de même. La police charge contre tout ce qui bouge, même sur les ambulances qui convoient les premiers blessés. La hargne guide les policiers mis sous pression par leurs autorités. Brimades, exactions, tabassages, tortures, et morts d’hommes par balles réelles sont le lot des participants qui ne voulaient que crier leur engagement contre la mondialisation financière des pays les plus riches du monde.

 

Maxime Vivas, en jetant un coup de projecteur sur une petite poignée de manifestants qui se veulent pacifiques, propulse le lecteur dans un roman reportage, dans un documentaire sur un événement qui a fait la une des journaux et qui n’est pas à l’honneur de pays dits civilisés.

On ne peut que ressentir de la sympathie envers les protagonistes malheureux et se poser de nombreuses questions sur les agissements des policiers et de leurs dirigeants.

Un témoignage troublant recueilli auprès de témoins, de photographes, de cinéastes, d’organes d’information traditionnels et de sites Internet. Un ouvrage à conseiller à tous ceux qui désirent connaître une vérité que certains réfutent.

Maxime VIVAS : Comme le scorpion, mon frère. Coll. La Cerise noire, éditions Le Temps des Cerises. Parution octobre 2003. 172 pages.

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