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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 08:04

Noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir...

Robin COOK : j'étais Dora Suarez

« Pour moi, c’est une affaire qui sent le coup pourri ». C’est ainsi que définit le meurtre de deux femmes le flic chargé de l’enquête. Un personnage dont les lecteurs assidus de Robin Cook ont déjà pu lire quelques aventures (ou mésaventures) dans On ne meurt que deux fois, Les mois d’avril sont meurtriers, et Comment vivent les morts.

Ce policier solitaire, particulièrement acerbe, acrimonieux, agressif, vindicatif envers ses collègues, ses supérieurs et une grande partie de l’humanité, était en disponibilité, mis sur la touche à cause justement de son caractère et de ses méthodes d’investigation. Mais cette affaire semble dépasser les compétences de l’A14, le bureau des affaires non élucidées, et il se retrouve réintégré d’office pour mener à bien cette enquête. Une enquête dans laquelle notre policier hargneux, teigneux, s’investit complètement. Son mauvais caractère, son agressivité permanente, découlent peut-être de bonnes raisons mais ses façons de faire, de procéder, de s’exprimer ne peuvent que lui attirer rebuffades et inimitiés. Un duel permanent entre lui et les autres qu’il entretient avec une joie sado-maso. Seuls quelques personnes trouvent grâce à ses yeux et à ses sarcasmes. Des privilégiés.

 

Sadisme et masochisme englobent ce récit comme une délectation malsaine dans lesquels semblent se complaire le tueur de femmes mais également l’auteur de ce roman, Robin Cook. Cela dépasse largement le cadre du roman noir.

Un roman en deuil comme le définit si bien l’auteur, dont on connaissait par ses précédentes œuvres la propension à manier le noir, le pessimisme. Un auteur tourmenté, déchiré, obsédé, qui se libère dans ses écrits d’une façon violente.

Avec ce roman Robin Cook arrive presque à un point de non retour, dans des scènes qui parfois sont à la limite du supportable, dépassant les doses d’horreur des romans catalogués Gore. Une escalade malsaine qui peut laisser des traces, moins peut-être chez le lecteur que chez l’auteur, le lecteur se disant qu’après tout ceci n’est qu’un roman à ne considérer que comme une expérience unique.

 

Dans la vie, Robin Cook était à l’opposé de ses écrits, du moins pour ce que j’ai pu ressentir lorsque je l’ai connu puis fréquenté à diverses reprises dans des festivals qui sans être confidentiels étaient conviviaux. « Ah, Pôllll ! » me disait-il en me voyant, articulant mon prénom avec un accent rugueux mi-britannique, mi-aveyronnais, le sourire accroché à ses yeux et son immuable béret vissé sur la tête.

Un homme charmant, le cœur sur la main, gentil au possible dans la vie courante, consensuel, et que j’ai été amené à apprécier lors de nos différentes rencontres. Mais ça c’était dans une vie antérieure.

Robin COOK : j'étais Dora Suarez (I Was Dora Suarez - 1990. Traduction Jean-Paul Gratias). Réédition Rivages Noirs N°116. Parution septembre 1991. Réimpression avril 2016. 320 pages. 8,50€.

Première édition collection Rivages Thrillers. Editions Rivages. Parution 1990.

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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 12:45

Bon anniversaire à Gérard Delteil né le 11 avril 1939.

Gérard DELTEIL : Du sang sur la Glasnost.

Si certains romans de Gérard Delteil, parus précédemment chez d'autres éditeurs, semblaient un peu facile, un peu légers au point de vue de la trame et encore ceci est tout relatif, Du sang sur la Glasnost est tout à la fois un excellent roman et un remarquable ouvrage sur l'URSS de 1990.

Travailleur acharné, romancier prolixe, Gérard Delteil en homme économe tire profit des différents reportages effectués pour des magazines auxquels il collabore.

De son voyage en Russie entreprit après le festival de Grenoble en novembre 1989, il avait ramené un excellent article paru dans le numéro 1 de J'accuse sorti au mois de mars et dans la foulée s'est attelé à la rédaction de ce roman. D'ailleurs dans Du sang sur la Glasnost on retrouve quelques unes des anecdotes et péripéties survenues à l'auteur lors de son séjour à Moscou et racontées dans cet article.

 

Le vent de liberté qui souffle sur la Russie de Gorbatchev n'a pas l'heur de plaire à tout le monde et l'on parle volontiers de laxisme. Les déracinés, Géorgiens, Caucasiens, Tatars, qui envahissent Moscou ont du mal à trouver du travail et lorsqu'ils ont la chance d'obtenir un emploi, c'est pour un salaire de misère.

D'autres se tournent volontiers vers la délinquance, le trafic, le racket, le proxénétisme, la Mafia moscovite se renforce, la milice et les policiers sont méprisés, d'ailleurs le surnom des miliciens est Moussora, ce qui signifie poubelle, et tout est conditionné par les pots de vin.

Le sergent Vounine, dont la carrière est brutalement stoppée à cause d'une bévue fait une macabre découverte dans la gare de Riga. Le journaliste Ribaëv est décédé semble-t-il d'une rixe entre ivrognes. Fait inhabituel, le cadavre n'a pas été dépouillé de sa montre de grande valeur ni de son portefeuille.

Nino Goluva, journaliste à l'hebdomadaire Les Nouvelles de Moscou, et qui a connu charnellement Ribaëv, décide d'enquêter et d'en tirer un article. Mais Glasnost ou pas Glasnost, le KGB et autres organisations plus ou moins occultes sévissent toujours et tentent d'empêcher la jeune femme d'approcher la vérité de trop près.

Une enquête qui conduira Nina Goluva à côtoyer miliciens, loubards, trafiquants de tout poil, mafieux moscovites, juge d'instruction ambitieux, gourous et pseudos-guérisseurs, et bien d'autres personnages hauts placés aux agissements louches.

 

Du sang sur la Glasnost est un roman en tout point passionnant. Gérard Delteil en véritable conteur réussit avec brio l'amalgame entre l'enquête, l'histoire et le côté reportage documentaire.

Petite anecdote, j'ai eu le plaisir de retrouver, de manière fugitive, le journaliste écrivain Arcady Waxberg dans cette histoire alors que j'avais eu l'honneur de l'interviewer lors du festival de Grenoble. Un moment inoubliable et un entretien fort intéressant. Pour ceux qui seraient intéressés, cet entretien figure ici :

Derniers romans parus de Gérard Delteil :

Gérard DELTEIL : Du sang sur la Glasnost. Collection Grand Format. Editions du Masque. Parution juin 1990. 250 pages.

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 13:37

Faites une économie d'un centime d'euro avec la version numérique !

BOILEAU-NARCEJAC : La main passe.

Pierre Marescot est avocat, mais il travaille en dilettante.

La fortune familiale est assez conséquente pour lui permettre d'effectuer son métier en pointillé. Mais il a suivi la tradition et comme son père, il a poursuivi des études de droit puis s'est engagé dans la carrière juridique.

Il est materné, couvé par une mère possessive et il se sent à l'étroit dans l'appartement-bureau qu'il partage avec elle.

Alors il se réfugie dans une garçonnière, appartement secret dont l'une des pièces recèle un étrange musée.

Dans une vitrine sont exposés, répertoriés, les fruits de ses rapines dans les grands magasins, principalement les Nouvelles galeries, proches de chez lui.

Pierre Marescot est kleptomane et est saisi par périodes d'un besoin irrépressible de subtiliser un objet au nez et à la barbe (c'est une image !) des vendeurs ou des vendeuses. Un jour il vole un couteau à l'étalage. Un couteau qui semblait le narguer, avec son manche en forme de crocodile. Lorsqu'il peut l'examiner à loisir, Pierre Marescot remarque sur la lame du couteau et sous le manche, du sang et des empreintes de doigts.

Revenant sur les lieux de son larcin, l'avocat est pris dans un tourbillon. La police est là. Une jeune fille a été assassinée à l'aide d'une arme blanche dans une cabine de Photomaton.

Marescot n'a de cesse de découvrir le coupable, qui s'avère être une femme. Une femme qui a agi sous l'emprise de la jalousie.

Ce qui intéresse Marescot, ce n'est pas le pourquoi ou le comment de cet acte, mais la personnalité profonde de la jeune femme pour qui il éprouve une certaine sympathie.

Il est fasciné et s'arrange même pour être désigné d'office comme son défenseur.

 

Boileau-Narcejac, en réalité le seul Narcejac depuis la disparition de son compère Boileau en janvier 1989, Boileau-Narcejac a écrit un roman psychologique sur une double hypnose dont le point de jonction est le fameux couteau.

Une espèce d'envoûtement, d'obsession qui oblige Marescot à voler dans les grands magasins, et la séduction de la femme assassin à travers l'objet dont elle s'est servie pour perpétrer son meurtre.

L'enquête policière est réduite à prétexte et ce sont les motivations, les impulsions de ce couple qui priment dans cette œuvre tout en subtilité.

Boileau-Narcejac n'a pas fini de nous étonner et à chacun de leurs ou de ses romans, réussit à nous entraîner dans un univers différent.

Une exploration qui perdure au travers d'une quarantaine d'ouvrages mais la sonde qui fouille l'âme humaine ramène à chaque fois une parcelle de sentiment, de comportement non encore élucidée.

Ce roman a fait l'objet d'un téléfilm français diffusé en 2012, réalisé par Thierry Petit, sur un scénario d'Antoine Lacomblez, avec Bruno Todeschini, Anne Azoulay, Marie-Christine Barrault et Natalia Dontcheva.

Première édition Collection Sueurs Froides. Editions Denoël. Parution avril 1991.

Première édition Collection Sueurs Froides. Editions Denoël. Parution avril 1991.

BOILEAU-NARCEJAC : La main passe. Collection Folio policier. Editions Folio. Parution 7 décembre 1999. 184 pages. 6,50€. Version numérique parution 1er février 2016. 6,49€.

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 12:34

Comme les quatre cavaliers de l'Apocalypse ?

Michel PAGEL : Le diable à quatre.

Lorsqu’on fait un pacte avec le Diable, ou un de ses acolytes, même pour jouer, cela peut s’avérer dangereux.

Corinne, Julien, Robert, Alphonse le clochard en feront la cruelle expérience. Pourtant au départ seul l’argent de Guy, et un attrait du nouveau, de l’insolite, de l'inédit, ont poussé nos quatre compères à sceller ce pacte, comme s'il ne s'agissait que d’un jeu, d'une franche rigolade, une farce. Une farce assortie d'un meurtre, tout de même.

Quand on est jeune on ne lésine pas sur les moyens. Guy fera les frais de cette expérience, tandis que ses quatre soi-disants amis récolteront les fruits de ce qui à l’origine n’aurait dû être qu’une mascarade.

Au bout de sept ans, Guy le zombie reviendra se venger et comme l’on ne peut demander à un cadavre ambulant de faire dans la dentelle, d’ailleurs il n’en a pas envie, cette histoire va se terminer en mini apocalypse.

 

Michel Pagel, que j’ai découvert avec son roman Pour une poignée d’Hélix Pomatias, un roman farfelu, baroque, délirant, nous livre ici un roman plus sombre, associant les thèmes de la démonologie et de la vengeance.

Un roman plus austère, plus sérieux, mais aussi tout aussi prenant et dont les chapitres s’intercalent entre deux périodes : fin octobre 1980 et fin octobre 1987, relançant l’action, le suspense, ce qui évite les temps morts.

Un roman qui s’inscrit dans l’angoisse, le fantastique, l’épouvante, purs et durs.

 

Cette nouvelle édition de luxe propose les huit titres qui composent la Comédie Inhumaine mais pour l'acquérir il vous faudra acheter les les huit volumes.

Présentation de l'éditeur :

Harcelé par ses vieux démons, Michel Pagel a entièrement révisé ses manuscrits, nuits et jours, poursuivi par une idée fixe, comme un envoûtement : faire de cette somme un sommet, l’édition ultime et définitive de ce chef-d’œuvre du fantastique français. Dans un dernier effort, il y a ajouté une préface et une nouvelle, avant de s’écrouler d’épuisement. Deux textes sur lesquels aucun mortel n’a encore jamais posé les yeux.

On murmure que l’auteur vit maintenant en ermite, reclus dans un village anonyme du sud, refusant toute société…

Il s’agira de huit volumes de 15x23 cm, reliés sous jaquette (la peau humaine étant trop onéreuse, nous avons dû nous rabattre sur des matériaux plus classiques). 2038 pages en tout ! Les superbes couvertures ont été tirées de l’esprit tourmenté du graphiste Melchior Ascaride, et réalisées par ses doigts aiguisés dans une cave sombre illuminée à la bougie rouge. Évidemment, il a été privé de nourriture pour toute la durée du travail, comme le préconise tous les manuel de fabrication de livre maudits (Nécronomicon, Livre de sang…).

Michel Pagel fit ses premiers pas, déjà volubiles, dans le cadre de la mythique collection « Anticipation » du Fleuve Noir. Depuis, il s’est largement émancipé de ce cadre. Connu en particulier pour sa vaste fresque fantastique de la Comédie inhumaine, il est aussi l’auteur des Flammes de la nuit, de L’Équilibre des paradoxes et du Roi d’août, par exemple, ou du recueil de nouvelles La Vie a ses rêves.

Les huit volumes : - Sylvana (148 pp.) - Nuées ardentes (306 pp.) - Le Diable à quatre (158 pp.) - Désirs cruels (218 pp.) - Les Antipodes (248 pp.) - L’Ogresse (318 pp.) - L’Esprit du vin (200 pp.) - L’Œuvre du Diable (442 pp.)

Huit volumes « hardcover » (reliés, toilés, sous jaquette), textes définitifs révisés par l’auteur, tirage limité à 299 exemplaires - pas de vente en volumes séparés.

 

Dernière précision d'importance, le prix : 220,00€. Réservé aux bibliophiles.

 

Première édition : Collection Anticipation N°1657. Editions Fleuve Noir. Parution décembre 1988. 192 pages.

Première édition : Collection Anticipation N°1657. Editions Fleuve Noir. Parution décembre 1988. 192 pages.

Réédition J'ai Lu collection Fantastique. Le Diable à quatre et autres récits. Mars 2003.

Réédition J'ai Lu collection Fantastique. Le Diable à quatre et autres récits. Mars 2003.

Michel PAGEL : Le diable à quatre. Collection Voltaïque. Editions Les Moutons Electriques.

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6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 14:34

Il y a le ciel, le soleil et la mer...

Gaëtan BRIXTEL : Le pari.

Sauf qu'il fait nuit, que le ciel on ne le voit guère et que la mer on l'entend dans un ressac abrutissant.

Envisager un bain de minuit dans la mer de la Manche un mois de juin pluvieux et venteux, ce pourrait être une gageure. Pourtant c'est bien ce qu'ont décidé Anne et Vincent dans les dunes de Barneville sur les côtes du Cotentin. Peut-être espèrent-ils que les eaux soient réchauffées par la proximité de la Centrale de Flamanville toute proche.

Ils sont jeunes, ils sont beaux, surtout elle car lui est du genre malingre. Il a osé l'aborder la dernière journée de la Terminale, elle a accepté une séance de cinéma, de se revoir. Et les voilà affrontant le vent, elle agile comme un cabri, lui frissonnant, de froid et d'appréhension, se posant les questions existentielles propres à tout adolescent : comment embrasser une fille.

Un pari stupide, Vincent en est conscient, mais comment se rétracter et ne pas passer pour un idiot, un couard, voire plus.

Anne le tarabuste, lui promettant de l'embrasser s'ils se jettent tous deux à l'eau. Se jeter à l'eau, faut bien le faire un jour, mais pas dans une eau à douze degrés.

Mais Anne est persuasive, et Vincent se rend rapidement compte que la métaphore du sexe et de l'escargot n'est pas si galvaudée que ça. Et Anne qui lui demande d'enlever son slip, seul vêtement qu'il porte depuis qu'il a laissé son tee-shirt sur le sable, et qu'il aura le droit de lui enlever son maillot s'il la rattrape à la nage. Suffit de lui laisser dix secondes de battement.

 

C´est l´amour à la plage

Et mes yeux dans tes yeux...

Ah ses jeunes, qui se perdent dans le sourire d'une jolie fille. Il avait eu du courage Vincent d'oser aborder Anne, alors qu'elle venait de discuter avec Geoffrey, le beau gosse de l'établissement. Y'en a vraiment qui ne doutent de rien. Et si justement ce courage était payé en retour ?

Un épisode de la vie d'un adolescent pas encore aguerri aux subtilités de la nature féminine, et une jeune fille qui sait allier marivaudage et canulars.

Mais ce conte moderne est très sage par rapport à ce que certains imaginent et n'est qu'une extrapolation amusante, pas pour tout le monde je le concède, des farces normandes à la sauce du vingt-et-unième siècle.

Gaëtan Brixtel, un jeune qui nous parle d'aujourd'hui et peut-être d'une expérience personnelle, ce que je ne lui souhaite pas.

 

Gaëtan BRIXTEL : Le pari. Nouvelle. Collection Noire sœur. Editions SKA. Parution avril 2016. 1,49€.

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6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 09:06

N'est pas la cabane au fond du jardin...

Céline MALTERE : Le cabinet du Diable.

Les petites villes de province recèlent souvent un patrimoine historique important auquel les habitants, voire les touristes lorsqu'ils ne sont pas renseignés, ne s'intéressent pas, pour diverses raisons.

Ainsi à Moulins, dans l'Allier, une demeure du XIXe siècle est longtemps restée abandonnée, près du musée Anne-de-Beaujeu, figée dans le temps, n'attendant que le bon vouloir des hommes et la réalisation d'un dispositif testamentaire voulu et consigné par son propriétaire et unique occupant.

Louis Mantin, décédé en 1905 à l'âge de 54 ans, avait signifié quelques exigences en léguant cette demeure, les biens et les collections qui y étaient renfermés et une coquette somme d'argent à la ville de Moulins. Depuis l'inauguration le 29 octobre 2010, inauguration magnifique selon les témoins, cette maison est accessible au public.

Mais auparavant elle avait attiré des curieux dont les quatre personnages qui évoluent dans ce roman.

D'abord Lisebeth Restamen, une jeune fille qui à dix-sept ans a pris le voile, même si ses convictions religieuses n'étaient pas fortement ancrées, afin d'échapper au mariage que voulaient lui imposer ses parents. Malgré son handicap de naissance, il lui manque un bras qui a été remplacé par une prothèse en bois, elle vaque normalement et a même réussi à devenir tourière, ce qui lui permet de garder les clefs par devers elle à sortir du couvent quand bon lui semble, ou presque.

Durant ses déambulations elle stationne souvent devant la maison Mantin, une demeure qui la fait rêver et rencontre trois individus dissemblables mais qui semblent s'entendre comme larrons en foire. D'abord l'ancien marin Hubert Lantier qui a jeté l'ancre pour mieux s'adonner à l'une de ses passions, les livres. Surnommé le Pirate, il est lui aussi attiré par cette mystérieuse villa. Et puis il y a Suarès, le lucide poète extralucide et son compagnon Kariron-san, un Japonais dont la jeunesse fut gâchée par un cancer des os et qui soigné par un médecin genre savant fou, marche en crabe, ses membres ayant été progressivement remplacé par une ossature en ferraille.

Ils se demandent comment pouvoir s'infiltrer dans le parc puis dans la demeure, imaginant de nombreuses solutions, tentant de grimper aux grilles.

 

Le titre prend sa véritable signification dans le deuxième chapitre du roman, lorsque Louis Mantin, ou plutôt son ectoplasme, nous fait visiter sa demeure, ses trésors accumulés durant son existence. Ses pensées sont tournées vers Louise, son seul amour, un amour caché. Ses déambulations dans les pièces, le salon et le cabinet aux trésors, la bibliothèque, s'effectuent en compagnie d'un homme qu'il appelle Sire Edax dans une ambiance de château de la Belle au bois dormant mâtiné de bal de Cendrillon.

 

Ce court roman fantastique, sobre, charmant, développé comme un conte, de facture classique dans le sens noble du mot, est placé sous le patronage de Lamartine et plus particulièrement de l'avant-dernière phrase du poème Milly ou la terre natale, extrait du recueil Harmonies poétiques et religieuses :

Objets inanimé, avez vous donc une âme...

 

En annexe un intéressant dossier est consacré à la Maison Mantin, rédigé par Maud Leyoudec plus quelques annexes fort utiles.

Afin d'en savoir plus sur cette maison Mantin, je vous conseille de diriger le pointeur de votre souris sur les deux liens suivants :

Pour commander l'ouvrage et feuilleter le catalogue des éditions Clef d'Argent :

Céline MALTERE : Le cabinet du Diable. Collection LoKhaLe N°3. Editions La Clef d'Argent. Parution le 15 mars 2016. 112 pages. 6,00€.

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 14:13

Hommage à Robert Bloch né le 5 avril 1917.

Robert BLOCH : La nuit de l'éventreur

Si par son nombre de victimes, Jack l'Eventreur ne peut être considéré comme un recordman, il n'en n'est pas de même en ce qui concerne les études et les romans qui lui ont été consacrés.

Mais quel qu'il soit et quelles qu'aient été ses motivations, Jack l'Eventreur reste un mythe et ce n'est pas Robert Bloch qui le démentira.

A partir d'événements réels, de personnages ayant existé, c'est fou ce que l'inspiration et l'imagination des romanciers peut produire, approchant peu ou prou la réalité.

La connaîtra-t-on un jour cette vérité, il n'en est guère probable, tout au moins personne ne sera là pour la confirmer, mais rendons hommage à des écrivains tels que Robert Bloch qui, sous couvert de littérature, ont essayé d'aborder au plus près l'exactitude des faits et de relater avec impartialité les événements de l'époque.

Une époque trouble certes, mais guère plus que celle que nous vivons actuellement et qui était en pleine mutation idéologique et technologique.

Robert Bloch a essayé de comprendre pourquoi cette histoire dans l'histoire, ce réel qui fascine autant le public.

Certes les crimes et la façon dont ils furent perpétrés, imputés à Jack l'Eventreur, sont abominables. Certes le nombre de suppositions qu'ils engendrèrent concernant l'identité de leur auteur titillèrent l'imaginaire des romanciers, leur permettant les affabulations les plus audacieuses. Certes la vérité ne sera peut-être jamais connue. Mais Robert Bloch, avec le métier qu'on lui connait, arrive à accrocher le lecteur avec une histoire que tout le monde croit connaitre et il relativise les faits, remet les événements dans leur contexte, en présentant dans les têtes de chapitres des histoires encore plus noires, encore plus ignominieuses et pourtant ignorées la plupart du temps du public.

Après avoir abordé d'une façon tout à fait personnelle l'histoire du Boucher de Chicago, le célèbre Docteur Mudgett, Robert Bloch nous livre sa version du criminel le plus célèbre de ces cent dernières années et parvient une fois de plus à hypnotiser le lecteur avec une histoire que l'on pourrait penser usée jusqu'à la trame. Ce qui démontre le pouvoir de conteur de Robert Bloch, à qui l'on doit le célébrissime Psychose.

Première édition Simfonia, 1986. Réédition collection 33 N°11, éditions Clancier-Guénaud. Parution novembre 1988.

Première édition Simfonia, 1986. Réédition collection 33 N°11, éditions Clancier-Guénaud. Parution novembre 1988.

Robert BLOCH : La nuit de l'éventreur (Night of the Ripper - 1984). Réédition collection Pocket Noir. Editions Pocket N°4028. Parution octobre 1992. 284 pages.

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 06:00

Je ne suis pas superstitieux, ça porte malheur !

Olivier KOURILSKY : L'étrange Halloween de M. Léo.

Encore une opération qui tombe à l'eau, pour Léo, le trafiquant de drogue superstitieux.

L'intrusion de la police le fait paniquer, de même que son complice José, et il a juste le temps de balancer la came dans les waters. Plus de preuves, pas d'arrestation. Sauf qu'il perd une somme conséquente, une bagatelle de cinquante mille euros, et que sa crédibilité envers Marchand, son employeur, est entamée.

Lequel Marchand le convoque auprès du grand Patron. Léo, la tête encapuchonnée afin qu'il ne distingue pas le visage de l'homme, se voit confier une mission d'importance. Une double mission, devrais-je écrire.

D'abord retrouver les cinquante mille euros que Léo lui a fait perdre, ensuite récupérer de la marchandise, en Galles du Nord, près de Liverpool.

La vie ne s'annonce pas rose pour Léo le superstitieux. L'argent doit être remis dans le jour de la fête d'Halloween dans un château en ruines, et la réception de la drogue dans le cimetière de Highgate à Londres, dans la partie interdite au public.

D'abord il lui faut trouver la somme nécessaire. Sachant ou supposant que son ami José, qui a disparu de la circulation, possède un gentil magot, il s'introduit dans son jardin et commence à fouiller. Il trouve le trésor mais est surpris par la compagne de José. Un faux mouvement, dans ces cas-là il s'agit toujours d'un faux mouvement, il la bouscule, elle tombe, sa tête se réceptionne mal, bref la jeune femme est partie rejoindre ses ancêtres. Mais cela ne l'empêche pas de mettre la main, et même les deux, sur un sac bourré de billets. De quoi se refaire une santé et plus. Alors départ pour l'Angleterre, sans tarder.

 

La famille Timsit, composée de David, le père, d'Agnès, la mère, de Pauline, la fille, et de Dylan, le petit ami de celle-ci, a décidé de visiter la Grande-Bretagne, et plus précisément le comté de Conwy, en Galles du Nord. En réalité il s'agit d'un pèlerinage, le père de David y avait été accueilli en compagnie de quelques deux cents autres jeunes réfugiés juifs dans les années 1939-1940.

Et puis cela ne peut que changer les idées à Pauline qui depuis son accident de la circulation a tourné la page, et la petite sage est transformée en gothique, tatouée et percée, et surtout est devenue kleptomane. Un souci pour David et Agnès, qui chirurgiens de renom, n'apprécient pas les nouvelles fréquentations policières de Pauline. Quant à Dylan, le petit ami, c'est un mal obligé qui va peut-être la canaliser, même si sa présence suppose des dépenses supplémentaires.

La visite nocturne du château de Gwrych enchante David et Agnès. Pour Léo, c'est tout autre chose. Il est entouré de masques et ne s'aperçoit pas que l'un de ceux qui viennent de le frôler, un Frankenstein et un Dracula, l'un des deux donc, lui a subtilisé son précieux carnet noir. Or il consigne sur ce petit cahier ses faits et gestes, ses rendez-vous et non seulement cela va lui manquer, mais si bloc tombe entre des mains malveillantes, cela risque de lui jouer un tour pendable. Celle qui a subtilisé l'objet n'est autre que Pauline.

Commence alors un chassé-croisé entre l'adolescente et Léo jusqu'à Paris en passant par le cimetière de Highgate que les jeunes gens ont décidé de visiter nuitament. Il va même essayer de la traquer, mais sera effrayé lorsque celle-ci lui montrera les dents dans la rue : elle porte comme denture un dentier en véritable imitation de vampire et arbore des yeux rouges. Il pense, toujours cette superstition maladive, être en présence d'un vampire.

David et Agnès, surtout Agnès d'ailleurs, requièrent les services de leur ami l'ancien commissaire Maupas, lequel ne peut rien refuser à la jeune femme dont il est secrètement amoureux.

La brigade des Stups et la Criminelle sont de la partie, à cause de la mort inexpliquée de la compagne de José et de la découverte du cadavre de celui-ci pataugeant dans la Seine.

 

Il flotte comme un petit air de fantastique dans ce roman mené tambour battant, peut-être à cause d'Halloween et de certains lieux qui servent de décor, pourtant c'est un vrai roman policier qui nous est proposé. Les scènes cocasses ne manquent, surtout pour le lecteur, car pour certains des protagonistes, ce sont plutôt des épisodes dramatiques qui se jouent.

Habilement construit, ce nouvel opus permet de retrouver des figures connues, dont on a fait la connaissance dans les précédents ouvrages d'Olivier Kourilsky, et ne me parlez pas de coïncidences heureuses, car tout est coïncidences dans la vie. Les rebondissements se succèdent à un rythme effréné, dans une mise en scène haute en couleurs.

Le personnage de Pauline est attachant malgré, ou à cause, de ce revirement dans son comportement, ayant subi un traumatisme dont il lui est difficile de s'extraire. Quant à Maupas, il se révèle un digne successeur des détectives d'antan, il est vrai qu'il est un ancien policier ayant fait ses preuves sur le terrain, mais l'épilogue est comparable à ces bons vieux romans de suspense qui jouent sur les retournements de situation.

 

Elle avait l'air aussi sincère qu'un homme politique annonçant la fin du chômage pour l'année suivante.

Olivier KOURILSKY : L'étrange Halloween de M. Léo. Editions Glyphe. Parution le 7 mars 2016. 208 pages. 15,00€.

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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 09:34

C'est une poupéééeee...

Sonja DELZONGLE : Quand la neige danse.

Qui fait quoi dans cette boîte en carton livrée par le facteur à Joe Lasko ? Sa fille de quatre ans a disparu depuis un mois, alors qu'elle patinait sur le lac en compagnie de la fille de sa garde habituelle. Et la vue de cette poupée gisant dans une boite, simulacre de cercueil, habillée comme l'était Lieserl, aux cheveux longs roux comme ceux de Lieserl, cela ne peut que lui mettre le moral à zéro, et même plus bas.

Il est vrai que la température est plus que glaciale en ce mois de février sur Crystal Lake, dans l'Illinois, grande banlieue de Chicago, mais ce n'est pas ça qui va refroidir son ardeur de père à la recherche de son enfant. Divorcé, sa femme abonnée à la bouteille ayant été déchue de son statut maternel, Joe est médecin et sa fille est tout pour lui. Seulement, trois autres gamines ont disparu elles aussi à quelques semaines de distance.

Joe, qui a créé une association en compagnie des parents des petites disparues, se renseigne auprès des autres familles. Elles aussi ont reçu des envois similaires et les poupées sont des sosies des fillettes. Tous les colis ont été envoyés de Woodstock. Peut-être une piste. Il en informe le chef de la police Stevens.

Ces affaires d'enlèvements ont été à la Une des médias, Joe prenant la parole à la télévision. Les dons et les aides affluent afin de financer les recherches. Mais quelle n'est pas sa surprise lorsque se réveille à son bon souvenir Eva Sportis, détective privée. Eva la petite amie de son grand frère Gabe lorsque celui-ci avait seize ans, et dont Joe était secrètement amoureux. Eh oui, à douze ans on peut aimer la copine de son frère et ne pas se déclarer. Et puis Gabe a laissé tomber Eva, la vie a continué et Joe n'a jamais osé se manifester. Et voilà qu'Eva, plus belle que jamais, lui propose son aide dans la recherche de sa fille.

Cela remue toutefois de mauvais souvenirs dans la mémoire de Joe. Gabe, qui a mal tourné, est devenu un voyou, a fait de la prison, a tué un policier lors d'un braquage, est retourné en tôle. Eva va bientôt avouer que c'est Gabe qui lui a demandé de proposer ses bons services. Et Gabe qui revient voir son frère. Joe ne veut pas renouer, pourtant devant la bonne volonté de son frère aîné, il accepte de l'héberger mais dans une cabane au fond du jardin. Une cabane aménagée pour des amis, je précise.

Eva décide de demander l'aide d'Hanah Baxter, célèbre profileuse et dont elle fut étudiante à la fac. Normalement Hanah ne travaille qu'en dehors des Etats-Unis, mais pour une fois elle déroge à ses principes. Profileuse certes, mais avec un petit truc en plus. Elle ne se sépare jamais de son pendule et commence à effectuer des recherches sur une carte de la région de Crystal Lake. Et le pendule s'affole à un endroit bien précis, dans les bois de Oakwood Hills.

Le pendule ne s'est pas affolé pour rien. Eva et Joe se rendent à l'endroit indiqué, malgré la neige, en compagnie de Laïka, la chienne de Joe. Une horrible découverte les attend. Ils découvrent enfoui au pied d'un arbre un crâne humain, probablement celui d'un enfant. Des ossements également, et une chaîne. Mais un cri déchirant résonne. Laïka est victime d'un piège à loup. Heureusement un garde forestier arrive et détend les mâchoires, libérant la patte de la chienne mal en point. C'est le retour à Crystal Lake avec le trophée macabre dans une musette et Laïka. Le chef Stevens est mis au courant des derniers événements, sauf l'appel à l'aide à Hanah la profileuse.

Chacun de son côté, puis ensembles puisque Stevens à la bonne idée de faire appel lui aussi à Hanah Baxter, ne sachant pas qu'elle est déjà sur l'affaire, vont s'atteler à cette tâche ardue. Et cette enquête va leur réserver de nombreuses surprises, parfois macabres, rencontrer des personnages particuliers, joindre des représentantes d'associations d'enfants en danger, et remonter les années en arrière jusqu'à un asile à Seattle.

 

Ne cherchez pas le nom du traducteur, il n'y en a pas. Ce roman est bien une œuvre de fiction française. Pourtant on pourrait croire qu'il a été écrit par l'une des romancières américaines, Shane Stevens, Mo Hayder ou encore Lisa Gardner par exemple, dont les romans pleins de suspense vous prennent aux tripes.

Soja Delzongle ne se contente pas de raconter une histoire, dont le sujet pourrait sembler banale à force d'être traité, d'enlèvements de gamines dont le final est particulièrement réfrigérant, pour ne pas dire glaçant.

Il lui faut fouiller le passé des différents protagonistes afin de mieux comprendre le présent, leurs faits et gestes. Avec parfois de leur part des troubles obsessionnels compulsifs. Ainsi le chef Stevens a horreur de serrer les mains de ses interlocuteurs, et il se dépêche après ce cérémonial d'en pratiquer un autre : se nettoyer les mains avec un gel antiseptiques. D'autres personnages retiennent l'attention mais je vous laisse le soin et le plaisir de les découvrir.

Tout ce que je pourrais ajouter, c'est que ce roman multiplie les clins d'yeux littéraires. Ainsi le nom de Stevens, le chef de la police, est à rapprocher de celui de la romancière Chevy Stevens. Mais également Gary Bates, comme Norman, le héros négatif de Psychose de Robert Bloch, Gabe le frère surnommé Gabe le Magnifique, comme Gatsby de Francis Scott Fitzgerald, ou encore Eva comme l'héroïne de James Hadley Chase... Et j'en oublie.

 

Sonja DELZONGLE : Quand la neige danse. Collection Sueurs Froides. Editions Denoël. Parution le 1er avril 2016. 432 pages. 20,90€.

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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 10:51

Mais pas forcément vendu !

Dick FRANCIS : Adjugé

Ex-jockey, Jonas Dereham s'est reconverti comme courtier en pur-sang, mais un courtier honnête, intègre, qui ne veut pas se plier aux exigences et aux façons de procéder de ses confrères.

Les indélicatesses, les pots-de-vin, les surenchères fictives lors des ventes, sont des pratiques de plus en plus courantes. Ce que Jonas n'approuve pas. Il travaille en franc-tireur et ne veut être mêlé à aucune de ces bassesses. Automatiquement, ce point de vue lui attire bon nombre d'inimitiés.

Cela se solde par des brimades, des exactions corporelles, puis matérielles. Notamment, un ou des inconnus ouvrent les portes d'un box, libérant un cheval de grande valeur et dont Jonas avait la garde temporaire. Et si le moindre pépin arrive à ce cheval divaguant, s'en est fini la carrière de Jonas.

Indemne, le cheval n'en provoque pas moins un accident, ce qui permet à Jonas de faire la connaissance de Sophie, jeune femme charmante et indépendante.

Ce qui apporte un rayon de soleil dans la vie de Jonas encombré d'un frère alcoolique. Lorsque ses écuries brûlent, incendie provoqué par des mains criminelles, Jonas décide que la coupe est pleine et qu'il doit, non seulement réagir, mais découvrir qui manipule les sous-fifres, qui est l'instigateur de toutes ces machinations.

 

Dick Francis, écrivain britannique et ancien jockey lui-même, connait bien les milieux hippiques et il les décrits avec réalisme et sans complaisance dans les nombreux romans policiers qu'il a écrit, que ce soit dans Lunettes sans montures, Panique au pesage, A la cravache, et bien d'autres édités à la Série Noire, chez Belfond, Calmann-Lévy ou Le Rocher.

Et comme à chaque fois, il nous livre un roman à la trame solide et aux personnages attachants.

 

Première parution éditions Belfond, 1986.  Réédition, J'ai lu n°2386, 1988.

Première parution éditions Belfond, 1986. Réédition, J'ai lu n°2386, 1988.

Dick FRANCIS : Adjugé (Knockdown - 1974. Traduction Françoise du Sorbier). Réédition collection Grands Détectives. Editions 10/18 no2497. 1994

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